Armand Roland Pierre Béouindé : Toujours actif !

Les maires des grandes villes ont la particularité de gérer des défis multiples liés à la complexité de leur cité.  Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso, n’échappe pas à cette réalité.  Aux commandes de la ville depuis le 18 juin 2016 pour un mandat de 5 ans, Armand Roland Pierre Béouindé fait preuve de volontarisme et d’initiative pour faire de la capitale burkinabé «la ville la plus accueillante, la plus coquette, et la plus prospère qui soit », comme signalé dans son allocution de prise de fonction.

Parmi les chantiers lancés par l’édile local et son équipe figure le projet « Grand Ouaga ».  Il s’agit d’un projet d’intercommunalité qui vise à créer les conditions d’un développement socio-économique au profit des citoyens des huit (8) communes impliquées. Il vise à améliorer la productivité agricole par la promotion de l’économie verte, renforcer la croissance économique urbaine par la valorisation du coton sur les territoires du Grand-Ouaga, ainsi que la gouvernance et la planification urbaine. Le projet est appuyé par des partenaires internationaux dont l’Union Européenne et ONU Habitat. En mars dernier, lors de la visite au Burkina de la Directrice exécutive d’ONU-Habitat, Mme Maimounah Moh Sharif, ce fut l’occasion pour le maire de Ouaga de souligner les questions de l’urbanisation des quartiers d’habitat spontané, les problèmes de sécurité urbaine, du foncier, la gestion des déchets ménagers et le rôle des femmes dans le développement urbain, surtout au niveau des sites des déplacés.

Des thématiques qui sont en droite ligne avec son programme de mandat 2016-2021 “Ouaga21, vivre ensemble, libres ensemble”. Ce programme repose sur trois axes prioritaires : la mobilité urbaine, la sécurité urbaine et l’environnement urbain.

Comme autre initiative mise en œuvre par la municipalité de Ouaga figure l’informatisation du système de collecte des impôts. Le processus a été lancé en octobre 2020 afin de permettre à la ville d’élargir son assiette fiscale. « Ouagadougou est un grand marché à ciel ouvert. À tous les coins de rue sont installées des boutiques. Il est manuellement difficile de recenser tous ces commerçants. Cela entraîne des écarts importants entre les prévisions et les réalisations budgétaires. Le potentiel de la ville de Ouagadougou est à peu près de 50 milliards par an. Aujourd’hui, nous n’arrivons même pas à collecter un milliard, pour la simple et bonne raison que nous ne maîtrisons ni le nombre de contribuables, ni les espaces occupés », explique Armand Pierre Béouindé.

Le 23ème maire de la capitale depuis 1956 et le 6ème élu depuis l’accession du pays à l’indépendance en 1960 est également président de l’Association des Municipalités du Burkina Faso (AMBF).  La mission de plaidoyer avec le gouvernement central est un axe majeur de l’association. Le 23 juin 2021, le président de l’AMBF, Armand Roland Pierre Béouindé a conduit une délégation de l’AMBF en audience à la Présidence du Faso autour de la question de la pérennisation de la Compétition pour l’Excellence dans la Gouvernance Locale (COPEGOL).

Il s’agit d’une   initiative   dont la promotion est assurée  par   le   gouvernement   du   Burkina   Faso   avec l’accompagnement   de   la   Banque   Mondiale   dans   le   but   de   susciter   une émulation entre les communes (rurales et urbaines) et surtout pour promouvoir de bonnes pratiques innovantes de gouvernance locale pouvant être dupliquées à l’ensemble des communes.

Dans son processus de gestion de la ville de Ouaga et de l’AMBF, M. Béouindé s’implique de manière assidue au sein des organisations internationales des élus locaux. Il est notamment membre du Comité exécutif de CGLU Afrique, membre du bureau de l’Association internationale des Maires Francophones (AIMF) et vice-président pour la région Afrique de l’organisation mondiale CGLU (Cités et Gouvernements Locaux Unis).  Très actif au sein des différentes réunions d’instances et autres activités organisés en faveur des collectivités territoriales, le maire Béouindé accorde une place de choix à la communication afin de tenir informés au maximum ses concitoyens.

Pour ne manquer aucune des initiatives menées par la municipalité de Ouagadougou et de l’AMBF,  consulter leurs pages Facebook ici : et ici .

Bio Express

Nom : BEOUINDE

Prénoms : Armand Roland Pierre

Date de naissance : 10 novembre 1962

Lieu : KAYA

Nationalité : Burkinabé

Situation matrimoniale : Marié père de 4 enfants.

FORMATION ET EXPERIENCE PROFESSIONNELLE

Monsieur BEOUINDE Armand Roland Pierre est gestionnaire de formation et a acquis une expérience d’une vingtaine d’années dans la gestion et l’administration des entreprises (Société de Services Informatiques, Industries Graphiques, Conseils et Communication). Actionnaire et Administrateur de plusieurs sociétés et membre de plusieurs associations, club, syndicat etc.…. Monsieur BEOUINDE est Chevalier de l’Ordre National. Monsieur BEOUINDE est l’Administrateur Directeur General de GRAPHI IMPRIM SARL.

Carrière Politique

1983-1987 : Participation active à l’avènement de la révolution du 4 août 1983 comme membre de l’ULC/R

2010 : Adhésion au CDP

2012 : Élection au Bureau politique du CDP

4 janvier 2014 : Démission du CDP avec 75 autres hauts cadres dont Roch Marc Christian KABORE, Salif DIALLO, Simon COMPAORE.

25 janvier 2014 : Membre fondateur du MPP, élu au Bureau Exécutif National, 2ème Secrétaire à l’information et à la communication. Farouche opposant de la loi qui devait modifier l’Article 37 de la Constitution du Burkina Faso avec pour seul objectif de permettre au Président Blaise Compaoré de déverrouiller la limitation du mandat présidentiel. Participation active à toutes les manifestations du CFOP en première ligne toujours aux côtés du président Roch Marc Christian Kabore et des autres leaders de l’opposition.

22 mai 2016 : Élu conseiller municipal du secteur 54 de l’arrondissement 12 de Ouagadougou.

18 juin 2016 : Élu Maire Central de la commune de Ouagadougou

 

Sources :

Source 1 

Source 2 

Source 3 

Source 4 

Source 5 

Source 6

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Atelier de consultation élargie sur la Charte des collectivités territoriales pour l’égalité de genre en Afrique

Durant deux jours, les 14 et 15 juillet 2021, s’est tenu via la plateforme Zoom, un atelier de consultation élargie dans le cadre de la rédaction de la « Charte des collectivités territoriales pour l’égalité de genre en Afrique ».

Ouvert au public, cet atelier a suscité de l’intérêt auprès des participants et a mobilisé de manière régulière sur les deux jours successifs, une cinquantaine de personnes parmi les 73 préalablement enregistrées. Parmi ces participants venant d’une vingtaine de pays africains, de trois pays d’Europe (Belgique, Espagne, France) et d’un pays d’Amérique (Canada), on compte 42,5% d’hommes et 57,5% de femmes.

L’atelier avait pour but d’offrir un espace de dialogue permettant aux représentants des gouvernements locaux et régionaux, aux experts en matière de genre ainsi qu’aux organisations de la société civile d’Afrique et d’Europe, d’échanger autour de la Charte et de donner leurs avis et leurs orientations afin de disposer d’un document final plus inclusif, reflétant la diversité des réalités africaines et facilitant par conséquent une application dans l’ensemble des contextes du continent africain. Cette démarche a également constitué un premier pas vers l’appropriation.

Conforment au programme établi, l’atelier s’est tenu sur les deux jours sous la modération de Mme Jacqueline MOUSTACHE-BELLE, Directrice du Département Genre et Jeune de CGLU Afrique.

Première journée :

Pour commencer, la modératrice a introduit les personnalités attendues pour procéder aux allocutions d’ouverture de l’atelier, en l’occurrence : Mme DAO Macoura COULIBALY, Présidente du REFELA, Mme Emilia SAIZ, Secrétaire Générale de CGLU et M. Jean Pierre ELONG MBASSI, Secrétaire Général de CGLU Afrique.

Dans son allocution, Mme DAO Macoura COULIBALY, a rappelé l’historique du processus d’élaboration de la Charte et relevé son importance en tant qu’instrument politique visant à véritablement engager les collectivités territoriales sur la voie de l’égalité entre les femmes et les hommes. Elle a affirmé la conviction du REFELA, que cette Charte constituera le point de départ d’une ère nouvelle pour l’égalité entre les femmes et les hommes en Afrique et s’est dite rassurée au vu de la stratégie mise en place et des avancées que la version finale de la Charte sera adoptée comme prévu lors de la 9ème édition du sommet Africités à Kisumu au Kenya du 26 au 29 avril 2022.

La Secrétaire Générale de CGLU, Mme Emilia SAIZ, a relevé l’importance de la Charte et de l’implication des collectivités territoriales dans la bataille pour l’égalité entre les femmes et les hommes, d’autant plus que les femmes représentent plus de 50% de la population mondiale, et demeurent néanmoins les plus exposées à la violence et à la discrimination. Elle a exprimé le souhait que la consultation soit ouverte aux acteurs des autres continents.

Le Secrétaire Général de CGLU Afrique, M. Jean Pierre ELONG MBASSI, en rappelant l’historique de la naissance du REFELA en 2009, a déploré tout le temps écoulé pour que se concrétise la volonté de disposer d’une Charte qui permette de garantir la prise en compte et la présence des femmes au niveau local. Ensuite, tout en louant les atouts de la coopération et de la collaboration avec CGLU et le CCRE qui ont permis de faire émerger et concrétiser l’idée de cette Charte, il a reconnu après Mme SAIZ qu’en associant toutes les autres branches régionales de CGLU au niveau mondial, la dynamique visant à régler la question de l’égalité des genres serait plus efficace et plus durable. Enfin, M. MBASSI a remercié l’équipe mobilisée au niveau de CGLU, du CCRE et de CGLU Afrique pour leur excellent travail, dont les fruits sont visibles aujourd’hui, ainsi que la Consultante, Mme SIYAM pour le travail remarquable mené jusqu’à ce jour. Il a conclu son propos en souhaitant de fructueux travaux aux participants.

Après ces allocutions d’introduction, la consultante Mme SIYAM est intervenue pour présenter la Charte afin d’assurer sa bonne compréhension auprès des participants.

Après cette présentation, les participants ont été organisés pour les travaux en groupes. Ces travaux en groupes organisés en 3 sessions parallèles selon la langue de travail (anglais, arabe, français), ont été facilitées respectivement par M. Charles PATSIKA, Conseiller en décentralisation et gouvernance locale de CGLU Afrique ; Dr Najat ZARROUK, Directrice de l’Académie Africaine des Collectivités Territoriales de CGLU Afrique et M Brygo GAUTIER, Directeur du Département Coaching Territorial de CGLU Afrique.

La journée a été conclue par une session de compte rendu en plénière au cours laquelle les observations et les suggestions faites lors de travaux de groupe ont été restituées par les facilitateurs.

Deuxième journée :

Le programme de la deuxième journée a été déclinée en deux activités :

  • la session plénière au cours de laquelle la Consultante a présenté la nouvelle ébauche de la Charte, résultant de la mise à jour après les travaux de la veille; cette présentation a été suivie par la séance de collecte des réactions des participants sur cette nouvelle version du draft de la Charte ;
  • les allocutions de clôture.

Dans la présentation de la nouvelle ébauche de la charte, la consultante a rappelé pour chaque partie du document, les observations collectées et comment cela a été pris en compte. L’ensemble du document a été ainsi balayé page par page.

Au terme de cette présentation la modératrice a passé la parole à Monsieur Brygo GAUTIER pour animer la session de discussion avec les participants sur la charte.

Après la collecte des réactions, M. GAUTIER a donné l’occasion aux participant.es d’expliquer comment ils ou elles pourraient contribuer à la vulgarisation de la Charte. Sur ce point, quelques participants se sont exprimés.

Pour conclure, Mme Jacqueline MOUSTACHE-BELLE a donné la parole aux deux personnalités désignées pour leurs mots de clôture. Il s’agit de M. Frédéric VALLIER, Secrétaire Général du Conseil des Communes et des Régions d’Europe (CCRE) et M. Jean-Pierre ELONG MBASSI, Secrétaire Général de CGLU Afrique.

Frédéric VALLIER, Secrétaire Général du CCRE, s’est dit impressionné par le travail engagé depuis 2018 dans l’élaboration d’une Charte pour l’Égalité. Tout en faisant référence au travail similaire mené en Europe depuis plus de 15 ans, il a félicité la dynamique qui, à travers le REFELA, a permis que les femmes africaines soient engagées dans l’élaboration de cette Charte, garantissant ainsi la prise en compte des particularités du continent africain. Pour finir, il a réaffirmé le soutien que le CCRE continuera à apporter dans l’élaboration de la Charte.

Quant au Secrétaire Général de CGLU Afrique, M. MBASSI a souhaité un engagement fort de toutes et de tous dans la mise en œuvre de la Charte qui, une fois adoptée, fera l’objet d’un appel à adhésion volontaire en direction des collectivités territoriales africaine. Ceci nécessite que CGLU Afrique, le CCRE et CGLU se tiennent prêts à accompagner les gouvernements locaux et régionaux dans l’application de la Charte, notamment en faisant jouer la coopération décentralisée avec certaines collectivités territoriales européennes.

C’est sur cette note que la modératrice, Mme MOUSTACHE-BELLE, a mis fin à la consultation en remerciant premièrement les secrétaires généraux de CGLU Afrique, de CGLU et du CCRE, ensuite l’équipe des points focaux, les facilitateurs des groupes de travail, la Consultante et l’ensemble des particiant.es.

 

 

 

Signature d’une Convention-Cadre de Partenariat entre CGLU Afrique et l’Institut International de la Gouvernance (IIG)

Dans le cadre de l’extension de son Réseau de Partenaires, le Secrétaire Général de CGLU Afrique, Monsieur Jean Pierre Elong Mbassi et le Président de l’IIG, Monsieur Saad Ansari Bouaachrine ont procédé, le Mardi 20 Juillet 2021, à la signature d’une Convention-Cadre de Partenariat au siège de CGLU Afrique. Cette cérémonie de signature a été précédée par des présentations à la fois de CGLU Afrique et de l’IIG, notamment pour ce qui est de leur mandat, leur vision et leurs activités.

L’IIG est un Etablissement d’enseignement supérieur Privé, de recherche, de formation, des études, de conseil et de montage et d’exécution des projets de développement, spécialisé dans les bonnes pratiques dans le domaine de la gouvernance, dont le Siège est à Rabat, 06, Rue Mehdia Apt 2 Hassan Rabat Maroc.

Pour rappel l’IIG a appuyé l’Association Marocaine des Présidents des Conseils Préfectoraux et Provinciaux (AMPCPP) et l’Académie ALGA de CGLU Afrique dans la préparation et le montage d’une dizaine de projets qui ont été présentés au Fonds Africain d’Appui à la Coopération Décentralisée Internationale du Ministère de l’Intérieur du Maroc.

Thème-Journée Africaine de la Décentralisation et du Développement Local 2021 : « La contribution des arts, de la culture et du patrimoine au développement durable des villes et des territoires africains »

 

L’Union Africaine (UA) a communiqué le thème de l’édition 2021 de la Journée Africaine de la Décentralisation et du Développement Local (JAD), qui se célèbre le 10 août de chaque année.

Le thème de cette année est  : « La contribution des arts, de la culture et du patrimoine au développement durable des villes et des territoires africains ».

La charte africaine des valeurs et principes de la décentralisation, de la gouvernance locale et du développement local, adopté en juin 2014 par les chefs d’État et de gouvernement réunis en sommet à Malabo, dans son article 20 paragraphe 4, institue la commémoration de la Journée africaine de la décentralisation et du développement local (JAD) le 10 août de chaque année. La célébration de la JAD par tous les Etats membres de l’UA est organisée sous  l’autorité du sous-comité « décentralisation et gouvernance locale » du comité technique spécialisé n°8 de l’Union Africaine comprenant les ministres de la Fonction Publique, des Collectivités Locales, du Développement Urbain et de la Décentralisation.

Le thème choisi pour la célébration de la JAD est basé sur le thème de l’année, défini par les chefs d’État et de gouvernement de l’Union Africaine. Les chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine ont défini 2021 comme l’année des arts, de la culture et du patrimoine en Afrique. C’est en accord avec ce choix que le thème pour la célébration de la Journée africaine de la décentralisation et du développement local 2021 a été retenu, précise la note conceptuelle produite par l’UA.

Trois sous thème ont été déclinés, invitant les villes et territoires africains à y réfléchir :

Sous-thème 1 : Utiliser l’art et la culture comme leviers pour l’inclusion sociale et pour la promotion du sentiment d’appartenance et d’unité dans les villes et territoires africains.  

Sous-thème 2 : Mobiliser l’énergie de la jeunesse pour renforcer la contribution des industries culturelles et créatives à la création d’emplois et au développement durable des villes et territoires africains.

Sous-thème 3 : Développer des activités autour du patrimoine culturel comme moyen de construire l’identité de la ville et de promouvoir l’image de marque de la ville et le marketing territorial.

La célébration vise à :

– sensibiliser et informer le grand public ;

– partager les expériences positives et les bonnes pratiques entre les États membres ; mais aussi

– reconnaître et encourager les villes et territoires qui excellent dans la mise en œuvre d’actions remarquables dans le domaine des arts, de la culture et du patrimoine.

Consultez la note conceptuelle ici .

 

Hommage à Geoff Makhubo

Geoff, mon ami, mon frère

Alors tu es parti,

Sans prévenir, sur la pointe des pieds,

Et tu as choisi de le faire à un moment où ta ville, Johannesburg, ton pays, l’Afrique du Sud, et ton continent, l’Afrique, avaient tellement besoin de ton type de leadership, profondément ancré dans la valeur humaine de l’Ubuntu et orienté vers le service au peuple, un message pour une véritable africanité dont tu étais un porteur intime.

Des éloges, tu en auras, amplement mérités.

Mais sauront-elles combler l’immense vide que tu laisses désormais en nous ?

Nous, qui avons été témoins de ton investissement personnel dans la réussite du sommet Africités, l’événement phare des Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique, accueilli dans la ville de Johannesburg en novembre 2015.

Nous, qui avons compté sur ton optimisme pour ce Continent, dont tu as souffert qu’il désespère tant de sa jeunesse alors qu’il est si immensément doté.

Nous, pour qui vous tu as si souvent joué le rôle de vigie, en toute situation, sans crainte, avec les grands et les petits.

J’ai été l’heureux bénéficiaire de cette flamme qui brûlait en toi, des moments sporadiques, voire fugaces, mais d’une luminosité intense.

J’ai bénéficié de cet appétit d’analyse et de mesure, qui est la marque des grands esprits.

J’ai vu en toi un grand esprit qui acceptait d’être soumis à l’épreuve de la réalité de l’Afrique profonde, loin des palais, des plateaux et du théâtre de la représentation que nous confondons avec une vie réussie,

Sur les chemins cahoteux de notre cher Continent, à la recherche d’espoirs à présenter à la jeunesse d’Afrique et du monde,

Tu as servi ta ville, ton pays, notre continent avec dévouement,

Tu étais convaincu qu’il fallait changer la rumeur sur l’Afrique, installer dans les esprits et les cœurs l’image d’une Afrique fière de son passé et sûre de sa capacité à être enfin maîtresse de son avenir,

Ces dernières années, comme nous tous, tu as observé la lente mais inexorable maturation de cette montée en puissance de l’Afrique dans l’agenda mondial,

Non seulement en termes de mobilisation de la charité humaine en faveur de et je cite “ce pauvre continent qui ne serait pas entré dans l’histoire” fin de citation, l’histoire écrite bien sûr par les porteurs d’épées et les vendeurs de canons,

Mais maintenant comme la nouvelle frontière du monde, le berceau de l’humanité reconnu tardivement, ainsi que le plus grand réservoir de ressources naturelles et bientôt de population du monde, fermant ainsi la boucle qui fait de l’Afrique l’alpha et l’oméga de l’espèce humaine sur la planète Terre,

En tant que responsable de ville, tu as dit combien il est important de présenter cette perspective à la jeunesse africaine afin qu’elle prenne conscience de la noble lignée à laquelle elle appartient, et de la responsabilité globale dont elle est désormais investie, pour définir les voies vers un ordre supérieur de l’humanité, où la solidarité et le partage auront pris le pas sur la compétition stérile de tous contre tous et du chacun pour soi qui alimente la xénophobie, le racisme, les inégalités et l’injustice systématique.

Tu nous a dit que le temps est venu où l’histoire récente de l’Afrique, telle qu’elle a été dessinée sur une carte lors d’une Tea Party tenue à Berlin, en Allemagne, en 1885, et reflétée dans les États africains post-coloniaux, doit céder la place à une dynamique venant de l’intérieur, portée par un irrésistible essor de l’Afrique des peuples, celle qui règle enfin les comptes avec les déchirures et les mutilations de l’ordre colonial, et reconstruit l’avenir en dépassant les frontières factices,

Certains souriaient avec sympathie devant tant de naïveté et de doux rêves,

Mais les événements et les décisions de l’histoire récente de notre continent ne nous donnent-elles pas raison, quand on voit la récente adoption par les États membres de l’Union Africaine de l’Accord de la Zone de libre-échange continentale, qui constitue la pierre angulaire de l’Afrique que nous voulons, une Afrique maîtresse de son destin et gardienne de la construction d’un monde meilleur et plus juste, car soucieuse de l’égal dignité de tous les êtres humains ?

J’aurais aimé poursuivre cette conversation avec toi, et explorer comment les collectivités territoriales devraient concrètement amorcer ce virage vers la construction de bases solides pour une Afrique enfin unie. Rappelez-toi. C’était précisément le sujet du sommet Africités de Johannesburg : la contribution des collectivités territoriales africaines à la mise en œuvre de l’Agenda 2063 de l’Union Africaine. Mais ton souffle s’est arrêté, et cet arrêt nous rend légataire d’un grand testament : poursuivre notre rêve de construire l’Afrique des Peuples du Cap au Caire.

Sois assuré, de là où tu nous regardes maintenant, que nous ferons en sorte que des milliers, des centaines de milliers de jeunes de ce Continent soient conscients de tourner la page de l’héritage colonial, de renvoyer au rébus de l’histoire les micro-États de la division de l’Afrique, et de faire se lever une immense vague portée par cet Ubuntu que l’Afrique est fière d’offrir au monde.

Alors, comme le dit le conte, le Fils Aîné aura joué son rôle, pour que le monde devienne enfin un endroit où il fait bon vivre pour tous.

Geoff, mon ami, mon frère,

Repose en paix.

Tu as été enlevé trop tôt à l’affection de ta famille, de ta ville, de ton continent que tu aimais si profondément. Tu as été enlevé trop tôt à notre affection.

La sagesse africaine dit que les morts ne sont pas morts. Ils sont dans le soleil qui brille, dans les étoiles qui scintillent, dans le vent qui bruisse.

Les morts ne sont pas morts

Geoff en nous, tu restes plus vivant que jamais, en nous tu ne mourras jamais.

Repose en paix mon cher ami, mon cher frère.

Jean Pierre ELONG MBASSI

Secrétaire Général de CGLU Afrique

 

 

Décès du Maire de Joburg, M. Geoff Makhubo : Message de condoléances et de compassion de CGLU Afrique

 

Mme Thembisile Nkadimeng   

Présidente de l’Association des collectivités territoriales d’Afrique du Sud (SALGA)

Chère Présidente,  

C’est avec consternation et une infinie tristesse que nous avons appris la nouvelle du décès de M. Geoff Makhubo, maire de la ville de Johannesburg, qui a succombé au Covid-19 aujourd’hui, vendredi 9 juillet 2021.

La ville de Johannesburg a perdu un géant dans le domaine des services communautaires et du développement local. On se souviendra de lui comme d’un leader local qui cherchait des solutions pour rassembler les gens et apporter des changements positifs.

En ces moments douloureux, le Secrétariat Général de CGLU Afrique et l’ensemble des membres du mouvement municipal présentent leurs sincères condoléances et leur compassion à la famille de feu Makhubo et à la famille SALGA.

Nous portons en prières sa famille, ses amis et les citoyens de Johannesburg.

Prions tous pour que la Terre de nos ancêtres lui soit légère et que son âme repose en paix dans notre terre mère, Afrique.

Sincères condoléances

 

Pour CGLU Afrique
Le Secrétaire Général

Jean Pierre ELONG MBASSI

Lire le message original ici (Disponible en anglais). 

Les examens locaux volontaires des ODD peuvent aider les communautés à intégrer l’inclusion dans leur récupération post COVID19

New York, le 8 juillet 2021 – Les mesures prises au niveau local en Afrique sont au cœur des efforts déployés par le continent pour “mieux rebondir” après la pandémie. Cette reconnaissance a conduit les États membres africains à adopter cette approche. C’est ce qui ressort d’un événement parallèle sur les examens locaux volontaires (EVL), organisé par la CEA en partenariat avec UN-Habitat, CGLU Afrique, DESA et OSAA en marge du Forum politique de haut niveau sur le développement durable (HLPF) 2021 à New York.

L’événement parallèle comprenait une présentation et un débat sur les prochaines lignes directrices régionales africaines sur les examens locaux volontaires, produites conjointement par la CEA, ONU-Habitat et CGLU Afrique. En présentant ces lignes directrices, Jean-Paul Adam, directeur de la Division de la technologie, du changement climatique et de la gestion des ressources naturelles à la CEA, a révélé qu’elles avaient été élaborées en réponse à un mandat des États membres lors du 6e Forum régional africain sur le développement durable en 2020, et qu’elles aideront les pays à suivre à la fois les ODD et l’Agenda 2063 de l’Afrique.

Oumar Sylla, directeur régional pour l’Afrique à ONU-Habitat, a noté que plus de 60 % des objectifs des ODD concernent directement les gouvernements régionaux locaux, et que l’Afrique continue de s’urbaniser – plus de la moitié de la population devrait vivre dans les villes d’ici 15 ans – ce qui rend la localisation du développement durable encore plus vitale.

Jean Pierre Elong  Mbassi, secrétaire général de CGLU Afrique, s’est fait l’écho de ces propos en ajoutant que le COVID-19 a posé des défis aux gouvernements locaux, notamment en ce qui concerne leurs budgets, et que le VLR est une approche holistique dans laquelle tous les acteurs sont des partenaires et peuvent contribuer – un processus qui profitera aux plans de réponse des localités au COVID-19.

En répondant aux lignes directrices régionales, les représentants de haut niveau de Hodh Chargui, du Cap, d’Accra, de Victoria Falls et du Secrétariat national des SDG de l’Ouganda ont noté qu’un tel guide est essentiel pour s’appuyer sur les expériences spécifiques des villes, districts et gouvernorats africains. Ces localités se trouvent à différents stades de l’achèvement du VLRL, et leurs expériences ont directement alimenté les lignes directrices, et seront davantage aidées par la publication des lignes directrices.

L’événement, qui a été accueilli par la CEA, UN-Habitat, CGLU Afrique , DESA et OSAA, fait partie d’une série d’événements de consultation et de diffusion organisés autour du processus de VLR en Afrique.

Source : Publié par UNECA  en anglais.

Appel à candidatures -Consultant pour l’élaboration et la mise en place d’un Pôle Accréditation et Assurance Qualité des Instituts et Programmes de formation Ciblant les Collectivités Territoriales Africaines

CGLU Afrique lance un appel à candidatures le recrutement d’un (e) consultant (e) chargé (e) de l’élaboration et la mise en place d’un Pôle Accréditation et Assurance Qualité des Instituts et Programmes de formation Ciblant les Collectivités Territoriales Africaines au niveau de son académie africaine des collectivités territoriales (ALGA).

Les termes de références sont disponibles ici.

Consultez la clarification liée au point III ici.

Soumission

Cet appel à consultation est ouvert aux bureaux d’études ou groupement de consultants. Les soumissionnaires intéressé(e)s sont invité(e)s à envoyer leur dossier de soumission, aux adresses suivantes :

– par poste : Adresse : Secrétariat Général de Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique), N° 22 Rue Essaadiyine, Quartier Hassan, CP 10020, Rabat, Maroc,

– par email :  nzarrouk@uclga.org et Fchabi@uclga.org

Deadline : 15 Septembre 2021 à 16h30, GMT+1

Luc Atrokpo : Un leadership pragmatique

 

 

A la tête de l’Association Nationale des Communes du Bénin (ANCB) depuis 2015, M. Luc Setondji Atrokpo se positionne au fil des années comme acteur clé de la gouvernance locale du pays. Celui qui est maire de la capitale, Cotonou depuis son élection le 6 juin 2020, a commencé en 2003, comme 1er adjoint au maire de Bohicon. Cinq ans plus tard il prend les rênes de la mairie de Bohicon (2007) et gravis les échelons en occupant le poste de président de l’Union des Communes du Zou et de l’Association Nationale des Communes du Bénin (2015).

Reconduit en décembre 2020, pour 5 ans à la tête de l’ANCB, l’association sous son magistère réalise des progrès et parvient à affirmer son rôle de porte-voix des collectivités territoriales et d’interface dans le plaidoyer avec le niveau national.  Un accent particulier a été mis sur la coopération décentralisée. Sous l’impulsion de Luc Atrokpo, la faîtière des 77 communes béninoises, a réalisé de nombre actions pour réaliser l’Agenda 2030.

Il s’agit notamment des « campagnes de formations des élus locaux et des cadres des administrations territoriales, la réalisation de plusieurs études dont : le Lexique des thèmes et expressions usuelles sur les ODD, l’identification des besoins des Communes ; la réalisation de la boîte à outils pour le financement des ODD, la réalisation des documents de plaidoyer pour accroître le transfert des ressources par l’Etat vers les Communes; la participation aux différents fora nationaux et internationaux ; la documentation des expériences et bonnes pratiques en lien avec les ODD dans les Communes ; l’étude sur la spatialisation des ODD en collaboration avec la DGCSODD ; le renforcement du partenariat pour la mise en œuvre des ODD et la coopération décentralisée ; la signature de nombreuses conventions entre le Gouvernement et les Communes pour des interventions au profit du développement durable », présentait l’édile locale dans son avant-propos  dans le rapport sur la localisation des ODD au Bénin, réalisé en 2020 avec CGLU Monde.

Parmi les membres de CGLU Afrique, l’ANCB grâce à ses réalisations fait partie des associations « mature ».   En février 2020, en partenariat avec CGLU Afrique, l’ANCB a organisé le forum de Cotonou sur : « La Territorialisation en tant que levier pour accélérer la mise en œuvre des CDNs en Afrique : L’apport des Associations des Autorités Locales Africaines dans la mobilisation des villes africaines en faveur d’une action climatique ».  Au mois de mars 2020, le nouveau siège de l’ANCB a été inauguré à  Abomey-Calavi.

Au cours du mois de juin 2021, elle a tenu une série de formation à l’attention de ses membres aussi bien sur le climat, le genre, la démocratie locale participative.  La rencontre majeure sans nul doute le séminaire d’échanges pour la relance de la coopération décentralisée entre le Bénin et la France, organisée le 22 juin. « Notre objectif principal à l’ANCB est que les communes béninoises profitent des partenariats pour non seulement se renforcer, améliorer leurs capacités techniques et leur savoir-faire mais aussi pour constituer avec leurs homologues de la France une force de proposition en vue de mobiliser des ressources sur des projets concrets en faveur des populations », a déclaré Luc Sètondji ATROKPO.

Bio Express

Luc Atrokpo de son vrai nom Luc Setondji Atrokpo est un homme politique béninois né à Bohicon au Bénin. Plusieurs fois élu député à l’assemblée nationale, plusieurs fois maire de la commune de Bohicon, Il élu maire de la commune de Cotonou lors élections municipales de 2020 sur la liste du parti Union Progressiste.

Sur le plan international, il a été premier vice-président du Conseil des collectivités territoriales de l’UEMOA, membre du Conseil d’administration de l’Association Internationale des Régions Francophones, membre des Réseaux de l’Association Internationale des Maires Francophones.

En sa qualité de maire, Luc S. Atrokpo a reçu plusieurs trophées :

  • Prix de la « meilleure commune » de la coopération allemande en 2009,
  • Prix du « meilleur acteur de la coopération décentralisée au Bénin » des Trophées Djembe Awards en 201011.

Lors de la COP21, Luc S. Atrokpo se fait remarquer en présentant un plan de lutte contre les inondations liées aux eaux de ruissellement dans le bassin du Zou. Un projet réalisé avec l’appui de l’intercommunalité française et dont l’étude va être en partie financée par la France. A propos de ce sujet, il affirme : « La ville de Bohicon est située dans une vallée. L’eau y est une nuisance, nous voulons en faire un atout »12,2.

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Sources :

Signature de convention entre l’ANCB et l’Association des Elus Français d’Origine Béninoise .

Source 2 .

Source 3 .

Source 4.

Source 5 .

Partenariat Afrique – Europe : Connecter les jeunes leaders locaux !

 

 

 

Les 23 et 24 juin 2021, CCRE, Platforma et CGLU Afrique ont tenu la première rencontre Afrique-Europe des jeunes élus locaux depuis le sommet Africités de 2018 à Marrakech, Maroc

Cette rencontre qui avait pour objectif de trouver de nouvelles pistes de réflexion et d’action pour rapprocher les continents à travers l’action des jeunes leaders locaux, a connu la participation de plusieurs jeunes, majoritairement des maires, des entrepreneurs, et des représentants d’organisations de jeunes.

Ensemble, les jeunes leaders ont analysé les faiblesses, les forces et les opportunités du partenariat Afrique-Europe à la lumière des enseignements de la crise du COVID-19. Cette rencontre de 2 jours a connu 3 principaux temps forts, dont l’ouverture des travaux avec les contributions de M. Frédéric Vallier, Secrétaire Général du CCRE, qui a appelé les jeunes élus africains et européens à porter le partenariat entre les 2 continents à un niveau supérieur. Mme Jacqueline Moustache-Belle, Directrice du département Genre et jeunesse à CGLU Afrique, a quant à elle, invité les jeunes à bâtir un partenariat collaboratif. Les contributions qui ont suivi l’ouverture des travaux ont mis l’accent sur l’indispensabilité des jeunes pour le développement des territoires sur les 2 continents et la nécessité de leur inclusion dans les processus de décision tant sur le plan politique que sur les plans économique et sanitaire.

Mesdames Annica Floren, Fiorella Perotto et Betania Lulu Berhanu de la Commission Européenne ont évoqué, les nombreux programmes de l’Union Européenne dédiés à la jeunesse et surtout la place de la coopération et de l’éducation dans ce que sera le nouveau partenariat voulu par les jeunes élus. Il est apparu clairement dans leur message que la jeunesse est au cœur du partenariat entre l’Afrique et l’Europe. Mme Adelaide Hirwe, Secrétaire générale de l’initiative jeunesse de la diaspora de l’Union africaine et M. Daniel Ajudeonu de Génération Action Afrique (GAA), ont quant à eux insisté sur le renforcement des capacités des jeunes et leur importance pour le futur des 2 continents.

La parole politique a quant à elle été portée par 3 élus locaux, M. Cemal Bas, Conseiller municipal à la municipalité́ de Keçiören (Ankara), Mme Thérèse Faye Diouf, Maire de la commune de Diarrere (Sénégal), M. Nektarios Kalantzis, Conseiller municipal de la municipalité de Pallini (Grèce), et Mme Ibticem Atitallah, Adjoint au Maire de Sfax (Tunisie). A partir de leur expérience politique, les élus ont évoqué les moyens d’engager les jeunes au niveau politique et ont mis en avant les défis qui attendent les jeunes leaders dans cette nouvelle approche du partenariat Afrique-Europe.

Grace à l’usage des outils technologiques lors de cette rencontre virtuelle, les participants ont été mis à contribution notamment pour répondre aux questions suivantes : en un mot comment voient-ils l’avenir de ce partenariat voulu par les jeunes leaders, et quelles seraient les priorités pour lesquelles la plateforme des jeunes leaders africains et européens devrait initier des discussions et des actions concrètes ?

Pour la première question, les participants ont majoritairement évoqué la collaboration, la réciprocité, l’innovation.

Pour la 2ème question, les participants ont massivement choisi : l’égalité des sexes, la migration, le changement climatique, et l’inclusion politique et démocratique.

Vous pouvez voir et revoir les travaux de la première journée et de la 2ème journée en cliquant sur les liens suivants :

Jour 1 

Jour 2