Publication : L’environnement institutionnel des collectivités locales en Afrique

« Les villes africaines croissent à un rythme sans précédent, de plus de 3 % par an en moyenne. La population urbaine du continent devrait doubler et devenir majoritaire d’ici vingt à trente ans.

Le caractère fondamentalement rural du continent africain se transforme, suivant en cela le chemin emprunté par d’autres régions en développement. Accompagner l’urbanisation du continent et gérer les villes pour qu’elles soient le moteur d’une croissance équitable est une priorité aujourd’hui en Afrique.

A mesure que le rôle politique, social et économique des villes gagne en importance, la question de leur gouvernance apparaît comme un enjeu majeur. A la faveur des lois de décentralisation, les collectivités locales sont appelées à jouer un rôle clé. Mais elles doivent pour cela être effectivement dotées des fonctions et des ressources nécessaires qui leur permettent d’innover, de promouvoir le développement local et d’être redevables vis-à-vis de leurs citoyens. L’étendue des marges de manœuvre qui leur sont données en même temps que la clarté dans l’encadrement de leurs initiatives détermineront l’efficacité de leur action. »

Partant de ces constats, CGLU Afrique et Cities Alliance ont décidé de  s’associer pour proposer pour la première fois une échelle d’évaluation  du cadre institutionnel offert par les pays africains aux villes et collectivités locales.  Ainsi, pour chaque pays africain, le rapport analyse les forces et faiblesses des dispositifs institutionnels mis en place par les Etats pour promouvoir la gouvernance locale et propose des pistes d’amélioration possible pour en améliorer l’efficacité.

C’est le 3 octobre, à l’occasion du Congrès mondial de CGLU à Rabat, que CGLU Afrique et Cities Alliance ont dévoilé la première édition de cette publication au grand public.

Cette évaluation, première du genre pour le continent africain, est appelée à être revue et rééditée tous les deux ou trois ans.  Vous pouvez dès à présent consulter cet ouvrage en ligne, ici.

Photo Lancement-Publication Environnement CL2

Lancement de la publication lors du Congrès de Rabat, en présence de Khalifa Sall (Président de CGLU Afrique), Jean-Pierre Elong Mbassi (SG de CGLU Afrique) et William Cobbett (Directeur des programmes de CA)

 

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Le Conseil Panafricain des Gouvernements Locaux

Mardi, 1er Octobre 2013

Hôtel Sofitel- Rabat, MAROC

Le Conseil Panafricain des Gouvernements Locaux a tenu sa réunion annuelle dans l’après midi du 1er Octobre 2013, à l’Hôtel Sofitel (Chapiteau), à Rabat, Maroc , sous la présidence de M. Khalifa SALL, Président de CGLU Afrique.

Cette rencontre a connu la participation des délégués membres représentants des Associations nationales des Collectivités Locales et Villes Africaines et de plusieurs autres Invités.

Après les mots d’ouverture du Président de CGLU Afrique, le Maire de Rabat, Président du Comité d’organisation du Congrès Mondial de CGLU a pris la parole pour remercier l’ensemble des élus africains pour leur présence massive à Rabat, terre africaine. Il a aussi tenu à rappeler le soutien de ce même Conseil, lors de sa réunion du Caire en Novembre 2010,  de la candidature de Rabat pour l’accueil du Congrès.

Après ces mots, le Président de CGLU Afrique a ordonné l’ouverture des travaux dont les points se présentent comme suit :

  • Communication sur le Projet de Statuts du Haut Conseil des Autorités Locales de l’Union Africaine (Communication du Président de CGLU Afrique, en l’absence du Ministre Sénégalais des collectivités locales) ;
  • Communication sur le Projet de Charte Africaine sur les Valeurs et les Principes de la Décentralisation, de la Gouvernance Locale et du Développement local (Communication du Secrétaire Général de CGLU Afrique) ;
  • Communication sur le lancement du rapport sur l’évaluation de l’environnement d’action des villes, dont la cérémonie de lancement est prévue pou le jeudi 3 Octobre 2013 au Stand CGLU Afrique, Pavillon Institutionnel, Salon Rabat2013 (Communication du Coordinateur de LEDNA, M. YATTA) ;
  • Présentation de la stratégie africaine de Cities Alliance (Présentation de M. Serge ALLOU) ;
  • Point sur le Rapport 2014 sur l’Etat des villes d’Afrique (Communication de Malène LAROS, ICLEI AFRICA) ;
  • Point sur l’Agenda Habitat III  (Communication de M. Alioune Badiane de l’ONU-Habitat) ;
  • Exposé des Perspectives ouvertes par la Commission de l’Union Européenne sur les autorités locales (M. ANGELO BAGLIO) ;
  • Présentation de Facility Next Cities de Microsoft (Vice-Président Microsoft Afrique-Moyen Orient) ;
  •  Point sur la participation africaine au Congrès de CGLU, avec la présentation du déroulement du Congrès et la présentation des candidats de l’Afrique aux instances de CGLU (Exposé du Secrétaire Général de CGLU Afrique).

Après ces différentes communications et en l’absence d’autres questions, le président a ordonné la levée de la séance.

Photo Conseil-Panafricain

 

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Economie verte, cœur de la transformation structurelle de l’Afrique

Pour la très dynamique Aïssata Coulibaly Touré, Présidente de l’Association des femmes chefs d’entreprises du Mali, Présidente du Réseau des Femmes Opératrices Economiques du Mali et Vice-Présidente du Conseil National du Patronat du Mali, « quand les femmes promettent, elles le font ».Et comme elles sont désormais engagées dans l’économie verte et le green business en Afrique, on peut avoir l’espoir que ce secteur sera au cœur de la transformation structurelle de l’Afrique.

Pour la transformation structurelle de l’Algérie, il faudra désormais compter avec le Réseau Algérien des Femmes en Economie Verte (RAFEV) qui organisait encore récemment une rencontre sur cette thématique. Le RAFEV, qui souhaite encourager l’engagement des algériennes dans l’économie verte, a la particularité d’avoir été créé après la publication d’une étude, financée par la coopération allemande au développement (GIZ), qui conclut que l’économie verte pourrait générer, en Algérie, un peu plus de 1,4 million d’emplois à l’horizon 2025.

Pour le Bureau International du Travail (BIT), l’horizon est au verdissement des emplois y compris en Afrique et particulièrement pour les femmes. Nous avons eu l’immense privilège de collaborer avec le BIT pour l’organisation, en 2011 au Burkina Faso, du forum des employeurs africains sur le thème « L’économie verte et l’entreprenariat féminin, nouveaux moteurs de la croissance économique et de la création d’emplois en Afrique de l’Ouest » avec la participation de plusieurs organisations patronales d’Afrique Centrale et de l’Ouest. La déclaration finale de cette rencontre a particulièrement insisté sur le rôle des organisations patronales et des réseaux d’employeurs pour le déploiement de l’économie verte en Afrique.

Pour le déploiement de l’économie verte au Maroc, la Confédération Générale des Entreprises Marocaines (CGEM) est un acteur incontournable et indispensable. Elle a créé une commission particulièrement dédiée à ce secteur d’activités. La délégation de la CGEM de Fès vient d’organiser une rencontre sur le potentiel d’économie verte dans cette région. En mettant la croissance verte au cœur de sa stratégie nationale et dans ses délégations régionales, la CGEM va ainsi peser sur la transformation structurelle du Maroc. Présidents et cadres des patronats, prenez deux minutes et quatre secondes de votre précieux temps pourvisionner les enjeux de l’économie verte à partir des bonnes lunettes de Saïd Mouline, Président de la Commission Economie Verte de la CGEM. Pour avoir eu la chance de participer à une conférence avec lui l’année dernière à Marrakech, nous recommandons de le rencontrer. C’est le cœur de notre message à destination des organisations patronales africaines dans le cadre de la transformation structurelle de l’Afrique.

Pour la Banque Africaine de Développement (BAD) « Le cœur du message est que l’Afrique doit accélérer sa transformation structurelle en dopant le potentiel de sa jeunesse, en investissant dans la science, les technologies et l’innovation, en accélérant le rythme de l’intégration économique, en passant à une économie verte, en soutenant les entreprises du secteur privé. » Telle est l’une des principales recommandations de son rapport annuel 2012 qui sera présenté du 27 au 31 mai à Marrakech lors de son Assemblée Générale. Au cours de cette rencontre la BAD va plaider avec force pour la transformation structurelle de l’Afrique. Les délégués reviendront du Maroc avec la recette pour accompagner leurs pays sur la voie de l’économie verte.

Pour que l’économie verte soit la voie du développement durable de l’Afrique, il va encore falloir y donner de la voix pour sensibiliser et convaincre les africains. En effet, certains décideurs et chefs d’entreprises africains voient rouge quand on parle d’économie verte pas parce qu’ils sont devenus daltoniens mais parce qu’ils n’ont pas les bonnes lunettes.

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Engagement mondial pour garantir la sécurité dans les villes

Le siège des Nations Unies à New York a accueilli, le 14 mars 2013, une rencontre internationale de maires ainsi que d´acteurs nationaux et internationaux dont l´objectif était de définir un agenda commun destiné à transformer les villes en espaces sans violence.

La réunion s´est tenue dans le cadre du Comité Directeur du Réseau mondial pour des villes plus sûres, une initiative promue par ONU-Habitat dans le but d´équiper les autorités locales et les acteurs urbains des outils nécessaires à la garantie de la sécurité urbaine.

Leur travail s´est conclu par l´établissement d´une déclaration sur les actions à mener dans le futur pour renforcer le rôle des autorités locales et garantir la sécurité urbaine.

Retrouvez plus d’information ici.

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