Signature d’une convention-cadre de Partenariat entre CGLU Afrique et l’Université de Lomé

Le 29 avril 2021 à l’Université de Lomé (UL) au Togo, le Professeur Dodzi Komla Kokoroko, président de l’UL et M. Jean Pierre Elong Mbassi, Secrétaire Général de CGLU Afrique ont procédé à la signature d’une convention-cadre de partenariat et de coopération entre CGLU Afrique et l’Université de Lomé. La convention sera mise en œuvre par le biais Centre d’excellence régional ville durable en Afrique (CERVIDA).

Dans son allocution, le Secrétaire Général de CGLU Afrique a expliqué que sans ressources humaines de qualité il n’y a point de développement durable. Le partenariat de CGLU Afrique avec l’Université de Lomé est signe de la reconnaissance de l’excellence des ressources humaines de cette université et explique pourquoi la faîtière continentale souhaite collaborer avec l’Université de Lomé pour accompagner les collectivités territoriales dans leur développement et l’exercice de leur mandat. La complexité des villes africaines appelle un regard nouveau et davantage porté par les acteurs desdites villes, notamment les jeunes ; ainsi qu’un effort d’innovations afin de proposer des paquets technologiques et les arrangements institutionnels et financiers adaptés au contexte des collectivités d’Afrique caractérisé par la croissance urbaine rapide et la modicité des moyens financiers et humains des collectivités publiques locales. Le défi est donc de taille. Mais il peut et doit être relevé. Et l’accord-cadre signé entre CGLU Afrique et l’Université de Lomé devrait contribuer à relever ce défi.

Dans son allocution conclusive à la cérémonie, le Président de l’Université a expliqué que la signature de la convention-cadre est à mettre en relation avec le Centre d’Excellence sur les Villes Durables de l’Université de Lomé. Il a insisté sur trois points d’accroche pour construire un partenariat agissant entre CGLU Afrique et l’Université de Lomé :

  1. Travailler au positionnement juridique des faitières des collectivités telles que le Faîtière des collectivités du Togo pour les reconnaître comme entité publique régie par le droit public ;
  2. Mobiliser les universitaires compétents et les jeunes étudiants en fin de cycle pour accompagner les collectivités territoriales dans l’exercice de leur mandat ;
  3. Promouvoir le renforcement des capacités des acteurs de la ville, et des espaces de collaboration entre ces derniers et les universitaires afin qu’ils se frottent aux réalités vécues concrètement au niveau de la gestion des territoires.

 

Rohey Malick Lowe : Un dynamisme inspirant






Arrivée à la tête de mairie de la ville de Banjul (La Gambie) en mai 2018, Rohey Malick Lowe s’implique de manière intense dans les actions en faveur du développement de sa collectivité territoriale. Elle a notamment fait de la question du genre son principal champ de bataille.

Ainsi, un an après le début de son mandat, elle regroupe les femmes élues locales du pays et ensemble mettent sur pied les 5 et 6 octobre 2019, le chapitre pays du Réseau des Femmes Elues Locales d’Afrique (REFELA- La Gambie). Ses consœurs ont légitimement fait le choix de la porter à la tête dudit réseau.

Forte de son parcours d’entrepreneur à succès dans le secteur du tourisme, Mme Lowe se fait un devoir d’associer les partenaires au développement aux différentes actions du réseau. Le lancement du REFELA – La Gambie s’est fait avec l’appui du PNUD, et dans le cadre des actions entreprises pour la lutte contre le coronavirus, le REFELA Gambie a reçu le soutien du Bureau des Nations Unies pour la coopération Sud-Sud (UNOSSC) qui lui a fait don de deux cent mille (200 000) masques, le 21 avril 2021.

Mme Lowe et ses collègues du réseau REFELA-La Gambie ont parfaitement épousé les trois campagnes portées par le réseau continental REFELA pour la période 2019 -2021, à savoir : la Campagne des Villes Africaines sans Enfants en Situation de Rue, la Campagne des Villes Africaines à zéro tolérance face aux violences faites aux femmes, et la Campagne des villes africaines favorables à l’autonomisation économique des femmes ». La section REFELA – La Gambie a initié des actions de sensibilisation appuyées par deux vidéos en langue locale (Wolof) en faveur des 2 premières campagnes pour toucher les populations à la base. (Voir la vidéo du REFELA – La Gambie sur la Campagne pour des villes africaines sans enfants en situation de rue, Voir la vidéo du REFELA – La Gambie sur La Campagne des Villes africaines à zéro tolérance face aux violences faites aux femmes et aux filles, Voir la vidéo de Mme Rohey Malick Lowe qui appelle les femmes à prendre leur place dans la gouvernance locale).

Première femme élue maire de la capitale de Gambie, Banjul, Rohey Malick Lowe est également active à l’échelle internationale et porte la voix des élus du continent sur les thématiques clés comme le climat, la résilience, l’urbanisation, et la mobilité. En octobre 2020, elle a notamment été élue présidente du Forum pour la durabilité des capitales africaines (ACCSF). Elle occupera ce poste pour les trois prochaines années. Avec son équipe municipale, différents projets ont été initiés parmi lesquels la construction du Centre d’excellence pour la jeunesse de Banjul (2019), et « Verdir le centre-ville de Banjul » (2020). Ce projet

consiste à planter des arbres pour embellir le paysage urbain, atténuer les effets néfastes du changement climatique, et prévenir l’érosion côtière et la désertification.

Solidaire de la cause des femmes à différents niveaux, Mme Lowe a apporté son soutien le 10 avril dernier au projet de loi d’amendement de la Constitution de 2021, qui propose de réserver 16 sièges aux femmes à l’Assemblée nationale de La Gambie. Le projet de loi a été validé par la plateforme de la société civile pour l’égalité de genres et d’autres parties prenantes. L’édile locale était de la partie. Le projet de loi proposé vise à faire passer le nombre total de député de l’assemblée nationale de 58 à 71 et à réserver 16 sièges aux femmes. Cela signifie qu’au moins 22% du Parlement de la Gambie sera composé de femmes. Si la proposition de loi est adoptée dans sa forme actuelle, elle prévoit ;

53 députés élus, sans changement par rapport à la législation actuelle,

14 sièges supplémentaires réservés aux femmes, deux élus dans chaque zone administrative,

Deux membres supplémentaires élus par l’association des personnes handicapées, dont une femme.

Deux membres nommés par le président, dont au moins un doit être une femme.

Le nombre de membres nommés par le président passera ainsi de cinq à deux.

Bio express

Fille de l’ancien maire de Banjul, Alhagie Malick Lowe (1981-1983), Rohey Malick Lowe a commencé sa carrière comme réceptionniste d’hôtel avant de se lancer dans les affaires puis d’étudier les relations internationales en Suède. Elle a également eu l’occasion de siéger au comité de protection de l’enfance de la municipalité de Nyköping, chargé de superviser les écoles. Elle parle anglais, suédois, mandingue et wolof.

Pour ne manquer aucune des actions menées par la ville de Banjul, suivez la Maire Rohey Malick Lowe sur Twitter et Facebook :



Sources :

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Renforcement des capacités de plus de 50 acteurs des collectivités territoriales en Economie Sociale et Solidaire (ESS)

Du 19 au 22 avril 2021, le GSEF (Forum Mondial de l’Economie Sociale) en partenariat avec CGLU Afrique par le biais de son Académie Africaine des Collectivités Territoriales (ALGA), ont organisés une formation de renforcement des capacités en Economie Sociale et Solidaire (ESS) à destination des élus locaux et organisations francophones.

La formation s’est déroulée en ligne sous le thème : « Une stratégie globale de co-construction des politiques publiques d’ESS pour une relance durable post COVID et un développement inclusif et durable des territoires ». Elle a permis d’outiller plus de 50 personnes issues de 15 Pays de 3 continents (Afrique, Europe et Asie). Ce fut 4 jours d’apprentissages et d’échanges enrichissants, de partage d’expériences et d’outils, de discussions passionnées, et de liens créés pour le développement de l’ESS dans les villes et territoires.

C’est en tout 4 ateliers, 4 Masters Classes, 2 séances d’échanges entre pairs et 3 visites de sites virtuels dont ont bénéficier les participants. Les participants ont apprécié la formation et sollicite le renouvellement de ce type de programme.

Pour M. Aboubakari SYLLA de la mairie d’Abobo, « Cette initiative a permis de nous frotter aux autres collectivités territoriales et aux autres acteurs que nous n’avions pas l’habitude de voir. En terme de coopération décentralisée ça nous ouvre des perspectives. Il est question pour nous de mettre en relation le coaching territorial et l’économie sociale et solidaire, parce que les réalités territoriales sont que les populations surtout en Afrique ont du mal à travailler en synergie avec les collectivités.  Dans la commune d’Abobo le coaching territorial nous a permis de rapprocher les populations ».

L’option d’établir une synergie avec le coaching territorial est également relevé par Madame Aminata Diop Samb, Directrice Générale du Fonds de Développement et de Solidarité Municipal (FODEM) de la ville de Dakar. « La formation nous a permis d’avoir une idée de tout ce qui tourne autour de l’écosystème de l’économie sociale et solidaire. Comme autre bonne pratique l’expérience du coaching territorial est a valoriser et serait bénéfique à associer dans le développement de l’ESS. La formation des entrepreneurs sociaux est aussi un levier à développer ».

La Secrétaire générale du GSEF, Mme Laurence Kwark et son homologue de CGLU Afrique, M. Jean Pierre Elong Mbassi ont pris l’engagement de mettre tout en œuvre pour offrir ce type de formation de manière régulière aux collectivités territoriales et leurs acteurs.

Dans son message de clôture Mme Kwark a lancé une invitation en direction du prochain forum mondial de l’ESS. « Nous avons été heureux d’organiser cette formation et vous remercions pour votre implication. Cette année le GSEF organise la 5e édition du Forum mondial de l’économie sociale et solidaire du 4 au 8 octobre 2021 à Mexico (Mexique) sous le thème : ‘Gouvernements locaux et économie sociale : co-création de voies pour une économie verte et inclusive’ ».

De son côté M. Elong Mbassi a souligné l’importance de l’ESS pour le continent africain. « Pour nous l’ESS est la réalité de l’économie africaine. Pratiquement 80% des acteurs de l’économie africaine travaille dans l’économie sociale et solidaire.  On reproche souvent à cette ESS d’être trop ensachée dans la société, mais cet ensachement est normal parce que lorsque vous supprimez cette ensachement-là vous vous éloigner de la société et vous considérez que cette économie est à part de la société.  L’ESS montre qu’il ne faut absolument pas cette déconnection et c’est tout à l’honneur du GSEF et tous les membres de l’ESS de porter haut ce drapeau.  La deuxième raison pour laquelle l’ESS est important pour nous, c’est que l’ESS est probablement une des meilleurs étapes d’initiation des jeunes qui passent du monde de l’éducation au monde de l’économie. Evidement ils peuvent tomber dans ce qu’on appelle l’informel. Le secteur informel ne donne pas d’emploi décent et ne fonde pas un espoir. Tout le contraire de l’ESS ».

 

Capitalisation et partage d’expérience sur la Migration en période de COVID-19 à Rabat et Oujda





Le 12 avril 2021 s’est tenu le webinaire de clôture du projet « Vers une gouvernance migratoire partagée : promouvoir l’intégration des migrants dans les villes de Rabat et d’Oujda (Maroc) ».Démarrée en janvier 2021, la série de webinaires organisée par CGLU Afrique et l’OIM en partenariat avec les mairies de Rabat et Oujda a permis de mettre en lumière le rôle central que jouent les collectivités territoriales dans la gestion de la migration et les associations nationales de migrants en tant premier de cordée dans cette gestion. Une centaine de participants ont pris part à la rencontre de clôture du projet financé par la Mairie de Madrid (Espagne) et mis en œuvre par l’OIM Maroc et ses partenaires.

Les allocutions d’ouverture ont été prononcées par M. Ettayeb EL Masbahi, Vice-Président du Conseil Régional de l’Oriental, M. Omar Hjira, Maire d’Oujda, Mme Sabah Boucham, Maire adjointe de la Ville de Rabat, M. Ahmed Skim, Directeur de la Migration, Représentant le Ministère délégué auprès des affaires étrangères, de la coopération africaine, et des Marocains résidant à l’étranger, Mme Ana Fonseca, Cheffe de la mission de l’OIM Maroc, Mme María Jesús Guerra, représentante de la Cheffe de Mission de l’OIM Espagne, et M. Jean Pierre Elong Mbassi, Secrétaire Général de CGLU Afrique.

En plus du partage d’expérience des villes de Rabat et Oujda sur leurs actions envers les migrants en période de COVID, les villes de Dakar et Kaolack au Sénégal ont également présenté les actions qu’elles ont mis en œuvre.

A Rabat, un accent a été mis sur le soutien psychologique aux migrants, et en particulier pour les femmes enceintes. Un accompagnement a également été fait en matière d’accès aux services de base. Une sensibilisation a ciblé les petites et moyennes entreprises pour l’embauche du personnel migrant.

A Oujda, l’on note l’intervention de la police administrative qui veille au respect du confinement et des gestes barrières, et le renforcement des actions de la commune dans le domaine des espaces verts.

Pour la ville de Dakar, avec l’apparition de la pandémie, la riposte a été organisée pour unifier une série d’actions humanitaires et sociales envers les populations, y compris les migrants. La mairie a notamment ciblé les établissements scolaires, les marchés et les gares routières. La ville de Dakar a mis 150 000 Euros à la disposition de l’Etat, équipé des hôpitaux, et procédé à la réhabilitation d’un centre de santé.

Du côté de Kaolack, il était plus question de prendre en charge des foyers dont le chef de famille est un émigré et dans certains cas, les foyers qui enregistraient le retour au pays du chef de famille à cause de la pandémie.

Vers un réseau multi-acteurs pour une meilleure gestion des migrants au niveau local

La seconde partie de l’atelier a servi à la présentation de la Charte des Collectivités territoriales d’Afrique sur la Migration, de la cartographie des acteurs de la migration en Afrique élaborée par CGLU Afrique, et de la boite à outils de l’OIM élaborée dans le cadre du projet.

La Charte des collectivités territoriales d’Afrique sur la Migration a été adoptée à Marrakech en 2018 en marge de l’adoption du Pacte mondial pour des migrations sûres ordonnées et régulières qui a été mis en place lui aussi à Marrakech.

Dans le cadre du projet « Vers une gouvernance migratoire partagée », une cartographie des différents acteurs agissant sur le terrain a été élaborée par CGLU Afrique, qui a retenu la migration parmi les 7 principales thématiques d’intervention de son plan d’action 2021-2030. Ce document offre un référencement aux différentes parties prenantes dont les associations des migrants qui bénéficient désormais d’une vitrine pour construire les synergies d’actions. 32 fiches d’organisations figurent déjà sur la plateforme (lien). L’association Maroc Solidarité Médico-Sociale « MS.2 », qui a participé au webinaire via son président M. Tarik Oufkir, figure dans la base de données.

La Boite à Outils de l’OIM élaborée dans le cadre du projet comporte 7 points qui mettent en relief les efforts déployés au niveau mondial par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), dans le cadre de la riposte mondiale à la pandémie du COVID-19. La Boîte à outils comprend aussi des contributions de quelques d’autres acteurs internationaux dans le but de renforcer les capacités des acteurs territoriaux pour la planification et la mise en œuvre à l’échelle locale de cadres de référence cohérents de la migration.

Le programme piloté par CGLU Afrique et l’OIM a été apprécié par les associations de migrants impliquées dans le processus. En attestent les propos de M. Serge Aimé Guemou, Président de l’association Conseil des migrants subsahariens au Maroc : « L’échange d’expérience a permis de comprendre les lacunes que nous avions autrefois dans les échanges avec les partenaires. Nous avons été pleinement impliqués dans le processus et nous sommes satisfaits de notre position. Merci à l’OIM et à CGLU Afrique ».



Pour Mme Ana Fonseca, Cheffe de la mission de l’OIM Maroc, le programme a été un excellent outil pour « consolider et faciliter le partage d’expériences et réfléchir aux initiatives qui impliquent toute cette coopération internationale. Cela est indispensable pour gérer les questions migratoires. Je suis contente d’avoir eu les contributions des villes africaines sur le partage de leurs initiatives pratiques. Le projet a stimulé et consolidé des outils que l’on peut utiliser ».



Déclarations

Mme María Jesús Guerra, représentante de la Cheffe de Mission de l’OIM Espagne : « Les autorités locales sont les premiers acteurs de la migration. Le Pacte sur la migration exige une approche globale de la migration. C’est un grand privilège que de travailler sur ce projet sur le renforcement des capacités locales pour une gouvernance partagée ».


M. Jean Pierre Elong Mbassi, Secrétaire Général de CGLU Afrique : « Je suis particulièrement heureux de la tenue de cette rencontre de capitalisation et de partage des expériences sur l’implication des collectivités territoriales dans la gestion de la migration. Je tiens à souligner combien le terme gouvernance migratoire partagée est tout à fait approprié pour décrire l’expérience vécue autour de la gestion de la migration dans les villes d’Oujda et de Rabat. CGLU Afrique est intimement convaincue de l’importance d’associer les collectivités territoriales à la gestion de la migration et travaille à la ratification par les Etats de la Charte des collectivités territoriales d’Afrique sur la migration. Le premier contact des migrants sont les collectivités dans lesquelles ils s’établissent au cours de leur parcours de mobilité. Les premières autorités publiques auxquelles ils ont à faire face sont les autorités publiques locales. La plupart des associations qui interviennent en soutien aux migrants sont établies localement et bénéficient pour certaines d’entre elles des subventions de collectivités territoriales en appui à leurs activités. C’est donc tout à fait logiquement que les collectivités sont amenées par la force des choses à s’occuper de fait de la gestion de la migration. Il est sans doute nécessaire de faire évoluer cette intervention de facto vers une intervention de jure dans la perspective d’un partenariat entre les trois niveaux des collectivités territoriales du Maroc pour que la migration soit abordée suivant le principe de la gouvernance multiniveaux et de la subsidiarité active. L’expérience menée à Oujda et Rabat montre que la mise en place d’un bureau de la migration au sein de la commune est de nature à faciliter l’identification des migrants, qu’ils soient réguliers ou non, ce qui est particulièrement important en période de crise sanitaire, comme c’est le cas avec la pandémie du COVID-19, pour organiser la lutte contre la propagation et le soutien aux plus nécessiteux. En effet, tout maillon faible sur le front de la lutte affaiblit l’efficacité générale de la lutte. La mise en place d’une plateforme de partage des informations entre tous les intervenants permet une meilleure synergie entre eux et un meilleur ciblage des appuis afin d’éviter des doubles comptes et d’éviter d’oublier aussi certains migrants ».

L’intégralité du webinaire est disponible ici

Action internationale des collectivités territoriales et mécanismes d’animation de la coopération décentralisée : Séminaire d’échanges sur les pratiques inspirantes

 

Le mardi 06 avril 2021, CGLU Afrique en partenariat avec la région de l’Oriental, l’Agence de l’Orientale, Prima Terra et Echos Communication ont organisé un webinaire autour de la thématique de la coopération décentralisée.

Partant du constat selon lequel plusieurs collectivités territoriales cherchent à renforcer et augmenter leur présence sur la scène nationale, régionale et internationale, ainsi qu’à donner plus de cohérence aux actions menées par leurs différents services, le séminaire avait pour objectif de partager à travers les regards croisés des collectivités territoriales du Sud et du Nord des éléments susceptibles de contribuer à la durabilité de l’action internationale menée par les collectivités territoriales.

Trois panels de réflexion se sont tenus, à l’attention de la centaine de participants sur les thèmes suivants :

La coopération internationale, un levier pour le développement économique du territoire,

– Le rôle des Associations nationales des collectivités territoriales dans la mise en place des actions internationales,

– Les Agences de Développement au service de la coopération décentralisée au niveau des collectivités Territoriales.

La rencontre a aussi été marquée par la signature d’un Protocole d’Entente entre les Communes de Guisser du Royaume du Maroc et d’Obala du Cameroun.

Retrouvez l’intégralité des échanges ci-dessous :

L’ancienne maire de la capitale des Seychelles s’attaque au problème des enfants de la rue en Afrique

L’ancienne maire de Victoria, Jacqueline Moustache-Belle, a été nommée directrice du département Genre et Jeunesse (REFELA) de Cités et Gouvernements Locaux Unis Afrique. Le REFELA est le Réseau des Femmes Élues Locales d’Afrique créé en 2011 qui rassemble les femmes maires et élues locales du continent.  L’ancienne coprésidente de CGLU-Monde, qui était jusqu’à récemment chef du protocole présidentiel dans son île natale des Seychelles, commence son mandat le mois prochain.

Seychelles News Agency (SNA) s’est entretenue avec Mme Moustache-Belle à propos de sa nomination et de ses nouvelles responsabilités.

SNA : Tout d’abord, félicitations. Pouvez-vous nous expliquer en quoi consistera ce nouveau rôle ?

JMB : Je serai responsable de toutes les questions de genre et de jeunesse de CGLU Afrique sur le continent. En plus de mon rôle de directrice, j’aurai également une deuxième responsabilité qui est celle de secrétaire du REFELA, où je travaillerai directement avec le réseau pour coordonner toutes leurs activités sur le continent. Actuellement, CGLU Afrique a trois campagnes et en tant que directeur, ce sont les activités auxquelles je participerai.

La première est celle des villes africaines sans enfants vivant dans les rues, car nous pensons qu’aucun enfant, où que ce soit sur le continent, ne devrait être sans abri. La deuxième est celle des villes africaines à zéro tolérance face aux violences faites aux femmes. Le troisième est celle des villes africaines favorables à l’autonomisation économique des femmes. Ces trois objectifs sont d’égale importance, mais l’accent sera mis sur la campagne qui concerne les enfants des rues.

SNA : Ce sont trois campagnes ambitieuses. Qu’est-ce qui fait de vous la personne idéale pour ce poste ?

JMB : C’est un énorme défi, mais pas un défi impossible. Je ne vais pas le faire seule. Je travaillerai avec un groupe solide de femmes et vous savez qu’en tant que femme, notre instinct maternel est de protéger les enfants. Et dès que nous aurons mis en place le bon mécanisme et la bonne structure pour entreprendre cette campagne, je suis sûre que nous obtiendrons une réponse positive. Nous espérons que diverses organisations se manifesteront pour nous aider. Nous ne serons peut-être pas en mesure de les sortir tous de la rue, mais nous pourrons le faire pour la majorité d’entre eux. Il convient de noter que la marraine de cette campagne est la princesse Lalla Meryem du Maroc, qui défend les droits de l’enfant. Déjà avec l’implication de la famille royale marocaine, nous avons le soutien nécessaire pour faire de cette campagne un succès. Mon rôle est maintenant d’aller dans tous les pays africains et de parler à leurs gouvernements. Je leur exposerai notre plan et leur expliquerai pourquoi il est important de mener cette campagne, afin de les rallier à notre cause. Peut-être pourront-ils nous aider en nous fournissant des parcelles de terrain pour construire les maisons nécessaires aux enfants. Et bien sûr, il y a beaucoup de grandes entreprises et de riches particuliers sur le continent que nous espérons faire participer également. Une fois la construction terminée, nous nous concentrerons sur la formation de la main-d’œuvre – les employés de ces centres, les médecins, les psychologues, les psychiatres et tout le personnel qui gérera ces maisons et travaillera avec les enfants. Comme vous le savez, il existe de nombreuses raisons pour lesquelles ces enfants vivent dans la rue. Certains sont orphelins ou ont été maltraités par leurs parents, d’autres étaient membres de gangs ou enfants soldats. Nous avons donc besoin d’une équipe professionnelle forte pour travailler avec eux et leur donner une seconde chance.

 

SNA : Quel est le calendrier pour la mise en place de cette campagne ?

JMB : Il s’agira d’un projet continu, mais notre objectif initial est de sensibiliser au problème des enfants de la rue en Afrique dès que possible.

 

SNA : Vous venez d’un petit État insulaire et vous occupez un poste sur le continent. Comment avez-vous été choisi pour ce poste ?

JMB : Lorsque j’étais maire de Victoria, les Seychelles étaient représentées dans une ou deux associations internationales. Je me souviens qu’un de mes collaborateurs, Rassin Vannier, avait souligné l’importance d’assister à ces réunions et de veiller à ce que les Seychelles soient bien représentées, d’autant plus que mon prédécesseur était auparavant un membre exécutif et que nous devions assister aux réunions pour conserver notre position dans ces comités. Je me suis assuré d’être présente et j’ai fait entendre ma voix lors de ces réunions. J’ai ensuite été élu membre du comité exécutif de CGLU Afrique et j’ai travaillé aux côtés de maires de différentes régions du continent. Plus tard, les Seychelles se sont portées candidates au poste de président CGLU Afrique pour la région Afrique de l’Est. Nous avons fait beaucoup de lobbying et j’ai été élue vice-présidente pour l’Afrique de l’Est. Et par la suite, j’ai été la première femme maire à être élue coprésidente de CGLU-Monde aux côtés des villes de Guanzhou, Quito, Paris et le maire de Kazan en était le président. Le maire de Kazan en était le président. Cependant, en raison de l’agitation qui régnait dans son pays à l’époque, il ne pouvait pas assister à toutes les réunions et c’est donc moi qui le remplaçais la plupart du temps, ce qui m’a donné l’occasion de me mêler aux autres nationalités et de travailler avec elles. Et sans que je le sache, c’est au cours de ces sessions que j’étais observé et évalué.

SNA : Vous avez été évalué sur quoi exactement ?

JMB : Lorsque j’ai demandé quelles étaient les qualités recherchées, ils m’ont répondu les suivantes : intégrité, honnêteté, franchise et dignité. Dans les organisations où il y a beaucoup de lobbying, les gens peuvent être tentés de s’impliquer dans des pratiques de corruption. Cela n’a jamais été le cas pour moi. Je ne suis pas discriminatoire et je suis impartial. Je suis heureuse que le panel ait remarqué ces qualités chez moi, et j’ai été jugé et nommé sur cette base. En outre, il existe un certain niveau à partir duquel il n’est pas nécessaire de postuler pour le poste. C’est le poste qui vient vous chercher.

 

SNA : Vous allez prendre votre poste au début du mois prochain. Comment vous sentez-vous ?

JMB : Je suis prête à relever ce nouveau défi, mais je suis consciente qu’il s’agit d’une grande responsabilité. Je suis consciente du fait que je vais travailler avec des personnes originaires de 54 pays, aux origines, cultures, convictions politiques et religions diverses. J’ai voyagé dans beaucoup de ces pays, donc certains d’entre eux ne sont pas nouveaux pour moi. Je n’ai jamais été dans un endroit où je n’ai pas pu faire mon travail. Oui, certains pays sont plus faciles que d’autres. Mais ma philosophie dans la vie est que toutes les portes sont équipées d’un bouton, attendant d’être ouvertes et je peux ouvrir toutes les portes qui existent. De plus, la vie est un voyage et chacun d’entre eux vous mène à une destination différente avec une expérience différente. Je suis maintenant un enfant du monde travaillant pour mon continent. C’est un honneur et un privilège. Oui, c’est une tâche gigantesque, mais je n’y vais pas les mains vides. J’emporte avec moi la vaste expérience que j’ai acquise dans mon pays, qui a fait des progrès considérables dans les domaines du genre, de l’enfance et de la jeunesse. Je transmettrai ces connaissances et cette expertise au continent. Je suis donc fière des Seychelles.

Lire l’interview original en anglais ici.

Appel à candidature pour le recrutement d’un(e) Consultant(e) pour la rédaction de la “Charte des collectivités territoriales pour l’égalité de genres en Afrique”. (Deadline 30 avril 2021)



Le projet de rédaction de la « Charte des collectivités territoriales pour l’égalité de genres en Afrique » s’inscrit dans la cadre de la mise en œuvre du partenariat tripartite qui lie Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) et son Réseau des Femmes Élues Locales d’Afrique (REFELA), le Conseil des Communes et Régions d’Europe et Platforma (CCRE/PLATFORMA) et l’Organisation Mondiale, Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU), dans le cadre du « Pacte Afrique-Europe de Marrakech pour l’égalité locale » adopté lors de la 8è édition du Sommet Africités à Marrakech, en novembre 2018, visant à coopérer pour avancer sur les questions de l’égalité entre les femmes et les hommes dans la vie locale en Afrique.

La mise en œuvre du « Pacte », est le fruit d’une coopération et d’un engagement commun qui nécessite une mobilisation et des échanges continus aboutissant à l’élaboration de la « Charte ».

Dans ce cadre, plusieurs stratégies ont été mises en place dont la création de deux (2) mécanismes de concertation, de réflexion, et de suivi de la réalisation des objectifs du Pacte. Il s’agit, en l’occurrence, du Comité Afrique-Europe d’appui à la rédaction de la Charte, et du Groupe de Travail technique de REFELA-CGLU Afrique. Afin de garantir le caractère participatif de la démarche d’élaboration de la Charte, une Consultation en Ligne a été lancée par le REFELA-CGLU Afrique en juillet 2019, ayant pour objectifs de :

– Concrétiser l’approche participative, en associant un grand nombre de personnes au projet de rédaction de la « Charte ». Cette consultation en ligne a ciblé les gouvernements locaux africains, des Associations nationales de collectivités locales, membres de CGLU-Afrique, des organismes institutionnels et associatifs locaux et nationaux d’Afrique. Il a ciblé également les gouvernements locaux, organismes nationaux et internationaux d’Europe ;

– Recueillir un ensemble d’opinions, d’orientations et de conseils visant à informer l’élaboration de la « Charte ».

OBJECTIFS DE LA MISSION

Les principaux objectifs de la mission sont :

• Élaborer la Charte, du premier draft au texte final qui sera adopté par les collectivités territoriales africaines ;

• Organiser avec les élu(e)s locaux, expert(e)s de la société civile et partenaires, des ateliers de concertation pour permettant de recueillir des avis et suggestions sur les drafts produits jusqu’au produit final de la charte ;

• Doter les collectivités territoriales africaines d’un cadre juridico-politique et technique encadrant la promotion de l’égalité des genres, adapté à leur contexte et échelle d’action et à leurs compétences spécifiques.

Consultez l’intégralité des termes de référence ici

Signature d’une Convention-cadre de Partenariat entre CGLU Afrique et l’ISIC (Communiqué de presse)

Rabat, le jeudi 25 mars 2021 – M. Abdellatif BENSFIA et Jean Pierre Elong Mbassi, respectivement Directeur de l’Institut Supérieur de l’Information et de la Communication (ISIC) et Secrétaire Général de l’Organisation Panafricaine Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU-Afrique), ont signé, jeudi 25 mars 2021 au siège de l’ISIC, une convention-cadre de partenariat.

Cette convention-cadre a pour objectif de définir le cadre général et la base de la collaboration entre les deux institutions dans les domaines de la formation et la formation continue, la recherche, l’étude et le renforcement des capacités des journalistes marocains et africains, ainsi que des élus locaux en matière de la communication territoriale et des médias.

Conclue pour une durée de 3 ans, elle permettra aux deux institutions, entre autres, de mener des recherches conjointes, d’organiser des séminaires et des conférences, ainsi que des ateliers de formation et de formation continue dans les domaines de l’information et de la communication politique, institutionnelle et territoriale.

Un programme d’action triennal fixera les activités conjointes entre les deux institutions partenaires, notamment dans les domaines de la formation, la formation continue et la recherche académique au Maroc comme en Afrique.

L’Organisation Panafricaine Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique), représentant les Pouvoirs Locaux dans les cinq régions Africaines (Centre, Est, Nord, Sud et Ouest) depuis Mai 2005 et représentant la Voix de l’Afrique Locale Africaine au sein de l’Organisation mondiale des Cités et des Gouvernements Locaux Unis (CGLU) en tant que sa Section régionale en Afrique. CGLU Afrique œuvre pour la réalisation de trois grands objectifs :

– Promouvoir la Décentralisation et la reconnaissance des Gouvernements locaux en tant que niveau de gouvernance, avec une personnalité juridique et une autonomie politique et financière ;

– Porter la voix des Autorités locales de l’Afrique et la représenter à l’échelle panafricaine et internationale ;

– Renforcer les capacités des gouvernements locaux.

L’ISIC est un établissement public de l’enseignement supérieur chargé de la formation des cadres supérieurs dans le domaine des médias et de la communication des organisations, et qui sont destinés à servir les institutions publiques et privées, ainsi que les collectivités territoriales.

Retrouvez les photos de la cérémonie ici
Retrouvez ci dessous la vidéo de la cérémonie de signature ( en Français et en Arabe)

Voir le communiqué de presse en Arabe ici

La ville de Libreville poursuit son mandat à la tête de CGLU Afrique (COMMUNIQUÉ DE PRESSE)

Lors de l’assemblée générale de l’organisation panafricaine des Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) tenue à Marrakech le 23 novembre 2018, les membres ont porté leur choix sur la Ville de Libreville (Gabon) pour présider l’organisation pour la période 2019-2021. Conformément aux textes de CGLU Afrique, la ville de Libreville poursuit ainsi son mandat à la présidence de l’organisation par le biais de M. Eugène M’Ba, installé à la tête de la mairie de Libreville (Gabon), le 4 janvier 2021.

La candidature de Libreville avait été approuvée par le Conseil Municipal de la ville, soutenue par les membres de CGLU Afrique pour la région Afrique centrale. L’élection de la ville de Libreville à la tête de CGLU Afrique manifeste la confiance que la ville a toujours eue dans les mouvements visant à créer l’unité d’action des collectivités territoriales, unité qui est nécessaire pour que les villes et territoires remplissent au mieux les missions qui leur sont conférées en vue de l’amélioration des conditions de vie des populations et de la gouvernance publique au niveau territorial. Cette élection de la ville de Libreville traduit aussi l’engagement de cette ville à poursuivre son action au service de CGLU Afrique après qu’elle ait été Vice-Présidente pour l’Afrique de Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU), l’organisation mondiale des gouvernements locaux.

Dans la profession de foi du maire de Libreville adressée aux membres du comité exécutif de CGLU Afrique, le maire de la capitale gabonaise s’engage à présider l’organisation avec dévouement et détermination, avec comme objectif principal de faire de CGLU Afrique une force de proposition et d’innovation au service de l’Afrique locale, afin que l’organisation apporte sa contribution à la mise en œuvre de l’Agenda 2063 de l’Union Africaine, ainsi que des différents agendas mondiaux promus par les Nations Unies, notamment l’Agenda 2030 relatif aux Objectifs de Développement Durable (ODD).

Pour de plus amples informations veuillez contacter :

Gaëlle Yomi :
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e-mail : gyomi@uclga.org
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Journée Mondiale de l’Eau: Webinaire sur la gouvernance de l’eau dans les villes africaines

 

 

Le 24 mars 2021, l’OCDE en partenariat avec CGLU Afrique, le Conseil mondial de l’eau et le Royaume du Maroc a organisé un webinaire sur la gouvernance de l’eau dans les villes africaines.

En tant que contribution au processus préparatoire du 9ème Forum mondial de l’eau (Dakar, mars 2022), cette session de haut niveau a permis de mettre en avant le rôle des maires et des responsables municipaux dans l’amélioration de la sécurité de l’eau en Afrique, en s’appuyant sur les preuves et les conseils fournis par deux nouveaux rapports de l’OCDE sur la gouvernance de l’eau dans les villes africaines et la gouvernance de l’eau au Cap, en Afrique du Sud. Ces rapports, lancés par le Secrétaire général de l’OCDE, ont été préparés dans le cadre du Programme de l’OCDE sur la sécurité de l’eau pour le développement durable en Afrique, élaboré dans le prolongement du Grand Prix mondial de l’eau du Roi Hassan II.

La session s’est terminée par le lancement d’une nouvelle table ronde OCDE/UCLG des maires africains pour la sécurité de l’eau afin de galvaniser l’action politique au niveau local pour de meilleures politiques de l’eau.

Retrouvez l’intégralité des échanges ci-dessous