Les prémices de la rédaction de la « Charte des collectivités locales pour l’égalité de genres en Afrique »

Le jeudi 4 juillet 2019 à la mairie de Paris (France), s’est tenue la première réunion du comité Europe- Afrique de rédaction de la « Charte des collectivités locales pour l’égalité de genres en Afrique ».

Cette 1ère réunion s’inscrit dans la cadre de la mise en œuvre du « Pacte Europe-Afrique de Marrakech pour l’égalité locale » adopté en novembre 2018 par les femmes maires et élues locales, durant la 8ème édition du Sommet d’Africités, et signé par le Réseau des Femmes Elues et leaders des collectivités territoriales d’Afrique (REFELA) de CGLU Afrique, le Conseil des communes et régions d’Europe (CCRE)-Platforma et l’organisation mondiale des gouvernements locaux et régionaux (CGLU).

La rencontre a été ouverte en présence M.  Pierre Aidenbaum, maire du 3ème arrondissement de Paris, M. Frédéric Vallier, Secrétaire Général du CCRE, Mme Dao Macoura Coulibaly, Présidente du REFELA, Mme Henriette Essame, Vice- Présidente REFELA pour la région Afrique centrale, Mme Irma Juliandres Harilalaina, Vice- Présidente REFELA pour la région Afrique de l’Est.

Les points à l’ordre du jour de la réunion étaient :

-La présentation du projet de démarche d’élaboration de la charte selon une approche participative,

-La Présentation du questionnaire pour la consultation en ligne,

–  La présentation de la Charte européenne ;

– Une discussion sur le projet de démarche et des questions clés ;

– L’adoption du calendrier des activités à venir ;

-Une brève présentation du congrès mondial de CGLU prévu du 11 au 15 novembre 2019 à Durban, Afrique du Sud.

Dans son allocution, Mme Macoura Dao présidente du REFELA a notamment souhaité voir la charte adoptée lors du congrès de Durban. « Le prochain rendez-vous important est le congrès mondial de CGLU en novembre 2019. Nous souhaiterions voir cette Charte finalisée d’ici la tenue de ce congrès pour qu’elle puisse être discutée et adoptée à cette occasion », a-t-elle déclaré.

La réunion modérée par M. Emil Broberg, Président de la commission permanente pour l’égalité de CCRE, et membre de l’association suédoise des autorités locales et régionales, a été marquée par des échanges fort pertinents et un partage d’information et de propositions qui ont enrichis la démarche de rédaction de la charte.

 

Le comité dont le nom a changé pour être mieux adapté à sa mission : le comité Afrique-Europe de consultation et d’appui à la charte, se donne comme mission de suivre et de soutenir la rédaction de la charte ; en soulignant que la charte doit être un produit africain. Les intervenants et intervenantes ont insisté sur le fait qu’il faudrait élargir la consultation des maires et des élus femmes et hommes des villes et collectivités d’Afrique pour leur participation dans ce processus de rédaction et pour garantir dès cette étape une meilleure information et communication sur la charte et lui permettre ainsi un meilleur ancrage une fois rédigée et adoptée.

Une des principales recommandations est de prendre le temps nécessaire pour la rédaction des premiers drafts de cette charte par le groupe de travail interne au REFELA CGLU Afrique et à soumettre dans le cadre de réunions du comité, voire d’ateliers et d’évènement tel que le 6ème congrès mondial de CGLU à la concertation pour leur enrichissement ; l’important étant d’aboutir à une version finale de cette charte conforme aux attentes des gouvernements locaux d’Afrique.

 

Le comité de rédaction a par ailleurs approuvé le projet de démarche d’élaboration de la « Charte des collectivités locales pour l’égalité de genres en Afrique »,  la plateforme de consultation en ligne et le calendrier des activités à venir du Comité sur la période 2019-2021.

Les principales étapes comprennent :

  • L’organisation d’une session durant le Congrès Mondial de CGLU à Durban (11-15 novembre 2019) par CGLU Afrique, en collaboration avec le CCRE et avec le soutien de CGLU, visant à présenter le Pacte et le plan de rédaction de la Charte, et favoriser l’émergence d’un débat au niveau international, en convoquant notamment la participation d’autres sections régionales de CGLU;
  • La prépareration, l’organisation et la réalisastion par le CCRE et CGLU Afrique, avec l’appui de CGLU, de la deuxième réunion de travail du Comité de rédaction et d’une session durant le Forum Europe-Afrique visant à présenter le Pacte et le projet de charte pour approbation (courant 2020) ;
  • La finalisation de la charte et la production d’un plan stratégique d’information, de diffusion et de plaidoyer pour l’adhésion et la signature de la charte;
  • La préparation, l’organisation et la réalisation par CGLU Afrique et le CCRE, avec le soutien de CGLU d’une session de présentation, d’information, de diffusion et de plaidoyer sur le Pacte, visant à inciter l’adhésion à la charte et à lancer le processus de signature de la Charte durant la 9ème édition Sommet Africités de CGLU Afrique au Kenya, (16-20 Novembre 2021).

Pour rappel, l’élaboration de la charte vise à répondre aux engagements pris par les élus locaux au niveau du Continent africain et à l’échelle internationale. En ce qui concerne entre autres : La déclaration solennelle sur l’égalité entre les hommes et les femmes en Afrique (2008), les principes et l’aspiration 6 de la vision 2063 de l’Union Africaine, l’Agenda 2030 sur les objectifs de développement durable (ODD), particulièrement l’ODD5 : parvenir à l’égalité des sexes en autonomisant les femmes et les filles d’ici 2030 ; Les engagements pris par le REFELA-CGLU Afrique et CCRE avec l’appui de CGLU, à traduire la Déclaration du Forum Europe-Afrique d’Abidjan (2017), en actions, principalement en matière d’égalité de genres au niveau local en Afrique. Une des conclusions du Forum était de travailler à renforcer le rôle des femmes dans la gouvernance des collectivités territoriales en Afrique, et d’élaborer une Charte des collectivités territoriales d’Afrique pour l’égalité des genres.

 

NB: “PLATFORMA ,  un projet cofinancé par l’Union européenne, est la coalition paneuropéenne de villes et de régions – et des associations qui les représentent – actives dans la coopération au développement”.

Pour de plus amples informations veuillez contacter :

Gaëlle Yomi : Tél : + 212 610 56 71 45

E-mail : gyomi@uclga.org

Capitales Africaines de la Culture : Séminaire « Action Territoriale pour une Décentralisation Effective »

La Maison de l’Elu de la Région Marrakech Safi a inauguré, le 24 juin 2019, le séminaire « Action Territoriale pour une Décentralisation Effective » qui réunit jusqu’au 30 juin, à Marrakech, les régions africaines partenaires de la Région Marrakech Safi. A cette occasion, Monsieur Ahmed Akhchichine, Président de la Région Marrakech Safi et Madame Aouatif Berdaï, vice-présidente de la Commune de Marrakech ont montré l’engagement de la Région Marrakech Safi et de la Commune de Marrakech et affirmé la dynamique qui les unit au comité d’organisation des Capitales Africaines de la Culture piloté par CGLU Afrique (Cités et Gouvernements Locaux Unis d’ Afrique), pour faire de Marrakech 2020 la première Capitale Africaine de la Culture. Le message se veut fort et clair : Marrakech est le fer de lance du développement et du resserrement des liens entre l’Afrique et le Maroc et cette ambition se démontre dans les partenariats et les opportunités que Marrakech et sa Région peuvent offrir à l’Afrique et au Maroc.

Lors d’une visite à l’hôtel de ville de Marrakech, Madame Aouatif Berdai, vice-présidente de la Commune de Marrakech a présenté Marrakech 2020 et appelé les délégations présentes à participer au programme. Au cours des discussions, un projet de convention de coopération entre la Commune de Marrakech et la Commune d’Agadez au Niger a été avancé. La Commune de Marrakech comme la Région de Marrakech souhaitent faire de cette année Capitale « une année festive pour l’Afrique, le Maroc et Marrakech ». C’est en ces termes que le Président de la Région Marrakech Safi, Monsieur Ahmed Akhchichine s’associe à l’invitation de la Commune de Marrakech pour que les villes et les territoires partenaires de Marrakech et de sa Région se joignent au processus de Marrakech 2020 et aux Capitales Africaines de la Culture « Pour des villes, territoires et leurs sociétés civiles, Agissant en réseau dans une dynamique continentale, durable, inclusive et solidaire ».

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Communiqué de presse -Réunions des organes statutaires CGLU Afrique (Le Caire, Egypte)

A l’invitation du Ministère du Développement Local de la République Arabe d’Egypte, Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) a tenu ses premières réunions statutaires les 17 et 18 juin 2019 à l’hôtel Conrad au Caire, Egypte, après l’assemblée générale de l’organisation qui a eu lieu à Marrakech au Maroc, le 23 novembre 2018. 

Les réunions statutaires de CGLU Afrique comprenaient la première réunion du Bureau des Femmes élues et leaders des gouvernements locaux et infranationaux en Afrique (REFELA) ; et la 20ème session du Comité exécutif de CGLUA Afrique. 

Ces réunions ont été officiellement ouvertes par le Général Mahmoud Shaarawy, Ministre du Développement Local d’Egypte, en présence du Général Khaled Abdel Aal, Gouverneur du Gouvernorat du Caire, et de M. Mohamed Boudra, Vice-Président de CGLU Afrique pour la région Afrique du Nord. 

La réunion du Bureau du REFELA a examiné et adopté le Plan d’action du REFELA pour la période 2019-2021, en mettant l’accent sur ses trois principales campagnes : la Campagne des villes africaines sans enfants vivant dans la rue ; la Campagne des villes africaines à zéro tolérance à toutes les formes de violence contre les femmes et les filles ; et la Campagne des villes africaines favorables au renforcement du pouvoir économique des femmes.

La réunion a également élu une nouvelle Présidente du REFELA en la personne de Mme Dao Macoura, Maire de Foumbolo en Côte d’Ivoire, et Vice-Président du REFELA pour la région Afrique de l’Ouest. Mme Macoura remplace Mme Célestine KETCHA épse COURTES qui a été nommée ministre du gouvernement de la République du Cameroun. La réunion du Bureau du REFELA a aussi élu Mme Mboula, épse Essame Elise Henriette, Maire de la Commune d’Arrondissement 3 de Nkongsamba et Présidente de la section nationale du REFELA au Cameroun, Vice-présidente du REFELA pour la région Afrique Centrale. 

Le Bureau du REFELA a ensuite félicité et installé la section nationale du REFELA en Egypte et sa Présidente, Madame Manal Awad Mikhail, gouverneure, gouvernorat de Damiette (Egypte).

Le Bureau du REFELA a également accueilli favorablement la proposition d’inclure les membres du Bureau du REFELA parmi les candidats africains à élire au Conseil Mondial de CGLU lors du prochain Congrès Mondial de CGLU prévu du 11 au 15 novembre 2019 à Durban, Afrique du Sud ; et aussi d’inclure la Présidente du REFELA parmi les candidats africains pour siéger au Bureau Exécutif Mondial de CGLU.

A l’ouverture de la 20ème session du Comité Exécutif de CGLU Afrique, les membres ont d’abord reçu la profession de foi de M. Léandre Nzue, qui, en sa qualité de Maire nouvellement élu de Libreville, a été installé comme nouveau Président de CGLU Afrique pour la période 2019 à 2021, et a par conséquent présidé cette 20ème session du Comité exécutif. 

Le Comité Exécutif a examiné les rapports financiers de l’organisation, y compris l’exécution du budget ainsi que les comptes vérifiés pour l’exercice 2018. Il a également invité les membres à honorer leurs obligations en matière de cotisations afin de renforcer l’organisation et lui permettre de mettre en œuvre son plan d’action. A l’issue de ces délibérations, les membres du Comité Exécutif ont approuvé les comptes et donné quitus au Secrétaire général pour la gestion de l’exercice 2018. 

Les membres du Comité Exécutif ont ensuite abordé la question des bureaux régionaux de CGLU Afrique. Le Secrétaire Général a informé qu’avec la mise en place du Bureau Régional de l’Afrique du Nord (NARO) au Caire, dont l’inauguration est prévue le 19 juin 2019, CGLU Afrique aurait dû avoir achevé la mise en place de ses bureaux régionaux d’ici fin 2019 comme initialement prévu ; sauf que le Bureau Régional pour la région Afrique Centrale qui était censé être opérationnel à Yaoundé au Cameroun, depuis 2015, ne s’est toujours pas matérialisé malgré plusieurs relances. 

Les membres du Comité Exécutif ont apprécié l’offre de l’Égypte d’accueillir le Bureau régional de l’Afrique du Nord (NARO) et se sont félicités de la proposition de procéder à l’inauguration du Bureau régional de l’Afrique du Nord (NARO) le 19 juin 2019. 

Pour se conformer au plan initial d’achever la mise en place des bureaux régionaux d’ici à la fin de 2019, le Président a proposé que le Comité Exécutif considère l’offre de la ville de Libreville d’accueillir le Bureau régional pour l’Afrique centrale (CARO). Cette proposition a été approuvée à l’unanimité par le Comité exécutif. Le Bureau Régional de CGLU Afrique pour la région Afrique Centrale sera désormais établi à Libreville, Gabon, à charge pour le Secrétaire Général de CGLU Afrique de conduire les démarches nécessaires auprès des autorités gabonaises pour officialiser et matérialiser cette décision dans les meilleurs délais.

Les membres du Comité Exécutif ont ensuite discuté de deux autres questions importantes : d’abord, l’organisation du prochain Sommet Africités qui se tiendra en 2021 à Kisumu au Kenya ; et la représentation de l’Afrique dans les organes de l’Organisation Mondiale de CGLU pour la période 2020-2022. 

Concernant Africités 2021, le Gouverneur du Comté de Kisumu, s’exprimant au nom de la délégation kenyane conduite par le Ministre de la Dévolution, a présenté l’état de la préparation de la 9ème édition du Sommet Africités. Le Comité s’est félicité des progrès réalisés jusqu’à présent dans les préparatifs et de l’offre faite par le Président de l’AMPCC du Maroc d’aider les différentes équipes kenyanes à mieux se préparer pour le Sommet si elles en expriment le besoin. 

En ce qui concerne la représentation de l’Afrique dans les instances mondiales de CGLU, et dans le respect de l’exigence que, pour être éligible, toute liste de candidatures aux instances de CGLU doit avoir au moins 30 pour cent de femmes, le Comité Exécutif a procédé à la désignation des 45 candidats de l’Afrique devant siéger au Conseil Mondial de CGLU, et des 15 candidats de l’Afrique pour siéger au Bureau Exécutif Mondial de CGLU.

Le Comité Exécutif a ensuite délibéré sur la représentation de l’Afrique au niveau de la Présidence de CGLU, d’abord pour la désignation du candidat de l’Afrique au poste de Vice-Président Afrique de CGLU, et pour les mérites pour l’Afrique de se porter candidate au poste de Président Mondial de CGLU. Cette discussion découle de la nomination de l’actuel Président de CGLU, M. Parks Tau comme ministre délégué au sein du gouvernement d’Afrique du Sud, ce qui fait qu’il ne peut plus se présenter pour un second mandat comme Président Mondial de CGLU. Or la coutume observée jusqu’ici dans la direction de CGLU voudrait que chaque région préside CGLU durant deux mandats successifs. Sur la base des antécédents observés, le Comité Exécutif a décidé que l’Afrique désignerait un candidat au poste de Président Mondial de CGLU lors du prochain Congrès Mondial de CGLU prévu du 11 au 15 novembre 2019 à Durban en Afrique du Sud. Des consultations vont se poursuivre entre membres pour s’accorder sur le nom du candidat de l’Afrique au poste de Vice-Président Afrique de CGLU, et sur le nom du candidat de l’Afrique au poste de Président Mondial de CGLU. Ces consultations devraient aboutir dans les toutes prochaines semaines et au plus tard le 15 juillet 2019.

Pour finir les membres du Comité Exécutif ont salué la mise en place de l’Agence Afrique Territoriale, institution financière destinée à lever des fonds sur le marché financier pour les orienter vers les investissements au sein des collectivités territoriales d’Afrique. À cet égard ils ont encouragé les villes et territoires à souscrire à la société coopérative créée à cet effet, et demandé aux gouvernements africains à soutenir cette initiative.

Les membres du Comité Exécutif ont d’autre part approuvé la prise en charge du programme des Capitales Africaines de la Culture par CGLU Afrique, dont la Ville de Marrakech accueille la première célébration en 2020/2021. 

Les membres du Comité Exécutif ont enfin donné leur accord pour que CGLU Afrique s’implique dans l’initiative de la Porte de Notre Retour lancée par les Afro-Descendants des Amériques, et ont demandé au Secrétaire Général de prendre les mesures nécessaires pour concrétiser cette implication.

Dans le cadre et à la suite des réunions des instances de CGLU Afrique, une Conférence internationale a été organisée du 18 au 20 juin 2019 également au Conrad Hôtel du Caire, sous le Haut Patronage du Président de la République Arabe d’Egypte, Son Excellence M. Abdel Fattah al-Sissi, sur le thème : “Villes Africaines: Moteurs du Développement Durable”. Ont collaboré à l’organisation de cette Conférence : le Ministère du Développement Local d’Egypte, CGLU Afrique, ONU Habitat, et l’Union européenne.

Cette Conférence a été officiellement ouverte par le Premier Ministre d’Egypte. Dr. Mostafa Madbouli, et a connu la participation d’un grand nombre de ministres du gouvernement d’Egypte; des membres du Bureau du Comité Technique Spécialisé de l’Union Africaine (CTS 8) regroupant les ministres africains de la Fonction Publique, du Développement Urbain et de l’Habitat, de la Décentralisation et du Développement Local; des membres du Comité Exécutif de CGLU Afrique et du Bureau du REFELA ; des représentants des organisations de la société civile et du milieu académique; et des représentants des partenaires au développement. Ci-joint les conclusions des travaux de la Conférence présentés par le Ministre du Développement Local d’Egypte. Le rapport final de cette Conférence sera diffusé en temps opportun.

Le Caire, 21 juin 2019

Le Secrétaire Général de CGLU Afrique

Les conclusions des travaux de la Conférence disponibles ici
Version PDF disponible ici

Les Femmes Élues Locales d’Afrique à l’honneur en Egypte

Le 17 juin 2019 au Caire, en Egypte, s’est tenue la première réunion du Bureau du Réseau des Femmes élues et leaders des Collectivités Territoriales d’Afrique (REFELA). Cette réunion a été officiellement ouverte par M. Mahmoud Shaarawy, Ministre du Développement Local d’Egypte, en présence entre autres,  de Mme Manal Awad, Gouverneur de Damiette ; Mme Fatna El Khiel Secrétaire d’Etat chargée de l’Habitat au Maroc, Vice-Présidente de l’Afrique du Nord pour le REFELA ; M. Mohamed Boudra, Vice-président de CGLU Afrique pour l’Afrique du Nord ; et M. Jean Pierre Elong Mbassi, Secrétaire genéral de CGLU Afrique.

A l’agenda de la réunion était inscrits :

  • L’adoption du plan triennal de travail de REFELA pour la période 2019-2021 ;
  • La participation des membres de REFELA au Congrès Mondial de CGLU du 11 au 15 novembre 2019 à Durban, Afrique du Sud ;
  • L’élection de la Présidente de REFELA ;
  • L’élection de la Vice Présidente de REFELA pour la Région Afrique Centrale ;
  • L’installation du chapitre national de REFELA en Egypte.

Le Plan Triennal du REFELA pour la période 2019-2021 prévoit notamment :

  • la généralisation de la mise en place des chapitres nationaux du REFELA dans l’ensemble des pays africains
  • le lancement des activités des trois campagnes adoptées par l’assemblée générale du Réseau lors du Sommet Africités tenu à Marrakech au Maroc, du 20 au 24 novembre 2018 à savoir : (1) La camapagne des villes africaines sans enfants dans la rue, parrainée par la Princesse Lalla Meryem du Maroc ; (2) la campagne des villes africaines à tolérance zéro pour les violences faites aux femmes et aux filles ; (3) la campagne des villes africaines favorables à l’émancipation économique des femmes et au leadership féminin ;
  • l’élaboration de la Charte des collectivités territoriales pour l’Egalité des Genres en Afrique
  • la mobilisation des financements pour la conduite des activités prévues au Plan Triennal du REFELA pour la période 2019-2021

Fin 2018 il y avait 23 chapitres nationaux du REFELA. L’objectif est de porter ce chiffre à 36 d’ici la fin de l’année 2020, et à couvrir l’ensemble des pays africains à l’horizon de la fin de l’année 2021.

Pour être conforme aux exigences de figurer au moins 30 pour cent des femmes dans les listes de candidatures au Conseil Mondial de CGLU sous peine d’inéligibilité, il a été proposé d’inclure les 15 membres du Bureau Exécutif de REFELA parmi les 45 candidats que l’Afrique compte présenter pour siéger au Conseil Mondial de CGLU  pour la période 2020-2022.

En application du Règlement Intérieur de REFELA, Madame Dao Macoura, Maire de Foumbolo en Côte d’Ivoire, Vice Présidente de REFELA pour la Région Afrique de l’Ouest, a été élue Présidente de REFELA pour la période 2019-2021, en remplacement de Madame Célestine Ketcha-Courtes devenue membre du Gouvernement au Cameroun.

De son côté Madame Mboula, épouse Essame Elise Henriette, a été élue Vice Présidente du REFELA pour la Région Afrique Centrale pour la même période.

Mme Macoura Dao

Enfin le Bureau du REFELA a procédé à l’installation du chapitre national du REFELA en Egypte, dont la Présidente est Mme Manal Awad, Gouverneur de Damiette.

Dans son allocution de remerciement pour son élection comme Présidente du REFELA, Madame Dao a notamment déclaré :

« Permettez-moi tout d’abord de remercier le peuple et les autorités d’Égypte pour la qualité de l’accueil qui nous a été réservé depuis notre arrivée au Caire. Je voudrais tout particulièrement remercier Son Excellence Monsieur le Président de la République d’Égypte et lui transmettre les sincères félicitations du Réseau des Femmes Élues Locales d’Afrique pour sa brillante élection comme Président de l’Union Africaine. Je voudrais aussi remercier le gouvernement égyptien pour avoir encouragé et soutenu la mise en place d’un chapitre national du REFELA en Égypte (…) Je voudrais rappeler que le leitmotiv de REFELA est de promouvoir une plus grande participation des femmes dans la gouvernance des collectivités territoriales, et une meilleure prise en compte des préoccupations des femmes dans les politiques menées au niveau de nos villes et territoires (…) Les statuts de CGLU Afrique prescrivent que partout où existe une association nationale des collectivités territoriales, le chapitre national du REFELA doit être considéré comme la commission permanente “Égalité des Genres” de ladite association nationale. Le fait que l’Égypte ait accepté la mise en place d’un chapitre national du REFELA nous rassure sur la volonté de ce pays de mieux prendre en compte la place et les préoccupations de la Femme dans la gouvernance des villes et des territoires en Égypte. Nous adressons toutes nos félicitations aux femmes leaders et membres des assemblées territoriales d’Égypte pour cette noble initiative et les assurons du soutien constant du Bureau Exécutif du REFELA ».

La nouvelle Présidente du REFELA Mme Macoura Coulibaly Dao, Mme Fatna El Khiel Secrétaire d’Etat chargée de l’Habitat au Maroc, Vice-Présidente de l’Afrique du Nord pour le REFELA et M Mohamed Boudra, Vice-président de CGLU Afrique pour l’Afrique du Nord  ont procédé à l’installation officielle du REFELA Egypte, et ont félicité sa Présidente, Mme Manal Awad, Gouverneur de Damiette, pour  l’extraordinaire travail accompli, depuis la 8ème édition du Sommet Africités de Marrakech en novembre 2018, afin d’unir les femmes égyptiennes leaders des collectivités territoriales au sein du REFELA Egypte.

Dr Maya Mosi, Présidente du Conseil National des femmes d’Egypte, a pris des engagements en faveur d’une meilleure représentativité des femmes dans les exécutifs des gouvernorats de l’Egypte d’une part et d’autre part, dans tous les conseils élus des villes et collectivités territoriales d’Egypte à l’instar de ce qui se passe dans les autres pays africains.

Et pour marquer cet évènement organisé au Caire, Mme Chrystel Limbourg Iwenga, 2ème Adjointe au Maire de Libreville au Gabon, Président de CGLU Afrique,  a remis des souvenirs, au nom de toutes les femmes leaders maires et élues locales d’Afrique, à la Présidente du REFELA, Mme Macoura Coulibaly Dao, à Mme Fatna El Khiel, Secrétaire d’Etat chargée de l’Habitat au Maroc, Vice-Présidente de l’Afrique du Nord pour le REFELA, au Dr Maya Mosi, Présidente du Conseil National des femmes d’Egypte, et à Mme Manal Awad, Gouverneur de Damiette, Présidente du REFELA-Egypte.

Telécharger le communiqué ici

Lire le discours de Mme Doa

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Le Caire accueille les réunions statutaires de CGLU Afrique et le forum “ villes africaines motrices du développement durable du continent”

Du 17 au 21 juin 2019 au Caire (Egypte), Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) en collaboration avec le Ministre du Développement Local d’Égypte et le Gouvernorat du Caire organisent ses réunions statutaires dans la capitale Egyptienne.

Le 17 juin 2019 se tient la réunion du bureau du Réseau des Femmes Elues Locales d’Afrique (REFELA). Cette réunion sera l’occasion de lancer le chapitre national du REFELA en Egypte.

Le 18 juin 2019 au matin se tiendra la 20ème session du Comité Exécutif de CGLU Afrique, consacrée principalement à l’approbation des comptes de l’organisation ; à la préparation de la 9eme édition du Sommet Africites prévu du 16 au 20 novembre 2021 à Kisumu au Kenya ; et à l’organisation de la participation de l’Afrique au Congrès Mondial de CGLU prévu du 11 au 15 novembre 2019 à Durban, Afrique du Sud.

Le 18 juin 2019 après midi est prévue une rencontre stratégique des membres de CGLU Afrique de la Region de l’Afrique du Nord visant à définir leurs priorités d’action et la dynamique de mise en place des associations nationales des collectivités territoriales dans les pays qui n’en sont pas encore dotées.

Le même 18 juin 2019 après midi se tient également une rencontre des membres du Bureau du Comité Technique Spécialisé de l’Union Africaine sur les ministres de la Fonction Publique, du Développement Urbain et de l’Habitat, des Collectivités territoriales et de la Décentralisation (CTS N°8), à l’invitation du Ministre du Développement Local d’Egypte.

Les 19 et 20 juin 2019 est organisée une conférence sous le Haut Patronage du Président de la République d’Egypte sur le thème : “Villes Africaines motrices du Développement Durable”. Cette conférence sera officiellement ouverte par Son Excellence Monsieur le Premier Ministre du Gouvernement égyptien, Dr. Mostafa Madbouli, et verra la participation de nombreux membres du gouvernement, des leaders des collectivités territoriales d’Afrique, et des représentants des partenaires techniques et financiers.

La cérémonie d’ouverture de la conférence sera marquée par la signature officielle de l’Accord de siège pour l’accueil du Bureau Régional de CGLU Afrique pour l’Afrique du Nord (NARO) au Caire, Égypte.  L’inauguration du bureau suivra le lendemain, vendredi 21 juin 2019.

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 A Propos de :

CGLU Afrique : Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) est l’Organisation faîtière qui assure la représentation des collectivités territoriales d’Afrique. CGLU Afrique 47 associations nationales de collectivités territoriales et plus de 2 000 villes et collectivités territoriales adhérentes directes. À travers ses membres, CGLU Afrique   représente plus de 350 millions de citoyens africains. CGLU Afrique a pour missions principales de promouvoir la décentralisation en Afrique et la mise en place de collectivités et au  territoriales d’Afrique en tant que sphère autonome de gouvernance, distincte du gouvernement national tout en lui étant complémentaire ; soutenir la création et le renforcement d’associations nationales des collectivités territoriales dans le but de promouvoir un dialogue structuré entre le Gouvernement et les collectivités territoriales dans la définition et la mise en œuvre des politiques publiques, y compris la politique de la décentralisation ; mais aussi contribuer au développement et à l’unité du Continent africain à partir des villes et territoires.

Visitez le site de CGLU Afrique :  www.uclga.org

Téléchargez le communiqué de presse ici

 

 

LANCEMENT DE LA FORMATION DE LA 3EME PROMOTION DE COACHS TERRITORIAUX AFRICAINS 

Dans le cadre de leur Partenariat Stratégique, Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU-Afrique) à travers son Académie Africaine des Collectivités Territoriales (ALGA), le Conseil de l’Oriental, en tant que Région pionnière dans ce domaine, l’Agence de Développement de l’Oriental, l’Université Mohammed I d’Oujda, l’ONG Echos Communication et le Centre d’Excellence du Coaching Territorial d’Oujda, il sera procédé, à Oujda, au lancement de la formation d’une 3ème Promotion Africaine à partir du 17 Juin 2019.

Les inscriptions à la formation “Métier Coach Territorial” PROMOTION 2019 sont à présent clôturé.

Il convient de rappeler que l’appel à candidature pour cette formation a permis de recueillir 450 demandes de candidatures provenant de plus de 15 Pays d’Afrique et d’Europe, pour bénéficier de la formation au Métier de Coach Territorial. 85 dossiers répondaient aux conditions requises parmi lesquels 28 candidat(e)s ont été admis à bénéficier de cette formation. Ils sont issus des 13 Pays suivants :

✓ 10 participant(e)s du Cameroun

✓ 5 participant(e)s du Maroc

✓ 2 participant(e)s du Bénin

✓ 2 participants de Côte d’Ivoire

✓ 1 participant du Mali

✓ 1 participante de Belgique

✓ 1 participant du Burkina Faso

✓ 1 participante du Burundi

✓ 1 participant de Haïti

✓ 1 participant du Niger

✓ 1 participant du Tchad

✓ 1 participant du Togo

✓ 1 participante de Tunisie.

 

Le parcours de formation Coaching Territorial est ouvert au public francophone et cible particulièrement :

  • Les élus, conseillers et agents des Collectivités Territoriales qui souhaitent améliorer leurs connaissances et renforcer leurs aptitudes à mettre en œuvre le Coaching Territorial dans leur Collectivité Territoriale,
  • Les Responsables des institutions intervenant dans les Collectivités Territoriales africaines,
  • Les Responsables des Départements Ministériels en charge de la Décentralisation, de la Gouvernance locale et du Développement local,
  • Les Responsables de formation des ONGs, des programmes et projets,
  • Les pratiquants de la Décentralisation, de la Gouvernance locale et du Développement local ainsi que d’autres acteurs de la société civile.

Cette formation démarre le 17 juin 2019 au Campus du Savoir de l’Université Mohammed 1er d’Oujda, pour ce qui est de la 1ère Session de formation et se terminera lors d’une second Session de formation programmée en Novembre 2019.

Pour rappel, l’objectif de ce parcours métier est de créer un pool de compétences africaines apte à accompagner les Collectivités Territoriales. De manière spécifique, il s’agira de former des Coachs Territoriaux africains, aux concepts, principes, et méthodes du Coaching Territorial et les accompagner à élaborer un programme d’action dans leurs pays respectifs.

Cette formation internationale s’inscrit aussi dans le cadre de l’offre de formation continue de ALGA de CGLU-Afrique (Collège du Coaching Territorial) et donne l’opportunité aux participant(e)s d’acquérir des compétences et des outils sur le métier de Coach territorial, de démultiplier leur expertise, de partager leurs expériences et d’appuyer l’ancrage d’une Gouvernance Locale ouverte, participative, inclusive, ne laissant personne en marge.

Cette nouvelle offre de formation capitalise également sur les leçons tirées, les acquis et les bonnes pratiques issus de l’organisation d’une 1ère Promotion Marocaine et d’une 2ème Promotion Africaine francophone.

L’appel à manifestation d’intérêt pour la formation au métier de Coach Territorial reste ouvert pour accueillir des candidatures pour la quatrième Promotion qui se tiendra en 2020.

Pour plus d’informations sur cette Offre de formation : http://www.territorialcoachfederation.com/

 

https://youtu.be/ro4I3IRw9-w

 

Célébration de la Journée Internationale de la Fonction Publique à Ifrane: 3ème édition du FAMI

Du 10 au 14 Juin 2019 à Ifrane (Maroc), l’Académie Africaine des Collectivités Territoriales (ALGA) de Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique), le Conseil Régional de Fès-Meknès et l’University Al Akhawayn d’Ifrane, organisent la 3ème édition du Forum Africain des Managers Territoriaux et des Instituts de Formation ciblant les Collectivités Territoriales (FAMI).

Cette troisième édition du Forum entre dans le cadre de la célébration de la Journée Internationale de la Fonction Publique (décidée par l’Assemblée Générale de l’ONU le 23 Juin de chaque année) et de la mise en œuvre de la Résolution de l’ONU N° 72/235 en date du 20 Décembre 2017 sur le Développement des Ressources Humaines qui dispose que « La mise en valeur des Ressources Humaines est la clef de voûte du développement économique, social et environnemental (…) la santé et l’éducation sont au cœur de la mise en valeur des ressources humaines”.

Le Forum bénéficie de l’appui du Ministère de l’Intérieur du Maroc (Direction Générale des Collectivités Locales), du Ministère Délégué auprès du Chef du Gouvernement chargé de la Réforme de l’Administration et de la Fonction Publique, de l’Association des Régions du Maroc (ARM), de l’Association Marocaine des Présidents des Conseils Communaux (AMPCC), du Conseil de la Région de Fès-Meknès et de l’Université Al Akhawayn d’Ifrane.

Le thème retenu pour l’année 2019 est : « Le financement de l’apprentissage, de la formation et du renforcement des capacités des élus locaux et du personnel des Collectivités Territoriales en Afrique ».

La question des moyens et des ressources demeure un grand défi, pour ne pas dire un réel obstacle, pour la mise à niveau de l’Administration publique locale, pour la modernisation de la Gestion des Ressources Humaines des Collectivités Territoriales et pour l’apprentissage, la formation et le renforcement des capacités du Capital Humain de ces entité, qu’il s’agisse des élus locaux/élues locales ou du personnel des Administrations Territoriales en Afrique.  Ce constat, ressort d’une multitude de rapports et d’études, y compris du 1er  Rapport sur l’état des Ressources Humaines des Collectivités Territoriales Africaines (édition 2018) de l’Observatoire des Ressources Humaines des Collectivités Territoriales Africaines de CGLU Afrique. En effet, les Administrations Locales en Afrique éprouvent toujours beaucoup de difficultés à attirer et à retenir des ressources humaines et des talents autant en quantité suffisante qu’en qualité.  Des études ont montré que les Administrations Territoriales fonctionnent avec moins de la moitié de l’effectif dont elles ont besoin pour être performantes. Le budget alloué en général à la gestion des ressources humaines (mécanismes de motivation dont les salaires, budget de formation, acquisition d’outils modernes de gestion des carrières, notamment l’informatisation des services et des procédures, etc…) est en en dessous des besoins des Collectivités Territoriales et en deçà des ambitions d’une administration publique territoriale performante. Aussi, les Etats, de même que les administrations territoriales elles-mêmes, sont dans l’obligation de se doter des moyens pour réellement investir dans le Capital humain au niveau territorial ».

Fort de ce constat, la 3ème édition du Forum Africain des Managers Territoriaux et des Instituts de Formation ciblant les Collectivités Territoriales se veut un cadre de discussion de la problématique du financement de l’apprentissage, de la formation et du renforcement des capacités ciblant les Collectivités Territoriales en Afrique. Ceci, afin de présenter les modèles réussis qui existent à travers le monde, et proposer des mécanismes innovants et durables pour l’ancrage de la Décentralisation en Afrique. Il offrira également un espace pour la sensibilisation, la formation et le renforcement des capacités sur l’état de la mise en œuvre de l’Agenda 2063 de l’Union Africaine et des Agendas Globaux du Développement  (l’Agenda 2030 relatif aux Objectifs de Développement Durable (ODD), le Nouvel Agenda Urbain, l’Agenda du Climat, le Protocole de Sendai sur la prévention des risques de catastrophes et les Conventions africaine et internationale sur la prévention et la lutte contre la Corruption).

Des représentants des Gouvernements, des Collectivités Territoriales, des Organisations internationales, des Managers territoriaux, des Représentants des Etablissements de formation, ainsi que des représentants du Secteur privé et de la Société civile seront ainsi rassemblés pendant 5 jours pour plancher sur les alternatives concrètes à offrir pour un modèle de financement adapté à l’environnement africain et pour se mettre à niveau par rapport à la mise en œuvre des engagements africains et mondiaux.

L’ouverture officielle du Forum verra la participation de :

  • Monsieur Mohand Laenser, Président de l’Association des Régions du Maroc (ARM), Président du Conseil Régional de Fès-Meknès ;
  • Des Représentants du Gouvernements du Royaume du Maroc ;
  • Des représentants des Collectivités Territoriales du Maroc.
  • Monsieur Driss Ouaouicha, Président de l’Université Al Akhawayn d’Ifrane ;
  • Monsieur Jean Pierre Elong Mbassi, Secrétaire Général de CGLU-Afrique.

Le Forum servira aussi de cadre pour la tenue de 4ème Réunion du Conseil Académique de l’Académie Africaine des Collectivités Territoriales (ALGA) de CGLU Afrique et qui sera marqué par une revue par les Pairs entre les Instituts d’ancrage africains de ALGA, une présentation du Bilan de l’Académie et des orientations stratégiques pour le futur.

Les médias nationaux et internationaux basés au Maroc sont invités à couvrir la cérémonie d’ouverture le Lundi 10 juin 2019 au Campus de l’Université Al Akhawayn d’ Ifrane (Building 4, Auditorium).  

Pour de plus amples informations :

-Consultez le site du forum :  www.aui.ma/algafami3

-Veuillez contacter :

Gaëlle Yomi : Tél : + 212 610 56 71 45

E-mail : gyomi@uclga.org

A Propos de :

CGLU Afrique & ALGA : Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) est l’Organisation faîtière et la voix unie qui assure la représentation des collectivités territoriales d’Afrique. CGLU Afrique rassemble plus de 350 millions de citoyens africains, plus de 40 associations nationales et plus de 2 000 villes. Promouvoir la décentralisation en Afrique et au sein des Collectivités territoriales d’Afrique en tant que sphères autonomes et distinctes de Gouvernement, mais aussi contribuer à l’unité du Continent africain grâce au dynamisme des collectivités territoriales font partie des missions principales de CGLU Afrique. www.uclga.org@UCLGAfrica

Créée en 2009 et opérationnelle à partir de 2016, l’Académie Africaine des Collectivités Territoriales (ALGA) est un organe subsidiaire de CGLU Afrique ayant pour mission principale de promouvoir les standards de qualité en matière de formation et de renforcement des capacités ciblant les Collectivités Territoriales, d’investir dans le capital Humain de ces entités et d’ancrer la performance et le professionnalisme au niveau territorial en Afrique.

LE CONSEIL REGIONAL DE FES-MEKNES : Le Conseil Régional de Fès-Meknès est l’assemblée délibérante de la région élue au suffrage universel direct par les électeurs de la région.                          À l’instar des autres Collectivités Territoriales du Maroc, ses membres sont élus pour une durée de six ans. L’action régionale s’exécute sous le contrôle du Wali de la Région, représentant le pouvoir central. Pour ce qui est des domaines de compétences et selon l’article 140 de la Constitution, les Collectivités Territoriales ont des compétences propres, des compétences partagées avec l’État et celles qui leur sont transférables par ce dernier sur la base du principe de subsidiarité. http://www.region-fes-meknes.ma

AL AKHAWAYN UNIVERSITY : L’Université Al Akhawayn d’Ifrane, créée en 1993, est une institution marocaine indépendante, publique, mixte et à but non lucratif, engagée dans la formation de futurs dirigeants-citoyens du Maroc et du monde par un programme d’enseignement à vocation mondiale des arts libéraux, dispensé en langue anglaise et qui repose sur le système américain. L’université met en valeur le Maroc et associe le monde par des programmes d’enseignement et de recherche avant-gardistes, incluant la formation continue de cadres. Elle adhère aux plus hauts standards académiques et éthiques et promeut l’équité et la responsabilité sociale. www.aui.ma 

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La Banque africaine de développement organise le tout premier dialogue panafricain sur la réalisation des objectifs en matière d’adaptation et d’atténuation des changements climatiques

ABIDJAN, Côte d’Ivoire 15 mai 2019 – Alors que l’Afrique jouit d’un développement économique sans précédent et d’une forte croissance démographique et urbaine, de grandes parties du continent sont également très vulnérables et font déjà face aux conséquences dramatiques du changement climatique. Les collectivités territoriales , la société civile et les jeunes se font de plus en plus entendre et demandent plus d’engagement à tous les niveaux pour lutter contre le changement climatique. Cela fait de l’Afrique un acteur clé du défi mondial visant à atteindre les objectifs fixés dans l’Accord de Paris consistant à réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES). Sur  tout le continent, les villes et les autorités locales sont en action .

La toute première conférence d’échange et de coopération entre autorités nationales et locales africaines sur les problèmes climatiques et la décentralisation des contributions déterminées au niveau national (CDN) a été lancée aujourd’hui à Abidjan, en Côte d’Ivoire.

Les ministres, maires et dirigeants de municipalités africaines exploreront les possibilités de coopération et d’assistance mutuelle lors d’une conférence sur le « Dialogue structuré » organisée par la task force  climat de Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) en partenariat avec la Banque Africaine de Développement (BAD).

La réunion de deux jours au siège de la Banque, du 15 au 16 mai 2019,   réuni les présidents des associations de gouvernements locaux et des partenaires techniques et financiers.

«La Banque africaine de développement est déterminée à aider les pays africains à mettre en œuvre leur CDN par l’intermédiaire de son Africa NDC Hub», a déclaré Anthony Nyong, Directeur pour le Changement climatique et la croissance verte à la Banque africaine de développement. «Nous sommes ravis d’organiser cette conférence qui rassemble les acteurs clés aux niveaux central et territorial afin de s’entendre sur la décentralisation des CDN. »

Les partenaires de la task force climat de CGLU Afrique, tels que la Convention des maires en Afrique subsaharienne (CoM SSA), la Convention  des maires pour le climat et l’énergie (GCoM) et les Collectivités locales pour le développement durable en Afrique (ICLEI Africa), qui conjointement avec la Banque africaine de développement souhaitent accroitre leur soutien climatique aux villes africaines. Le premier Dialogue Structuré explorera des possibilités concrètes d’améliorer la gouvernance à plusieurs niveaux, en mettant un accent particulier sur le développement inclusif et participatif des pays, villes et régions d’Afrique afin de gérer les risques liés au changement climatique tout en ouvrant de nouvelles opportunités d’investissement.

Reconnaissant que le changement climatique ralentit les efforts déployés par l’Afrique pour atteindre les Objectifs de développement durable (ODD) nécessaires pour relever les défis mondiaux tels que la pauvreté, les inégalités et la dégradation de l’environnement, et conformément aux objectifs fixés dans le cadre des CDN, la Convention des maires en Afrique subsaharienne  (CoM SSA) financée par la Commission européenne s’est également engagée à fournir un soutien technique aux villes et municipalités africaines afin d’élaborer et de mettre en œuvre des actions axées sur l’accès à l’énergie propre, l’atténuation du changement climatique et l’adaptation à celui-ci.

À cette occasion, la Convention des Maires (GCoM) a désigné le maire d’Accra, Mohammed Adjei Sowah qui rejoindra son Conseil d’administration, reflétant l’implication des villes africaines au niveau mondial et la promotion de la collaboration en matière de recherche, d’innovation et d’investissement entre les collectivités locales, les gouvernements nationaux, les universités et le secteur privé par le biais de la Convention des Maires (GCoM)  et à l’échelle régionale par le biais de la Convention  des Maires en Afrique subsaharienne (CoM SSA).

«C’est un véritable honneur que de faire partie du Conseil d’administration de la Convention des Maires et de siéger avec des pairs du monde entier. Le lien direct que nous, les maires, avons avec nos citoyens et l’impact que les villes peuvent avoir sur la vie quotidienne des habitants en font l’un des niveaux d’action les plus pertinents pour lutter contre le changement climatique », a déclaré Mohammed Adjei Sowah, Maire d’Accra. « Ce qui fait la différence est la vision que nous portons en tant que Maires, mais également le soutien et la collaboration que les villes et les municipalités peuvent apporter à des discussions telles que le Dialogue structuré avec la BAD. Cette vision est au cœur de l’action pour le climat et nous devrions nous efforcer de l’amplifier à Abidjan et au-delà, à l’ensemble de la région de l’Afrique subsaharienne », a-t-il ajouté.

Contacts médias:

Banque africaine de développement, Amba Mpoke-Bigg, Département de la communication et des relations extérieures, courriel: a.mpoke-bigg@afdb.org, tél.: +225 57 25 77 00

CGLU Afrique, Em Ekong, Directrice de la communication, e-mail: eekong@uclga.org, tel: +44 7801 701 675

Convention des Maires en Afrique subsaharienne, Jude Fuhnwi, courriel: jfuhnwi@uclga.org, tél.: +233 54 450 6505

Convention mondiale des maires sur le climat et l’énergie (GCoM) : Brett Kobie, Conseiller spécial pour la communication, Convention mondiale des maires sur le climat et l’énergie, courriel: bkobie@globalcovenantofmayors.org, tél.: +32 476 97 46 30

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Les collectivités territoriales d’Afrique s’engagent à préserver le patrimoine culturel du continent

Les 18 et 19 avril 2019 à Rabat (Maroc), l’Académie Africaine des Collectivités Territoriales (ALGA) de Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique), l’Organisation Islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture (ISESCO) et la Ville de Rabat ont célébré la Journée Internationale des Monuments et des Sites du Patrimoine Culturel Mondial.

Deux activités ont ponctué cette célébration à savoir : la 2ème Conférence Internationale sous le thème : « Rôle et responsabilité des Collectivités Territoriales dans la Préservation et la Valorisation du Patrimoine Culturel », tenue le 18 avril 2019 au siège de l’ISESCO et la rencontre autour de la présentation des stratégies de la ville de Rabat en matière de protection et de valorisation du patrimoine culturel, tenue le 19 avril 2019 au Siège du Conseil Communal de la ville de Rabat.

Ces actions ont été organisées en partenariat et avec l’appui du Ministère de la Culture et de la Communication, du Ministère de l’Aménagement du Territoire National, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Politique de la Ville, l’ICOMOS-Maroc, de l’UNESCO et de la Fondation Italienne Romualdo Del Bianco (Italie).

Lors de la séance d’ouverture de la Conférence, lecture a été faite de l’allocution du Directeur Général de l’ISESCO, Dr Abdulaziz Othman Altwaijri, lue en son nom par Dr Amina Al-Hajri, Directrice Générale Adjointe de l’ISESCO, suivie de l’allocution de Son Excellence M. Mohamed El Aaraj, Ministre Marocain de la Culture et de la Communication, lue en son nom par Dr Abdelilah Afifi, Secrétaire Général du ministère, ainsi que l’allocution de Madame Golda El-Khouri, Directrice du bureau de l’UNESCO à Rabat, l’allocution de la Représentante d’ONU-Femmes, Bureau Multi-Pays du Maghreb, l’allocution de M. Mohamed Saddiki, Président du Conseil Communal de Rabat, maire de Rabat et enfin le discours de M. Jean Pierre Elong Mbassi, Secrétaire Général de CGLU Afrique.

Le maire de Rabat n’a pas manqué d’exprimer sa solidarité à la ville de Paris suite au récent incendie de la cathédrale Notre Dame de Paris, classée patrimoine mondial de l’UNESCO à l’instar des 9 sites patrimoniaux que compte Rabat.

Dans son allocution le Secrétaire Général de CGLU Afrique a souligné que l’organisation de cette deuxième conférence internationale marque la volonté «commune de voir le thème du patrimoine matériel et immatériel intégrer dans les politiques de développement locale.  Notre patrimoine culturel reflète l’identité de notre territoire et relie la population à son passé. L’Agenda 2063 de l’Union Afrique présente une Afrique avec un patrimoine commun. Le patrimoine matériel et immatériel est ce qui fait le potentiel de tout territoire et toute population. Ce n’est qu’ainsi qu’on pourra atteindre la cible 4 de l’ODD 11 qui appelle à renforcer les efforts de protection et de préservation du Patrimoine culturel et naturel mondial », a déclaré M. Jean Pierre Elong Mbassi.

Il a par ailleurs, conclu ses propos en signalant que la culture est ce par quoi on commence pour exister et les autorités politiques ont tort de ne pas mettre la culture au cœur des politiques de développement.

La centaine de participants venus de 20 pays ont eu droit à une conférence inaugurale sur le mouvement « la vie au-delà du tourisme » avant de plancher sur la thématique au cours de sessions plénières portant sur la problématique du patrimoine culturel au niveau des territoires.

Monsieur Paolo Del Bianco, Président de la Fondation Romualdo Del Bianco, Life Beyond Tourism a présenté la vision du concept la vie au-delà du tourisme qui vise à faire en sorte que le tourisme déclenche une véritable synergie dans la promotion des patrimoines historiques et soit un moteur pour les échanges interculturels.  Les collectivités territoriales ont la possibilité de former leur personnel à ce concept par le biais de la formation des formateurs organisé annuellement par la Fondation Romualdo Del Bianco en partenariat avec l’Académie Africaine des Collectivités Territoriales (ALGA) de CGLU Afrique.

La culture 4ème pilier du développement durable

La première session plénière a portée sur : Protéger et Valoriser le Patrimoine Culturel : une problématique Multi-acteurs et Multi-Niveau de Gouvernance.  Elle a été présidée par M. Majid Batambuze, Président de l’Association des Autorités Urbaine d’Ouganda et Maire de Jinja.

Dans sa présentation des résultats et recommandations du rapport mondial 2016 de l’UNESCO « Culture et développement urbain durable », Mr Karim Hendili, Spécialiste du Programme Culture au Bureau Multi pays de l’UNESCO, a salué le positionnement de l’organisation mondiale des gouvernements locaux, CGLU, qui a fait de la culture le quatrième pilier du développement durable. Le rapport révèle que très peu de pays possède une législation sur la gestion du patrimoine urbain.

Cette session a aussi été marquée par la présentation du programme de valorisation durable des ksour (hameaux uniquement bâtis avec de l’argile, sans chaux pour liaison) et kasbah (citadelle d’architecture berbère) comme pilier pour la sauvegarde d’un patrimoine national menacé. Le Maroc compte près de 4000 Kasbah qui date du 6ème siècle et dont ¼ seulement sont valorisés. Ce programme lancé par le gouvernement marocain vise en premier lieu à améliorer les conditions de vie des populations de ces sites qui compte environ 1 millions d’habitants. Il vise aussi à doter le Maroc d’une stratégie intégrée de valorisation des Ksour et Kasbah d’ici à 2050.

Le partage d’expérience des autres pays africains et du Monde Arabe a alimenté les débats notamment lors de la seconde session axée sur « Protéger et valoriser le patrimoine culturel au niveau local : Partage de bonnes pratiques locales africaines». Ce fut notamment le cas de Ville de Bobo-Dioulasso, Burkina Faso où la célébration des funérailles occupe une grande place dans le quotidien des habitants. Les cérémonies funéraires sont marquées par le port de masques traditionnels. Ces masques constituent un atout pour le tourisme et la municipalité envisage de développer des expositions au sein de l’aéroport de la capitale culturelle du Burkina. En Tunisie, la ville de la Goulette procède à une redynamisation de ses principaux évènements culturels après des années de léthargies suite à la révolution.  C’est notamment le cas de la célébration de la fête de la victoire chaque 1er juin dans la ville où Habib Bourguiba, premier président de la république avait effectué son entrée triomphale, le festival du poisson qui va reprendre après 8 ans d’arrêt et la fête de la madone célébrée chaque 15 août.

Les différentes présentations ont permis de voir la richesse du Patrimoine culturel en Afrique et dans le monde Arabo-musulman avec les cas de la Commune d’Abobo, Côte d’Ivoire, la Ville de Bamako, Mali, la Ville de Lagos, Nigéria, les Villes d’El Jadida, d’Azemmour et de Marrakech, Maroc.

Recommandations

Les présentations et les discussions ont aussi permis de voir l’état de dégradation générale et de péril qui caractérisent le patrimoine culturel en Afrique. Les participants ont émis les principales recommandations suivantes :

  • La nécessité de mise en place des mécanismes de suivi de l’application des recommandations prises au niveau des organisations internationales à l’instar de l’UNESCO, de l’ISESCO ;
  • La nécessité de créer des cadres à l’instar de cette conférence pour un meilleur partage des expertises et des expériences entre pays et entre collectivités territoriales en Afrique et dans le monde Arabe ;
  • La nécessité de maintenir un fort plaidoyer auprès des Etats pour renforcer le rôle et les compétences des collectivités territoriales dans la gestion de la culture et du patrimoine ;
  • Promotion de l’Agenda 21 de la Culture dans les collectivités territoriales ;
  • Inscrire la formation et le renforcement des capacités dans les actions prioritaires pour faire face aux principaux défis ;
  • Préférer le recours à l’expertise locale pour garder l’authenticité des œuvres ;
  • Intégrer l’importance de la culture dans les programmes éducationnels ;
  • Renforcer le rôle des médias dans la promotion de la culture ;
  • La création des écoles d’arts traditionnels pour pouvoir préserver et transmettre les connaissances traditionnelles locales.

Le deuxième jour de la rencontre a permis au conseil communal de la ville de Rabat de présenter ses stratégies en matière de protection et de valorisation du patrimoine culturel.  Présente à la rencontre, Mme Fatna El Khiel, Secrétaire d’Etat auprès du Ministère de l’Aménagement du Territoire National, s’est réjoui de l’organisation de cette deuxième édition de la conférence internationale à l’occasion de la célébration de la Journée Internationale des Monuments et des Sites du Patrimoine Culturel Mondial. Elle a d’ailleurs plaidé pour la pérennisation de l’initiative. « Nous souhaitons que cette conférence devienne un rendez-vous annuel regroupant les villes africaines et du monde arabe autours du partage d’expérience.  J’espère que l’année prochaine on pourra tenir cette cérémonie dans une des Kasbah en rénovation afin de toucher du doigt ce qui est fait par le ministère de l’aménagement du territoire ».

Les participants ont par la suite visité six lieux du patrimoine de la ville de Rabat : Les Oudayas, l’Ancienne Médina, le Chellah, la Marina Bouregreg et l’Avenue Mohammed V.

Découvrez l’album photo de l’événement. 

Télécharger le communiqué en  PDF ici

Note conceptuelle de la rencontre.

Agenda.

A propos de :

L’ISESCO : L’Organisation Islamique pour l’Education, la Science et la Culture (ISESCO) a été créée en mai 1979 par l’Organisation de la Conférence Islamique (OCI). Son siège social est basé à Rabat (Maroc).  Site Internet : http://www.isesco.org.ma

CGLU Afrique :  est l’organisation faîtière des gouvernements locaux d’Afrique dont le congrès fondateur a eu lieu dans la ville de Tshwane, Afrique du Sud, en mai 2005. CGLU Afrique a son siège dans la ville de Rabat (Maroc) depuis janvier 2008. C’est la section africaine de l’organisation mondiale de Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU). Site Internet : www.uclga.org

 

Pour de plus amples informations, veuillez contacter :

Gaëlle Yomi : Tél : + 212 610 56 71 45

E-mail : gyomi@uclga.org

 

 

Deuxième Conférence Internationale sur : “Rôle et responsabilité des Collectivités Territoriales dans la Préservation et la Valorisation du Patrimoine Culturel”

A l’occasion de la célébration le 18 avril prochain, de la Journée Internationale des Monuments et des Sites du Patrimoine Culturel Mondial, Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) par le biais de son Académie Africaine des Collectivités Territoriales (ALGA), l’Organisation Islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture (ISESCO) et la Ville de Rabat, en Partenariat et avec l’appui du Ministère de la Culture et de la Communication, du Ministère de l’Aménagement du Territoire National, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Politique de la Ville, l’ICOMOS-Maroc, de  l’UNESCO et de la Fondation Italienne Romualdo Del Bianco, organisent la 2ème  Conférence Internationale sur le thème : «Rôle et responsabilité des Collectivités Territoriales dans la Préservation et la Valorisation du Patrimoine Culturel».  La célébration se déroulera sur deux jours, le jeudi 18 avril 2019 au Siège de l’ISESCO et le vendredi 19 avril 2019 au Siège du Conseil Communal de la ville de Rabat (Maroc).

L’organisation de cette 2ème Conférence internationale est par ailleurs, confortée par la proclamation par l’ISESCO de l’année 2019  : « Année du Patrimoine dans le Monde Islamique ».

Le choix du thème : « Rôle et responsabilité des collectivités territoriales dans la préservation et la valorisation du patrimoine culturel », vise à rester dans la continuité et le sillage de la Conférence de 2018 qui avait porté sur « Protéger le Patrimoine Culturel par une Gouvernance Participative et Inclusive » et trouve son fondement tout d’abord dans l’appui à la mise en œuvre de la Cible 11.4 de l’ODD 11 (Renforcer les efforts de protection et de préservation du Patrimoine culturel et naturel mondial”, et ensuite dans le fait que les Collectivités Territoriales sont devenues un Acteur incontournable dans ce domaine, en raison des rôles et responsabilités qui leur sont transférés par l’Etat et par les Gouvernements centraux, mais aussi dans le fait que la préservation et la valorisation du Patrimoine Culturel s’inscrit dans un contexte qui devient de plus en plus multi-acteurs et multi-niveaux de Gouvernance.

Ainsi, l’objectif principal de la conférence est de mettre autour de la table l’ensemble des acteurs et parties prenantes concernés ou impliqués dans la préservation et la valorisation du patrimoine culturel, pour sortir avec une feuille de route permettant à chaque acteur et à chaque partie prenante de saisir l’importance de son rôle et l’ampleur de ses responsabilités dans l’ensemble de la chaîne de préservation et de valorisation du Patrimoine Culturel.

Le Patrimoine culturel constitue, en effet, un levier fondamental de la vie humaine qui participe non seulement à la promotion de la paix, à l’équilibre, à la continuité et à l’harmonie des sociétés humaines, mais, bien protégé et bien valorisé, il s’avère aussi un levier pour la promotion d’une croissance économique soutenue, partagée et durable, au sens de l’Objectif du Développement Durable n° 8 dont la Cible 8.9 vise à « élaborer et mettre en œuvre des politiques visant à développer un tourisme durable qui créé des emplois et mette en valeur la Culture et les Produits Locaux », d’ici à 2030.

L’ouverture de la conférence sera officiellement faite par les Représentants de l’ISESCO, du Ministère de la Culture et de la Communication, d’ONU-Femmes, de ICOMOS-Maroc, du Conseil Communal de Rabat et de CGLU Afrique.

Plus de cent participant(e)s sont attendu(e)s à cet important rendez-vous parmi lesquels :  Les Représentants des Organisation Internationales (UNESCO, ISESCO, ICOMOS), les départements ministériels chargés et/ou impliqués dans la gouvernance et la gestion du patrimoine culturel, les Associations des Collectivités Territoriales en Afrique et dans le monde Arabo Musulman, les composantes de la Société Civile, etc…

La Conférence sera l’occasion de mettre en exergue les bonnes pratiques de certaines villes africaines en matière de protection et de promotion de leur Patrimoine Culturel, notamment : La Ville de Bobo-Dioulasso, Burkina Faso, la Ville Praia, Cape Vert, la Commune d’Abobo, Côte d’Ivoire, la Ville de Bamako, Mali, les Villes d’El Jadida, d’Azemmour et de Marrakech, Maroc, des villes de la Mauritanie, la Ville de Lagos, Nigéria et la Ville de la Goulette, Tunisie.

Elle sera également marquée par la présentation des expériences du Monde Arabe, notamment de l’Egypte, du Liban, de la Tunisie, de la Mauritanie.

Les participants aborderont la thématique sous 5 principaux axes :

1) Quel est le contexte et quels sont les enjeux actuels de la préservation, la protection et la valorisation du Patrimoine Culturel ?

2) Quelle est la cartographie des principaux acteurs et parties prenantes dans la dynamique de préservation, de protection et de valorisation du patrimoine culturel ?

3) Quels sont les rôles et les responsabilités des collectivités territoriales dans la gestion, la préservation et la valorisation du patrimoine culturel ?

4) Quels outils et quelles stratégies pour les collectivités territoriales en matière de gestion, de préservation et de valorisation du patrimoine culturel ?

5) Quels sont les principaux axes d’une éventuelle feuille de route ciblant le niveau local ?

Les médias nationaux et internationaux basés au Maroc sont invités à couvrir les travaux de cette Conférence internationale ce jeudi 18 avril 2019 à partir de 09h00 au Siège de l’ISESCO (Avenue des F.A.R., Hay Ryad – Madinat Al Irfane) et le vendredi 19 avril 2019 à partir de 9h00 au Siège du Conseil Communal de la Ville de Rabat, Avenue Mohamed Belhassan El Ouazzani, Takkadoum.

Les participant(e)s auront enfin l’occasion de visiter les principaux joyaux du Patrimoine Culturel de la Ville de Rabat, une Ville qui a fait du Patrimoine Culturel un axe stratégique et un levier de développement pour son progrès et son développement durable.

A propos de :

L’ISESCO : L’Organisation Islamique pour l’Education, la Science et la Culture (ISESCO) a été créée en mai 1979 par l’Organisation de la Conférence Islamique (OCI). Son siège social est basé à Rabat (Maroc).  Site Internet : http://www.isesco.org.ma

CGLU Afrique :  est l’organisation faîtière des gouvernements locaux d’Afrique dont le congrès fondateur a eu lieu dans la ville de Tshwane, Afrique du Sud, en mai 2005. CGLU Afrique a son siège dans la ville de Rabat (Maroc) depuis janvier 2008. C’est la section africaine de l’organisation mondiale de Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU). Site Internet : www.uclga.org

Pour de plus amples informations, veuillez contacter :

Gaëlle Yomi : Tél : + 212 610 56 71 45

E-mail : gyomi@uclga.org

Téléchargez le communiqué ici.