Formation sur l’accès des villes et collectivités territoriales d’Afrique au marché des capitaux

La session de formation a offert l’opportunité de renouveler les instances de gouvernance du Réseau des Directeurs et Chefs des services financiers des collectivités territoriales d’Afrique (Africa FINET)

La Banque Africaine de Développement (BAD) et Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique)  en collaboration avec GiZ et le Club du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest de l’OCDE ont organisé du 19 au 24 septembre 2022 une session de formation sur: L’accès des villes et collectivités territoriales d’Afrique au marché des capitaux. Ont bénéficié de cette formation, les directeurs financiers d’une quarantaine de villes et collectivités territoriales africaines venant de 26 pays : Sénégal, Liberia, Gabon, Congo, Cameroun, Malawi, Kenya, Maurice, Zambie, Mozambique, Eswatini, Zimbabwe, Botswana, Centrafrique, Madagascar, Rwanda, Nigeria, Maroc, Mauritanie, Benin, Burkina, Mali, Niger, Tunisie, Nigeria, Côte d’Ivoire.

La cérémonie d’ouverture a été ponctuée par plusieurs allocutions prononcées par : M. Stefan Atchia, Gestionnaire de la Division Urbaine de la Banque Africaine de Développement ; M. Ripert Boussoukpé, Secrétaire Général du Conseil Régional de l’Épargne Publique et des Marchés Financiers (CREPMF) ; Mme Harlette Badou N’GUESSAN KOUAMÉ, Maire de Arrah et Secrétaire Générale de l’Union des Villes et Communes de Côte d’Ivoire (UVICOCI). Le discours d’ouverture a été prononcé par Son Excellence M. Eugène Aka Aouélé, Président du Conseil Économique, Social, Environnemental et Culturel de Côte d’Ivoire, Président de l’Assemblée des Régions et Districts de Côte d’Ivoire et Président de la région du Sud-Comoé.

Qu’est-ce que le Marché des Capitaux ? Quelles sont les institutions de l’écosystème du marché des capitaux ? Quelle est la place et l’importance de l’analyse financière dans le processus ? Comment élaborer des prévisions financières crédibles ? Quels sont les critères qui sont pris en compte par les agences de notations ? Comment fonctionne une bourse et une émission d’obligations municipales ? Quel est le contenu de l’accompagnement des sociétés d’intermédiation et de gestion ? Qu’est-ce que la titrisation et comment la mettre à contribution ? Comment accéder à la « finance verte » ? Voici quelques-unes des questions débattues lors des travaux de groupes et des études de cas, qui ont permis aux participants d’appréhender plus finement l’écosystème des marchés des capitaux, et de s’approprier une large palette d’outils pour y accéder. Les participants ont également eu l’occasion d’être informés sur les nouvelles lignes directrices de la Banque Africaine de Développement concernant les prêts aux villes et collectivités territoriales ainsi que les autres instruments de financement. Le programme de formation, qui a débuté à Abidjan, se prolongera par la suite à Johannesburg.

Ont bénéficié de cette formation, les directeurs financiers d’une quarantaine de villes et collectivités territoriales africaines venant de 26 pays

Par ailleurs des visites ont été organisées : auprès du Conseil Régional de l’Épargne Publique et des Marchés Financiers (CREPMF) où les participants ont été accueillis par le Président, M. Badanam Patoki et le secrétaire Général M. Ripert Boussoukpé ; auprès de la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières d’Abidjan (BRVM) où le Directeur Général M. Kossi Amenouvé a accueilli les participants. Ces visites ont permis aux participants de toucher du doigt la réalité du fonctionnement des institutions qui opèrent sur les marchés des capitaux.

La session de formation a offert l’opportunité de renouveler les instances de gouvernance du Réseau des Directeurs et Chefs des services financiers des collectivités territoriales d’Afrique (Africa FINET). Ainsi ont été élus :

  • Président du Réseau : M. Jeremiah Sibande, de Lilongwe (Malawi).
  • Premier Vice-Président : M. Jean-Bosco Massoma Ekwalla de Douala (Cameroun)
  • Deuxième Vice-Président : Mme Sylvie Some Ouoba de Ouagadougou (Burkina Faso)
  • Troisième Vice-Président : M. Kamal Jelouane d’Agadir (Maroc)
  • Quatrième Vice-Président : M. Jean Rubangutsangabo de Kigali (Rwanda).

Par ailleurs deux membres honoraires ont été désignés :  M. Reshma Bukhory Bahadoor de Flacq (Iles Maurice) et Mme Olarike Olayinka de l’État d’Ekiti (Nigéria)

La clôture de la session de formation a été prononcée le samedi 24 septembre à 11h  par M. Yapi Fidel, Directeur Général de la Décentralisation et du Développement Local (DGDDL) au Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité.

La deuxième session de formation sur l’accès des collectivités territoriales d’Afrique aux marchés des capitaux est prévue à Johannesburg (Afrique du Sud) en janvier 2023 prochain.

La Commission européenne s’associe aux associations de collectivités territoriales et régionales pour renforcer le développement durable

Le 12 septembre 2022, la Commission européenne a signé des accords-cadres de partenariat avec cinq associations internationales de collectivités territoriales : l’Association Internationale des Maires Francophones (AIMF), le Forum des Gouvernements Locaux du Commonwealth (CLGF), le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE), Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU), et Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique). Soutenus avec 50 millions d’euros par l’instrument NDICI-Global Europe, les accords appuient le rôle des autorités locales et de leurs associations dans la formulation de politiques visant à promouvoir le développement durable au niveau local, régional et mondial.

Les collectivités locales et régionales et leurs associations sont des partenaires clé de l’UE dans son action extérieure en raison de leur rôle dans la conduite d’un développement durable et inclusif d’une manière qui crée plus d’opportunités pour tous et ne laisse personne de côté. Il est de notre responsabilité collective de remettre sur les rails la réalisation des objectifs de développement durable. D’ici 2027, l’UE soutiendra le travail des autorités locales dans la poursuite des Objectifs de développement durable et la lutte contre les inégalités avec au moins 500 millions d’euros, en plus des 50 millions d’euros qui soutiennent leurs associations dans le cadre de ces cinq accords.”, a déclaré la Commissaire en charge des Partenariats Internationaux, Jutta Urpilainen.

Les autorités locales œuvrent pour les Objectifs de développement durable (ODD)

Jan van Zanen, Innocent uwimana, Anne Hidalgo, Jutta Urpilainen, Fatimatou Abdel Malick, Stefano Bonaccini

Les cinq accords de partenariat renouvelés, qui seront en vigueur jusqu’au 31 avril 2026, reconnaissent la contribution des gouvernements locaux et régionaux à la conception et à la mise en œuvre des politiques nécessaires pour atteindre les ODD, en particulier pour rendre les villes et les établissements humains inclusifs, sûrs, résilients et durables. Les accords formalisent un ensemble d’intérêts et d’objectifs communs, et offrent l’opportunité de :

  • Renforcer la voix des collectivités locales et régionales de l’UE et de leurs associations dans la politique de développement de l’UE et les agendas mondiaux ;
  • Renforcer l’engagement des collectivités locales et régionales de l’UE et de leurs associations dans la coopération décentralisée, en se concentrant sur les priorités de l’UE et les objectifs de développement durable, en partenariat avec leurs homologues dans les pays partenaires ;
  • Améliorer les pratiques actuelles de la coopération décentralisée, par l’efficacité et l’innovation ;
  • Sensibiliser et renforcer les capacités des gouvernements locaux et régionaux et de leurs associations en tant qu’acteurs de la gouvernance et de la politique de développement ;
  • Renforcer la capacité des associations de collectivités locales à coordonner les voix de tous les partenaires, à créer des synergies et à apporter une valeur ajoutée en tant que réseau, en assurant une bonne gouvernance et des partenariats durables.

Les Présidents des associations internationales de collectivités territoriales qui ont signé les accords-cadres de partenariats sont les suivants :

  • Anne Hidalgo, Maire de Paris (France), Présidente de l’Association Internationale des Maires Francophones (AIMF),
  • Stefano Bonaccini, Président de la Région d’Emilie-Romagne (Italie) et du Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE),
  • Innocent Uwimana, Président de l’Association Rwandaise des Autorités Locales et du Forum des Gouvernements Locaux du Commonwealth (CLGF)
  • Jan van Zanen, Maire de La Haye (Pays-Bas), co-président de Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU)
  • Fatimetou Abdel Malick, Présidente du Conseil régional de Nouakchott (Mauritanie), Présidente de Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique).

La Présidente de CGLU Afrique était accompagnée de son Secrétaire Général, M. Jean Pierre Elong Mbassi.

Regardez l’intégralité de la cérémonie de signature

 

Fatimatou Abdel Malick

Fatimatou Abdel Malick

Rev Mmachakga Mbw Innocent uwimana, Jan van Zanen, Anne Hidalgo, Jutta Urpilainen, Stefano Bonaccini, Fatimatou Abdel Malick

Retrouvez toutes les photos de l’évènement ici.

Video & Photo Copyright: Union Européenne, 2022

 

Clôture de la première édition du Forum des Régions d’Afrique (FORAF)

Environ 500 délégués, venus de 30 pays dont 21 pays africains, et plus de 80 présidents de gouvernements régionaux africains ont participé à cet événement

SAIDIA, Maroc, 12 septembre 2022/
L’organisation du tout premier Forum des Régions d’Afrique (FORAF) au niveau continental s’est avérée être un succès. Tenu à Saïdia, dans la région de l’Oriental au Maroc, le forum a eu lieu les 8 et 9 septembre 2022. Environ 500 délégués, venus de 30 pays dont 21 pays africains, et plus de 80 présidents de gouvernements régionaux africains ont participé à cet événement qui, selon beaucoup, “a été un événement historique”.Les éloges de cette première édition fructueuse organisée par Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique), en collaboration avec l’Association des Régions du Maroc (ARM), le Conseil Régional de l’Oriental (CRO) et le Ministère de l’Intérieur (à travers la DGCT) se sont accompagnés d’une expression massive de gratitude de la part de la majorité des participants envers les autorités marocaines en général, et en particulier envers Sa Majesté, Le Roi Mohammed VI.

Un des moments clés de cette journée de clôture a été la présentation de la feuille de route du FORAF

Ce remerciement a également été exprimé dans la Déclaration de Saïdia lue par le Professeur Peter Anyang Nyong’o, gouverneur du comté de Kisumu au Kenya, qui a souligné la nécessité de faire des régions d’Afrique des pôles structurants du développement durable du continent et des étapes importantes dans la construction de “l’Afrique intégrée que nous voulons”. ” La “Déclaration de Saïdia” a également affirmé l’importance d’appeler les gouvernements nationaux et les partenaires du développement à s’assurer que les moyens financiers de mise en œuvre des politiques publiques nationales et des agendas mondiaux atteignent les budgets des gouvernements régionaux.

Un des moments clés de cette journée de clôture a été la présentation de la feuille de route du FORAF qui a été élaborée pour fixer des objectifs concrets à tous les présidents des régions d’Afrique et les inviter à renforcer leurs gouvernements régionaux, financièrement, techniquement et démocratiquement. Les actions présentées dans la feuille de route ont pris en compte le plan décennal de CGLU Afrique, également connu sous le nom de GADEPPA 2.0. Les participants se sont engagés à collaborer avec le secrétariat de la Zone de libre-échange Continentale Africaine (ZLECA) et Afreximbank et ont encouragé le secrétariat de CGLU Afrique à établir un protocole d’accord avec les institutions susmentionnées. La feuille de route sera traduite en un plan d’action qui sera élaboré par un groupe de travail composé de cinq (5) membres, un (1) par région.   Ce plan de travail sera présenté lors du Conseil Panafricain de CGLU Afrique qui se tiendra à Tanger, du 1er au 3 novembre 2022.

Les membres du bureau du FORAF ont été élus lors de l’assemblée qui s’est tenue le 9 septembre 2022. Le Bureau Exécutif du FORAF est maintenant composé de quatre vice-présidents (de la Région Amoron’i Mania de Madagascar, représentée par sa Présidente, Madame Aline Mamiarosa ; de l’Association des Régions du Maroc représentée par sa Présidente, Madame Bouaida Mbarka, Présidente de la Région de Guelmin, Maroc ; de la Région du Nord, Cameroun, représentée par son Président, M. Oumarou Ousmanou ; de la Province de Gauteng, Afrique du Sud, représentée par son Premier Ministre, M. David Makhura (qui était représenté par M. Lebogang Maile, MEC de la province de Gauteng, Afrique du Sud) ; et en tant que président, le Forum des gouverneurs du Nigeria, représenté par le Dr John Olukayode Fayemi, gouverneur de l’État d’Ekiti, Nigeria. Dans son discours de remerciement, le nouveau président élu du FORAF a souligné qu’il est grand temps que les Africains cessent d’agoniser et commencent à s’organiser”. Le Forum des Régions d’Afrique est un premier pas concret vers l’émergence de “l’Afrique des Peuples” souhaitée par l’Agenda 2063 de l’Union Africaine, et un changement majeur pour un avenir radieux du continent.

PJ :
Déclaratio de Saïdia -FR

Interview Dr John Aloukayode, président du  FORAF :

Première édition du Forum des Régions d’Afrique (FORAF) – JOUR 1 : Plaidoyer pour l’émergence de l’Afrique des peuples

Les travaux tournaient autour de “La contribution des gouvernements régionaux au développement durable et à la dynamique d’intégration de l’Afrique”

SAIDIA, Maroc, 8 septembre 2022Sous le Haut Patronage de Sa Majesté Le Roi Mohammed VI, la première édition du Forum des Régions d’Afrique (FORAF), a été lancée, ce 8 septembre 2022, à Saïdia dans la Région de l’Orientale (Maroc). Cette rencontre est organisée par Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique), en collaboration avec l’Association des Régions du Maroc (ARM), le Conseil de la Région de l’Oriental (CRO) et la Direction Générale des Collectivités Territoriales (DGCT) relevant du Ministère de l’Intérieur du Royaume du Maroc.

Le représentant du ministre de l’Intérieur du Maroc, le Wali Secrétaire Général du Ministère de l’Intérieur, M. Mohamed Faouzi,la Présidente de CGLU Afrique, Mme. Fatimetou Abdel Malick, la Présidente de l’ARM, Mme. Mbarka Bouaida et le Président du Conseil Régional de la Région de l’Oriental, M. Abdenbi BIOUI ont participé à la cérémonie officielle en présence de plus de 400 délégués, tous ravis d’assister à ce moment historique tenu pour la première fois.

Les travaux tournaient autour de “La contribution des gouvernements régionaux au développement durable et à la dynamique d’intégration de l’Afrique“.

Lors de la cérémonie d’ouverture du 8 septembre 2022, Mme. Fatimetou Abdel Malick a déclaré dans son allocution que « la décentralisation est maintenant un mouvement irréversible en Afrique. Un nombre croissant de pays africains ont établi un deuxième niveau de gouvernance entre le niveau national et le niveau local ».

Plus de 60 présidents ou gouverneurs de régions de 21 pays africains participent à ce Forum, notamment le Nigeria, le Congo, le Madagascar, la Côte d’Ivoire, le Mali, le Niger, le Cameroun, la Mauritanie, le Kenya et l’Afrique du Sud. « La présence à cette première édition de notre Forum des représentants de plusieurs de pays africains, est l’expression récente de notre appartenance commune à la grande famille africaine. Elle reflète notre engagement envers nos racines naturelles, géographiques et politiques », a déclaré Mme Mbarka Bouaida aux participants et à la presse.

M. Mohamed Faouzi a complété cette déclaration en indiquant que : « L’objectif de ce Forum est de parvenir à une vision qui puisse définir un cadre pour les citoyens africains ; un cadre qui répond aux besoins des populations, sans compromettre les besoins des générations futures ; un cadre permettant aux responsables régionaux de construire l’Afrique par, et pour les africains ».

M. Abdenbi Bioui, Président de la Région de l’Orientale, a rappelé que « l’idée de créer le Forum des Régions Africaines est née ici, dans notre région, notre terre. Cette terre relie le présent au passé et anticipe l’avenir avec un esprit qui comprend que les objectifs de libération du colonialisme sont les mêmes que les objectifs du développement durable, considérant qu’à la fin, dans les deux cas, l’objectif est de concrétiser le développement de l’Afrique ».

La présence à cette première édition de notre Forum des représentants de plusieurs de pays africains, est l’expression récente de notre appartenance commune

M. Jean Pierre Elong Mbassi , secrétaire général de CGLU Afrique, a souligné qu’il espérait que « grâce aux discussions et délibérations qui se tiendront au cours de ces deux jours, nous serons en mesure de réaliser tout ce que nous pouvons et devons faire pour changer la face de notre continent, en commençant à semer les graines qui mènent à l’émergence de l’Afrique des peuples, au-delà de l’Afrique des États nationaux : c’est l’Afrique que nous voulons ».

Le programme de la journée comprenait les séances suivantes :

Panel 1 : Gouvernements régionaux et environnement institutionnel

Panel 2 : Gouvernements régionaux et défis climatique et de résilience

Panel 3 : Gouvernements régionaux et compétitivité territoriale

Panel 4 : Gouvernements régionaux et le défi des ressources humaines et financières

Panel 5 : Gouvernements régionaux et gouvernement ouvert

Panel 6 : Gouvernements régionaux et intégration africaine

Au cours de la deuxième journée du 9 septembre 2022, le Forum se penchera sur la discussion de la feuille de route du FORAF et sur l’élection des membres du bureau du FORAF.

Tenue à Saïdia de la toute première édition du Forum des Régions d’Afrique (FORAF)

Cette rencontre est une concrétisation de la mise en œuvre des décisions prises par l’Assemblée Générale de CGLU Afrique lors de la 8ème édition du Sommet Africités, tenue à Marrakech en novembre 2018.

SAIDIA, Maroc, 7 septembre 2022/Du 08 au 10 septembre 2022, a lieu à Saïdia (Maroc), dans la région de l’Oriental, la première édition du Forum des Régions d’Afrique (FORAF). Ce Forum, placé sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, est organisé par Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) (www.UCLGA.org), en collaboration avec l’Association des Régions du Maroc(ARM), le Conseil de la région de l’Oriental (CRO) et la Direction Générale des Collectivités Territoriales (DGCT) du Ministère de l’Intérieur du Royaume du Maroc.

Cette rencontre, qui a pour thème « La contribution des Collectivités Régionales au développement durable et à la dynamique d’intégration de l’Afrique », est une concrétisation de la mise en œuvre des décisions prises par l’Assemblée Générale de CGLU Afrique lors de la 8ème édition du Sommet Africités, tenue à Marrakech en novembre 2018, comme le précise Madame Fatimetou Abdel Malick, Présidente de CGLU Afrique.

Le FORAF sera le cadre de l’organisation et de la constitution de l’assemblée générale élective en tant qu’organe de gouvernance au sein de CGLU Afrique

Ce forum réunira pour la première fois les président(e)s des Régions, Comtés, États fédérés de plus de 20 pays africains qui ont un deuxième niveau de collectivités territoriales décentralisées dont le Nigeria, l’Afrique du Sud, le Burkina Faso, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Kenya, Madagascar, le Mali, le Niger, etc. Plus de 400 participant(e)s, sont attendus à cet événement.

Cette première édition sera l’occasion de discuter du rôle des Gouvernements Régionaux dans la définition et la mise en œuvre des stratégies de développement et d’intégration. Elle mettra en relief plusieurs thématiques qui sont au cœur des missions des gouvernements régionaux parmi lesquelles, le développement économique, social et culturel des territoires; l’équipement, l’attractivité et la compétitivité des territoires; l’adaptation au changement climatique, la durabilité et la résilience des territoires;  la contribution des territoires à l’atteinte des objectifs de développement durable, à la réalisation des objectifs de l’Accord de Paris et à la mise en œuvre de l’Agenda 2063 de l’Union Africaine, la coopération entre régions africaines pour renforcer la dynamique de l’intégration de l’Afrique.

Le FORAF sera le cadre de l’organisation et de la constitution de l’assemblée générale élective en tant qu’organe de gouvernance au sein de CGLU Afrique. Il est donc attendu du Forum de désigner les membres de cette instance et d’élire sa ou son président, le 9 septembre 2022. Ce dernier représentera le continent africain lors des réunions du Forum des Régions de l’organisation mondiale des Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU) dont le renouvellement des membres des instances doit intervenir lors du Congrès Mondial de CGLU qui aura lieu à Daejon en Corée du Sud, du 10 au 14 octobre 2022.

Selon Madame Fatimetou Abdel Malick, Présidente de CGLU Afrique, « le lancement du FORAF est une étape importante dans le processus d’intégration de l’Afrique, un grand pas vers l’émergence de l’Afrique des Peuples ».

27e Session du Comité Exécutif de CGLU AFRIQUE à Nouakchott (Mauritanie)

La 27e session ordinaire du Comité Exécutif de Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) se réunit le 02 août 2022 à Nouakchott (Mauritanie). La rencontre est accueillie par la Région de Nouakchott.

Cette 27ème session du Comité Exécutif est la première de la nouvelle équipe dirigeante de CGLU Afrique élue lors de l’Assemblée Générale du 19 mai 2022 à Kisumu, Kenya lors du Sommet Africités 9. Elle est consacrée principalement à l’approbation des comptes de l’exercice 2021 de l’organisation, à l’évaluation des résultats du Sommet Africités (Kisumu du 17 au 21 mai 2022), à la discussion des orientations stratégiques de la nouvelle équipe dirigeante de CGLU Afrique, et à la participation de l’Afrique aux instances et commissions de CGLU-Monde.

L’ouverture officielle de la 27eme session a été honorée par la présence des leurs Excellences Monsieur le Ministre de l’intérieur et de la Décentralisation, Monsieur le Ministre des Finances et Monsieur le Ministre de l’Urbanisme ; ainsi que du Président de l’Association des Maires de Mauritanie, des Présidents des Régions Mauritaniennes et plusieurs autres Personnalités importantes.

La session s’est tenue sous la présidence de Mme Fatimetou Abdel Malick, Présidente de la Région de Nouakchott (Mauritanie) et Présidente de CGLU Afrique

Du côté de CGLU Afrique la session s’est tenue sous la présidence de Mme Fatimetou Abdel Malick, Présidente de la Région de Nouakchott (Mauritanie) et Présidente de CGLU Afrique, en présence de :

 Mme Christine Mba Ndutume, Maire de Libreville (Gabon) et Vice-Présidente CGLU Afrique pour la Région de l’Afrique Centrale ;

– Mme Kouame Badou Harlette, épouse N’Guessan, Maire de de la Commune d’Arrash, et secrétaire générale de l’Union des Villes et Communes de Côte d’Ivoire, représentant M. Claude Paulin Danho, Président de l’Union des Villes et Communes de Côte d’Ivoire (UVICOCI) et Vice-président CGLU Afrique pour la Région de l’Afrique de l’Ouest ;

– M. Jeffrey Sibisibi, Président de l’Association des Autorités Locales du Botswana (BALA) et Vice-Président CGLU Afrique pour la Région de l’Afrique Australe ;

– Mme Rohey Malick Lowe, Maire de Banjul (Gambie), et Présidente du Réseau des Femmes Elues Locales d’Afrique (REFELA).

Pour rappel, le Comité Exécutif de CGLU Afrique est l’instance chargée de la direction politique de l’organisation. Le Comité Exécutif comprend 16 membres, 15 membres élus par l’assemblée générale de CGLU Afrique(soit 3 pour chacune des 5 régions d’Afrique), auxquels s’ajoute la Présidente du Réseau des Femmes Élues Locales d’Afrique (REFELA) qui est la commission permanente pour l’égalité de genre de CGLU Afrique.

Pour de plus amples informations veuillez contacter :

Gaëlle Yomi : Tél : + 212 610 56 71 45

E-mail : gyomi@uclga.org

A propos de CGLU Afrique :

Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) est l’organisation faîtière des collectivités territoriales d’Afrique dont le congrès fondateur a eu lieu en 2005 dans la ville de Tshwane, en Afrique du Sud. CGLU Afrique. CGLU Afrique procède de l’unification de trois regroupements continentaux de gouvernements locaux suivant la langue officielle héritée de la période coloniale, à savoir: l’Union africaine des autorités locales (AULA, African Union of Local Authorities) essentiellement anglophone; l’Union des Villes Africaines (UVA), essentiellement francophone; et la section Afrique de l’União das Cidades e Capitais Lusófonas Africana, Americana e Asiatica (UCCLA), essentiellement lusophone.

CGLU Afrique regroupe actuellement  les 51 associations nationales de gouvernements locaux opérant en Afrique ainsi que 2000 villes et territoires de plus de 100 000 habitants. A travers ses membres CGLU Afrique représente plus de 350 millions de citoyens africains.

Membre fondateur de l’organisation mondiale des Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU), CGLU Afrique en est la section régionale pour l’Afrique.

Le secrétariat général de l’organisation est établi à Rabat, capitale du Royaume du Maroc, où CGLU Afrique jouit du statut diplomatique en tant qu’organisation Internationale Panafricaine.

CGLU Afrique est également représenté dans les cinq régions d’Afrique à travers des bureaux régionaux établis: au Caire, Égypte, pour la Region de l’Afrique du Nord; à Accra, Ghana, pour la Région de l’Afrique de l’Ouest; à Libreville, Gabon, pour la Région de l’Afrique Centrale; à Nairobi, Kenya, pour la Région de l’Afrique de l’Est; et à Pretoria, Afrique du Sud, pour la Région de l’Afrique Australe.

 

Rabat, Capitale de la Culture Africaine et de la Culture dans le Monde Islamique accueille la 21ème Conférence annuelle de l’Association Internationale des Ecoles et Instituts d’Administration (AIEIA) Sous le Haut Patronage de SA MAJESTE LE ROI MOHAMMED VI -Que Dieu l’Assiste

La Conférence sera aussi marquée par l’organisation d’un Panel Marocain portant sur « Le Nouveau Modèle de Développement et la Régionalisation avancée »

L’Université Mohammed  V de Rabat, le Conseil Communal de la Ville de Rabat,  l’Association Internationale des Ecoles et Instituts d’Administration (AIEIA),  Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) et son Académie Africaine des Collectivités Territoriales (ALGA) co-organisent la 21èmeConférence annuelle AIEIA qui  se tiendra, pour la première fois au Royaume du Maroc au niveau de la ville de Rabat, du 25 au 29 juillet 2022,  à  la Faculté des Sciences Juridiques, Économiques et Sociales d’Agdal.

Organisée sous le thème «La mise en œuvre et la promotion des Principes de la Gouvernance Efficace, pour ne laisser personne, ni aucun endroit de côté», la Conférence annuelle de l’AIEIA mettra, d’une part, en exergue, discutera et débattra les 11 Principes de la Gouvernance Efficace pour le Développement Durable, conçus par les membres du Comité des Expert(e)s de l’Administration Publique de l’Organisation des Nations Unies (UN-CEPA), approuvés et adoptés par le Conseil Economique et Social des Nations Unies (ECOSOC) en 2018, et permettra, d’autre part, l’ancrage d’une Gouvernance Efficace basée sur les valeurs et principes de la  non-discrimination, la participation, la subsidiarité et l’équité intergénérationnelle,  en tant que gage du bien-être des populations, du développement des territoires et de la pérennité des générations futures..

Durant 5 jours, les discussions seront axées sur les trois piliers fondamentaux de la Gouvernance Efficace, à savoir l’Efficacité, l’Intégrité et l’Inclusion, des Principes alignés non seulement avec les Agendas mondiaux pour le Développement Durable à l’horizon 2030, mais aussi avec l’Agenda 2063 de l’Union Africaine, pour ne laisser personne, ni aucun endroit en marge.

Les discussions seront axées sur les trois piliers fondamentaux de la Gouvernance Efficace, à savoir l’Efficacité, l’Intégrité et l’Inclusion

Des participant(e)s, représentant la Communauté et la Fraternité de l’AIEIA, des leaders politiques, des décideurs de l’Administration Publique, des praticiens, des universitaires, des doctorants et des jeunes chercheurs, ainsi que d’autres acteurs et parties prenantes de diverses disciplines et secteurs venu(e)s du monde entier sont attendus (plus de 65 pays).

Le Programme de la Conférence sera marqué par :

  • Des séances officielles d’ouverture et de clôture ;
  • Des Sessions dédiées spécifiquement au Thème général de la Conférence (appelé ConferenceTheme Track) ;
  • Des Ateliers et des Panels parallèles sur des problématiques liées au Thème général de la Conférence ;
  • La tenue des Sessions des dix (10) Groupes de Travail de l’AIEIA qui  représentent une des innovations des modes de gouvernance de cette Organisation, marquées par quelque 291 contributions scientifiques.
  • Un Séminaire dédié aux étudiant(e)s du Cycle doctoral et un autre pour l’appui à la publication ;
  • Les élections pour le renouvellement des Membres du Conseil de Gestion de l’AIEIA ;
  • La Cérémonie de remise des Prix de l’AIEIA ;
  • Une Session pour présenter les Rapports de ces différentes Sessions.

La Conférence sera aussi marquée par l’organisation d’un Panel Marocain portant sur « Le Nouveau Modèle de Développement et la Régionalisation avancée » qui sera animé par d’éminents Professeurs de l’Université MOHAMMED V de Rabat.

La 21ème Conférence est soutenue notamment par :

  • Le Parlement du Royaume du Maroc, Chambre des Représentants ;
  • Le Ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication ;
  • La Direction Générale des Collectivités Territoriales (DGCT) du Ministère de l’Intérieur ;
  • La Commission Européenne ;
  • Le Département des Affaires Economiques et Sociales de l’Organisation des Nations Unies (UN-DESA)/Direction des Institutions Publiques et de la Gouvernance Digitale à New York ;
  • L’Agence de la Transition Ecologique (ADEME) de France ;
  • ONU-Femmes ;
  • L’Université Della Svizzera Italiana (USI) de la Suisse.

9ème Sommet Africités : Kisumu l’a fait !

Africités à Kisumu a en effet battu le record atteint lors du 8ème Sommet Africités à Marrakech, au Maroc, en 2018

KISUMU, Kenya, 22 mai 2022

La dernière journée du Sommet a été l’occasion de faire le point sur la participation au Sommet de Kisumu.

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Le pari incroyable de CGLU Afrique d’organiser pour la toute première fois un Sommet Africités, dans la ville intermédiaire de Kisumu au Kenya, s’est avéré être un pari gagnant. Africités à Kisumu a en effet battu le record atteint lors du 8ème Sommet Africités à Marrakech, au Maroc, en 2018. Les chiffres parlent d’eux-mêmes :

– Participation à Marrakech de 8 300 délégués inscrits de 71 pays dont 50 pays africains ; Participation à Kisumu : 11 000 délégués inscrits de 100 pays dont 53 pays africains ;
– Participation au Salon Africités Marrakech 2018 : 84 exposants ; Kisumu 2022 : 164 exposants.
-Nombre de sessions organisées à Marrakech 2018 : 150 sessions durant les 5 jours du Sommet, soit en moyenne 30 sessions par jour ; Kisumu 2022 : 180 sessions durant les 5 jours du Sommet, soit une moyenne de 36 sessions par jour.
– Nombre d’événements spéciaux organisés à Marrakech 2018 : 5 événements spéciaux : Journée du climat ; Journée de la culture ; Journée de l’urbanisme ; Journée de la femme ; Journée de la jeunesse; et à Kisumu 2022 : en plus des 5 journées organisées à Marrakech, 3 journées supplémentaires ont eu lieu : Journée Diaspora ; Journée digitale ; Forum sur le commerce et l’investissement en Afrique.

En termes de contenu, les travaux du Sommet se sont concentrés sur la manière dont les villes intermédiaires peuvent mieux assurer la prestation des cinq fonctions essentielles que toute collectivité territoriale devrait assurer aux populations vivant dans les territoires de sa circonscription, à savoir : 1. nourrir le territoire; 2. planifier et construire des infrastructures, des équipements et des logements sur le territoire ; 3. fournir des services de base sur le territoire ; 4. maintenir les infrastructures et les équipements sur le territoire ; 5. administrer et gérer le territoire.

L’attention des participants a été attirée sur le fait que la triple crise sanitaire, crise écologique, crise géopolitique et crise démocratique, appelle à repenser la manière dont ces fonctions seront désormais assurées, compte tenu de l’évolution rapide de l’environnement des  affaires, social et politique en cours.

C’est en pleine connaissance de cet environnement très particulier post-pandémie post-COVID-19 que s’est déroulée le 21 mai 2022 de 10h30 à 12h30 le dialogue tripartite entre ministres, maires et élus des collectivités territoriales, et partenaires au développement. Chacun des acteurs précités a posé 5 questions aux deux autres acteurs. L’échange qui en a résulté a été très riche et bien apprécié par le public qui a qualifié la table ronde de dialogue tripartite de cerise sur le gâteau du sommet Africités.

Table ronde de dialogue tripartite entre ministres, maires et les élus des collectivités territoriales, et partenaires au développement

La table ronde de dialogue tripartite entre les ministres africains, les maires  et  élus des collectivités territoriales, et les représentants des partenaires au développement a été une discussion vivifiante autour de la question des finances, où les maires ont fait valoir que la part des collectivités territoriales dans la gestion des ressources et des dépenses des finances publiques est restée inacceptablement faible par rapport à ce qui se passe dans d’autres régions du monde.

Les ministres semblaient pour la plupart convenir que les transferts financiers du gouvernement national aux collectivités territoriales pourraient être plus importants. Cependant, le point délicat pour les ministres est de savoir comment assurer une reddition de comptes mutuelle en relation avec la gestion financière au niveau local et régional en tenant compte de la faible capacité d’absorption des collectivités territoriales. Les partenaires au développement, d’autre part, ont convenu qu’ils devraient financer plus directement les collectivités territoriales ou, trouver un moyen de le faire.

« Les partenaires au développement peuvent être comparés à des enfants jouant au football qui courent après un ballon sans forme ni structure. Les partenaires au développement courent aussi après une ou deux villes qui vont bien et quand une ville va bien, tous les partenaires au développement font de même pour montrer aux contribuables leur bon travail et nous donner une tape dans le dos. Nous devons mieux nous coordonner en tant que partenaires au développement pour arrêter de courir après ce ballon comme des enfants qui jouent au football, mais faire du développement de manière plus structurée avec les villes intermédiaires ainsi que les villes principales et nous assurer que l’ensemble du système fonctionne dans le sens de l’épanouissement  des citoyens », a déclaré Oliver Harman, économiste des villes chez Cities that Work (“des Villes  Fonctionnelles“).

De même, les maires conviennent qu’ils doivent également mieux coordonner leurs efforts pour être en mesure de guider les partenaires au développement quant à  la meilleure façon d’aider les villes et les collectivités territoriales.

Nous devons œuvrer ensemble en tant que villes africaines pour proposer des politiques qui seront les mêmes dans tous les pays africains

“Nous devons œuvrer  ensemble en tant que villes africaines pour proposer des politiques qui seront les mêmes dans tous les pays africains afin de mieux guider les partenaires au développement et cela doit être quelque chose qui peut être fait au sein de Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique”, a déclaré Julius Kitur, Maire d’Eldoret, au Kenya.

Au cours de la session, les responsables gouvernementaux, y compris les maires et les ministres, ont été appelés à être plus redevables envers les citoyens et à faire passer leurs intérêts personnels en dernier pour s’assurer que nous transformons l’Afrique.

« Il est grand temps que nous arrêtions de servir des individus puissants au sein des gouvernements et que nous commencions à servir le peuple. Nous devons apprendre à cesser d’aimer nos emplois et notre argent plus que nous n’aimons notre peuple et nos pays », a déclaré Doreen Nyanjura, Maire Adjointe de Kampala en Ouganda.

La table ronde s’est terminée par la cérémonie officielle de clôture où la Présidente de CGLU Afrique, Mme Fatimetou Abdel Malick, a prononcé le discours de clôture, le Gouverneur de Kisumu, le Pr Anyang Nyong’o, a prononcé un discours d’aurevoir, et le Ministre de la Dévolution du Kenya, Son Excellence Eugène Wamalwa, a prononcé un discours de clôture et déclaré les travaux du Sommet Africités définitivement clos le 21 mai 2021 à 14h30.

La 9ème édition du Sommet Africités à Kisumu s’est achevée sur une note festive avec un dîner de gala où le Maroc a été récompensé comme le pavillon pays ayant la meilleure conception au Salon Africités ; la société 01Talent comme l’exposant au stand le plus vivant, et l’organisme Koko Network comme l’exposant présentant l’offre la plus innovante.

Le Gouvernement du Kenya, le Conseil des Gouverneurs du Kenya, le Gouvernement du Comté de Kisumu et CGLU Afrique ont été félicités pour l’organisation réussie de la 9ème édition du Sommet Africités à Kisumu.

Lors du dîner de gala de clôture, le Secrétaire Général de CGLU Afrique, Jean Pierre Elong Mbassi a lu la « Déclaration finale du sommet Africités » également dénommée la « Déclaration d´Africités 9 Kisumu », qui a mis en exergue la nécessité de faire des villes intermédiaires des pôles structurants du développement durable en Afrique.

La Déclaration Africités de Kisumu a également affirmé l’urgence de sensibiliser à l’impact du changement climatique ; d’où l’importance pour les collectivités territoriales d’Afrique d’adhérer à la Convention des maires africains pour le climat et d’adopter les mesures nécessaires pour préparer leurs territoires à devenir résilients au changement climatique.

En outre, la Déclaration a appelé les États nationaux africains à signer et à ratifier la Charte africaine des valeurs et principes de la décentralisation, de la gouvernance locale et du développement local et à assurer la bonne mise en œuvre des principes qu’elle contient. Les femmes et les jeunes ont été identifiés comme des acteurs de changement pour la réalisation de l’Afrique que nous voulons, d’où l’appel à s’engager en faveur de l’émancipation des femmes et de l’autonomisation des jeunes via la promotion des programmes de soutien économiques et autres  programmes appropriés. (Lire la déclaration complète ici).

Le prochain sommet Africités aura lieu en 2025.

Video : Temps fort du 9ème Sommet Africités
https://bit.ly/3NwaFi8

Discours vidéos diffusés lors de la cérémonie d’ouverture :
John Kerry : https://bit.ly/3a9QNCX
Amina Mohammed : https://bit.ly/3MNEN8M
Lupita Nyango’o : https://bit.ly/3wO0Cyb

9ème Sommet Africités : Ouverture Officielle du Segment Politique

Le sujet principal de la conversation était : “ouvrir la voie à l’avenir de l’Afrique dans un monde en pleine tourmente”

KISUMU, Kenya, 20 mai 2022

La quatrième journée du sommet Africités a débuté par l’ouverture officielle du segment politique qui a été marqué par une conversation entre deux anciens chefs d’Etat africains, à savoir Son Excellence Joaquim Chissano, ancien Président du Mozambique,  et Son Excellence Danny Faure ancien Président des Seychelles. Le thème principal de l’entretien était “Ouvrir la voie à l’avenir de l’Afrique dans un monde en pleine tourmente“. Les jeunes élus ont invité les anciens chefs d’Etat à réfléchir et à les conseiller au sujet du partage déséquilibré des ressources publiques financières et humaines entre le niveau national et le niveau local ; à réfléchir  à la centralité des villes et des territoires en tant que lieux frappés par les conséquences du changement climatique et paradoxalement brillant par leur absence à la table des discussions sur l’action climatique ; à réfléchir à la proposition d’élaborer un programme de mise à niveau des infrastructures et des équipements des collectivités territoriales, y compris les villes intermédiaires, dans le cadre panafricain, comme ce fut le cas avec le grand programme d’infrastructures du NEPAD, pour que les villes intermédiaires jouent leur rôle légitime de lieux d’ingénierie pour la Zone de Libre-Echange Continentale Africaine, accélérateur de l’intégration africaine ; à faire de la coopération décentralisée transfrontalière un outil d’intégration africaine ; et enfin à réfléchir aux arguments à mettre en avant pour redonner espoir aux jeunes Africains qu’ils ont un avenir sur ce continent au lieu de mourir en Méditerranée en essayant de trouver leur avenir hors du continent.

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En réponse, Son Excellence Joaquim Chissano a déclaré aux dirigeants des villes et collectivités territoriales que même s’il est acceptable d’engager les gouvernements nationaux pour un meilleur partage des ressources publiques entre le niveau national, régional et local, il est également nécessaire de trouver des moyens créatifs de mobiliser localement les ressources dont ils ont besoin.

« Il serait important que les villes et collectivités territoriales s’engagent dans un dialogue entre elles et le gouvernement central et veillent à ce qu’il existe un espace de dialogue permanent à travers des associations nationales de collectivités territoriales par exemple pour discuter des problèmes qu’elles rencontrent », a déclaré Son Excellence Joaquim Chissano, ancien Président du Mozambique.

En ce qui concerne le changement climatique, Son Excellence Danny Faure a exhorté Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique à lutter et à faire en sorte que les villes et collectivités territoriales aient une place à la table des négociations lors de la prochaine COP 27 en Égypte. COP est le nom donné à la réunion annuelle des dirigeants mondiaux en matière de changement climatique. La COP27 sera la 27ème conférence de ce type à se tenir à Charm-al-Cheikh, en Égypte, en novembre 2022.

« Il est important que nous ayons à la table des représentants des villes intermédiaires et des gouvernements locaux. Nous devons également faire pression pour que la facilité “pertes et préjudices” soit créée et approuvée afin que les nations ayant des difficultés en raison du changement climatique puissent bénéficier de cette nouvelle facilité“, a déclaré Son Excellence Danny Faure, ancien Président des Seychelles. (Voir la vidéo de l’Interview de Son Excellence  Danny Faure : https://bit.ly/3sXRK81)

“Pertes et Préjudices” est un terme général utilisé dans les négociations climatiques des Nations Unies pour désigner les conséquences des événements climatiques extrêmes qui frappent les communautés mal préparées à y faire face. Le terme “Pertes et Préjudices” sont liés au fait que l’Afrique est responsable de moins de 4 % des émissions de gaz à effet de serre, mais qu’elle est l’une des régions du monde les plus touchées par les conséquences du réchauffement climatique qu’elle n’a pas contribué à produire. Le terme “Pertes et Préjudices” fait également référence à la compensation que l’Afrique devrait recevoir du reste du monde pour le rôle qu’elle joue dans le puits de carbone, notamment à travers la forêt du bassin du Congo et les zones humides d’Afrique. Il s’agit de maintenir un niveau de vie digne pour la population en zone forestière afin de s’assurer qu’elle ne se livre pas à la déforestation pour gagner leur vie.

D’autre part, il convient de noter qu’une conversation a eu lieu entre les deux anciens chefs d’État et des jeunes leaders de collectivités territoriales d’Afrique âgés de 35 ans ou moins.

Après le dialogue entre les anciens chefs d’État et les jeunes leaders, une cérémonie de remise des prix de membre honoraire de CGLU Afrique a été organisée, au cours de laquelle les deux anciens chefs d’État ont remis leurs attributs de membre honoraire aux nominés dans les 5 collèges des membres honoraires de CGLU Afrique, à savoir le collège des anciens Maires et dirigeants des collectivités territoriales, le collège des universitaires, le collège du secteur privé et le collège des partenaires de CGLU Afrique, à l’exclusion du collège des anciens chefs d’État.

Les membres suivants ont reçu leurs attributs de membre honoraire des mains du Président Chissano et du Président Faure :

Collège des anciens Maires et Leaders des collectivités territoriales d’Afrique :

Mme Rose Christiane Ossouka-Raponda, ancienne Maire de Libreville, et actuelle Premier Ministre du Gabon ;
Mme Célestine Ketcha Courtès, ancienne Maire de Bagangte, Cameroun, et ancienne Présidente du REFELA, Ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat, Cameroun ;
M. Jeannot Ahoussou Kouadio, Président du Sénat, Côte d’Ivoire ;
M. Daby Diagne, ancien Maire de Louga, Sénégal, et ancien Président de l’Organisation mondiale des Villes Unies ;
M. Hugues Ngouélondélé, ancien Maire de Brazzaville, Congo, et ancien Président de CGLU Afrique ;
M. Tarayia Ole Kores, ancien Président de l’Association des autorités gouvernementales locales du Kenya, ALGAK, et ancien Président de CGLU Afrique ;
M. Khalifa Sall, ancien Maire de Dakar, Sénégal, et ancien Président de CGLU Afrique ;
M. Mpho Moruakgomo, ancien Président de l’Association des autorités locales du Botswana, BALA, et ancien vice-Président de CGLU Afrique ;
M. Thabo Manyoni, ancien Maire de Magaung, Afrique du Sud, ancien Président de l’Association sud-africaine des gouvernements locaux, SALGA, et ancien vice-Président de CGLU Afrique ;
M. Eneas Comiche, Maire de Maputo, Mozambique, ancien vice-Président de CGLU Afrique ;
M. Ahmed Hamza, ancien Maire de Nouakchott, Mauritanie et ancien vice-président de CGLU Afrique pour la région Afrique du Nord ;
M. Omar Bahraoui, ancien Maire de Rabat, Maroc, et ancien vice-Président de CGLU Afrique ;

Col. Maximo Ng’andwe, ancien maire de Kabwe et ancien président de l’Association des collectivités locales de Zambie (LGAZ);, et
M. Simon Compaoré, ancien Maire de Ouagadougou et ancien membre du Comité Exécutif de CGLU Afrique.

Collège des Universitaires :

Professeur Akinlawon Mabogunje, ancien doyen de la faculté de géographie, Université d’Ibadan, Nigeria

Collège du Secteur Privé :

M. Seidnaly Aphadi, Créateur de mode, Niger

Catégorie des Partenaires de CGLU Afrique :

M. John Dossavi, Président du réseau RAPEC, Togo, de l’association des Professionnels Africains de la Culture, à l’origine de la célébration de la Journée Mondiale de la Culture Africaine et Afro-descendante de l’UNESCO le 24 janvier de chaque année, et
M. William Cobbett, ancien Directeur du Secrétariat de Cities Alliance et ancien Directeur général du Département national de l’Habitat du Gouvernement d’Unité Nationale du Président Nelson Mandela en Afrique du Sud.

RÉUNION DES MINISTRES

La Réunion des Ministres est l’une des trois réunions parallèles du volet politique qui se tiennent au cours des deux derniers jours du Sommet Africités. La Réunion des Ministres comprend des ministres africains membres du Comité technique spécialisé de l’Union africaine sur la fonction publique, les collectivités locales, le développement urbain et la décentralisation (CTS  n°8) ; ainsi que les ministres chargés des Finances et/ou de l’Economie.

Tirant les leçons de la pandémie de COVID-19, les ministres ont confirmé la détermination des gouvernements africains à minimiser la dépendance vis-à-vis du marché mondial pour les produits et services indispensables aux conditions de vie quotidiennes des populations tels que les systèmes alimentaires ou les services de santé ; et à  s’efforcer d’améliorer l’ autosuffisance par la promotion d’économies locales qui relient étroitement les villes intermédiaires à leurs arrière-pays ruraux, ce qui devrait contribuer à la construction d’un développement spatial plus équilibré des établissements humains aux niveaux national, régional et continental, conformément au Nouvel agenda urbain de l’ONU .

Les ministres ont confirmé que le COVID-19 fait peser un énorme fardeau sur les finances publiques africaines, ce qui rend difficile pour le niveau national d’effectuer un transfert adéquat de ressources vers les collectivités territoriales comme il se doit. Les ministres  ont donc suggéré que des formes innovantes de financement soient recherchées pour les collectivités territoriales, y compris l’amélioration des revenus des collectivités territoriales, mais aussi le recours à des instruments innovants tels que le partenariat public-privé ou l’émission d’obligations sur le marché des capitaux. La proposition de CGLU Afrique de créer un véhicule spécial, l’Agence Territoriale Afrique (ATA), est un pas dans la bonne direction et doit être soutenue.

Les ministres ont également confirmé le bien-fondé et l’urgence d’accorder plus d’attention aux villes intermédiaires dans les politiques urbaines nationales. Ils ont reconnu la nécessité de porter la question du rôle des villes, y compris des villes intermédiaires, dans la transformation structurelle de l’Afrique à l’attention des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine pour que cette question soit inscrite à l’ordre du jour de l’une de leurs prochaines conférences, avec l’appui de la Commission de l’Union Africaine.

Les ministres ont également souscrit à la proposition de faire de la culture le quatrième pilier du développement durable, en phase avec la proposition de l’Année de l’Union africaine 2021 portant le label d´Année africaine du Patrimoine, des arts et de la culture. Les ministres ont pleinement soutenu la proposition de CGLU Afrique de célébrer tous les deux ans les Capitales Africaines de la Culture. Les ministres ont salué la célébration de la ville de Rabat en tant que première Capitale Africaine de la Culture pour les années 2022-2023.

Il est important que nous ayons à la table des représentants des villes intermédiaires et des collectivités territoriales

Les ministres ont reconnu le changement fondamental introduit par la digitalisation de la société. Ils se sont engagés à soutenir la transformation numérique du continent et se sont engagés à faciliter les investissements et les équipements dans les TIC ainsi que la formation du personnel des collectivités territoriales en matière de gouvernance numérique. Les ministres se sont félicités de la mise en place du réseau des villes intermédiaires intelligentes piloté par la ville marocaine de Benguerir.

Les ministres saluent également l’adoption de la Charte des Collectivités territoriales sur l’Egalité de Genre et s’engagent à la mise en œuvre de ses dispositions dans les différents pays africains.

Les ministres ont enfin débattu et adopté les questions qu’ils souhaitaient poser aux Maires d’une part, et aux Partenaires au développement d’autre part, dans le cadre de la table ronde de dialogue tripartite entre Ministres, Maires et dirigeants des collectivités territoriales et Partenaires au développement. Les ministres ont également convenu que cinq ministres feront partie de la délégation des ministres à la table ronde de dialogue tripartite qui se tiendra le 21 mai 2022, à savoir les ministres de la Tanzanie, du Rwanda, du Niger, du Mozambique et de l’Égypte.

Nous avons réalisé assez d’échanges, de benchmarks, de comparaisons, de contrastes, nous nous sommes familiarisés avec les bonnes expériences, et aussi mesuré à quel niveau chacun de nous se situe. Il s’agit maintenant bien de mettre en pratique ce que nous prêchons à notre retour ; et au prochain congrès, nous devrions être en mesure de rendre compte au sujet des livrables et au sujet de ce que nous avons retenu d’un si grand congrès et, espérons-le, il ne devrait pas s’agir d’un salon de discussion », a déclaré Son Excellence  Gary Nkombo, Ministre des Collectivités Locales et du Développement Rural, de Zambie.

ASSEMBLÉE DES MAIRES

L’assemblée des Maires et dirigeants de collectivités territoriales a d’abord été convoquée pour réfléchir à la mise en œuvre de la politique de décentralisation au sein du continent africain. Les participants à la réunion ont recommandé que le Rapport triennal sur l’environnement institutionnel favorable créé par les collectivités territoriales en faveur des villes et des villes et collectivités territoriales serve de base à un dialogue permanent entre l’État central et les autorités locales et régionales sur la mise en œuvre de la politique de décentralisation. La célébration de la Journée de la Décentralisation le 10 août de chaque année peut servir de moment pour présenter la perspective des collectivités territoriales sur la mise en œuvre de la politique de décentralisation dans chaque pays africain.

L’assemblée des Maires a reconnu que les villes et collectivités territoriales ont été à l’avant-garde de la lutte contre la pandémie imprévue de COVID-19, qui a entraîné des dépenses inattendues, et la réduction des revenus de source propre d’environ 30 % à 50 %. D’où la proposition d’inclure les administrations infranationales et locales parmi les bénéficiaires des programmes de soutien post-COVID .

L’assemblée des Maires a apporté son plein soutien à la mise en place de l’Agence Territoriale Afrique, l’entité ad hoc visant à faciliter l’accès des villes et territoires africains au marché des capitaux. La réunion a également salué les efforts de CGLU Afrique pour faciliter l’accès des collectivités territoriales africaines au financement climatique ; et soutenu pleinement l’organisation d’un Forum des Maires pour le climat dans le programme officiel de la COP 27 à Charm -Al-Cheikh, en Égypte.

L’assemblée des Maires a reconnu que, désormais, la transformation numérique des collectivités territoriales est une nécessité et est devenue le devoir urgent du jour. Les maires se sont donc engagés à se lancer dans la digitalisation de leur gouvernance et de leurs opérations. Ils ont salué les efforts de CGLU Afrique qui a digitalisé les opérations de son Académie, ALGA, en mettant en place une e-académie et se sont félicités du partenariat établi avec la société 01Talent visant à produire 500.000 jeunes spécialistes du codage dans les villes et territoires africains au cours des 10 prochaines années. Les maires ont également salué la proposition de mettre en place un programme de renforcement des capacités en matière de commerce électronique pour permettre aux jeunes Africains de devenir des commerçants sur la principale bourse du monde tout en résidant en Afrique. Les maires ont également recommandé l’implication de tous les acteurs du territoire dans la transformation numérique à travers le développement de démarches de laboratoires vivants.

L’assemblée des Maires a salué la coopération en matière de décentralisation en tant que moyen d’associer les villes et collectivités territoriales au dynamisme de l’intégration africaine ; de lutter contre la discrimination à l’encontre des populations migrantes ; d’intégrer la mise en œuvre de la Zone de Libre-échange Continentale Africaine dans les réalités sociales, culturelles et économiques du continent reflétées dans les villes intermédiaires ; et de participer au mécanisme d’alerte précoce sur les conflits mis en place par l’Union Africaine au niveau des Communautés Economiques Régionales. À cet effet, la réunion des Maires a recommandé qu’un mécanisme soit mis en place pour encourager la participation des autorités locales à la dynamique économique régionale. Un exemple d’un tel mécanisme est donné par le Conseil des Collectivités territoriales, le CCT, créé en tant qu’organe de l’Union économique et monétaire ouest-africaine, l´UEMOA, qui fait partie de la Communauté Economique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). La réunion des Maires a donc recommandé de mettre en place un conseil des collectivités territoriales dans les différentes Communautés Economiques Régionales, à l’image du Haut Conseil des collectivités territoriales africaines institué en tant qu’organe consultatif de l’Union africaine.

L’assemblée des Maires a recommandé que toutes les Communautés économiques régionales définissent des programmes de coopération décentralisée transfrontalière pour les villes et les territoires afin de pouvoir transformer les frontières des pays africains hérités de l’époque coloniale de “points de rupture en points de suture”, suivant la sage parole de Son Excellence Alpha Oumar Konaré, ancien Président du Mali et ancien Président de la Commission de l’Union Africaine.

L’assemblée des Maires a exhorté tous les pays africains à signer et à ratifier la Charte africaine des Valeurs et Principes de la Décentralisation, de la Gouvernance Locale et du Développement Local. La réunion a également appelé toutes les villes et les collectivités territoriales d’Afrique à adopter la Charte africaine de l’égalité de genre proposée par le REFELA, le réseau des femmes Maires et Elues locales d’Afrique.

L’assemblée des Maires a salué l’initiative du Royaume du Maroc de mettre en place un Fonds Africain pour la Coopération Décentralisée Internationale qui soutient les partenariats de ville à ville en Afrique ; et appelé à la mise en place de tels fonds de coopération à la décentralisation dans de nombreux autres pays d’Afrique afin de contribuer, à travers de solides programmes de coopération décentralisée, à l’émergence de « l’Afrique des Peuples au-delà de l’Afrique des États Nationaux post-coloniaux », contribuant ainsi à construire l’intégration africaine à partir de ses villes et territoires.

L’assemblée des Maires a considéré que les villes intermédiaires sont les points d’appui à l’émergence d’économies locales fortes, une condition sine qua non pour la bifurcation vers la voie d’une voie de développement plus résiliente économiquement, écologiquement durable, et socialement juste et inclusive. Les participants à la réunion ont ainsi soutenu l’effort des villes et territoires engagés dans la refonte de leurs politiques et stratégies de développement, en tenant compte des Objectifs de Développement Durable et des objectifs de l’Agenda 2063 de l’Union Africaine.

L’assemblée des Maires a entériné la proposition de la Journée de la Jeunesse de créer des conseils d’autonomisation des jeunes réunissant des organisations de jeunesse pour se charger d’identifier les opportunités pour les jeunes générations en matière d’éducation, d’emploi et d’investissement, et de conseiller la municipalité sur les politiques dédiées à la jeunesse afin de relever le défi d’une jeunesse en rupture de relations sociales apaisées et en proie à la délinquance et au crime.

« Nous avons discuté de plusieurs choses, mais l’une des choses essentielles qui, nous l’espérons, sera mise en œuvre après les discussions tripartites est l’harmonisation des structures à travers l’Afrique. En effet, certains pays ont un ministre chargé de la Décentralisation travaillant directement avec les collectivités territoriales et d’autres pays n’en ont pas. C’est pourquoi il y a un écart dans les budgets car certains pays ont 2% de leurs ressources nationales allouées aux budgets des villes et collectivités territoriales tandis que d’autres pays allouent 15%. C’est une énorme différence et l’harmonisation des infrastructures serait une victoire » a déclaré Mme Khady Niang SYLLA, Adjointe au Maire de Dakar.

L’assemblée des Maires a ensuite approuvé les cinq questions que ceux-ci poseraient aux Ministres et aux Partenaires au développement lors de la table ronde du dialogue tripartite ainsi qu’aux délégués représentant les Maires et les dirigeants des villes et collectivités territoriales, à savoir la Maire Mme Fatna El Khiel, Maire d’Arbaoua, Maroc ; Mme Kady Niang Adjoint au Maire de Dakar, Sénégal, Mme Maria Helena Langa, Maire de Mandlakazi, Mozambique ; M. Rama, Maire du District 4, Ville de N’Djamena, Tchad ; et M. Kitour, Maire d’Eldoret, Kenya.

RENCONTRE DES PARTENAIRES AU DEVELOPPEMENT

La rencontre des Partenaires au développement a approuvé les 5 questions à soumettre aux Ministres et aux Maires et aux dirigeants des collectivités territoriales. Les Partenaires au développement ont également débattu et proposé la feuille de route à adopter à l’issue du Sommet. Cette feuille de route est censée s’assurer que l’appui des partenaires au développement contribue à renforcer la place et le rôle des villes intermédiaires dans la mise en œuvre de l’Agenda 2030 des Nations Unies et de l’Agenda 2063 de l’Union Africaine.

« L’une des choses que nous demandons aux Maires en tant que partenaires au développement, c’est que voulez-vous et de quoi avez-vous besoin ? Nous nous posons ces questions car les villes et collectivités territoriales sont les meilleurs ingénieurs du développement. L’on espère qu’une partie des bailleurs dont les grands acteurs commenceront à dire : l’on veut voir comment financer directement les collectivités territoriales » Laurent Bossard, Directeur du Club du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest – OCDE.

Séances à venir

Le 21 mai, l’accent sera mis sur la table ronde tripartite entre Ministres, Maires et dirigeants des collectivités territoriales et Partenaires au développement, et sur la présentation des déclarations et l’adoption de la feuille de route de la neuvième édition du sommet Africités, et la séance officielle de clôture, suivie du dîner de gala officiel de clôture.

Video: B-Roll Jour 4 : https://bit.ly/3LSnAKc

9e Sommet Africités : Mme. Fatimetou Abdel Malick Élue Nouvelle Présidente De CGLU Afrique

La Région de Nouakchott représentée par Mme Fatimetou Abdel Malick, a été élue nouvelle Présidente de CGLU Afrique jusqu’à la prochaine assemblée générale prévue en 2025

KISUMU, Kenya, 19 mai 2022

La troisième journée d’Africités a été marquée par l’assemblée générale élective de Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) (www.UCLGA.org). L’assemblée générale a élu les nouveaux membres du bureau de l’organisation, à savoir les 45 membres du Conseil panafricain de CGLU Afrique, les 15 membres du Comité exécutif, les 5 membres du Comité de gestion financière de CGLU Afrique, les 5 Vice-présidents, parmi lesquels la Région de Nouakchott, Mauritanie représentée par sa Présidente, Mme Fatimetou Abdel Malick, a été élue nouvelle Présidente de CGLU Afrique.

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Le mandat qui débute sera le mandat de tous les défis, que nous ne pourrons relever qu’ensemble et chacun séparément dans son segment. Pour ma part, je m’efforcerai de porter notre voix aussi loin et le plus efficacement possible et à contribuer à faire de notre organisation un acteur incontournable à l’échelle du continent mais aussi sur le plan international“, a-t-elle déclaré.

La nouvelle équipe dirigeante de CGLU Afrique élue pour un mandat de 3 ans est composée comme suit :

Présidence de CGLU Afrique (5 Vice-présidents) : Région de Nouakchott (Mme Fatimetou Abdel Malick), Comté de Kisumu (Prof. Peter Anyang’ Nyong’o), Ville de Libreville (Mme Christine Mba Ndutume), Union des Villes et Communes de Côte d’Ivoire (Hon. Claude Paulin Danho), et Association des Autorités Locales du Botswana (Mr. Jeffrey Sibisibi) ; auxquels il faut ajouter, ex officio, la Ville de Banjul, Gambie, Présidente du Réseau des Femmes Elues Locales d’Afrique, REFELA (Mme Malick Lowe).

La Région de Nouakchott représentée par Mme Fatimetou Abdel Malick, a été élue nouvelle Présidente de CGLU Afrique jusqu’à la prochaine assemblée générale prévue en 2025.

Comité exécutif de CGLU Afrique (15 membres) : Comté de Kisumu (Kenya) ; Association des autorités locales du Rwanda. RALGA, (Rwanda) ; District de Victoria (Seychelles) ; Association des Autorités Locales du Botswana (BALA), Association des Autorités Locales d’Afrique du Sud (SALGA) ; Ville de Kwe Kwe, Zimbabwe ; Faitière des Communes du Togo (FCT) ; Association des Autorités Locales du Nigeria (ALGON) ; Union des Villes et Communes de Côte d’Ivoire (UVICOCI) ; Communes et Villes Unies du Cameroun (CVUC) ; Ville de Libreville, Gabon ; Association des Maires de Congo (AMC) ; Région de Nouakchott ; Association  Marocaine des Présidents des Conseils Communaux, (AMPCC, Maroc) ; et le Gouvernorat du Caire (Egypte).

L’Association des Gouvernements Locaux d’Afrique du Sud, SALGA (Cllr. Bheke Stofile) a été désignée pour être la candidate de l’Afrique pour la Co-Présidence de l’organisation mondiale de CGLU.

Avec les femmes aux commandes de notre organisation, CGLU Afrique confirme sa détermination à mettre les femmes au centre. C’est l’Afrique qui gagne ! C’est ce que le monde devrait savoir sur l’Afrique“, a déclaré le secrétaire général de CGLU Afrique, Jean Pierre Elong Mbassi.

Journée femme : Améliorer les droits des femmes jusqu’à ce que nous atteignions l’égalité des genres

Les femmes étaient à l’honneur lors de la journée femme à Africités 9. Améliorer les droits des femmes jusqu’à ce que l’égalité des genres soit atteinte, est l’une des principales ambitions de CGLU Afrique. Au cours de la session de débats organisée par le Réseau des femmes élues locales d’Afrique (REFELA), les participants ont convenu qu’assurer la propriété foncière aux femmes à travers le continent est l’un des moyens d’atteindre cet objectif. Il s’agit d’un facteur essentiel pour l’autonomisation sociale et économique des femmes africaines, qu’elles vivent en milieu urbain ou rural. Le rôle des femmes en tant qu’actrices du développement économique et durable des territoires doit être confirmé. Cette démarche s’inscrit dans le cadre de la campagne du REFELA,  pour “L’autonomisation économique des femmes”.

Je m’efforcerai de porter notre voix aussi loin et le plus efficacement possible et à contribuer à faire de notre organisation un acteur incontournable à l’échelle du continent

“L’agriculture est le secteur le plus important dans la plupart de nos économies, contribuant à plus de 20 % du PIB, et elle dépend fortement des femmes pour le travail, le commerce et la transformation des produits agricoles. Par conséquent, si vous voulez vraiment émanciper les femmes et être inclusif dans le développement, il est important d’aborder le droit fondamental à la terre pour les femmes. Lorsque les femmes savent qu’elles possèdent la terre, elles peuvent prendre des décisions ayant un impact à long terme sur celle-ci. L’un des moyens d’y parvenir est de veiller à l’harmonisation des lois, telles que les lois traditionnelles, les lois sur le mariage, les lois foncières et les constitutions, afin d’éviter tout conflit et de faire en sorte que les constitutions garantissent les droits fonciers des femmes”, a déclaré Joan Kagwanja, responsable de l’initiative sur la politique foncière de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique.

A l’occasion de la journée  femme, le REFELA a présenté  ” la Charte des autorités locales pour l’égalité des genres en Afrique.” qui se veut un instrument instrument politique en faveur du renforcement des droits des femmes au niveau des collectivités territoriales en Afrique. Cette Charte engage les territoires à lutter contre toutes les  formes de discrimination à l’égard des femmes afin de garantir leur inclusion dans les programmes de développement des villes et territoires d’Afrique. Cette réponse des collectivités territoriales africaines mérite d’être considérée au-delà de la simple adhésion.

Les jeunes ne doivent pas hésiter à se proposer comme dirigeants.

La jeunesse africaine, dans sa grande diversité, est sous-représentée dans le processus décisionnel. Cette première Journée jeunes d’Africités a abordé la manière d’améliorer l’implication de la jeunesse africaine pour qu’elle joue un rôle décisif dans la gouvernance locale ainsi qu’au niveau national.

Nous galvanisons l’énergie des jeunes leaders élus d’Afrique pour faire face à ces questions de politiques qui ne sont pas propices au développement des jeunes. Les jeunes ne doivent pas hésiter à se proposer comme leaders. Les jeunes d’Afrique ne doivent pas se dégonfler pour emprunter la voie difficile de la lutte et s’assurer que leurs voix sont entendues, car les vrais décideurs ne sont pas seulement des auditeurs et des bénéficiaires des programmes et des déclarations des jeunes. Regardez, à l’âge de 27 ans, j’ai été capable de passer par la voie difficile d’une élection, en battant des personnes âgées et riches qui sont généralement cupides et n’ont aucune vision pour transformer les vies et nous donner l’Afrique que nous voulons voir et c’est pourquoi je demande à tous les jeunes de ne pas avoir peur parce que c’est leur continent et ils sont à blâmer s’ils ne portent pas le manteau du leadership“, a déclaré George Mwanza, maire de Chipata en Zambie.

Engager des territoires plus vastes et équilibrés

Au cours de cette journée, la question de la mobilisation des bons partenariats dans les villes intermédiaires a été au cœur des débats. En plaçant les villes intermédiaires au cœur des stratégies urbaines nationales, les dirigeants nationaux et locaux donneront une seconde chance à l’Afrique en engageant des territoires plus vastes et équilibrés, ne laissant personne et aucun endroit derrière.

The City We Need Now ! est un manifeste et une campagne pour l’Afrique que nous voulons. Cette campagne ne s’arrêtera pas au sommet de Kisumu. Les organisateurs de la campagne continueront à faire passer le message et à nourrir des ambitions pour les villes africaines en vue de la 11e session du Forum urbain mondial organisé par ONU-Habitat à Katowice, en Pologne, du 26 au 30 juin 2022, ainsi que de la Conférence des Nations unies sur le changement climatique (COP27) qui se tiendra à Sharm El-Sheikh du 7 au 18 novembre 2022. La campagne engagera le niveau national et infranational, les organisations gouvernementales régionales et locales, la société civile et les organisations de base, les professionnels de la ville, les chercheurs, les groupes de jeunes et de femmes et les médias.

Le 20 mai au matin, l’accent sera mis sur la cérémonie d’ouverture officielle du segment politique, marquée par le dialogue entre d’anciens chefs d’État et de jeunes élus âgés de 35 ans ou moins dirigeant une administration locale en tant que maire ou président d’une administration locale infranationale.

Dans l’après-midi se tiendront en parallèle, la réunion des ministres, la réunion des maires et dirigeants de collectivités territoriales, et la réunion des partenaires au développement.