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Appel à Consultation: Participation au Projet de Rédaction de La Charte des collectivités locales pour l’égalité de genres en Afrique ( Date limite : le 30 Septembre 2019)

Présentation

La présente consultation en ligne a pour dessein d’associer un plus grand nombre de personnes au projet de rédaction de la « Charte des collectivités locales pour l’égalité de genre en Afrique », qui s’inscrit dans la cadre de la mise en œuvre du « Pacte Europe-Afrique de Marrakech pour l’égalité locale » établit par REFELA-CGLU Afrique avec CCRE-Platforma-Section Europe et l’organisation mondiale CGLU, lors de la 8ème édition du Sommet Africités de Marrakech, (20 au 24 novembre 2018).

Cette consultation en ligne s’adresse aux gouvernements locaux d’Afrique, aux instances de CGLU Afrique et du REFELA, aux associations nationales des collectivités locales d’Afrique. Comme également, elle cible les organisations de la société civile, dont les associations des droits des femmes, les organismes nationaux d’Afrique et d’Europe, et toutes les personnes portant intérêt à la promotion de l’égalité de genre en Afrique et voulant s’associer par leurs idées et propositions à ce projet de rédaction de la charte.

Pour ce faire, cette consultation en ligne se base sur un questionnaire succinct (8 questions fermées, avec explications) et facile à administrer. Elle vise à recueillir des informations, des avis, des orientations et des conseils à prendre en considération lors de la rédaction de la charte, en vue d’aboutir à un projet de « Charte des collectivités locales pour l’égalité de genre en Afrique » rédigé de manière participative et concertée.

Soyez nombreux, Ms et Mmes les maires, élu-es locaux, représentant-es de la société civile, d’organismes nationaux et internationaux à répondre au questionnaire

veuillez trouver le questionnaire à complétez ici

(Mettre des croix selon vos réponses, et merci d’expliquer vos réponses)

Veuillez envoyer le questionnaire à l’adresse suivante : KDrissa@uclga.org / mghefrane@uclga.org ou possibilité d’envoyer par fax au numero suivant: +212 537 260 060

Possibilité de répondre en ligne aux liens suivants :
Français
Anglais

Construire une Afrique Locale qui ne laisse Personne en Marge

The Le thème de la Conférence des Journées européennes du développement de cette année #ThinkTwice fut axé sur la lutte contre les inégalités dans le contexte des objectifs de développement durable à l’horizon 2030. Le partenariat entre CGLU Afrique, Platforma, le CCRE, l’AIMF, le CLGF et CGLU a accueilli, pour la troisième année consécutive, un stand commun dans « The Global Village City Hall », représentant les gouvernements locaux et régionaux aux Journées européennes du développement 2019 (EDD19).
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Les prémices de la rédaction de la « Charte des collectivités locales pour l’égalité de genres en Afrique »

Le jeudi 4 juillet 2019 à la mairie de Paris (France), s’est tenue la première réunion du comité Europe- Afrique de rédaction de la « Charte des collectivités locales pour l’égalité de genres en Afrique ».

Cette 1ère réunion s’inscrit dans la cadre de la mise en œuvre du « Pacte Europe-Afrique de Marrakech pour l’égalité locale » adopté en novembre 2018 par les femmes maires et élues locales, durant la 8ème édition du Sommet d’Africités, et signé par le Réseau des Femmes Elues et leaders des collectivités territoriales d’Afrique (REFELA) de CGLU Afrique, le Conseil des communes et régions d’Europe (CCRE)-Platforma et l’organisation mondiale des gouvernements locaux et régionaux (CGLU).

La rencontre a été ouverte en présence M.  Pierre Aidenbaum, maire du 3ème arrondissement de Paris, M. Frédéric Vallier, Secrétaire Général du CCRE, Mme Dao Macoura Coulibaly, Présidente du REFELA, Mme Henriette Essame, Vice- Présidente REFELA pour la région Afrique centrale, Mme Irma Juliandres Harilalaina, Vice- Présidente REFELA pour la région Afrique de l’Est.

Les points à l’ordre du jour de la réunion étaient :

-La présentation du projet de démarche d’élaboration de la charte selon une approche participative,

-La Présentation du questionnaire pour la consultation en ligne,

–  La présentation de la Charte européenne ;

– Une discussion sur le projet de démarche et des questions clés ;

– L’adoption du calendrier des activités à venir ;

-Une brève présentation du congrès mondial de CGLU prévu du 11 au 15 novembre 2019 à Durban, Afrique du Sud.

Dans son allocution, Mme Macoura Dao présidente du REFELA a notamment souhaité voir la charte adoptée lors du congrès de Durban. « Le prochain rendez-vous important est le congrès mondial de CGLU en novembre 2019. Nous souhaiterions voir cette Charte finalisée d’ici la tenue de ce congrès pour qu’elle puisse être discutée et adoptée à cette occasion », a-t-elle déclaré.

La réunion modérée par M. Emil Broberg, Président de la commission permanente pour l’égalité de CCRE, et membre de l’association suédoise des autorités locales et régionales, a été marquée par des échanges fort pertinents et un partage d’information et de propositions qui ont enrichis la démarche de rédaction de la charte.

 

Le comité dont le nom a changé pour être mieux adapté à sa mission : le comité Afrique-Europe de consultation et d’appui à la charte, se donne comme mission de suivre et de soutenir la rédaction de la charte ; en soulignant que la charte doit être un produit africain. Les intervenants et intervenantes ont insisté sur le fait qu’il faudrait élargir la consultation des maires et des élus femmes et hommes des villes et collectivités d’Afrique pour leur participation dans ce processus de rédaction et pour garantir dès cette étape une meilleure information et communication sur la charte et lui permettre ainsi un meilleur ancrage une fois rédigée et adoptée.

Une des principales recommandations est de prendre le temps nécessaire pour la rédaction des premiers drafts de cette charte par le groupe de travail interne au REFELA CGLU Afrique et à soumettre dans le cadre de réunions du comité, voire d’ateliers et d’évènement tel que le 6ème congrès mondial de CGLU à la concertation pour leur enrichissement ; l’important étant d’aboutir à une version finale de cette charte conforme aux attentes des gouvernements locaux d’Afrique.

 

Le comité de rédaction a par ailleurs approuvé le projet de démarche d’élaboration de la « Charte des collectivités locales pour l’égalité de genres en Afrique »,  la plateforme de consultation en ligne et le calendrier des activités à venir du Comité sur la période 2019-2021.

Les principales étapes comprennent :

  • L’organisation d’une session durant le Congrès Mondial de CGLU à Durban (11-15 novembre 2019) par CGLU Afrique, en collaboration avec le CCRE et avec le soutien de CGLU, visant à présenter le Pacte et le plan de rédaction de la Charte, et favoriser l’émergence d’un débat au niveau international, en convoquant notamment la participation d’autres sections régionales de CGLU;
  • La prépareration, l’organisation et la réalisastion par le CCRE et CGLU Afrique, avec l’appui de CGLU, de la deuxième réunion de travail du Comité de rédaction et d’une session durant le Forum Europe-Afrique visant à présenter le Pacte et le projet de charte pour approbation (courant 2020) ;
  • La finalisation de la charte et la production d’un plan stratégique d’information, de diffusion et de plaidoyer pour l’adhésion et la signature de la charte;
  • La préparation, l’organisation et la réalisation par CGLU Afrique et le CCRE, avec le soutien de CGLU d’une session de présentation, d’information, de diffusion et de plaidoyer sur le Pacte, visant à inciter l’adhésion à la charte et à lancer le processus de signature de la Charte durant la 9ème édition Sommet Africités de CGLU Afrique au Kenya, (16-20 Novembre 2021).

Pour rappel, l’élaboration de la charte vise à répondre aux engagements pris par les élus locaux au niveau du Continent africain et à l’échelle internationale. En ce qui concerne entre autres : La déclaration solennelle sur l’égalité entre les hommes et les femmes en Afrique (2008), les principes et l’aspiration 6 de la vision 2063 de l’Union Africaine, l’Agenda 2030 sur les objectifs de développement durable (ODD), particulièrement l’ODD5 : parvenir à l’égalité des sexes en autonomisant les femmes et les filles d’ici 2030 ; Les engagements pris par le REFELA-CGLU Afrique et CCRE avec l’appui de CGLU, à traduire la Déclaration du Forum Europe-Afrique d’Abidjan (2017), en actions, principalement en matière d’égalité de genres au niveau local en Afrique. Une des conclusions du Forum était de travailler à renforcer le rôle des femmes dans la gouvernance des collectivités territoriales en Afrique, et d’élaborer une Charte des collectivités territoriales d’Afrique pour l’égalité des genres.

 

NB: “PLATFORMA ,  un projet cofinancé par l’Union européenne, est la coalition paneuropéenne de villes et de régions – et des associations qui les représentent – actives dans la coopération au développement”.

Pour de plus amples informations veuillez contacter :

Gaëlle Yomi : Tél : + 212 610 56 71 45

E-mail : gyomi@uclga.org

Appel à candidature pour une formation sur : La Promotion des Droits Humains, de la Démocratie et la Diversité au niveau local

L’Académie Africaine des Collectivités Territoriales (ALGA) de Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) procède au lancement de deux (02) sessions de Formation Internationale en Anglais et en Français sur : « La Promotion des Droits Humains, de la Démocratie et la Diversité au niveau local » qu’elle organise en partenariat avec l’Université de Graz (Autriche).

  • Session en Anglais: Kigali, Rwanda du 09 au 13 Septembre 2019
  • Session en Français: Ifrane, Maroc du 25 au 29 Novembre 2019 au Centre de Conférence Exécutif de l’Université Al Akhawayn

Ci-dessous la note conceptuelle ainsi que la fiche d’inscription à compléter et à renvoyer  aux adresses e-mails suivantes : lramilijaona@uclga.orgpdabire@uclga.org avec copie à najat_zarrouk@yahoo.fr.

Note conceptuelle.

Fiche d’inscription.

 

M. Léandre Nzue, nouveau président de CGLU Afrique, Mme. Macoura Dao , nouvelle présidente du REFELA

Les réunions statutaires de CGLU Afrique tenues au Caire du 17 au 21 juin 2019 ont été marquées par l’installation du nouveau président de CGLU Afrique en la personne de M. Léandre Nzue, maire de Libreville (Gabon) et l’élection de Mme Macoura Dao, comme présidente du Réseau des Femmes Elues Locales d’Afrique ( REFELA).

En effet, lors de l’ouverture de la 20ème session du Comité Exécutif de CGLU Afriqu le 18 juin, les membres ont reçu la profession de foi de M. Léandre Nzue, qui, en sa qualité de Maire nouvellement élu de Libreville, a été installé comme nouveau Président de CGLU Afrique pour la période 2019 à 2021, et a par conséquent présidé cette 20ème session du Comité exécutif.

Lors de son installation le président de CGLU Afrique s’est engagé à encourager l’unité et le dialogue, faciliter les investissements publics et privés, favoriser l’intégration des associations des collectivités territoriales pour une meilleure gestion des villes africaines d’ici à 2021.

Le 17 juin, s’est tenue la première réunion du Bureau du Réseau des Femmes Elues Locales d’Afrique (REFELA). En application du Règlement Intérieur de REFELA, Madame Macoura Dao,  Maire de Foumbolo en Côte d’Ivoire, Vice-Présidente de REFELA pour la Région Afrique de l’Ouest, a été élue Présidente de REFELA pour la période 2019-2021, en remplacement de Madame Célestine Ketcha-Courtes devenue membre du Gouvernement au Cameroun.

Dans son discours de remerciement Mme Dao a rappelé que le leitmotiv du REFELA est de promouvoir une plus grande participation des femmes dans la gouvernance des collectivités territoriales, et une meilleure prise en compte des préoccupations des femmes dans les politiques menées au niveau des villes et territoires.

Le communiqué final des réunions statutaires est disponible ici.

Le communiqué final de la réunion du REFELA est disponible ici.

La composition de la présidence  de CGLU Afrique est disponible ici. 

 

Capitales Africaines de la Culture : Séminaire « Action Territoriale pour une Décentralisation Effective »

La Maison de l’Elu de la Région Marrakech Safi a inauguré, le 24 juin 2019, le séminaire « Action Territoriale pour une Décentralisation Effective » qui réunit jusqu’au 30 juin, à Marrakech, les régions africaines partenaires de la Région Marrakech Safi. A cette occasion, Monsieur Ahmed Akhchichine, Président de la Région Marrakech Safi et Madame Aouatif Berdaï, vice-présidente de la Commune de Marrakech ont montré l’engagement de la Région Marrakech Safi et de la Commune de Marrakech et affirmé la dynamique qui les unit au comité d’organisation des Capitales Africaines de la Culture piloté par CGLU Afrique (Cités et Gouvernements Locaux Unis d’ Afrique), pour faire de Marrakech 2020 la première Capitale Africaine de la Culture. Le message se veut fort et clair : Marrakech est le fer de lance du développement et du resserrement des liens entre l’Afrique et le Maroc et cette ambition se démontre dans les partenariats et les opportunités que Marrakech et sa Région peuvent offrir à l’Afrique et au Maroc.

Lors d’une visite à l’hôtel de ville de Marrakech, Madame Aouatif Berdai, vice-présidente de la Commune de Marrakech a présenté Marrakech 2020 et appelé les délégations présentes à participer au programme. Au cours des discussions, un projet de convention de coopération entre la Commune de Marrakech et la Commune d’Agadez au Niger a été avancé. La Commune de Marrakech comme la Région de Marrakech souhaitent faire de cette année Capitale « une année festive pour l’Afrique, le Maroc et Marrakech ». C’est en ces termes que le Président de la Région Marrakech Safi, Monsieur Ahmed Akhchichine s’associe à l’invitation de la Commune de Marrakech pour que les villes et les territoires partenaires de Marrakech et de sa Région se joignent au processus de Marrakech 2020 et aux Capitales Africaines de la Culture « Pour des villes, territoires et leurs sociétés civiles, Agissant en réseau dans une dynamique continentale, durable, inclusive et solidaire ».

Télécharger le communiqué ici. 

Communiqué de presse -Réunions des organes statutaires CGLU Afrique (Le Caire, Egypte)

A l’invitation du Ministère du Développement Local de la République Arabe d’Egypte, Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) a tenu ses premières réunions statutaires les 17 et 18 juin 2019 à l’hôtel Conrad au Caire, Egypte, après l’assemblée générale de l’organisation qui a eu lieu à Marrakech au Maroc, le 23 novembre 2018. 

Les réunions statutaires de CGLU Afrique comprenaient la première réunion du Bureau des Femmes élues et leaders des gouvernements locaux et infranationaux en Afrique (REFELA) ; et la 20ème session du Comité exécutif de CGLUA Afrique. 

Ces réunions ont été officiellement ouvertes par le Général Mahmoud Shaarawy, Ministre du Développement Local d’Egypte, en présence du Général Khaled Abdel Aal, Gouverneur du Gouvernorat du Caire, et de M. Mohamed Boudra, Vice-Président de CGLU Afrique pour la région Afrique du Nord. 

La réunion du Bureau du REFELA a examiné et adopté le Plan d’action du REFELA pour la période 2019-2021, en mettant l’accent sur ses trois principales campagnes : la Campagne des villes africaines sans enfants vivant dans la rue ; la Campagne des villes africaines à zéro tolérance à toutes les formes de violence contre les femmes et les filles ; et la Campagne des villes africaines favorables au renforcement du pouvoir économique des femmes.

La réunion a également élu une nouvelle Présidente du REFELA en la personne de Mme Dao Macoura, Maire de Foumbolo en Côte d’Ivoire, et Vice-Président du REFELA pour la région Afrique de l’Ouest. Mme Macoura remplace Mme Célestine KETCHA épse COURTES qui a été nommée ministre du gouvernement de la République du Cameroun. La réunion du Bureau du REFELA a aussi élu Mme Mboula, épse Essame Elise Henriette, Maire de la Commune d’Arrondissement 3 de Nkongsamba et Présidente de la section nationale du REFELA au Cameroun, Vice-présidente du REFELA pour la région Afrique Centrale. 

Le Bureau du REFELA a ensuite félicité et installé la section nationale du REFELA en Egypte et sa Présidente, Madame Manal Awad Mikhail, gouverneure, gouvernorat de Damiette (Egypte).

Le Bureau du REFELA a également accueilli favorablement la proposition d’inclure les membres du Bureau du REFELA parmi les candidats africains à élire au Conseil Mondial de CGLU lors du prochain Congrès Mondial de CGLU prévu du 11 au 15 novembre 2019 à Durban, Afrique du Sud ; et aussi d’inclure la Présidente du REFELA parmi les candidats africains pour siéger au Bureau Exécutif Mondial de CGLU.

A l’ouverture de la 20ème session du Comité Exécutif de CGLU Afrique, les membres ont d’abord reçu la profession de foi de M. Léandre Nzue, qui, en sa qualité de Maire nouvellement élu de Libreville, a été installé comme nouveau Président de CGLU Afrique pour la période 2019 à 2021, et a par conséquent présidé cette 20ème session du Comité exécutif. 

Le Comité Exécutif a examiné les rapports financiers de l’organisation, y compris l’exécution du budget ainsi que les comptes vérifiés pour l’exercice 2018. Il a également invité les membres à honorer leurs obligations en matière de cotisations afin de renforcer l’organisation et lui permettre de mettre en œuvre son plan d’action. A l’issue de ces délibérations, les membres du Comité Exécutif ont approuvé les comptes et donné quitus au Secrétaire général pour la gestion de l’exercice 2018. 

Les membres du Comité Exécutif ont ensuite abordé la question des bureaux régionaux de CGLU Afrique. Le Secrétaire Général a informé qu’avec la mise en place du Bureau Régional de l’Afrique du Nord (NARO) au Caire, dont l’inauguration est prévue le 19 juin 2019, CGLU Afrique aurait dû avoir achevé la mise en place de ses bureaux régionaux d’ici fin 2019 comme initialement prévu ; sauf que le Bureau Régional pour la région Afrique Centrale qui était censé être opérationnel à Yaoundé au Cameroun, depuis 2015, ne s’est toujours pas matérialisé malgré plusieurs relances. 

Les membres du Comité Exécutif ont apprécié l’offre de l’Égypte d’accueillir le Bureau régional de l’Afrique du Nord (NARO) et se sont félicités de la proposition de procéder à l’inauguration du Bureau régional de l’Afrique du Nord (NARO) le 19 juin 2019. 

Pour se conformer au plan initial d’achever la mise en place des bureaux régionaux d’ici à la fin de 2019, le Président a proposé que le Comité Exécutif considère l’offre de la ville de Libreville d’accueillir le Bureau régional pour l’Afrique centrale (CARO). Cette proposition a été approuvée à l’unanimité par le Comité exécutif. Le Bureau Régional de CGLU Afrique pour la région Afrique Centrale sera désormais établi à Libreville, Gabon, à charge pour le Secrétaire Général de CGLU Afrique de conduire les démarches nécessaires auprès des autorités gabonaises pour officialiser et matérialiser cette décision dans les meilleurs délais.

Les membres du Comité Exécutif ont ensuite discuté de deux autres questions importantes : d’abord, l’organisation du prochain Sommet Africités qui se tiendra en 2021 à Kisumu au Kenya ; et la représentation de l’Afrique dans les organes de l’Organisation Mondiale de CGLU pour la période 2020-2022. 

Concernant Africités 2021, le Gouverneur du Comté de Kisumu, s’exprimant au nom de la délégation kenyane conduite par le Ministre de la Dévolution, a présenté l’état de la préparation de la 9ème édition du Sommet Africités. Le Comité s’est félicité des progrès réalisés jusqu’à présent dans les préparatifs et de l’offre faite par le Président de l’AMPCC du Maroc d’aider les différentes équipes kenyanes à mieux se préparer pour le Sommet si elles en expriment le besoin. 

En ce qui concerne la représentation de l’Afrique dans les instances mondiales de CGLU, et dans le respect de l’exigence que, pour être éligible, toute liste de candidatures aux instances de CGLU doit avoir au moins 30 pour cent de femmes, le Comité Exécutif a procédé à la désignation des 45 candidats de l’Afrique devant siéger au Conseil Mondial de CGLU, et des 15 candidats de l’Afrique pour siéger au Bureau Exécutif Mondial de CGLU.

Le Comité Exécutif a ensuite délibéré sur la représentation de l’Afrique au niveau de la Présidence de CGLU, d’abord pour la désignation du candidat de l’Afrique au poste de Vice-Président Afrique de CGLU, et pour les mérites pour l’Afrique de se porter candidate au poste de Président Mondial de CGLU. Cette discussion découle de la nomination de l’actuel Président de CGLU, M. Parks Tau comme ministre délégué au sein du gouvernement d’Afrique du Sud, ce qui fait qu’il ne peut plus se présenter pour un second mandat comme Président Mondial de CGLU. Or la coutume observée jusqu’ici dans la direction de CGLU voudrait que chaque région préside CGLU durant deux mandats successifs. Sur la base des antécédents observés, le Comité Exécutif a décidé que l’Afrique désignerait un candidat au poste de Président Mondial de CGLU lors du prochain Congrès Mondial de CGLU prévu du 11 au 15 novembre 2019 à Durban en Afrique du Sud. Des consultations vont se poursuivre entre membres pour s’accorder sur le nom du candidat de l’Afrique au poste de Vice-Président Afrique de CGLU, et sur le nom du candidat de l’Afrique au poste de Président Mondial de CGLU. Ces consultations devraient aboutir dans les toutes prochaines semaines et au plus tard le 15 juillet 2019.

Pour finir les membres du Comité Exécutif ont salué la mise en place de l’Agence Afrique Territoriale, institution financière destinée à lever des fonds sur le marché financier pour les orienter vers les investissements au sein des collectivités territoriales d’Afrique. À cet égard ils ont encouragé les villes et territoires à souscrire à la société coopérative créée à cet effet, et demandé aux gouvernements africains à soutenir cette initiative.

Les membres du Comité Exécutif ont d’autre part approuvé la prise en charge du programme des Capitales Africaines de la Culture par CGLU Afrique, dont la Ville de Marrakech accueille la première célébration en 2020/2021. 

Les membres du Comité Exécutif ont enfin donné leur accord pour que CGLU Afrique s’implique dans l’initiative de la Porte de Notre Retour lancée par les Afro-Descendants des Amériques, et ont demandé au Secrétaire Général de prendre les mesures nécessaires pour concrétiser cette implication.

Dans le cadre et à la suite des réunions des instances de CGLU Afrique, une Conférence internationale a été organisée du 18 au 20 juin 2019 également au Conrad Hôtel du Caire, sous le Haut Patronage du Président de la République Arabe d’Egypte, Son Excellence M. Abdel Fattah al-Sissi, sur le thème : “Villes Africaines: Moteurs du Développement Durable”. Ont collaboré à l’organisation de cette Conférence : le Ministère du Développement Local d’Egypte, CGLU Afrique, ONU Habitat, et l’Union européenne.

Cette Conférence a été officiellement ouverte par le Premier Ministre d’Egypte. Dr. Mostafa Madbouli, et a connu la participation d’un grand nombre de ministres du gouvernement d’Egypte; des membres du Bureau du Comité Technique Spécialisé de l’Union Africaine (CTS 8) regroupant les ministres africains de la Fonction Publique, du Développement Urbain et de l’Habitat, de la Décentralisation et du Développement Local; des membres du Comité Exécutif de CGLU Afrique et du Bureau du REFELA ; des représentants des organisations de la société civile et du milieu académique; et des représentants des partenaires au développement. Ci-joint les conclusions des travaux de la Conférence présentés par le Ministre du Développement Local d’Egypte. Le rapport final de cette Conférence sera diffusé en temps opportun.

Le Caire, 21 juin 2019

Le Secrétaire Général de CGLU Afrique

Les conclusions des travaux de la Conférence disponibles ici
Version PDF disponible ici

3ème édition du Forum Africain des Managers territoriaux et des instituts de formation ciblant les collectivités territoriales (FAMI) :  Appel à l’action d’IFRANE

APPEL A L’ACTION D’IFRANE POUR LA MOBILISATION ET LA MISE EN ŒUVRE DE FINANCEMENTS
INNOVANTS ET DURABLES POUR LE RENFORCEMENT DES CAPACITÉS DES ELUS ET PERSONNELS DES COLLECTIVITÉS TERRITORIALES AFRICAINES

Nous, Représentants des Collectivités Territoriales et des Instituts de Formation impliqués dans le processus de la Décentralisation, de la Gouvernance Locale et du Développement local, réunis du 10 au 14 à Ifrane, Maroc, à l’occasion de la 3ème Edition du Forum Africain des Managers Territoriaux et des Instituts de Formation ciblant les Collectivités Territoriales (FAMI), organisé par l’Académie Africaine des Collectivités Territoriales (ALGA) de Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique), sur le thème : «Financer l’apprentissage, la formation et le renforcement des capacités des élus locaux et du personnel des collectivités territoriales en Afrique : pour des mécanismes innovants et durables»,

Lançons un Appel Solennel aux Décideurs au niveau local, national, panafricain et international pour que la question du Capital Humain des Collectivités et des Administrations Territoriales devienne une des principales priorités dans la mise en œuvre des politiques de la décentralisation, de la localisation de l’Agenda 2063 de l’Union Africaine ainsi que des agendas mondiaux adoptés par les Nations Unies, notamment l’Agenda 2030 des Objectifs de Développement Durable, l’Accord de Paris sur les Changements Climatiques, et le Nouvel Agenda Urbain Mondial.

Rappelons que les faibles capacités sont un des administrations territoriales sont un obstacle sérieux à la réalisation et la réussite de la Décentralisation, à l’atteinte du développement durable et à l’ancrage d’une bonne gouvernance au niveau des territoires.

Demandons aux Décideurs de se conformer aux orientations et directives adoptées au niveau panafricain et international pour refonder leur action concernant la priorité accordée au développement du capital humain au sein des collectivités territoriales.

La Vision 2063 de l’Union Africaine « L’Afrique que nous voulons », souligne dans son paragraphe 14 ce qui suit : “Le Capital Humain de l’Afrique sera entièrement développé en tant que ressource la plus précieuse, notamment par des investissements soutenus fondés sur l’universalité en matière d’éducation de la petite enfance et d’éducation de base, et également par des investissements soutenus dans l’enseignement supérieur, la science, la technologie, la recherche et l’innovation, et éliminer les inégalités entre les hommes et les femmes à tous les niveaux de l’éducation. L’accès aux études supérieures sera étendu et renforcé en assurant des infrastructures modernes de classe mondiale pour l’apprentissage et la recherche, pour appuyer les réformes scientifiques qui sous-tendent la transformation du continent ”.
La Résolution adoptée par l’Assemblée Générale des Nations Unies le 20 décembre 2017, N° 72/235 sur le Développement des Ressources Humaines engage pour sa part la Communauté internationale, d’une part, à placer la mise en valeur des ressources humaines au cœur du développement durable dans ses trois dimensions, économique, social et environnementale ; et d’autre part, à élaborer des stratégies à court, à moyen et à long terme pour améliorer réellement les capacités dans ce domaine, dans la mesure où une croissance économique et un développement soutenus, partagés et équitables ne sont pas envisageables sans une main-d’œuvre instruite, qualifiée, en bonne santé, compétente, productive et adaptable ».

Recommandons sur cette base ce qui suit dans le cadre du renforcement du capital humain des collectivités territoriales d’Afrique :

1. Définir un cadre juridique approprié qui institue le droit à la formation tout au long de la vie en faveur des élus locaux/élues locales et du personnel des collectivités territoriales d’Afrique.

2. Promouvoir l’emploi au sein des administrations territoriales d’Afrique comme une des premières options dans le choix de carrière des jeunes entrant dans le marché de travail en mettant en place des cadres incitatifs adéquats et des modalités de gestion prévisionnelle des ressources humaines des collectivités adaptées aux contextes des différentes collectivités.

3. Mettre en œuvre des mécanismes innovants et pérennes de financement de la formation et du renforcement des capacités des collectivités territoriales d’Afrique en instituant notamment le prélèvement d’un montant de 1 à 5 pour cent de la masse salariale payée aux personnels des collectivités territoriales, à consacrer à la formation des élus, cadres et autres personnels desdites collectivités, tenant compte des contextes nationaux et de la diversité des
mécanismes et modèles de financement en présence.*

4. Mettre en place au niveau national, une institution autonome chargée de l’organisation et du management de la formation et du renforcement des capacités des collectivités territoriales en Afrique, dont la gestion devra être autant que possible paritaire, intégrant dans sa gestion les administrations nationales chargé de la fonction publique et de l’emploi, des collectivités territoriales et de la décentralisation, ainsi que l’association nationale des
collectivités territoriales et les représentants des cadres et personnels des collectivités territoriales. Cette institution autonome récolterait et gérerait le montant du prélèvement effectué sur la masse salariale des collectivités territoriales pour assurer la formation et le renforcement des capacités des collectivités territoriales.
5. Instituer un Observatoire national des ressources humaines des collectivités territoriales avec la participation des universités pour inciter les pouvoirs publics à adopter des ratios de gestion des ressources humaines et une culture de la comparaison des performances dans la gestion des administrations territoriales en Afrique. Les informations issues des différents observatoires nationaux devraient pouvoir alimenter l’observatoire africain des ressources humaines des collectivités territoriales développé au niveau de l’Académie Africaine des Collectivités Territoriales (ALGA) de l’organisation des Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique).

Prenons l’engagement de promouvoir cet appel à l’Action en faveur du Capital Humain des collectivités territoriales d’Afrique et la mise en œuvre de ses recommandations.

Fait à Ifrane, le Jeudi 13 juin 2019
Les participant(e)s au 3ème Forum Africain des Managers Territoriaux et
des Instituts de Formation ciblant les Collectivités Territoriales

La version PDF est disponible ICI. 

Consultez le rapport général du Forum ici. 

Message de remerciement à sa Majesté le Roi Mohammed VI du Maroc .

Les Femmes Élues Locales d’Afrique à l’honneur en Egypte

Le 17 juin 2019 au Caire, en Egypte, s’est tenue la première réunion du Bureau du Réseau des Femmes élues et leaders des Collectivités Territoriales d’Afrique (REFELA). Cette réunion a été officiellement ouverte par M. Mahmoud Shaarawy, Ministre du Développement Local d’Egypte, en présence entre autres,  de Mme Manal Awad, Gouverneur de Damiette ; Mme Fatna El Khiel Secrétaire d’Etat chargée de l’Habitat au Maroc, Vice-Présidente de l’Afrique du Nord pour le REFELA ; M. Mohamed Boudra, Vice-président de CGLU Afrique pour l’Afrique du Nord ; et M. Jean Pierre Elong Mbassi, Secrétaire genéral de CGLU Afrique.

A l’agenda de la réunion était inscrits :

  • L’adoption du plan triennal de travail de REFELA pour la période 2019-2021 ;
  • La participation des membres de REFELA au Congrès Mondial de CGLU du 11 au 15 novembre 2019 à Durban, Afrique du Sud ;
  • L’élection de la Présidente de REFELA ;
  • L’élection de la Vice Présidente de REFELA pour la Région Afrique Centrale ;
  • L’installation du chapitre national de REFELA en Egypte.

Le Plan Triennal du REFELA pour la période 2019-2021 prévoit notamment :

  • la généralisation de la mise en place des chapitres nationaux du REFELA dans l’ensemble des pays africains
  • le lancement des activités des trois campagnes adoptées par l’assemblée générale du Réseau lors du Sommet Africités tenu à Marrakech au Maroc, du 20 au 24 novembre 2018 à savoir : (1) La camapagne des villes africaines sans enfants dans la rue, parrainée par la Princesse Lalla Meryem du Maroc ; (2) la campagne des villes africaines à tolérance zéro pour les violences faites aux femmes et aux filles ; (3) la campagne des villes africaines favorables à l’émancipation économique des femmes et au leadership féminin ;
  • l’élaboration de la Charte des collectivités territoriales pour l’Egalité des Genres en Afrique
  • la mobilisation des financements pour la conduite des activités prévues au Plan Triennal du REFELA pour la période 2019-2021

Fin 2018 il y avait 23 chapitres nationaux du REFELA. L’objectif est de porter ce chiffre à 36 d’ici la fin de l’année 2020, et à couvrir l’ensemble des pays africains à l’horizon de la fin de l’année 2021.

Pour être conforme aux exigences de figurer au moins 30 pour cent des femmes dans les listes de candidatures au Conseil Mondial de CGLU sous peine d’inéligibilité, il a été proposé d’inclure les 15 membres du Bureau Exécutif de REFELA parmi les 45 candidats que l’Afrique compte présenter pour siéger au Conseil Mondial de CGLU  pour la période 2020-2022.

En application du Règlement Intérieur de REFELA, Madame Dao Macoura, Maire de Foumbolo en Côte d’Ivoire, Vice Présidente de REFELA pour la Région Afrique de l’Ouest, a été élue Présidente de REFELA pour la période 2019-2021, en remplacement de Madame Célestine Ketcha-Courtes devenue membre du Gouvernement au Cameroun.

De son côté Madame Mboula, épouse Essame Elise Henriette, a été élue Vice Présidente du REFELA pour la Région Afrique Centrale pour la même période.

Mme Macoura Dao

Enfin le Bureau du REFELA a procédé à l’installation du chapitre national du REFELA en Egypte, dont la Présidente est Mme Manal Awad, Gouverneur de Damiette.

Dans son allocution de remerciement pour son élection comme Présidente du REFELA, Madame Dao a notamment déclaré :

« Permettez-moi tout d’abord de remercier le peuple et les autorités d’Égypte pour la qualité de l’accueil qui nous a été réservé depuis notre arrivée au Caire. Je voudrais tout particulièrement remercier Son Excellence Monsieur le Président de la République d’Égypte et lui transmettre les sincères félicitations du Réseau des Femmes Élues Locales d’Afrique pour sa brillante élection comme Président de l’Union Africaine. Je voudrais aussi remercier le gouvernement égyptien pour avoir encouragé et soutenu la mise en place d’un chapitre national du REFELA en Égypte (…) Je voudrais rappeler que le leitmotiv de REFELA est de promouvoir une plus grande participation des femmes dans la gouvernance des collectivités territoriales, et une meilleure prise en compte des préoccupations des femmes dans les politiques menées au niveau de nos villes et territoires (…) Les statuts de CGLU Afrique prescrivent que partout où existe une association nationale des collectivités territoriales, le chapitre national du REFELA doit être considéré comme la commission permanente “Égalité des Genres” de ladite association nationale. Le fait que l’Égypte ait accepté la mise en place d’un chapitre national du REFELA nous rassure sur la volonté de ce pays de mieux prendre en compte la place et les préoccupations de la Femme dans la gouvernance des villes et des territoires en Égypte. Nous adressons toutes nos félicitations aux femmes leaders et membres des assemblées territoriales d’Égypte pour cette noble initiative et les assurons du soutien constant du Bureau Exécutif du REFELA ».

La nouvelle Présidente du REFELA Mme Macoura Coulibaly Dao, Mme Fatna El Khiel Secrétaire d’Etat chargée de l’Habitat au Maroc, Vice-Présidente de l’Afrique du Nord pour le REFELA et M Mohamed Boudra, Vice-président de CGLU Afrique pour l’Afrique du Nord  ont procédé à l’installation officielle du REFELA Egypte, et ont félicité sa Présidente, Mme Manal Awad, Gouverneur de Damiette, pour  l’extraordinaire travail accompli, depuis la 8ème édition du Sommet Africités de Marrakech en novembre 2018, afin d’unir les femmes égyptiennes leaders des collectivités territoriales au sein du REFELA Egypte.

Dr Maya Mosi, Présidente du Conseil National des femmes d’Egypte, a pris des engagements en faveur d’une meilleure représentativité des femmes dans les exécutifs des gouvernorats de l’Egypte d’une part et d’autre part, dans tous les conseils élus des villes et collectivités territoriales d’Egypte à l’instar de ce qui se passe dans les autres pays africains.

Et pour marquer cet évènement organisé au Caire, Mme Chrystel Limbourg Iwenga, 2ème Adjointe au Maire de Libreville au Gabon, Président de CGLU Afrique,  a remis des souvenirs, au nom de toutes les femmes leaders maires et élues locales d’Afrique, à la Présidente du REFELA, Mme Macoura Coulibaly Dao, à Mme Fatna El Khiel, Secrétaire d’Etat chargée de l’Habitat au Maroc, Vice-Présidente de l’Afrique du Nord pour le REFELA, au Dr Maya Mosi, Présidente du Conseil National des femmes d’Egypte, et à Mme Manal Awad, Gouverneur de Damiette, Présidente du REFELA-Egypte.

Telécharger le communiqué ici

Lire le discours de Mme Doa

Pour de plus amples informations, veuillez contacter :

Gaëlle Yomi : Tél : + 212 610 56 71 45

E-mail : gyomi@uclga.org

 

Un programme de Développement à l’Échelle d’un Continent-Monde : les Capitales Africaines de la Culture


Dans une approche holistique axée sur l’Agenda 2030 du développement durable signé en 2015 par 193 pays, et ses 17 objectifs (ODD), CGLU Afrique souhaite proposer à ses membres et à leurs partenaires régionaux, nationaux et internationaux un programme intitulé : Capitales Africaines de la Culture

Les Capitales Africaines de la Culture se positionnent comme un outil stratégique des collectivités locales africaines, pour accompagner les villes et leurs territoires dans la réponse aux défis posés par les six domaines de la transition énoncés lors du 8ème sommet Africités organisé à Marrakech par CGLU Afrique en novembre 2018.
La mise en place des Capitales Africaines de la Culture vise

• la structuration, la capacitation et la mise en réseau des acteurs culturels et créatifs du continent africain ;
• le développement des écosystèmes publics et privés qui les rendront culturellement indépendants, et économiquement autonomes, durablement viables.

Les Capitales Africaines de la Culture ont pour ambition l’affirmation et le rayonnement de l’identité culturelle du continent, la réappropriation culturelle des africains par et pour eux-mêmes.

L’Afrique est le berceau de l’humanité. Sa profondeur culturelle, sans égale, s’est effacée ; il est temps de la raviver et d’en retrouver la fierté.
L’Afrique est la clé de l’avenir. Dans tous les domaines de la transition, elle affronte des problèmes cruciaux pour le devenir de l’humanité et la forme future de ses civilisations. Ces problèmes sont d’une complexité sans exemple, et c’est pourquoi l’Afrique ne peut emprunter ses solutions à personne.
Célébrer la culture africaine à travers un réseau de Capitales c’est susciter et organiser ces solutions, en s’appuyant sur une jeunesse à la vitalité unique, et sur les cultures urbaines singulières qu’elle fait surgir.
C’est rendre aux africains la conscience et la maîtrise de leur puissance créative et de leur communauté de destin. Les villes, avec le tissu des aires régionales qu’elles entraînent, sont l’échelon d’action qui permet d’articuler politique de proximité et stratégie d’affirmation mondiale.

LA CAPITALE AFRICAINE DE LA CULTURE

Tous les trois ans, le Comité d’Organisation des Capitales Africaines de la Culture mettra en visibilité, à travers une ville particulière, la créativité du continent – et non pas de la seule ville déclarée Capitale.
Une ville Capitale Africaine de la Culture fête l’Afrique, et l’Afrique la fête. La manifestation n’est donc pas réservée à la ville choisie, mais s’ouvre à des programmations panafricaines et à la mise en visibilité d’initiatives créatives des autres villes du continent.
Toutes les villes et collectivités territoriales d’Afrique peuvent donc être partenaires.
Partenaires, tous les trois ans, d’une ville Capitale Africaine de la Culture en soutenant des artistes et des créatifs issus de leur territoire.
Partenaires, également, de programmes de développement pluriannuels, qui mettent en réseau les talents et les villes du continent.
Car, dans l’intervalle entre deux Capitales Africaines de la Culture, le Comité d’Organisation nourrit le développement de neuf axes programmatiques.
L’action du Comité est donc permanente, sur un modèle public/privé tant sur le plan de la structuration des initiatives, que sur celle du financement.

Le Comité d’Organisation des Capitales Africaines de la Culture peut :

• apporter aux villes intéressées par le label de Capitale Africaine de la Culture une expertise et des conseils, en vue de préparer leur candidature future en développant au préalable le tissu créatif nécessaire
• apporter aux villes et collectivités territoriales désireuses d’accroitre leur potentiel créatif spécifique des conseils ciblés et les connecter, le cas échéant, avec des opérateurs modèles dans le secteur concerné
• intégrer leurs opérateurs, administratifs et élus, à des programmes de formations ou à des workshops
• intégrer après examen des motivations et des projets, des initiatives artistiques et créatives aux programmes pluriannuels pilotés par le Comité d’Organisation et, dans ce cas, en soutenir le financement
• soutenir le financement de la venue, lors d’une édition Capitale Africaine de la Culture, d’artistes, de créateurs et de projets portés par les collectivités territoriales Africaines
• intégrer des représentants des collectivités territoriales aux réflexions sur les politiques culturelles et créatives.
Bien entendu, le développement culturel n’est pas vain : il génère de nombreuses retombées. Les Capitales Africaines de la Culture sont un programme promu au niveau international. Les retombées en termes d’images et de visibilité sont conséquentes. Les retombées touristiques, et économiques, le sont tout autant.

Mais participer à l’élan des Capitales Africaines de la Culture permet également de structurer son territoire, de réfléchir stratégiquement au développement urbain, d’impliquer les populations et de leur offrir des perspectives à la fois générales – s’ouvrir au vent du monde – que concrètes : construire de l’emploi, créer, réactiver ou développer des filières adaptées aux atouts du territoire, relier sa jeunesse active à la dynamique du continent.

Les villes et collectivités territoriales peuvent contribuer à l’action du Comité d’Organisation et à la réussite d’une grande ambition pour l’Afrique :
• en relayant la communication institutionnelle et générale du Comité d’Organisation
• en lui signalant les initiatives créatives de leurs territoires
• en devenant formellement partenaire du Comité d’Organisation
• en apportant un soutien pluriannuel financier et/ou logistique à des projets de son territoire, retenus par le Comité d’Organisation qui apportera le financement complémentaire
• en apportant un soutien financier et/ou logistique à des projets artistiques, culturels et créatifs qui seront présentés dans le cadre d’une Capitale Africaine de la Culture, le Comité d’Organisation et ses partenaires apportant le cas échéant un financement complémentaire.
• en déclarant et préparant sa candidature, en liaison avec le Comité d’Organisation, pour devenir la prochaine Capitale Africaine de la Culture.

HISTORIQUE ET GOUVERNANCE

A l’instigation de Jean-Pierre Elong Mbassi, Secrétaire Général de CGLU Afrique, des réunions impliquant des experts passionnés se déroulent à partir du début de l’année 2017.
Elles aboutissent à la mise au point d’une armature de projet, au printemps 2018, et à la décision de présenter un programme « Capitales Africaines de la Culture » lors d’une session au sommet Africités 8.
Le 22 novembre 2018, lors du 8ème sommet Africités, le Secrétaire Général de CGLU Afrique, Jean Pierre Elong Mbassi, le Président du comité́ d’organisation des Capitales Africaines de la Culture, Adama Traoré et le Président de la Commune de Marrakech, Mohamed Larbi Belcaid, officialisent la naissance des Capitales Africaines de la Culture et déclarent Marrakech première Capitale Africaine de la Culture.
Le 22 février 2019 : Les Capitales Africaines de la Culture et la Commune de Marrakech signent la convention Marrakech 2020 Capitale Africaine de la Culture. La première édition des Capitales Africaines de la Culture s’y déroulera, du 1er janvier au 31 décembre 2020.

COMITÉ DIRECTEUR

Le comité́ d’organisation fondateur des Capitales Africaines de la Culture est piloté par un comité́ directeur, un haut conseil et un comité́ opérationnel

Pour le pilotage du programme, CGLU Afrique met en place un comité directeur dont Monsieur Jean-Pierre Elong Mbassi, Secrétaire Général de CGLU Afrique est le président honoraire. Le comité́ directeur est présidé par Monsieur Adama Traoré, Monsieur Khalid Tamer est désigné Directeur Général. Le comité directeur est composé de personnalités reconnues pour leur expertise et leur capacité́ d’action, ainsi que des représentants de grandes organisations publiques. Le comité directeur valide les orientations générales et représente le Comité́ d’organisation auprès des instances publiques et privées.
Le Haut Conseil regroupe des personnalités africaines reconnues pour leur indépendance et leur connaissance des problématiques du continent. Il est chargé de veiller au respect des valeurs fondamentales qui orientent l’action des Capitales Africaines de la Culture, et de nourrir une réflexion de fond.
Le comité opérationnel relaie concrètement les décisions et la vision du comité directeur. Il associe aux deux instances précédentes des représentants de la ville hôte d’une édition, des représentants de l’édition précédente, et de l’édition à suivre, ainsi que le président du comité des mécènes, et de grands partenaires publics associés aux opérations des Capitales Africaines de la Culture pour le financement et le suivi de grands blocs de programme.
Le Comité d’Organisation, enfin, a la possibilité de puiser dans un vivier ressource de consultants, spécialistes disciplinaires, pour enrichir sa réflexion et nourrir éventuellement la programmation d’une édition.