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CGLU Afrique partenaire de la Journée Mondiale de la culture Africaine(JMCA) Tunisie 2019 

 

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Consultez le programme de la journée . 

 

Contribution de CGLU Afrique lors de la  COP24  à Katowice (Pologne)

C’est à Katowice, capitale minière de la Pologne que s’est déroulée du 3 au 14 Décembre 2018 la 24ème Conférence de la Convention des Nations Unies sur le changement Climatique (CCNUCC) sous le slogan « La transition Juste ».

En effet, reconnaissant la nécessité de prendre en compte les impératifs d’une transition juste pour la population, la COP 24 a accès sur Trois aspects importants à savoir la Technologie, l’Homme et la Nature.

La 24ème édition de la COP, après deux semaines de négociations, s’est soldée par un document d’une centaine de pages appelé « guide technique » qui servira de mode d’emploi et qui précisera pour les trois années à venir les règles d’application des engagements pris lors de l’accord de Paris.

La clé de voûte de ce guide est la transparence afin que les pays puissent évaluer les efforts de chacun dans la réduction des gaz à effet de serre, en vue de contenir l’augmentation de la température au- dessous de 2°C., voire 1,5 C., comme visé par l’accord de Paris.

Les organisateurs se sont donnés rendez-vous pour une prochaine COP au CHILI après le désistement au mois de Novembre du Brésil.

 

CGLU Afrique à la COP 24

Au cours de la 24ème conférence de la COP à Katowice, la délégation de CGLU Afrique, composée de :

– M. Jean Pierre Elong MBASSI, Secrétaire Général de CGLU Afrique

– SEFIANI Mohammed, Maire de Chefchaouen

– M. Mohamed NBOU, Conseiller du Climat à CGLU Afrique

– M François YATTA, Directeur du Programme

– Mme Juliet MEKONE SALE, Directrice Régionale/ Afrique de l’Ouest

– M. Mohamed CHERKAOUI DEKKAKI, Responsable du Protocole

– Mme Nisrine BENNANI, Equipe Task Force Climat de CGLU Afrique

– Mme BENLEBSIR Soumia, Centre de Documentation / Task Force Climat

Du 1er au 13 Décembre, La délégation a mené une intense activité en vue de faire valoir les actions de l’organisation auprès des différentes institutions multilatérales et bilatérales et de présenter ses démarches et programmes en matière d’environnement en vue de soutenir les élus locaux dans leur lutte contre le changement climatique et faire entendre leurs voix à Katowice.

A cet égard, plusieurs activités et réunions ont été tenues avec des organisations et institutions Internationales dont notamment :

  • La réunion de Haut Niveau du Groupe Africain sur l’action pour le climat dans le monde du 4 Décembre 2018 qui était une occasion pour M. le Secrétaire Général de CGLU Afrique de rappeler que « les CDNs ne seront mises en œuvre sans l’implication des Collectivités Territoriales et que cette implication est jusqu’à présent relativement limitée ».

Tout en rappelant aux responsables du climat « qu’en Afrique les Associations Nationales des Collectivités Territoriales peuvent être des correspondants pour les représentants du climat dans leur pays pour le succès de la territorialisation des  CDNs »,  M. Jean Pierre Elong MBASSI a appelé à une Définition des Contributions Définies au niveau Local (CDL) pour l’accélération de l’implémentation de cette territorialisation. (Voir déclaration climat de CGLU Afrique à  Katowice).

 

  • La réunion avec le Fonds Vert Climat avait pour objectifs l’examen et la possibilité de mettre en place un partenariat stratégique entre CGLU Afrique et le Fonds Vert Climat ainsi que le renforcement du rôle du Fonds Vert Climat dans la Task Force climat de CGLU Afrique et durant laquelle il invite CGLU Afrique  :

– A développer des relations solides avec les points focaux nationaux pour le partenariat entre le FVC et le NDC, qui sont essentiels lorsqu’il s’agit d’approuver un financement pour des programmes ou des projets d’actions climat.

– A partager ses méthodologies, procédures et outils d’apprentissage lors de tout événement organisé par CGLU Afrique au profit des villes et territoires africains.

  • Une réunion avec la BAD, dans laquelle cette institution a confirmé la volonté de renforcer le partenariat stratégique avec CGLU Afrique à travers notamment, l’admission de CGLU Afrique en tant que membre de l’Africa NDC Hup ; l’échange d’informations sur l’Environnement Institutionnel des Collectivités Territoriales d’Afrique et la collaboration pour la préparation d’un pipeline de projets de collectivités territoriales d’Afrique. Et c’est dans ce cadre que la BAD et CGLU Afrique ont annoncé leur volonté commune pour l’organisation d’une rencontre au mois de juin 2019 pour un Dialogue Structuré sur la territorialisation des CDNs et l’accès au financement climatique pour les villes et les gouvernements locaux africains.

La BAD a par ailleurs réaffirmé son intérêt à faire partie du Comité de Pilotage de la Task force climat de la CGLU Afrique.

 

Banque Mondiale

De la réunion avec la Banque Mondiale et qui a porté sur les thèmes cruciaux (Task Force climat de CGLU Afrique, coopération Sud/Sud autour de l’agenda climat, etc…), il importe de retenir que la banque mondiale a confirmé sa volonté de participer à la Task Force Climat de CGLU Afrique et à la réunion qui se tiendra à Abidjan en Juin 2019. En outre, cette institution est convaincue avec CGLU Afrique de la nécessité d’améliorer l’accès des collectivités locales et territoriales africaines à la finance climat, y compris le Fonds vert pour le climat, le Fonds pour l’Environnement mondial et le Fonds d’Adaptation au Climat.

La Banque mondiale est prête, à mettre à la disposition de CGLU Afrique gracieusement tous les cours et outils nécessaires à la formation et à informer sur les différents programmes environnementaux dont pourraient éventuellement bénéficier les collectivités locales africaines.

Enfin la Banque mondiale est prête pour discuter toutes les actions concrètes à même de faire avancer les objectifs retenus.  (voire compte rendu de la réunion).

D’autres réunions ont également eu lieu, notamment avec La CCNUCC, GEF, NDC Partnerchip, ICAT, GCOM, la BOAD, BMU, ICLEIA, PCCB, 4C MAROC au cours desquelles et dont les responsables  ont montré leur intérêt et leur disposition  pour collaborer et soutenir CGLU Afrique dans ses actions et programmes, (le Readiness, la Task force climat de CGLU Afrique, le projet de la 1ère rencontre du Dialogue structuré), en vue d’ accompagner les élus et responsables locaux africains, acteurs essentiels du succès de la mise en œuvre des CDNs. 

Les rencontres                         

  • Audience avec la délégation officielle du Gabon, présente à la COP

Présidée par M. le Ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération, de la Francophonie et de l’Intégration Régionale et M.  le Ministre des Eaux et Forêts Chargé de l’Environnement ainsi que leurs collaborateurs :

Lors de cette audience M. le Secrétaire Général de CGLU Afrique a exprimé sa marque de satisfaction quant à la nomination de Mme Rose Christina Ossouka Raponda, Maire de Libreville à la présidence de CGLU Afrique et a fait une présentation de l’Organisation, ses actions en matière d’environnement et de lutte contre le changement climatique (le readiness, la Task force Climat de CGLU Afrique, la déclaration du Climate Day d’Africités et le projet du Dialogue Structuré programmé pour le mois de juin 2019).  Le Secrétaire Général de CGLU Afrique a aussi sollicité l’appui de la délégation Gabonaise quant à la concrétisation de partenariats entre CGLU Afrique/CAHOSCC et CGLU Afrique/ AMCEN, dont le GABON assure la présidence, ainsi que La candidature de CGLU Afrique au statut de « delivery partner » du Fonds Vert Climat.

Autres activités de CGLU Afrique à Katowice :

–  La 2ème réunion du Comité de Pilotage de la Task Force Climat de CGLU Afrique

 La réunion était dirigée par les coprésidents, l’ambassadeur Seyni Nafo, négociateur en chef pour le climat pour l’Afrique et le maire de Chefchaouen Mohamed Sefiani, membre du conseil d’administration de la Convention des maires sur le climat et l’énergie (GCOM). Le débat a porté sur les points de l’ordre du jour qui sont : les termes de références de la Task Force Climat de CGLU Afrique, le Rediness et le Dialogue Structuré. A la fin de cette réunion, les coprésidents ont formulé, aux membres du comité,  le souhait d’obtenir  des remarques, contributions et recommandations dans un délai de 10 jours. 

Side Event co-organisé par CGLU Afrique / Climate Chance/ Energie 2050, CCRE « Structurer et renforcer l’action climat des villes et territoires africains ».

Ce side event s’inscrivait dans le prolongement des discussions entamés lors du Climate Day d’Africités du 22 Novembre 2018, dont la déclaration reconnait l’importance de territorialiser les engagements climatiques des Etats et appelle à une reconnaissance des CDLs. En parlant de l’initiative de la mise en place, par CGLU Afrique, de la Task Force climat, Les intervenants, portant tous l’enjeu d’une approche territoriale climatique pour les villes africaines, confirment l’importance de la coordination de l’ensemble des acteurs par une autorité politique en l’occurrence CGLU Afrique tel que l’a affirmé M. DANTEC, Sénateur, Président de l’Association Climate Chance « il est essentiel qu’il y est une coordination entre les acteurs qui portent l’enjeu d’une approche territoriale et il est essentiel que cette coordination se fasse par une autorité politique et CGLU Afrique est une autorité locale politique qui rassemble les maires et donc c’est vraiment le lieu de coordination absolument nécessaire …»

 CGLU Afrique a participé à d’autres Side Events et Panels

  • Side Event du PCCB « Le point sur les travaux du PCCB en 2018 »
  • Side Event du 4C MAROC « Renforcement des capacités »
  • Panel organisé par l’ANCB « changement climatique et approvisionnement en eau potable : cas des communes du BENIN »
  • Participation au Panel de la Francophonie « Concertation ministérielle de la francophonie COP 24 »

Le travail mené par la délégation de CGLU Afrique à Katowice a confirmé le rôle important de l’ organisation parmi les institutions multilatérales et bilatérales du changement climatique en particulier dans la coordination entre les différents intervenants. Il a aussi permis la programmation et le lancement du dialogue structuré dont l’objectif principal est de contribuer à traduire le « Partenariat de Marrakech pour une action pour le climat » adopté à la COP 22, en un mécanisme opérationnel visant l’accélération des CDNs.

Signature d’un accord de siège entre le Gouvernement du Burkina-Faso et CGLU-AFRIQUE pour l’Etablissement de ALGA-Ouagadougou

Le Gouvernement du Burkina-Faso et Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique), représentés respectivement par Son Excellence Monsieur Alpha BARRY, Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, et Monsieur Jean Pierre Elong Mbassi, Secrétaire Général, ont procédé à la signature d’un Accord de siège au profit de l’Académie Africaine des Collectivités Territoriales (ALGA), le Vendredi 30 Novembre 2018, dans les locaux du Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération à Ouagadougou, au Burkina-Faso.

L’Accord de Siège énonce les règles sur la base desquelles l’Académie Africaine des Collectivités Territoriales (ALGA) s’établit et exerce ses activités au Burkina Faso, notamment les privilèges et immunités découlant de son implantation à Ouagadougou au Burkina-Faso.

Au nom du Gouvernement du Burkina-Faso, Son Excellence Monsieur Alpha BARRY, Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération a réitéré la disponibilité de l’Etat Burkinabè à accompagner cette initiative et à l’entourer de toutes les conditions de réussite. Il a tenu à remercier le Secrétaire Général, et à travers lui CGLU Afrique, pour cette marque de confiance au Burkina-Faso qui abritera désormais le siège d’ALGA pour les pays francophones d’Afrique de l’Ouest et du Centre.

Le Secrétaire Général de CGLU Afrique, Monsieur Jean Pierre Elong MBASSI a salué l’engagement du Gouvernement Burkinabé auprès de CGLU Afrique et a souhaité que cette Académie soit une référence dans la sous-région en matière de professionnalisation des ressources humaines des Collectivités Territoriales.

Pour mémoire, le présent Accord de Siège fait suite à la Convention de Partenariat 
signée le 21 Décembre 2016 entre CGLU Afrique et la Commune de Ouagadougou à Rabat au Maroc définissant les modalités de coopération pour la mise en œuvre des activités de ALGA en Afrique Francophone de l’Ouest et du Centre.

En rappel, ALGA-Ouagadougou a repris et développe désormais les activités de l’ex-Centre International de Formation des Acteurs Locaux (CIFAL) de Ouagadougou créé en juin 2003 sous l’égide de la Mairie de Ouagadougou, inscrit en 2007 dans le réseau mondial des Centres labellisés par l’Institut des Nations Unies pour la Formation et la Recherche (UNITAR) et Financé par la Fondation pour le Renforcement des Capacités en Afrique (ACBF).

Cet Accord de Siège permettra de valoriser les acquis de ce centre de référence à travers la redynamisation de ses activités et la mise en œuvre du Plan d’action d’ALGA dans les deux Régions concernées.

Les deux (2) parties se sont félicitées de cet Accord et ont exprimé leur volonté commune d’œuvrer au renforcement de ces relations en vue de contribuer, de manière significative, au développement des compétences et à l’amélioration des performances des ressources humaines des administrations territoriales de l’Afrique.

Fait à Ouagadougou, le 30 Novembre 2018.

COP24: Déclaration de CGLU Afrique lors de la Réunion de haut niveau sur l’action pour le climat dans le monde

Déclaration de Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) lors de la Réunion de haut niveau sur l’action pour le climat dans le monde, le 4 décembre 2018 à 10h00-11h30 lors de la COP24 à Katowice, en Pologne.

Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique est l’organisation faîtière qui représente plus de 16 000 collectivités territoriales du continent africain.

CGLU Afrique, à l’instar de nombreuses autres parties prenantes, participe à l’effort collectif de lutte contre le changement climatique par la mise en œuvre des Contributions Déterminées au Niveau National (CDN).

CGLU Afrique est consciente de la nouvelle alerte des experts lancée par le GIEC selon laquelle la mise en œuvre des CDN, telle que définie actuellement, nous oriente vers un réchauffement climatique d’environ 3 degrés Celsius, supérieur aux 2 degrés définis comme la limite permettant d’éviter le chaos climatique.

CGLU Afrique partage également l’avertissement du Secrétaire général de l’ONU selon lequel il ne nous reste que deux ans pour agir avant que la trajectoire climatique ne devienne irréversible.

Les membres de CGLU Afrique s’engagent donc à participer à cette ambition de limiter le réchauffement climatique de 1,5 degrés Celsius, notamment en favorisant la mise en œuvre de Contributions Déterminées Localement (CDL) étendant et complétant les CDN.

Les membres de CGLU Afrique encouragent les acteurs publics et privés impliqués dans la finance climat, et plus particulièrement le Fonds vert pour le climat, à diriger des flux financiers importants vers les collectivités territoriales.

À cette fin, CGLU Afrique espère qu’un programme «Readiness 2.0» sera défini et mis en œuvre dans le but d’aider les villes et les gouvernements locaux / infranationaux à préparer et à soumettre des propositions de financement éligibles au Fonds vert pour le climat et les autres instruments de la Finance Climat.

Déclaration de Marrakech des Autorités des Gouvernements Locaux et Régionaux d’Afrique sur l’Urgence de l’Action Climatique Territoriale

Nous, élus locaux et régionaux d’Afrique, réunis ce Jeudi 22 Novembre 2018 à Marrakech, Royaume du Maroc, dans le cadre de la Première édition de la Journée du Climat lors de la Huitième édition du Sommet Africités organisée en préparation de la Conférence des Nations-Unies sur le Climat COP24 qui se tiendra du 3 au 14 décembre 2018 à Katowice, en République de Pologne,

Conscients de l’alerte renouvelée par la communauté scientifique internationale et préoccupés par l’urgence soulignée à nouveau dans le rapport du GIEC du 8 octobre 2018 sur les effets d’un réchauffement mondial de 1,5 degré par rapport à l’ère préindustrielle,

Notant que ce rapport du GIEC a mis l’accent sur la nécessité d’opérer des transitions extrêmement rapides et ambitieuses, en particulier dans les domaines de l’énergie, des transports, du bâtiment et de l’agriculture pour éviter de dépasser les 1,5 degrés de réchauffement climatique anthropique, et que pour atteindre cet objectif le monde doit parvenir à la neutralité carbone vers 2050,

Constatant que la réalité des engagements actuels pris par les Etats-Parties à la CCNUCC dans leurs Contributions Déterminées au niveau National (CDN) ne permettent pas de s’inscrire dans une trajectoire compatible avec une hausse des températures en deçà des 1,5°C ou 2°C d’ici à 2100, objectifs inscrits dans l’Accord de Paris sur le Climat, mais qu’au contraire, les trajectoires actuelles nous orientent vers un réchauffement autour de 3 degrés, aux conséquences catastrophiques pour l’Humanité, avec un impact particulièrement dévastateur et même existentiel pour les sociétés africaines,

Rappelant qu’il convient de retenir les enseignements des limites du Protocole de Kyoto et en particulier le fait que les collectivités et les gouvernements territoriaux n’étaient pas inclus comme parties prenantes participatives, ce qui a considérablement retardé la mise en place mondiale d’une dynamique vertueuse de mobilisation locale, pourtant nécessaire et efficace,

Soulignant que l’essentiel des décisions de politique climatique dans le monde se font et s’appliquent au niveau territorial, ce qui fait des autorités et des acteurs locaux la puissance motrice essentielle dans la transformation globale vers l’économie verte, le développement durable et une civilisation humaine climato-résiliente et responsable au plan environnemental ;

Rappelant les récents engagements et déclarations des élus locaux et régionaux en faveur du Climat, et notamment : la Déclaration du Sommet des Villes et Régions d’Afrique à Yamoussoukro, Côte d’Ivoire (juin 2015) ; la Déclaration du Sommet Mondial Climat et Territoires à Lyon, en France (juillet 2015) ; la Déclaration du Sommet des Elus Locaux et Régionaux pour le Climat à Paris, France (décembre 2015) ; la Déclaration des Elus locaux et Régionaux d’Afrique adoptée lors du Forum préparatoire à la COP 22 tenu à Cotonou, Bénin (septembre 2016) ; la Feuille de Route pour l’Action des Villes et Régions du Monde pour le Climat adoptée lors de la COP 22 à Marrakech, au Maroc (novembre 2016) ; la Déclaration des Elus Locaux et Régionaux d’Afrique adoptée lors du Sommet Climate Chance organisé à Abidjan, Côte d’Ivoire (juin 2018) ; et la Déclaration du Sommet Mondial d’Action pour le Climat adoptée à San Francisco, aux Etats Unis (juillet 2018) ;

Déclarons ce qui suit:

Appel à Candidatures: Chargé(e) de Projet – Centre d’Assistance et d’Information à Accra, Ghana au Bureau de la Convention des Maires pour l’Afrique Sub-saharienne (CoMO SSA) ( Prolongement de la date limite )

Après l’adoption en 2008 du paquet sur le climat et l’énergie à l’horizon 2020, la Commission européenne a lancé la Convention des Maires pour soutenir les efforts déployés par les autorités locales dans la mise en œuvre de politiques énergétiques durables.

La Convention des Maires cherche à mobiliser un grand nombre d’autorités locales et régionales pour élaborer des plans d’action et des investissements directs en faveur de mesures d’atténuation du changement climatique.

Ainsi, le/la Chargé(e) de Projet – Centre d’Assistance et d’Information sera basé(e) au bureau de CGLU à Accra, au Ghana. Des voyages fréquents dans la région et parfois en Europe (bureau de coordination du projet à Bruxelles).

Pour avoir toutes les informations nécessaires à postuler à ce post, cliquez sur le Dossier de candidature disponible ici: Offre demploi Chargé du centre d assistance – Octobre 2018

Les candidats intéressés sont invités à nous faire parvenir les documents suivants, l’un écrit en français et l’autre en anglais

1) Une lettre de motivation de deux pages au maximum, expliquant pourquoi vous aimeriez travailler comme Chargé(e) de Projet – Centre d’Assistance et d’Information CoMO SSA et pourquoi vous êtes le candidat idéal pour ce poste ;

2) Un curriculum vitae, y compris l’expérience professionnelle (avec salaire), la formation académique, les qualifications professionnelles, les compétences linguistiques et les coordonnées de deux références.

Ces documents doivent être adressés à uclgawestafrica@yahoo.com au plus tard le 14/12/2018 à minuit heure GMT, en indiquant clairement « Chargé(e) de Projet – Centre d’Assistance et d’Information – CoMO SSA à Accra » dans la ligne d’objet.

Les candidats sélectionnés seront invités à un entretien à Rabat, Maroc.

La date de prise de fonction est prévue pour Janvier 2019 au plus tard.

Sommet Africités 8 : Synthèse des sessions et recommandations

Le thème général retenu pour le Sommet est « la transition vers des villes et des territoires durables, le rôle des collectivités territoriales africaines ». Ce thème réconcilie la nécessité d’apporter des réponses concrètes aux demandes des populations pour l’amélioration de leurs conditions et cadre de vie, avec l’exigence de s’adapter à un environnement marqué par les changements climatiques et le divorce de plus en plus prononcé entre les modèles de croissance expansifs et l’impossibilité de continuer à emprunter sur les ressources naturelles au rythme qu’ils imposent, sous peine de remettre en cause la vie des générations futures. L’Afrique va devenir le premier foyer humain du monde dans un peu moins de deux générations. Elle peut et elle doit emprunter le chemin du développement durable dès maintenant, notamment dans ses villes et dans ses territoires, parce qu’elle est la région du monde la moins enchâssée dans l’économie mondialisée, et donc la plus susceptible de bifurquer vers une économie plus sobre par rapport aux emprunts et aux rejets dans l’environnement naturel, plus juste et plus inclusive socialement.

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Africités 8: Rencontre des maires – préparation du fonds de développement des villes africaines  (FODEVA)

Introduite par M. Parks Tau, président de CGLU, et M. Jean Pierre Elong Mbassi, Secrétaire général de CGLU Afrique, la rencontre des maires a permis de tirer le bilan de la démarche préparatoire à la création du fonds de développement des villes africaines – FODEVA. Les maires et présidents d’autorités locales avaient décidé de cette démarche lors d’Africités 7. Parks Tau a précisé la vision qu’il avait introduite dans son discours d’introduction à Africités 8, détaillant les raisons et les principales étapes à franchir pour établir ce fonds. L’accès autonome des villes au financement est un enjeu majeur pour une décentralisation réelle.

Les 40 participants ont validé les principales conclusions issues des travaux de groupes d’experts et des rencontres avec les partenaires potentiels, notamment les banques de développement africaines. Ces options sont :

  • Le choix d’une organisation qui garantira le contrôle des maires et présidents d’autorités locales sur le fonds et l’indépendance de la gestion financière de toute pression politique. Cette gestion sera assurée par des professionnels du secteur bancaire.
  • L’importance de la mutualisation dans toutes les dimensions de la gestion du fonds.
  • La haute priorité accordée à l’obtention d’une excellente crédibilité financière, condition d’accès aux marchés financiers à des taux compétitifs.
  • La nécessité d’une étroite coopération avec les institutions et programmes qui appuient les autorités locales pour l’amélioration de leur gestion financière.
  • L’indispensable appui des Etats pour autoriser et faciliter la participation des villes et autorités locales au fonds : souscription du capital puis emprunts.

Les échanges ont permis de préciser des points d’attention à traiter dans le cadre des études financières, juridiques et fiscales qui doivent désormais être menés.

Les participants ont validé la feuille de route dans toutes ses composantes.

Le pilotage et le financement de l’étape qui doit conduire au démarrage des opérations d’ici 4 ans sera assuré par un club de villes et collectivités locales fondatrices.

Journée Climat Africités 8 : Demandez le programme !

Les villes et territoires membres de CGLU Afrique engagées dans la Lutte contre le changement climatique

Les villes et territoires d’Afrique sont responsables d’une part significative des émissions des GES du continent (environ 70% en Afrique Sub-saharienne) et elles accueillent des millions d’habitants dans des zones parfois très exposées aux effets du changement climatique. Elles concentrent également l’essentiel de l’activité économique en Afrique et l’essentiel des investissements (infrastructures, entreprises, bâtiments, équipement, etc …). Ces réalités renforcent l’importance des territoires et villes d’Afrique dans la mise en œuvre des politiques de lutte contre le changement climatique.

Conformément à la décision 1/CP.21 de l’Accord de Paris et aux dispositions du « Partenariat de Marrakech pour l’action mondiale en faveur du climat », et pour répondre aux défis du changement climatique, il est important de structurer le cadre d’intégration des efforts de l’ensemble des acteurs non étatiques autour des collectivités territoriales en vue d’asseoir la    cohérence nécessaire  entre les différents niveaux de décisions dont le maillon territorial reste la pierre angulaire.

CGLU Afrique entend faire de la 8ème édition du Sommet Africités un moment politique fort au service de la réalisation d’une ambition commune des villes et des territoires d’Afrique en réponse aux enjeux majeurs du changement climatique et de la transition vers un développement durable.

A travers cet objectif général, il s’agit spécialement de renforcer les actions des villes et des territoires en soutien aux Etats dans le cadre de la mise en œuvre par ces derniers de leurs Contributions Prévues Déterminées au niveau National (CPDN) ou de leurs Contributions Déterminées au niveau National (CDN).

Ce moment doit déboucher sur l’adoption d’une déclaration commune concernant l’engagement d’un partenariat élargi entre les gouvernements nationaux et les gouvernements locaux et régionaux d’Afrique pour la mise en œuvre des CDNs.

Buts et objectifs de la journée Climat d’Africités

La journée Climat d’Africités se tient à cinq ans de l’échéance 2023 du relèvement  des ambitions des Contributions Déterminées au niveau National (CDN).Elle vise à réunir l’ensemble des acteurs mobilisés pour la lutte contre le réchauffement climatique et les effets du changement climatique. Pour sa première édition, la Journée Climat d’Africités va concentrer ses réflexions sur la création d’un agenda de l’action des villes et territoires d’Afrique en vue de la réalisation des CDNs des pays d’Afrique sur les sept volets clés de l’accord de Paris, à savoir :

  1. L’adaptation ;
  2. L’atténuation ;
  3. La coopération Triangulaire et Sud/Sud ;
  4. La Territorialisation des CDNs ;
  5. Le Financement ;
  6. Le Renforcement de capacité ;
  7. Le cadre de transparence.

 

Le Climate Day d’Africités se donne 5 objectifs stratégiques et opérationnels :

  1. Recenser les bonnes pratiques ;
  2. Définir les priorités et les objectifs à atteindre à l’horizon 2023, date de démarrage de la période contraignante de l’Accord de Paris ;
  3. Elaborer l’agenda de l’action 2030 des villes et des territoires d’Afrique pour le climat ;
  4. Evaluer les moyens d’actions techniques et financiers nécessaires ;
  5. Adopter la Déclaration d’Africités « Climate Day » qui sera présentée à la COP 24 en POLOGNE en Décembre prochain. Cette Déclaration visera à faire reconnaitre par la CCNUCC la place centrale des villes et territoires d’Afrique dans la résilience aux changements climatiques et la nécessité que ces derniers, d’une part, bénéficient d’une plus grande attention et implication dans la mise en œuvre des CDNs, et qu’ils soient représentés au sein des instances internationales pour le climat d’ autre part.

Le programme de la journée est disponible ici :PROGRAMME-CLIMAT-DAY(13112018)(FR) 

Découvrez les 9 collectivités territoriales nominées pour les trophées Initiatives Climat Africités 2018

Vendredi 2 novembre 2018, les membres du jury des Trophées Initiatives Climat se sont réunis au siège de CGLU Afrique à Rabat. L’édition 2018 est organisée par CGLU Afrique et l’association Initiatives Climat dans le cadre du sommet Africités 8, prévu du 20 au 24 novembre 2018 à Marrakech autour du thème : « La transition vers des villes et des territoires durables :  le rôle des collectivités territoriales d’Afrique».

Le jury a procédé à la désignation des 9 nominés dans les 3 catégories de collectivités territoriales en lice : Petites : moins de 20.000 habitants, Moyennes : De 20.000 à 100.000 habitants et Grandes : Plus de 100.000 habitants.

Sur les 31 initiatives reçues de 16 pays, les 9 initiatives les plus innovantes en matière d’adaptation aux changements climatiques et d’atténuation de leurs effets sont :

-Catégorie 1 (Petites collectivités, moins de 20.000 habitants) :

* Commune Rurale Ambohimanambola (Madagascar) : Aménagement d’une station de transformation des déchets

* Commune de Ndiob (Sénégal) : Une commune verte et résiliente

-Catégorie 2 (Moyennes collectivités, de 20.000 à 100.000 habitants)

* Commune de Yoko (Cameroun ) : Protection intégrale d’une forêt communale

* Chefchaouen ( Maroc ) : Centre Info Energie

* Goz Beida ( Tchad) : Reconstitution du couvert végétal et lutte contre l’érosion des sols

–  Catégorie 3 (Grandes  collectivités , plus de 100.000 habitants)

* Quelimane (Mozambique) : Restauration de la mangrove de Quelimane

* EThekwini Municipality  (Afrique du Sud) : Projet de reforestation de Buffelsdraai

*Conseil Départemental de Tivaouane ( Sénégal) : Préservation d’un environnement agricole durable

*Communauté Urbaine de Yaoundé ( Cameroun) : Projet d’Assainissement de Yaoundé

Les neuf initiatives ci-dessus seront soumises au vote des 5000 délégués attendus du sommet Africités 2018 afin qu’ils désignent le vainqueur de chaque catégorie. Les votes seront effectués via l’application du sommet Africités 2018.

Les neuf nominés sont totalement pris en charge par CGLU Afrique (une personne par collectivité) pour participer au sommet Africités du 20 au 24 novembre 2018. Un trophée sera remis à chaque lauréat lors du diner de gala du sommet Africités le 24 novembre 2018.