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LOME ACCUEILLE LE FORUM RÉGIONAL SUR LE :« RENFORCEMENT DE LA RESILIENCE ET AUGMENTATION DE L’AMBITION CLIMATIQUE DES COLLECTIVITÉS TERRITORIALES EN AFRIQUE »

Lomé, Togo. 09/06/2021/

Du 10 au 11 juin 2021 à Lomé (Togo), Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique), organise le Forum sur le : « 𝐑𝐞𝐧𝐟𝐨𝐫𝐜𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐫é𝐬𝐢𝐥𝐢𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐞𝐭 𝐚𝐮𝐠𝐦𝐞𝐧𝐭𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐥’𝐚𝐦𝐛𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐜𝐥𝐢𝐦𝐚𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐥𝐥𝐞𝐜𝐭𝐢𝐯𝐢𝐭𝐞́𝐬 𝐭𝐞𝐫𝐫𝐢𝐭𝐨𝐫𝐢𝐚𝐥𝐞𝐬 𝐞𝐧 𝐀𝐟𝐫𝐢𝐪𝐮𝐞 ». Ce Forum est organisé en collaboration avec le Gouvernement du Togo, l’Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA), la BOAD, le PNUD et Expertise France. Ce Forum entre dans le cadre des activités de la Convention des Maires pour le climat et l’énergie en Afrique subsaharienne (CoM SSA) et Expertise France. Il se tient sous un format hybride, en présentiel à l’hôtel du 2 février, et en ligne.

Le Forum est placé 𝐬𝐨𝐮𝐬 𝐥𝐞 𝐇𝐚𝐮𝐭 𝐏𝐚𝐭𝐫𝐨𝐧𝐚𝐠𝐞 𝐝𝐞 𝐬𝐨𝐧 𝐄𝐱𝐜𝐞𝐥𝐥𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐌. 𝐅𝐚𝐮𝐫𝐞 𝐆𝐧𝐚𝐬𝐬𝐢𝐧𝐠𝐛é, 𝐏𝐫𝐞́𝐬𝐢𝐝𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐑𝐞́𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐮 𝐓𝐨𝐠𝐨.

Le Forum fait suite aux efforts entrepris par la CoM SSA en matière d’accompagnement des collectivités territoriales dans la mise en œuvre des plans climat-énergie, et se veut un prolongement de ces efforts en vue de l’élaboration d’un portefeuille de projets climatiques portés par les collectivités territoriales et de leur accès à la finance climat.

À ce propos le Forum a pour objectifs de :

  • Faire adhérer l’ensemble des collectivités territoriales du Togo à la COM SSA
  • Renforcer l’approche collaborative à travers le dialogue structuré entre le niveau national et le niveau local dans le cadre de la territorialisation des Contributions Déterminées au niveau National (CDN) des pays de l’espace UEMOA ;
  • Définir un programme «Readiness» régional visant à renforcer les capacités des collectivités territoriales élaborer des portefeuilles de projets climat-énergie et à accéder à la finance climat dans l’espace UEMOA ;
  • Renforcer le plaidoyer pour la connexion entre l’agenda du climat, l’agenda de la biodiversité et l’agenda du développement ;
  • Définir une position commune des collectivités territoriales des pays de l’espace UEMOA.

Prendront part aux travaux les ministres, les institutions régionales, internationales, financières et partenaires au développement tels que :  l’UEMOA, la BAD, la BOAD, la BIDC, le PNUD, l’Union Européenne, le Fonds Vert Climat, la CCNUCC, l’OCDE et les Associations nationales de collectivités territoriales d’Afrique de l’UEMOA.

Au cours du Forum, il sera procédé au lancement de la démarche nationale d’accompagnement des villes signataires de la CoM SSA au Togo par Expertise France et ses partenaires du Ministère délégué en charge du Développement des Territoires.

 

Pour de plus amples informations, veuillez contacter :

Gaëlle YOMI : Tél : + 212 610 56 71 45

e-mail : gyomi@uclga.org

Jeanne ETIENNE : Tél : +228 92 47 41 60

e-mail :  jeanne.etienne@expertisefrance.fr

A Propos de :

CGLU Afrique : Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) est l’Organisation faîtière qui assure la représentation des collectivités territoriales d’Afrique. CGLU Afrique compte 51 associations nationales de collectivités territoriales et plus de 2 000 villes et collectivités territoriales adhérentes directes. À travers ses membres, CGLU Afrique représente plus de 350 millions de citoyens africains.

Site Internet de CGLU Afrique : www.uclga.org

CoM SSA : Lancée en 2015, la Convention des Maires en Afrique subsaharienne (CoM SSA) est un catalyseur majeur de l’action climatique locale dans la région, avec l’engagement politique de plus de 240 gouvernements locaux. Le but de CoM SSA est d’aider les gouvernements locaux à passer de la planification à la mise en œuvre, en mettant l’accent sur le déblocage du financement climatique au niveau local. Site Internet de CoM SSA : www.comssa.org

Prenez part à la conférence régionale sur les comptes régionaux

Dans le cadre des festivités du forum mondial des Nations Unies,  La coopération suisse, l’organisation Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) avec l’appui technique d’AFRISTAT  organisent une conférence régionale sur les comptes régionaux , les 9 et 10 juin 2021 de 9 h 00 à 11 h 00 GMT.

La coopération suisse, l’organisation Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) avec l’appui technique d’AFRISTAT ont convenu d’accompagner l’Institut National de la statistique (INSTAT) du Mali sur la production de comptes nationaux régionaux pilotes. Les trois régions choisies pour constituer la première vague d’expérimentation pour cet exercice sont : Mopti, Sikasso et Tombouctou. A l’issue de ce premier round d’élaboration de comptes nationaux de régions et si l’évaluation qui suivra s’avère positive, il sera envisagé de répliquer cette expérience aux autres régions du pays. Il apparaît utile de communiquer sur cette initiative afin de mieux la faire connaître et d’en saisir la portée en faisant intervenir les principales parties prenantes et mêmes les acteurs locaux.

Objectif général de la conférence

Mettre en exergue l’importance, pour un pays, de chercher à disposer de statistiques locales désagrégées.

Objectifs spécifiques

  • Partager la réflexion sur les enjeux et les défis liés à la production et à l’utilisation de statistiques locales pour un développement inclusif ;
  • Informer sur l’exercice d’élaboration des comptes nationaux régionaux en cours au Mali ;
  • Discuter des enjeux et des contingences liés à l’élaboration des comptes nationaux régionaux en général et particulièrement dans le contexte africain ;
  • Partager les expériences et les bonnes pratiques en matière de production de statistiques locales désagrégées et d’élaboration des comptes nationaux régionaux dans la sous-région

Consultez la note conceptuelle ici

Participez au forum régional sur: “Renforcement de la résilience et augmentation de l’ambition climatique des collectivités territoriales en Afrique”

Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique), Covenant of Mayors in Sub-Saharan Africa (CoM SSA) et leurs partenaires, ont le plaisir de vous inviter à prendre part au Forum régional UEMOA sur le : « 𝐑𝐞𝐧𝐟𝐨𝐫𝐜𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐫𝐞́𝐬𝐢𝐥𝐢𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐞𝐭 𝐚𝐮𝐠𝐦𝐞𝐧𝐭𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐥’𝐚𝐦𝐛𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐜𝐥𝐢𝐦𝐚𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐥𝐥𝐞𝐜𝐭𝐢𝐯𝐢𝐭𝐞́𝐬 𝐭𝐞𝐫𝐫𝐢𝐭𝐨𝐫𝐢𝐚𝐥𝐞𝐬 𝐞𝐧 𝐀𝐟𝐫𝐢𝐪𝐮𝐞 », qu’ils organisent du 10 au 11 juin 2021 à Lomé (Togo).

La rencontre est placée 𝐬𝐨𝐮𝐬 𝐥𝐞 𝐇𝐚𝐮𝐭 𝐏𝐚𝐭𝐫𝐨𝐧𝐚𝐠𝐞 𝐝𝐞 𝐬𝐨𝐧 𝐄𝐱𝐜𝐞𝐥𝐥𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐌. 𝐅𝐚𝐮𝐫𝐞 𝐆𝐧𝐚𝐬𝐬𝐢𝐧𝐠𝐛𝐞́, 𝐏𝐫𝐞́𝐬𝐢𝐝𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐑𝐞́𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐮 𝐓𝐨𝐠𝐨.

Organisé sous format hybride (en présentiel et en ligne), ce rendez-vous à pour but d’examiner les conditions à remplir pour amplifier l’investissement climat au sein des collectivités territoriales de l’espace UEMOA.  Il abordera spécifiquement les problèmes communs aux autorités en charge de la gestion des collectivités territoriales dans le domaine de l’action climatique, et explorera les mécanismes concrets permettant de faciliter l’accès desdites collectivités à la finance climatique, et notamment au Fonds Vert Climat, dans le cadre de la Territorialisation des Contributions Déterminées au niveau National (CDN) en Afrique.

Le forum servira également de cadre à l’atelier de lancement de la démarche nationale d’accompagnement des villes signataires de la CoM SSA au Togo.

Il enregistrera la participation de l’UEMOA, de la BOAD, de la BIDC, du PNUD, de l’Union Européenne et des associations nationales de collectivités territoriales d’Afrique de l’ouest.

Rejoignez-nous en vous inscrivant ici

La traduction sera disponible pour toutes les sessions en anglais et en français, et les travaux seront accessibles en ligne sur nos pages Facebook  et YouTube .

CGLU Afrique reste à votre disposition pour tout besoin d’informations complémentaires.

En cas de besoin, prière de nous envoyer un email à l’une des adresses suivantes : nbennani@uclga.org, gyomi@uclga.org.

La note conceptuelle  et le programme sont disponibles ici

Inscrivez-vous ici pour participer en ligne

Pam Belcher Taylor : Mai en action

La municipalité de Paynesville au Liberia fait partie de celle qui n’hésite pas à faire confiance à la gent féminine pour assurer le leadership de la mairie. Après Mme Cyvette M. Gibson qui a assuré la fonction de maire de 2012 à janvier 2018, c’est au tour de Mme Pam Belcher Taylor d’enfiler l’écharpe d’édile de la ville, suite à sa nomination en février 2018.

Paynesville est une banlieue à l’est de Monrovia, au Liberia. Elle est la plus grande ville du Libéria avec environ 320 000 habitants. En prenant les commandes de la ville, Mme Pam Belcher Taylor a dû s’attaquer prioritairement aux problèmes de la collecte des déchets. Trois mois après sa prise de fonction, l’équipe municipale a entrepris d’installer des bacs à ordures dans les zones stratégiques de la ville ainsi que des plaques signalétiques de sensibilisation. Elle a d’ailleurs présenté ces principales actions à ses pairs lors de la 3ème édition du Forum des Managers Territoriaux et des Instituts de Formation ciblant les Collectivités Territoriales en Afrique (FAMI), organisé par l’Académie africaine des collectivités territoriales (ALGA) de CGLU Afrique tenue du 10 -14 juin 2019 à Ifrane (Maroc).

La place des jeunes et de femmes occupent également un axe clé des priorités de Mme le maire. Ce 21 mai 2021, un des projets phare de son magistère a été lancée avec la construction de la librairie en faveur la jeunesse (Liberian Learning Center). Débuté en 2019 avec la collecte des fonds, le lancement des travaux de construction a servi de cadre pour permettre à l’équipe municipale d’expliquer son souhait de laisser l’ouvrage comme héritage aux générations futures.  Le Liberian Learning Center est un projet mené en collaboration par l’organisation caritative canadienne Empowerment Squared en partenariat avec le Rotary Club International, Paynesville City Corporation (PCC), Mc CallumSather et la bibliothèque publique de Hamilton.  “Comme nous le savons tous, les bibliothèques aident à développer le vocabulaire des élèves, à améliorer leur compréhension et à développer l’habitude de lire en silence“, expliquait déjà Pam Taylor en 2019 lors du démarrage du projet.

Au cours de ce mois de mai 2021, une autre action dans le domaine de l’éduction a été mis en œuvre par l’édile locale en partenariat avec la Fondation Orange et  EDU Care Liberia, avec le lancement de l’initiative Orange Digital Schools dans la ville de Paynesville. Sept écoles vont bénéficier de ce projet. Chaque école a reçu un kit contenant : 50 tablettes, 50 étuis pour tablettes, 50 casques, 10 adaptateurs multiprises, 2 étuis anti-poussière avec cadenas, 1 projecteur et 1 écran de projecteur, 1 haut-parleur Bluetooth, 1 système d’énergie solaire et 2 serveurs Raspberry avec des milliers de matériel éducatif gratuit. Le projet offre aux enfants qui n’ont pas de livres et pas d’internet un accès numérique à l’éducation pour l’égalité des chances et l’inclusion numérique. S’exprimant brièvement dans l’une des écoles bénéficiaires (Vine International Bilingual Christian School), le maire Taylor a encouragé les jeunes qui sont les futurs dirigeants à profiter de cette opportunité et à apprendre au maximum de leurs capacités.

Misant sur la proximité avec les populations, Mme Taylor a donné le coup d’envoi du match de foot de l’équipe de la ville Muscat FC le 7 mai dernier.

A noter qu’en 2019, Mme Pam Belcher-Taylor a fait adhérer sa ville à la ’Campagne des villes africaines à zéro tolérance face aux violences faites aux femmes et aux filles’’,  portée par le Réseau des Femmes Elues Locales d’Afrique (REFELA).  Paynesville faisait partie des premières villes adhérentes.

Bio Express 

La maire Pam Belcher-Taylor est née en 1963 en République du Liberia, où elle a grandi et fait ses études primaires et secondaires. Elle a poursuivi ses études aux États-Unis, où elle a obtenu un diplôme universitaire en gestion des affaires et un diplôme professionnel en cosmétologie. Mme Taylor est retournée à l’école en 2010 et a étudié la biologie et obtenu un diplôme professionnel en aménagement paysager. Elle a été nommée maire de la ville de Paynesville en février 2018. En 1998, le maire Taylor a été embauché en tant que coordinateur international pour le bureau de la Première Dame de la République du Liberia, la même année, elle a fondé le Elijah’s Hair Studio à Monrovia, au Liberia. En 2006, elle a travaillé en tant que coordinatrice adjointe de projet pour le programme d’aide à l’Afrique à Monrovia, au Liberia. Mme Belcher-Taylor a été présidente de l’Association des producteurs d’eau du Liberia, membre du Liberia Copyright Board, membre de l’Association des fabricants de la CEDEAO et membre de l’Ordre de l’Eastern Star. Le maire Belcher-Taylor est marié à Boimah S. Taylor et ensemble ils ont quatre enfants.

Suivez l’actualité de Mme le maire sur la page Facebook de la municipalité ici .

Sources

Source 1 

Source 2 

Source 3 

Source 4 

Source 5 

« Les Villes et Collectivités Territoriales Africaines au cœur de la reprise économique et financière post-COVID : Le rôle de l’Agence Territoriale Afrique (ATA) »

 

Le 26 mai 2021, CGLU Afrique a organisé un webinaire sur le thème : « Les Villes et Collectivités Territoriales Africaines au cœur de la relance économique et financière post-COVID : Le rôle de l’Agence Territoriale Afrique (ATA) ».

L’ouverture officielle a été faite par le Général Mahmoud Shaarawy, Ministre du Développement Local de la République Arabe d’Egypte.  Plus de 150 participants  comprenant les élus (maires et présidents de région), les membres des institutions financières ( BAD), les Directeurs financiers des collectivités territoriales, les Secrétaires Généraux des villes, les Directeurs des services techniques, les Secrétaires exécutifs des associations nationales de collectivités territoriales, les cadres et directeurs des services des Impôts et du Trésor, et les responsables des directions nationales de la décentralisation des collectivités territoriales ainsi que les responsables de la planification du développement au niveau national.

Des échanges productifs se sont tenus autour du partage d’expérience des différents acteurs des 5 régions du continent sur l’impact du COVID-19 sur les capacités financières des collectivités territoriales et le rôle que jouerait l’Agence Territoriale Afrique dans la mise à disposition de ressources additionnelles du marché financier et assurer une relance du système financier plus viable.

Ils découlent des travaux que les collectivités territoriales du continent sont résolues à adhérer au processus de mise en œuvre de l’Agence Territoriale Afrique (ATA) qui leur permettra aux d’avoir accès au marché financier de manière collégiale.

Les prochaines étapes proposées incluent l’enrôlement de plus de membres dans la coopérative qu’est l’ATA afin d’atteindre 100 membres ou plus.  Les associations nationales des collectivités territoriales et les villes ont été invité à : 1) Saisir les opportunités de financement mis en place par la BAD en faveur des collectivités territoriales,   2) Organiser des échanges entres elles et avec leur gouvernement sur les voies et moyens pour renforcer les capacités des collectivités territoriales pour accéder au marché financier.

Suivre les différents échanges ici

Consultez la brochure de présentation de l’ATA ici .

CELEBRATION DE LA JOURNEE DE L’AFRIQUE : LES JEUNES INVITES A BATIR ACTIVEMENT L’AFRIQUE DE DEMAIN

L’Institut des Etudes Africaines de l’université Mohammed V de Rabat en partenariat avec CGLU Afrique a organisé un séminaire le mardi 25 mai 2021, à l’occasion de la célébration de la Journée de l’Afrique.  Placée sous le thème : « Economie culturelle et créative, levier de développement durable », la rencontre tenue sous format hybride, en présentiel, au siège de l’Institut des Etudes Africaine de Rabat et en ligne via la plateforme zoom, a enregistré la participation d’une centaine de personnes.

L’ouverture officielle du séminaire a été ponctuée par les allocutions de :  M. Mohammed Rhachi, Président de l’Université Mohammed V de Rabat, M. Jean Pierre Elong Mbassi, Secrétaire Général de CGLU Afrique, SEM L’Ambassadeur du Cameroun au Maroc, Mouhamadou Youssifou, Doyen du Corps Diplomatique au Maroc.

Ils ont souligné l’importance pour les jeunes africains de prendre la place qui est la leur, dans leur maison qui est l’Union Africaine pour la construction de l’Afrique de demain. « Beaucoup de nos jeunes doutent de l’Afrique. Les jeunes africains doivent inverser leur regard par rapport à l’Afrique. Il faut que les jeunes africains se perçoivent bien. Nous sommes ici pour inviter les jeunes d’Afrique à habiter ce slogan « l’Afrique que nous voulons » a indiqué M. Mbassi.  « C’est la 58e édition de la célébration de la journée de l’Afrique, pour nous, c’est un devoir de mémoire à l’endroit de la jeunesse africaine pour leur rappeler tout le combat que les pères fondateurs des états africains ont eu à mener pour libérer le continent africain du joug de la colonisation. C’est également un moment de réflexion pour penser l’avenir et le devenir du continent africain. Nous sommes des africains, nous devons nous enraciner dans notre culture avant de nous ouvrir sur le monde. Aucun développement aussi durable et aussi complet soit –il ne peut être durable que s’il s’appuie un substrat culturelle endogène », a expliqué SEM Mouhamadou Youssifou.  « Ce thème met en exergue une année riche de promesse pour l’économie créative. L’université Mohammed V dispose d’un atout culturel non négligeable avec un effectif de près de 90.000 étudiants dont plus de 2000 originaires des pays africains, voisins et amis », a souligné M. Mohammed Rhachi.

Des étudiants, représentants chacune des régions du continent ont participé activement aux échanges et adressé des messages créatifs pour « L’Afrique qu’ils veulent ».

La rencontre a été ponctuée par deux panels de discussions :

Panel 1 : Activités culturelles et créatives et attractivité des territoires : quelles perspectives d’émergence ? 

Avec comme intervenants :

– M. Mohamed Mbarki, Directeur Général de l’Agence de l’Oriental, Maroc.

– Dr. Najib Kettani, Expert en Développement, Président de Organisation Maroc Afrika, Cultures & Développements, Maroc

– M. Ibrahima Wane, Professeur des civilisations africaines à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, Directeur de la Formation Doctorale des Études Africaines, Sénégal

-M. Saliou Ndour, Spécialiste des industries culturelles, Professeur à l’Université Gaston Berger à Saint Louis, Sénégal.

– Mme Hanane Baali, Professeur à l’Institut des Etudes Africaines, Université Mohammed V de Rabat, Maroc.

Le second panel a porté sur : Développement des métiers culturels, des arts créatifs et du design en Afrique : quelles stratégies pour quels impacts à l’ère du numérique ?

Avec comme intervenants :

– M. Raoul Rugamba, Fondateur de « Africa in Colors » et « Hobe Agency », Rwanda.

– M. Brahim El Mazned, Directeur Fondateur de Visa For Music, Directeur artistique du Festival Timitar des Musiques du Monde, Maroc.

– M. Mehdi Alaoui, Vice-président de l’APEBI, Fondateur de la startup Factory, Maroc.

– M. Mustapha Moufid, Directeur de la task force culture, migration, paix et sécurité, CGLU Afrique, Maroc.

– M. Mohamed Dafir El Kettani, Vice-Président de l’Université Mohammed V de Rabat chargé de la Gouvernance et du Système d’Information, et Directeur par intérim de l’Institut des Etudes Africaines, Maroc.

La modération a été assurée par :  M. Abdelkader Betari, Professeur à l’Institut des Etudes Africaines, Maroc et M. Gautier Brygo, Directeur de communication CGLU Afrique et représentant de l’ONG Belge Echos Communication au Maroc.

Le Secrétaire Général de CGLU Afrique a émis le souhait d’institutionnaliser cette célébration avec l’IEA chaque 25 mai.

Pour rappel, cette journée coïncide cette année avec 3 évènements majeurs :

– L’Union Africaine a adopté, pour 2021, le thème « Arts, culture et patrimoine : un levier pour construire l’Afrique que nous voulons »,

– L’ONU a déclaré 2021 « Année internationale de l’économie créative au service du développement durable »,

– Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) a désigné la ville de Rabat « Capitale Africaine de la Culture ».

Suivez l’intégralité du webinaire ici.

L’album photo de l’évènement est disponible ici

Décentralisation & Climat : Mission conjointe CGLU Afrique et CCT de l’UEMOA au Togo

Du 27 avril au 1er mai 2021, une mission conjointe de CGLU Afrique et du Conseil des Collectivités Territoriales de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (CCT/ UEMOA), a été effectuée à Lomé au Togo. La mission avait pour objectif de mobiliser les partenaires intervenant dans le domaine de la décentralisation, de l’action climatique et des collectivités territoriales au Togo en vue de leur contribution et participation au Forum sur le renforcement de la résilience et l’augmentation de l’ambition climatique des collectivités territoriales en Afrique prévu du 10 au 11 juin 2021 à Lomé. Ce Forum international est organisé en collaboration avec la Commission de l’UEMOA dans le cadre de la Convention des Maires pour l’Afrique subsaharienne (CoM SSA) qui appuie les collectivités territoriales à préparer des plans climat-énergie mais aussi à accéder à la finance climatique.

La délégation de CGLU Afrique était composée de Mme Macoura Dao, Maire de Foumbolo, Côte d’Ivoire, Présidente du Réseau des Femmes Élues Locales d’Afrique (REFELA), M. Jean Pierre Elong Mbassi, Secrétaire Général, CGLU Afrique, M. Mohamed Nbou, Directeur du Département Climat, Biodiversité et Systèmes Alimentaires, CGLU Afrique et Mme Nisrine Bennani, Assistante au Département Climat, Biodiversité et Systèmes Alimentaires, CGLU Afrique. L’équipe du CCT de l’UEMOA était composée de Mme Aminata Sy, Directrice de l’Aménagement du Territoire, Commission de l’UEMOA, M. El Hadj Malick Diop, Président de la Commission Économique et Financière, CCT/UEMOA, et M. Eric Talardia Kondia, Expert technique Principal, Programme de Coopération Transfrontalière Locale (PCTL), CCT/UEMOA.

Des  séances de travail se sont tenues avec son Excellence Monsieur Payadowa Boukpessi, Ministre d’Etat, Ministre de l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et du Développement des Territoires; Professeur Dodzi Komla Kokoroko, Ministre des Enseignements Primaire, Secondaire, Technique et de l’Artisanat, Président de l’Université de Lomé, Monsieur Edjeba Antoine Ministre Délégué auprès du Ministre d’Etat,  Ministre de l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et du Développement des Territoires ; Monsieur Kamal Alao Adjayi, Maire de la Commune Golfe 3 à Lomé , mais aussi  avec la délégation de l’Union Européenne, le PNUD Togo, la BOAD, la Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC), la Faîtière des Communes du Togo (FCT) et avec REFELA-Togo.  Deux conventions de partenariats ont été signées entre CGLU Afrique et l’Université de Lomé et entre CGLU Afrique et le BIDC.

Le Forum doit permettre aux collectivités territoriales de l’espace UEMOA de préparer leurs contributions à la Rencontre des Maires et Elus des Collectivités Territoriales prévue dans le cadre de la COP 26 qui va se tenir à Glasgow (Ecosse) en novembre 2021. Un des résultats que CGLU Afrique souhaite avoir à l’issue du Forum est la définition d’un programme Readiness pour l’accès des collectivités territoriales de l’espace UEMOA au Fonds Vert Climat, grâce à l’appui de son partenariat avec la BOAD qui est une entité accréditée au Fonds Vert Climat.

A l’endroit du Ministre de l’Administration Territoriale, le Secrétaire Général  de CGLU Afrique a plaidé afin que le Togo figure parmi les signataires de la Charte Africaine des Valeurs et Principes de la Décentralisation, de la Gouvernance Locale et du Développement Local adopté par les chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union Africaine lors de leur conférence tenue à Malabo, Guinée Equatoriale en juin 2014 et que la faîtière des Communes du Togo soit considérée comme une entité publique, et non pas une organisation non gouvernementale relevant de la loi sur les associations.

Rencontre avec la Délégation de l’Union Européenne

La séance de travail avec la Délégation de l’Union européenne a eu lieu le 28 avril 2021. Les échanges avec M. Joaquim Tasso Vilallonga, Ambassadeur Chef de Délégation de l’UE au Togo ont fait ressortir que les consultations conduites entre le gouvernement et les acteurs togolais et l’Union européenne ont abouti au choix de trois axes prioritaires pour la coopération européenne au Togo : 1. Le développement humain ; 2. L’agriculture et l’agro-business ; 3. La paix et la sécurité, dont la politique de la décentralisation constitue un élément essentiel. Par ailleurs trois programmes phares sont retenus pour le Togo dans le nouveau cycle 2021-2027 de la coopération européenne dans le cadre de l’Équipe Europe (Team Europe), à savoir : 1. La décentralisation : 2. Les énergies renouvelables ; 3. L’accompagnement des PME/PMI, notamment dans le domaine agricole et agroalimentaire. Les projets éligibles au programme de coopération européenne au Togo  seraient appréciés suivant trois marqueurs : a) un marqueur genre  (85% des projets proposés au financement de la coopération européenne seraient appréciés suivant leur impact sur les femmes) ; b) un marqueur changement climatique (au moins 50% des projets présentés au financement de la coopération européenne seraient appréciés suivant leur contribution à l’atténuation des émissions de gaz à effet de serre, et à l’adaptation au changement climatique) ;  c) un marqueur création d’emplois pour les jeunes de (au moins 50% des projets seront analysés suivant leur impact sur l’emploi créé ou maintenu pour les jeunes pour être éligibles au financement de la coopération européenne).

Les autres acteurs rencontrés, à savoir le PNUD, BOAD, BIDC, et Expertise France, ont exprimé leur volonté à prendre part au Forum sur le renforcement de la résilience et l’augmentation de l’ambition climatique des collectivités territoriales en Afrique prévu du 10 au 11 juin 2021 à Lomé.

La séance de travail avec la faîtière des Communes du Togo et REFELA-Togo s’est tenue le 29 avril 2021. Mme Yawa Kouigan, Maire de la Commune Ogou 1 d’Atakpame, Présidente de la FCT, était accompagnée par Mme Dede Akpedje Messan, Conseillère municipale dans la Commune Golfe 6 Baguida, Lomé, Présidente des Femmes Elues Locales du Togo et par M. Koumtchane Siangou, Secrétaire permanent de la FCT. La Présidente de la FCT a exprimé un grand intérêt à faire adhérer ses 117 membres à la Convention des Maires pour le Climat et l’Énergie en Afrique subsaharienne (CoM SSA).  La Présidente de REFELA a eu une séance particulière avec la Présidente de REFELA Afrique sur la stratégie de mise en œuvre des campagnes et du plan d’action de REFELA.

 

Signature d’une convention-cadre de Partenariat entre CGLU Afrique et l’Université de Lomé

Le 29 avril 2021 à l’Université de Lomé (UL) au Togo, le Professeur Dodzi Komla Kokoroko, président de l’UL et M. Jean Pierre Elong Mbassi, Secrétaire Général de CGLU Afrique ont procédé à la signature d’une convention-cadre de partenariat et de coopération entre CGLU Afrique et l’Université de Lomé. La convention sera mise en œuvre par le biais Centre d’excellence régional ville durable en Afrique (CERVIDA).

Dans son allocution, le Secrétaire Général de CGLU Afrique a expliqué que sans ressources humaines de qualité il n’y a point de développement durable. Le partenariat de CGLU Afrique avec l’Université de Lomé est signe de la reconnaissance de l’excellence des ressources humaines de cette université et explique pourquoi la faîtière continentale souhaite collaborer avec l’Université de Lomé pour accompagner les collectivités territoriales dans leur développement et l’exercice de leur mandat. La complexité des villes africaines appelle un regard nouveau et davantage porté par les acteurs desdites villes, notamment les jeunes ; ainsi qu’un effort d’innovations afin de proposer des paquets technologiques et les arrangements institutionnels et financiers adaptés au contexte des collectivités d’Afrique caractérisé par la croissance urbaine rapide et la modicité des moyens financiers et humains des collectivités publiques locales. Le défi est donc de taille. Mais il peut et doit être relevé. Et l’accord-cadre signé entre CGLU Afrique et l’Université de Lomé devrait contribuer à relever ce défi.

Dans son allocution conclusive à la cérémonie, le Président de l’Université a expliqué que la signature de la convention-cadre est à mettre en relation avec le Centre d’Excellence sur les Villes Durables de l’Université de Lomé. Il a insisté sur trois points d’accroche pour construire un partenariat agissant entre CGLU Afrique et l’Université de Lomé :

  1. Travailler au positionnement juridique des faitières des collectivités telles que le Faîtière des collectivités du Togo pour les reconnaître comme entité publique régie par le droit public ;
  2. Mobiliser les universitaires compétents et les jeunes étudiants en fin de cycle pour accompagner les collectivités territoriales dans l’exercice de leur mandat ;
  3. Promouvoir le renforcement des capacités des acteurs de la ville, et des espaces de collaboration entre ces derniers et les universitaires afin qu’ils se frottent aux réalités vécues concrètement au niveau de la gestion des territoires.

 

Renforcement des capacités de plus de 50 acteurs des collectivités territoriales en Economie Sociale et Solidaire (ESS)

Du 19 au 22 avril 2021, le GSEF (Forum Mondial de l’Economie Sociale) en partenariat avec CGLU Afrique par le biais de son Académie Africaine des Collectivités Territoriales (ALGA), ont organisés une formation de renforcement des capacités en Economie Sociale et Solidaire (ESS) à destination des élus locaux et organisations francophones.

La formation s’est déroulée en ligne sous le thème : « Une stratégie globale de co-construction des politiques publiques d’ESS pour une relance durable post COVID et un développement inclusif et durable des territoires ». Elle a permis d’outiller plus de 50 personnes issues de 15 Pays de 3 continents (Afrique, Europe et Asie). Ce fut 4 jours d’apprentissages et d’échanges enrichissants, de partage d’expériences et d’outils, de discussions passionnées, et de liens créés pour le développement de l’ESS dans les villes et territoires.

C’est en tout 4 ateliers, 4 Masters Classes, 2 séances d’échanges entre pairs et 3 visites de sites virtuels dont ont bénéficier les participants. Les participants ont apprécié la formation et sollicite le renouvellement de ce type de programme.

Pour M. Aboubakari SYLLA de la mairie d’Abobo, « Cette initiative a permis de nous frotter aux autres collectivités territoriales et aux autres acteurs que nous n’avions pas l’habitude de voir. En terme de coopération décentralisée ça nous ouvre des perspectives. Il est question pour nous de mettre en relation le coaching territorial et l’économie sociale et solidaire, parce que les réalités territoriales sont que les populations surtout en Afrique ont du mal à travailler en synergie avec les collectivités.  Dans la commune d’Abobo le coaching territorial nous a permis de rapprocher les populations ».

L’option d’établir une synergie avec le coaching territorial est également relevé par Madame Aminata Diop Samb, Directrice Générale du Fonds de Développement et de Solidarité Municipal (FODEM) de la ville de Dakar. « La formation nous a permis d’avoir une idée de tout ce qui tourne autour de l’écosystème de l’économie sociale et solidaire. Comme autre bonne pratique l’expérience du coaching territorial est a valoriser et serait bénéfique à associer dans le développement de l’ESS. La formation des entrepreneurs sociaux est aussi un levier à développer ».

La Secrétaire générale du GSEF, Mme Laurence Kwark et son homologue de CGLU Afrique, M. Jean Pierre Elong Mbassi ont pris l’engagement de mettre tout en œuvre pour offrir ce type de formation de manière régulière aux collectivités territoriales et leurs acteurs.

Dans son message de clôture Mme Kwark a lancé une invitation en direction du prochain forum mondial de l’ESS. « Nous avons été heureux d’organiser cette formation et vous remercions pour votre implication. Cette année le GSEF organise la 5e édition du Forum mondial de l’économie sociale et solidaire du 4 au 8 octobre 2021 à Mexico (Mexique) sous le thème : ‘Gouvernements locaux et économie sociale : co-création de voies pour une économie verte et inclusive’ ».

De son côté M. Elong Mbassi a souligné l’importance de l’ESS pour le continent africain. « Pour nous l’ESS est la réalité de l’économie africaine. Pratiquement 80% des acteurs de l’économie africaine travaille dans l’économie sociale et solidaire.  On reproche souvent à cette ESS d’être trop ensachée dans la société, mais cet ensachement est normal parce que lorsque vous supprimez cette ensachement-là vous vous éloigner de la société et vous considérez que cette économie est à part de la société.  L’ESS montre qu’il ne faut absolument pas cette déconnection et c’est tout à l’honneur du GSEF et tous les membres de l’ESS de porter haut ce drapeau.  La deuxième raison pour laquelle l’ESS est important pour nous, c’est que l’ESS est probablement une des meilleurs étapes d’initiation des jeunes qui passent du monde de l’éducation au monde de l’économie. Evidement ils peuvent tomber dans ce qu’on appelle l’informel. Le secteur informel ne donne pas d’emploi décent et ne fonde pas un espoir. Tout le contraire de l’ESS ».

 

L’ancienne maire de la capitale des Seychelles s’attaque au problème des enfants de la rue en Afrique

L’ancienne maire de Victoria, Jacqueline Moustache-Belle, a été nommée directrice du département Genre et Jeunesse (REFELA) de Cités et Gouvernements Locaux Unis Afrique. Le REFELA est le Réseau des Femmes Élues Locales d’Afrique créé en 2011 qui rassemble les femmes maires et élues locales du continent.  L’ancienne coprésidente de CGLU-Monde, qui était jusqu’à récemment chef du protocole présidentiel dans son île natale des Seychelles, commence son mandat le mois prochain.

Seychelles News Agency (SNA) s’est entretenue avec Mme Moustache-Belle à propos de sa nomination et de ses nouvelles responsabilités.

SNA : Tout d’abord, félicitations. Pouvez-vous nous expliquer en quoi consistera ce nouveau rôle ?

JMB : Je serai responsable de toutes les questions de genre et de jeunesse de CGLU Afrique sur le continent. En plus de mon rôle de directrice, j’aurai également une deuxième responsabilité qui est celle de secrétaire du REFELA, où je travaillerai directement avec le réseau pour coordonner toutes leurs activités sur le continent. Actuellement, CGLU Afrique a trois campagnes et en tant que directeur, ce sont les activités auxquelles je participerai.

La première est celle des villes africaines sans enfants vivant dans les rues, car nous pensons qu’aucun enfant, où que ce soit sur le continent, ne devrait être sans abri. La deuxième est celle des villes africaines à zéro tolérance face aux violences faites aux femmes. Le troisième est celle des villes africaines favorables à l’autonomisation économique des femmes. Ces trois objectifs sont d’égale importance, mais l’accent sera mis sur la campagne qui concerne les enfants des rues.

SNA : Ce sont trois campagnes ambitieuses. Qu’est-ce qui fait de vous la personne idéale pour ce poste ?

JMB : C’est un énorme défi, mais pas un défi impossible. Je ne vais pas le faire seule. Je travaillerai avec un groupe solide de femmes et vous savez qu’en tant que femme, notre instinct maternel est de protéger les enfants. Et dès que nous aurons mis en place le bon mécanisme et la bonne structure pour entreprendre cette campagne, je suis sûre que nous obtiendrons une réponse positive. Nous espérons que diverses organisations se manifesteront pour nous aider. Nous ne serons peut-être pas en mesure de les sortir tous de la rue, mais nous pourrons le faire pour la majorité d’entre eux. Il convient de noter que la marraine de cette campagne est la princesse Lalla Meryem du Maroc, qui défend les droits de l’enfant. Déjà avec l’implication de la famille royale marocaine, nous avons le soutien nécessaire pour faire de cette campagne un succès. Mon rôle est maintenant d’aller dans tous les pays africains et de parler à leurs gouvernements. Je leur exposerai notre plan et leur expliquerai pourquoi il est important de mener cette campagne, afin de les rallier à notre cause. Peut-être pourront-ils nous aider en nous fournissant des parcelles de terrain pour construire les maisons nécessaires aux enfants. Et bien sûr, il y a beaucoup de grandes entreprises et de riches particuliers sur le continent que nous espérons faire participer également. Une fois la construction terminée, nous nous concentrerons sur la formation de la main-d’œuvre – les employés de ces centres, les médecins, les psychologues, les psychiatres et tout le personnel qui gérera ces maisons et travaillera avec les enfants. Comme vous le savez, il existe de nombreuses raisons pour lesquelles ces enfants vivent dans la rue. Certains sont orphelins ou ont été maltraités par leurs parents, d’autres étaient membres de gangs ou enfants soldats. Nous avons donc besoin d’une équipe professionnelle forte pour travailler avec eux et leur donner une seconde chance.

 

SNA : Quel est le calendrier pour la mise en place de cette campagne ?

JMB : Il s’agira d’un projet continu, mais notre objectif initial est de sensibiliser au problème des enfants de la rue en Afrique dès que possible.

 

SNA : Vous venez d’un petit État insulaire et vous occupez un poste sur le continent. Comment avez-vous été choisi pour ce poste ?

JMB : Lorsque j’étais maire de Victoria, les Seychelles étaient représentées dans une ou deux associations internationales. Je me souviens qu’un de mes collaborateurs, Rassin Vannier, avait souligné l’importance d’assister à ces réunions et de veiller à ce que les Seychelles soient bien représentées, d’autant plus que mon prédécesseur était auparavant un membre exécutif et que nous devions assister aux réunions pour conserver notre position dans ces comités. Je me suis assuré d’être présente et j’ai fait entendre ma voix lors de ces réunions. J’ai ensuite été élu membre du comité exécutif de CGLU Afrique et j’ai travaillé aux côtés de maires de différentes régions du continent. Plus tard, les Seychelles se sont portées candidates au poste de président CGLU Afrique pour la région Afrique de l’Est. Nous avons fait beaucoup de lobbying et j’ai été élue vice-présidente pour l’Afrique de l’Est. Et par la suite, j’ai été la première femme maire à être élue coprésidente de CGLU-Monde aux côtés des villes de Guanzhou, Quito, Paris et le maire de Kazan en était le président. Le maire de Kazan en était le président. Cependant, en raison de l’agitation qui régnait dans son pays à l’époque, il ne pouvait pas assister à toutes les réunions et c’est donc moi qui le remplaçais la plupart du temps, ce qui m’a donné l’occasion de me mêler aux autres nationalités et de travailler avec elles. Et sans que je le sache, c’est au cours de ces sessions que j’étais observé et évalué.

SNA : Vous avez été évalué sur quoi exactement ?

JMB : Lorsque j’ai demandé quelles étaient les qualités recherchées, ils m’ont répondu les suivantes : intégrité, honnêteté, franchise et dignité. Dans les organisations où il y a beaucoup de lobbying, les gens peuvent être tentés de s’impliquer dans des pratiques de corruption. Cela n’a jamais été le cas pour moi. Je ne suis pas discriminatoire et je suis impartial. Je suis heureuse que le panel ait remarqué ces qualités chez moi, et j’ai été jugé et nommé sur cette base. En outre, il existe un certain niveau à partir duquel il n’est pas nécessaire de postuler pour le poste. C’est le poste qui vient vous chercher.

 

SNA : Vous allez prendre votre poste au début du mois prochain. Comment vous sentez-vous ?

JMB : Je suis prête à relever ce nouveau défi, mais je suis consciente qu’il s’agit d’une grande responsabilité. Je suis consciente du fait que je vais travailler avec des personnes originaires de 54 pays, aux origines, cultures, convictions politiques et religions diverses. J’ai voyagé dans beaucoup de ces pays, donc certains d’entre eux ne sont pas nouveaux pour moi. Je n’ai jamais été dans un endroit où je n’ai pas pu faire mon travail. Oui, certains pays sont plus faciles que d’autres. Mais ma philosophie dans la vie est que toutes les portes sont équipées d’un bouton, attendant d’être ouvertes et je peux ouvrir toutes les portes qui existent. De plus, la vie est un voyage et chacun d’entre eux vous mène à une destination différente avec une expérience différente. Je suis maintenant un enfant du monde travaillant pour mon continent. C’est un honneur et un privilège. Oui, c’est une tâche gigantesque, mais je n’y vais pas les mains vides. J’emporte avec moi la vaste expérience que j’ai acquise dans mon pays, qui a fait des progrès considérables dans les domaines du genre, de l’enfance et de la jeunesse. Je transmettrai ces connaissances et cette expertise au continent. Je suis donc fière des Seychelles.

Lire l’interview original en anglais ici.