La ville dont nous avons besoin maintenant ! Campagne africaine en direction d’Africités 2022 ! 

Nairobi, 15 février 2022 – ONU-Habitat, Cités et Gouvernements Locaux Unis Afrique (CGLU Afrique) et le gouvernement du comté de Kisumu lancent aujourd’hui la campagne africaines :  “La ville dont nous avons besoin maintenant ! “.

Cette campagne régionale fait partie de la campagne The City We Need Now ! lancée par ONU-Habitat et les 200 partenaires de la Campagne urbaine mondiale, qui appelle à une action urgente pour accélérer la mise en œuvre du nouvel agenda urbain en vue d’une reprise verte, résiliente et inclusive, afin de réaliser la ville dont nous avons besoin.

Après un lancement réussi au Moyen-Orient le 9 février, les partenaires africains se sont réunis pour mettre l’accent sur les villes intermédiaires, thème de la 9e édition du sommet Africités, qui se tiendra à Kisumu, au Kenya, du 17 au 21 mai 2022.

La directrice exécutive d’ONU-Habitat, Maimunah Mohd Sharif , a lancé la campagne en rappelant que l’Afrique n’est pas sur la bonne voie pour atteindre les objectifs de développement durable (ODD) d’ici 2030.

“Les zones urbaines telles que nous les connaissons sont de plus en plus menacées, aux prises avec des inégalités croissantes et des lacunes en matière d’infrastructures. La pandémie a aggravé le sort des habitants des bidonvilles sur le continent”, a-t-elle déclaré.

Ajoutant que l’Afrique devrait connaître la croissance de la population urbaine la plus rapide au monde au cours des 30 prochaines années, elle a souligné les avantages qu’il y a à se concentrer sur les villes africaines intermédiaires pour stimuler le changement.

“En plaçant les villes intermédiaires au cœur des stratégies urbaines nationales, les dirigeants nationaux et locaux donneront une seconde chance à l’Afrique, en ne laissant personne et aucun endroit derrière”, a-t-elle ajouté.

Le secrétaire général de CGLU Afrique,Jean-Pierre Elong Mbassi , a expliqué que le monde est obligé de faire face à la double crise sanitaire et climatique et de trouver des solutions sur le continent. Il a décrit le thème de la 9ème édition d’Africités comme central pour répondre aux futurs défis de l’urbanisation.

“Parce que l’Afrique abritera la moitié de la population mondiale dans les 50 prochaines années, a-t-il déclaré, il est important de reconstruire mieux, en commençant par les villes intermédiaires, et de commencer à penser à une renaissance africaine.”

Le professeur Peter Anyang’ Nyong’o, gouverneur du comté de Kisumu, au Kenya, a appelé les maires africains à rejoindre la campagne et à se réunir à Kisumu pour le plus grand sommet sur les villes africaines en 2022.

“Ma ville, Kisumu, est l’une des villes intermédiaires ayant la croissance la plus rapide d’Afrique”, a-t-il déclaré, ajoutant : “Kisumu contribuera à démontrer l’ambition et les réalisations des villes africaines pendant le sommet.”

Il a également noté que : “Les grandes et mégapoles continueront à attirer les gens. Mais les villes secondaires deviendront plus maniables avec des zones moins encombrées et des densités plus faibles, des coûts fonciers réduits, un meilleur accès au logement et aux services. À ce titre, les villes intermédiaires pourraient stimuler les économies nationales africaines en tant qu’accélérateurs du développement régional.”

La campagne “La ville dont nous avons besoin maintenant !, section Afrique engagera les villes et les acteurs de changement qui peuvent démontrer qu’il est possible d’accélérer le changement vers les villes africaines dont nous avons besoin en s’appuyant sur les bons partenariats dans les villes intermédiaires.

Pour les partenaires de la campagne régionale, la campagne “La ville dont nous avons besoin maintenant ! ne s’arrêtera pas à Africités à Kisumu. Les organisateurs de la campagne continueront de faire passer le message et de susciter des ambitions pour les villes africaines en vue de la 11e session du Forum urbain mondial organisé par ONU-Habitat à Katowice en juin 2022, ainsi que de la Conférence des Nations unies sur le changement climatique (COP27) qui se tiendra à Sharm El-Sheikh, en Égypte, du 7 au 18 novembre 2022.

REFELA : Dix ans, ça se célèbre !

Du 8 au 11 mars 2021, le Réseau des Femmes Elues Locales d’Afrique (REFELA) célébrera ses 10 ans d’existence. Créé à Tanger (Maroc) en 2011, le REFELA a depuis le temps parcouru du chemin.

Le 8 mars prochain, en plus de la célébration de la journée internationale des femmes, le REFELA, qui est la commission permanente pour l’Egalité des Genres de CGLU Afrique, prendra le temps de célébrer d’une part cette journée importante de la femme mais aussi de célébrer jusqu’au 11 mars, ses 10 années de présence dans le mouvement municipal africain.

Ainsi le lundi 8 mars 2021, se tiendra un webinaire au niveau de CGLU Afrique et au niveau de chacune des Sections Nationales du REFELA dans leurs pays respectifs. Dans une deuxième phase, à partir du 11 mars, un deuxième webinaire est organisé par le REFELA avec tous les REFELA-Pays sous l’égide de la Présidente du REFELA, Mme DAO Macoura COULIBALY.

Les rencontres du 8 mars seront consacrées au thème retenu par l’ONU pour la célébration de la Journée internationale des femmes : « Leadership féminin : Pour un futur égalitaire dans le monde du Covid-19 ».

Du 09 au 11 mars, place sera faite aux festivités en l’honneur des 10 ans du REFELA. Ce sera l’occasion de passer en revue l’appui du réseau pour la promotion du leadership féminin et l’égalité de genres dans les collectivités territoriales en Afrique. Mais aussi d’honorer les différentes présidentes qui se sont succédé à la tête du réseau : Mme Milouda Hazib (Maroc), Mme Fatimetou Mint Abdel Malick (Mauritanie), Mme Maria Elena Langa (Mozambique), Mme Célestine Ketcha Courtès (Cameroun), et Mme Macoura Dao (Côte d’Ivoire).

Les 09 et 10 mars, se tiendra en ligne un atelier de renforcement de capacité organisé par le biais de l’Académie Africaine des collectivités territoriales (ALGA) de CGLU Afrique et en partenariat avec le Centre International pour la Promotion des Droits de l’Homme au niveau Local et Régional (sous l’égide de l’UNESCO). Le thème retenu est : « Les Approches Locales pour la Garantie des Droits des Femmes ».

Les panels de discussion du 11 mars se tiendront sur les thèmes : « Le REFELA, un Réseau, une Vision et un Agenda au service de la promotion du Leadership féminin et de l’égalité des genres en Afrique locale » et « Rôle et engagements du REFELA pour la promotion de l’égalité des genres en Afrique ».

En dix ans le REFELA est parvenu à mettre sur pied 30 sections nationales dans le but d’atteindre sa vision de bâtir une Afrique locale paritaire, inclusive et sensible au genre. En effet, la Commission permanente l’égalité des genres de CGLU Afrique se mobilise pour qu’il y ait plus de femmes dans les Conseils municipaux, s’engage pour que les villes et les gouvernements locaux d’Afrique, lutte contre la vulnérabilité des enfants et œuvre à rendre effective l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes et des filles, conformément à la vision de l’Agenda 2063 de l’Union Africaine et aux Agendas de développement mondiaux.

Quelques dates clés du REFELA

2011 : Création du REFELA et intégration du réseau comme commission permanente pour l’Egalité des Genres de CGLU Afrique voir video :
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2015: Formation sur le budget sensible au genre, collaboration avec ONU-Femmes
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2016: Intégration de la présidente du REFELA comme membre de la présidence de CGLU Afrique.

2018: Lancement de la « Campagne des villes africaines sans Enfants en situation de Rue », sous la Présidence Effective de Son Altesse Royale la Princesse LALLA MERYEM du Royaume du Maroc, dans le cadre d’une cérémonie durant le Sommet Africités 8, à Marrakech, (le 24 novembre 2018).

2018: Signature du Pacte Europe –Afrique de Marrakech pour l’égalité locale.

2019: Lancement de la campagne : «Villes africaines à zéro tolérance face aux violences faites aux femmes ».

2019: Réalisation de la consultation en ligne pour la rédaction de la charte La charte de collectivités territoriales pour l’égalité des genres en Afrique.

2020: Launch of the campaign: “Lancement de la campagne : « Villes africaines favorables à l’autonomisation économique des femmes”.

2020: Le REFELA est distingué par le Prix IDEALKENT « des Femmes Amies de la Cité » à l’UNESCO

2020: Elaboration du rapport analytique des résultats de la consultation en ligne pour la Rédaction de la charte des collectivités territoriales pour l’égalité des genres en Afrique.

DECLARATION DE PRESSE COMMUNE DU COMITE EXECUTIF D’AFRICITES SUR LE PROCESSUS DE PLANIFICATION DE LA 9ème EDITION DU SOMMET AFRICITIES, KISUMU 2022

La pandémie de COVID-19 a eu un impact profond sur le monde, obligeant les pays à s’organiser pour trouver des moyens d’enrayer sa propagation grâce aux diverses stratégies telles que le contrôle des voyages, la restriction des grands rassemblements et récemment le lancement de la vaccination contre la COVID-19.

Dans le processus de lutte contre la propagation du virus, la majorité des pays du monde ont concentré leur attention et leurs ressources sur la mise en œuvre de telles stratégies de contrôle.

Le processus de planification d’Africités n’a pas été épargné.

Afin de rattraper le temps perdu, les acteurs d’Africités; le Gouvernement du Kenya, Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique), le Conseil de Comtés de Kenya et le Gouvernement du Comté de Kisumu ont fait de grands progrès en vue de la réussite de cet événement panafricain et international majeur.

Les leaders des quatre organismes sont également très impressionnés par les progrès réalisés à travers le monde dans la gestion des effets du virus et de sa propagation et envisagent une participation importante à la Conférence.

Malgré les progrès notables enregistrés dans la relance des économies et dans le processus de planification du Sommet, il reste encore beaucoup à faire.

Compte tenu de ce qui précède, et conscient que certaines régions du monde sont toujours soumises à divers niveaux de restrictions, le Comité Exécutif d’Africités s’est réuni virtuellement le 17 février 2021. Après avoir examiné les travaux préparatoires en cours, le Comité Exécutif d’Africités a pris la décision de reporter la date du Sommet au 26-30 avril 2022, toujours au Comté de Kisumu.

Le Comité Exécutif a également délibéré sur le thème proposé pour la Conférence et a retenu que le thème du Sommet sera : « Le rôle des villes intermédiaires d’Afrique dans la mise en œuvre de l’Agenda 2030 des Nations Unies et de l’Agenda 2063 de l’Union Africaine».
Les deux Agendas se concentrent sur le besoin urgent de développer une urbanisation résiliente et durable en Afrique tenant compte de ce que 50% de la population africaine vivra dans l’espace urbain d’ici 2050. Les villes intermédiaires comme Kisumu sont susceptibles d’être les points de croissance les plus rapides de cette urbanisation. D’où la nécessité de mettre l’accent sur les villes INTERMEDIAIRES lors de ce Sommet.

Compte tenu de la nouvelle date du Sommet, le Comité Exécutif, en collaboration avec les différentes structures institutionnelles d’Africités, organisera le lancement officiel du site Africités et l’ouverture des inscriptions aux tarifs préférentiels, le 28 février 2021 à Kisumu, Kenya.

Bienvenue à Africités Kisumu, en Avril 2022.


Fait le 17 février 2021

Hon. Eugene Wamalwa, EGH
Cabinet Secretary, Ministry of Devolution and Arid and Semi-Arid Lands
Republic of Kenya

Jean Pierre Elong Mbassi
Secrétaire Général, CGLU Afrique

H.E Martin Wambora
Chairman, Council of Governors
Republic of Kenya

H.E. Prof. Peter Anyang’ Nyong’o, EGH
Governor, County Government of Kisumu.
Republic of Kenya

CGLU Afrique Célèbre la Journée Mondiale de la Culture Africaine et Afro-descendante

Depuis 2019, l’UNESCO a proclamé le 24 janvier de chaque année journée mondiale de la culture africaine et Afro-descendante. Pour l’édition 2021, CGLU Afrique et le Réseau Africain des Promoteurs et Entrepreneurs Culturels (RAPEC) ont marqué l’évènement en organisant un panel de discussion autour du thème de la journée : « Célébrer la culture Africaine pour une Humanité réconciliée ».

Le panel était composé de : M. Mohamed Sadiki, Maire de Rabat ; M. Mouhamadou Youssifou, Doyen du Corps diplomatique accrédité au Maroc, M. Abdelilah Afifi, Secrétaire Général du Ministère de la Culture (Maroc), M. Driss EL Yazami, Président du Conseil de la Communauté Marocaine à l’Etranger (CCME), Princesse Stella Aicha, porte-parole du groupe Messengers of Messages, M. Monceyf Fadili, auteur de l’ouvrage “Rabat, un printemps confiné”, M. Jean Pierre Elong Mbassi, Secrétaire Général, CGLU Afrique et M. John Ayité Dossavi, Président et fondateur de l’ONG RAPEC. Les échanges ont été modérés par Madame Farida Moha, Journaliste.

La rencontre qui s’est tenue au siège de CGLU Afrique et via la plateforme zoom a enregistré la participation d’une centaine de personne représentant les membres du corps diplomatique, les collectivités territoriales, les organisations internationales, les acteurs culturels et les associations de la société civile.

Le message de Mme Audrey Azoulay, Directrice générale de l’UNESCO, a été lu avant le début des échanges. Cette dernière a souligné l’importance de la JMCA. “En ce début d’année 2021, que les chefs d’État africains ont déclarée année pour les arts, la culture et le patrimoine, cette Journée mondiale est donc l’occasion de promouvoir ces cultures africaines et afro-descendantes, afin de leur permettre de jouer tout leur rôle pour le développement et pour la paix. La promotion des cultures africaines et afro-descendantes est d’autant plus essentielle que la crise mondiale a exacerbé toutes les tensions de nos sociétés. Or ces cultures offrent de la fierté, des réponses, et de quoi guérir les blessures les plus intimes.”, a-t-elle déclaré. (Lire le message complet ici).

Les panélistes ont abordé le thème : « Célébrer la culture Africaine pour une Humanité réconciliée », autour de trois axes : 1) L’émergence des questions mémorielles avec une exigence de la réappropriation de l’histoire de l’Afrique, 2) L’importance de la culture dans le contexte de recherche de la dignité de l’Afrique, 3) La nécessité de former les jeunes africains aux métiers de la culture et du numérique.

Pour M. Jean Pierre Elong Mbassi, il est important de faire entendre la voix de l’Afrique dans sa culture car « la culture c’est ce qui nous fait ». « Nous sommes ce que nous sommes parce que nous sommes enracinés dans une culture. Perdre sa culture c’est se perdre. Beaucoup de leader ont perdu cela de vu. Nous sommes ici pour rappeler cette vérité simple : Si vous ne savez pas d’où vous venez, vous ne sauriez jamais où vous allez. Amadou Hampaté Bâ a parfaitement raison lorsqu’il dit que notre enracinement est ce qui nous projette le mieux dans l’avenir. Le fait que la plupart de nos pays ait donné si peu d’importance aux politiques publiques culturelles est une inconscience. L’Afrique à ce jour est incapable d’avoir une radio qui diffuse la culture africaine. C’est une interpellation à l’Union Africaine, il est extrêmement important que la culture s’enracine sur ce continent », soutient-il. « C’est pour cette raison que CGLU Afrique a pris l’initiative de faire en sorte que le débat sur la culture soit aussi un débat local, un débat sur les collectivités territoriales. Lorsque nous nous sommes réunis à Africités 2018 à Marrakech, il a été décidé de célébrer la capitale africaine de la culture et Rabat a été choisi comme première capitale africaine de la culture. Nous pensons qu’il est extrêmement nécessaire pour nos enfants et nos jeunes que l’on retrouve la culture africaine », plaide M. Mbassi.

Face au constat selon lequel les instances africaines ne donnent pas assez d’importance à l’aspect culturel, son Excellence Mouhamadou Youssifou, Ambassadeur du Cameroun au Maroc et Doyen du Corps diplomatique accrédité au Maroc recommande que « l’Afrique investisse dans tous les domaines de la culture, afin que le continent prenne sa place dans le concert mondial de la culture. Il faut noter l’importance des échanges des biens immatériels dans la conscience collective. Que l’on sache que l’Afrique a également contribué au développement de la civilisation humaine ».

M. Abdelilah Afifi, Secrétaire Général du Ministère de la culture (Maroc) a partagé les actions du Maroc pour rendre la culture plus visible. « Nous sommes conscients de l’impact du volet culturel sur le développement socio-économique. Des actions ont été menées pour rendre la culture plus visible. Le renfoncement des établissements culturels avec la construction du Grand théâtre de Rabat, du Grand théâtre de Casablanca, des musés. Nous avons aussi investi dans la formation des personnes aux métiers de la culture. Nous avons terminé la construction de l’institut supérieur de la musique et des arts chorégraphiques (Rabat). En développant la culture, nous développons aussi l’économie. Le tourisme culturel peut participer fortement au PIB du pays ».

M. Monceyf Fadili souligne l’importance de la culture Afro-descendante marquée par la participation aux festivals organisés sur le continent. Une cinquantaine de festival est organisée en Afrique. Mais l’Afrique du Sud et le Maroc se démarquent. La moitié des festivals est tenu par ces deux pays et ils sont en tête des pays touristiques en Afrique.

Pour M. Driss EL Yazami, On ne peut pas parler de culture africaine sans parler de diaspora. « Aimé Césaire a joué un rôle central dans ce domaine. C’est par la diaspora, notre rencontre avec l’autre, que nous récupérons notre souveraineté. Il n’y a pas de développement sans culture. La culture est au centre du développement. C’est la culture qui offre un sens au développement. Nos enfants qui sont nés dans les métropoles européennes sont en demande des cultures africaines afin de bâtir leur propre identité ».

Le maire de Rabat, M. Mohamed Sadiki est revenu sur l’importance de la culture dans sa ville. « La culture est transversale. Nous sommes des responsables des cités, des villes. Rabat a connu un très grand programme initié par Sa Majesté le Roi Mohamed VI depuis 2014. Il s’agit du programme Rabat ville lumière, capitale de la culture marocaine. C’est une responsabilité pour notre ville qui s’est dotée d’un nombre important d’infrastructures culturelles. Toute nation doit s’identifier à sa culture. Au niveau des collectivités territoriales, lors des différents sommets Africités, il y a toujours une touche culturelle. Nous attendons avec impatience la fin de cette pandémie de COVID pour célébrer Rabat Capitale Africaine de la Culture ».

M. John Ayité Dossavi a insisté sur le fait que la journée mondiale de la culture africaine et Afro-descendante est une initiative qui a été portée par la société civile africaine. « La JMCA devient une passerelle entre tous nos peuples. L’idée que j’ai portée en 2011, a été scellée lors de la 6 édition du sommet Africités de Dakar 2012. En novembre 2019, la 40e session de Conférence Générale de l’UNESCO a proclamé la JMCA. Cette célébration est le résultat des efforts menés par le RAPEC avec l’appui de CGLU Afrique. La JMCA n’est pas juste une journée folklorique, mais une journée de réflexion. Nous sommes dans une démarche de porter la voix de l’Afrique dans le monde ».

A l’endroit de la jeunesse, M. Mbassi a tenu a rappelé que l’histoire de l’Afrique «ne commence pas avec la colonisation. La narration de notre histoire, est une narration qui n’est pas à la hauteur de l’Afrique ».

Pour Princesse Stella, le sentiment d’appartenance passe aussi par la valorisation des langues maternelles. « On a tendance à perdre nos langues maternelles. L’enfant est égaré à la base. La langue maternelle permet de garder le patrimoine matériel et immatériel. L’art et la culture sont des moyens à utiliser pour y parvenir ».

En conclusion, M. Driss EL Yazami, propose de mettre en place un grand programme de traduction de culture africaine qui passe par l’implication des collectivités territoriales.

Retrouvez l’intégralité des échanges ici

Par ailleurs, la rencontre a également servi de plateforme pour la présentation du livre « Rabat en printemps confinés » de Monceyf Fadili (Plus de détails ici) et du Prix KEKELI. Prix adossé à la célébration de la JMCA, pour soutenir ceux qui œuvrent la promotion de la culture africaine et du vivre ensemble des peuples.

Découvrez les lauréats 2020 ici

Processus de programmation 2021-2027 de l’Union Européenne : Les collectivités territoriales d’Afrique tiennent leurs séminaires nationaux

Gestion de la pandémie de coronavirus en Afrique : La réponse des villes et territoires, consultations sous régionales pour l’Afrique de l’Est et l’Afrique Australe

AVIS DE MARCHÉ DE SERVICES

Avis d’appel d’offre pour la fourniture de prestation de billetterie et d’hébergement pour le
compte du Secrétariat Général de Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU-A) dans le cadre de son fonctionnement et ses activités annuelles
Lieu d’exécution : Rabat, Maroc
N/Réf : N° AO/AGENCE DE VOYAGES–CGLU-A/2020

plus d’information sur l’appel d’offres ici

3ème voyage d’étude des étudiants de l’Université Internationale de Floride (FIU) au Maroc

Du 26 février au 2 mars 2018

L’Académie Africaine des Collectivités Locales (ALGA) organisera le 3ème voyage d’étude des étudiants de l’Université Internationale de Floride (FIU) au Maroc du 26 février au 2 mars 2018.

Les visites programmées comportent des visites organisations governementales officielles, les unités des autorités locales, les universités ainsi que CGLU Afrique et l’AMPCC.

De plus informations seront disponibles prochainement.

Participation d’ALGA au séminaire Régional de l’Oriental (Maroc) sur le Numérique

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Le conseil régional de l’oriental et le programme du Coaching Territorial ont organisé un séminaire régional sur le numérique le 22 décembre 2017 à Oujda (Maroc).

L’Académie Africaine des Collectivités Territoriales (ALGA) de CGLU Afrique a pris part à la rencontre qui avait pour thème : « Le numérique dans le développement économique et social de la Région de l’Oriental ».

La directrice d’ALGA, Dr. Najat Zarrouk y a été représentée par Dr Kamaté Ismaël, Chef du Pôle Observatoiredu Capital Humain d’ALGA.

Le séminaire a enregistré la participation d’une centaine de personnes qui ont pris part à 6 sessions d’échanges (3 plénières et 3 parallèles).

La cérémonie d’ouverture a été marquée par les allocutions de M. Abdenbi Bioui, Président du Conseil Régional de l’Oriental et M.  Mouâad Jamai, Wali de la Région de l’Oriental. Revenant sur l’importance du thème, ils ont insisté sur le fait que le numérique en plus du fait qu’il s’impose à nous, ouvre d’importantes opportunités, propose de nouvelles manière de travailler pour le développement économique et Social de la Région. C’est pourquoi et partant de la politique Nationale « Maroc Digital 2020 », ils ont exprimé leur volonté de faire de la Région de l’Oriental un hub en matière de numérique. Il faut dire que la Région de l’Oriental est bien avancée en matière de numérique avec deux jeunes entrepreneurs qui ont remporté le 1er prix au niveau national dans le domaine du numérique.

Les panels ont abordé les thématiques suivantes :

– La place du numérique dans le développement économique et social des territoires ;

– Le numérique au service de l’ESS (économie sociale et solidaire) : pourquoi et comment ? » et l’expérience de la Région de l’Oriental ;

– La coopération Sud-Sud, le premier HUB de la commercialisation des produits de l’ESS.

– Comment vendre ses produits avec les nouvelles technologies (e-commerce, site web…)

– Les outils du Coaching Territorial au service des synergies locales, des partenariats et de la bonne gouvernance des coopératives.

 

Les échanges ont débouchés sur les conclusions et recommandations suivantes :

  1. La présence d’une volonté des autorités locales de la Région de l’oriental (Président du Conseil Régional, Monsieur le Wali) de mettre à profit de façon optimale le Numérique dans la dynamique de développement économique et Social de l’Oriental ;
  2. La nécessité d’ouvrir et de faciliter l’accès au marché du Numérique aux différents acteurs économiques de la Région notamment les coopératives, les jeunes entrepreneurs ;
  3. La nécessité d’inciter et d’appuyer les jeunes entrepreneurs dans le secteur du Numérique ;
  4. L’importance de faire du numérique un secteur d’insertion professionnelle pour les jeunes en mettant en place des mécanismes d’accompagnement efficace à la création d’emploi dans le secteur du numérique ;
  5. La nécessité également de renforcer la démarche du coaching territorial en dotant les futurs coaches de connaissances pratiques dans le domaine du Numérique.