Archive d’étiquettes pour : CGLU Afrique

Journée Internationale des femmes 2019 : Focus sur l’état d’avancement des 3 campagnes préparées et lancées par le REFELA  (Troisième Partie)

Le thème retenu par l’ONU pour la Journée internationale des femmes 2019 est : “Penser équitablement, bâtir intelligemment, innover pour le changement”. Chaque année, la célébration du 8 mars est un rendez-vous important pour le Réseau des Femmes Elues Locales d’Afrique (REFELA), la commission permanente de l’égalité de genres de CGLU Afrique, afin de mettre en lumière les avancées et actions réalisées à cet effet par ces actrices de la gouvernance locale.

Pour cette année 2019, le REFELA saisit l’occasion pour faire le point sur le déploiement des trois principales campagnes qui figurent au cœur de son Plan d’Action Stratégique (PAS-REFELA) 2019-2021.  Il s’agit de :

  • La Campagne des Villes africaines sans enfants en situations de rue ;
  • La Campagne des Villes africaines à zéro tolérance face aux violences faites aux femmes et aux filles ;
  • La Campagne des Villes africaines favorables à l’autonomisation économique des femmes.

 

 

 

Campagne des Villes africaines favorables à l’autonomisation économique des Femmes : Attentes des femmes entrepreneures

Le REFELA, dans le cadre de la prospection pour la mise œuvre de sa « Campagne Villes africaines favorables à l’autonomisation économique des Femmes », a effectué un premier diagnostic participatif auprès des femmes entrepreneures invitées à l’exposition de l’événement HAPPY FAIR UNI-VERS-ELLES organisé par LABO ETNIK, tenu du 2 au 3 mars 2019 à Salé au Maroc, ayant pour objectif, la promotion de l’entreprenariat des femmes.

Les témoignages recueillis auprès des participantes mettent en lumière certaines difficultés et obstacles qui conduisent les femmes à se contenter et à se cantonner dans la création de micros et petites entreprises ; ce qui limite leur potentiel d’entreprendre. « En tant que femme, j’ai été confrontée à différents obstacles, ceux qu’un homme entrepreneur pourrait rencontrer forcément, et auxquels s’additionnent spécifiquement, ceux liées à ma situation de femme et de femme entrepreneure, qui relèvent souvent par le manque de confiance et la non reconnaissance des capacités des femmes à entreprendre ; des postures encouragées par le contexte socioculturel. ».

Il y a un autre obstacle, de taille, quand il s’agit de créer son entreprise, celui de l’accès à l’aide financière, « Sur ce point, les femmes sont victimes de certains préjugés qui font qu’elles n’ont pas de légitimité et de crédibilité auprès des agences financières (bancaires et autres…) », explique l’une d’elles. D’autres femmes entrepreneures indiquent « qu’elles s’activent au profit de l’essor économique de leur ville/commune, mais souvent elles restent invisibles et ne reçoivent pas ou peu de soutien de leur ville/commune ».

A cet effet, les femmes enquêtées ont exprimé des besoins et attentes par rapport à la « Campagne Villes africaines favorables à l’autonomisation économique des Femmes » en cours de préparation et de lancement par le REFELA, qui sont de :

  • Procéder à un recensement des femmes entrepreneures au niveau de la ville/commune, où elles s’activent et entreprennent, leur profil personnel et professionnel, leur type d’activité économique, impact économique sur la ville ou la commune ;
  • Elargir le champ de l’activité entrepreneuriale des femmes et les hisser à un niveau plus élevé de l’entreprenariat ;
  • Faciliter l’accès des femmes aux marchés publics, lutter contre l’hégémonie masculine et permettre aux femmes à travers des mesures affirmatives de participer, de mettre leur potentiel entrepreneurial au profit de leur ville/commune et d’avoir l’opportunité d’agrandir leur entreprise ;
  • Faire de l’accompagnement-conseil et le coaching sur différentes thématiques, essentiellement, pour le développement du leadership entrepreneurial des femmes ;
  • Bénéficier d’un soutien pour créer un réseau pouvant les rassembler et soutenir leur action pour plus de visibilité des femmes entrepreneures au niveau locale.

L’appel à candidatures en direction des villes souhaitant adhérer à la Campagne Villes africaines favorables à l’autonomisation économique des Femmes sera lancée en début du mois d’avril 2019.

 

Consultez les articles sur :

-Le document complet sur les 3 campagnes est disponible ici . 

 

Journée Internationale des Femmes 2019: Message du Secrétaire Général de CGLU Afrique

Le 8 mars de chaque année, comme il est de coutume, la communauté internationale célèbre la Journée Internationale des Femmes. Le thème choisi par l’organisation des Nations Unies, pour célébrer la Journée Internationale des Femmes pour l’année 2019 est : “Penser équitablement, bâtir intelligemment, innover pour le changement”. Ce thème est une invitation à ne pas se contenter de slogans et d’attitudes à la mode, mais à réfléchir à l’action à mener dans chaque contexte, pour que l’égalité hommes-femmes soit concrètement mise en œuvre au-delà des pétitions de principe.

Penser équitablement doit être interprété comme l’effort de comprendre la situation concrète des inégalités hommes-femmes et de prendre en compte ce point de départ différencié pour proposer des solutions adaptées, en vue d’arriver à l’égalité à un horizon socialement envisageable et possible. Si cela doit passer par des politiques affirmatives d’actions” favorables aux femmes, il ne faut pas exclure de telles politiques, au nom d’un traitement égalitaire. C’est du reste, cette attitude que recommande le réseau des femmes élues locales d’Afrique (REFELA) lorsqu’il se mobilise pour le renforcement du leadership féminin dans la gouvernance politique et administrative des collectivités territoriales en Afrique, et qu’elle lance la campagne des villes africaines favorables à l’émancipation économique des femmes, campagne à laquelle toutes les villes africaines sont invitées à participer sans délais. C’est également la raison pour laquelle le REFELA soutient plus que jamais la réalisation des ODD 4 et 5, et qu’il engage tous les gouvernements nationaux, subnationaux et locaux, ainsi que tous les autres acteurs, à soutenir la réalisation de ces objectifs.

Il faut en effet de l’intelligence pour venir à bout des idées préconçues sur le caractère plus ou moins naturel des inégalités hommes-femmes ou leur justification religieuse. L’intelligence suppose de prendre en compte les contraintes sociales, liés aux contextes historiques dans lesquels on doit promouvoir l’égalité de genre, mais sans jamais sacrifier le principe imprescriptible de l’égalité homme-femme. Quel être humain normalement constitué peut penser sérieusement que sa mère, sa sœur, sa fille sont des êtres qui lui sont inférieurs et ne méritent pas d’être traités comme lui ? C’est dire combien les récits sociaux peuvent influencer nos façons de penser et d’agir, parfois en contradiction avec nos convictions profondes. D’où le besoin d’interroger résolument les pratiques sociales chaque fois qu’elles heurtent nos convictions et nos principes. Et cela prend du courage car il est difficile de remettre en cause les idées socialement admises comme des évidences.

Assurément pour que triomphe l’égalité hommes-femmes dans les faits, il faut innover. D’abord dans la narration des histoires qui illustrent l’importance de l’égalité entre genres pour le progrès des sociétés: La plupart des membres de CGLU Afrique doivent se souvenir que le système matriarcal formait la base de l’organisation familiale des sociétés traditionnelles africaines, et existe encore dans bon nombre de communautés africaines. CGLU Afrique ne craint pas dès lors de soutenir résolument les innovations allant dans le sens de plus d’égalité entre hommes et femmes lorsque de telles innovations sont proposées comme c’est le cas actuellement en Tunisie, parce qu’au fond de telles innovations réconcilient les sociétés africaines avec leurs pratiques ancestrales.

Bonne et Heureuse Fête
A toutes les femmes, nos mères, nos sœurs, nos filles.

Jean Pierre Elong Mbassi,
Secrétaire Général de CGLU Afrique

Disponible en version PDF ici

Retraite CGLU Afrique 2019 : Redynamisation du mouvement municipal africain

Du 18 au 21 février 2019, le centre de conférences de l’Université d’Al Akhawayne d’Ifrane (Maroc) a abrité la troisième édition de la retraite institutionnelle de CGLU Afrique. Cette édition a vu la présence d’une soixantaine de participants parmi lesquelles : le personnel du siège de l’organisation, des trois bureaux régionaux (Afrique de l’Ouest, Afrique de l’Est et Afrique Australe), les organisations partenaires : CGLU, Metropolis, Cities Alliance, la CEA (Commission Economique Africaine), le World Ressources Institute (WRI), le CAFRAD, et les conseillers spéciaux de CGLU Afrique : M. Daby Ndiaye, M. Gustave Massiah, M. Alioune Badiane, et Mme Claire Mandouze.

« L’objectif de cette retraite est de faire le point. Pour une organisation il est très important qu’on prenne un nouvel élan. La retraite est faite pour reconstruire une dynamique », indique d’emblée M. Jean Pierre Elong Mbassi, Secrétaire Général de CGLU Afrique.  Poursuivant son propos, il rappelle les composantes de CGLU Afrique qui sont au cœur de cette rencontre. « L’organisation c’est la partie politique, ce sont les membres, le comité exécutif, le conseil panafricain, la présidence de CGLU Afrique, le personnel, le citoyen. Nous attendons de cette retraite une synergie plus importante, une remobilisation de nos membres et de notre personnel et de nouveaux objectifs à atteindre pour que nous méritions ce que les membres attendent de nous », confie-t-il.

Jour 1 : Qui sommes-nous ?

La première journée des travaux, le 18 février 2019, a été marquée par le discours d’ouverture du Secrétaire général de CGLU Afrique, M. Jean Pierre Elong Mbassi. Un échange-débat « Fishbowl » sur comment travailler en synergie avec les organisations partenaires pour la mise en œuvre des Agendas Mondiaux et l’Agenda 2063 de l’Union Afrique a été modéré par M. Sithole Mbanga suivi de la réalisation de la «timeline » de l’organisation de 2005 à 2019 par l’ensemble du personnel de CGLU Afrique.

C’est dans une ambiance détendue que ces échanges ont eu lieu. En effet, avant de passer à l’écoute studieuse du speech du secrétaire général, les participants avaient eu l’occasion de faire ample connaissance à travers le jeu d’horloge qui consistait à prendre rendez-vous avec 12 personnes présentes que l’on ne connaît pas.

Dans son allocution d’ouverture M. Jean Pierre Elong Mbassi a tenu a rappeler l’historique de l’organisation et de l’implantation du mouvement municipal en Afrique. Ceci dans le but de mettre tous les participants au même niveau d’information. « Aujourd’hui CGLU Afrique c’est 47 associations nationales de gouvernement locaux. Nous sommes une organisation unitaire, nous ne sommes pas une confédération. Nous avons traversé des années de division dont l’unité a été consolidée en 2012 à Dakar lors de la 6ème édition du Sommet Africités », explique M. Mbassi. Ce dernier insiste également sur la fragilité de cette unité qui ne subsistera qu’à travers l’engagement des membres et du personnel de CGLU Afrique.

« Notre unité est toujours fragile et il est de votre devoir de combattre et garder l’unité de cette organisation. Il convient de faire comprendre aux membres que l’amour du continent est ce qui les sauvera et sauvera l’avenir de leurs enfants. Il y a différents niveaux de décentralisation sur le continent, ce qui implique qu’il convient de disposer d’approches spécifiques, et le rôle des bureaux régionaux est crucial à ce niveau. L’objectif étant d’améliorer le service rendu aux populations par la mise en œuvre de la décentralisation. Le multilatéralisme perd du terrain, et il y a un repli identitaire extrêmement dommageable pour l’Afrique.  Le fait tribal monte en puissance : c’est une difficulté supplémentaire pour le continent. Il faut faire place à la jeunesse dans l’espace politique, et le niveau local est le niveau de déverrouillage.  L’espoir d’un continent repose sur vos épaules », a-t-il lancé en direction des jeunes.

 

Synergie avec CGLU et Metropolis

Le Secrétaire général adjoint de CGLU Afrique, M. Sitholé Mbanga, a ensuite modéré le débat avec comme principaux intervenants, Mme Firdaous Oussidhoum, Conseillère spéciale de la Secrétaire Générale de CGLU, et M. Octavi De La Varga, Secrétaire Général de Metropolis. Il a été abordé la manière de localiser les Agendas mondiaux (Agenda 2030 (ODD), le Nouvel Agenda Urbain, l’Accord de Paris pour le climat, le Cadre de Sendai pour la réduction des risques de catastrophe) et l’Agenda 2063 de l’Union Africaine.  Les différentes contributions ont plaidé pour un travail en synergie afin de localiser ces agendas sur le continent par une approche territoriale, une approche genre, une valorisation du capital humain, une réinvention de la démocratie locale et une révision des systèmes statistiques en Afrique.

La construction de la «timeline » CGLU Afrique (2005- 2019) a permis de voir le chemin parcouru par l’organisation jusqu’à présent. Avec un fort renforcement de capacités institutionnelles depuis 2015 dans la mise en œuvre du GADDEPA (Programme de Gouvernance, Plaidoyer et Développement Décentralisé Pour l’Afrique), qui est la vision stratégique de CGLU Afrique jusqu’en 2021.

 

Jour 2 : Rebâtir ensemble

La journée du mardi 19 février 2019 a été marquée par la mise en valeur des offres de services de CGLU Afrique à travers l’exercice dénommé « Market Place ». Les directeurs des différents départements et des bureaux régionaux (Membres, Programmes, REFELA, ALGA, Task Force Climat, Communication, Bureau régional WARO, Bureau régional SARO et bureau régional EARO)  ont eu la responsabilité de présenter leurs meilleures offres de services et les deux principales difficultés rencontrées dans l’exercice de leur fonction. Cette activité a permis de mieux connaître ce que chaque entité de l’organisation fournit comme travail, et ce de manière ludique. Les différents acteurs ont reconnu l’apport de cette initiative qui leur a permis de peaufiner leur technique de vente et de mieux connaître l’autre.

Un échange débat « Fishbowl » a également eu lieu avec les partenaires, Cities Alliance, la CEA, et WRI sur les pistes d’une meilleure collaboration avec CGLU Afrique.

Pour Mme Edlam Abera Yemeru, Chef de la section urbanisation de la CEA «Il faut connecter l’Agenda Urbain aux autres secteurs et construire les villes africaines autour de l’importance de la planification. L’Agenda 2063 est une opportunité de collaboration. Nous opérons au niveau national et avec CGLU Afrique nous pouvons toucher le niveau local ».

  1. Leo Horn Phathanothai, Directeur chargé de la Coopération Internationale de WRI, s’est déclaré ouvert à une matérialisation d’un partenariat dans le secteur de la recherche notamment à travers l’Académie Africaine de la Gouvernance Territoriale (ALGA).

«Il faut faire en sorte que les gouvernements locaux soient des espaces de carrières crédibles.  Le système des politiques d’urbanisations actuel n’est pas adéquat en Afrique. Le chômage des jeunes est un challenge majeur des gouvernements locaux en Afrique. Il faudrait que CGLU Afrique formalise les partenariats sur une période longue d’au moins 5 ans », explique M. Julian Baskin, Urbaniste Spécialiste de Cities Alliance.

La journée s’est clôturée par des travaux de groupe sur la reconstruction d’un nouveau narratif de CGLU Afrique en définissant les objectifs, les forces et faiblesse de l’organisation.  Les participants ont exprimé toute leur créativité (Voir album photos).

Jour 3 : Repenser nos actions en faveur des populations

 

Le mercredi 20 février 2019, il a été question de déterminer la meilleure manière dont CGLU Afrique doit intervenir au niveau mondial, continental, national, régional, envers les associations des gouvernements locaux, les localités et les citoyens.

Les principaux messages sont :

– Le centre d’intérêt de CGLU Afrique est le citoyen,

– Notre rôle est d’aider à construire des gouvernements locaux,

– Il faut actualiser l’Agenda de CGLU Afrique à travers le GADDEPA,

– Renforcer les jeunes et les bureaux régionaux, repositionner l’organisation, tenir compte de l’approche genre,

– Il faut écrire nous-même l’histoire de notre organisation, aller vers une communication 2.0.

Les participants se sont ensuite prononcés via un vote sur les 7 axes prioritaires  sur lesquels l’organisation devrait se reconstruire. Il s’agit de :

-La gestion des ressources humaines, la formation et le développement,

-La viabilité et durabilité financière,

-La bonne gouvernance,

-La vision et l’orientation stratégique de l’organisation,

-L’élaboration d’une stratégie et un plan de communication transparents,

-L’apprentissage institutionnel et la gestion des connaissances,

-Le sommet Africités.

Jour 4 : Nouvelle Feuille de route

La retraite s’est clôturée avec l’élaboration d’une nouvelle feuille de route pour l’année 2019 en se basant sur les différentes propositions enregistrées lors des 4 jours d’échanges.

Les grands axes de cette feuille de route qui marque un nouveau départ pour CGLU Afrique sont marqués par les étapes phares suivantes :

  • Réunion du comité exécutif en avril 2019,
  • Séminaire régionaux (mai-juillet),
  • Rencontre avec les partenaires financiers (juin ou septembre),
  • Rencontre de mobilisation des associations nationales en marge du congrès mondial de CGLU prévu en Afrique du Sud Durban (novembre),
  • Congrès mondial de CGLU,
  • Retraite annuelle CGLU Afrique (février 2020).

Le Secrétaire Général Adjoint, M. Sitholé Mbanga qui a présenté ce planning s’est engagé à veiller de près à sa réalisation.

Pour sa part, dans son message de clôture, le Secrétaire Général de CGLU Afrique, M. Jean Pierre ELong Mbassi, a tenu à remercier le Président de l’université d’Al Akhawayne d’Ifrane qui a accueilli ladite retraite dans d’excellentes conditions.

« Il est important d’aimer ce que l’on fait. Je tiens à remercier nos facilitateurs et toute l’équipe de CGLU Afrique. Nous faisons partie d’un périple fantastique et nous devons être des militants. Le seul combat qu’il convient de mener est celui de la dignité de ce continent. La dignité commence par la connaissance de ses forces. Seuls les Africains développeront l’Afrique. Il est temps de redécouvrir la culture et l’histoire de notre continent. Soyez fiers de votre continent, chers jeunes, vous avez les capacités pour le faire.  Soyons humbles, nous sommes une organisation politique. Un périple de 5km commence par un pas dans la bonne direction. Au cours de cette retraite nous avons fait le 1er pas dans la bonne direction », dixit M. Mbassi.

 

Regardez les vidéos de la retraite ici. 

Regardez les interviews de la retraite ici.

Album photo de la retraite.

 

 

La vérité sur la migration

« La coopération au développement peut-elle apporter des solutions » ? Entre le 4 et le 5 février, la Commission européenne a accueilli la 6ème édition du forum « Villes et Régions pour la coopération au développement».   Les villes et les régions du monde sont au cœur du développement durable et de nombreuses leçons et pratiques peuvent être partagées avec des pairs afin de résoudre certains problèmes critiques, allant de la pauvreté, de la sécurité alimentaire à l’égalité des sexes, en passant par le changement climatique.

Qu’est-ce que la Coopération au Développement ? Souvent décrite comme une aide au développement offerte par une région à une autre, généralement d’une région développée à une région en développement, elle consiste en une description large de l’action internationale entre deux villes ou régions qui peut consister en :

-Un soutien financier – ce que nous appelons traditionnellement «Aide»,

–Un soutien au renforcement des capacités – Renforcement des capacités humaines ou organisationnelles,)

–Un soutien technique et politique de partage -Un changement de politique – dont la décentralisation est une composante majeure .

Le Forum a abordé le développement urbain durable par le biais de jumelages, de couplages et de mises en relation des Autorités Locales et Régionales de l’UE et des pays partenaires, y compris des villes et des régions d’Afrique.

L’évènement de deux jours a non seulement initié des discussions et un débat sur la coopération et le développement, mais il a également mis en lumière des initiatives de partenariat fructueuses, notamment les Platforma Awards, qui visent à récompenser les meilleurs projets de développement de ville à ville et de région à région, en assurant la promotion de la coopération décentralisée.

Les villes de Roeselare (Belgique) et Dogbo (Bénin) ont reçu le premier prix pour leur programme d’enregistrement des naissances en commun et après six ans, Dogbo est devenue une référence dans le domaine de l’état-civil au Bénin, un pays où plus de 40% des naissances ne sont pas enregistrées.

Le Maire de Dogbo, Vincent Codjo Akakpo, a évoqué les avantages de la coopération au développement et a encouragé les villes et régions d’Afrique à explorer les possibilités de tels partenariats pour favoriser le développement durable.

Jean-Pierre Elong Mbassi, Secrétaire Général de Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique, a amené une délégation de l’Afrique à participer à un certain nombre de discussions sur des sujets d’intérêt, y compris celui de la migration.

Parmi les sujets d’actualité entre l’UE et l’Afrique, CGLU Afrique a organisé un événement parallèle sur le thème « Coopérer autour de la migration » afin de fournir une plateforme pour interagir et générer des idées et des recommandations à l’attention des institutions européennes sur cette importante question. On parle aujourd’hui de migration comme s’il s’agissait d’un phénomène nouveau, mais cela se produit depuis l’aube des temps, à partir de « l’incroyable périple humain » qui a marqué la première sortie de l’être humain en dehors de l’Afrique il y a quelque 60 000 ans, et voilà que nous en parlons ici en 2019 comme s’il s’agissait de quelque chose de nouveau.

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Lire le rapport du Side Event.

Retraite annuelle CGLU Afrique du 18 au 21 février 2019

Initiée en 2017, la troisième édition de la retraite annuelle de CGLU Afrique se tiendra du 18 au 21 févier 2019 à Ifrane, au Centre de Conférences de l’Université d’Al Akhawayne (Maroc).

Cette retraite offre un espace de dialogue pour réfléchir à la meilleure façon dont l’organisation peut aider ses membres à se développer et comment renforcer ses capacités et aptitudes organisationnelles.

La rencontre verra la participation de tous les membres du personnel de CGLU Afrique (siège et 3 bureaux régionaux : Afrique de l’Ouest, Afrique Australe , Afrique de l’Est et ALGA Ouagadougou) et certains partenaires. Elle vise quatre principaux objectifs :

  • Développer une compréhension plus profonde du contexte continental ;
  • Affiner la compréhension collective des objectifs de CGLU Afrique ;
  • Evaluer collectivement l’état actuel de l’organisation en vue d’une amélioration continue ;
  • Clarifier les rôles, fonctions, compétences et capacités qui seront nécessaire à CGLU Afrique pour prospérer.

Le programme prévoit des travaux en atelier, des tables rondes et des plénières.

Watch the video of Day 1 ! 

 

CGLU Afrique rejoint l’«Africa NDC HUB» de la BAD

L’organisation panafricaine Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) a le plaisir d’informer ses membres, partenaires et collaborateurs de son adhésion à l’«Africa NDC HUB».

L’Africa NDC HUB est une plateforme créée par la Banque Africaine de Développement (BAD), qui sert de pool de ressources pour les pays africains, conjointement avec les institutions locales et internationales, publiques et privées et dont l’objectif est de soutenir les 54 pays africains à mettre en œuvre leurs CDNs respectifs et remplir ainsi leurs engagements dans le cadre de l’Accord de Paris.

CGLU Afrique est la première organisation des collectivités territoriales à rejoindre l’Africa NDC HUB. Cette démarche revêt une grande importance compte tenu du fait que les villes africaines sont les plus menacées par le changement climatique. En effet, dans le top 10 des villes les plus menacées ,8 sont africaines avec Bangui (RCA) et Monrovia (Liberia) en tête de liste, d’après L’index de vulnérabilité au changement climatique 2018 .

A travers cette adhésion, les membres de CGLU Afrique voient leur organisation les doter d’un nouvel appui opérationnel en matière de lutte contre le changement climatique, après la mise en place de la Task Force Climat de CGLU Afrique, lancée en 2017 à la COP 23 de Bonn (Allemagne).

Cet appui aux gouvernements locaux Africains portera sur trois domaines stratégiques :

  1. Favoriser l’action climatique à long terme au niveau local–

Accroître les capacités des villes et des territoires Africains a assuré l’accès à des services cohérents avec un développement bas carbone et résilient

Aligner et intégrer les politiques locales dans le processus de mise en œuvre des CDN (Promouvoir la gouvernance verticale et l’appropriation politique)

Augmenter la visibilité de l’action des gouvernements locaux pour les actions climatiques

  1. Mobiliser les moyens de mise en œuvre de la territorialisation des CDN –

Avoir accès aux meilleurs approches et pratiques en matière de structuration des projets ainsi qu’a des mécanismes de coopération et d’échange de connaissances

Améliorer la capacité technique et de mobilisation de ressources pour le financement des projets climatiques

  1. Coordination, plaidoyer et partenariats pour une insertion effective des collectivités locales dans le processus de mise en œuvre des CDN.

Plaidoyer pour un meilleur accès direct des collectivités locales Africaines à la finance climat par la mise en place notamment d’un guichet au sein du fonds vert climat dédiée aux villes et territoires Africains.

Promotion du rôle des villes et territoires Africains en tant que maillons essentiels pour atteindre les objectifs de l’accord de Paris.

L’intégration de CGLU Afrique à cette coalition, rentre également dans le cadre du renforcement du partenariat stratégique de notre organisation avec la BAD et aussi dans l’inscription de CGLU Afrique dans l’écosystème du climat au niveau africain et mondial en vue de faire valoir ses initiatives programmées, ou mises en place, pour soutenir les élus locaux dans leur lutte contre le changement climatique.

Parmi les autres partenaires de  l’Africa NDC Hub figurent : la Commission de l’Union africaine (CUA), la Commission économique pour l’Afrique des Nations unies (CEA), l’Agence de planification et de coordination du NEPAD, l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture des Nations unies (FAO), le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), le Fonds mondial pour la nature (WWF),  l’Institut international pour l’environnement et le développement (IIED), le secrétariat de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), l’Agence Française de Développement (AFD). Le 4C MAROC, ECOWAS, Global Green Growth (GGGI), le Centre du Commerce International (ITC), Islamique Dévelopment Bank (IsDB),

Pour plus d’informations.

Appel à manifestation d’intérêt: « Campagne# Villes Africaines, à zéro tolérance face aux violences faites aux femmes et aux filles »

I.  Cadre de la Campagne

Le document est disponible en PDF

La « Campagne# Villes  Africaines, à zéro tolérance face aux violences faites aux femmes et aux filles », organisée sous le slogan « Villes et territoires d’Afrique, à vous d’agir contre les violences faites aux femmes et aux filles », est une initiative du Réseau des femmes Elues Locales d’Afrique, le REFELA, la commission permanente de l’Egalité des genres de Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique), qui est l’organisation panafricaine, ayant un statut diplomatique et dont le siège est à Rabat, au Royaume du Maroc.

Le REFELA été lancé à Tanger au Maroc en 2011. Il est dirigé par un bureau exécutif de quinze membres représentatifs des cinq régions d’Afrique. La présidence de REFELA est assurée par la ville de Bangangté au Cameroun, représentée par son Maire, Mme Célestine Ketcha-Courtes, ceci jusqu’en Novembre 2021.

Le REFELA prend part à la lutte contre toutes formes de violences fondées sur le genre que subissent les femmes et les filles africaines, avec notamment le soutien de CGLU Afrique et d’autres partenaires, tel que le Ministère de la solidarité, de la famille, de l’égalité et du développement social. Ce combat est l’une des priorités qui s’impose aux cités et gouvernements locaux et régionaux unis de l’Afrique et du monde.

A cet effet, dans son plan d’action triennal 2019-2021, Le REFELA propose le lancement de trois campagnes :

  • La campagne des villes africaines à zéro tolérance face aux violences faites aux femmes.
  • La campagne des villes africaines sans enfants de la rue.
  • La campagne des villes africaines favorables à l’autonomisation économique des femmes.

Le présent appel à manifestation d’intérêt s’adresse aux leaders et conseils des villes et collectivités territoriales d’Afrique volontaires pour adhérer à la « Campagne# Villes Africaines à zéro tolérance, face aux violences faites aux femmes et aux filles », ainsi qu’à leurs associations représentatives.

II. Intérêt de la Campagne#

Comme le démontre le Premier rapport analytique sur la situation des violences faites aux femmes et aux filles et des avancées réalisées au niveau du Contient de l’Afrique’’, élaboré par l’équipe du REFELA et diffusé lors d’Africités 8, (novembre 2018), la montée de ce phénomène menace sérieusement la bonne gouvernance des villes et territoires locaux d’Afrique. En effet l’engagement dans la lutte contre les violences faites aux femmes permettrait de revoir les villes Africaines autrement, elle permettrait également de faire une transition égalitaire et juste des villes et collectivités territoriales, bénéfique pour l’image et conforme aux Agendas africains et internationaux, spécifique à la promotion de l’égalité des sexes et de l’autonomisation des femmes et des filles (l’ODD5), d’ici 2030.

Ce phénomène qui persiste est en totale contradiction avec les valeurs de respect, d’équité et de justice qui représentent le fondement même des sociétés africaines. Il met en difficulté la réalisation pour les villes africaines des 17 Objectifs de Développement Durable et plus spécifiquement l’ODD5 : Parvenir à l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes et filles, d’ici 2030.

A ce propos, les membres du REFELA proposent la « Campagne@ Villes Africaines à zéro tolérance face aux violences faites aux femmes et aux filles » afin que l’éradication de ce fléau d’ici 2030 figure en bonne place parmi les priorités des politiques et stratégies de développement des villes et collectivités territoriales d’Afrique.

Cette campagne appelle la libre adhésion des villes et collectivités volontaires pour y participer. Les membres du REFELA sont convaincus que la plupart des responsables des villes et collectivités d’Afrique y participeront, car c’est aussi et probablement en premier lieu à leur capacité à s’attaquer sérieusement à ce phénomène que les responsables de la gouvernance des villes et territoires seront jugés dans leur volonté de développer des villes et collectivités plus justes, égalitaires, inclusifs et durables, suivant les prescriptions de l’ODD5, des Nations Unies.

Le refus des injustices et discriminations faites aux femmes doit être à la base d’un élan de solidarité de la part de toutes les femmes maires et élues locales rassemblées au sein de REFELA, mais aussi tous les élus locaux, et intégrer toutes les composantes de la société, y compris les organisations de la société civile, le milieu de l’entreprise, les autorités traditionnelles et religieuses, mais aussi les partenaires de coopération interétatique ou décentralisée engagés en Afrique. C’est la raison pour laquelle la « Campagne @ Villes Africaines à zéro tolérance face aux violences faites aux femmes et aux filles » se prononce comme étant une campagne internationale et mondiale.

III. Adhésion à la Campagne#

La présentation de la « Campagne Villes Africaines à zéro tolérance, face aux violences faites aux femmes et aux filles » a eu lieu dans le cadre de la 8ème édition du Sommet Africités qui a été organisée du 20 au 24 novembre 2018, à Marrakech au Maroc. Les villes et collectivités territoriales et leurs associations nationales qui sont intéressées pour adhérer à « Campagne Villes Africaines à zéro tolérance face aux violences faites aux femmes et aux filles », doivent renvoyer le formulaire d’adhésion ci-après, rempli et signé, au secrétariat de CGLU Afrique au plus tard le 30 avril 2019. Les adhérents signataires des protocoles d’entente, deviendront les Membres actifs de la « Campagne Villes Africaines à zéro tolérance face aux violences faites aux femmes et aux filles »

 

 

 

 

 

Coordonnées de CGLU

Afrique

Adresse 22 Rue Essaadyine, Hassan, Rabat 10000,

Royaume du Maroc

Téléphone +212 537 26 00 62

+212 537 26 00 63

Fax +212 537 26 00 60
E-mail secretariat@uclga.org/info@uclga.org

 

mghefrane@uclga.org

 

Site web www.uclga.org

 

(Formulaire ci-joint)

 

Postulez au Grand Prix Ville solidaire et Immobilier responsable et au Prix spécial Ville africaine francophone solidaire et durable (date limite : 1 Avril 2019)

La Chaire Immobilier et Développement durable lance la première édition de son Grand Prix ESSEC de la Ville solidaire et de l’Immobilier responsable®, créé avec le soutien de l’Association internationale des Maires francophones (AIMF), la Fondation Agir Contre l’Exclusion (FACE), la Mairie de Paris, la Métropole du Grand Paris (MGP), le Ministère de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales, la Société du Grand Paris (SGP) ainsi qu’avec la participation de l’Association des Maires de France (AMF), la Fondation Abbé Pierre, le Plan Bâtiment Durable, Solidarités Nouvelles pour le Logement (SNL), l’UNIOPSS et la ville de Ouagadougou (Burkina Faso).

Le prix s’adresse aux collectivités territoriales, associations, coopératives, bailleurs sociaux, collectifs de citoyens, opérateurs de maîtrise d’ouvrage d’insertion, acteurs de l’économie sociale et solidaire et tout porteur, privé ou public, de nouvelles initiatives pour contribuer au mieux vivre urbain, en particulier face à la crise sociale et économique du logement et à la crise environnementale.

 

 

 

7 prix seront décernés dans le cadre du Grand Prix ESSEC de la Ville solidaire et de l’Immobilier responsable® :

– le Prix Grand Paris de l’innovation urbaine solidaire

– le Prix de l’innovation urbaine solidaire

– le Prix Finance solidaire et Ville durable

– le Prix Ville hospitalière

– le Prix Immobilier responsable

– le Prix Habitat innovant

– le Prix spécial de la Ville africaine francophone solidaire et durable

Les dossiers de candidatures sont téléchargeables sur le site internet du prix, gdprix-villesolidaire.essec.edu, et devront être envoyés à villesolidaire@essec.edu au plus tard le 1er  avril à 23h59.

La remise des Prix aura lieu le lundi 3 juin 2019 à l’Hôtel de ville de Paris.

CGLU Afrique invite ses membres à postuler pour les 7 prix et en particulier pour le Prix spécial de la Ville africaine francophone solidaire et durable.

Conditions de participation: 

Les six Prix

Les porteurs de projet peuvent présenter plusieurs dossiers par prix et peuvent concourir à chacun des six Prix.

Les nominés et les lauréats sont désignés selon les modalités décrites en 4-1.

Le prix spécial de la Ville africaine francophone solidaire et durable :

Pour concourir à ce prix spécial, le candidat devra proposer :

– Un projet ou une réalisation dans le domaine immobilier ou urbain et relevant du champ de l’économie sociale et solidaire,

– Un projet ou une réalisation sur le territoire d’un pays africain membre de la francophonie,

– Un projet décrit en français.

Lire le règlement complet.  

Pour plus d’informations écrire à : villesolidaire@essec.edu

Appel à candidatures : Session Internationale de Formation de Formateurs sur le Leadership Local à TUNIS (date limite : 15 février 2019)

ALGA lance une session de formation de formateurs sur le Leadership Local du 26 Février au 08 Mars 2019 à Tunis (Tunisie) en Partenariat avec Enda ECOPOP, le Centre de Formation et d’Appui à la Décentralisation (CFAD) de Tunisie, le Programme des Nations Unies pour les Etablissements Humains (ONU HABITAT) et l’Observatoire International de la Démocratie Participative pour l’Afrique (OIDP Afrique).  La présente session de formation sur le Leadership Local repose sur la maitrise et l’appropriation des compétences clés des acteurs (élu(e)s, agents des services techniques et leaders communautaires des organisations de la société civile) impliqués dans l’amélioration de la gouvernance locale, la gestion de l’environnement et fourniture de services sociaux de base. Elle a été développée en partenariat avec le Programme des Nations Unies pour les Etablissements Humains (ONU HABITAT).

 Objectifs opérationnels de la session de formation

Cette session de formation de formateurs vise à :

– Former une vingtaine de formateurs d’Afrique francophone à concevoir, conduire et évaluer une formation d’élus et de décideurs locaux sur le Leadership local ;

– Accompagner les formateurs à développer un plan d’action d’utilisation des compétences acquises, dans leurs pays respectifs.

Résultats attendus

– Les formateurs sont initiés au contenu des manuels et compétences du leadership local ;

– Les participant(e)s sont formé(e)s aux outils, méthodes et approches de formation des adultes, élus et leaders locaux ;

– Les formateurs participants ont élaboré un plan d’action pour le développement de la formation au leadership local dans pays respectifs.

 

Public cible, nombre de participant(e)s et modalités de sélection

Cette session internationale de formation de formateurs sera consacrée au public francophone et cible une vingtaine de participant(e)s qui seront sélectionné(e)s parmi :

– Les Elus locaux et Responsables des services techniques des Collectivités Territoriales ;

– Les Agents des Départements Ministériels et Institutions sur la gouvernance et le développement local ; – Les Responsables des institutions intervenant dans l’appui conseil aux collectivités territoriales ;

– Les Responsables de formation des projets et programmes de développement ;

– Les Leaders des ONG, OCB et autres acteurs clés de la société civile ;

– Les pratiquants de la décentralisation, de la gouvernance locale et du développement local.

Le/la candidat(e) devra être titulaire d’un diplôme au moins égal au bac et justifier d’au moins 3 ans d’expériences professionnelles. La sélection sur analyse du dossier de candidature adressé à : ecopop@endatiersmonde.org;  lramilijaona@uclga.org,  wboumaaz@uclga.org,  pdabire@uclga.org  ou enregistré en ligne sur le site www.oidp-afrique.org   avant la date du 15 février 2019.

Le dossier de candidature comprend : – Curriculum vitae détaillé du/de la candidat(e) et Attestation de financement. – Fiche d’inscription. Le nombre de place étant limité, nous vous encourageons d’envoyer rapidement votre candidature.

Prise en charge

L’atelier se tiendra pendant une douzaine de jours. Les organisateurs proposent deux formules d’inscription :

– Option 1 : frais d’inscription, supports pédagogiques, déjeuner et pause-café : 1500 euros

– Option 2 : frais d’inscription, supports pédagogiques, hébergement en pension complète pour 14 jours, transfert Aéroport-Hôtel aller-retour : 5000 euros.

Les participant(e)s prendront en charge également leur frais de transport aérien international et déplacements locaux.

Plus de détails ici

Télécharger la fiche d’inscription

Forum des Villes et des Régions pour la Coopération au Développement 2019 : CGLU Afrique invite à réfléchir sur le thème : « coopérer autour de la migration »

Bruxelles, la capitale Belge accueille du 4 au 5 février 2019,  le forum des villes et régions pour la coopération au développement. Co-organisé par la Commission européenne et le Comité Européen des Régions, le forum vise à renforcer le dialogue politique entre les institutions européennes et les autorités locales et régionales d’Europe et des pays partenaires.

CGLU Afrique prendra une part active aux travaux qui verra la présence de son secrétaire général, Monsieur Jean Pierre ELong Mbassi. Au cours de la première journée le 4 février, il assurera le rôle de rapporteur  lors du débat ouvert sur les partenariats pour le développement urbain durable.  Durant la deuxième journée de la rencontre, le 5 févier, CGLU Afrique organisera un side event ayant pour  thème : « Coopérer autour de la migration ».

En effet, la migration fait partie des défis structurels et conjoncturels auxquels font face les Collectivités Territoriales africaines au quotidien. Lors de la 8e édition du Sommet Africités (20-24 novembre 2018), les Collectivités Territoriales Africaines ont adopté la Charte des collectivités territoriales d’Afrique sur la migration où elles s’engagent d’une part à « Faire respecter les droits des migrants dans sa localité, à faciliter leur intégration pacifique au sein des communautés locales d’accueil, et à promouvoir la cohésion et la convivialité entre les communautés d’accueil et les populations migrantes” et d’autre part, à “Attirer l’attention des États sur le fait que c’est le droit d’aller et venir qui stabilise les flux migratoires, et par conséquent à demander à tous les États de faciliter l’octroi de visas d’entrée et de circulation légaux aux populations migrantes afin de tarir la source des migrations illégales et clandestines ».

Le side event « Coopérer autour de la Migration » a pour objectif principal de susciter une conversation intelligente et sereine sur le contenu de la Charte des collectivités territoriales d’Afrique sur la migration et sur les stratégies à même de faire de la migration une réelle opportunité pour les différents acteurs et parties prenantes concernés.

Objectifs spécifiques et résultats attendus :

  • Situer la place et le rôle des Collectivités Territoriales dans le débat mondial, africain et européen relatif à la migration ;
  • Mettre en avant le rôle et responsabilités des villes et territoires dans la gestion des flux migratoires et l’accueil des réfugiés et migrants, que ce soit dans les pays d’origine, de transit ou d’accueil ;
  • Identifier et échanger sur les bonnes pratiques en matière de gouvernance et de gestion de la migration au niveau local, et notamment identifier les besoins en renforcement des capacités des élus locaux ;
  • Voir dans quelle mesure le partenariat et la coopération décentralisée peuvent s’avérer des leviers stratégiques pour changer la perception d’une migration de crise à une migration-opportunité ;
  • Mettre en place des actions communes et concertées au niveau territorial et local répondant aux besoins des réfugiés et des populations locales et aux engagements pris au niveau international ;
  • Identifier les axes stratégiques à porter par les gouvernements locaux et régionaux européens et africains et autour desquels articuler le dialogue politique avec les instances européennes, notamment dans le cadre de la négociation Post Cotonou qui comportera un chapitre fondamental sur la migration, en rappelant que la Charte des Collectivités Territoriales d’Afrique sur la migration comporte en effet des éléments clairs là-dessus.

Agenda provisoire 

Modérateur : Monsieur Jean Pierre Elong Mbassi, Secrétaire Général de CGLU Afrique

Panel :

  • Mme Soham Elwardini, Maire de la ville de Dakar, Sénégal
  • Mr Mohamed Anako, Président du Conseil Régional d’Agadez, Niger
  • Mme Rhissa Feltou, Maire de la Commune d’Agadez, Niger
  • Mr Adama Guindo, Maire de la ville de Kayes, Mali
  • Mme Zandile Gumede, Maire de la Ville de Durban, Afrique du Sud
  • Mr Omar Hjira, Président du Conseil Communal d’Oujda, Maroc
  • Mme Célestine Ketcha Courtès, Présidente du REFELA, Cameroun
  • Mr Aboubacrine CISSE, Maire de la ville de Tombouctou, Mali
  • Mr Anyang Nyong’o, Gouverneur de Kisumu, Kenya
  • Mme Claire Mandouze, Conseillère Spéciale de CGLU Afrique

 

Lire la note conceptuelle du Side Event.

Fiche d’inscription.

Visitez le site du forum.

Pour plus d’information, prière de  contacter :

Dr Najat Zarrouk, Directrice de l’Académie Africaine des Collectivités Territoriales de CGLU-Afrique

Email : najat_zarrouk@yahoo.fr

Mobile : +212 (0)661 120 552

Mme Lova Ramilijaona, de ALGA

Email : lramilijaona@uclga.org

Mobile: +212 (0) 658 33 30 27