Appel à manifestation d’intérêt pour l’identification des priorités d’investissement dans les villes et territoires d’Afrique

Le Sommet Africités franchit un pas supplémentaire avec la création du Forum Africités de l’Investissement, un espace de mise en relation des collectivités territoriales porteuses de projets avec les investisseurs ou des partenaires techniques et financiers. Le Forum Africités de l’Investissement a lieu le jeudi 19 mai 2022 à Kisumu, au Kenya, dans le cadre de la 9ème édition du Sommet Africités. Le Forum vise à approfondir le dialogue entre les collectivités territoriales et les opérateurs privés en vue d’une meilleure connaissance du potentiel et des opportunités d’investissements qui existe dans les territoires. Son objectif est double : il s’agit à la fois de sensibiliser les partenaires potentiels aux contraintes que rencontrent les collectivités territoriales dans le montage et le financement de leurs projets d’investissements ; et d’autre part, de mettre en relation les porteurs de projets et les principaux partenaires, qu’il s’agisse d’investisseurs privés, de la diaspora, des institutions spécialisées dans le montage de projets bancables, ou des institutions de financement de projets, publics ou privés. L’objectif recherché est d’identifier ensemble des solutions innovantes et efficientes pour la réalisation effective sur le terrain des projets portés ou présentés par les collectivités territoriales.

Le Forum sera organisé en deux parties : une partie dédiée aux sessions et ateliers tenus dans le cadre des réflexions et échanges du segment thématique du Sommet Africités ; et une partie consacrée à la mise en relation d’affaires entre décideurs territoriaux et opérateurs publics ou privés (B2B) organisée dans le cadre
du Salon Africités Le présent appel à manifestation d’intérêt est ouvert pour une période de deux (2) mois allant du 1er janvier au 28 février 2022. Il s’adresse aux membres de CGLU Afrique intéressés à la réalisation des trois (3) à cinq (5) projets d’investissements considérés comme prioritaires et pour lesquels les membres souhaitent connaître des avancées significatives lors de leur participation au Forum Africités de l’Investissement.

Les propositions correspondantes doivent être accompagnées d’une brève présentation des projets concernés suivant le formulaire joint:
Télécharger le Formulaire a remplir ici

Voir la brochure du Forum ici

(AVIS DE MARCHÉ DE SERVICES) Avis d’appel d’offre pour la fourniture de prestation de billetterie et d’hébergement pour le compte du Secrétariat Général de Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) dans le cadre de son fonctionnement et ses activités annuelles

Avis d’appel d’offre pour la fourniture de prestation de billetterie et d’hébergement pour le compte du Secrétariat Général de Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) dans le cadre de son fonctionnement et ses activités annuelles.
Lieu d’exécution : Rabat, Maroc
N/Réf : N° AO/AGENCE DE VOYAGES–CGLU-A/2022

1. Procédure
Restreinte

2. Pouvoir adjudicateur
Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique

SPÉCIFICATIONS DU MARCHÉ

3. Nature du marché
Prix unitaire

4. Description du marché
Les prestations de services de voyages, comprenant, mais non exclusivement, la billetterie, la négociation et la sélection des hôtels appelés à recevoir les rencontres et les réunions organisées par CGLU Afrique dans le cadre de son fonctionnement et ses activités annuelles, la réservation de chambres dans les hôtels (à la demande), des services de conseils, d’assistance pour les formalités liées au transport de dépouilles mortelles, et d’autres services de voyage connexes, si nécessaires.

Lire la suite ici

(AVIS DE MARCHÉ DE SERVICES) Avis d’appel d’offre pour la fourniture de prestation de traduction pour le compte du Secrétariat Général de Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) dans le cadre de ses activités annuelles

Avis d’appel d’offre pour la fourniture de prestation de traduction pour le compte du Secrétariat Général de Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) dans le cadre de ses activités annuelles
Lieu d’exécution : Rabat, Maroc
N/Réf : N° AO/AGENCE DE TRADUCTION–CGLU-A/2022

1. Procédure
Restreinte

2. Pouvoir adjudicateur
Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique

SPÉCIFICATIONS DU MARCHÉ

3. Nature du marché
Prix unitaire

4. Description du marché
Prestations de services de traduction, comprenant, mais non exclusivement, la traduction de documents, la traduction simultanée et la location de matériel par CGLU Afrique dans le cadre de ses activités annuelles, et d’autres services de traduction connexes, si nécessaires.

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(AVIS DE MARCHÉ DE SERVICES) Avis d’appel d’offre pour la fourniture de gardiennage pour le compte du Secrétariat Général de Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) dans le cadre de son fonctionnement annuel

Avis d’appel d’offre pour la fourniture de gardiennage pour le compte du Secrétariat Général de Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) dans le cadre de son fonctionnement annuel
Lieu d’exécution : Rabat, Maroc
N/Réf : N° AO/SOCIETES DE GARDIENNAGE–CGLU-A/2022

1. Procédure
Restreinte

2. Pouvoir adjudicateur
Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique

SPÉCIFICATIONS DU MARCHÉ

3. Nature du marché
Prix unitaire

4. Description du marché
Prestations de services de gardiennage, comprenant, mais non exclusivement, le gardiennage, la sécurite du Secrétariat de CGLU Afrique dans le cadre de son fonctionnement annuel, la surveillance des locaux du Secretariat, et d’autres services de gardiennage connexes, si nécessaires.

Lire la suite ici

Augustin Tamba : Le visionnaire !

Maire de Yaoundé 7 depuis 2013, Augustin Tamba s’est lancé dans la course à la présidence de l’Association Nationale des Communes et Villes unies du Cameroun (CVUC). Son programme a conquis les maires camerounais qui l’ont porté à la tête de CVUC le 04 novembre 2020, pour un mandat de 5 ans.

Un an après son arrivée, Augustin Tamba marque son empreinte.  Son programme de campagne avait parmi les priorités le renforcement de l’intercommunalité, la mutualisation des ressources locales, le développement de la coopération décentralisée et le financement des projets à valeurs ajoutés.

Pour matérialiser un des aspects de cette vision, CVUC a organisé du 03 au 05 décembre 2021 les journées économiques internationales des communes du Cameroun (Jeicom).  Les Jeicom visent à créer un cadre d’opportunités pour le financement des projets communaux ainsi que la valorisation des potentialités des territoires.

La rencontre a enregistré une participation massive des collectivités territoriales, des organisations et institutions internationales, des investisseurs et des partenaires au développement.  Dans la lancée de ces journées, le président des CVUC Augustin Tamba, et Armand Claude Abanda, représentant résident de l’Institut Africain d’Informatique (IAI)-Cameroun ont signé le 8 décembre 2021 un accord de partenariat visant à renforcer les capacités du personnel communal sur l’usage des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC).

Depuis son arrivée à la tête de l’association, M. Augustin Tamba assure la présence effective et active des CVUC aux travaux des organisations internationales des collectivités territoriales dont ceux de CGLU Afrique et de l’AIMF. En sa qualité de membre du Comité Exécutif de CGLU Afrique, Augustin Tamba a saisi l’occasion de sa participation à la 25e session de la réunion du Comité Exécutif de CGLU Afrique en juin 2021 au Caire (Egypte) pour établir un partenariat stratégique avec les autorités égyptiennes dans le domaine de la transformation industrielle du bois. En effet, Le ministre égyptien du développement local, SEM. Mahmoud Shaarawy, avait rencontré une délégation des CVUC pour discuter du renforcement de la coopération entre les deux pays et examiner les méthodes permettant d’exploiter les avantages concurrentiels des deux pays, l’Égypte étant un leader régional et mondial dans l’industrie du meuble. Quant au Cameroun, il est l’un des principaux exportateurs de divers types de bois dans le monde. Il s’agira d’importer du bois du Cameroun et d’exporter des meubles égyptiens pour ouvrir de nouveaux marchés sur le continent. Une délégation égyptienne a d’ailleurs pris part aux Jeicom21 pour la mise en œuvre de ce partenariat.

BIO EXPRESS

Diplômé en management stratégique des collectivités territoriales décentralisées, HEC Paris, Augustin Tamba est un conférencier international en Economie Social et Solidaire.  Ancien directeur général du groupement de Cabinet HDS-et TFAN Consulting spécialisés dans le coaching, le lobbying, l’ingénierie d’affaire et l’intelligence économique, il arrive à la tête de la mairie de Yaoundé 7 en 2013. Cette municipalité nouvellement crée en 2007 lui renouvelle sa confiance lors des municipales de 2020.

Le 4 novembre 2020, il est porté à la tête l’Association des Communes et Villes Unies du Cameroun (CVUC).

Sources :  1, 23 , 45

 

 

En route pour Africités 9 : La grande interview avec…Mohamed Sefiani, Maire de Chefchaoeun (Maroc) : « Il faut comprendre que les villes intermédiaires sont la solution »

En direction du sommet Africités 9 prévu du 17 au 21 mai 2022 à Kisumu (Kenya) dont le thème est : « La contribution des villes intermédiaires africaines à l’Agenda 2030 des Nations Unies et à l’Agenda 2063 de l’Union Africaine », CGLU Afrique réalise une série d’interview avec les maires des villes intermédiaires du continent. Nous ouvrons cette rubrique avec M. Mohamed Sefiani, Maire de Chefchaouen (Maroc), président du Forum Mondial de CGLU des villes intermédiaires et co-président de la Task Force climat de CGLU Afrique. Il se confie sur la place capitale que les villes intermédiaires ont à jouer pour l’atteinte des agendas mondiaux et partage l’expérience de sa ville en matière de réalisation sur le volet climat, urbanisation, migration et développement économique local.

Bonne écoute et bonne lecture.

Pouvez-vous présenter brièvement votre ville ?

Je suis Mohamed Sefiani, maire de la ville de Chefchaouen depuis 2009. Je suis également président du Forum Mondial de CGLU des villes intermédiaires et co-président de la Task Force climat de CGLU Afrique. Chefchaouen est une ville qui a 550 ans. C’est une ville intermédiaire qui se trouve au nord du Maroc. Elle est classée patrimoine immatériel de l’humanité en terme de culture alimentaire méditerranéenne. C’est une ville où la société civile joue un rôle important.  C’est pour cette raison que la démarche de démocratie participative est un pilier de la vie de gouvernance locale. C’est une ville qui est très impliquée dans l’implémentation des objectifs du développement durable et aussi dans l’implémentation de l’Agenda climat. C’est une ville qui a également beaucoup de défis et de challenge.

Les villes intermédiaires occupent une place stratégique dans l’urbanisation en Afrique. D’ici 2050 la majorité des nouveaux urbains s’installeront dans des villes de moins de 500 000 habitants. Comment se prépare votre municipalité à ce changement ?

Nous savons que les villes intermédiaires ont un rôle et un potentiel très important et beaucoup d’études ont montré que les villes intermédiaires à l’horizon 2050 accueilleront plus de la moitié de la population mondiale urbaine dans le monde. En Afrique, le nombre sera plus élevé parce que le développement des villes intermédiaires se fait plus rapidement que la moyenne mondiale. C’est pour cette raison que ma ville, Chefchaouen se prépare pour faire face aux défis et aux enjeux qui l’attente. Il y’ a 3 ans, CGLU a organisé à Chefchaouen en partenariat avec la ville, le premier forum mondial des villes intermédiaires. A cette occasion c’était très clair que les villes intermédiaires ont un potentiel très important. Il faut dire qu’il y a 5 à 6 ans on parlait de ville secondaire, on parlait même de ville moyenne. Au cours du premier forum mondial des villes intermédiaires on a bien cerné la définition des villes intermédiaires. Ce n’est pas seulement le nombre d’habitant qui est important mais aussi la fonction d’intermédiarisation.  C’est pour cette raison que ma ville se prépare. Nous avons élaboré un document en 2018 avec une approche participative sur « vision Chefchaouen 2030 » afin d’implémenter les objectifs du développement durable et les différents agendas mondiaux. Nous prenons en considération la pression que vont subir les villes intermédiaires en général et notamment en Afrique. Il faut comprendre que les villes intermédiaires sont la solution. On ne peut pas imaginer la mise en œuvre des objectifs du développement durable sans les villes intermédiaires. Cette vision 2030 de Chefchaouen est traduite par des plans d’actions dans les différents domaines des objectifs du développement durable et en particulier pour l’infrastructure de base, le développement économique local, le climat, la santé, l’éducation, l’essentiel des domaines de développement durable pour pouvoir faire face aux challenges qui nous attentes pour les années à venir.

Pensez-vous que les villes comme la vôtre font suffisamment l’objet d’attention de la part des politiques publiques ?

Lors de la préparation du premier forum mondial des villes intermédiaires, mais aussi du deuxième qui a eu lieu en octobre 2021 à Kutahya en Turquie, il ressort sans ambiguïté qu’il y a une conscience collective mondiale du rôle et du potentiel des villes intermédiaires. Un exemple, le G20 sous la présidence italienne a pris ce sujet, comme un sujet prioritaire en se basant sur l’importance montrer par les études menées sur les villes intermédiaires à l’échiquier mondial. On ne peut pas imaginer une résilience des territoires sans l’implication des villes intermédiaires. Plusieurs pays, plusieurs villes font un travail extraordinaire pour faire face aux challenges. Ici au Maroc par exemple, en 2018 nous avons signé entre CGLU, CGLU Afrique, ONU Habitat, le Gouvernement du Maroc via le ministère de l’intérieur et le ministère de l’urbanisme, un Mémorandum d’entente pour élaborer une stratégie nationale des villes intermédiaires en vue de l’implémentation des agendas mondiaux. Ce travail a démarré et plusieurs villes intermédiaires travaillent dans ce sens-là, ceci sous forme différente dans plusieurs autres pays, CGLU, CGLU Afrique et les autres sections font un travail extraordinaire pour que les villes intermédiaires soient accompagnées car elles ont pratiquement les mêmes défis, les mêmes potentiels, les mêmes challenge pour le présent et l’avenir.

Le sommet Africités 9 ? prévu du 17 au 21 mai 2022 à Kisumu (Kenya) place les villes intermédiaires au cœur du débat, avec le thème : « La contribution des villes intermédiaires africaines à l’Agenda 2030 des Nations Unies et à l’Agenda 2063 de l’Union Africaine ». Quels sont vos attentes pour cette rencontre qui regroupe les collectivités territoriales ainsi que les institutions financières, les organisations de la société civile et les partenaires au développement à l’échelle continentale et internationale. ?

Premièrement je remercie la présidence et le secrétariat de CGLU Afrique d’avoir choisi ce thème. Ça montre la vision des décideurs au sein de CGLU Afrique. En Afrique les villes intermédiaires joueront un rôle très important et il faudra un fort engagement de ces dernières pour la mise en œuvre de l’Agenda 2030 et 2063 de l’Union Africaine. Ces villes intermédiaires doivent être accompagnées, soutenues, appuyées. Nous avions fait des consultations au niveau des différents continents et c’est la demande des différents maires que nous avions rencontrés. La dernière déclaration de Kutahya sur les villes intermédiaires lors du deuxième forum mondial, parle de la gouvernance multiniveau comme élément clé de la réussite de l’implémentation des ODD. Gouvernance multiniveau et multi acteur et là ce rapport rural urbain qu’on trouve fortement dans les villes intermédiaires doit être renforcé et valorisé. Il y a également la question de la taille humaine des villes intermédiaires qui favorise une culture à la démocratie, une culture à la justice climatique, la justice à l’eau. Nous savons que la question de l’eau en Afrique est très importante suite aux changements climatiques. Il y a aussi tout ce qui est développement économique en général et développement économique local, la valorisation de l’économie sociale et solidaire que nous trouvons dans les éléments clés dans les villes intermédiaires africaines. Je pense que ce sommet sera une opportunité de faire un focus sur les réalités du devenir des villes intermédiaires et aussi c’est une opportunité d’impliquer les gouvernements nationaux, les organisations internationales et également les villes métropolitaines qui sont complémentaires aux villes intermédiaires. Nous devons continuer à travailler main dans la main.

Le défi mondial du changement climatique ne peut être atteint que par la territorialisation des Contributions Déterminées au niveau National (CDN). Comment votre municipalité s’y prend pour faire face aux conséquences du changement climatique dans le quotidien de vos populations ?

C’est un défi majeur. Ce n’est pas une question qui concerne seulement les chefs d’Etat ou les pays riches mais il y a une forte implication des Etats et des Villes dans le monde entier. Même si l’Afrique en terme d’émission de gaz à effet de serre ne contribue qu’à hauteur de 4% mais il y a un effet de solidarité. L’Afrique est victime du changement climatique, c’est pour ça que tout ce qui est adaptation au changement climatique doit être souligné, doit être renforcé au niveau de l’Afrique, en plus bien sûr de l’atténuation. Au niveau de la ville de Chefchaouen nous travaillons sur ces questions-là d’ailleurs nous avons remporté le prix initiative climat lors du dernier Africités 2018 à Marrakech pour la catégorie des villes intermédiaires. Nous travaillons sur différent volet : la sensibilisation des citoyens, le renforcement de la société civile sur les questions du climat, sur les infrastructures en prônant l’approche climat, sur la planification stratégique en prenant aussi en considération la dimension climat de nos plans d’actions, etc.  Nous avions également mis en place des projets pilotes tel que l’utilisation des panneaux solaires photovoltaïques, thermiques aussi, l’efficacité énergétique dans le domaine de l’éclairage public, des transports. Nous continuons sur cette lancée. Un projet important sur lequel nous travaillons en ce moment c’est celui de la sécurisation de la ville de Chefchaouen en eau portable. C’est un projet de partenariat multi acteur, multiniveau. La ville de Chefchaouen est une des villes les plus pluvieuses au Maroc mais avec les changements climatiques nous subissons de temps à autre des périodes de sècheresse. C’est pour cette raison que tout un système hydraulique a été mis en place, un barrage, une station de traitement, de pompage sur une vingtaine de kilomètre pour sécuriser la ville afin qu’en cas de sécheresse il n’y est pas de pénurie d’eau. C’est des projets sur lesquels nous travaillons en plus de celui de glissement de terrain qui se fait de temps à autre au niveau de la ville à cause des facteurs liés aux changements climatiques.

Comment les villes intermédiaires comme la vôtre peuvent contribuer à la création de richesse nationale, au développement économique local et à la démocratie locale ?

Je suis convaincue que les villes intermédiaires africaines pourront contribuer fortement à l’élargissement de l’assiette de la démocratie participative et la démocratie locale en général à travers des mécanismes tel que le budget participatif, les approches de consultation citoyenne qui sont importantes dans la mise en place de ce système de démocratie participative. Les villes intermédiaires sont avantagées dans ce sens vu leur taille humaine. On se connait, on connait les gens par leur nom, on connait la société civile. Il ne s’agit pas des organismes dans des métropoles qu’on ne connait pas. Nous sommes pratiquement dans une grande famille dans les villes intermédiaires ce qui facilite cette démocratie participative et cette culture citoyenne. Il y a aussi en termes de développement économique local, une des caractéristiques des villes intermédiaires c’est le rapport rural urbain. Nous savons que les villes intermédiaires et les zones rurales en Afrique sont riches en potentiel humain, agricole, artisanal, etc. Ainsi la valorisation des produits du terroir est un élément clé pour les villes intermédiaires pour un développement durable, pour un écotourisme qui est également important au niveau de l’Afrique. Pour une alimentation saine basée sur les produits locaux du terroir des ruraux qui entourent les villes intermédiaires. Je crois que la valorisation des produits du terroir et l’économie sociale et solidaire sont des éléments clés pour la promotion du développement économique local des villes intermédiaires.

Les villes intermédiaires jouent un rôle important dans l’urbanisation rapide dans les pays en voie de développement, l’équilibre des territoires, la fourniture des services aux populations environnantes, la création d’emplois et la génération de revenus, et l’atténuation de l’immigration rurale, plutôt que les grandes villes. Pouvez-vous nous partager l’expérience de votre ville sur ces aspects ?

Au niveau de la ville de Chefchaouen durant les 30 dernières années nous avons vu la naissance des quartiers périphériques qui sont le résultat de l’immigration rural, urbain. Ça nous donne aussi des défis parce que les gens qui viennent arrivent dans un contexte d’insuffisance de planification urbaine. On se retrouve avec des quartiers qui souffre du manque d’équipements important tel que l’assainissement, l’absence des voies en bonne et due forme. Nous avons fait un effort dans ce sens-là et nous comptons généraliser les infrastructures et les équipements au niveau de ces quartiers issus de l’immigration d’ici 2025. En termes de planification nous avons au Maroc le plan d’aménagement urbain. C’est un document urbanistique de 10 ans. Nous le respectons et il nous a permis de limiter les constructions anarchiques au niveau de la ville et ça nous a orienté vers des plans de mise à niveau urbain des quartiers qui ont été créé suite à l’immigration rurale urbaine. Nous travaillons dessus et nous allons l’actualiser, parce que chaque 10 ans on doit faire les mises à jour. En termes de limitation de cette exode rurale, le gouvernement a aussi mis en place une stratégie au niveau national. C’est ce qu’on appelle les centres ruraux. Dans notre ville nous avons effectué un travail en ce qui concerne la mise à niveau des centres ruraux avec la création des centres de santé, les écoles, des lycées, etc. Cela va favoriser et améliorer les conditions de vie dans ces centres ruraux.

Pour finir, pouvez –vous lancer une invitation pour Africités 9 ?

Rejoignez-nous à Africités : C’est la rencontre des villes africaines pour un avenir meilleur !

 

5ème édition du Forum Africain des Managers Territoriaux et des Instituts de Formation ciblant les Collectivités Territoriales

Du 06 au 11 décembre 2021 s’est tenue au Complexe administratif et culturel Mohammed VI à Marrakech, la 5ème édition du Forum Africain des Managers Territoriaux et des Instituts de Formation ciblant les Collectivités Territoriales (FAMI 5).

Ce Forum a été organisé à l’initiative de CGLU Afrique dans le cadre de son Académie Africaine des Collectivités Territoriales (ALGA), en partenariat avec le Département des Affaires Economiques et Sociales de l’Organisation des Nations Unies (UN-DESA),  la Direction Générale des Collectivités Territoriales du Ministère de l’Intérieur du Maroc,  le Conseil de la Région de Marrakech-Safi, l’Université Cadi Ayyad de Marrakech, l’Association des Régions du Maroc (ARM), l’Association Marocaine des Présidents des Conseils des Préfectures et des Provinces (AMPCPP) et l’Association Marocaine des Présidents des Conseils Communaux (AMPCC) ; avec la collaboration de l’Agence ADEME de France, l’Association des villes et régions métropolitaines Metropolis, l’ICESCO et l’Alliance pour les Villes Intelligentes, IEEE.

Ce Forum a été suivi sur la plateforme Zoom et sur la page Facebook de CGLU-Afrique pour les participant(e)s qui n’ont pas pu faire le voyage du fait des restrictions de déplacements dus à la pandémie du COVID-19.

Au cours de 6 jours de travaux, le Forum a enregistré quelque 5.665 participants (en présentiel ou en virtuel) provenant de 67 pays, dont 46 pays africains.

Le Forum a eu pour thème : « La transformation Digitale et Intelligente de l’Afrique Locale : le Temps d’agir c’est maintenant !!! ».

Le Forum a été ouvert par des allocutions de : Mme Marie Christine Mba Ndutume, Présidente de CGLU Afrique, Maire de Libreville, Mme Zoubida Rouijel, Vice-Présidente du Conseil de la Région de Marrakech-Safi, Moulay Lhassan Hbid, Président de l’Université Cadi Ayyad de Marrakech, Mr. Saad Benmbarek, Président de l’Association Marocaine des Présidents des Conseils Préfectoraux et Provinciaux (AMPCPP), Mr. Mohamed Boudra, Président de l’Association Marocaine des Présidents des Conseils Communaux (AMPCC) et Président Honoraire de CGLU, ainsi que Dr. John Mary Kauzya, Représentant de la Direction des Institutions Publiques et de la Gouvernance Numérique (DPIDG) au Département des Affaires Economiques et Sociales de l’ONU (UN-DESA), suivies de messages de solidarité, d’amitié et de soutien de nombreux partenaires.

Plus de 100 expériences et initiatives portant sur le Digital et les Villes Intelligentes (Smart Cities) en Afrique et à travers le monde ont été présentées au cours des 5 sessions en séance plénière et des 14 Ateliers organisés lors du Forum.

Une multitude d’autres Partenaires de CGLU Afrique ont soutenu cette activité, notamment par l’organisation d’Ateliers et de Webinaires, la mobilisation d’intervenant(e)s et de participant(e)s ou le partage et la dissémination de Modules de formation sur le Digital et le e-learning.

Les Organisateurs ont souligné l’exigence et l’urgence de la transformation digitale et la place à donner aux Collectivités Territoriales dans l’atteinte de cette vision.

Face au constat selon lequel la transformation digitale est inévitable, les participant(e)s ont été invité(e)s à réfléchir durant les travaux sur comment poser les jalons d’une vision et trajectoire pour une transformation ou une transition numérique qui soit au service des populations, des citoyens, des territoires et de politiques bien définies.

Quatre (4) messages clés sont à retenir du FAMI 5 :

  1. Il y a plus de 3 milliards de personnes dans le monde qui ne sont pas connectées à l’Internet, et la majorité se trouve en Afrique où il y a un énorme besoin en infrastructures de connectivité sans lesquelles l’entrée de l’Afrique dans l’ère du numérique risque d’être singulièrement retardée. Sans compter la condition sine qua non de l’accès à l’énergie.
  2. Les infrastructures ne suffisent pas. La transformation digitale a besoin de talents sans lesquels elle ne se fera pas. L’on évalue le besoin de tels talents en Afrique à près de 500.000 dans les 3 années à venir. Il s’agit d’un immense défi pour les villes et territoires d’Afrique et d’une grande opportunité pour l’emploi des jeunes, à condition de trouver les bonnes méthodes et les bons outils, et de mettre en place les cadres adéquats pour favoriser le financement des initiatives dans ce domaine.
  3. Le digital doit être abordé comme un outil au service d’une politique. Cette politique doit être soucieuse d’inclusivité, de durabilité, d’éthique et d’humanité pour être véritablement au service des populations.
  4. Le digital doit tout particulièrement être utilisé pour améliorer : la connaissance du fonctionnement et la planification et la gestion des villes et territoires grâce à la collecte des données localisées, les services aux populations, la démocratie locale et la participation citoyenne à la gestion des affaires publiques grâce à la mise en place de plateformes   e-governance, la collecte des ressources propres, grâce à un meilleur recensement des bases fiscales, la promotion de l’économie locale, de la création des activités économiques et des emplois, notamment pour les femmes et les jeunes, entre autres.

Les échanges menés au cours des travaux ont abouti aux recommandations ci-après :

  • Définir une feuille de route pour la mise en œuvre des stratégies de transformation digitale des collectivités territoriales d’Afrique tenant compte de leur contexte spécifique, de l’état de leurs infrastructures, des moyens dont elles disposent, de leur vision, et des priorités de leurs politiques, etc… ;
  • Recenser, maîtriser et adapter les standards d’excellence/indicateurs/normes en matière de digital et les adapter au contexte propre de l’Afrique locale ;
  •  Identifier l’ensemble des acteurs et parties prenantes en collaborant avec les meilleurs qui disposent de l’expertise, des connaissances et de la méthodologie ;
  • Elaborer des stratégies digitales et des plans d’action locaux de mise en œuvre de ces stratégies assortis de budgets et de calendriers ;
  • Mener des expériences pilotes de conduite de stratégies de transformation digitale dans les villes et collectivités territoriales volontaires ;
  •  Monter des programmes de sensibilisation, de formation et de renforcement des capacités des élus locaux et des managers territoriaux des villes et territoires d’Afrique ;
  • Demander au Secrétariat de CGLU Afrique de travailler au développement d’un programme d’action pour l’accompagnement de la transformation digitale des villes et collectivités locales d’Afrique à soumettre à l’approbation des instances de CGLU Afrique au cours de leurs réunions lors de la 9ème  édition du Sommet Africités à Kisumu du 17 au 21 mai 2022, et à la mise en place d’un Réseau Africain de villes et territoires intelligents (African Smart Cities) réunissant les villes et territoires d’Afrique engagés dans la transformation digitale.

En marge des travaux du FAMI 5 proprement dits, 4 rencontres ont été organisées :

  1. La rencontre des Secrétaires Permanents/Directeurs Exécutifs des Associations Nationales des Collectivités Territoriales d’Afrique, modérée par Morris Mbolela (Zambie), Secrétaire Général Adjoint de CGLU Afrique, qui s’est traduite par la création du Réseau Africain des Secrétaires généraux des collectivités territoriales dont la réunion constitutive se tiendra à l’occasion du Sommet Africités à Kisumu. À cet effet, une équipe provisoire a été désignée pour préparer ces assises ;
  2. La réunion des Directeurs/Responsables des Relations Internationales des collectivités territoriales et de la Coopération Décentralisée, modérée par Charles Patsika (Zimbabwe), Conseiller au Cabinet du Secrétaire Général de CGLU Afrique, chargé de la coopération décentralisée ;
  3. La réunion du Réseau des Directeurs des Ressources Humaines des Collectivités Territoriales (HR-Net) modérée par Mme Albertina Tivane (Mozambique), Présidente du Réseau HR-Net ;
  4. La 6ème réunion du Conseil Académique de ALGA de CGLU Afrique, modérée par le Dr Najat Zarrouk (Maroc), Directrice du Développement et de l’Académie Africaine des Collectivités Territoriales (ALGA) au sein de CGLU Afrique

Les participant(e)s ont enfin eu l’opportunité de découvrir un pan du Patrimoine Culturel de la Région à travers 4 excursions culturelles à Marrakech et à Essaouira.

  • Au Siège du Conseil de la Préfecture de Marrakech où les participant(e)s ont été accueilli(e)s par Mme Jamila Afif, Présidente du Conseil Préfectoral ;
  • Au Musée de l’Eau MOHAMMED VI des Habous où les participant(e)s ont été reçu(e)s par Dr Almandour Abdelnnebi, Directeur de ce Musée ;
  • Une visite des monuments de la Ville de Marrakech, organisée par le Conseil de la Région Marrakech-Safi;
  • Une visite à la Ville d’Essaouira, organisée par Mr le Gouverneur de la Province d’Essaouira et Monsieur le Président du Conseil Provincial d’Essaouira.

A la fin des travaux du FAMI5_2021, un Message de Gratitude et de Remerciements a été adressé par les participant(e)s à la  Haute Attention de Sa Majesté le Roi Mohammed VI du Royaume du Maroc -Que Dieu l’Assiste ; Message lu au nom des participant(e)s par  Mr Mohammed Rhazi, Président du Conseil Préfectoral de Mohammedia.

Rendez-vous a été pris pour la 6ème édition du FAMI dans un an dans une autre Région du Royaume du Maroc.

Le rapport final du forum est disponible ici.

 

À propos de CGLU Afrique

Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) est l’Organisation panafricaine composée de 54 Associations Nationales et Régionales des Collectivités Territoriales des cinq (5) Régions d’Afrique (Centre, Est, Nord, Australe et Ouest). Le Siège de l’Organisation est situé au 22, Rue Essaadyine, Arrondissement de Hassan, Rabat, Royaume du Maroc, Code Postal 10020, où CGLU Afrique bénéficie d’un Statut Diplomatique en tant qu’Organisation Internationale Panafricaine. CGLU Afrique est aussi la Section Régionale de l’Organisation Mondiale des Gouvernements Locaux (CGLU) pour l’Afrique.

Pour de plus amples informations, veuillez contacter :

Gaëlle Yomi : Tel: + 212 610 56 71 45

e-mail : gyomi@uclga.org

Site Internet de CGLU Afrique : www.uclga.org

Site de ALGA de CGLU Afrique : www.cglua-alga.org

Rencontres virtuelles du réseau YELO Région Afrique du Nord & Afrique Centrale

Suite à la tenue des caucus régionaux de CGLU Afrique pour les régions Afrique Centrale et Afrique du Nord respectivement à Libreville, Gabon, les 25 et 26 octobre 2021 et à Luxor, Égypte, les 1er et 2 novembre 2021, et dans l’optique de la mobilisation des jeunes élus locaux en vue du Sommet Africités prévu à Kisumu au Kenya  du 17 au 21 Mai 2022, le Secrétariat Général de CGLU Afrique a organisé 2 rencontres virtuelles des jeunes élus du réseau YELO.

Ces rencontres tenues le 22 novembre 2021 (Afrique du Nord) et le 15 décembre 2021 (Afrique centrale) avaient pour objectif d’aborder dans chacune des régions, les questions relatives à la mise en place des chapitres nationaux du YELO, et aussi certains aspects de la gouvernance territoriale, parmi lesquels, les défis rencontrés par les jeunes en général et par les jeunes élus.es en particulier.

En Afrique du Nord comme en Afrique Centrale, les jeunes semblent avoir une position de choix dans les constitutions. Au Gabon, au Cameroun, en Tunisie comme en Mauritanie, les jeunes sont des acteurs politiques dès l’atteinte de leur majorité qui est fréquemment fixé à 18 ans. Par contre, leur sélection pour accéder au monde politique ainsi qu’aux postes de responsabilité au sein des instances politiques dépendent des parties politiques.

Comme l’a souligné l’intervention de Mme Ibticem Aitalllah de la Municipalité de Sfax, en Tunisie, les jeunes élus occupent le plus souvent des responsabilités à la tête de commission de relative importance dans les conseils communaux. Cette réalité traduit un manque de confiance de la classe politique en la jeunesse d’où la nécessité d’un changement de paradigme. Les représentants de la Mauritanie, par la voix de Sidi Ahmed Mohamed El Hadrami, de la Commune de Teyaret, ont proposé une mise à niveau par la loi, afin de contraindre les partis politiques à mettre en avant de jeunes candidats sur les listes électorales.

Les jeunes élus locaux d’Afrique Centrale, notamment ceux du Gabon et du Cameroun, ont appelé à démystifier la politique, de manière à la rendre plus accessible aux citoyens ordinaires. Au cours de ces rencontres, les jeunes ont plusieurs fois insistés sur les conditions financières de leur participation aux échéances électorales qui restent, dans de nombreux pays Africain, trop élevé pour permettre une participation optimale des jeunes en politique.

Sur la question de la mise en place des chapitres nationaux du YELO dans chaque région, le Gabon à travers les représentants de Libreville et Port-Gentil, et les représentants de Nouakchott se sont engagés à entamer le processus de mise en œuvre du réseau. Ces chapitres nationaux permettront de structurer la contribution des jeunes en politique et dans le développement local. Ce réseau permettra de proposer des actions de formation et de sensibilisation au profit des jeunes, et permettra de construire avec les associations de jeunes élus un plaidoyer à l’attention des parties politiques.

Pour le sommet Africités, les jeunes élus d’Afrique du Nord ont proposé quelques thèmes de session, notamment :

  • La gestion des déchets
  • La digitalisation des services municipaux (créatrice emplois pour les jeunes)
  • Le travail de proximité au niveau des quartiers et de nouveaux programmes de logements,
  • L’entrepreneuriat des jeunes
  • La création d’espaces dédiés aux jeunes (espaces culturels, sportifs, etc.)

 

Journée Internationale des Migrants 2021: Message du Secrétaire Général de CGLU Afrique

Le 18 décembre de chaque année, les Nations Unies célèbrent la journée internationale des migrants.

Comme chaque année depuis 4 ans, CGLU Afrique saisit cette occasion pour rappeler au monde l’attachement des autorités territoriales d’Afrique au respect des droits de ces millions de personnes qui ont quitté leur ville, leur pays, leur continent, par choix ou par contrainte, dans l’espoir de trouver de meilleures opportunités et conditions de vie.

Les deux dernières années ont été particulièrement éprouvantes pour les personnes migrantes : la pandémie de COVID-19 a d’autant exposé la plupart de ces personnes à des risques sanitaires que les mesures par les autorités publiques des différents pays ont rarement concerné les personnes migrantes. Les difficultés économiques et sociales liées à la pandémie ont rendu la vie des populations migrantes encore plus difficile, avec une montée de sentiments xénophobes et de rejet des migrants dans la plupart des pays d’accueil, et notamment des pays développés.

À l’occasion de la Journée Internationale des Migrants, CGLU Afrique réitère son appel aux collectivités territoriales africaines à adhérer à la Charte des collectivités territoriales d’Afrique sur la migration  et à adhérer au réseau africain des villes pour la migration.

CGLU Afrique appelle les autorités locales des villes et territoires d’Afrique à faire un plaidoyer auprès des gouvernements nationaux en vue de l’élargissement des compétences et des moyens des collectivités territoriales dans la gestion de la migration.

CGLU Afrique exhorte les gouvernements nationaux à œuvrer à la concrétisation des dispositions du Pacte mondial pour les migrations sûres, ordonnées et régulières, et faire des migrants des citoyens à part entière.

CGLU Afrique demande aux autorités territoriales d’être exemplaires dans le domaine de l’accueil des migrants et de la protection de leurs droits, ainsi que de mettre en place des mécanismes favorisant l’intégration des migrants au sein des sociétés et communautés d’accueil.

CGLU Afrique souhaite ardemment que la journée du 18 décembre soit mise à profit partout pour célébrer la contribution indéniable des migrants à la diversité culturelle des territoires, à la diffusion des connaissances et des savoir-faire, et à la promotion de la convivialité entre groupes humains, condition sine qua non en faveur de l’émergence d’un monde de paix et de concorde.

Le Secrétaire Général,
Jean Pierre ELONG MBASSI

Réunions des instances de CGLU Afrique -Comité Exécutif et Conseil Panafricain: Préparation de l’AG élective et défis climatiques au cœur des échanges

Le lundi 13 décembre 2021 a eu lieu à Rabat la 26eme session du Comité Exécutif de CGLU Afrique, suivi l’après-midi de la session annuelle du Conseil Panafricain.

Les deux rencontres ont été présidées par Mme Christine Mba Ndutume Mihindou, Présidente de CGLU Afrique et Maire de Libreville, Gabon.

L’ouverture du Comité Exécutif a été ponctuée par les allocutions de Mme Asmaa Rhlalou, maire de Rabat, de son Excellence Mahmoud Shaarawy, Ministre du Développement Local d’Egypte, du Général Khaled Abdel Al AaL, Gouverneur du Caire et de Mme Christine Mba Ndutume Mihindou, Présidente de CGLU Afrique.

« En ma qualité de première femme élue maire de la capitale marocaine, j’aurais aimé que cette rencontre soit en présentiel afin que vous puissiez découvrir les réalisations et les projets que Sa Majesté Mohammed VI a lancé à travers le projet Rabat ville lumière, capitale culturelle du Maroc.  J’espère que cette réunion même à distance sera également une occasion pour un échange d’expertise et une mise en œuvre efficiente de la coopération décentralisée que notre organisation CGLU Afrique cherche à instaurer » a déclaré Mme Asmaa Rhlalou.

Le ministre du Développement Local d’Egypte s’est réjoui de l’opérationnalisation du bureau régional Afrique du Nord de CGLU Afrique. « En Egypte nous avions eu l’honneur d’accueillir la 25e session du comité Exécutif en juin dernier en présentiel. Nous avons pu être reçu par le premier ministre d’Egypte et inaugurer le bureau régional Afrique du Nord de CGLU Afrique au Caire. Ce Bureau régional est désormais opérationnel. Il a noue des contacts avec les gouvernements locaux de la région et avec les partenaires internationaux afin de venir en appui à la stratégie de l’organisation face à tous les défis auxquels sont confrontées nos villes africaines en terme de développement économique, urbanistique et leur prolongement social et sanitaire en terme de mise à niveau des infrastructures de nos villes africaines.  Tous ces défis qui relèvent pour la plupart du niveau local sont exacerbés par la crise climatique et sanitaire », a affirmé Son Excellence Mahmoud Shaarawy, Ministre du Développement Local d’Egypte.

Le gouverneur du Caire, le Général Khaled Abdel Al AaL a réaffirme son soutien total à l’organisation du prochain sommet Africités 9 prévu à Kisumu au Kenya du 17 au 21 mai 2022. “Nous nous mobilisons en vue d’une participation massive des villes d’Afrique du Nord à ce grand rendez-vous. Nous vous promettons que notre organisation CGLU Afrique aura aussi une forte présence à la COP 27 que l’Egypte va accueillir en 2022 dans la ville de Charm-el-Cheikh. En vue de la préparation de la COP 27, nous comptons sur une forte implication du bureau régional CGLU Afrique pour l’Afrique du Nord (NARO). Nous déploierons tous les efforts et nous offrirons toutes les opportunités pour permettre à ce bureau NARO d’accomplir son travail et être une plateforme africaine pour la réalisation des objectifs et des ambitions de notre organisation, et promouvoir la mise en place d’accords de partenariats entre nos collectivités», a renchéri le Gouverneur du Caire.

En conclusion des allocutions, la présidente de de CGLU Afrique, Mme Christine Mba Ndutume Mihindou, a tenu à témoigner sa reconnaissance à ses pairs. « Je vous remercie de m’avoir adoubé comme présidente de CGLU Afrique. Je renouvelle mon engagement à servir l’organisation et à mobiliser toutes les énergies pour que nous puissions ensemble relever les défis des collectivités territoriales africaines. Je profite de cette occasion pour renouveler mes remerciements à l’endroit de sa majesté le Roi Mohammed VI pour le soutien constant qu’il a toujours apporté à notre organisation », avant d’exhorter les élus à se mobiliser pour les rendez-vous majeurs de 2022.

« Chers collègues, je compte sur votre soutien pour accomplir la tâche exaltante qu’est la présidence de notre organisation continentale des collectivités territoriales, au moment où elle doit s’assurer que les collectivités territoriales d’Afrique prennent toute leur place dans les évènements marquant de l’année 2022, à savoir : la célébration de Rabat Capitale Africaine de la Culture dont le lancement devrait se faire le 24 janvier 2022 ; la Table-Ronde des maires africains  sur leur participation à la gouvernance de l’eau, dans le cadre du 9e Forum Mondial de l’Eau prévu du 22 au 26   mars 2022  à Dakar ; la 9e édition du Sommet Africités organisé du 17 au 21 mai 2022 à Kisumu, Kenya, au cours de laquelle aura lieu l’assemblée générale élective de CGLU Afrique destinée à élire les membres devant servir dans les instances de notre organisation ; le 7ème Congrès Mondial de CGLU qui va se tenir du 10 au 14 novembre 2022 à Daegu en Corée du Sud ; la COP27 prévue en Egypte en novembre 2022. Nous devons assurer une présence physique du plus grand nombre de nos membres à ces différents évènements et je compte sur vous pour les mobiliser dans les différentes régions du continent. Je souhaite par ailleurs informer les membres du comité exécutif que le processus de mise en route et de signature de l’accord de siège du bureau régional CGLU Afrique pour l’Afrique Centrale est en cours conformément aux instructions du Président de la République Son Excellence M. Ali Bongo Ondimba ».

Travaux

Le Comité Exécutif a approuvé le rapport d’activités du secrétariat général pour la période de juin à novembre 2021 et adopté le budget et le plan de travail 2022 de CGLU Afrique.  Le comité exécutif a également adopté un nouveau barème des cotisations des membres. Il a demandé que lesdites cotisations des membres soient considérées comme une dépense obligatoire votée dans les budgets des collectivités territoriales et les associations nationales. Le comité exécutif a également résolu qu’un Protocole d’Entente soit établi et signé entre chaque association nationale de collectivités territoriales et le secrétariat général de CGLU Afrique pour délimiter clairement les droits et devoirs de chaque partie. Ces protocoles d’ententes doivent avoir été signés avant la tenue de l’assemblée générale de CGLU Afrique le 20 mai 2022 à Kisumu, Kenya.

Les membres du comité exécutif et du conseil panafricain ont reçu le rapport des activités mises en œuvre par le secrétariat au cours de l’année 2021.

Ont été particulièrement mis en exergue : l’organisation des caucus régionaux d’Afrique centrale et d’Afrique du Nord préparatoires à l’assemblée générale élective du 20 mai 2022 à Kisumu, les autres caucus d’Afrique de l’Est, d’Afrique de l’Ouest, et d’Afrique Australe devant se tenir au premier trimestre 2022, avant la fin du mois de février 2022 ; le renouvellement du partenariat stratégique avec la Commission européenne ; la participation réussie de la délégation de CGLU Afrique conduite par la Présidente à la COP 26 à Glasgow marquée par la signature d’un accord de partenariat avec le Global Centre for Adaptation (GCA) ;  les rencontres de travail avec le Ministre des Eaux et Forêts de Côte d’Ivoire ; le Ministre de l’Environnement du Gabon ; le Ministre de l’Environnement d’Egypte ; le Ministre de l’Environnement du Togo ; le Secrétaire Général du Ministère de l’Environnement du Maroc ; le Président de la Banque Africaine de Développement ; le Directeur Général de l’Agence Internationale pour les Energies Renouvelables (IRENA) ; le Directeur Afrique du Fonds Vert Climat ; la Délégation des États-Unis d’Amérique ; le Secrétariat de la Convention-Cadre des Nations Unies pour les Changements Climatiques (CCNUCC) ; et l’organisation, l’animation et la participation à de nombreux événements spéciaux (side events).  La période a été aussi marquée par la signature de nombreuses conventions avec la Direction des institutions publiques et de la gouvernance digitale (DIPGD, UNDESA) ; le Fonds Vert Climat ; l’Institut international de Gouvernance (IIG, Maroc) ; 01 Talent, et le programme «Equal Partnerships – African Intermediary/Secondary Cities as Actors and Partners in Urban Migration Governance».

Autre faits remarquables de la période : le lancement à Abidjan le 30 novembre 2021, à l’initiative de Mme Macoura Dao Coulibaly, Présidente du Réseau des femmes Elues Locales d’Afrique (REFELA) et dans le cadre de la campagne des villes africaines sans enfants de rue, de la campagne des villes ivoiriennes sans enfants vivant dans la rue, en présence de la Première Dame de Côte d’Ivoire, Madame Dominique Ouattara ; ainsi que l’inauguration dans le cadre de la campagne Dakar sans enfants vivant dans la rue, de la “Maison de l’Enfance”, à l’initiative de Mme Soham El Wardini, Maire de Dakar, Vice-Présidente Afrique de l’Ouest de CGLU Afrique ; la préparation de la célébration de Rabat capitale africaine de la culture.

Le comité exécutif et le conseil panafricain ont par ailleurs adopté le plan de travail et le budget 2022 CGLU Afrique.

Rendez-vous a été donné aux membres de CGLU Afrique aux événements suivants auxquels ils sont invités à participer massivement :

  • Lancement de la célébration de Rabat Capitale Africaine de la Culture le 24 janvier 2022, Journée Mondiale de la Culture Africaine et Afro-descendante de l’UNESCO ;
  • Forum Union Africaine (UA) – Union Européenne (UE) des Leaders et Élus des Collectivités Territoriales qui a lieu le 15 février 2022 à Bruxelles, Belgique, dans le cadre du Sommet UA-UE des Chefs d’Etat et de Gouvernement ;
  • Table Ronde des Maires au Forum Mondial de l’Eau qui se tient à Dakar, Sénégal, du 22 au 26 mars 2022 ;
  • Sommet Africités prévu du 17 au 21 mai 2022 à Kisumu, Kenya, au cours duquel sont prévues le 20 mai 2022, l’assemblée générale de CGLU Afrique devant renouveler les membres des instances de l’organisation ; ainsi que l’annonce de la prochaine Capitale Africaine de la Culture qui sera célébrée en 2023 et 2024 (Kinshasa et Kigali ont d’ores et déjà fait acte de candidature) ;
  • Congrès Mondial de CGLU qui aura lieu à Deajeon, Corée du Sud, au cours duquel seront élus les membres des instances de CGLU ;
  • Forum des Maires et Autorités Territoriales prévu dans le cadre de la 27eme Conférence des Parties à la Convention Cadre des Nations Unies pour les Changements Climatiques qui aura lieu à Charm-Al-Cheikh, Egypte, en novembre 2022. (COP 27).

 

Pour de plus amples informations veuillez contacter :

Gaëlle Yomi : Tél : + 212 610 56 71 45

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