Appel à Consultation: Participation au Projet de Rédaction de La Charte des collectivités locales pour l’égalité de genres en Afrique ( Date limite : le 30 Septembre 2019)

Présentation

La présente consultation en ligne a pour dessein d’associer un plus grand nombre de personnes au projet de rédaction de la « Charte des collectivités locales pour l’égalité de genre en Afrique », qui s’inscrit dans la cadre de la mise en œuvre du « Pacte Europe-Afrique de Marrakech pour l’égalité locale » établit par REFELA-CGLU Afrique avec CCRE-Platforma-Section Europe et l’organisation mondiale CGLU, lors de la 8ème édition du Sommet Africités de Marrakech, (20 au 24 novembre 2018).

Cette consultation en ligne s’adresse aux gouvernements locaux d’Afrique, aux instances de CGLU Afrique et du REFELA, aux associations nationales des collectivités locales d’Afrique. Comme également, elle cible les organisations de la société civile, dont les associations des droits des femmes, les organismes nationaux d’Afrique et d’Europe, et toutes les personnes portant intérêt à la promotion de l’égalité de genre en Afrique et voulant s’associer par leurs idées et propositions à ce projet de rédaction de la charte.

Pour ce faire, cette consultation en ligne se base sur un questionnaire succinct (8 questions fermées, avec explications) et facile à administrer. Elle vise à recueillir des informations, des avis, des orientations et des conseils à prendre en considération lors de la rédaction de la charte, en vue d’aboutir à un projet de « Charte des collectivités locales pour l’égalité de genre en Afrique » rédigé de manière participative et concertée.

Soyez nombreux, Ms et Mmes les maires, élu-es locaux, représentant-es de la société civile, d’organismes nationaux et internationaux à répondre au questionnaire

veuillez trouver le questionnaire à complétez ici

(Mettre des croix selon vos réponses, et merci d’expliquer vos réponses)

Veuillez envoyer le questionnaire à l’adresse suivante : KDrissa@uclga.org / mghefrane@uclga.org ou possibilité d’envoyer par fax au numero suivant: +212 537 260 060

Possibilité de répondre en ligne aux liens suivants :
Français
Anglais

Le Secrétaire Général de CGLU Afrique, Monsieur Jean Pierre Elong Mbassi reçoit le nouveau Coordinateur du Réseau International PROFADEL, Monsieur Arnaldo Serna, du Pérou

A l’occasion de son passage au Maroc, Monsieur Arnaldo Serna (du Pérou), nouveau Coordinateur du Réseau International PROFADEL, a été reçu, le Jeudi 11 Juillet 2019, pour une visite de courtoisie, par Monsieur Jean Pierre Elong Mbassi, Secrétaire Général de CGLU-Afrique.

Le PROFADEL, Réseau international créé en 2000, est constitué de sept Instituts d’enseignement supérieur, de formation et d’appui conseil, dans le domaine du développement Territorial et de la Décentralisation. Ce Réseau est né du constat de la crise des modèles et des pratiques de développement, de la crise de la citoyenneté et de la nécessité de mutualiser compétences et conseils pour rechercher des solutions au niveau local, national et international.

Le Réseau vise à contribuer à ce que les citoyens soient en capacité de jouer leur rôle dans les changements de leur société tant au niveau des acteurs associatifs et du secteur privé qu’en matière d’influence, de définition, de mise en œuvre, de suivi et d’évaluation des politiques publiques.

Pour rappel, le PROFADEL regroupe le CERSS (Maroc), le CIEDEL (France), le DELTA-C (mali), ESCUELA PARA EL DESARROLLO (Pérou), FFF Malagazy Mahomby (Madagascar), IRFODEL (Togo) et CCI (Italie).

Mr Serna a eu également un entretien avec la Directrice de ALGA de CGLU-Afrique au sujet de l’établissement à court terme d’un cadre de partenariat et de collaboration entre CGLU-Afrique et le PROFADEL./.

Formation de 28 Maires, Elus Locaux/Elues Locales et Cadres Territoriaux sur la Cooperation Décentralisée et l’Action Internationale des Collectivités Territoriales

Dans le cadre du Partenariat entre l’Académie Africaine des Collectivités Territoriales (ALGA) de CGLU-Afrique et le Programme National de Formation des Métiers de la Ville (PNFMV), signé lors du Sommet Africités 8 à Marrakech en Novembre 2018, une Session de Formation Internationale sur la Coopération Décentralisée et l’Action Internationale des Collectivités Territoriales a été organisée du 1er au 5 Juillet 2019 dans la Salle des Actes de la Communauté Urbaine de Yaoundé, au Cameroun. L’ouverture officielle de la Session a été marquée par le Mot de bienvenue de l’Honorable Emile ANDZE ANDZE, Président National des Communes et Villes Unies du Cameroun (CVUC), l’allocution de
Dr Najat ZARROUK,
Directrice de ALGA de CGLU-Afrique, ainsi que de l’allocution de Mme Lydie ESSISSIMA, Représentante de S.E. Monsieur le Ministre de la Décentralisation et du Développement Local (MINDDEVEL) et de Mme Marguerite FOUDA OWOUNDI, Représentante de S.E. Madame la Ministre de l’Habitat et du Développement Urbain (MINHDU).
Ils ont chacun à leur tour insisté sur l’importance et la pertinence de ce thème et sur la nécessité d’appuyer et d’accompagner les Collectivités Locales pour faire de la coopération décentralisée un vrai levier de développement durable. Ils ont également salué le Partenariat entre CGLU Afrique/ ALGA et le PNFMV qui a permis la réalisation de la Session.
Cette première Session de Formation visait à outiller les personnels des Collectivités Territoriales sur les enjeux, les concepts, les mécanismes et les procédures de la Coopération Décentralisée et du développement des partenariats internationaux mutuellement avantageux.
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Construire une Afrique Locale qui ne laisse Personne en Marge

The Le thème de la Conférence des Journées européennes du développement de cette année #ThinkTwice fut axé sur la lutte contre les inégalités dans le contexte des objectifs de développement durable à l’horizon 2030. Le partenariat entre CGLU Afrique, Platforma, le CCRE, l’AIMF, le CLGF et CGLU a accueilli, pour la troisième année consécutive, un stand commun dans « The Global Village City Hall », représentant les gouvernements locaux et régionaux aux Journées européennes du développement 2019 (EDD19).
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Les prémices de la rédaction de la « Charte des collectivités locales pour l’égalité de genres en Afrique »

Le jeudi 4 juillet 2019 à la mairie de Paris (France), s’est tenue la première réunion du comité Europe- Afrique de rédaction de la « Charte des collectivités locales pour l’égalité de genres en Afrique ».

Cette 1ère réunion s’inscrit dans la cadre de la mise en œuvre du « Pacte Europe-Afrique de Marrakech pour l’égalité locale » adopté en novembre 2018 par les femmes maires et élues locales, durant la 8ème édition du Sommet d’Africités, et signé par le Réseau des Femmes Elues et leaders des collectivités territoriales d’Afrique (REFELA) de CGLU Afrique, le Conseil des communes et régions d’Europe (CCRE)-Platforma et l’organisation mondiale des gouvernements locaux et régionaux (CGLU).

La rencontre a été ouverte en présence M.  Pierre Aidenbaum, maire du 3ème arrondissement de Paris, M. Frédéric Vallier, Secrétaire Général du CCRE, Mme Dao Macoura Coulibaly, Présidente du REFELA, Mme Henriette Essame, Vice- Présidente REFELA pour la région Afrique centrale, Mme Irma Juliandres Harilalaina, Vice- Présidente REFELA pour la région Afrique de l’Est.

Les points à l’ordre du jour de la réunion étaient :

-La présentation du projet de démarche d’élaboration de la charte selon une approche participative,

-La Présentation du questionnaire pour la consultation en ligne,

–  La présentation de la Charte européenne ;

– Une discussion sur le projet de démarche et des questions clés ;

– L’adoption du calendrier des activités à venir ;

-Une brève présentation du congrès mondial de CGLU prévu du 11 au 15 novembre 2019 à Durban, Afrique du Sud.

Dans son allocution, Mme Macoura Dao présidente du REFELA a notamment souhaité voir la charte adoptée lors du congrès de Durban. « Le prochain rendez-vous important est le congrès mondial de CGLU en novembre 2019. Nous souhaiterions voir cette Charte finalisée d’ici la tenue de ce congrès pour qu’elle puisse être discutée et adoptée à cette occasion », a-t-elle déclaré.

La réunion modérée par M. Emil Broberg, Président de la commission permanente pour l’égalité de CCRE, et membre de l’association suédoise des autorités locales et régionales, a été marquée par des échanges fort pertinents et un partage d’information et de propositions qui ont enrichis la démarche de rédaction de la charte.

 

Le comité dont le nom a changé pour être mieux adapté à sa mission : le comité Afrique-Europe de consultation et d’appui à la charte, se donne comme mission de suivre et de soutenir la rédaction de la charte ; en soulignant que la charte doit être un produit africain. Les intervenants et intervenantes ont insisté sur le fait qu’il faudrait élargir la consultation des maires et des élus femmes et hommes des villes et collectivités d’Afrique pour leur participation dans ce processus de rédaction et pour garantir dès cette étape une meilleure information et communication sur la charte et lui permettre ainsi un meilleur ancrage une fois rédigée et adoptée.

Une des principales recommandations est de prendre le temps nécessaire pour la rédaction des premiers drafts de cette charte par le groupe de travail interne au REFELA CGLU Afrique et à soumettre dans le cadre de réunions du comité, voire d’ateliers et d’évènement tel que le 6ème congrès mondial de CGLU à la concertation pour leur enrichissement ; l’important étant d’aboutir à une version finale de cette charte conforme aux attentes des gouvernements locaux d’Afrique.

 

Le comité de rédaction a par ailleurs approuvé le projet de démarche d’élaboration de la « Charte des collectivités locales pour l’égalité de genres en Afrique »,  la plateforme de consultation en ligne et le calendrier des activités à venir du Comité sur la période 2019-2021.

Les principales étapes comprennent :

  • L’organisation d’une session durant le Congrès Mondial de CGLU à Durban (11-15 novembre 2019) par CGLU Afrique, en collaboration avec le CCRE et avec le soutien de CGLU, visant à présenter le Pacte et le plan de rédaction de la Charte, et favoriser l’émergence d’un débat au niveau international, en convoquant notamment la participation d’autres sections régionales de CGLU;
  • La prépareration, l’organisation et la réalisastion par le CCRE et CGLU Afrique, avec l’appui de CGLU, de la deuxième réunion de travail du Comité de rédaction et d’une session durant le Forum Europe-Afrique visant à présenter le Pacte et le projet de charte pour approbation (courant 2020) ;
  • La finalisation de la charte et la production d’un plan stratégique d’information, de diffusion et de plaidoyer pour l’adhésion et la signature de la charte;
  • La préparation, l’organisation et la réalisation par CGLU Afrique et le CCRE, avec le soutien de CGLU d’une session de présentation, d’information, de diffusion et de plaidoyer sur le Pacte, visant à inciter l’adhésion à la charte et à lancer le processus de signature de la Charte durant la 9ème édition Sommet Africités de CGLU Afrique au Kenya, (16-20 Novembre 2021).

Pour rappel, l’élaboration de la charte vise à répondre aux engagements pris par les élus locaux au niveau du Continent africain et à l’échelle internationale. En ce qui concerne entre autres : La déclaration solennelle sur l’égalité entre les hommes et les femmes en Afrique (2008), les principes et l’aspiration 6 de la vision 2063 de l’Union Africaine, l’Agenda 2030 sur les objectifs de développement durable (ODD), particulièrement l’ODD5 : parvenir à l’égalité des sexes en autonomisant les femmes et les filles d’ici 2030 ; Les engagements pris par le REFELA-CGLU Afrique et CCRE avec l’appui de CGLU, à traduire la Déclaration du Forum Europe-Afrique d’Abidjan (2017), en actions, principalement en matière d’égalité de genres au niveau local en Afrique. Une des conclusions du Forum était de travailler à renforcer le rôle des femmes dans la gouvernance des collectivités territoriales en Afrique, et d’élaborer une Charte des collectivités territoriales d’Afrique pour l’égalité des genres.

 

NB: “PLATFORMA ,  un projet cofinancé par l’Union européenne, est la coalition paneuropéenne de villes et de régions – et des associations qui les représentent – actives dans la coopération au développement”.

Pour de plus amples informations veuillez contacter :

Gaëlle Yomi : Tél : + 212 610 56 71 45

E-mail : gyomi@uclga.org

Appel à candidature pour une formation sur : La Promotion des Droits Humains, de la Démocratie et la Diversité au niveau local

L’Académie Africaine des Collectivités Territoriales (ALGA) de Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) procède au lancement de deux (02) sessions de Formation Internationale en Anglais et en Français sur : « La Promotion des Droits Humains, de la Démocratie et la Diversité au niveau local » qu’elle organise en partenariat avec l’Université de Graz (Autriche).

  • Session en Anglais: Kigali, Rwanda du 09 au 13 Septembre 2019
  • Session en Français: Ifrane, Maroc du 25 au 29 Novembre 2019 au Centre de Conférence Exécutif de l’Université Al Akhawayn

Ci-dessous la note conceptuelle ainsi que la fiche d’inscription à compléter et à renvoyer  aux adresses e-mails suivantes : lramilijaona@uclga.orgpdabire@uclga.org avec copie à najat_zarrouk@yahoo.fr.

Note conceptuelle.

Fiche d’inscription.

 

M. Léandre Nzue, nouveau président de CGLU Afrique, Mme. Macoura Dao , nouvelle présidente du REFELA

Les réunions statutaires de CGLU Afrique tenues au Caire du 17 au 21 juin 2019 ont été marquées par l’installation du nouveau président de CGLU Afrique en la personne de M. Léandre Nzue, maire de Libreville (Gabon) et l’élection de Mme Macoura Dao, comme présidente du Réseau des Femmes Elues Locales d’Afrique ( REFELA).

En effet, lors de l’ouverture de la 20ème session du Comité Exécutif de CGLU Afriqu le 18 juin, les membres ont reçu la profession de foi de M. Léandre Nzue, qui, en sa qualité de Maire nouvellement élu de Libreville, a été installé comme nouveau Président de CGLU Afrique pour la période 2019 à 2021, et a par conséquent présidé cette 20ème session du Comité exécutif.

Lors de son installation le président de CGLU Afrique s’est engagé à encourager l’unité et le dialogue, faciliter les investissements publics et privés, favoriser l’intégration des associations des collectivités territoriales pour une meilleure gestion des villes africaines d’ici à 2021.

Le 17 juin, s’est tenue la première réunion du Bureau du Réseau des Femmes Elues Locales d’Afrique (REFELA). En application du Règlement Intérieur de REFELA, Madame Macoura Dao,  Maire de Foumbolo en Côte d’Ivoire, Vice-Présidente de REFELA pour la Région Afrique de l’Ouest, a été élue Présidente de REFELA pour la période 2019-2021, en remplacement de Madame Célestine Ketcha-Courtes devenue membre du Gouvernement au Cameroun.

Dans son discours de remerciement Mme Dao a rappelé que le leitmotiv du REFELA est de promouvoir une plus grande participation des femmes dans la gouvernance des collectivités territoriales, et une meilleure prise en compte des préoccupations des femmes dans les politiques menées au niveau des villes et territoires.

Le communiqué final des réunions statutaires est disponible ici.

Le communiqué final de la réunion du REFELA est disponible ici.

La composition de la présidence  de CGLU Afrique est disponible ici. 

 

Capitales Africaines de la Culture : Séminaire « Action Territoriale pour une Décentralisation Effective »

La Maison de l’Elu de la Région Marrakech Safi a inauguré, le 24 juin 2019, le séminaire « Action Territoriale pour une Décentralisation Effective » qui réunit jusqu’au 30 juin, à Marrakech, les régions africaines partenaires de la Région Marrakech Safi. A cette occasion, Monsieur Ahmed Akhchichine, Président de la Région Marrakech Safi et Madame Aouatif Berdaï, vice-présidente de la Commune de Marrakech ont montré l’engagement de la Région Marrakech Safi et de la Commune de Marrakech et affirmé la dynamique qui les unit au comité d’organisation des Capitales Africaines de la Culture piloté par CGLU Afrique (Cités et Gouvernements Locaux Unis d’ Afrique), pour faire de Marrakech 2020 la première Capitale Africaine de la Culture. Le message se veut fort et clair : Marrakech est le fer de lance du développement et du resserrement des liens entre l’Afrique et le Maroc et cette ambition se démontre dans les partenariats et les opportunités que Marrakech et sa Région peuvent offrir à l’Afrique et au Maroc.

Lors d’une visite à l’hôtel de ville de Marrakech, Madame Aouatif Berdai, vice-présidente de la Commune de Marrakech a présenté Marrakech 2020 et appelé les délégations présentes à participer au programme. Au cours des discussions, un projet de convention de coopération entre la Commune de Marrakech et la Commune d’Agadez au Niger a été avancé. La Commune de Marrakech comme la Région de Marrakech souhaitent faire de cette année Capitale « une année festive pour l’Afrique, le Maroc et Marrakech ». C’est en ces termes que le Président de la Région Marrakech Safi, Monsieur Ahmed Akhchichine s’associe à l’invitation de la Commune de Marrakech pour que les villes et les territoires partenaires de Marrakech et de sa Région se joignent au processus de Marrakech 2020 et aux Capitales Africaines de la Culture « Pour des villes, territoires et leurs sociétés civiles, Agissant en réseau dans une dynamique continentale, durable, inclusive et solidaire ».

Télécharger le communiqué ici. 

Communiqué de presse -Réunions des organes statutaires CGLU Afrique (Le Caire, Egypte)

A l’invitation du Ministère du Développement Local de la République Arabe d’Egypte, Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) a tenu ses premières réunions statutaires les 17 et 18 juin 2019 à l’hôtel Conrad au Caire, Egypte, après l’assemblée générale de l’organisation qui a eu lieu à Marrakech au Maroc, le 23 novembre 2018. 

Les réunions statutaires de CGLU Afrique comprenaient la première réunion du Bureau des Femmes élues et leaders des gouvernements locaux et infranationaux en Afrique (REFELA) ; et la 20ème session du Comité exécutif de CGLUA Afrique. 

Ces réunions ont été officiellement ouvertes par le Général Mahmoud Shaarawy, Ministre du Développement Local d’Egypte, en présence du Général Khaled Abdel Aal, Gouverneur du Gouvernorat du Caire, et de M. Mohamed Boudra, Vice-Président de CGLU Afrique pour la région Afrique du Nord. 

La réunion du Bureau du REFELA a examiné et adopté le Plan d’action du REFELA pour la période 2019-2021, en mettant l’accent sur ses trois principales campagnes : la Campagne des villes africaines sans enfants vivant dans la rue ; la Campagne des villes africaines à zéro tolérance à toutes les formes de violence contre les femmes et les filles ; et la Campagne des villes africaines favorables au renforcement du pouvoir économique des femmes.

La réunion a également élu une nouvelle Présidente du REFELA en la personne de Mme Dao Macoura, Maire de Foumbolo en Côte d’Ivoire, et Vice-Président du REFELA pour la région Afrique de l’Ouest. Mme Macoura remplace Mme Célestine KETCHA épse COURTES qui a été nommée ministre du gouvernement de la République du Cameroun. La réunion du Bureau du REFELA a aussi élu Mme Mboula, épse Essame Elise Henriette, Maire de la Commune d’Arrondissement 3 de Nkongsamba et Présidente de la section nationale du REFELA au Cameroun, Vice-présidente du REFELA pour la région Afrique Centrale. 

Le Bureau du REFELA a ensuite félicité et installé la section nationale du REFELA en Egypte et sa Présidente, Madame Manal Awad Mikhail, gouverneure, gouvernorat de Damiette (Egypte).

Le Bureau du REFELA a également accueilli favorablement la proposition d’inclure les membres du Bureau du REFELA parmi les candidats africains à élire au Conseil Mondial de CGLU lors du prochain Congrès Mondial de CGLU prévu du 11 au 15 novembre 2019 à Durban, Afrique du Sud ; et aussi d’inclure la Présidente du REFELA parmi les candidats africains pour siéger au Bureau Exécutif Mondial de CGLU.

A l’ouverture de la 20ème session du Comité Exécutif de CGLU Afrique, les membres ont d’abord reçu la profession de foi de M. Léandre Nzue, qui, en sa qualité de Maire nouvellement élu de Libreville, a été installé comme nouveau Président de CGLU Afrique pour la période 2019 à 2021, et a par conséquent présidé cette 20ème session du Comité exécutif. 

Le Comité Exécutif a examiné les rapports financiers de l’organisation, y compris l’exécution du budget ainsi que les comptes vérifiés pour l’exercice 2018. Il a également invité les membres à honorer leurs obligations en matière de cotisations afin de renforcer l’organisation et lui permettre de mettre en œuvre son plan d’action. A l’issue de ces délibérations, les membres du Comité Exécutif ont approuvé les comptes et donné quitus au Secrétaire général pour la gestion de l’exercice 2018. 

Les membres du Comité Exécutif ont ensuite abordé la question des bureaux régionaux de CGLU Afrique. Le Secrétaire Général a informé qu’avec la mise en place du Bureau Régional de l’Afrique du Nord (NARO) au Caire, dont l’inauguration est prévue le 19 juin 2019, CGLU Afrique aurait dû avoir achevé la mise en place de ses bureaux régionaux d’ici fin 2019 comme initialement prévu ; sauf que le Bureau Régional pour la région Afrique Centrale qui était censé être opérationnel à Yaoundé au Cameroun, depuis 2015, ne s’est toujours pas matérialisé malgré plusieurs relances. 

Les membres du Comité Exécutif ont apprécié l’offre de l’Égypte d’accueillir le Bureau régional de l’Afrique du Nord (NARO) et se sont félicités de la proposition de procéder à l’inauguration du Bureau régional de l’Afrique du Nord (NARO) le 19 juin 2019. 

Pour se conformer au plan initial d’achever la mise en place des bureaux régionaux d’ici à la fin de 2019, le Président a proposé que le Comité Exécutif considère l’offre de la ville de Libreville d’accueillir le Bureau régional pour l’Afrique centrale (CARO). Cette proposition a été approuvée à l’unanimité par le Comité exécutif. Le Bureau Régional de CGLU Afrique pour la région Afrique Centrale sera désormais établi à Libreville, Gabon, à charge pour le Secrétaire Général de CGLU Afrique de conduire les démarches nécessaires auprès des autorités gabonaises pour officialiser et matérialiser cette décision dans les meilleurs délais.

Les membres du Comité Exécutif ont ensuite discuté de deux autres questions importantes : d’abord, l’organisation du prochain Sommet Africités qui se tiendra en 2021 à Kisumu au Kenya ; et la représentation de l’Afrique dans les organes de l’Organisation Mondiale de CGLU pour la période 2020-2022. 

Concernant Africités 2021, le Gouverneur du Comté de Kisumu, s’exprimant au nom de la délégation kenyane conduite par le Ministre de la Dévolution, a présenté l’état de la préparation de la 9ème édition du Sommet Africités. Le Comité s’est félicité des progrès réalisés jusqu’à présent dans les préparatifs et de l’offre faite par le Président de l’AMPCC du Maroc d’aider les différentes équipes kenyanes à mieux se préparer pour le Sommet si elles en expriment le besoin. 

En ce qui concerne la représentation de l’Afrique dans les instances mondiales de CGLU, et dans le respect de l’exigence que, pour être éligible, toute liste de candidatures aux instances de CGLU doit avoir au moins 30 pour cent de femmes, le Comité Exécutif a procédé à la désignation des 45 candidats de l’Afrique devant siéger au Conseil Mondial de CGLU, et des 15 candidats de l’Afrique pour siéger au Bureau Exécutif Mondial de CGLU.

Le Comité Exécutif a ensuite délibéré sur la représentation de l’Afrique au niveau de la Présidence de CGLU, d’abord pour la désignation du candidat de l’Afrique au poste de Vice-Président Afrique de CGLU, et pour les mérites pour l’Afrique de se porter candidate au poste de Président Mondial de CGLU. Cette discussion découle de la nomination de l’actuel Président de CGLU, M. Parks Tau comme ministre délégué au sein du gouvernement d’Afrique du Sud, ce qui fait qu’il ne peut plus se présenter pour un second mandat comme Président Mondial de CGLU. Or la coutume observée jusqu’ici dans la direction de CGLU voudrait que chaque région préside CGLU durant deux mandats successifs. Sur la base des antécédents observés, le Comité Exécutif a décidé que l’Afrique désignerait un candidat au poste de Président Mondial de CGLU lors du prochain Congrès Mondial de CGLU prévu du 11 au 15 novembre 2019 à Durban en Afrique du Sud. Des consultations vont se poursuivre entre membres pour s’accorder sur le nom du candidat de l’Afrique au poste de Vice-Président Afrique de CGLU, et sur le nom du candidat de l’Afrique au poste de Président Mondial de CGLU. Ces consultations devraient aboutir dans les toutes prochaines semaines et au plus tard le 15 juillet 2019.

Pour finir les membres du Comité Exécutif ont salué la mise en place de l’Agence Afrique Territoriale, institution financière destinée à lever des fonds sur le marché financier pour les orienter vers les investissements au sein des collectivités territoriales d’Afrique. À cet égard ils ont encouragé les villes et territoires à souscrire à la société coopérative créée à cet effet, et demandé aux gouvernements africains à soutenir cette initiative.

Les membres du Comité Exécutif ont d’autre part approuvé la prise en charge du programme des Capitales Africaines de la Culture par CGLU Afrique, dont la Ville de Marrakech accueille la première célébration en 2020/2021. 

Les membres du Comité Exécutif ont enfin donné leur accord pour que CGLU Afrique s’implique dans l’initiative de la Porte de Notre Retour lancée par les Afro-Descendants des Amériques, et ont demandé au Secrétaire Général de prendre les mesures nécessaires pour concrétiser cette implication.

Dans le cadre et à la suite des réunions des instances de CGLU Afrique, une Conférence internationale a été organisée du 18 au 20 juin 2019 également au Conrad Hôtel du Caire, sous le Haut Patronage du Président de la République Arabe d’Egypte, Son Excellence M. Abdel Fattah al-Sissi, sur le thème : “Villes Africaines: Moteurs du Développement Durable”. Ont collaboré à l’organisation de cette Conférence : le Ministère du Développement Local d’Egypte, CGLU Afrique, ONU Habitat, et l’Union européenne.

Cette Conférence a été officiellement ouverte par le Premier Ministre d’Egypte. Dr. Mostafa Madbouli, et a connu la participation d’un grand nombre de ministres du gouvernement d’Egypte; des membres du Bureau du Comité Technique Spécialisé de l’Union Africaine (CTS 8) regroupant les ministres africains de la Fonction Publique, du Développement Urbain et de l’Habitat, de la Décentralisation et du Développement Local; des membres du Comité Exécutif de CGLU Afrique et du Bureau du REFELA ; des représentants des organisations de la société civile et du milieu académique; et des représentants des partenaires au développement. Ci-joint les conclusions des travaux de la Conférence présentés par le Ministre du Développement Local d’Egypte. Le rapport final de cette Conférence sera diffusé en temps opportun.

Le Caire, 21 juin 2019

Le Secrétaire Général de CGLU Afrique

Les conclusions des travaux de la Conférence disponibles ici
Version PDF disponible ici

3ème édition du Forum Africain des Managers territoriaux et des instituts de formation ciblant les collectivités territoriales (FAMI) :  Appel à l’action d’IFRANE

APPEL A L’ACTION D’IFRANE POUR LA MOBILISATION ET LA MISE EN ŒUVRE DE FINANCEMENTS
INNOVANTS ET DURABLES POUR LE RENFORCEMENT DES CAPACITÉS DES ELUS ET PERSONNELS DES COLLECTIVITÉS TERRITORIALES AFRICAINES

Nous, Représentants des Collectivités Territoriales et des Instituts de Formation impliqués dans le processus de la Décentralisation, de la Gouvernance Locale et du Développement local, réunis du 10 au 14 à Ifrane, Maroc, à l’occasion de la 3ème Edition du Forum Africain des Managers Territoriaux et des Instituts de Formation ciblant les Collectivités Territoriales (FAMI), organisé par l’Académie Africaine des Collectivités Territoriales (ALGA) de Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique), sur le thème : «Financer l’apprentissage, la formation et le renforcement des capacités des élus locaux et du personnel des collectivités territoriales en Afrique : pour des mécanismes innovants et durables»,

Lançons un Appel Solennel aux Décideurs au niveau local, national, panafricain et international pour que la question du Capital Humain des Collectivités et des Administrations Territoriales devienne une des principales priorités dans la mise en œuvre des politiques de la décentralisation, de la localisation de l’Agenda 2063 de l’Union Africaine ainsi que des agendas mondiaux adoptés par les Nations Unies, notamment l’Agenda 2030 des Objectifs de Développement Durable, l’Accord de Paris sur les Changements Climatiques, et le Nouvel Agenda Urbain Mondial.

Rappelons que les faibles capacités sont un des administrations territoriales sont un obstacle sérieux à la réalisation et la réussite de la Décentralisation, à l’atteinte du développement durable et à l’ancrage d’une bonne gouvernance au niveau des territoires.

Demandons aux Décideurs de se conformer aux orientations et directives adoptées au niveau panafricain et international pour refonder leur action concernant la priorité accordée au développement du capital humain au sein des collectivités territoriales.

La Vision 2063 de l’Union Africaine « L’Afrique que nous voulons », souligne dans son paragraphe 14 ce qui suit : “Le Capital Humain de l’Afrique sera entièrement développé en tant que ressource la plus précieuse, notamment par des investissements soutenus fondés sur l’universalité en matière d’éducation de la petite enfance et d’éducation de base, et également par des investissements soutenus dans l’enseignement supérieur, la science, la technologie, la recherche et l’innovation, et éliminer les inégalités entre les hommes et les femmes à tous les niveaux de l’éducation. L’accès aux études supérieures sera étendu et renforcé en assurant des infrastructures modernes de classe mondiale pour l’apprentissage et la recherche, pour appuyer les réformes scientifiques qui sous-tendent la transformation du continent ”.
La Résolution adoptée par l’Assemblée Générale des Nations Unies le 20 décembre 2017, N° 72/235 sur le Développement des Ressources Humaines engage pour sa part la Communauté internationale, d’une part, à placer la mise en valeur des ressources humaines au cœur du développement durable dans ses trois dimensions, économique, social et environnementale ; et d’autre part, à élaborer des stratégies à court, à moyen et à long terme pour améliorer réellement les capacités dans ce domaine, dans la mesure où une croissance économique et un développement soutenus, partagés et équitables ne sont pas envisageables sans une main-d’œuvre instruite, qualifiée, en bonne santé, compétente, productive et adaptable ».

Recommandons sur cette base ce qui suit dans le cadre du renforcement du capital humain des collectivités territoriales d’Afrique :

1. Définir un cadre juridique approprié qui institue le droit à la formation tout au long de la vie en faveur des élus locaux/élues locales et du personnel des collectivités territoriales d’Afrique.

2. Promouvoir l’emploi au sein des administrations territoriales d’Afrique comme une des premières options dans le choix de carrière des jeunes entrant dans le marché de travail en mettant en place des cadres incitatifs adéquats et des modalités de gestion prévisionnelle des ressources humaines des collectivités adaptées aux contextes des différentes collectivités.

3. Mettre en œuvre des mécanismes innovants et pérennes de financement de la formation et du renforcement des capacités des collectivités territoriales d’Afrique en instituant notamment le prélèvement d’un montant de 1 à 5 pour cent de la masse salariale payée aux personnels des collectivités territoriales, à consacrer à la formation des élus, cadres et autres personnels desdites collectivités, tenant compte des contextes nationaux et de la diversité des
mécanismes et modèles de financement en présence.*

4. Mettre en place au niveau national, une institution autonome chargée de l’organisation et du management de la formation et du renforcement des capacités des collectivités territoriales en Afrique, dont la gestion devra être autant que possible paritaire, intégrant dans sa gestion les administrations nationales chargé de la fonction publique et de l’emploi, des collectivités territoriales et de la décentralisation, ainsi que l’association nationale des
collectivités territoriales et les représentants des cadres et personnels des collectivités territoriales. Cette institution autonome récolterait et gérerait le montant du prélèvement effectué sur la masse salariale des collectivités territoriales pour assurer la formation et le renforcement des capacités des collectivités territoriales.
5. Instituer un Observatoire national des ressources humaines des collectivités territoriales avec la participation des universités pour inciter les pouvoirs publics à adopter des ratios de gestion des ressources humaines et une culture de la comparaison des performances dans la gestion des administrations territoriales en Afrique. Les informations issues des différents observatoires nationaux devraient pouvoir alimenter l’observatoire africain des ressources humaines des collectivités territoriales développé au niveau de l’Académie Africaine des Collectivités Territoriales (ALGA) de l’organisation des Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique).

Prenons l’engagement de promouvoir cet appel à l’Action en faveur du Capital Humain des collectivités territoriales d’Afrique et la mise en œuvre de ses recommandations.

Fait à Ifrane, le Jeudi 13 juin 2019
Les participant(e)s au 3ème Forum Africain des Managers Territoriaux et
des Instituts de Formation ciblant les Collectivités Territoriales

La version PDF est disponible ICI. 

Consultez le rapport général du Forum ici. 

Message de remerciement à sa Majesté le Roi Mohammed VI du Maroc .