3ème Session du collège du Budget Participatif de ALGA
L’Académie Africaine des Collectivités Territoriales (ALGA) de Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique), en Partenariat avec ENDA-ECOPOP du Sénégal, l’Observatoire International de la Démocratie Participative en Afrique (OIDP Afrique) et le Centre Africain de Management et de Perfectionnement des Cadres (CAMPC), réalise la 3ème Session de Formation Internationale des Facilitateurs du Budget Participatif (BP). Cette Session a démarré le Lundi 03 Septembre 2018 à Abidjan sous le parrainage de la Direction Générale de la Décentralisation et du Développement Local (DGDDL) de la Côte d’Ivoire.
Pour l’Honorable Maire de Tiassalé, Monsieur Soualio Sylla, représentant l’UVICOCI, cette initiative « constitue pour les Collectivités Territoriales, une source d’espoir pour nos administrations, ce qui va permettre de prendre en compte les besoins de nos préoccupations dans l’élaboration de nos budgets» soutenant que le budget participatif établi dans la commune qu’il dirige a permis d’avoir des résultats probants, plus proches des besoins de populations.
Ces propos ont été enrichis par l’Honorable Président du Conseil Régional du Kabadougou, Monsieur Souleymane Koné, représentant également l’Assemblée des Régions et Districts de Côte d’Ivoire (ARDCI), en ces termes : « En dépit des résultats obtenus grâce à la politique de décentralisation, ce processus n’est pas accompagné de moyens financiers conséquents, les Collectivités Territoriales ne disposent pas toujours de ressources humaines qualifiées pour leur permettre d’assurer pleinement leur mission. Il est donc normal de mettre en place des outils qui favorisent l’allocation des ressources budgétaires vers les besoins essentiels et prioritaires des populations (…) Ce processus budgétaire permet aux populations d’être impliquées dans les prises de décision, ainsi qu’une participation citoyenne aux affaires locales».
Monsieur Tahé Joël, Directeur Général Adjoint de la DGDDL a quant à lui salué la pertinence du thème de cet atelier et le choix de la Côte d’Ivoire pour l’organisation de cette formation. Il a également salué le concept du Budget Participatif qui est un outil stratégique d’impulsion d’une véritable dynamique d’un développement local. « Cette pratique est répandue dans le monde, elle est en phase avec la décentralisation qui vise à garantir la démocratie et la bonne gouvernance dans la gestion des affaires locales » a-t-il soutenu. Pour terminer, il a invité les participant(e)s à être assidu afin de bénéficier davantage de la confiance des populations dans leurs différentes taches de facilitateurs du budget participatif.
Pour le Directeur de ALGA-Ouagadougou, Mr Wahir Justin Some : «Il s’agira de créer un pool de compétences africaines francophones apte à accompagner les Collectivités Territoriales dans l’élaboration de leurs budgets selon une approche de gouvernance centrée sur les besoins des citoyens et une éthique de gestion transparente. Le thème de la présente session révèle d’un grand intérêt et répond également à de multiples questions (…) Elle s’inscrit dans la mise en synergie de toutes les ressources en faveur du développement de nos communautés »
Plusieurs approches ont été, en effet, initiées et développées pour favoriser la participation des citoyens et leur inclusion, parmi lesquelles figure le Budget Participatif (BP) en tant qu’approche ayant le plus marqué les acteurs de développement dans le cadre de la mise en œuvre des divers instruments juridiques et des divers agendas mondiaux adoptés depuis 2015. Il s’agit principalement les Objectifs de Développement Durable, notamment l’ODD11 « Faire en sorte que les villes et les établissements humains soient ouverts à tous, sûrs, résilients et durables » , de l’ODD16 « Promouvoir l’avènement de sociétés pacifiques et ouvertes aux fins de développement durable, assurer l’accès de tous à la justice et mettre en place, à tous les niveaux, des Institutions efficaces, responsables et ouvertes », du Nouvel Agenda Urbain et de l’Agenda du Climat.
L’ambition affichée de ce Collège est d’augmenter le nombre de communes qui adoptent et mettent en œuvre le BP en Afrique, à travers un programme de sensibilisation, de formation, d’apprentissage par les pairs et de renforcement des capacités des élus locaux et des managers territoriaux. Elle vise à renforcer les savoirs (connaissances, compréhension), les savoir-faire (compétence, aptitudes) et les savoir-être (attitudes, comportements) des participant(e)s pour les rendre plus efficaces dans la préparation, la mise en œuvre et le suivi du BP. Plus spécifiquement, le programme leur permettra :
1. D’avoir une meilleure compréhension du BP et de sa contribution à la gouvernance locale inclusive et participative ;
2. De maîtriser les concepts, les approches, les méthodes et les outils de mise en œuvre du BP ;
3. De dégager les grandes lignes d’un plan d’action pour la mise en œuvre du BP dans les Collectivités Territoriales.
Le Collège du Budget Participatif donne ainsi, l’opportunité aux participant(e)s d’acquérir des compétences sur le concept, de démultiplier leur expertise et de partager leurs expériences.
Cette 3ème Session de Formation, d’une durée de 10 jours, du 03 au 14 Septembre 2018, ayant réuni 22 participant(e)s venant du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Congo Brazzaville, de Madagascar et du Tchad, entre dans le cadre de la mise en œuvre du Collège du Budget Participatif de ALGA et de son offre de formation continue.









En tout, les 4 jours de travaux ont enregistré une session plénière sur « comment les villes du monde localisent les Agendas mondiaux » et 16 sessions parallèles. Au cours de la session plénière ont été partagées les expériences des actions mises en œuvre par les villes de Barcelone (Espagne), Montréal (Canada), Montevideo (Uruguay), Porto Alegre (Brésil), Turin (Italie), Bruxelles (Belgique), Johannesburg (Afrique du Sud). La métropole de Turin a élaboré un plan d’intégration territoriale pour le développement d’une ville verte avec un programme économique centré sur les populations. De son côté, Barcelone s’est focalisé sur l’





5. La Directrice de ALGA a pris part à des séances de travail organisées par l’UNDESA pour passer en revue 5 Modules de formation sur la mise en oeuvre des ODD dans l’Administration Publique, préparés par Dr John Mary kauzya. Ces Modules seront finalisés à la mi-septembre, testés lors de la Conférence de l’Association Africaine pour l’Administration Publique et le Management (AAPAM) prévue à Botswana, Gaborone du 6 au 9 Novembre 2018, ainsi qu’au cours du Sommet Africités.





En cette année où l’Afrique du Sud célèbre le centenaire de son leader historique Nelson Mandela (1918-2013), la réunion annuelle de Metropolis (Association mondiale des grandes métropoles), qui se déroule du 26 au 29 août 2018 au Sandton Convention Centre de Johannesburg dans la province de Gauteng, ne pouvait pas passer à côté de l’évènement. Ainsi, le conclave des grandes villes africaines a marqué le début des activités de la réunion annuelle de Metropolis dont le thème est : « Villes métropolitaines et villes-régions inclusives ».
Le secrétaire général de CGLU Afrique, M. Jean Pierre Elong Mbassi, est d’avis que le forum des métropoles africaines permettra d’apporter des réponses concrètes aux challenges dont elles sont confrontées. « Ce forum place les villes au centre de la transformation structurelle de l’Afrique», dit–t-il. Il faut rappeler que les statistiques indiquent que le continent africain sera le plus peuplé d’ici à 2050 avec près 2,5 milliards d’habitants dont 60% vivront dans les villes. L’Afrique est le continent ayant la plus jeune population au monde (-35 ans), c’est le continent qui compte plus de 70% de terre agricole non infecté par les pesticides, c’est le continent qui possède 16% des ressources minières au monde. Ceci place le continent au centre du monde, car toutes les économies dépendent en réalité de l’Afrique.
Un plan d’action présentant les grands axes du forum des métropoles africaines a été adopté à l’unanimité par les grandes villes africaines présentes. Il permettra de formuler des réponses innovantes et durables aux challenges dont font face les métropoles du continent et de promouvoir l’apprentissage entre les différentes sphères de gouvernance. Les participants ont insisté sur le fait que ce forum ne constituera pas un réseau de plus, mais fera office de plateforme qui se réunira en parallèle des principaux rendez-vous des organisations de gouvernance locale déjà existantes. A savoir : CGLU, Metropolis et CGLU Afrique. Cette plateforme des métropoles africaines aura l’avantage de défendre leurs intérêts spécifiques de façon unie afin de pouvoir les permettre de jouer leur rôle de développer le continent en le connectant au marché mondial. La mise en valeur du potentiel économique des grandes villes du continent sera un élément clé dans cette approche.
Le programme de la rencontre vise à assurer l’inscription des principaux enjeux de l’inclusion dans l’agenda mondial des aires métropolitaines. Pour cela, les sessions thématiques aborderont les points clés de l’urbanisation durable, tels que la migration, la lutte contre le racisme, la cohésion sociale, l’égalité des sexes, l’emploi des jeunes, la croissance de la pauvreté urbaine, l’autonomisation des jeunes filles et l’économie informelle.
I. Cadre de la campagne ‘’@Villes Africaines sans enfants de la rue’’


Dans son intervention, M. Mouatadid Moulay Abdellatif de l’Instance Centrale de Prévention de la Corruption (ICPC) a relevé le fait que le concept de conflit d’intérêt demeure difficile à appréhender. « Il est souvent confondu avec l’incompatibilité ou le cumul de mandat. Pour bien gérer les conflits d’intérêt il faut toujours faire primer l’intérêt général. Les médias doivent jouer un rôle très important de sensibilisation. Ils doivent diffuser une politique de tolérance zéro face aux actes de corruption, mobiliser l’opinion publique pour dénoncer et contrer ces pratiques, avoir un code d’éthique et de déontologie, revoir les statuts des journalistes qui sont eux souvent gangrené par ce phénomène dans l’exercice de leur fonction, renforcer les capacités des professionnels de l’information surtout en matière de journalisme d’investigation », a-t-il exposé. Comme recommandation, M. Abdellatif préconise une approche globale et intégrée où chaque acteur joue son rôle.
Le 10 août, marque chaque année, la célébration de la journée africaine de la décentralisation et du développement local (JADDL), décrétée par l’Union Africaine. L’année 2018 a été placée par l’UA sous le signe de la lutte contre la corruption avec pour thème : «Vaincre la corruption : une voie durable pour la transformation de l’Afrique». Dans ce sillage le thème choisi pour l’édition 2018 de la journée africaine de la décentralisation et du développement local est : ” Lutter contre la corruption au niveau local, une voie durable pour transformer l’Afrique à partir de ses territoires.” Un thème qui vient à point nommé dans un contexte où les collectivités territoriales du continent sont de plus en plus secouées par des scandales de corruption, impliquant les élus de premier plan. Une situation qui a un impact indéniable sur la crédibilité des maires du continent. Comme dit l’adage « le train qui arrive à l’heure n’intéresse personne », on ne parle que des trains qui arrivent en retard. La célébration de la Journée Africaine de la décentralisation est d’une importance capitale pour les collectivités locales car plus qu’une simple date, c’est l’occasion de présenter ce qui fonctionne. En effet, il existe encore des leaders locaux et des fonctionnaires territoriaux en Afrique qui exercent le service public local avec engagement, abnégation, compétence, probité et exemplarité et qui arrivent à créer progressivement, au niveau de leurs territoires, un environnement basé sur la confiance politique, économique et sociale. C’est le résultat de leur travail qui pourra apporter une contribution efficace pour la transformation du continent.
Pour les collectivités territoriales, les conséquences sont néfastes ; en effet, chargées de fournir les services sociaux de base aux populations (eau, électricité, assainissement, etc.), le « manque à gagner » généré par la corruption constitue un sérieux obstacle à la réalisation de l’Agenda 2063 (L’Afrique que nous voulons) et de l’Agenda 2030 (les 17 objectifs du développement durable), dont 65% de la mise en œuvre dépend du niveau local. L’Afrique que nous voulons est un continent où les enfants peuvent étudier dans des conditions idoines. Sans être contraint de fuir les toilettes de l’établissement parce que ces derniers sont dans des conditions exécrables. C’est la mésaventure qu’a connu en Afrique du SUD
En tant qu’acteurs clés, les plus proches des populations, les élus locaux africains sont dans l’obligation de prendre le problème de lutte contre la corruption à bras le corps. En sa qualité d’organisation faitière des collectivités territoriales du continent, Cités et Gouvernement Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) est convaincu que la résolution de ce problème doit démarrer à la base. Il n’est plus souhaitable de voir les populations être contraintes de soudoyer des tiers pour avoir accès à la signature rapide des documents administratifs ou avoir accès aux timbres communaux. Ce type de scénario présent et visible au plus bas de l’échelle de l’administration a fini par ternir durablement l’image des élus locaux et briser la confiance entre les populations et leurs élus. «Il s’agit de restaurer le respect et la confiance entre les élus locaux et la population. La corruption détruit le sens des efforts des jeunes. Cette question doit être éradiquée en premier au niveau local », déclarait M. Jean Pierre Elong Mbassi, Secrétaire Général de CGLU Afrique lors du
Pour sa part, CGLU Afrique a lancé le projet «Transparence et intégrité au niveau local » . Le projet met l’accent sur la performance perpétuelle des autorités locales par rapport à la reddition des comptes et à la transparence. La phase pilote a démarré en juin 2017 avec la commune de Kabarolé en Ouganda. Cette démarche vise à aboutir la mise en place d’un « index sur la transparence et l’intégrité des collectivités territoriales » qui sera présenté et lancé lors du sommet Africités 8. Mme Chantal Uwimana, ancienne directrice de Transparency International Afrique et Consultante CGLU Afrique, présente brièvement le projet en
Les instruments juridiques ne manquent pour appuyer les autorités locales dans ce combat de lutte contre la corruption. Au niveau africain, il existe la convention cadre de l’Union Africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption. La charte Africaine sur les Valeurs et Principes de la Décentralisation, de la Gouvernance Locale et du Développement Local, adoptée par la Conférence des Chefs d’Etats de l’Union Africaine, réunie du 26 au 27 juin 2014 à Malabo, contient également une série de valeurs fondamentales, dont l’intégrité, la transparence et l’obligation de rendre compte. Dans son article 14, la charte engage les gouvernements centraux et les gouvernements locaux à mettre en place des mécanismes pour combattre la corruption sous toutes ses formes
«Cette charte est essentielle parce que son adoption donne un document de référence pour tous les pays qui veulent approfondir ou se lancer dans les politiques de décentralisation. Cette charte est également essentielle dans le partage des responsabilités entre le niveau national et le niveau local de gouvernance», Jean Pierre Elong Mbassi, Secretaire Général de CGLU Afrique . 