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3ème Session du collège du Budget Participatif de ALGA

L’Académie Africaine des Collectivités Territoriales (ALGA) de Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique), en Partenariat avec ENDA-ECOPOP du Sénégal, l’Observatoire International de la Démocratie Participative en Afrique (OIDP Afrique) et le Centre Africain de Management et de Perfectionnement des Cadres (CAMPC), réalise la 3ème Session de Formation Internationale des Facilitateurs du Budget Participatif (BP). Cette Session a démarré le Lundi 03 Septembre 2018 à Abidjan sous le parrainage de la Direction Générale de la Décentralisation et du Développement Local (DGDDL) de la Côte d’Ivoire.

Pour l’Honorable Maire de Tiassalé, Monsieur Soualio Sylla, représentant l’UVICOCI, cette initiative « constitue pour les Collectivités Territoriales, une source d’espoir pour nos administrations, ce qui va permettre de prendre en compte les besoins de nos préoccupations dans l’élaboration de nos budgets» soutenant que le budget participatif établi dans la commune qu’il dirige a permis d’avoir des résultats probants, plus proches des besoins de populations.

Ces propos ont été enrichis par l’Honorable Président du Conseil Régional du Kabadougou, Monsieur Souleymane Koné, représentant également l’Assemblée des Régions et Districts de Côte d’Ivoire (ARDCI), en ces termes : « En dépit des résultats obtenus grâce à la politique de décentralisation, ce processus n’est pas accompagné de moyens financiers conséquents, les Collectivités Territoriales ne disposent pas toujours de ressources humaines qualifiées pour leur permettre d’assurer pleinement leur mission. Il est donc normal de mettre en place des outils qui favorisent l’allocation des ressources budgétaires vers les besoins essentiels et prioritaires des populations (…) Ce processus budgétaire permet aux populations d’être impliquées dans les prises de décision, ainsi qu’une participation citoyenne aux affaires locales».

Monsieur Tahé Joël, Directeur Général Adjoint de la DGDDL a quant à lui salué la pertinence du thème de cet atelier et le choix de la Côte d’Ivoire pour l’organisation de cette formation. Il a également salué le concept du Budget Participatif qui est un outil stratégique d’impulsion d’une véritable dynamique d’un développement local. « Cette pratique est répandue dans le monde, elle est en phase avec la décentralisation qui vise à garantir la démocratie et la bonne gouvernance dans la gestion des affaires locales » a-t-il soutenu. Pour terminer, il a invité les participant(e)s à être assidu afin de bénéficier davantage de la confiance des populations dans leurs différentes taches de facilitateurs du budget participatif.

Pour le Directeur de ALGA-Ouagadougou, Mr Wahir Justin Some : «Il s’agira de créer un pool de compétences africaines francophones apte à accompagner les Collectivités Territoriales dans l’élaboration de leurs budgets selon une approche de gouvernance centrée sur les besoins des citoyens et une éthique de gestion transparente. Le thème de la présente session révèle d’un grand intérêt et répond également à de multiples questions (…) Elle s’inscrit dans la mise en synergie de toutes les ressources en faveur du développement de nos communautés »

Plusieurs approches ont été, en effet, initiées et développées pour favoriser la participation des citoyens et leur inclusion, parmi lesquelles figure le Budget Participatif (BP) en tant qu’approche ayant le plus marqué les acteurs de développement dans le cadre de la mise en œuvre des divers instruments juridiques et des divers agendas mondiaux adoptés depuis 2015. Il s’agit principalement les Objectifs de Développement Durable, notamment l’ODD11 « Faire en sorte que les villes et les établissements humains soient ouverts à tous, sûrs, résilients et durables » , de l’ODD16 « Promouvoir l’avènement de sociétés pacifiques et ouvertes aux fins de développement durable, assurer l’accès de tous à la justice et mettre en place, à tous les niveaux, des Institutions efficaces, responsables et ouvertes », du Nouvel Agenda Urbain et de l’Agenda du Climat.

L’ambition affichée de ce Collège est d’augmenter le nombre de communes qui adoptent et mettent en œuvre le BP en Afrique, à travers un programme de sensibilisation, de formation, d’apprentissage par les pairs et de renforcement des capacités des élus locaux et des managers territoriaux. Elle vise à renforcer les savoirs (connaissances, compréhension), les savoir-faire (compétence, aptitudes) et les savoir-être (attitudes, comportements) des participant(e)s pour les rendre plus efficaces dans la préparation, la mise en œuvre et le suivi du BP. Plus spécifiquement, le programme leur permettra :

1. D’avoir une meilleure compréhension du BP et de sa contribution à la gouvernance locale inclusive et participative ;

2. De maîtriser les concepts, les approches, les méthodes et les outils de mise en œuvre du BP ;

3. De dégager les grandes lignes d’un plan d’action pour la mise en œuvre du BP dans les Collectivités Territoriales.

Le Collège du Budget Participatif donne ainsi, l’opportunité aux participant(e)s d’acquérir des compétences sur le concept, de démultiplier leur expertise et de partager leurs expériences.

Cette 3ème Session de Formation, d’une durée de 10 jours, du 03 au 14 Septembre 2018, ayant réuni 22 participant(e)s venant du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Congo Brazzaville, de Madagascar et du Tchad, entre dans le cadre de la mise en œuvre du Collège du Budget Participatif de ALGA et de son offre de formation continue.

Réunion annuelle Metropolis 2018 : Vers des métropoles plus inclusives

Du 26 au 29 août 2018, la province du Gauteng a abrité au Sandton Convention Centre, de Johannesburg (Afrique du Sud) la réunion annuelle de l’association mondiale des grandes métropoles (Metropolis).

Près de 700 délégués dont des gouverneurs, des maires, des élus locaux, des experts de la gouvernance locale et des académiciens des quatre coins du monde ont pris part aux travaux dont le thème était : « Villes métropolitaines et villes-régions inclusives ». Les quatre jours de rencontres ont permis aux participants de se prononcer sur les différents aspects de la thématique et d’adopter la déclaration de Gauteng – Villes métropolitaines et villes-régions inclusives . La déclaration reconnait que les objectifs énoncés par la communauté internationale pour mettre en œuvre les agendas mondiaux ne peuvent être réalisés sans la participation et l’engagement des métropoles et de tous les gouvernements locaux.  Elle appel à l’injection de plus de moyens pour localiser efficacement les objectifs de développement durable, le nouvel agenda urbain et l’Accord de Paris sur le changement climatique.

Cette réunion annuelle 2018 de Métropolis s’est tenue en plein année de célébration du centenaire de la naissance de Nelson Mandela en partenariat avec l’Organisation mondiale des Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU) et sa section africaine, Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique), ainsi que l’organisation ICLEI. Ainsi, la déclaration de Gauteng célèbre le fait que le Forum des métropoles africaines est un mécanisme important pour développer connaissances et savoir-faire entre pairs dans un continent en rapide urbanisation. La rencontre inaugurale de ce forum organisée par Metropolis et CGLU Afrique s’est tenue le 26 août 2018 à campus de Soweto de l’université de Johannesburg. Le lancement officiel du forum aura lieu au sommet Africités8 du 20 au 24 novembre 2018 à Marrakech (Maroc).

Le gouverneur de Gauteng, M. David Makura, le président de CGLU, M. Parks Tau, le président de Metropolis, M. Michael Müller (maire de Berlin), le secrétaire général de Metropolis M. Octavi de la Varga et le secrétaire général de CGLU Afrique, M. Jean Pierre Elong Mbassi, ont réaffirmé leur engagement à bâtir des métropoles inclusives tenant compte de la diversité culture, de l’égalité des genres et offrant une meilleure qualité de vie aux populations.

Intégration croissante des villes africaines dans le réseau mondial d’investissement : la géographie de l’investissement en Afrique

La cérémonie d’ouverture et la cérémonie de clôture ont été rythmées par des présentations culturelles des chants et danses du pays zoulou. La fin de la réunion a servi de cadre pour scanner la géographie de l’investissement mondiale dans les villes africaines. Le sujet a fait l’objet d’une présentation remarquée du professeur Ronal Wall, président de département développement économique au sein de la faculté de commerce, droit et gestion de l’université de Witwatersrand (Johannesburg, Afrique du Sud).  S’appuyant sur le dernier rapport « l’Etat des Villes Africaines » publié par UN Habitat courant juillet 2018, le professeur a passé en revue la situation des investissements étrangers directs (IDE) dans les grandes villes.  Sur la période de 2003 à 2016, il ressort que les investissements étrangers directs (multinationales) augmentent les inégalités des métropoles du continent (Caire, Casablanca, Johannesburg, Lagos, Alger, Cape Town, Tanger).  Professeur Wall recommande vivement aux leaders locaux de miser sur les investissements régionaux (entre pays africains) qui réduisent les inégalités plutôt que sur les investissements internationaux.

En ce qui concerne l’impact des IDE (investissements étrangers directs) sur la sécurité alimentaire, il en ressort qu’en Afrique il n’y a que l’importation des vivres et pas d’exportations. Ce qui implique que les investissements dans le domaine de la sécurité alimentaire n’ont pas d’impact significatif sur la sécurité alimentaire, puisque les multinationales de l’alimentation exportent principalement vers les marchés mondiaux. Pour ce qui est de l’influence des IDE sur les villes intelligentes, une étude montre que l’intelligence d’une ville n’est pas seulement déterminée par la mesure technologique et la coordination des villes, mais surtout par sa position au sein des réseaux mondiaux d’investissements étrangers. En d’autres termes, plus une ville est connectée par le biais d’investissements, plus elle sera intelligente.

L’universitaire Ronal Wall fournir quelques recommandations à l’endroit des leaders des gouvernements locaux dans le but de voir des villes africaines développer des stratégies pour devenir des leviers essentiels pour les produits et services sur le marché mondial. Les principaux objectifs seraient de faire des progrès importants dans la lutte contre le chômage et la pauvreté en milieu urbain, la réduction de la prolifération des quartiers informels urbains (bidonvilles) et, surtout, d’assurer la future sécurité alimentaire urbaine. En ce sens, la révolution urbaine en Afrique devra aller de pair avec une révolution agricole prononcée.

Recommandations

  • Intensifier la connectivité des investissements des villes africaines au monde ;
  • Autonomiser les villes afin de façonner leur environnement d’investissement, par exemple en tenant compte des préférences de localisation des entreprises multinationales ;
  • Examiner les secteurs d’investissement et n’attirer que les types de mesures qui réduisent les inégalités de revenus et la dégradation de l’environnement ;
  • Les urbanistes doivent créer des plates-formes technologiques permettant aux entreprises de haute technologie d’obtenir des économies d’échelle et d’augmenter la capacité d’absorption des technologies étrangères ;
  • Promotion de la parité entre les sexes sur le marché du travail ;
  • Les autorités locales doivent s’appuyer sur des secteurs où elles ont déjà des avantages comparatifs ;
  • Relier les villes, les pays et les régions par le transport routier et ferroviaire afin d’élargir la taille du marché, en particulier pour que les pays sans littoral puissent se connecter aux villes portuaires ;
  • Cibler les investissements dans les énergies renouvelables ; villes intelligentes, sécurité alimentaire, villes vertes, infrastructures, immobilier, infrastructures
  • Formuler des politiques qui attirent les entreprises alimentaires axées sur les marchés locaux ;
  • Les institutions continentales, régionales, nationales et municipales africaines doivent investir dans la collecte de données de haut niveau l’appuyer, et stimuler des méthodes et des technologies analytiques avancées.

 

Le quartier Alexandra…

 

Les participants à la rencontre de Métropolis ont eu l’opportunité de constater le défi de l’inclusion au cœur de Johannesburg. En effet, les délégués ont pu voir le contraste qu’il y a entre l’urbanisation rapide luxurieuse du Sandton où se déroulaient les travaux et le bidonville du quartier d’Alexandra situé à 4 kilomètres.  Ils ont effectué une descente à l’école primaire Iphutheng du quartier où ils ont planté des arbres et fait installer trois robinets d’eau dans l’enceinte de l’établissement à l’occasion d’une cérémonie de célébration du centenaire de Nelson Mandela.

En tout, les 4 jours de travaux ont enregistré une session plénière sur « comment les villes du monde localisent les Agendas mondiaux » et 16 sessions parallèles. Au cours de la session plénière ont été partagées les expériences des actions mises en œuvre par les villes de Barcelone (Espagne), Montréal (Canada), Montevideo (Uruguay), Porto Alegre (Brésil), Turin (Italie), Bruxelles (Belgique), Johannesburg (Afrique du Sud). La métropole de Turin a élaboré un plan d’intégration territoriale pour le développement d’une ville verte avec un programme économique centré sur les populations. De son côté, Barcelone s’est focalisé sur l’ODD5 pour construire une ville plus féministe et l’ODD 11 sur le droit au logement. La municipalité a présenté une déclaration sur le logement afin de réglementer cette question et éviter une crise urbaine qui guette les autres métropoles d’Espagne. Montevideo mise sur l’économie sociale et la lutte pour l’égalité des genres. Porte Allegre met en œuvre l’ODD3 pour faciliter l’accès des populations aux soins. Les horaires d’ouvertures des hôpitaux ont ainsi été prolongées à 22h. La municipalité a également construit 19 logements pour les sans-abris, qui souffrent pour la plupart de trouble mentaux dû à la consommation de drogue. Pour sa part, Montréal met en œuvre le plan Montréal durable (2016-2020). La capitale canadienne accélère le développement de son transport urbain tout en respectant l’atteinte de l’ODD13. Ainsi 300 autobus hybrides seront mis en circulation pour réduire l’emprunte carbone de la ville et 1200 logements sociaux seront construits pour offrir l’accès au logement a un plus grand nombre, y compris les migrants.

 

…….Sécurité des femmes dans les espaces publics

La session parallèle sur la sécurité des femmes dans les espaces publics a permis à la présidente du Conseil de l’arrondissement Agdal-Riyad de la ville de Rabat, Mme Bennani Badia de partager l’expérience de sa municipalité dans ce domaine.  La ville a notamment créé un club de la citoyenneté pour inculquer les valeurs citoyennes aux jeunes en matière de respect de la liberté des femmes et des jeunes filles. Selon l’édile local cette approche est bénéfique pour réduire le taux de 67% de violences faites aux femmes en milieu urbain. Mme Silvia Llorente Sánchez, chargée de mission Metropolis Femmes a communiqué les résultats d’une étude menée sur la sécurité des femmes dans les espaces publics des grandes villes. Il est à noter que la plupart des villes et espaces publics ont été conçus par les hommes et pour les hommes. 36% des métropoles ne possède pas d’espace public sensible au genre. Seulement 49% des villes possède des politiques répressives en matière de violences faites aux femmes, contre 61% de politiques préventives et 20% de politiques transformatrices (sensibilisation des citoyens).  En Afrique du Sud, en moyenne 4 hommes ont déjà violé une femme. Des statistiques qui montrent que des progrès restent encore à faire pour assurer la sécurité des femmes dans les espaces publics.

Les engagements pris à Johannesburg par les grandes villes sur cette question, seront évalués lors de prochaine réunion annuelle de Metropolis, qui se tiendra à Monte Video en Uruguay en 2019.

 

Participation d’une Délégation de CGLU Afrique à la 5e Conférence Annuelle du Réseau African Public Service-Human Resources Managers Network (APS-HRMnet)

Dans le cadre de sa mission d’appui et de renforcement des Réseaux Professionnels des Collectivités Territoriales Africaines, CGLU-Afrique à travers son Académie (ALGA) a mobilisé et appuyé la participation d’une Délégation à la 5e Conférence annuelle du Réseau APS-HRMnet du 27 au 31 Août 2018 à Kampala en Ouganda autour du thème:  “Le Capital Humain : Futur Durable pour l’Afrique, l’Agenda 2030 et l’Agenda 2063 ».

Cette importante rencontre a été organisée par l’APS-HRMnet, avec l’appui du Gouvernement de la République de l’Ouganda à travers le Ministère de la Fonction Publique, les Nations Unies (UNDESA) et le Chapitre National de l’APS-HRMnet en Ouganda (UPS-HRMnet), ainsi qu’avec l’appui de plusieurs Partenaires dont CGLU-Afrique et son Académie.

Ont pris part à la Conférence environ 439 personnes venant de 28 pays africains principalement, représentant diverses institutions notamment des Ministères, des Administrations Publiques centrales, des Collectivités Territoriales, des Instituts de Formation, des Réseaux professionnels, des entreprises privées, des représentants de la Société Civile et des médias.

La Délégation de CGLU-Afrique était composée de 14 personnes, à savoir :

  • la Directrice de ALGA, Dr Zarrouk Najat,
  • le Conseiller Spécial de CGLU Afrique, Prof. Johnson Falade  (Nigéria),
  • le Directeur du Bureau Régional pour l’Afrique de l’Est, Mr Juma Menhya Juma (Ouganda),
  • le Responsable du Pôle Observatoire RH des Collectivités Territoriales de ALGA, Mr Kamate Ismael (Côte d’Ivoire),
  • 10 membres des Bureaux des quatre Réseaux des Managers Territoriaux de  CGLU-Afrique (Africa FINnet, Africa TECHnet, Africa MAGnet et Local Africa HRMnet) représentant le Burundi, l’Ile Maurice, Malawi, le Maroc, le Mozambique, la République Démocratique du Congo, l’Ouganda, le Sénégal et la Zambie.

La Conférence avait pour objectifs de renforcer la sensibilisation et les connaissances des Responsables des Ressources Humaines des Administrations Publiques en Afrique sur les Agendas 2030 sur les ODD et l’Agenda de l’Union Africaine 2063. Il s’agissait aussi non seulement d’offrir un espace pour le partage des meilleures pratiques de GRH pour l’amélioration de la performance, de la productivité et de la prestation de services, mais aussi de définir une feuille de route pour le développement des capacités et du leadership des GRH du Secteur Public pour atteindre les ODD et l’Agenda 2063, et de sensibiliser sur la Charte Africaine sur les Valeurs et Principes du Service Public adoptée en 2011.

Pour la Délégation de CGLU Afrique, sa participation était animée par  la volonté de renforcer la collaboration entre CGLU-Afrique et les autres Réseaux africains et internationaux engagés dans le développement de l’Afrique, de permettre aux jeunes Réseaux mis en place par CGLU Afrique d’apprendre et d’échanger les connaissances et des expériences avec leurs pairs.

Cette conférence a été très enrichissante pour la Délégation de CGLU-Afrique et ce, à plus d’un titre :

  1. CGLU-Afrique a eu l’occasion de présenter un Message de solidarité aux Organisateurs de la Conférence lors de l’ouverture officielle de la Conférence, à l’instar des autres Partenaires (copie jointe).
  2. La Délégation a pris part à l’ensemble des travaux de la Conférence déclinés en Sessions plénières, en Sessions parallèles et en réunions statutaires. Elle a été marquée aussi par l’organisation d’une exposition dédiée non seulement aux innovations en matière de promotion du Capital Humain, mais aussi aux produits et activités génératrices de revenus de la Société civile, dont les épouses des militaires et des vétérans.
  3. Les Réseaux de CGLU-Afrique ont eu l’occasion d’organiser une session parallèle, présidée par le Prof. Johnson Falade, et qui a été marquée par une Allocution de Son Excellence Monsieur le Ministre Délégué auprès du Chef du Gouvernement chargé de la Réforme de l’Administration et de la Fonction Publique du Maroc. Les Réseaux ont eu l’occasion de lui demander d’être leur Parrain. Son Excellence les a assuré qu’ils peuvent compter sur l’appui de son département et qu’ils seront invités l’année prochaine au Maroc.Session parallèle de partage sur l’expérience des Réseaux de CGLU-Afrique
  4.   Au cours de la Session plénière sur la Décentralisation de la prestation de Service Public en Afrique, Dr Zarrouk a fait une présentation sur : “La décentralisation de la prestation de Services Publics en Afrique: implications pour les DRH du Secteur Public, pour les ODD et pour  l’Agenda ».  La Session a été marquée aussi par la présentation de Mr Ben Kumumanya, Secrétaire Permanent du Ministère de la Gouvernance Locale de l’Ouganda. 5. La Directrice de ALGA a pris part à des séances de travail organisées par l’UNDESA pour passer en revue 5 Modules de formation sur la mise en oeuvre des ODD dans l’Administration Publique, préparés par Dr John Mary kauzya. Ces Modules seront finalisés à la mi-septembre, testés lors de la Conférence de l’Association Africaine pour l’Administration Publique et le Management (AAPAM) prévue à Botswana, Gaborone du 6 au 9 Novembre 2018, ainsi qu’au cours du Sommet Africités.

Réunion de la Task-Force de l’UNDESA sur les Modules de formation concernant la mise en œuvre des ODD

6. Lors de l’Assemblée Générale de l’APS-HRMnet, le Conseil Exécutif du Réseau a été renouvelé par cooptation ou par élection des nouveaux responsables suivants :

– Mme Savia Nankya Mugwanya, Directrice du Civil Service College de l’Ouganda, Présidente de l’APS-HRMnet ;

– Dr Zarrouk Najat, Directrice de ALGA, Vice-Présidente de l’APS-HRMnet. Elle a été élue par 61 voix, contre 10 pour  la concurrente issue du Kenya ;

– Dr Ngambo Fondjo Pierre Vincent, Membre de la Commission Nationale pour la Promotion du Bilinguisme et du Multiculturalisme, Cameroun, Vice-Président, Région Afrique Centrale ;

– Mr Amos L. NNKO, Professeur Universitaire, Tanzanie, Vice-Président Afrique de l’Est ;

– Dr Laila El Baradei, Professeur à l’Américan University in Cairo, Egypte, Vice-Présidente Afrique du Nord ;

– Pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique Australe, les deux actuels Vice-Présidents continueront à assurer l’intérim jusqu’à l’élection des nouveaux Vice-Présidents à une prochaine occasion.

Le Nouveau Conseil Exécutif de l’APS-HRMnet (2018-2020)

  1. La Directrice de ALGA a été invitée par les Organisateurs à prendre part au Panel Ministériel sur « Comment attirer et fidéliser les talents dans l’Administration Publique ».
  2. La Délégation a eu une séance de travail avec le Secrétaire Permanent du Ministère de la Gouvernance local. Plusieurs questions ont été abordées: la signature et la ratification de la Charte Africaine sur les principes et valeurs de la Décentralisation, de la Gouvernance Locale et du Développement Locale, l’adhésion à CGLU-Afrique, la préparation de AFRICITIES, l’appui à ALGA, aux Réseaux des Managers Territoriaux et  au Bureau régional Afrique de l’Est; la préparation d’un projet de MoU à signer avec le Civil Service College lors du Sommet Africities.
  3. Une séance de travail a été tenue également avec l’Honorable Haji Majid Batambuze, Maire de Jinja  et Président de l’Association des Autorités Urbaines d’Ouganda. Il a été briffé sur le Sommet Africités. Vu les similitudes avec la ville de Khénifra du Maroc (source de l’Oued Oum Rabii), la Directrice de ALGA a proposé au Maire de réfléchir à un projet de jumelage avec cette ville.
  4. Au cours de l’excursion, les participants ont visité le Civil Service College où il a été procédé à la présentation de cet établissement de formation créé en 2010 et inauguré en 2014 par le Chef de l’Etat de la République de l’Ouganda. Se voulant un Etablissement écologique, chaque Pays représenté a eu l’occasion de procéder à la plantation d’un arbre dans le Jardin du College. C’est ainsi que la Délégation de CGLU-Afrique a planté pas moins de douze (12) arbres portant chacun le nom du Pays concerné. A la demande de la Directrice de ALGA, un arbre a été planté au nom de CGLU-Afrique et son Académie, à côté des arbres de l’UNDESA et du Commonwealth.

L’arbre de CGLU-Afrique et de ALGA

  1. La délégation de CGLU-Afrique a eu l’occasion de présenter une Motion de Remerciements et d’Encouragement lors de la cérémonie de clôture de la Conférence, lue par le “doyen” des Managers territoriaux, Mr Itum Boneyk Kimina, Vice-Président Africa Technet, RDC (copie ci-jointe).

12. Au cours de la cérémonie de clôture, le Représentant du Ministère Délégué auprès du Chef du Gouvernement chargé de la Réforme de l’Administration et de la Fonction Publique du Maroc a annoncé la candidature du Royaume du Maroc pour abriter la 6ème Conférence de l’APS-HRMnet en 2019 ; proposition approuvée à l’unanimité des participants.

  1. La Délégation a discuté plusieurs projets de coopération, de collaboration et de partenariat et a fait un large travail de lobbying pour le Sommet Africités.
  2. ALGA a eu un desk pour présenter des documents de communication sur CGLU-Afrique, sur Africitiés et sur les projets de l’Académie.

15. The membres des Bureaux des Réseaux des Managers Territoriaux ont saisi l’opportunité de leur participation pour tenir des réunions en vue de discuter et d’échanger sur l’évolution de leurs réseaux respectifs, sur la mobilisation pour Africities et sur la préparation et la participation  aux assemblées générales prévues de se tenir lors de ce Sommet./.

Déclaration de Gauteng : Villes métropolitaines et villes -régions inclusives 

L’Association mondiale des grandes métropoles (Metropolis), représentée par des gouverneurs, des Premiers ministres, des maires et des fonctionnaires du monde entier, réunie à Johannesburg, Gauteng, en Afrique du Sud, du 26 au 29 août 2018, à l’occasion de la Réunion annuelle historique de Metropolis, tenue lors du centième anniversaire de Nelson Mandela, conjointement avec notre organisation mondiale Cités et gouvernements locaux unis (CGLU) et sa section africaine, Cités et gouvernements locaux unis d’Afrique (CGLU Afrique), ainsi qu’avec notre organisation jumelée, l’ICLEI (Gouvernements locaux pour la durabilité), et tous les autres partenaires et associations,

DÉCLARE :
à l’occasion de ce centenaire,

nous partageons la volonté de travailler en faveur de métropoles pour et par leurs citoyens, dans lesquelles la gouvernance métropolitaine participative et efficace stimule le développement économique, la durabilité, la cohésion et la justice sociales, l’égalité des sexes et la bonne qualité de vie ;

nous nous engageons à renforcer les liens et les échanges entre les dirigeants politiques, les décideurs
et les experts du monde entier, à défendre les intérêts métropolitains et à améliorer la performance des
métropoles face aux enjeux locaux et mondiaux ;

nous nous consacrons à la transformation de nos institutions et au renforcement des systèmes de
gouvernance afin de répondre aux aspirations d’une population en voie d’urbanisation rapide en
relevant les défis de durabilité urbaine liés au logement, aux infrastructures, aux services de base, au
changement climatique, à la sécurité alimentaire et aux migrations et en luttant contre les violations des
droits de l’homme ;

nous reconnaissons que les aires métropolitaines s’étendent grâce au pouvoir dynamisant de la
proximité, de l’agglomération et de l’innovation, que la transformation ciblée des villes et des villesrégions,
qui constituent le berceau de notre patrimoine, est essentielle à la vision d’un avenir plusbrillant et plus inclusif, et que l’urbanisation porte déjà ses fruits en réduisant la pauvreté globale, en augmentant les revenus des ménages et en créant de nouvelles opportunités ;

nous reconnaissons l’impact des aires métropolitaines sur les territoires environnants, l’arrière-pays,
les villes périphériques et les villes intermédiaires, et que les priorités et politiques métropolitaines
doivent prendre en compte ces effets sur les pays dans leur ensemble ;

nous nous réjouissons que le Forum des métropoles africaines soit tenu comme un mécanisme majeur
de développement des connaissances et du savoir-faire entre pairs dans un continent en voie
d’urbanisation rapide ;

nous comprenons que les objectifs fixés par la communauté internationale afin d’affronter les enjeux
mondiaux ne peuvent être atteints sans l’implication et l’engagement des métropoles et de l’ensemble
des gouvernements locaux.

NOUS APPELONS À :
davantage de moyens pour localiser efficacement les objectifs de développement durable, le
Nouveau Programme pour les villes et l’Accord de Paris sur le climat et faire face aux dimensions
environnementale, économique, sociale et de gouvernance de l’exclusion dans les aires
métropolitaines ;

Lire la déclaration complète 

Les grandes villes africaines s’accordent pour le lancement du forum des métropoles africaines

C’est dans le quartier mythique de Soweto que s’est tenue la réunion inaugurale du «Forum des Métropoles Africaines », le 26 août 2018 sur le Campus Soweto de l’Université de Johannesburg (Afrique du Sud). Soweto, la cité de résidence des leaders de la lutte anti apartheid : Nelson Mandela, Winnie Mandela, Desmond Tutu, etc.

En cette année où l’Afrique du Sud célèbre le centenaire de son leader historique Nelson Mandela (1918-2013), la réunion annuelle de Metropolis (Association mondiale des grandes métropoles), qui se déroule du  26 au 29 août 2018 au Sandton Convention Centre de Johannesburg dans la province de Gauteng, ne pouvait pas passer à côté de l’évènement.  Ainsi, le conclave des grandes villes africaines a marqué le début des activités de la réunion annuelle de Metropolis dont le thème est : « Villes métropolitaines et villes-régions inclusives ».

Pour sa part, la réunion inaugurale du forum des métropoles africaines, initiée par Metropolis et CLGU Afrique, a suscité un grand engouement auprès des principales grandes villes du continent. Une quinzaine d’entre elles ont pris part aux échanges parmi lesquels : Abuja (Nigéria), Brazzaville (Congo), Libreville (Gabon), Abidjan (Côte d’Ivoire), Accra (Ghana), Rabat (Maroc), Dakar (Sénégal), Johannesburg (Afrique du Sud), Ethekwini (Afrique du Sud) et Tshwane (Afrique du Sud).

L’évènement a été ponctué par les allocutions d’ouverture du gouverneur de la province de Gaunteng, l’honorable David Makhura, du président de CGLU, M. Parks Tau et le mot de bienvenue de Dr. Babu Sena Paul, de l’Université de Johannesburg.

Dans son discours, le gouverneur de la province de Gauteng a invité les métropoles du continent à prendre conscience de leur potentiel. En effet, les villes métropolitaines ont un potentiel énorme pour le développement de l’Afrique. En Afrique du Sud, la région de Gauteng à elle seule représente 35% du PIB du pays. Un classement qui placerait la région de Gauteng comme la 7ème plus grande économie du continent. « Il faut se rassurer que les gouvernements sub-nationaux, les villes, les régions ont un pouvoir que le gouvernement central ne peut stopper. Gauteng est fier d’accueillir les métropoles africaines avant la réunion annuelle de Metropolis.  Nous travaillons ici au lancement du Forum des villes métropolitaines et des régions d’Afrique lors du prochain sommet Africités (20-24 novembre 2018, Marrakech, Maroc) », a confié M.  David Makhura.

Ce forum sur les métropoles africaines servira de plateforme pour les villes métropolitaines du continent. Cette plateforme portera leur voix unifiée et commune dans leur lutte pour le développement durable. «Ça sera une plateforme inaugurale pour engager les discussion pour la mise en œuvre du nouvel Agenda Urbain, des 17 ODD, l’Agenda 2063 de l’Union Africaine . Nous devons commencer a parlé d’une seule voix », soutien David Makhura.  “La pauvreté, les inégalités sociales et l’économie informels sont des caractéristiques de l’urbanisation africaine. En tant que dirigeants des grandes villes africaines, nous avons la responsabilité commune de réaliser les objectifs de l’Agenda2063 de l’Union Africaine. Il est temps de rendre palpable la renaissance africaine prônée par Nelson Mandela », poursuit-il.

Le secrétaire général de CGLU Afrique, M. Jean Pierre Elong Mbassi, est d’avis que le forum des métropoles africaines permettra d’apporter des réponses concrètes aux challenges dont elles sont confrontées.  « Ce forum place les villes au centre de la transformation structurelle de l’Afrique», dit–t-il. Il faut rappeler que les statistiques indiquent que le continent africain sera le plus peuplé d’ici à 2050 avec près 2,5 milliards d’habitants dont 60% vivront dans les villes. L’Afrique est le continent ayant la plus jeune population au monde (-35 ans), c’est le continent qui compte plus de 70% de terre agricole non infecté par les pesticides, c’est le continent qui possède 16% des ressources minières au monde. Ceci place le continent au centre du monde, car toutes les économies dépendent en réalité de l’Afrique.

Ce fort potentiel des métropoles du berceau de l’humanité, n’est pourtant pas « perçue par plusieurs dirigeants comme moteurs de croissance », déplore le secrétaire général de CGLU Afrique. Les métropoles étant le cœur de l’urbanisation, elles doivent à ce titre faire entendre leur voix auprès de l’Union Africaine pour mettre en œuvre cette préoccupation dans l’Agenda 2063. «Il faudrait que les villes bénéficient des ressources financières dont elles sont le produit.  Cela passe par la définition d’une stratégie commune de prélèvement des taxes et mobilisation des ressources naturelles.  Les métropoles africaines sont différentes des européennes ainsi la planification urbaine des villes du Nord ne sont pas compatibles à celles du SUD. En Afrique, il n’existe pas de planification en amont, il faut donc planifier avec les populations qui sont déjà installées sur les terres», explique M. Mbassi.

Le secrétaire général de Metropolis , M. Octavi de la Varga a indiqué pour sa part que la mise en œuvre du Nouvel Agenda Urbain implique une gestion de plusieurs niveau de gouvernance en tenant compte de l’approche genre. «Nous devons investir dans le renforcement des capacités des techniciens des collectivités territoriales.  Les métropoles sont principalement concernées par l’ODD 11 et l’ODD 17. Le futur de la planification humaine se définira en Afrique.  Ainsi, le forum des métropoles africaines est important parce que nous avons besoin de votre voix pour diffuser le message approprié », a-t-il confié.

 

Vers la mise en place du forum des métropoles africaines

Un plan d’action présentant les grands axes du forum des métropoles africaines a été adopté à l’unanimité par les grandes villes africaines présentes. Il permettra de formuler des réponses innovantes et durables aux challenges dont font face les métropoles du continent et de promouvoir l’apprentissage entre les différentes sphères de gouvernance. Les participants ont insisté sur le fait que ce forum ne constituera pas un réseau de plus, mais fera office de plateforme qui se réunira en parallèle des principaux rendez-vous des organisations de gouvernance locale déjà existantes. A savoir : CGLU, Metropolis et CGLU Afrique.  Cette plateforme des métropoles africaines aura l’avantage de défendre leurs intérêts spécifiques de façon unie afin de pouvoir les permettre de jouer leur rôle de développer le continent en le connectant au marché mondial. La mise en valeur du potentiel économique des grandes villes du continent sera un élément clé dans cette approche.

Le plan d’action comporte 5 points :

  • Mise en place d’une première génération de business plan qui sera approuvée lors du lancement du forum des villes métropolitaines d’Afrique au sommet Africités ( 20-24 novembre 2018 , Marrakech, Maroc) ;
  • Mettre en place un secrétariat opérationnel avec un effectif initialement réduit et des systèmes et procédures administratives ;
  • Consolider les modalités d’adhésion actuelles et renforcer le partenariat et les liens avec un large éventail de parties prenantes, y compris toutes les sphères de gouvernance, la société civile, les syndicats et les entreprises sur la base de programmes et de projets spécifiques ;
  • Sensibiliser davantage sur l’importance et le rôle des grandes villes dans l’économie du continent africain vis-à-vis de l’évolution de leur profil démographique ;
  • Déterminer les indicateurs clés de performances du secrétariat qui sera mis en place.

Avant le lancement officiel du forum lors du sommet Africités, les métropoles africaines sont invitées par la province du Gauteng à prendre part du 7 au 9 novembre 2018 à Johannesburg au forum de l’investissement en Afrique. Evènement co-organisé par la Banque Africaine de Développement (BAD) et la province de Gauten.   Le gouverneur David Makhura compte saisir cette opportunité pour porter la voix des métropoles africaines en vue d’une collaboration franche avec la BAD pour assurer le développement durable du continent.

Rencontre inaugurale du forum sur les Métropoles Africaines à la réunion annuelle de Metropolis 2018

Du 26 au 29 août 2018 aura lieu au Sandton Convention Centre de Johannesburg (Afrique du Sud), dans la province de Gauteng, la réunion annuelle de Metropolis (Association mondiale des grandes villes), sous le thème :« Villes métropolitaines et villes-régions inclusives ».

Le programme de la rencontre vise à assurer l’inscription des principaux enjeux de l’inclusion dans l’agenda mondial des aires métropolitaines. Pour cela, les sessions thématiques aborderont les points clés de l’urbanisation durable, tels que la migration, la lutte contre le racisme, la cohésion sociale, l’égalité des sexes, l’emploi des jeunes, la croissance de la pauvreté urbaine, l’autonomisation des jeunes filles et l’économie informelle.

Les métropoles africaines prendront part à cet important rendez –vous. Dans cette optique, elles s’étaient déjà réunies le 4 mai 2018 à Rabat au Maroc, en vue de préparer, leur préparation à la rencontre de Johannesburg. Ainsi, 25 maires de grandes villes d’Afrique membre de CGLU Afrique sont attendus pour prendre part le 26 août 2018, sur le Campus UJ Soweto, à une réunion inaugurale du « Forum sur les Métropoles Africaines ». Cette rencontre marquera le lancement officiel du Forum des Métropoles Africaines qui se tiendra lors du prochain Sommet Africités  du 20 au 24 novembre 2018 à Marrakech, au Maroc sur le thème : “ La Transition vers des villes et des territoires durables : le rôle des collectivités territoriale d’Afrique ». Il est à noter qu’il y aura un dîner officiel inaugural lors du Sommet d’Africités, qui aura lieu le 22 novembre 2018, entre les dirigeants des métropoles africaines et les dirigeants des entreprises africaines pour établir un partenariat de coopération menant vers des métropoles et régions urbaines inclusives en Afrique. Au cours de la rencontre du 26 août 2018 à Johannesburg, les métropoles africaines définiront les orientations qui leur permettront de jouer, leur rôle de connecter l’Afrique au Monde.

Prendront part à la réunion annuelle de Metropolis : des partenaires au développement, des entrepreneurs et des conférenciers de haut niveau, les principaux dirigeants des villes métropolitaines, Gouvernements, secteur des PME, agences de soutien aux petites et moyennes entreprises et autres activités de développement, institutions à travers le continent et le monde.

Une exposition sera également organisée pendant l’événement pour présenter, les projets ayant contribué à la construction des villes inclusives. L’exposition sera ouverte au public. CGLU Afrique y possédera un stand.

 

Appel à manifestation d’intérêt : Campagne @Villes Africaines sans enfants de la rue

I. Cadre de la campagne ‘’@Villes Africaines sans enfants de la rue’’

Le document est disponible en PDF. 

Le Réseau des Femmes Elues Locales d’Afrique (REFELA) regroupe les femmes membres des instances politiques chargées de la gouvernance des villes et des collectivités territoriales d’Afrique.

REFELA été lancé à Tanger au Maroc en 2011. Il est dirigé par un Bureau exécutif de quinze membres représentatifs des cinq régions d’Afrique. Il comprend des chapitres nationaux qui ont vocation à être la commission égalité des genres des associations nationales des collectivités. La présidence de REFELA est jusqu’en novembre 2018 sous la responsabilité de la Ville de Bangangté au Cameroun, représentée par son Maire, Mme Célestine Ketcha-Courtes.

REFELA œuvre en faveur du développement du leadership féminin au sein des villes et des collectivités africaines, ainsi que pour la prise en compte des préoccupations des femmes dans la définition et la mise en œuvre des politiques et stratégies des collectivités territoriales en Afrique. A cet effet, dans son plan d’action triennal 2019-2021, REFELA propose le lancement de trois campagnes : 1. La campagne des villes africaines sans enfants de la rue ; 2. La campagne des villes africaines à zéro tolérance face aux violences faites aux femmes ; 3. La campagne des villes africaines favorables à l’autonomisation économique des femmes.

Le présent appel à manifestation d’intérêt s’adresse aux leaders et conseils des villes et collectivités territoriales d’Afrique volontaires pour adhérer à la Campagne @Villes Africaines sans enfants de la rue ainsi qu’à leurs associations représentatives.

II. Intérêt de la Campagne @Villes Africaines sans enfants de la rue

Pour les membres de REFELA la montée en régime du phénomène des enfants vivant dans la rue dans les villes d’Afrique est une menace sérieuse pour l’image et la bonne gouvernance de ces villes, qui ne doit pas être sous-estimée comme c’est souvent le cas à l’heure actuelle. Ce phénomène doit au contraire nous interpeler toutes et tous, en tant que responsables politiques, en tant que citadins, en tant que parents et en tant qu’êtres humains.

La persistance de ce phénomène est en contradiction avec les valeurs de solidarité et de partage qui sont reconnues comme fondamentales dans toutes les sociétés africaines. Il met à mal la capacité des villes et collectivités africaines à réaliser notamment l’objectif de développement durable n°11 (ODD 11) qui appelle au développement de villes et établissements humains justes, sûrs, inclusifs et durables, où personne n’est laissé derrière. C’est pour cette raison que les membres de REFELA proposent la Campagne @Villes Africaines sans enfants de la rue afin que la prise en charge voire l’éradication de ce fléau des enfants de la rue d’ici 2030 figure en bonne place parmi les priorités des politiques et stratégies de développement des villes et collectivités territoriales d’Afrique.

Cette campagne appelle la libre adhésion des villes et collectivités volontaires pour y participer. Les membres de REFELA sont convaincus que la plupart des responsables des villes et collectivités d’Afrique vont choisir d’y adhérer, car c’est aussi et probablement en premier lieu à leur capacité à s’attaquer sérieusement à ce phénomène que les responsables de la gouvernance des villes et territoires seront jugés dans leur volonté de développer des villes et collectivités plus justes, sûrs, inclusifs et durables, suivant les prescription de l’ODD 11 des Nations Unies. Le sort fait aux enfants est la mesure cardinale du caractère plus ou moins humain et durable de toute société.

Inscrire le refus des injustices et des discriminations faites aux enfants dans les politiques des villes et territoires est sans aucun doute l’une des exigences morales les plus fondamentales des villes et territoires, en Afrique comme ailleurs dans le monde. Ce refus doit être à la base d’un élan de solidarité de la part de tous, en commençant par les élus locaux eux-mêmes, et intégrer toutes les composantes de la société, y compris les organisations de la société civile, le milieu de l’entreprise, les autorités traditionnelles et religieuses, mais aussi les partenaires de coopération interétatique ou décentralisée engagés en Afrique. C’est la raison pour laquelle la Campagne @Villes Africaines sans enfants de la rue a vocation à être une campagne internationale et mondiale.

Afin de lui donner une assise institutionnelle et financière solide, les membres du Bureau de REFELA ont estimé utile et nécessaire de mettre en place (i) un Comité de Pilotage et un Comité de parrainage, réunissant un certain nombre de Femmes de renommée internationale et ayant montré un intérêt avéré pour la cause des enfants et (ii) une plateforme de financement participatif (crowdfunding) pour mobiliser les contributions et soutiens financiers en faveur de la campagne à travers le monde entier.

III. Adhésion à la Campagne ‘’@villes africaines sans enfants de la rue’’

Le lancement officiel de la Campagne @Villes Africaines sans enfants de la rue  aura lieu dans le cadre de la  8ème édition du Sommet Africités prévu du 20 au 24 novembre 2018 au Palais des Congrès à Marrakech au Maroc. A cette occasion sera organisée la cérémonie de signature solennelle des protocoles d’entente entre les villes, communes, collectivités territoriales et associations adhérentes, et CGLU Afrique. Les adhérents signataires des protocoles d’entente recevront la qualité et le certificat de Membre Fondateur de la Campagne @Villes Africaines sans enfants de la rue.

Les villes et collectivités territoriales et leurs associations nationales intéressées doivent renvoyer le formulaire d’adhésion ci-après au secrétariat de CGLU Afrique au plus tard le 30 septembre 2018.

 

 

 

 

 

 

Coordonnées de CGLU

Afrique

Adresse 22 Rue Essaadyine, Hassan, Rabat 10000,

Royaume du Maroc

Téléphone +212 537 26 00 62

+212 537 26 00 63

Fax +212 537 26 00 60
E-mail secretariat@uclga.org/info@uclga.org

 

mghefrane@uclga.org

 

Site web www.uclga.org

 

(Formulaire ci-joint)

 

 

Journée Africaine de la Décentralisation et du Développement Local : CGLU Afrique se joint au Royaume du Maroc pour une célébration Réussie 

Un an après son retour au sein de l’Union Africaine (UA), le Royaume du Maroc à l’instar des autres pays du continent, a tenu à marquer de son empreinte la célébration le 10 août 2018 , de la Journée Africaine de la Décentralisation et du Développement Local (JADDL).

Le gouvernement du Maroc, l’Organisation Panafricaine Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique), l’Association des Régions du Maroc (ARM) et l’Association Marocaine des Présidents des Conseils Communaux (AMPCC) ont ainsi organisé une conférence autour du thème central arrêté par l’UA pour cette journée : «Lutter contre la corruption au niveau local : une voie durable pour transformer l’Afrique à partir de ses Territoires». La rencontre s’est tenue le vendredi 10 août 2018 au Siège du Ministère de la Culture et de la Communication du Royaume du Maroc.

La conférence a suscité l’intérêt de plusieurs responsables gouvernementaux, des membres du corps diplomatique accrédités au Maroc, des représentants d’organisations internationales, d’experts, de chercheurs et d’académiciens. La rencontre a  vu les allocutions d’ouverture de: Son Excellence M. Abdelahad Fassi Fihri,  Ministre de l’Aménagement du territoire National, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Politique de la Ville, M. Abdelouahhab El Jabri, Gouverneur, Directeur de la Formation des Cadres Administratifs et Techniques, représentant du  Ministre de l’Intérieur , M. Mohamed Benyacoub, Directeur des Arts, représentant du Ministre de la Culture, M. Mohamed Aouad, Vice-président de l’ARM, M.Mohamed Yassine Daoudi, Vice-président de l’AMPCC, Mme Leila Rhiwi, représentante du Bureau multi-pays de l’ONU Femmes pour le Maghreb et M. Jean Pierre Elong Mbassi, Secrétaire Général de CGLU Afrique.

Les différents intervenants ont salué les instruments juridiques qui existent déjà en matière de lutte contre la corruption et les efforts mis en place par le Maroc pour leur mise en œuvre notamment au niveau local à travers sa politique de régionalisation avancée. « La lutte contre la corruption passe par l’opérationnalisation des dispositifs juridiques, la réalisation des outils pour la promotion de la démocratie participative et la digitalisation qui est également un moyen efficace à travers la dématérialisation des procédures » a confié le gouverneur Abdelouahhab El Jabri. Il a également annoncé que le Maroc adoptera sa charte de la déconcentration administrative d’ici octobre 2018.

Selon le Ministre de l’urbanisme, M. Abdelahad Fassi Fihri, le combat passe aussi par le renforcement des services décentralisés. Il exhorte également les collectivités territoriales à redonner la place à la planification urbaine. Le vice –président de l’AMPCC , M. Yassine Daoudi a émis le souhait de voir son pays signer et ratifier la Charte Africaine sur les Valeurs et Principes de la Décentralisation, de la Gouvernance Locale et du Développement Local, pour avoir un instrument juridique spécifique pour la gouvernance locale continentale. Cette charte a été adoptée lors de la Session Ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etas et de Gouvernements, tenue du 26 au 27 juin 2014 à Malabo (Guinée Equatoriale).

Pour combattre la corruption au niveau local, l’approche genre doit être prise en compte car les « femmes sont dans la majorité des cas, victimes de manière négative d’actes de corruption. Elles sont plus touchées par ce mal et cela renforce les inégalités entre les sexes », a tenu à préciser Mme Leila d’ONU Femmes. «L’éradication de la corruption est un processus qui passe par l’intégration de la perspective genre en matière de lutte. Il faut bien comprendre le lien qui existe entre le genre et la corruption et, promouvoir l’adoption d’une budgétisation participative avec une approche genre»,tels sont les points sur lesquels, elle a insisté.

La contribution de CGLU Afrique

M. Jean Pierre Elong Mbassi, Secrétaire Général de CGLU Afrique a rappelé qu’en cette année 2018 qui est placé par l’Union Africaine sous le signe de la lutte contre la corruption il est important de passer à l’action afin que « les populations n’aient pas toujours cette impression que rien ne change ».  « CGLU Afrique s’est associé au Maroc dans cette célébration pour l’exemplarité du pays en matière de régionalisation avancée.  Néanmoins, je demande votre appui Messieurs les ministres, pour que le pays signe et ratifie la charte qui permettra d’améliorer la gouvernance locale », plaide-t-il.

Comme contribution dans la lutte contre la corruption, CGLU Afrique recommande à ses membres et aux collectivités territoriales du continent de :

– Faire en sorte que les collectivités locales adoptent une charte de service aux populations et que cette charte soit connue, qu’elle soit affichée dans leur administration et diffusée dans les médias ;

– D’adopter les guichets uniques pour tous les services administratifs aux citoyens ;

– D’adopter l’outil budget participatif qui permet une implication du citoyen dans la gestion des finances de la commune,

– D’adopter des budgets locaux sensibles au genre.

En partenariat avec Transperency International, CGLU Afrique va mettre en place l’index sur la transparence et l’intégrité des collectivités territoriales dont la phase pilote est actuellement en cours de mise en œuvre dans des communes volontaires en Ouganda, en Namibie et au Kenya. Cet outil sera présenté lors du sommet Africités 8 du 20 au 24 novembre 2018 à Marrakech au Maroc. 

Les élus locaux marocains sont aussi invités à promouvoir l’approche coaching territorial au sein de la coopération Sud /Sud. Outil lancé en 2009 par GLU Afrique avec la région de l’Oriental au Maroc et qui s’étend déjà au Sénégal dans la région de Kaolack  depuis 2017.

Les participants ont également débattu des deux sous-thèmes de cette journée à savoir :

– Corruption et Conflits d’Intérêt dans la gestion des affaires locales : un frein à la fourniture des services de base aux populations locales, à la justice et la paix sociale ;

– Bonne Gouvernance Locale et promotion du rôle de la Société Civile et des Médias : Gage de succès pour la lutte contre la corruption dans les territoires.

Dans son intervention, M. Mouatadid Moulay Abdellatif de l’Instance Centrale de Prévention de la Corruption (ICPC) a relevé le fait que le concept de conflit d’intérêt demeure difficile à appréhender. « Il est souvent confondu avec l’incompatibilité ou le cumul de mandat. Pour bien gérer les conflits d’intérêt il faut toujours faire primer l’intérêt général. Les médias doivent jouer un rôle très important de sensibilisation. Ils doivent diffuser une politique de tolérance zéro face aux actes de corruption, mobiliser l’opinion publique pour dénoncer et contrer ces pratiques, avoir un code d’éthique et de déontologie, revoir les statuts des journalistes qui sont eux souvent gangrené par ce phénomène dans l’exercice de leur fonction, renforcer les capacités des professionnels de l’information surtout en matière de journalisme d’investigation », a-t-il exposé. Comme recommandation, M. Abdellatif préconise une approche globale et intégrée où chaque acteur joue son rôle.

L’approche européenne en matière de lutte contre la corruption au niveau local a aussi été partagée. M. Jose Luis Herrero Ansola, chef du Bureau du Conseil de l’Europe au Maroc a présenté les 12 principes de la bonne gouvernance démocratique. Cet outil prône les valeurs de transparence, responsabilité, gestion saine, obligation de rendre des comptes.  « Le conseil de l’Europe dispose d’un mécanisme de suivi pour évaluer les municipalités qui respectent leur engagement. L’évaluation se fait en 3 étapes : auto évaluation par les autorités locales elles-mêmes (via un questionnaire), l’évaluation du public (enquête citoyenne), satisfaction des élus à travers des entretiens avec eux », explique –t-il.

La rencontre a également enregistré une présentation sur les principes de la bonne gouvernance dans les lois de la décentralisation au Maroc. Le document a été présenté par M.Adil El Moudden, de la Direction Générale des Collectivités Locales. M. Said Chakri de l’Alliance Panafricaine pour la Justice Climatique (PACJA) a fait une présentation sur « l’Afrique et la justice climatique ». Il a indiqué que la corruption est un frein à la lutte contre le changement climatique car la porte d’entrée des 17 Objectifs de développement Durables est environnementale, y compris l’ODD 16 qui vise à réduire nettement la corruption et la pratique des pots-de-vin sous toutes leurs formes (Cible 16.5) et à mettre en place des Institutions efficaces, responsables et transparentes à tous les niveaux (Cible 16.6). « 40% d’Africain vive dans une extrême pauvreté pourtant l’Afrique a un potentiel humain énorme qui sera de 2 milliards d’ici 2050. En matière de vulnérabilité au changement climatique, aucun pays africain n’est à l’abri  pourtant l’Afrique est le continent qui pollue le moins », a-t-il déploré.

 

Pour davantage d’informations, veuillez contacter :

Gaëlle Yomi:  Tel: + 212 610 56 71 45

email:  gyomi@uclga.org

 

 

Journée Africaine de la Décentralisation et du Développement Local (JADDL) : Les collectivités territoriales en première ligne de la lutte contre la corruption au niveau local

Le 10 août, marque chaque année, la célébration de la journée africaine de la décentralisation et du développement local (JADDL), décrétée par l’Union Africaine. L’année 2018 a été placée par l’UA sous le signe de la lutte contre la corruption avec pour thème : «Vaincre la corruption : une voie durable pour la transformation de l’Afrique». Dans ce sillage le thème choisi pour l’édition 2018 de la journée africaine de la décentralisation et du développement local est : ” Lutter contre la corruption au niveau local, une voie durable pour transformer l’Afrique à partir de ses territoires.” Un thème qui vient à point nommé dans un contexte où les collectivités territoriales du continent sont de plus en plus secouées par des scandales de corruption, impliquant les élus de premier plan. Une situation qui a un impact indéniable sur la crédibilité des maires du continent. Comme dit l’adage « le train qui arrive à l’heure n’intéresse personne », on ne parle que des trains qui arrivent en retard. La célébration de la Journée Africaine de la décentralisation est d’une importance capitale pour les collectivités locales car plus qu’une simple date, c’est l’occasion de présenter ce qui fonctionne. En effet, il existe encore des leaders locaux et des fonctionnaires territoriaux en Afrique qui exercent le service public local avec engagement, abnégation, compétence, probité et exemplarité et qui arrivent à créer progressivement, au niveau de leurs territoires, un environnement basé sur la confiance politique, économique et sociale.  C’est le résultat de leur travail qui pourra apporter une contribution efficace pour la transformation du continent.

La corruption peut se définir comme le détournement d’un processus ou d’une interaction avec une ou plusieurs personnes dans le but d’obtenir des avantages ou des prérogatives particulières en échange de sa complaisance. Ce fléau touche toutes les sphères de gouvernance (internationales, régionales et locales) et sa propagation sur le continent ne peut laisser les collectivités locales indifférentes. Selon le rapport 2017 sur l’Indice de Transparency International sur la perception de la corruption, la corruption continue de prospérer en Afrique. Il en ressort que l’Afrique subsaharienne est la région la moins performante avec un score moyen de 32.

Pour les collectivités territoriales, les conséquences sont néfastes ; en effet, chargées de fournir les services sociaux de base aux populations (eau, électricité, assainissement, etc.), le « manque à gagner » généré par la corruption constitue un sérieux obstacle à la réalisation de l’Agenda 2063 (L’Afrique que nous voulons) et de  l’Agenda 2030 (les 17 objectifs du développement durable), dont  65% de la mise en œuvre dépend du niveau local. L’Afrique que nous voulons est un continent où les enfants peuvent étudier dans des conditions idoines. Sans être contraint de fuir les toilettes de l’établissement parce que ces derniers sont dans des conditions exécrables. C’est la mésaventure qu’a connu en Afrique du SUD, la petite Ziyanda Nkosi, une élève de 6 ans,  qui a vu le sol des toilettes de son école s’effondrer sous ses pieds. Il s’en est fallu de peu pour qu’elle se noie dans le bassin d’excréments. Du côté de Bangangté au Cameroun, certains établissements primaires ont le privilège de jouir du projet de latrine écologique lancée en 2013 par la mairie dirigée par Mme Célestine Ketcha Courtès, Présidente du Réseau des Femmes Elues Locales d’Afrique ( REFELA). Le REFELA est la commission permanente genre de CGLU Afrique.  En plus de la préservation de l’environnement et de la santé, les latrines écologiques participent de la production directe du compost (pour l’agriculture) bio. Ce qui est très bénéfique pour les agriculteurs qui n’ont pas toujours l’accès facile aux engrais chimiques ou importés.

En tant qu’acteurs clés, les plus proches des populations, les élus locaux africains sont dans l’obligation de prendre le problème de lutte contre la corruption à bras le corps.  En sa qualité d’organisation faitière des collectivités territoriales du continent, Cités et Gouvernement Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) est convaincu que la résolution de ce problème doit démarrer à la base. Il n’est plus souhaitable de voir les populations être contraintes de soudoyer des tiers pour avoir accès à la signature rapide des documents administratifs ou avoir accès aux timbres communaux. Ce type de scénario présent et visible au plus bas de l’échelle de l’administration a fini par ternir durablement l’image des élus locaux et briser la confiance entre les populations et leurs élus.   «Il s’agit de restaurer le respect et la confiance entre les élus locaux et la population. La corruption détruit le sens des efforts des jeunes. Cette question doit être éradiquée en premier au niveau local », déclarait M. Jean Pierre Elong Mbassi, Secrétaire Général de CGLU Afrique lors du  Forum des Nations Unies sur la Fonction Publique (21-23 juin 2018,  Marrakech, Maroc).  Pour entretenir une relation de confiance avec les populations, certaines collectivités ont misé sur la mise en œuvre du budget participatif.  C’est le cas de la commune de Pelengana, située dans la région de Ségou au Mali. Ladite commune qui pratique une gestion inclusive via le budget participatif depuis 2014. La mairie dirigée par Mme Diabate Mamou Bamba a d’ailleurs été lauréate en mai 2018 de la première édition du concours de transparence du Programme Gouvernance Locale Redevable (PGLR). « Pour être primée, la commune a dû démontrer le type de gestion qu’elle fait de l’argent des citoyens. Le jury a effectué une descente sur le terrain, pour évaluer la gestion des trois années précédentes », explique l’édile locale. «Les membres du jury ont constaté que la commune faisait de la restitution publique. Il y avait des procès-verbaux de réunions, des procès-verbaux de restitutions publique. Lors de l’élaboration du budget on faisait participer la population. Ils ont vu que rien n’était fait dans la commune sans la population. Ils ont vu une implication des différents acteurs, élus, chef de village et population dans la vie de la collectivité », confie madame Diabaté. Au Gabon, la mairie de Libreville opte aussi sur la transparence pour maintenir la confiance avec les populations. C’est ainsi que l’équipe du maire, Mme Rose Christiane Ossouka Raponda, a lancé son nouveau site Internet au mois de juillet en rendant disponible en ligne le budget municipal des exercices 2014 à 2017 ainsi que les principales informations relatives aux démarches administratives au niveau de la mairie  (liste des documents à fournir, montant des timbres).

Pour sa part, CGLU Afrique a lancé le projet «Transparence et intégrité au niveau local » . Le projet met l’accent sur la performance perpétuelle des autorités locales par rapport à la reddition des comptes et à la transparence. La phase pilote a démarré en juin 2017 avec la commune de Kabarolé en Ouganda. Cette démarche vise à aboutir la mise en place d’un « index sur la transparence et l’intégrité des collectivités territoriales » qui sera présenté et lancé lors du sommet Africités 8. Mme Chantal Uwimana, ancienne directrice de Transparency International Afrique et Consultante CGLU Afrique, présente brièvement le projet en vidéo. Elle revient notamment sur les 4 piliers de la lutte contre la corruption qui sont : la transparence, la participation, la responsabilité et l’intégrité. Pour Mme Uwimana le pilier le plus important est la transparence. « Sans la transparence les autres piliers ne peuvent être atteints. Les collectivités locales doivent rendre leurs informations accessibles sur leur site Internet », explique –t-elle.

La ratification de la charte une nécessité impérieuse

Les instruments juridiques ne manquent pour appuyer les autorités locales dans ce combat de lutte contre la corruption. Au niveau africain, il existe la convention cadre de l’Union Africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption. La charte Africaine sur les Valeurs et Principes de la Décentralisation, de la Gouvernance Locale et du Développement Local, adoptée par la Conférence des Chefs d’Etats de l’Union Africaine, réunie du 26 au 27 juin 2014 à Malabo, contient également une série de valeurs fondamentales, dont l’intégrité, la transparence et l’obligation de rendre compte. Dans son article 14, la charte engage les gouvernements centraux et les gouvernements locaux à mettre en place des mécanismes pour combattre la corruption sous toutes ses formes (paragraphe 3).

CGLU Afrique saisit à nouveau l’opportunité qu’offre la célébration de la JADDL pour poursuivre son plaidoyer pour la ratification de cette charte par les États Membres de l’Union Africaine. Depuis son adoption, 13 pays l’ont signé et 3 seulement l’ont ratifié (Madagascar, Namibie et Burundi). Un total de 15 ratifications est nécessaire pour permettre à la charte de devenir un instrument juridique de l’Union Africaine. Le fait que le processus de ratification soit différent d’un pays à l’autre ralenti l’atteinte de l’objectif. En effet, d’aucuns ont besoin de la décision du parlement, d’autres de l’assemblée nationale, d’autre du président de la république, du chef du gouvernement ou du ministre des affaires étrangères. Ensuite les instruments de ratification doivent être déposés à l’Union Africaine par l’Ambassadeur du pays auprès de l’UA.  CGLU Afrique a engagé ses membres dès 2015 dans le plaidoyer et la mobilisation pour la ratification de la charte, lors de la série des rencontres régionales dans les cinq régions (Centre, Ouest, Est, Australe et Nord) et des rencontres stratégiques régionales (Afrique de l’Est, Afrique Centrale, Afrique Australe, Afrique de l’Ouest) qui ont débutées en avril 2018.  De Libreville à Monrovia, en passant par Abidjan à Accra, sans oublier Freetown et Bamako, les maires du continent se sont engagés à être les champions pour la ratification de cette charte. Retrouvez leurs interviews où ils dressent également l’état de la décentralisation dans leurs pays.

CGLU Afrique travaille étroitement avec le Comité Technique Spécialisé n°8 de l’Union Africaine sur la Fonction Publique, les Collectivités Locales, le Développement Urbain et la Décentralisation (CTS n° 8) pour le plaidoyer en faveur de la ratification de cette charte. Son Excellence Mme Jeanne D’Arc Kagayo , ancienne ministre du Développement Communal du Burundi et actuel ministre de la Bonne Gouvernance, invite les autres pays à suivre l’exemple du sien et donne rendez-vous à ses pairs pour célébrer les avancées lors du sommet Africités 8  qu’organise CGLU Afrique du 20 au 24 novembre 2018 à Marrakech (Maroc). Retrouvez son message vidéo ci-dessous. 

Citation :

«Cette charte est essentielle parce que son adoption donne un document de référence pour tous les pays qui veulent approfondir ou se lancer dans les politiques de décentralisation. Cette charte est également essentielle dans le partage des responsabilités entre le niveau national et le niveau local de gouvernance», Jean Pierre Elong Mbassi, Secretaire Général de CGLU Afrique .

  • Découvrez la campagne de CGLU Afrique pour la ratification de la charte sur nos réseaux sociaux Twitter Facebook 
  • Découvrez la Déclaration du side event du CTS n° 8 et CGLU Afrique sur : “Transparence, intégrité et lutte contre la corruption : Une exigence clé pour la réalisation du développement durable”.

 

Pour davantage d’informations, veuillez contacter :

Gaelle Yomi 

Tél : +212 610 56 71 45

ou

E-mail : gyomi@uclga.org

Célébration de la Journée Africaine de la décentralisation par le Royaume du Maroc et CGLU Afrique

Le Vendredi 10 août 2018 de 9h30 à 13h00 au Siège du Ministère de la Culture et de la Communication du Royaume du Maroc (SALLE BAHNINI), le Gouvernement du Royaume du Maroc, l’Organisation Panafricaine Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique), l’Association des Régions du Maroc (ARM) et l’Association Marocaine des Présidents des Conseils Communaux (AMPCC) organisent une conférence sur le thème : «Lutter contre la corruption au niveau local : une voie durable pour transformer l’Afrique à partir de ses Territoires».

Cette Conférence entre dans le cadre de la célébration de la Journée Africaine de la Décentralisation et du Développement Local (JADDL) de l’Union Africaine (UA) ; Journée décrétée par l’UA au niveau de l’Article 20 de la Charte Africaine sur les Valeurs et Principes de la Décentralisation, de la Gouvernance Locale et du Développement Local, telle qu’elle a été adoptée lors de la Session Ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etas et de Gouvernements, tenue du 26 au 27 juin 2014 à Malabo (Guinée Equatoriale).

Le Thème général de l’Année 2018 est en effet : «Lutter contre la corruption au niveau local : une voie durable pour transformer l’Afrique à partir de ses Territoires», décliné en deux sous-thèmes portant respectivement sur :

  • Corruption et Conflits d’Intérêt dans la gestion des affaires locales : un frein à la fourniture des services de base aux populations locales, à la justice et la paix sociales ;
  • Bonne Gouvernance Locale et promotion du rôle de la Société Civile et des Médias : Gage de succès pour la lutte contre la corruption dans les territoires.

La rencontre qui traitera du thème général dédié à la célébration de l’édition 2018 de la Journée Africaine de la Décentralisation et du Développement Local (JADDL), a pour but principal de promouvoir et de célébrer les Valeurs et les Principes de la Charte Africaine de la Décentralisation, de la Gouvernance Locale et du Développement Local, notamment à travers :

  • Le rappel des Valeurs et des Principes de la Charte Africaine sur les Valeurs et Principes de la Décentralisation, de la Gouvernance Locale et du Développement Local ;
  • La sensibilisation des élus locaux, des élues locales et des managers territoriaux sur l’impact et les effets néfastes de la corruption et des conflits d’intérêt sur la gestion des affaires locales, sur les populations, la justice et la paix sociales, et partant sur le développement durable ;
  • La sensibilisation sur le rôle de la Société Civile et des Médias comme acteurs clés dans la lutte contre la corruption au niveau territorial.

La réduction de la corruption est, en effet, une préoccupation majeure de l’Union Africaine, qui a placé l’année 2018 sous le signe de la lutte contre ce fléau. Selon le Rapport 2017 sur l’Indice de Transparency International sur la perception de la corruption, la corruption continue de prospérer en Afrique. Il en ressort que l’Afrique subsaharienne est la région la moins performante avec un score moyen de 32. Pour les collectivités locales, les conséquences sont néfastes. Chargées de fournir les services publics de base aux populations, le « manque à gagner » généré par la corruption constitue un sérieux obstacle à la réalisation de l’Agenda 2063 (L’Afrique que Nous Voulons) et de l’Agenda 2030 (les 17 Objectifs du Développement Durable), dont 65% de la mise en œuvre dépend du niveau local. Ceci concerne notamment l’ODD 16 qui vise à réduire nettement la corruption et la pratique des pots-de-vin sous toutes leurs formes (Cible 16.5) et à mettre en place des Institutions efficaces, responsables et transparentes à tous les niveaux (Cible 16.6). Ainsi, la lutte contre ce fléau doit impérativement commencer au niveau local.

La conférence tentera d’apporter des propositions concrètes à cette thématique en s’appuyant sur les recommandations formulées par les participant(e)s au Forum des Nations Unies sur le Service Public 2018 lors du Side Event organisé par le Comité Technique Spécialisé n°8 de l’Union Africaine sur la Fonction Publique, les Collectivités Locales, le Développement Urbain et la Décentralisation, CGLU Afrique et son Académie Africaine des Collectivités Territoriales (ALGA)  sur : “Transparence, intégrité et lutte contre la corruption : Une exigence clé pour la réalisation du Développement Durable”.

L’ouverture officielle de la Conférence sera faite par des Représentants :

  • du Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale ;
  • du Ministère de l’Intérieur ;
  • du Ministère de la Culture et de la Communication ;
  • de l’Association des Régions du Maroc (ARM) ;
  • de l’Association Marocaine des Présidents des Conseils Communaux (AMPCC) ;
  • du Secrétaire Général de CGLU-Afrique, Monsieur Jean Pierre Elong Mbassi.

Près de 300 participant(e)s acteurs et parties prenantes de la Gouvernance Locale au Maroc sont attendus à cette Conférence qui est la première du genre depuis le retour du Royaume du Maroc au sein de la famille de l’Union Africaine.

La presse nationale et internationale (basée au Maroc) est invitée à couvrir la cérémonie d’ouverture et les travaux de la Conférence prévue, ce vendredi 10 août 2018 à 9h30 au Siège du Ministère de  la Culture et de la Communication du Royaume du Maroc (SALLE BAHNINI), N°1, Rue Ghandi, Rabat.

PJ :

– Note Conceptuelle de la Conférence

– Déclaration du side event du CTS n° 8 et CGLU Afrique sur : “Transparence, intégrité et lutte contre la corruption : Une exigence clé pour la réalisation du développement durable”.

Pour davantage d’informations, veuillez contacter :

Gaëlle Yomi:  Tel: + 212 610 56 71 45

email:  gyomi@uclga.org