Archive d’étiquettes pour : CGLU Afrique

Visite d’une délégation du Centre National de la Fonction Publique Locale et de la Formation du Sénégal, au siège de CGLU Afrique

Signature d’un Mémorandum d’Entente entre CGLU Afrique et l’Académie de la HAYE pour la gouvernance locale

Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique), et l’Académie de La Haye pour la Gouvernance Locale ont signé, le Vendredi 14 Octobre 2022, lors du Congrès Mondial de CGLU à Daejeon en Corée du Sud, un Mémorandum d’Entente (MoU), qui représente l’intention des deux nouveaux Partenaires de travailler conjointement et trace les bases d’une coopération étroite, d’un partenariat, et d’activités conjointes dans des domaines d’intérêt mutuel pour une période de trois (03) ans.

Cet accord a été signé par M. Jean Pierre Elong Mbassi, Secrétaire Général de CGLU Afrique et Mme Cécile Meijs, Directrice de l’Académie de La Haye pour la Gouvernance Locale, en présence de l’Hon. Mme Fatimetou Mint Abdel Malick, Présidente de CGLU Afrique et Présidente de la Région de Nouakchott en Mauritanie, de l’Hon. M. Pieter Jeroense, Président du Conseil d’Administration de l’Académie de La Haye pour la Gouvernance Locale, de l’Hon. Mme Roheyatou Malick Lowe, Présidente du REFELA et Maire de la Ville de Banjul en Gambie, de l’Hon. Mme Asmaa Rhlalou, Présidente du Conseil Communal de la Ville de Rabat au Maroc, de Dr Najat Zarrouk, Directrice du Développement et de l’ALGA de CGLU Afrique au Maroc et de Dr Neila Akrimi, Directrice MENA-VNG International aux Pays-Bas.

Ce MoU définit le cadre général dans lequel CGLU Afrique et l’Académie de La Haye vont promouvoir des activités conjointes, des programmes de formation, partager les leçons apprises et construire des communautés de pratique, échanger des méthodologies, des connaissances, des expériences, des outils et de la documentation, dans le domaine de l’Administration Publique, de la Gouvernance, de la Gouvernance Locale, du Développement Local, de la Formation, de l’Apprentissage et du Renforcement des Capacités. Et régira également les activités conjointes entre les deux Partenaires qui seront essentiellement axées sur l’organisation d’activités conjointes, au profit des élu(e)s et des fonctionnaires.

Dans le cadre de ce Mémorandum, CGLU Afrique et l’Académie de La Haye ont convenu de coopérer et de collaborer dans les domaines suivants :

1. Soutien aux activités et initiatives de CGLU Afrique et de l’Académie de La Haye pour la Gouvernance Locale ;
2. Partage de méthodologies, bonnes pratiques, connaissances, outils et études de cas ;
3. Organisation d’événements, de formations, de conférences et d’ateliers conjoints ;
4. Développer des mécanismes de participation et d’interaction aux événements de l’autre partie – conférences, congrès, dialogues et autres, notamment ceux liés à la Gouvernance Locale et au Développement Local ;
5. Partager l’information à travers l’accès et l’échange des publications professionnelles de chacune des organisations ;
6. Organisation de séminaires d’experts internationaux dans des domaines définis mutuellement par les Parties ;
7. Faciliter l’identification d’experts en la matière à partir des répertoires d’experts des deux institutions, lorsque nécessaire et pour des projets et activités d’intérêt commun ;
8. Assistance à la création d’un Hub Régional pour le service public local et régional afin de créer le cadre institutionnel d’un échange continu de connaissances et d’expériences dans la sphère du service public au niveau local et régional ;
9. Partage des connaissances et de l’expertise pour le développement de publications conjointes, livres, rapports, notes d’orientation, etc… ;
10. Échange d’informations sur les sources potentielles d’aide financière à la recherche scientifique ;
11. Disséminer les spécificités de cet accord à travers CGLU Afrique et de l’Académie de La Haye ;
12. Toute autre activité d’intérêt mutuel.

LE « PROGRAMME ACP-UE CULTURE – CRÉER EN AFRIQUE CENTRALE » A LANCÉ LE TROISIÈME APPEL À PROPOSITIONS

Le Programme ACP-EU CULTURE – Créer en Afrique Centrale vient de lancer son troisième appel à propositions en soutien aux industries culturelle et créatives (ICC) d’Afrique centrale en tant qu’acteurs économiques, sociaux et culturels, dans l’objectif d’accroitre les recettes économiques du secteur créatif, favoriser durablement la création d’emplois du secteur culturel ainsi qu’une meilleure accessibilité, reconnaissance et valorisation des artistes et de leurs œuvres.

Cet appel s’adresse aux organisations légalement enregistrées dans l’un des pays suivants : Cameroun, République centrafricaine, République du Congo, République Démocratique du Congo, Tchad, Guinée Équatoriale, Gabon et São Tomé-et-Principe. 

Le présent appel à projets contient trois lots. Les propositions ne peuvent être soumises que pour l’un des lots suivants :

  • Lot 1 : Projets visant à améliorer la création et la production de biens et de services culturels, à soutenir l’accès aux marchés et la diffusion de biens et de services ou à promouvoir l’éducation à l’image chez les publics, en particulier chez les jeunes.
  • Lot 2 : Projets transnationaux qui visent à encourager la mobilité des artistes et des opérateurs culturels et créatifs.
  • Lot 3 : Projets visant à développer des compétences et des outils de soutien aux ICC dans les secteurs bancaires, de la finance et de l’investissement en Afrique centrale

À titre indicatif, le montant disponible pour l’appel s’élève à 1,200,000€. Les subventions sollicitées dans le cadre de cet appel doivent se situer entre 15,000€ et 30,000€ pour les lots 1 et 2 et entre 15,000€ et 115,000€ pour le lot 3 et doivent avoir une durée comprise entre 8 et 12 mois.

En fonction des objectifs de leur projet, les organisations sont invitées à considérer la diversité des besoins à couvrir en matière de formation, appui à la production, à la diffusion et accès à la culture en tenant compte de critères de durabilité, de structuration des secteurs et de faisabilité de la dimension financière du projet, ainsi que des seuils de co-financement indiqués dans l’appel. Les propositions peuvent être déposées en français, en anglais, espagnol ou en portugais. La date limite pour la soumission est fixée au jeudi, 22 décembre à 11:59h AM (GMT).

Pour plus d’informations sur l’appel à propositions et accéder aux documents de soumission, veuillez cliquer ici.

Le consortium organisera deux sessions d’information en ligne pour expliquer les règles de participation et les aspects généraux de l’appel. La première session se déroulera le 3 novembre (cliquez ici pour vous inscrire) et la seconde le 17 novembre (cliquez ici pour vous inscrire).

Le programme ACP-UE CULTURE – Créer en Afrique Centrale est cofinancé par le Programme ACP-UE Culture, une initiative conjointe de l’Union européenne et de l’Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (OEACP) dont le mandat consiste à stimuler le potentiel du secteur culturel et créatif ainsi que sa contribution au développement socio-économique des pays ACP. Créer en Afrique Centrale, est mis en œuvre par InterartsCulture et Développementla Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale, et l’Institut National des ArtsLe Centre régional pour les Arts Vivants en Afrique (CERAV/Afrique), Arterial Network  et Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) sont partenaires associés du projet.

Cérémonie officielle de signature des accords-cadres de partenariat entre la Commission européenne et les associations d’autorités locales

Les présidents des cinq plus grandes associations de collectivités territoriales rencontreront Jutta Urpilainen, commissaire européenne chargée des partenariats internationaux, le 12 septembre à Bruxelles. Les dirigeants des collectivités locales discuteront et réaffirmeront leur partenariat avec l’Union européenne pour promouvoir le développement international.

Les cinq présidents de collectivités locales qui y participent sont :

  • Anne Hidalgo, maire de Paris (France), présidente de l’Association internationale des maires francophones (AIMF)
  • Stefano Bonaccini, Président de la Région d’Emilie-Romagne (Italie) et du Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) & PLATFORMA
  • Rev Mpho Moruakgomo, ancien président de l’Association des autorités locales du Botswana, président du Commonwealth Local Government Forum (CLGF)
  • Jan van Zanen, maire de La Haye (Pays-Bas), co-président de Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU)
  • Fatimetou Abdel Malick, Présidente du Conseil régional de Nouakchott (Mauritanie), Présidente de Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique).

Les cinq présidents seront accompagnés de leurs secrétaires généraux respectifs et rencontreront également d’autres hauts fonctionnaires de l’UE, dont Koen Doens, directeur général de la direction générale des partenariats internationaux (DG INTPA) de la Commission européenne.

Les premiers accords-cadres de partenariat ont été signés il y a sept ans entre ces cinq associations et l’Union européenne. Ils ont été renouvelés au printemps dernier pour une période de quatre ans.

A l’occasion de ce renouvellement, les cinq associations se sont « engagées à renforcer les gouvernements locaux et régionaux en Europe et dans les pays tiers », notamment pour mettre en œuvre les Objectifs de développement durable visant à « rendre les villes et les établissements humains inclusifs, sûrs, résilients et durables et revitaliser le partenariat mondial pour le développement durable. »

10 août 2022-Journée Africaine de la Décentralisation et du Développement Local : Bonne célébration!

Trois questions à  Mme Fatimetou Abdel Malick , Présidente de CGLU Afrique (Voir Vidéo + )

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Trois questions à Mme Rohey Malick Lowe, présidente du Réseau des femmes élues locales d’Afrique (REFELA)

Que représente pour vous la journée africaine de la décentralisation et du développement local ? 

La Journée Africaine de la Décentralisation et du Développement Local est une journée commémorée chaque année par les Etats membres de l’Union Africaine. L’objectif de cette journée est non seulement de rappeler à tous les Africains vivant sur le continent et dans la diaspora l’importance de la décentralisation dans la construction de l’Afrique, mais aussi la contribution importante des collectivités locales dans le développement des Etats et territoires membres de l’Union africaine.

Cette journée donne aux acteurs étatiques et non étatiques l’occasion de réfléchir aux défis et aux opportunités qu’offrent la décentralisation et la gouvernance locale.

La Charte africaine des valeurs et principes de la décentralisation, de la gouvernance locale et du développement local est le premier effort réel de l’Union africaine pour promouvoir des systèmes de gouvernance décentralisés sur le continent. Elle fournit un cadre pour la gouvernance locale, que les signataires de la Charte sont tenus de mettre en œuvre dans leurs pays respectifs. Le fait que cette Journée soit célébrée signifie que les chefs d’État africains accordent une grande importance à la décentralisation dans leur agenda politique. Presque tous les pays africains mettent en œuvre la décentralisation, la gouvernance locale et le développement local comme politique de réforme pour réduire la pauvreté et améliorer les conditions de vie de la population.

Pour en venir à la question de savoir ce que cette journée signifie pour moi, elle implique qu’il n’y aura pas de retour à la case départ pour réintroduire la centralisation, dont l’échec à avoir un impact sur le développement dans la vie de la population a été prouvé. En outre, la centralisation s’accompagne de retards dans la mise en œuvre des projets et d’une surcharge de travail au niveau de la direction, ce qui entraîne une pauvreté extrême et la souffrance des masses.

Quel est l’état du processus de décentralisation dans votre pays et que manque-t-il à votre pays pour ratifier la Charte africaine des valeurs et principes de la décentralisation, de la gouvernance locale et du développement local ? 

La Charte est une réponse aux nombreux problèmes liés à la centralisation de la gouvernance en Afrique, tels que la mauvaise prestation de services et une gouvernance non responsable et non réactive. L’objectif est d’améliorer les moyens de subsistance des populations du continent par le biais d’une décentralisation efficace, elle promeut la gouvernance locale démocratique pour que les gouvernements locaux soient gérés par des conseils et des organes exécutifs démocratiquement élus et demande aux gouvernements nationaux de promulguer une législation qui reconnaisse le droit et le devoir des communautés de participer librement à la gouvernance locale.

Je vais commencer par répondre à l’état d’avancement de la décentralisation en Gambie. La décentralisation en Gambie a été conçue dans le cadre du programme de réforme du gouvernement local et de la décentralisation du pays. Elle est issue d’un large processus consultatif qui a impliqué toutes les parties prenantes locales, nationales et internationales, conçu pour renforcer le gouvernement local afin de faciliter une participation plus efficace des citoyens à la gouvernance et la transparence dans la prestation des services publics comme base de la décentralisation.

La décentralisation et le gouvernement local en Gambie reposent sur les sections 193, 194 et 214 de la Constitution de 1997, la sous-section 3 de la Loi sur le Gouvernement Local de 2002, la Loi d’Amendement du Gouvernement Local de 2004, 2006 et 2007 et la Loi sur les Finances et l’Audit du Gouvernement Local de 2004. Ces cadres juridiques institués par le gouvernement de la Gambie ont ouvert la voie à la création de structures de gouvernements locaux telles que les conseils municipaux dirigés par des maires, les bureaux dirigés par des gouverneurs régionaux, les Conseils dirigés par des conseillers municipaux et les villages dirigés par des Alcalos.

Les mandats des collectivités locales sont clairement énoncés dans la Constitution et loi sur les collectivités locales.  Selon la loi sur le gouvernement local, les gouvernements nationaux sont mandatés pour fournir des subventions aux conseils et leur donner l’autorité de fournir des services de base en matière d’éducation, de santé, d’agriculture, d’entretien des routes, d’assainissement et d’élevage.

Actuellement, la Gambie compte huit régions dirigées par des maires et des présidents. L’UA a adopté la Charte africaine des Valeurs et Principes de la décentralisation, de la gouvernance locale et du développement local le 27 juin 2014, à Malabo, en Guinée équatoriale. Je crois que le ministre en charge du gouvernement local était censé présenter le document au ministre des Affaires étrangères pour signature. J’ai l’impression que le ministre ne l’a pas encore fait. Dans ce cas, j’exhorterai le Président de l’Association Gambienne des Autorités Locales (GALGA) de s’adresser au ministre en charge des gouvernements locaux afin que le ministre des affaires étrangères soit informé et qu’il prenne les mesures nécessaires pour que la charte soit signée et ratifiée.

Quel est votre souhait pour la célébration de l’édition 2022 de la JADDL, célébrée le 10 août et dont le thème est : «Faire de la sécurité alimentaire une priorité essentielle pour le développement et la coopération territoriale » ?

Le 10 août 2022, nous célébrerons la Journée africaine de la décentralisation et des collectivités locales.  Mon souhait est que les Africains prennent en compte la sécurité alimentaire qui est aujourd’hui un sérieux problème et que les gouvernements africains s’y attaquent et fassent de la sécurité alimentaire une priorité dans leur programme de développement. Nous sommes tous conscients que l’Afrique connaît une situation d’urgence climatique qui a un impact sur la sécurité alimentaire, d’où la nécessité de lutter contre le changement climatique et de préserver la diversité en Afrique. Sur cette note, je demande à tous les membres de la fraternité des gouvernements locaux en Afrique de célébrer cette journée avec espoir et engagement.

( Vidéo disponible en anglais).

Télécharger la Charte africaine des valeurs et principes de la décentralisation, la gouvernance locale et le développement local (+)

Consultez la liste des 18 Pays ayant déjà signés la Charte et des  8 Pays l’ayant déjà ratifiés  (+

Souhaits de la Faitière des Communes du Togo (FCT) pour la célébration de la JAD 2022!

Forum pour le bien vivre – focus sur les migrations climatiques

 

Dans le cadre du Forum du bien vivre, CGLU et la ville de Grenoble ont organisé une série de Rencontres internationales sur les migrations climatiques dont : les thèmes ont porté sur  « Mobilité humaine, changement climatique, droits environnementaux : quel rôle des pouvoirs locaux et régionaux ? », le 29 juin et le 1er juillet ; puis sur « Dialogues territoriaux sur le climat et la mobilité humaine : les autorités locales en première ligne » le 30 juin 2022 organisé avec les partenaires du projet MC2CM.

Pour ces évènements, la Commission inclusion sociale, démocratie participative et droits humains de CGLU (CGLU-CISDPDH), MC2CM et la ville de Grenoble ont facilité la participation aux discussions de plusieurs villes Africaines dont 2 villes en présentiel (Gao, Mali ; Sfax, Tunisie) et 2 villes en virtuel (Lere, Nigeria ; district d’Afadzato Sud, Ghana) pour un partage d’expériences avec les pairs, mais aussi pour échanger sur les réalités de terrain avec les associations grenobloises.

La première journée a été consacrée aux visites de terrain. M. Emmanuel Carroz, Maire Adjoint à la Mairie de Grenoble a accueilli la délégation à Maison de l’International où, lui, M. Eric Recoura (Directeur Grenoble Ville Ouverte) et M. Diego Fernandez-Varas ont présenté la politique d’hospitalité de la ville, son profil migratoire ainsi que les projets autour de la participation des citoyennes et les initiatives liées au climat et à la migration. La délégation a ensuite visité le siège de 3 associations citoyennes soutenues par la Maire de Grenoble et menant des actions concrètes dans le domaine de l’accompagnement et l’insertion des migrants : CUISINE SANS FRONTIÈRE (formation des personnes migrantes en cuisine pour leur insertion professionnelle); BEYTI (promotion de la culture arabe et cours de soutien en français); 3 AMIE (accompagnement des jeunes migrants pour l’obtention du CAP[1] dans le métier du bâtiment) ; APARDAP (parrainage des personnes migrantes pour l’obtention des titres de séjour et de logement sociaux). En fin de journée, la délégation a visité les « Jardins sans frontières », initiative citoyenne et migrante issue du budget participatif mis en place par la ville de Grenoble. Ce jardin est entretenu par les habitants de Grenoble (personnes migrantes et les natifs de Grenoble) et contribue à fournir en fruits, légumes et miel les associations d’aide aux personnes de la ville.

Les Dialogues territoriaux sur le climat et la mobilité humaine ont commencé le 30 juin et visaient à montrer l’action des autorités locales en première ligne sur les questions des migrations climatiques. La session a apporté un éclairage sur le rapport entre mobilité humaines et changement climatique et les différentes tendances de politiques et d’initiatives des autorités locales pour atténuer ou s’adapter aux changements climatiques. Cette session a connu la participation de Mme Pefi Kingi, de l’Association des femmes australiennes du Pacifique qui a salué la mobilisation des élus du monde sur l’urgence climatique. Ensuite, les collectivités territoriales ont apporté leur témoignage, ce fut le cas pour Mme Leila Abdel Youssef de la Municipalité d’Irbid (Jordanie), Victor Bahamonde, Région de Valparaiso, Colombie. Mme Harmonie Lecerf, Adjointe aux Solidarités de la ville de Bordeaux a mis en exergue la difficile conciliation entre la volonté d’accueil de certaines villes françaises et la politique hostile de l’État sur la question des migrations et aussi le manque de compétences et de ressources financières des collectivités locales.

Les collectivités locales africaines ont également contribué aux discussions avec l’intervention de Me. Wajdi Aydi, Adjoint au maire de Sfax qui a insisté sur la collaboration entre association et élus pour améliorer l’accueil des migrants, chemin que suit déjà la ville de Sfax. Hon. Etornam James Flolu, Jeune Maire du district d’Afadzato Sud (Ghana) et membre du réseau YELO (réseau des Jeunes Élus Locaux) de CGLU Afrique a parlé des effets du changement climatique sur sa ville et les mesures d’urgence qu’il a dû mettre en place (interdiction de l’abattage des arbres, campagne de reboisement des sols).

L’après-midi s’est poursuivi avec des discussions plus en profondeur sur les solutions développées par élus locaux et leurs partenaires sur leurs territoires. Le maire Adjoint de Gao, M. Ben Maouloud est revenu sur les difficultés que connait sa ville malgré l’implication des populations locales. L’ensablement des points d’eau, l’avancée du désert couplés à la situation sécuritaire dans la région Afrique de l’Ouest rend difficile la protection des droit humain. C’est aussi le même témoignage qu’on a pu entendre du côté du Nigeria, par le Maire de Lere, un des plus jeunes maires du Nigéria, Hon. Abubakar Buba. Grâce à ses élus locaux, la ville située sur un territoire semi-aride, organise sa résilience et travaille aux solutions d’adaptation aux changement climatique.

Pour la suite des activités, les élus africains ont pris part à d’autres rencontres :

  • Rencontres de type informative : Présentation du Forum OIDP et célébration Capitale Verte Européenne (décembre 2022) ; Présentation du Congrès mondial de CGLU à Daejeon, de la campagne mondiale « 10, 100, 1000 Villes et Territoires des droits humains pour 2030 » (octobre 2022) ; Présentation de l’Anvita et l’Alliance migration
  • Ateliers de discussion : Le Maire Adjoint de Gao, M. Ben Maouloud et le Maire Adjoint de Sfax, Me. Wajdi Aydi, ont pris part aux échanges sur le débat « Pour une meilleure politique d’accueil : comment organiser la collaboration entre les autorités locales et la société civile ? ».

Document reliés à l’activités

Programme Fr & Ang

WebTV des jeunes sur migration climatique

Youtube : https://www.youtube.com/watch?v=WEW5vqUeQRM

[1] Certificat d’Aptitudes professionnel)

Lupita Nyong’o : Ambassadrice de bonne volonté du sommet Africités 9 (COMMUNIQUE DE PRESSE)

La 9éme édition du Sommet Africités est prévue du 17 au 21 mai 2022 à Kisumu au Kenya. La rencontre placée sous le Haut Patronage de Son Excellence, Uhuru Kenyatta, Président de la République du Kenya a pour thème : « Le rôle des villes intermédiaires d’Afrique dans la mise en œuvre de l’Agenda 2030 des Nations Unies et de l’Agenda 2063 de l’Union africaine ».

Pour la première fois, le sommet Africités aura une ambassadrice de bonne volonté : Mme Lupita Nyong’o, actrice kényane oscarisée, star du film “Black Panther” et de sa suite à venir “Black Panther : Wakanda Forever”. L’un des objectifs de cette édition est de mobiliser la diaspora africaine et afro-descendante pour entamer le voyage vers la renaissance africaine avec leurs concitoyens restés sur le continent, ainsi qu’avec toutes les personnes de bonne volonté intéressées au développement, à l’intégration et l’unité de l’Afrique.

Organisé tous les 3 ans sur une durée de 5 jours, alternativement dans les différentes régions d’Afrique, le Sommet Africités est le plus grand rassemblement démocratique organisé sur le continent africain. Cet événement phare de Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) organisé en partenariat avec le Gouvernement du Kenya, le Conseil des Gouverneurs du Kenya (CoG) et le Comté de Kisumu va pour la toute première fois se tenir dans une ville intermédiaire.

Voir le Spot officiel du sommet Africités 9 ici

Découvrez Kisumu en vidéo ici

Faites votre accréditation presse  ici.

Consultez le kit  média ici.

Retrouvez toutes les informations : Présentation / Programme / Intervenants sur : www.africities.org

 

Contact presse : Gaëlle Yomi : media@africities.org

Caucus Régional Afrique Australe de CGLU Afrique : Les Collectivités Territoriales de la région ont choisi leur représentant dans les instances de gouvernance de CGLU Afrique et exprimé leur rejet de la xénophobie (COMMUNIQUÉ DE PRESSE)

 

Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) a organisé son caucus régional pour la région de l’Afrique Australe à Pretoria (Afrique du Sud), les 14 et 15 mars 2022 au Capital Menlyn Maine Hotel.

9 des 10 pays de la Région ont participé à la réunion organisée en collaboration avec l’Association des Gouvernements Locaux d’Afrique du Sud (SALGA). Ces pays étaient représentés par les Présidents et Secrétaires Permanents des Associations Nationales des Collectivités Territoriales, ainsi que les Présidents des sections pays du Réseau des Femmes Elues Locales d’Afrique (REFELA), et un représentant des jeunes élus qui devraient faire partie du Réseau des jeunes élus locaux (YELO).

La cérémonie a vu la présence de Mme Thembisile Nkadimeng , Ministre adjointe, chargée de la Gouvernance coopérative et affaires traditionnelles (CoGTA); Cllr Bheki Stofile , Président de SALGA ; M. Jeffrey Sibisibi , Président de l’Association des Autorités Locales du Botswana (BALA) également Vice-Président de CGLU Afrique pour la Région Afrique Australe ; M. Joe Ager, Représentant du Gouverneur du Comté de Kisumu au Kenya ; et M. Jean Pierre Elong Mbassi , Secrétaire Général de CGLU Afrique.

Pour ce cinquième et dernier d’une série de caucus régionaux organisés en préparation de la 9ème édition du Sommet Africités qui se tiendra du 17 au 21 mai 2022 à Kisumu au Kenya, les membres ont bénéficié d’une séance d’information intensive portant sur l’Agence Territoriale Afrique (ATA), un organe ad hoc destiné à faciliter l’accès des collectivités territoriales au marché financier. La session portant sur ATA s’est tenue en mode hybride et a donné aux autorités locales d’autres régions africaines l’opportunité de participer aux discussions. Un appel a été lancé pour mobiliser les collectivités territoriales volontaires à faire partie du Club des membres fondateurs de l’ATA, dont la réunion est envisagée dans le cadre du prochain Sommet Africités à Kisumu. Les Membres Fondateurs de l’ATA sont les 100 gouvernements infranationaux et locaux qui se sont portés volontaires pour participer à la société coopérative ATA en apportant 100 000 euros chacun afin de collecter 10 millions d’euros qui représenteront 50,1% du capital de l’ATA, ce qui en fait un outil contrôlé par les bénéficiaires des activités de cette société coopérative.

Le caucus a également abordé les priorités politiques dont la Région Afrique australe souhaite débattre lors des travaux d’Africités. Les participants au caucus ont également discuté et convenu des questions clés que les dirigeants des collectivités territoriales de la région de l’Afrique australe proposent de poser aux ministres et aux partenaires au développement afin d’améliorer leur capacité de prestation, et en particulier pour la mise en œuvre des ODD de l’Agenda 2030 et de l’Agenda 2063 dans les villes intermédiaires d’Afrique. Les dirigeants des collectivités territoriales de la Région ont également discuté de leur contribution aux événements spéciaux qui se tiendront pendant le Sommet, à savoir : la Journée du climat ; la Journée de la Diaspora ; la Journée de la Culture ; la Journée Numérique ; la Journée du Développement Urbain ; la Journée du Logement ; la Journée de la Femme ; la Journée de la Jeunesse ; et le Forum Africités de l’Investissement. Le caucus régional a également demandé que soit lancée une réflexion à Africités à Kisumu sur le rôle des villes et territoires dans la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine ( ZLECAf ).

En outre, les participants ont publié une déclaration ferme contre la xénophobie. “Nous, les dirigeants des gouvernements locaux infranationaux d’Afrique australe réunis à Pretoria, République d’Afrique du Sud, sous les auspices de Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique), l’organisation panafricaine des collectivités territoriales, observons avec inquiètent les actions croissantes sans précédent et inacceptables contre les migrants menées dans le pays et d’autres sont prévues dans les semaines à venir ». ( Lire la déclaration complète ici ).

L’autre objectif du caucus était également de désigner les candidats de la Région Afrique Australe aux instances dirigeantes de CGLU Afrique, de REFELA, et  de YELO à élire lors des Assemblées Générales de ces entités prévues lors du Sommet Africités en mai 2022 à Kisumu, au Kenya. La région Afrique australe a désigné ses 9 candidats pour siéger au Conseil panafricain des collectivités territoriales, qui compte 45 membres au total (9 par région) ; ses 3 candidats pour siéger au Comité Exécutif de CGLU Afrique, qui compte 15 membres au total (3 par région), et son candidat à la Présidence de CGLU Afrique, qui compte 5 membres, (un Vice-Président par région). Le même processus a été suivi pour REFELA et YELO. Le caucus a également désigné le candidat de la région pour faire partie des 5 membres de la commission de gestion financière de CGLU Afrique, et le représentant de la région à la Commission électorale mise en place pour superviser les opérations électorales pour chacune des entités ci-dessus (CGLU Afrique ; REFELA ; et YELO). Le caucus a également désigné le candidat de la région de l’Afrique australe pour briguer le poste de coprésident mondial de CGLU.

Voici les nominés dans les différentes instances de CGLU Afrique, REFELA, et YELO et CGLU Monde.

CANDIDATS DE LA REGION AFRIQUE AUSTRALE AUX INSTANCES DIRECTRICES DE CGLU AFRIQUE

CONSEIL PANAFRICAIN
  Organisation désignée Membre suppléant
1 Association des autorités locales du Botswana (BALA) Association des gouvernements locaux du Zimbabwe
2 Association des Gouvernements Locaux d’Afrique du Sud (SALGA) Association des gouvernements locaux d’Eswatini
3 Ville de Kwe Kwe ANAMM  – Associação Nacional dos Municípios de Moçambique
4 Association des autorités locales de Namibie (ALAN) Ville de Livingstone
5 Association des collectivités locales du Malawi (MALGA) Ville de Windhoek
6 Ville de Matsapha – Eswatini Association des autorités locales du Lesotho (LALA)
7 Ville de  Massinga – Mozambique Association angolaise des autorités locales
8 Association des autorités locales du Lesotho (LALA) Ville de Gaborone
9 Association des gouvernements locaux de Zambie (LGAZ) Ville d’Ethekwini (Durban)
Comité exécutif
1 Association des autorités locales du Botswana (BALA) Association des gouvernements locaux du Zimbabwe
2 Association des Gouvernements Locaux d’Afrique du Sud (SALGA).) Association des gouvernements locaux d’Eswatini
3 Ville de Kwe Kwe, Zimbabwe ANAMM  – Associação Nacional dos Municípios de Moçambique
Vice-président de la Région Afrique australe
Association des autorités locales du Botswana (BALA)
 
Comité de gestion financière
  Association des gouvernements locaux du Malawi (MALGA) Ville de Windhoek
Commission électorale
  Ville de Mbabane – Eswatini  
CANDIDAT À LA COPRÉSIDENCE Mondiale de CGLU
  Cllr Bhekhe STOFILE

Président – Association des Gouvernements Locaux d’Afrique du Sud (SALGA).)

 

Résultat du Caucus REFELA

Les 9 candidats de la Région Afrique Australe pour le Conseil Panafricain du REFELA

  Titulaire Suppléant
1 Municipio Mandlakazi (Mozambique) Assemblea BOANE (Mozambique)
2 Lobatse Town Council (Botswana) South East Council ( Botswana)
3  Otjiwarongo Municipality (Namibie) À confirmer
4 Lilongwe City (Malawi) À confirmer
5 Maseru City Council (Lesotho) Maseru City Council (Lesotho)
6 Lufwanyama District Council (Zambie) Shangombo (Zambie)
7 Lupane Municipality (Zimbabwe) Murewa (RDC )
8 Ezulwini Municipality (Eswatini) À confirmer
9 Ms. Flora Maboa Boltman (Afrique du Sud) Présidente de la Commission des femmes SALGA (Afrique du Sud)

Les 3 candidats de la région Afrique australe pour siéger au Conseil de REFELA

  Titulaire
1 Lobatse Town Council (Botswana)
2 Municipio Mandlakazi (Mozambique)
3 Lufwanyama District Council (Zimbabwe)

Candidats

  Vice-Président Régional du REFELA
1 Municipio Mandlakazi (Mozambique)
  Commission électorale
1 Ezulwini Municipality (Eswatini)

Résultat du Caucus YELO

Les 9 candidats de la région Afrique australe pour le Conseil panafricain de YELO

  Titulaire Suppléant
1 Chipata City (Zambie) À déterminer
2 Berea Kanana Council (Lesotho) À déterminer
3 Chegutu  (Zimbabwe) À déterminer
4 Blantyre (Malawi) À déterminer
5 Pigg’s Peak (Eswatini) À déterminer
6 À déterminer (Afrique du Sud) À déterminer
7  À déterminer (Afrique du Sud) À déterminer
8 À déterminer (Botswana) À déterminer
9 À déterminer (Namibie) À déterminer

Les 3 candidats de la région Afrique australe pour le Conseil de YELO

  Titulaire Suppléant
1 Chipata (Zambie) À déterminer
2 Chegutu (Zimbabwe) À déterminer
3 Blantyre (Malawi) À déterminer

 

  Vice-président régional de YELO
1 Chipata  (Zambie)

Contact presse:

Gaëlle Yomi : Tél : +212 6 10 56 71 45

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Déclaration des dirigeants des collectivités territoriales de la région Afrique australe contre la xénophobie

RÉSURGENCE DES SOULÈVEMENTS XÉNOPHOBES

Nous, les dirigeants des collectivités territoriales d’Afrique australe, réunis à Pretoria, République d’Afrique du Sud, sous les auspices de Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique), l’organisation panafricaine de gouvernements locaux et régionaux, observons avec une profonde inquiétude l’action croissante, sans précédent et inacceptable, menée contre les migrants dans le pays, avec d’autres prévues dans les semaines à venir.

Notant que les défis relatifs aux migrants légaux ou illégaux sont aussi divers et contestables que les questions relatives à la nation, au nationalisme et à la citoyenneté.

Conscients de l’objectif de l’Union africaine d’unir et de promouvoir la solidarité entre les Africains, tel qu’il est conçu dans la Charte de l’Organisation de l’Unité Africaine et tel qu’il est en fait épousé par l’Agenda 2063 de l’Union africaine ;

Reconnaissant la Charte de CGLU Afrique sur la migration adoptée lors du Sommet Africités de Marrakech, Maroc, le 21 novembre 2018.

Reconnaissant que la migration et le déplacement des populations sont des phénomènes historiques et globaux qui affectent la planète entière, y compris l’Afrique, où près de 50 millions de personnes sont considérées comme migrantes ou déplacées ;

Nous notons avec inquiétude et déception, les tensions latentes alimentées par une rhétorique de division qui cherche à exploiter les niveaux profondément ancrés d’inégalité, de pauvreté et de chômage affectant de nombreux Sud-Africains comme base pour justifier une campagne hostile organisée et illégale contre les étrangers.

En tant que membres unis de la région de l’Afrique australe, unis dans notre diversité, nous condamnons fermement et sans équivoque cette mobilisation qui dévore les valeurs sur lesquelles le continent est fondé.

Toutes les formes de violence xénophobe et de discrimination à l’encontre des migrants tant sur le continent africain que dans d’autres régions. A cet égard, tout fonctionnaire ou citoyen qui tient des propos racistes ou xénophobes à l’encontre des migrants ou qui est impliqué dans le trafic et la traite des êtres humains doit être immédiatement traduit devant les autorités compétentes ;

Nous plaidons pour

La solidarité entre les pays africains pour promouvoir la tolérance envers les personnes déplacées et le traitement humain de leurs compatriotes ;

L’arrêt des pratiques d’afrophobies qui divisent et qui tendent à faire des compatriotes africains d’autres pays africains des migrants indésirables ;

La coopération et le traitement digne des autres Africains migrants ;

La libre circulation des personnes sur le continent ;

Travailler ensemble pour sensibiliser la population générale aux défis auxquels sont confrontés les migrants en vue d’étendre l’aide humanitaire à ces personnes et d’éliminer les attaques xénophobes, en promouvant le respect et l’acceptation.