Appel à participation aux mécanismes de consultation de CGLU

 

 

 

Contexte
Depuis leur création, le travail réalisé par les commissions et les groupes de travail représente une contribution importante au travail du réseau de CGLU dans son ensemble. Leurs réalisations sont importantes et ces mêmes réalisations et leçons que nous avons pu en tirer nous entraînent à avancer encore davantage et à nous pencher sur les progrès faits pour améliorer l’étendue des bonnes pratiques et définir une stratégie nous permettant de développer un nouveau récit pour notre collectif.

Les mécanismes de consultation, y compris leur composition, présidence et objectif de travail, sont renouvelés par le Conseil mondial. Tenant compte du renouvellement de la Présidence de l’Organisation mondiale et de la mise à jour du plan de travail suite au Congrès de Durban, un appel à participation est lancé d’ici à la fin du mois de septembre.

Commissions
Les commissions sont des groupes constitués de membres gouvernements locaux, représentés par des politiques qui se réunissent pour travailler sur un domaine politique spécifique. Elles disposent d’un secrétariat spécifique et d’un groupe de membres en provenance de toutes les sections de l’Organisation. Elles doivent présenter un rapport au Conseil mondial, en étroite coordination avec les conseils politiques.

Les commissions élaborent des documents d’information dans des domaines politiques spécifiques, qui peuvent servir de base aux positions politiques formelles adoptées ultérieurement par les instances statutaires de l’organisation mondiale. Ces politiques doivent être intégrées dans les domaines thématiques définis par le Bureau exécutif et dans le cadre des priorités stratégiques pour la période en cours. Les commissions peuvent en outre convoquer des réunions entre les membres et promouvoir des programmes de mise en œuvre liés à leur domaine politique. Les résultats de leurs travaux seront présentés aux conseils politiques de CGLU, puis ultérieurement aux instances statutaires de CGLU.

Quatre commissions thématiques sont actuellement en activité :

Etant donné le contexte international, et en vue des demandes des membres, il est suggéré qu’une commission sur la santé soit établie, en s’appuyant sur la communauté façonnée lors de ces derniers mois pendant la pandémie.

Groupes de travail
Les groupes de travail rassemblent des techniciens et des praticiens dotés de compétences et d’une expertise spécifiques, mobilisés sur les thèmes et projets précis.

Ils mettent en œuvre des actions conjointes et soutiennent l’application d’éléments spécifiques du programme général de CGLU. Leurs activités et rapports sont inclus dans le plan de travail de CGLU et lors du rapport auprès du Conseil mondial.

Les membres gouvernements locaux des groupes de travail peuvent être représentés par des conseiller·e·s – avec ou sans mandat politique. Les activités des groupes de travail seront suivies par un·e représentant·e politique membre d’un conseil politique.

Deux groupes de travail permanents sont actuellement en activité :

Forums
Les forums constituent un processus de consultation et d’élaboration de politiques qui se termine par l’organisation d’un événement tous les deux ans. Ils se concentrent sur un collectif de membres ou un sujet spécifique.

Les forums visent à réunir les représentant∙e∙s politiques d’un collectif spécifique parmi les membres. Ils peuvent également rassembler des représentant∙e∙s politiques autour d’un sujet spécifique d’une grande importance pour l’agenda de l’Organisation. Ils doivent produire des orientations stratégiques concernant le collectif représenté et favoriser une meilleure visibilité du sujet d’étude en question.

Les processus des forums sont conduits par un membre, aidé d’un groupe réduit de membres en provenance de différentes régions. Les activités liées aux forums sont incluses dans le plan de travail annuel de CGLU, présenté au Conseil mondial.

Trois forums sont actuellement en activité :

Communautés de pratiques
Les communautés de pratiques sont des groupes constitués de gouvernements locaux membres de CGLU, représentés par une équipe technique et des praticiens. Elles se constituent à l’initiative d’un membre de CGLU sur un thème spécifique.

Les communautés de pratiques convoquent des réunions d’apprentissage, suggèrent des études ou des programmes et contribuent aux différentes parties du réseau de CGLU en leur fournissant des informations sur des sujets spécifiques. Elles peuvent développer des travaux préliminaires pour les commissions ou les conseils politiques, en étroite collaboration avec le Secrétariat mondial. Elles présentent chaque année un rapport aux conseils politiques.

Neuf communautés de pratiques sont actuellement en activité :

[Pour plus d’informations sur le fonctionnement de ces mécanismes, vous pouvez consulter le cahier des charges adopté par le Conseil mondial à Hangzhou en 2017]

Comment faire part de votre intérêt à participer aux mécanismes de consultation de CGLU

Si vous souhaitez devenir membre d’un ou de plusieurs mécanismes de consultation, nous vous invitons à remplir le formulaire en ligne avant le 25 septembre au plus tard.

Si vous êtes déjà impliqué·e·s dans un mécanisme de consultation et souhaitez poursuivre votre travail, nous vous invitons à bien vouloir remplir également le formulaire en ligne, afin de vous assurer que vos coordonnées sont bien mises à jour. Vous pouvez également informer directement par écrit les secrétariats de vos mécanismes de consultation.

Prochaines étapes

  • Toutes les expressions d’intérêt reçues seront partagées avec les secrétariats techniques des différents mécanismes de consultation.
  • Les membres renouvelés et les priorités mises à jour des mécanismes de consultation seront présentés au Conseil mondial en novembre.

Pour toute question que vous pourriez avoir sur ce processus, l’équipe des affaires statutaires reste à votre disposition à l’email suivant: UCLGExBu@uclg.org.

CGLU Afrique conduit le plaidoyer pour la Territorialisation des CDNs

 

 

 

Le lancement de la phase III de la Convention des Maires pour l’Afrique subsaharienne (CoM SSA) consacre à CGLU Afrique, la responsabilité du plaidoyer politique et de la coordination stratégique à travers trois piliers à savoir : la mobilisation et le renforcement des capacités des Associations Nationales ainsi que la mobilisation de la finance climat auprès des Bailleurs de Fonds.

Cette troisième phase a pour objectifs :

Assurer un accès au financement pour les villes signataires de la CoM SSA ;

– Renforcer les synergies entre la CoM SSA et les autres initiatives ;

– Apporter un soutien accru des autorités nationales à l’action climatique locale grâce à un Dialogue Structuré entre les Associations de Collectivités territoriales et les Gouvernements Nationaux;

– Renforcer les capacités et le rôle des associations des collectivités territoriales pour promouvoir l’action climatique des villes.

Création par GCoM du Comité RLDC

La Convention Mondiale des Maires pour le climat et l’énergie (GCom) a créé un comité Ad-Hoc dontla mission est la mise en place d’un guide méthodologique pour le développement du concept des Contributions Déterminées au niveau Local (CDL).

La TaskForce Climat fait partie de ce Comité et a mis en avant son Initiative LDC basée  sur un modèle de Coopération qui prend en compte de manière combinée deux approches, une approche ascendante dirigée par les gouvernements locaux et une approche descendante dirigée par les gouvernements nationaux. Dans ce cadre Un guide pratique sur la territorialisation des CDN en Afrique a été développé et présenté lors de la 1ère réunion de ce Comité.

Consultez la fiche RLDC4Africa soumis par CGLU Afrique.

Il est à noter que CGLU Afrique fait désormais partie du Réseau du Comité de Paris sur le renforcement des capacités «PCCB-Network». Ce Réseau regroupant les entités ou initiatives impliquées dans le renforcement des capacités liées au climat permettra de renforcer davantage les capacités opérationnelles des Association des Collectivités territoriales dans le contexte de la mise en œuvre de l’Accord de Paris.

Comme autre action menée par la Task Force Climat de CGLU Afrique, figure:

La mobilisation des collectivités territoriales africaines pour prendre part à l’enquête menée conjointement avec l’OCDE sur la gouvernance de l’eau au niveau des collectivités territoriales africaines. Cette enquête entre dans le cadre de la préparation du 9èmeforum qu’organise l’OCDEen Mars 2021 à Dakar (Sénégal) sur « la gouvernance et l’économie de la sécurité de l’eau pour un développement durable en Afrique ». Une cinquantaine de villes africaines ont participé à l’enquête (voir la liste des villes).  Au cours du Forum se tiendra une table ronde, dédiée aux collectivités territoriales africaines pilotée conjointement par OCDE et CGLU Afrique.

 

 

23ème Session du Comité Exécutif de CGLU Afrique (Communique de Presse)

Le 24 juin 2020 le Comité Exécutif de CGLU Afrique a tenu sa 23ème session consacrée à l’approbation des comptes 2019 de l’organisation.

Cette session a été présidée par M. Léandre Nzué, le Maire de Libreville et Président de CGLU Afrique. Six points figuraient à l’ordre du jour : 

1. Adoption du procès-verbal de la 22ème session du Comité Exécutif tenue le 09 novembre 2019 à Durban, Afrique du Sud ;

2. Mise en œuvre des recommandations de la 22ème session du Comité Exécutif ;

3. Approbation de l’exécution du budget et des comptes 2019 de CGLU Afrique ;

4. Exécution à mi-parcours des activités et du budget de CGLU Afrique pour l’exercice 2020 ;

5. Point sur l’élaboration de la stratégie 2020-2030 de CGLU Afrique ;

6. Questions diverses.

L’ouverture officielle des travaux a été faite par le Ministre du Développement Local d’Égypte, le Général Mahmoud Shaarawy. Il convient de signaler la présence des personnalités suivantes : Dr. Mohamed Boudra, Président de l’AMPCC (Maroc), Vice-Président de CGLU Afrique pour la Région Afrique du Nord, et Président de l’organisation mondiale des Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU) ; Mme Soham El Wardini, Maire de Dakar (Sénégal), Vice-Présidente de CGLU Afrique pour la Région Afrique de l’Ouest ; M. Uwimana Innocent, Président de RALGA (Rwanda) ; Vice-Président de CGLU Afrique pour la Région Afrique de l’Est ; M. Jeffry Sibisibi, Président de BALA (Botswana), Vice-président de CGLU Afrique pour la Région Afrique Australe ; Mme Thembisile Nkadimeng, Présidente de SALGA (Afrique du Sud) et Co-Présidente de CGLU ; M. Armand Béouindé, Maire de Ouagadougou (Burkina Faso) et Président pour l’Afrique de CGLU ; le Général Khaled Abdel Aal, Gouverneur du Caire (Egypte) ; Mme Fatimetou Abdel Malick, Présidente du Conseil Régional de Nouakchott (Mauritanie) ; et M. Jean-Pierre Elong Mbassi, Secrétaire Général de CGLU Afrique.

Dans son allocution, le Général Mahmoud Shaarawy a réitéré l’engagement de l’Égypte en faveur de CGLU Afrique. « Nous travaillons pour la signature de l’accord de siège avec une inauguration digne de ce nom dès que possible après la fin de la crise sanitaire mondiale due à la pandémie Covid-19. Nous travaillons également pour la signature et la ratification par notre pays de la Charte Africaine des valeurs et principes de la Décentralisation, la gouvernance locale et le développement local et de la Charte de la Fonction Publique de l’Union Africaine, et l’Égypte va accueillir très bientôt les travaux du bureau du Comité Technique Spécialisé n°8 de l’Union Africaine. L’Egypte s’engage à soutenir les actions de CGLU Afrique dans les prochaines étapes et je profite de l’occasion pour inviter les membres du Comité Exécutif à prendre part à la deuxième édition de la conférence « Les villes Africaines, locomotive du développement durable” et nous plaidons pour que cette conférence devienne une rencontre annuelle dans le programme de CGLU Afrique. Il est également important de vous informer que Monsieur le Président de la République a procédé à la nomination de femmes en tant qu’adjointes aux Gouverneurs et que j’ai nommé un grand nombre de femmes dirigeantes pour assumer des fonctions à la tête des villes et des postes de responsabilité, ce qui renforcera le rôle et l’activité des femmes dans les différents gouvernorats d’Egypte » a confié le Ministre.

Les membres du Comité Exécutif présents ont tenu à saluer chaleureusement le retour du Maire de Bamako M. Adama Sangaré au sein de sa famille panafricaine. Après 7 mois d’incarcération, le Maire de Bamako (Mali) a été libéré le 21 mai 2020. Cette libération couronne un mouvement de soutien et de solidarité puissant porté par ses pairs à l’échelle continentale (Motion de soutien CGLU Afrique) et mondiale. « Je suis très heureux de me retrouver parmi vous, après ces 7 mois d’absence très dur, mais que j’ai passé de façon agréable avec le soutien de mes pairs, qui ne m’a jamais fait défaut. Je voudrais vous dire merci au nom du conseil municipal de Bamako, pour les efforts que vous avez déployé pour que je retrouve le bureau municipal. Partout où l’oppression continue sur les maires que nous sommes, il va falloir continuer le combat parce que la lutte doit être permanente. Tant que le statut des autorités locales que nous sommes, ne sera pas déterminé, la décentralisation ne pourra pas évoluer comme nous le souhaitons et l’essor de l’Afrique ne sera pas ce que nous souhaitons pour le meilleur de nos populations », a déclaré M. Adama Sangaré.

Le Comité Exécutif a approuvé le rapport d’activités, le rapport d’exécution du budget et le rapport d’audit des comptes de CGLU Afrique pour l’exercice budgétaire 2019, et a donné quitus au Secrétaire Général pour sa gestion financière.

Le Comité Exécutif s’est félicité du soutien constant que le Royaume du Maroc n’a cessé d’apporter à CGLU Afrique et a demandé au Secrétaire Général d’adresser une lettre officielle de remerciements à Sa Majesté le Roi Mohammed VI du Maroc.

Le Comité Exécutif a fait part de sa satisfaction pour le travail mené par l’équipe du Secrétariat Général, notamment en faveur du renforcement du Réseau des Femmes Élues Locales d’Afrique (REFELA), pour les activités de formation menées sous l’égide de l’Académie Africaine des collectivités territoriales (ALGA), et pour le lancement des initiatives concernant l’implication des collectivités territoriales dans la territorialisation de l’Agenda 2030 des Objectifs de Développement Durable, de l’Accord de Paris sur les changements climatiques, du Pacte Mondial sur les Migrations sûres, ordonnées et régulières, et de l’Agenda Urbain Mondial.

Le Comité Exécutif s’est également félicité de l’excellence de la coopération entre la Commission Européenne et CGLU Afrique. Il a apprécié l’invitation faite aux autorités territoriales d’Afrique de prendre part au processus de programmation du cycle 2021-2027 de la coopération Européenne dans les pays d’Afrique prévu de juillet à octobre 2020. Il a remercié le Secrétariat Général pour les webinaires qu’il a organisés les 7 mai et 19 juin 2020 en vue de sensibiliser les associations membres de CGLU Afrique sur l’exercice de programmation de la coopération Européenne ; et pour la fourniture des services de consultants aux membres pour leur permettre de préparer dans de bonnes conditions le dialogue avec l’État et les Délégations de l’Union Européenne sur le processus de programmation de la coopération Européenne.

Le Comité Exécutif a par ailleurs eu un compte rendu sur l’état d’avancement de l’étude sur la stratégie 2020-2030 de CGLU Afrique confiée au Bureau de consultants PwC. Les membres du Comité Exécutif se sont prononcés sur les deux options proposées pour la conduite de la suite de l’étude, et opté pour la continuation de l’organisation des interventions de CGLU Afrique suivant trois piliers : 1) Développement Institutionnel ; 2) Plaidoyer et Mobilisation en faveur de la décentralisation ; 3) Renforcement des capacités et Gestion des connaissances en faveur des membres, auxquels il a été ajouté un quatrième pilier 4) Assistance Technique à l’élaboration et à la mise en œuvre de projets concrets.

Au niveau des points divers, les membres du Comité Exécutif ont souhaité qu’un travail soit fait sur le rôle des collectivités territoriales d’Afrique face à la pandémie du COVID-19. Le Secrétaire Général a indiqué aux membres que dans le cadre des mesures prises pour accompagner les villes dans la lutte contre le coronavirus, CGLU Afrique a produit conjointement avec ONU Habitat, UNECA, UNCDF, Shelter Afrique et l’Union Africaine un rapport sur le thème: « Le COVID-19 dans les villes africaines : Effets, réponses et politiques ». Le Secrétaire Général a demandé aux membres de communiquer les informations sur les actions menées à leur niveau pour faire face à la pandémie, en vue d’enrichir le retour d’expériences et réunir des éléments pour préparer les propositions post COVID de soutien aux collectivités territoriales, à soumettre aux gouvernements et aux partenaires au développement.

Le Secrétaire Général de CGLU Afrique a informé les membres du Comité Exécutif du report de la première célébration des Capitales Africaines de la Culture qui devait être lancé à Rabat, Maroc, en mars 2020, et a dû être reporté à une date ultérieure à cause du confinement ordonné en réponse à la pandémie COVID-19. Le secrétariat de CGLU Afrique va se concerter prochainement avec la Ville de Rabat et le gouvernement du Royaume du Maroc pour décider de la nouvelle date de lancement de la célébration des Capitales Africaines de la Culture à Rabat en 2020 et 2021.

Enfin le Secrétaire Général a signalé la tenue au cours de la semaine du 19 au 23 octobre 2020, de la deuxième édition du Forum Union Africaine (UA)-Union Européenne (UE) des leaders des gouvernements locaux et régionaux dans le cadre du prochain Sommet UA -UE des Chefs d’Etat et de Gouvernement au cours duquel sera notamment adopté le Partenariat Global entre l’Europe et l’Afrique. Il a insisté pour que les membres de CGLU Afrique se mobilisent pour prendre part à cet important événement.

Pour de plus amples informations veuillez contacter :

Gaëlle Yomi : Tél : + 212 610 56 71 45

E-mail : gyomi@uclga.org

A Propos de CGLU Afrique

Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) est l’organisation continentale qui assure la représentation des collectivités territoriales d’Afrique. CGLU Afrique regroupe 48 associations nationales de collectivités territoriales et plus de 2 000 villes et collectivités territoriales adhérentes directes. À travers ses membres, CGLU Afrique représente plus de 350 millions de citoyens africains. CGLU Afrique a pour mission principale de promouvoir la décentralisation en Afrique et le renforcement du rôle des collectivités territoriales dans le développement et l’intégration du continent africain.

Les instances de CGLU Afrique comprennent :
1) l’Assemblée Générale qui réunit tous les membres de l’organisation une fois tous les trois ans, à l’occasion des Sommets Africités, la plus importante plateforme de dialogue sur la décentralisation en Afrique ;
2) Le Conseil Panafricain des Collectivités Territoriales comprenant 45 membres (9 pour chacune des 5 régions d’Afrique), qui se réunit une fois par an, et assure la supervision de la mise en œuvre de la politique de l’organisation entre les réunions de l’Assemblée Générale ;
3) le Comité Exécutif comprenant 16 membres, dont 3 membres pour chacune des régions d’Afrique et la Présidente du Réseau des Femmes Élues Locales d’Afrique (REFELA) ;
4) le Bureau comprenant les 5 Vice-Présidents parmi lesquelles est élu le Président de CGLU Afrique, qui revient de 2019 à 2021 à la Ville de Libreville représentée par son Maire, M. Léandre Nzué ;
5) le Secrétariat Général, placé sous l’autorité d’un Secrétaire Général assisté d’un Adjoint, basé à Rabat au Maroc où CGLU Afrique jouit du statut diplomatique en tant qu’organisation internationale panafricaine, et s’appuyant sur cinq Bureaux Régionaux : au Caire, Égypte, pour l’Afrique du Nord ; Accra, Ghana, pour l’Afrique de l’Ouest ; Libreville, Gabon, pour l’Afrique Centrale ; Nairobi, Kenya, pour l’Afrique de l’Est ; et Pretoria, Afrique du Sud, pour l’Afrique Australe.

Visitez le site de CGLU Afrique : www.uclga.org

Le secteur culturel et créatif de l’Afrique définit la nouvelle normalité

 

 

 

En dépit des défis posés par le Covid19, les industries culturelles et créatives riches et diversifiées du continent ont émergé en luttant pour leur survie et face au plus grand défi de se redéfinir car les performances publiques sont limitées, et les lieux de divertissement et les attractions touristiques restent fermé. 

En 2018, Cités et gouvernements locaux unis d’Afrique a inauguré les capitales africaines de la culture lors de son événement phare Africités à Marrakech, au Maroc. Cette célébration culturelle, une première sur le continent, suivra un modèle similaire à celui des capitales européennes de la culture bien établies, qui existe depuis plus de 35 ans. L’initiative Capitales européennes de la culture a été conçue pour:

  • Mettre en valeur la richesse et la diversité des cultures en Europe
  • Célébrer les caractéristiques culturelles que partagent les Européens
  • Renforcer le sentiment d’appartenance des citoyens européens à un espace
    culturel commun
  • Favoriser la contribution de la culture au développement des ville
  •  Lire Plus

Clôture du processus de consultation régionale du Forum mondial sur la migration et le développement (GFMD) 2020 en Afrique

 

 

La session de clôture officielle des consultations africaines du Forum mondial sur la migration et le développement (GFMD) s’est tenue le 23 juin pour les pays anglophones et le 25 juin pour les pays francophones, en présence des représentants des co-présidents du processus de consultation régionale (Émirats Arabes Unis et Union Africaine), des 3 experts thématiques et les représentants des 3 mécanismes du GFMD (société civile, les maires et le secteur privé).

CGLU Afrique et la ville de Ouagadougou ont pris la parole lors de cette session pour le compte du Mécanisme des Maires.

La session de clôture a été marquée par deux temps forts, d’abord le mot des représentants des différents mécanismes qui ont remercié les organisateurs pour la tenue de ces rencontres virtuelles ; ensuite l’échange sur les partenariats possibles entre les différents acteurs.

Le mécanisme des maires à mis en exergue 3 points :

  • L’importance des plateformes de dialogue multipartite nécessaire aux élus locaux pour trouver de nouveaux alliés et partenaires
  • Le rôle des élus locaux dans le changement du discours sur la migration, car étant à l’avant-garde de la gestion de la migration les collectivités territoriales, ont un impact sur la vie des migrants
  • La nécessité de ne pas oublier les migrants

Notons qu’en ce qui concerne les partenariats, l’Union Africaine a promis collaborer plus étroitement avec les collectivités territoriales sur la question de la migration en Afrique.

Les consultations africaines ont retenu les 4 points suivant :

  • Participation et partenariats : les politiques migratoires nationales et régionales doivent être conçues en coordination avec toutes les parties prenantes, y compris les autorités locales et régionales, la diaspora, la société civile et le secteur privé. Il est également nécessaire de tester de nouveaux partenariats dans lesquels les villes engagent directement avec les acteurs humanitaires et de développement et sont éligibles de directement bénéficier d’un soutien technique et financier.
  • Cadre juridique et accès aux ressources : dans la pratique, les gouvernements locaux sont ceux qui assurent l’inclusion des migrants dans la communauté locale. Cependant, ils manquent souvent du cadre juridique pour s’engager dans la gouvernance des migrations locales. Les cadres de gouvernance des migrations existants doivent inclure des actions et des ressources décentralisées.
  • L’importance des données au niveau local : il y a un manque de données fiables sur les vulnérabilités de la population, en particulier au niveau local.
  • Accès aux services : L’importance de donner l’accès à la protection et la sécurité sociale pour les migrants, indépendant de leur statut migratoire.

Lire l’intervention du Secrétaire Général de CGLU Afrique (en Anglais)  ici . 

Lire l’intervention du Maire de Ouagadougou (en Français) ici.

Lire le rapport complet (en français) ici

 

 

Forum Africain Virtuel du 22 Juin 2020 (Communiqué de presse)

Plus de 168 Institutions et Participant(e)s, quelque 16.000 personnes sur la Page Facebook de CGLU-Afrique, ont célébré la Journée Internationale de la Fonction Publique (23 Juin) dans le cadre d’un Forum Africain Virtuel ayant porté sur:

“Réouvrir les Administrations Publiques Africaines : Diriger, Gérer et Assurer la Prestation des Services Publics en temps de Covid-19 et au-delà”

le lundi 22 Juin 2020, sur la Plateforme Zoom de CGLU-Afrique

Dans le cadre de leur solide Partenariat et de la Célébration de la Journée Internationale de la Fonction Publique (23 Juin de chaque année), l’Académie Africaine des Collectivités Territoriales de Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (ALGA de CGLU-Afrique), l’Association Africaine pour l’Administration Publique et le Management (AAPAM), la Faculté du Leadership Public de l’Université de Stellenbosch, Afrique du Sud, le Réseau des Managers des DRH de la Fonction Publique Africaine (APS-HRMNet), le Réseau Afrique locale HRNet, et avec l’appui de leurs Instituts d’ancrage ainsi que leurs Partenaires, notamment la Direction des Institutions Publiques et de la Gouvernance Digitale du Département des Affaires Economiques et Sociales de l’ONU (UN-DESA/DIPGD), l’OCDE-SIGMA, Steven J. Green School of International & Public Affairs/Institute for Public Management and Community Service de Florida International University (FIU)-USA et la Société Américaine pour l’Administration Publique (ASPA), ont organisé un Forum Africain Virtuel sur : “Réouvrir les Administrations Publiques Africaines : Diriger, Gérer et Assurer la Prestation des Services Publics en temps de Covid-19 et au-delà”, le Lundi 22 Juin 2020 de 14h à 19h30, sur la plateforme Zoom de CGLU-Afrique.

L’objectif principal de ce Forum Africain virtuel, le premier du genre, était d’organiser un espace pour la promotion d’un dialogue structuré et constructif autour des questions du Leadership Public, des Services Publics et du management des Ressources Humaines à l’heure du Covid-19 et en perspective de la réouverture des Administrations Publiques, d’échanger sur les défis et les obstacles, de mettre en exergue les bonnes pratiques et de dégager des axes de progrès susceptibles de nourrir une feuille de route pour l’après-Covid-19 dans une Afrique stable, durable et résiliente.

Ce Forum visait à mener un débat serein sur les trois piliers fondamentaux de toute société stable, solide, durable et résiliente, à savoir un Leadership transformationnel, des Services publics de qualité et un Capital humain professionnel.

Ce Forum Africain a été également organisé comme un moment important pour promouvoir le Capital humain, levier stratégique de la bonne gouvernance. Enfin, les organisateurs ont souhaité inscrire cette activité également dans le cadre de la Décennie de l’Action, décrétée par Monsieur le Secrétaire Général des Nations Unies, afin de démontrer leur volonté de transformer le Leadership, de développer, de motiver et de professionnaliser les Ressources Humaines, et de fournir des Services Publics de qualité aux citoyens.

Cent soixante-huit (168) participant(e)s d’Afrique et du monde ont pris part à cet évènement, tandis que 16.000 personnes l’ont suivi sur la page Facebook de CGLU-Afrique.

L’ouverture officielle a été marquée par les allocutions respectives de :

Mr Mohamed Sadiki, Maire de la ville de Rabat, ville abritant le siège de CGLU-Afrique, Royaume du Maroc ;

Dr John Mary Kauzya, Chef de la Branche de l’Innovation des Services Publics, Division des Institutions Publiques et du Gouvernement Numérique (DPIDG), UN-DESA, New York ;

Dr James Nkata, Vice-Président de l’Association Internationale des Ecoles et Instituts d’Administration (AIEIA), Région Afrique, Directeur Général de l’Institut Ougandais du Management, Ouganda ;

Dr Roland Msiska, Président de l’Association Africaine pour l’Administration Publique et le Management (AAPAM), Zambie ;

Prof. Zwelinzima Ndevu, Directeur de l’Ecole du Leadership Public de l’Université de Stellenbosh, Afrique du Sud ;

Mme Savia N. Mugwanya, Président du Réseau des DRH de la Fonction Publique en Afrique (APS-HRMNet), Commissaire, Collège de la Fonction Publique, Ministère de la Fonction Publique, Ouganda ;

Mme Albertina Tivane, Présidente du Réseau Afrique Locale HRNet, Mozambique.

Cette initiative a été saluée par tous les orateurs. Ces discours et allocutions ont été unanimes à souligner l’importance du Développement Institutionnel, du Leadership Transformationnel, de relever les défis collectifs pour des services publics de qualité, les perspectives de la GRH au-delà de la crise et l’importance de monter en permanence les compétences des agents des services publics et de disposer de manière générale d’un capital humain professionnel et qualifié. L’importance de l’Agenda du Développement Durable a également été rappelée ainsi que le rôle et la contribution des Gouvernements Locaux dans ce processus. Il a été enfin souligné à l’unanimité que cette Pandémie du Covid 19 a offert un portail vers un autre monde et nous a tous rappelé sur la nécessité d’une meilleure collaboration avec un partenariat solide, de valoriser et de partager les bonnes pratiques.

Les travaux du Forum ont été subdivisés en trois Panels. Le premier Panel a été consacré à l’impact de Covid-19 sur les Services Publics à travers les expériences Africaines et mondiales. Ce Panel a vu la participation d’éminent(e)s expert(e)s, de hauts cadres de la Fonction Publique, et de Chercheur Universitaire venant de l’Afrique du Sud, de l’Egypte, des Etats Unis et de l’Ouganda qui ont apporté tour à tour leurs témoignages et éclairages sur comment cette pandémie a impacté les services publics ; comment les dirigeants politiques et publics au niveau central mais surtout au niveau local ont-ils réagi à l’ampleur et aux manifestations du Covid-19 en termes d’engagement, de disponibilité, d’écoute, de réactivité, d’adaptation, de communication et de résilience et enfin les principaux défis de l’Administration Publique avant et après la Pandémie du Covid-19.

Le deuxième Panel portait sur la manière de repenser la Prestation des Services Publics ayant mis surtout en exergue le rôle capital de disposer de ressources humaines compétentes et professionnelles pour ce faire. Le Capital humain étant un levier stratégique de base indéniable de la bonne gouvernance.

Ce panel a réuni des intervenants de l’UN-DESA/DPIDG des Nations Unies, du SIGMA-OCDE, de l’Université de Yonsei de la Corée du Sud, du Ministère du Service Public, de la jeunesse et du Genre du Kenya ainsi que des spécialistes des questions des Ressources Humaines de l’Afrique du Sud.

Les principales communications de ce Panel ont porté sur le profil d’un fonctionnaire efficace pour la prestation des services pendant une pandémie/une crise ; les principaux Risques, Défis et Perspectives de la réouverture des services publics ; la nécessité de professionnaliser les ressources humaines, de pouvoir compter sur un personnel compétent, éthique, bien équipé et doté de ressources suffisantes pour être véritablement au service des populations.

Le troisième Panel était consacré à l’Apprentissage par les Pairs. Les Instituts d’Ancrage des 5 régions Africaines ont été invitées à partager leur expérience avec leurs Pairs, en mettant l’accent sur les principaux défis qu’ils ont rencontré pendant le Covid-19 et au-delà, les interventions, réalisations et les meilleures pratiques durant la pandémie du Covid-19 ainsi que les actions menées sur le Leadership, le Service Public et la Gestion des Ressources Humaines. Les Instituts qui ont partagé leurs expériences étaient :

– Le Programme National de Formation aux Métiers de la Ville (PNFMV), Cameroun

– L’Association pour l’Amour du Livre et le Développement Local (ASSOAL), Cameroun

– L’Ecole Supérieure Spéciale d’Architecture (ESSACA), Cameroun

– L’Association de l’Administration Publique Ethiopienne (EPAA), Ethiopie

– L’Université Métropolitaine de Kotebe (KMU), Ethiopie

– La Faculté de la Gouvernance du Kenya (KSG), Kenya

– La Faculté du Leadership Public de l’Université de Stellenbosh, Afrique du Sud

– Enda Ecopop du Sénégal

– Le Centre Africain de Management et de Perfectionnement des cadres (CAMPC) de Côte d’Ivoire.

Dr Najat Zarrouk, Directrice de ALGA de CGLU Afrique a clôturé ce troisième Panel par une présentation des activités réalisées par l’Académie en temps de COVID 19 ainsi que les divers chantiers en perspective.

Le Secrétaire Général de CGLU Afrique, Mr Jean Pierre Elong Mbassi, dans son mot de clôture a souligné que le post-COVID 19 sera forcément Digital et Numérique. La gouvernance locale et les services publics doivent ainsi pouvoir s’imprégner de la digitalisation. L’entrée dans cette ère de digitalisation ne doit pas se faire de manière légère mais il faudrait surtout un changement de mentalité à tous les niveaux gouvernementaux et s’orienter aux « services aux citoyens ». Il a réitéré l’importance du service public pour les citoyens, nécessitant des prérequis, un ensemble de principes comme la planification pour le développement, la mise en place d’un plan stratégique qui est un levier socioéconomique important qui a été laissé de côté pendant un certain temps. La communauté de développement des ressources humaines et l’esprit du service public pour tous est primordiale. Il a souligné que le temps d’agir c’est maintenant pour bâtir l’Afrique que nous voulons. Enfin, il a chaleureusement remercié tous les Partenaires qui ont contribué à l’organisation du Forum Africain./.

voir la version pdf ici

23ème Session du Comité Exécutif de CGLU Afrique (Communique de Presse)

Rabat, 22 juin 2020

La 23e session ordinaire du comité exécutif de l’organisation panafricaine des Cités et Gouvernement Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) est prévue le mercredi 24 juin 2020 sous format virtuel, dû au contexte de pandémie mondiale liée au coronavirus (Covid- 19).

La rencontre sera consacrée principalement à l’approbation des comptes de l’organisation ; la stratégie 2020–2030 de CGLU Afrique et à l’état de la mise en œuvre des recommandations du Comité Exécutif tenu à Durban (Afrique du Sud) en novembre 2019.

Les travaux seront présidés par M. Léandre Nzué, Maire de Libreville (Gabon) & Président de CGLU Afrique.

Les dirigeants suivants de CGLU Afrique participeront également à cette réunion virtuelle via la plateforme zoom :

M. Mohammed Boudra, Président de l’AMPCC (Maroc), Vice-président de CGLU Afrique pour la région Afrique du Nord & Président de l’organisation mondiale CGLU;

Mme Soham El Wardini, Maire de Dakar (Sénégal), Vice-Présidente de CGLU Afrique pour la région Afrique de l’Ouest ;

M. Uwimana Innocent, Président de RALGA (Rwanda), Vice-président de CGLU Afrique pour la région Afrique de l’Est ;

M. Jeffry Sibisibi, Président de BALA (Botswana), Vice-président de CGLU Afrique pour la région Afrique Australe ;

Mme Dao Macoura, Maire de Foumbolo (Côte d’Ivoire), Présidente du REFELA (Réseau des femmes élues locales d’Afrique) ;

Mme Thembisile Nkadimeng, Présidente de SALGA (Afrique du Sud) & Co-présidente de l’organisation mondiale CGLU ;

M. Armand Béouindé, Maire de Ougadougou (Burkina Faso) & Président pour l’Afrique de l’organisation mondiale CGLU ;

M. Jean-Pierre Elong Mbassi, Secrétaire Général de CGLU Afrique.

Pour rappel, le Comité Exécutif de CGLU Afrique est l’instance chargée de la direction politique de l’organisation. Le Comité Exécutif comprend 16 membres, 15 membres représentant à égalité chacune des 5 régions du continent (soit 3 pour chacune des 5 régions), auxquels s’ajoute la Présidente du Réseau des Femmes Élues Locales d’Afrique (REFELA-commission genre de CGLU Afrique).

Pour de plus amples informations veuillez contacter :

Gaëlle Yomi : Tél : + 212 610 56 71 45
E-mail :gyomi@uclga.org

A Propos de :

CGLU Afrique : Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) est l’Organisation faîtière qui assure la représentation des collectivités territoriales d’Afrique. CGLU Afrique 48 associations nationales de collectivités territoriales et plus de 2 000 villes et collectivités territoriales adhérentes directes. À travers ses membres, CGLU Afrique représente plus de 350 millions de citoyens africains. CGLU Afrique a pour missions principales de promouvoir la décentralisation en Afrique et la mise en place de collectivités et au territoriales d’Afrique en tant que sphère autonome de gouvernance, distincte du gouvernement national tout en lui étant complémentaire ; soutenir la création et le renforcement d’associations nationales des collectivités territoriales dans le but de promouvoir un dialogue structuré entre le Gouvernement et les collectivités territoriales dans la définition et la mise en œuvre des politiques publiques, y compris la politique de la décentralisation ; mais aussi contribuer au développement et à l’unité du Continent africain à partir des villes et territoires.

Visitez le site de CGLU Afrique : www.uclga.org

CGLU Afrique résolu à appuyer les Autorités Locales et leurs Associations Nationales dans le dialogue et l’interaction avec le gouvernement central et la délégation de l’Union Européenne au niveau des pays dans le cadre de la nouvelle programmation de la coopération de l’UE (2021-2027)

CGLU Afrique a organisé le 19 juin 2020 un deuxième webinaire dans le cadre de la préparation des collectivités territoriales et de leurs Associations Nationales dans le dialogue et l’interaction avec le gouvernement central et la délégation de l’UE au niveau des pays sur le prochain cycle de programmation de l’UE (2021-2027).

Destiné aux secrétaires permanents des associations nationales  des collectivités territoriales et aux consultants nationaux chargés de l’appui technique à l’association nationale, ce second rendez-vous faisait suite au webinaire tenu le 7 mai au profit des Présidents et des secrétaires permanents des Associations Nationales.

En effet, l’Union Européenne va démarrer en juillet 2020 le processus de programmation de sa coopération avec les pays partenaires pour la période 2021-2027. Pour la première fois, les autorités locales vont participer dans ce processus en tant qu’acteur public aux côtés de l’Etat central qui était auparavant le seul acteur public associé à la définition des priorités de la coopération européenne.

Pour mener à bien ce processus il est important pour les collectivités territoriales africaines de miser sur deux étapes :

La première étape,  concerne le dialogue avec l’Etat pour construire un front uni des autorités publiques, et avoir une position commune sur les priorités que les autorités publiques du pays souhaitent mettre en avant dans le cadre du programme de coopération de l’Union européenne.

La deuxième étape consiste à négocier avec la délégation de l’Union européenne les priorités de la nouvelle coopération et les modalités concrète de sa mise en œuvre.

La rencontre a vu la participation de 22 associations nationales de collectivités territoriales et les consultants retenus par CGLU Afrique pour les appuyer sur le plan technique afin de réussir leur processus de préparation, de plaidoyer, d’interaction et de  négociation. En effet, le secrétariat de CGLU Afrique a proposé aux associations qui le souhaitent de mobiliser à ses frais, les services d’un consultant national.

Dans son intervention, le Secrétaire général de CGLU Afrique, M. Jean Pierre Elong Mbassi, a rappelé le processus de sélection des consultants qui a été fait de façon conjointe avec les associations nationales. Ces dernières avaient soumis une short liste de cinq consultants par pays , dont un a été retenu par le comité de sélection de CGLU Afrique.

M. Mbassi est revenu sur le nouveau contexte favorable à la participation des autorités locales au nouveau cycle de programmation de la coopération européenne, les obstacles à surmonter pour une pleine participation des autorités locales à ce processus, la préparation des autorités locales à jouer un rôle proactif dans le processus de programmation, le dialogue stratégique à engager entre l’État central et les autorités locales, l’importance  pour les délégations de l’UE à interagir avec les autorités locales. Il a conclu en  présentant les 5 étapes proposées par CGLU Afrique pour faciliter l’intégration des collectivités territoriales  dans la programmation de l’UE 2021-2027, à savoir :

Étape 1 : Dialogue stratégique entre le gouvernement national et les associations nationales de collectivités territoriales ;

Étape 2 : Consultation conjointe/commune entre les autorités publiques (gouvernement central et autorités locales) et les délégations de l’Union Européenne dans le cadre du processus de programmation de la coopération européenne ;

Étape 3 : Négociation et conclusion d’un accord-cadre de partenariat (CCP) entre la délégation de l’UE et les associations nationales de collectivités territoriales pour la durée du cycle ;

Étape 4 : Exploration avec l’État central et la délégation de l’UE des mécanismes de financement garantissant un accès direct  des collectivités territoriales aux fonds de la coopération européenne ;

Étape 5 : Influencer la rédaction par la Direction générale de la coopération internationale et du développement (DG DEVCO) des lignes directrices et d’une note d’orientation politique relative à l’intégration des autorités locales dans la coopération européenne.

A la suite de M. Mbassi, le Président de CGLU et Président de l’Association Marocaine des Présidents des Conseils Communaux (AMPCC), M. Mohamed Boudra  a adressé un mot d’encouragement aux participant(e)s, en soulignant que le travail à mener se situe à deux niveaux « Le niveau politique et le niveau technique.  Nous avons une plateforme pour le dialogue Afrique-Europe via le premier Forum Afrique-Europe des gouvernements Locaux tenue en 2017 à Abidjan. Il faut s’appuyer sur la déclaration produite lors de cette rencontre pour mener la négociation sur le plan politique. La lutte pour la décentralisation n’est pas facile. C’est une lutte permanente pour la réussir, il faut la conduire en évitant les ruptures. Pour réussir cette décentralisation, le partenariat avec l’UE est important », a tenu à souligner M. Boudra.

La place a ensuite été faite aux échanges avec les secrétaires permanents et les consultants sur trois aspects fondamentaux :   

  • La compréhension des termes de références des consultants ;
  • La nature des rapports entre l’Etat et l’association dans chaque pays ;
  • Comment les participant(e)s appréciaient les 5 étapes proposées.

Les termes de références ont été jugés très clairs par les différentes associations et les consultants.

Les rapports entre le gouvernement central et les associations des collectivités territoriales sont matérialisés par un dialogue constant dans plusieurs pays. C’est notamment le cas pour le Sénégal, le Cameroun, la Zambie, le Liberia,  le Mozambique, le Burundi, le Bénin, le Niger, le Burkina Faso, le Nigeria et la République Centrafricaine. Néanmoins, le dialogue se crispe lorsqu’il s’agit du transfert des ressources. « Le défi est de créer des bonnes relations avec les gouvernements centraux pour les finances », indique Maurice Mbolela,  Secrétaire permanent de l’association des gouvernements locaux  de Zambie.   Du côté de la Guinée, les rapports sont jugés moyens avec l’Etat central. En Libye, le contexte de crise dans lequel se trouve le pays avec deux gouvernements aux commandes, ne permet pas aux collectivités territoriales de jouer convenable leur rôle.

Certaines associations ont  déjà pris contact avec les délégations de l’UE de leur pays. Pour le Mali, l’AMM (Association des Municipalités du Mali) a pris contact juste après avoir été informée  de la nouvelle dynamique adoptée par l’UE,  lors du premier webinaire de CGLU Afrique.  C’est également le cas pour les Comores, la Zambie, le Mozambique et la Mauritanie. Au Bénin et au Burkina, l’ANCB et l’AMBF ont l’habitude de travailler avec la délégation de l’Union Européenne.

En outre, les associations nationales présentes adhèrent aux 5 étapes proposées et s’engagent à tenir les webinaires nationaux pour préparer leur membres aux négociations.  Certains pays s’attendent à gérer des délais serrés dû à l’installation des nouveaux maires (Comores) et le renouvellement des instances de l’association nationale (Cameroun).

D’autres ont soulevé une difficulté d’accès à Internet (Burundi, Liberia, Tchad) pour la tenue du webinaire national en y associant l’ensemble de leurs membres. Le planning des webinaires nationaux pour ceux qui le peuvent sera établi à la fin du mois de Juin courant. Les rencontres se tiendront avec l’appui logistique de CGLU Afrique.

A la clôture de la rencontre, M. Mbassi a insisté sur le fait qu’« Il est important de travailler avec l’Etat pour la reconnaissance des Collectivités territoriales comme acteur public. La charte africaine de la décentralisation est un argument de poids pour commencer le dialogue avec l’État central dans ce sens, explique –t-il. Par ailleurs, l’UE reconnait les collectivités territoriales en tant que  partenaires et tous les pays ont adopté l’Agenda 2030, qui devra être localisé pour ne laisser personne en marge. Nous devons donc saisir l’opportunité qui nous est offerte par la programmation Européenne. L’Etat central doit savoir qu’il  a un nouvel allié, les collectivités territoriales, pour améliorer la vie des citoyens. A la sortie de ces dialogues, il faut que soit conclut un accord cadre entre les 3 parties».

Webinaire-« Le REFELA : Bilan et Perspectives, dans le contexte de la pandémie du Covid 19 »

 

 

Le 3 juin 2020, les membres du conseil panafricain du Réseau des Femmes Elues Locales d’Afrique (REFELA) se sont réunis lors d’un webinaire, en vue de la tenue de leur 3ème réunion statutaire et la 1ère de l’année 2020, sous le thème : «Le REFELA : Bilan et Perspectives, dans le contexte de la pandémie du Covid 19 ». Ce webinaire a été présidé par Mme Dao Macoura Coulibaly, maire de la commune de Foumbolo (Côte d’Ivoire) & Présidente du REFELA, en présence du Secrétaire général de CGLU Afrique, M. Jean Pierre Elong Mbassi. Et plus de 68 personnes y ont participé, du fait de l’intérêt des femmes, maires et élues locales, membres du REFELA, mais aussi, de celles membres des chapitres nationaux du REFELA.

Dans son allocution d’ouverture la Présidente du REFELA, a indiqué que le webinaire a pour objectifs essentiels de : (i) faire le bilan des réalisations, (ii) examiner les perspectives à la lumière de la situation actuelle marquée par la crise sanitaire du covid19, (iii) définir les trajectoires les mieux appropriées à poursuivre, pour l’atteinte des objectifs, que le Réseau s’est fixés, dans le cadre de son plan d’action triennal, 2019-2021 et ce, autour des cinq points à l’ordre du jour de ce webinaire.

Le débat s’est ouvert avec intérêt, sur les trois premiers points relatifs à l’impact du Covid-19 sur la mise en œuvre des 3 campagnes par les villes africaines adhérentes, sur le processus de rédaction de la Charte des collectivités territoriales pour l’égalité de genres en Afrique, et sur l’implémentation des chapitres nationaux (REFELA-Pays), comme actions stratégiques et prioritaires, inscrites dans l’Agenda du REFELA-2019-2021. Ces 3 points ont été introduits successivement par Mme Mariam Iddrisu, maire de Sagnarigu et présidente du REFELA Ghana, Mme Ratsimbazafi Sahondramalala Esther, Maire de la Commune de Fianarantsoa à Madagascar, Vice-Présidente du REFELA, pour l’Afrique de l’Est, et par Dr Malika Ghefrane Giorgi, la Conseillère spéciale du Réseau, dont certains éléments de discussion ont été synthétisés par Dr Najat Zarrouk, Directrice d’ALGA.

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Un nouveau rapport, « COVID-19 dans les villes africaines : Effets, réponses et politiques », lancé par la CEA et ses partenaires

 

 

Addis-Abeba, Éthiopie, le 16 juin 2020 (CEA) – Alors que la pandémie de coronavirus continue de paralyser les économies du monde entier et de faire connaître à l’Afrique sa première récession en 25 ans, la Commission économique pour l’Afrique et ses partenaires se sont associés pour produire un nouveau rapport qui propose plusieurs interventions pour répondre rapidement et efficacement aux défis de COVID-19 sur le continent au niveau urbain.

Le rapport intitulé, « Le COVID-19 dans les villes africaines : Effets, réponses et politiques », analyse la situation actuelle sur le continent africain et les efforts fournis pour atténuer la pandémie mondiale dans le contexte des villes africaines.

Produit par la CEA, ONU Habitat, le Fonds d’équipement des Nations Unies pour le développement (FENU), Cités et gouvernements locaux unis d’Afrique (CGLU Afrique), la Banque africaine de développement (BAD) et Shelter Afrique, le rapport, virtuellement lancé ce mardi, propose des réponses pour des interventions à court, moyen et long terme dirigées par les gouvernements nationaux et locaux avec le soutien des institutions internationales et régionales de développement.

Pour relever d’une manière adéquate les défis de COVID-19, cinq recommandations clés ont été identifiées dans le rapport.

  • Appliquer des stratégies locales de communication et d’engagement communautaire ;
  • Soutenir les PME et l’économie informelle ;
  • Approfondir des réponses décentralisées face au COVID-19 grâce au renforcement des capacités des collectivités locales ;
  • Cibler les établissements informels par des mesures adaptées ;
  • Mettre en place des mécanismes pour favoriser un accès rapide au logement et prévenir les expulsions forcées ;
  • Intégrer la planification et la gestion urbaines en tant que priorités clés pour les stratégies de relance et de reconstruction vers la résilience à long terme.

Dans leurs remarques lors du lancement virtuel, les responsables des organisations partenaires conviennent que le COVID-19 a révélé la grande vulnérabilité des villes africaines aux effets des chocs, et leurs capacités limitées à atténuer et à se remettre des effets associés. Tout cela alors que les villes africaines continuent de croître rapidement dans des conditions de graves déficits d’infrastructures et de services, d’absence d’emplois productifs adéquats, de faibles capacités et institutions de planification et de gestion, entre autres.

L’informalité, la pauvreté et les inégalités persistent en tant que manifestation des contraintes structurelles sous-jacentes de l’urbanisation de l’Afrique. Dans ces conditions, et sans réponses politiques délibérées et investissements adéquats, les villes peuvent bien devenir des passifs pour une croissance et une transformation futures inclusives et résilientes, note le rapport.

Il note également que, compte tenu des effets économiques et fiscaux du COVID-19 sur les économies nationales et de la nécessité de garantir aux populations un accès à une alimentation adéquate, un logement, une eau potable et des installations sanitaires sûrs et à des informations fiables, il est manifeste qu’il y a un besoin d’accroître et de préciser le rôle des gouvernements locaux.

« Ces autorités sont importantes pour faire progresser l’engagement communautaire, soutenir la communication sur les risques et la sensibilisation et faciliter les mesures d’adaptation », lit-on dans le rapport.

Le COVID-19 a montré qu’il est important de réhabiliter la fonction de stabilisation et de redistribution des transferts financiers des gouvernements nationaux aux gouvernements locaux et régionaux.

Le renforcement des économies locales est l’une des réponses les plus efficaces pour réduire la sensibilité des économies nationales aux pandémies comme le COVID-19 et aux cycles de l’économie mondiale, indique le rapport.

« L’ampleur des effets économique et financier du COVID-19 en Afrique a été sévère à toutes les échelles, du national au local », déclare Mme Edlam Abera Yemeru, Chef de la Section de l’urbanisation et du développement, à la CEA dans ses remarques lors du lancement.

« Les effets économiques du COVID-19 sont particulièrement graves en raison des vulnérabilités sous-jacentes des économies africaines. La pandémie met en évidence des vulnérabilités sous-jacentes préexistantes dans l’économie des villes africaines qui rendent grave les effets urbains de la crise ».

Elle indique qu’à Addis-Abeba, en Éthiopie, par exemple, les conséquences du COVID-19 sur les hôtels sont graves, 88% des hôtels membres de l’association des hôtels d’Addis-Abeba étant partiellement ou complètement fermés en raison d’une faible occupation. Les pertes mensuelles sont estimées à 35 millions de dollars américains et 15 000 travailleurs pour l’instant ont été licenciés.

Mme Yemeru affirme que les effets économiques et financiers locaux du COVID-19 ont une incidence directe sur le développement économique en général et l’industrialisation en particulier.

« À l’avenir, la reprise économique et la reconstruction locales devront être au cœur des stratégies de relance économique et de reconstruction du continent et des pays, et des plans de relance connexes », dit-elle.

« Les discussions et les efforts continentaux et nationaux sur le COVID-19 reconnaissent la vulnérabilité des villes et des gouvernements locaux, ainsi que leurs répercussions aigues, mais ne tiennent pas suffisamment compte du rôle des villes productives, riches en emplois et compétitives dans la relance économique, la reconstruction et la résilience à moyen et long terme ».

Les priorités doivent concerner la création de villes économiquement résilientes, conclut Mme Yemeru.

Publié par :
La Section des communications
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