Archive d’étiquettes pour : CGLU Afrique

Inscrivez-vous à la troisième édition du Forum des Managers Territoriaux et des Instituts de Formation ciblant les Collectivités Territoriales en Afrique (Deadline : 4 juin 2019)

CGLU Afrique et son Académie Africaine des Collectivités Territoriales (ALGA) en partenariat avec le conseil de la région de Fès-Meknès et l’université Al Akhawayn d’Ifrane organisent la 3ème édition du Forum des Managers Territoriaux et des Instituts de Formation ciblant les Collectivités Territoriales en Afrique. Le forum se tiendra du 10 au 14 juin 2019 à l’université Al Akhawayn d’Ifrane  (Maroc).

Le thème retenu pour cette édition est : « Le financement de l’apprentissage, de la formation et du renforcement des capacités ciblant les élus locaux et le personnel des Collectivités Territoriales en Afrique ».

Le Forum sera une occasion pour discuter de la problématique du financement de l’apprentissage, de la formation et du renforcement des capacités ciblant les Collectivités Territoriales en Afrique, pour présenter les modèles réussis qui existent à travers le monde, et pour présenter proposer des mécanismes innovants et durables pour l’ancrage de la Décentralisation en Afrique. Il offrira également un espace pour la formation et le renforcement des capacités sur l’Agenda Africain 2063 et les Agendas Globaux du Développement Durable.

Peuvent prendre part au forum : les représentants des organisations internationales, les représentants des gouvernements, les collectivités territoriales et leurs réseaux, les associations nationales des collectivités territoriales, les élus locaux, les élues locales , les managers territoriaux africains, les Instituts d’ancrage d’ALGA et ses partenaires, les Partenaires au développement et les bailleurs de fonds, les composantes de la société civile, les universités et établissements de formation, les représentants du Secteur privé, etc.

Frais de participation

  • Pour les membres et les Réseaux de CGLU Afrique : 300 euros
  • Pour les non-membres de CGLU Afrique : 400 euros
  • Epoux/épouses et personnes accompagnant : 100 euros
  • Pour les Délégations/Groupes de plus de 5 participant(e)s : 20% de réduction.

Les frais d’enregistrement peuvent être payés :

  • Par un transfert bancaire directement au Compte Bancaire de CGLU Afrique : BANK : BNPPARIBAS

Adresse : 117, Boulevard HAUSSMANN 75008, Paris_ France

Bénéficiaire : CITES ET GOUVERNEMENTS LOCAUX UNIS D’AFRIQUE

IBAN/ Numéro du Compte Bancaire: FR7630004005670001009726629

BIC/Code SWIFT: BNPAFRPPINT

Le Transfert bancaire doit comporter la mention suivante: Le nom complet de l’intéressé + CGLU-Afrique / Forum 2019 de  ALGA.

– Ou bien à l’arrivée au lieu d’organisation du Forum.

La date limite d’inscription est fixée au 4 juin 2019.

Plus de détails ici. 

 Le formulaire d’enregistrement est disponible ici. 

Le programme provisoire est disponible ici.

 

Atelier de Dakar sur la coopération entre les villes marocaines et Africaines avec Majal, CGLU Afrique et ONU Habitat pour la planification urbaine (15-17 avril 2019, Dakar, Sénégal)

La fédération des Agences Urbaines du Maroc (Majal) en partenariat avec la Ville de Dakar organisent un atelier sur la planification urbaine du 15 au 17 avril 2019 à l’hôtel Terrou-bi de Dakar. Cet atelier entre dans le cadre de la mise en œuvre des conventions de partenariats signés lors du sommet Africités 8 (20-24 Novembre 2018, Marrakech, Maroc) au cours de la session parallèle organisée par MAJAL sous le thème : « Planification urbaine et développement territorial : enjeux et opportunités pour les villes en Afrique ».

La rencontre de Marrakech a été marquée par la signature de conventions de partenariat associant :

  • Majal – CGLU Afrique– ONU-Habitat et les Municipalités de :
  • Abidjan – Casablanca
  • Abomey – Al Hoceima
  • Dakar – Rabat
  • Jinja – Essaouira
  • Rufisque – Dakhla
  • Sousse – El Jadida
  • Yaoundé – Marrakech
  • Une Convention spécifique entre Majal– CGLU Afrique et le Holding Al Omrane

    L’atelier de Dakar permettra d’échanger avec les autorités étatiques du Sénégal en charge de la planification urbaine et de la gouvernance territoriale et, de travailler avec l’ensemble des parties prenantes aux conventions de partenariat, notamment les villes signataires des conventions.

    CGLU Afrique y représenté par M. Alioune Badiane, Conseiller Spécial de CGLU Afrique.

    Objectifs de l’atelier

    Regrouper les représentants des 14 (quatorze) villes partenaires ainsi que les autres parties prenantes aux conventions (Majal, ONU-Habitat, CGLU Afrique, Al Omrane) pour la définition d’une plateforme de travail ;

    Adopter une démarche et une méthodologie communes, conformément aux engagements pris par les différentes parties ;

    Identifier les axes de travail à développer sur la base des champs d’intérêts communs aux villes partenaires ;

    Initier une plateforme de travail intégrant les enjeux, les défis et les opportunités propres à chacune des villes en matière de planification urbaine et de développement territorial ;

    Dégager une feuille de route sous la forme d’un plan de travail sur trois ans.

    Plus de détails à venir

    Visite de solidarité pour comprendre l’impact du cyclone Idai

    Au lendemain du passage du cyclone Idai qui a frappé les communautés du Mozambique, Zimbabwe et du Malawi, le vice-président de CGLU Afrique pour la région Afrique australe, le révérend Mpho Moruakgomo, effectuera une visite de solidarité et de soutien du 6 au 9 avril 2019 pour comprendre les conséquences négatives du cyclone et, discuter avec ses collègues maires et dirigeants des gouvernements locaux et régionaux des pays respectifs, des actions que les membres de CGLU Afrique sont prêts à apporter.

    La Task Force Climat de CGLU Afrique renforce ses partenariats lors de la semaine africaine du climat

    Accra, Ghana, 18 mars 2019

    La journée du 18 mars 2019 à Accra au Ghana a marqué le début d’un dialogue structuré autour des Contributions Déterminées au niveau National (CDN) lors de la semaine africaine du climat , organisée par le gouvernement du Ghana. Des délégués du monde entier se sont réunis à Accra pour « débattre des mesures de lutte contre le changement climatique et renforcer l’engagement des parties prenantes dans des secteurs clés tels que l’énergie, l’agriculture et les établissements humains. Cet événement très important souligne l’engagement de l’Afrique pour la mise en œuvre des CDN dans la perspective du sommet des Nations Unies sur le climat qui se tiendra à New York, au cours de l’année. La Task Force Climat de Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) joue un rôle crucial lors de la semaine  africaine du climat , où la CCNUCC a demandé à la Task Force de coordonner et de diriger le volet politique n ° 2 relatif à la promotion des villes et de l’action locale. Dans ce contexte, la task force climat est une plateforme d’échange idéale sur les défis et opportunités communs rencontrés par toutes les parties prenantes africaines. L’établissement de partenariats stratégiques forts est au cœur du groupe de travail sur le climat, qui héberge également le « centre d’assistance » (helpdesk) de la Convention des maires pour l’Afrique subsaharienne basé au bureau régional de CGLU Afrique à Accra. Avec la récente nomination du maire d’Accra au conseil d’administration de la Convention des maires, la semaine africaine du climat offre une excellente occasion de faire d’Accra une plateforme stratégique pour le climat et de faire participer les villes et les gouvernements locaux au processus de l’Accord de Paris.

     

    Jour 2 –  Le mardi 19 mars, un nouvel accord de partenariat stratégique a été signé entre ICLEI Afrique et Cités et gouvernements locaux unis d’Afrique (CGLU Afrique). Le protocole d’accord renforce une collaboration existante pour accélérer la mise en œuvre des objectifs de développement mondiaux et africains au niveau local et territorial en Afrique. Ce nouveau partenariat est fondamental dans le cadre de la Task Force climat de CGLU Afrique et rassemble toutes les parties intéressées pour renforcer et responsabiliser les collectivités locales et territoriales afin qu’elles jouent un rôle clé dans l’agenda du changement climatique et du développement durable. CGLU Afrique fournit un plaidoyer politique et la voix de l’Afrique locale qui est soutenue par l’appui technique d’ICLEI Afrique.

    La collaboration entre ICLEI Afrique et CGLU Afrique se manifestera dans la foulée lors d’un événement parallèle durant la semaine africaine du climat. Cet événement sera dirigé par la Task Force climat de CGLU Afrique, et va faciliter la conclusion d’un accord entre les États et les autorités locales pour la territorialisation des Contributions Déterminées au niveau National (CDN).

    Jeudi 21 mars, dans la Salle de commission 1, une session présidée par le secrétaire général de CGLU Afrique, M. Jean Pierre Elong Mbassi, qui animera une table ronde et un dialogue structuré à la Davos avec des ministres et des maires, dont Son Excellence  Hajia Alima Mahama, Ministre des Collectivités Locales et du Développement Rural du Ghana ; et M. Mohammed Adjei Sowah, Maire d’Accra. Les partenaires, CoM SSA et ICLEI Afrique, montreront comment les maires africains peuvent comprendre de manière appropriée leurs rôles et leurs responsabilités pour ce qui est d’agir sur les questions de changement climatique, ainsi que les moyens d’obtenir un appui technique pour le développement d’actions sur le climat au niveau local. Ces partenariats solides au sein des pays et au niveau international offrent également aux parties prenantes un mécanisme leur permettant de partager leurs expériences et leurs données sur les problèmes et l’action liés au changement climatique en Afrique. Une conférence de presse sur les villes et l’action locale suivra cette session à 13h30 – 14h00 avec le Secrétaire Général de CGLU Afrique, M. Jean Pierre Elong Mbassi, avec le Ministre des Collectivités Locales et du Développement Rural, et avec le  Maire d’Accra, dans la Salle de Commission 1.

    Cette démarche audacieuse visant à approfondir le partenariat existant entre CGLU Afrique et ICLEI Afrique, et qui a pour but de soutenir l’action locale en faveur de la mise en œuvre des CDN, rejoint fortement la stratégie et le mandat de la Convention des maires d’Afrique subsaharienne, qui offre un accès indispensable à un soutien pratique aux villes à travers le continent.

    Contact média :

    Pour de plus amples informations, veuillez contacter :
    Em Ekong :

    Cités et Gouvernments Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique)

    Tel: + 44 7801 701 675 ou  +233 50 933 3000

    e-mail: eekong@uclga.org

    Cliquez ici pour télécharger le communiqué .

     

     

     

     

     

     

     

    Message de condoléances et de compassion de CGLU Afrique au Président du Conseil des Gouverneurs de Kenya (CoG)

    Monsieur le Président,

    C’est avec consternation et une infinie tristesse que nous avons appris la nouvelle du tragique crash du Boeing de la Compagnie « Ethiopian Airlines » survenu le Dimanche 10 mars dernier et qui a fait de très nombreuses victimes de plusieurs nationalités.

    En ces douloureux moments, je tiens à vous adresser, au nom de l’ensemble de la communauté des collectivités territoriales d’Afrique et en mon nom personnel, nos condoléances les plus attristées.

    Je vous remercie de bien vouloir faire part aux familles de l’ensemble des victimes et particulièrement au peuple Kenyan, ma sympathie et celle des instances de CGLU Afrique dans cette tragique épreuve.

    Nous prions tous pour que la Terre soit légère à l’ensemble des victimes du crash et que leurs âmes reposent en paix.

    Jean Pierre Elong Mbassi,
    Secrétaire Général de CGLU Afrique

     

    Message de condoléances et de compassion de CGLU Afrique au Président de l’Association des Villes de l’Ethiopie (ECA)

    Monsieur le Président,

    C’est avec consternation et une infinie tristesse que nous avons appris la nouvelle du tragique crash du Boeing de la Compagnie « Ethiopian Airlines » survenu le Dimanche 10 mars dernier et qui a fait de très nombreuses victimes de plusieurs nationalités.

    En ces douloureux moments, je tiens à vous adresser, au nom de l’ensemble de la communauté des collectivités territoriales d’Afrique et en mon nom personnel, nos condoléances les plus attristées.

    Je vous remercie de bien vouloir faire part aux familles de l’ensemble des victimes et particulièrement au peuple Ethiopian, ma sympathie et celle des instances de CGLU Afrique dans cette tragique épreuve.

    Nous prions tous pour que la Terre soit légère à l’ensemble des victimes du crash et que leurs âmes reposent en paix.

    Jean Pierre Elong Mbassi,

    Secrétaire Général de CGLU Afrique

     

    Attribution de la Médaille de la Journée Internationale des Femmes à Mme. Souad Bendimya, du Département des Membres au Secrétariat Général de CGLU Afrique

    A l’occasion de la célébration de la Journée Internationale de la Femme 2019, CGLU Afrique a institué l’attribution de la Médaille de la Journée Internationale des Femmes, à décerner chaque année à une collaboratrice du secrétariat général ou des bureaux régionaux choisie par ses pairs pour avoir apporté une contribution remarquable à la promotion de l’égalité des genres et  aux actions en faveur du leadership féminin au sein des collectivités territoriales d’Afrique, au développement et renforcement réseau des femmes élues locales d’Afrique (REFELA), ainsi qu’au soutien de ses initiatives et campagnes.

    Le choix s’est portée en 2019 sur la personne de Madame Souad Bendimya qui s’est vue attribuée la Médaille de la Journée Internationale des Femmes, édition 2019. Madame Souad Bendimya travaille au secrétariat général de CGLU Afrique à Rabat, Département des Membres. Familièrement appelée Hajja par ses collègues, elle compte parmi les plus anciens membres du personnel de CGLU Afrique, puisqu’elle travaillait déjà pour l’Union des Villes Africaines (UVA) qui est une des organisations fondatrices de CGLU Afrique.

    Cette Médaille récompense le dévouement que Madame Souad  Bendimya a toujours montré à l’égard du REFELA, ayant assuré l’interface entre le secrétariat de CGLU Afrique et les responsables du réseau, aussi bien au niveau panafricain qu’au niveau national, avant la mise en place d’une ressource dédiée au REFELA, au sein du secrétariat général ; et étant la plupart du temps la mémoire de tous les changements intervenus dans la vie du réseau.

    Rappelons que comme de coutume, le secrétaire général de CGLU Afrique a publié un texte sur le thème choisi par les Nations Unies pour célébrer l’édition 2019 de la Journée Internationale des Femmes, à savoir : “Penser équitablement, bâtir intelligemment, innover pour le changement”. La cérémonie de remise de la Médaille à Mme Bendimya a eu lieu le 8 mars 2019 dans les locaux de CGLU Afrique à Rabat en présence de l’ensemble du personnel du secrétariat.

    Communiqué: Les collectivités locales et régionales en deuil suite au tragique crash du vol ET 302

    ICLEI-Local Governments for Sustainability et Cités et Gouvernements Locaux Unis-CGLU, au nom de toutes les organisations réunies dans la Global Taskforce, expriment leur profonde tristesse et présentent leurs plus sincères condoléances aux familles de toutes les victimes du crash du vol ET 302. Nous sommes profondément attristés de la perte de nos chers collègues des Nations Unies, des délégations et de tous les membres de la communauté internationale, qui étaient en route pour Nairobi.

    Au nom des collectivités locales et régionales qui se préparent cette semaine à participer intensément à l’Assemblée des Nations Unies pour l’environnement à Nairobi, nous voulons témoigner notre solidarité avec toutes les familles, collègues et amis, et les assurer de notre soutien face à cette douloureuse perte que nous ressentons tous.

    Nos pensées vous accompagnent tous,

     

     

    Gino Van Begin ,                                                                                              Emilia Saiz
    Secrétaire Général,                                                                                         Secrétaire Général,
    ICLEI – Gouvernements locaux pour le développement durable           Cités et gouvernements locaux unis

    Sources: CGLU 

    Journée Internationale des femmes 2019 : Focus sur l’état d’avancement des 3 campagnes préparées et lancées par le REFELA (Première partie)

    Le thème retenu par l’ONU pour la Journée internationale des femmes 2019 est : “Penser équitablement, bâtir intelligemment, innover pour le changement”. Chaque année, la célébration du 8 mars est un rendez-vous important pour le Réseau des Femmes Elues Locales d’Afrique (REFELA), la commission permanente de l’égalité de genres de CGLU Afrique, afin de mettre en lumière les avancées et actions réalisées à cet effet par ces actrices de la gouvernance locale.

    Pour cette année 2019, le REFELA saisit l’occasion pour faire le point sur le déploiement des trois principales campagnes qui figurent au cœur de son Plan d’Action Stratégique (PAS-REFELA) 2019-2021.  Il s’agit de :

    • La Campagne des Villes africaines sans enfants en situations de rue ;
    • La Campagne des Villes africaines à zéro tolérance face aux violences faites aux femmes et aux filles ;
    • La Campagne des Villes africaines favorables à l’autonomisation économique des femmes.

     

     

     

    Campagne « Villes africaines sans enfants en situations de rue » : Rabat, ville pilote en phase opérationnelle

    La campagne « Villes africaines sans enfants en situations de rue » est une initiative du REFELA, soutenue par l’Observatoire National des Droits de l’Enfant (ONDE) du Royaume du Maroc et l’UNICEF. Elle vise à apporter des solutions à une problématique africaine partagée, celle de la vulnérabilité, la précarité acceptée, la non visibilité des enfants en situations de rue, et la mobilisation  des responsables gouvernementaux, élus territoriaux africains sur la nécessité de protéger l’enfance, selon une approche décentralisée et territoriale.

    Cette Campagne panafricaine a été lancée sous la Présidence effective de son Altesse Royale la Princesse Lalla Meryem, à l’occasion du Sommet Africités 8 à Marrakech, dans le cadre d’une cérémonie organisée le 24 novembre 2018. A travers son discours de soutien à la Campagne, lu par la Princesse durant cette cérémonie, Sa Majesté le Roi Mohammed VI, a appelé les dirigeants africains à rendre « les villes africaines véritablement dignes de leurs enfants. ». Et la Princesse Lalla Meryem, présidente de l’ONDE a dès lors, souligné que « ce qui est important ce n’est pas le monde que nous laissons à nos enfants, mais plutôt les enfants que nous laissons à ce monde ».

    Depuis, un Chantier National Pilote, dit « Initiative ‘’Rabat, ville sans enfants en situations de rue’’ », est en cours de mis en œuvre, sous le pilotage de l’ONDE et de CGLU Afrique, en partenariat avec les départements compétents du gouvernement du Royaume du Maroc. Au cours de deux réunions initiées par l’ONDE (le 22 et 29 janvier), et ayant ciblé des acteurs institutionnels, des élu-es et des représentant-es de la société civile, il a été présenté le processus de travail relatif à la réalisation d’un mapping et à l’élaboration d’un plan d’action triennal et une stratégie urbaine pour la protection et la promotion de l’enfance à Rabat. La phase d’opérationnalisation de l’initiative ‘’Rabat, ville sans enfants en situations de rue’’, aboutira à la mise en place de guides, de boite à outils et de kit Com, pour une « ville protectrice de ses enfants », qui seront présentés lors d’un évènement, rassemblant les 60 villes africaines, adhérentes à la campagne.

    Découvrez en image  les 60 Villes adhérentes à la campagne 

     

    Consultez les articles sur :

    -Le document complet sur les 3 campagnes est disponible ici . 

    Journée Internationale des femmes 2019 : Focus sur l’état d’avancement des 3 campagnes préparées et lancées par le REFELA (Deuxième partie)

    Le thème retenu par l’ONU pour la Journée internationale des femmes 2019 est : “Penser équitablement, bâtir intelligemment, innover pour le changement”. Chaque année, la célébration du 8 mars est un rendez-vous important pour le Réseau des Femmes Elues Locales d’Afrique (REFELA), la commission permanente de l’égalité de genres de CGLU Afrique, afin de mettre en lumière les avancées et actions réalisées à cet effet par ces actrices de la gouvernance locale.

    Pour cette année 2019, le REFELA saisit l’occasion pour faire le point sur le déploiement des trois principales campagnes qui figurent au cœur de son Plan d’Action Stratégique (PAS-REFELA) 2019-2021.  Il s’agit de :

    • La Campagne des Villes africaines sans enfants en situations de rue ;
    • La Campagne des Villes africaines à zéro tolérance face aux violences faites aux femmes et aux filles ;
    • La Campagne des Villes africaines favorables à l’autonomisation économique des femmes.

     

     

     

    « Campagne des villes africaines à zéro tolérance face aux violences faites aux femmes et aux filles » :  Ces villes crient « STOP »

    L’appel à manifestation d’intérêt lancé le 31 janvier 2019 en direction des collectivités territoriales qui souhaiteraient prendre part volontairement à la ‘’Campagne des villes africaines à zéro tolérance face aux violences faites aux femmes et aux filles’’, a enregistré ses premières adhésions. Les villes et association nationales de 9 pays se sont déjà engagées. De Rabat (Maroc) en passant par Saint-Louis (Sénégal), Banjul (Gambie), Maradi (Niger), Paynesville (Liberia), Tunis (Tunisie), Bangui (République de Centrafrique) et l’Association nationale des collectivités locales de Zambie, l’Association nationale des collectivités locales de Namibie,  les élu-es de ces collectivités sont déterminé-es à jouer leur partition pour éradiquer à terme, ce fléau qui sévit de plus en plus sur le continent africain.

    Le rapport analytique  produit par le REFELA dans le cadre de cette campagne, démontre, certes certaines avancées réalisées par des pays, cependant il fait état d’une recrudescence de ce phénomène en Afrique. Selon les chiffres de l’OMS, en Afrique de l’Ouest, plus de 40% de femmes sont victimes de violences et 65% le sont en Afrique Centrale. Une telle situation a bien motivé le choix du slogan de la campagne : « Villes et territoires d’Afrique, à vous d’agir contre les violences faites aux femmes et aux filles ».

     

    Au Niger, la région de Maradi totalise le plus grand nombre de pauvre (73,4%) mais est également une des plus affectée par les violences subies par la gent féminine. « Dans l’ensemble de la population Nigérienne enquêtée, 53% déclarent avoir subi au moins une violence au cours de leur vie. Cette proportion est de 44% chez les hommes et de 60% chez les femmes. Les régions de Zinder et de Maradi constituent les zones où le pourcentage de victimes est le plus élevé (respectivement 93% et 83%) (Ampleur et déterminants de la VBG au Niger – 2015) », nous confie Mme Saadou Habiba, 3e Vice-Présidente de la délégation spéciale de la région de Maradi. Cet état des lieux a grandement incité leur adhésion à la campagne lancée par le REFELA. « Les violences qui sévissent dans notre aire de responsabilité comme nous l’avions souligné, ne peuvent laisser indifférent aucun responsable. Ces violences sont si nombreuses et graves de conséquences que notre commune s’engage à y mettre fin le cas échéant, à les réduire », explique Mme Saadou. Dans ce processus, l’élu-e formule deux principales attentes de la campagne des villes africaines à tolérance zéro face aux violences faites aux femmes et aux filles :

    • Un appui à l’organisation de campagnes de masse sur les violences basées sur le genre. Ces campagnes incluront des décideurs locaux, des leaders religieux, coutumiers, etc. Ces derniers sont garants de l’autorité traditionnelle et ont une grande emprise dans la vie communautaire.
    • Un appui à la mise en œuvre de programmes communautaires visant des prises de décisions collectives pour un changement de comportement qui implique nécessairement, celui des normes sociales.

    Du côté du Sénégal, contrairement à la région de Maradi, la ville de Saint-Louis qui s’est engagée dans la bataille est la moins affectée par les violences sur l’étendue du territoire national selon les statistiques (2017) données, sur la base d’une étude produite par le laboratoire Genre et Sociétés (Gestes) de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis.  « La région de Diourbel serait la zone où il existerait le plus de cas de ces violences avec un taux de 72 %, la région la moins touchée, est celle de Saint-Louis dont les chiffres tourneraient autour de 45 %, et pour la région de Dakar, le taux serait de 52,5 %, les statistiques, tournant autour de 50%, ont été aussi données pour les autres régions du Sénégal. », détails des résultats de l’étude.

     

    Mme Penda Diouf est la conseillère municipale qui représente la ville de Saint–Louis pour cette campagne. Elle souligne également l’apparition d’un nouveau type de violence via les téléphones portables. La commune de Saint-Louis a commencé a initié des actions pour faire face à ces violences. « Suite à une recherche action sur la budgétisation sensible genre de la commune de Saint-Louis, il a été montré que les problèmes de violences basées sur le genre ne sont pas pris en charge par les budgets des programmes et plans communaux », révèle Mme Diouf. A présent, l’Observatoire Genre et Développement de Saint-Louis (OGDS) est en train de faire un plaidoyer pour que le budget communal prenne en charge les « questions de violences dans les budgets, programmes et plans, dans l’espace de la commune : école, place publique, ménage, lieux de travail, etc…à travers la formation, l’information, la sensibilisation, la prise en charge. Des actions seront menées avec les élus, la société civile et les techniciens ».

    Mme Diouf compte sur la campagne du REFELA pour avoir des échanges, des partages, de l’apprentissage et vivre des expériences de projets des autres villes africaines. Son engagement pour la cause est indéfectible. « Je me fais le devoir, l’honneur et le grand plaisir de participer à l’éradication de ce fléau, qui gâche des vies de femmes, et de jeunes filles», soutien notre interlocutrice.

     

    Liberia : Opération zéro viol, zéro assassinat, zéro violence envers les femmes et les filles

    Prenons la direction du Liberia où le maire de Paynssville, Mme Pam Belcher-Taylor a fait de la lutte contre les violences faites aux femmes et au filles son principal cheval de bataille. En effet, elle a été bouleversée, il y a plus de deux mois par le sort tragique subit par une jeune dame de sa ville. « J’ai reçu un appel sur le chemin du travail. L’interlocuteur à l’autre bout du fil m’a informé d’un cadavre retrouvé près de chez moi. J’ai changé de cap et me suis rendu sur les lieux. À mon arrivée, la puanteur de la mort a imprégné l’air », relate-elle avec effroi. « Avec impatience, je me dirigeai vers un bâtiment abandonné où je vis de loin une silhouette sommaire gisant sur le sol, partiellement vêtue. C’était une femme probablement dans la quarantaine, avec des lignes sillonnées sur le visage, les yeux fermés et faisant face au ciel. Une semaine après, l’enquête pour identifier cette « Dame Solitaire », a déterminé qu’elle avait été violée par 5 personnes. Dès lors j’ai promis de lutter sans relâche pour avoir ZERO Viol, ZERO Assassinat, ZERO Violence contre les FEMMES et les FILLES à PAYNESVILLE !!!!! (Sic) ».

    Sur le terrain, la commune a lancé une campagne de sensibilisation intitulée « Dis NON à la violence à l’égard de nos femmes et de nos filles ». L’équipe de la mairie fait du porte à porte pour partager le message avec la population. « Nous enseignons à nos jeunes filles les signes à surveiller pour se protéger des prédateurs, et des agresseurs. Nous ne voulons pas que nos mères, nos filles et nos sœurs soient une autre “Dame solitaire” dans un bâtiment abandonné », explique Pam Belcher-Taylor.

    En ce qui concerne ses attentes par rapport à cette campagne continentale, Pam Belcher-Taylor place l’accent sur l’efficacité pour « l’éradication de cette maladie ». « Oui, la violence à l’égard des femmes et de nos filles est une maladie !!!! En tant que femmes dirigeantes, nous devons être courageuse et inébranlable dans notre combat. Je compte ouvrir le premier registre auprès du ministère du Genre des délinquants sexuels à Paynesville City. Je pense que grâce à cette campagne, nous pourrons donner à autant de femmes et de filles, la force de se faire entendre et de s’exprimer également contre la violence ».

    Pour elle, le REFELA est une plateforme où des femmes dynamiques convergent sous le signe de la fraternité et de l’unité. « J’ai été membre de nombreuses organisations. REFELA a une culture diverse et est homogène en tant que Porte flambeau des femmes et des filles en Afrique. Je crois que, avec la détermination et l’instrument du REFELA, nous pouvons atteindre notre objectif d’ici 2030 », prédit Pam Belcher-Taylor.

     

    Situation en RCA

    La ville de Bangui (République Centrafricaine) avec à sa tête le maire Emile-Gros-Raymond Nakombo est également engagée dans la lutte contre les violences à l’égard des femmes et des filles.  Ce phénomène s’est accentué « pendant les multiples crises que le pays a connu, au point de devenir un véritable fléau », déplore l’élu local.  « La plupart des femmes victimes de violences en Centrafrique sont celles qui sont économiquement dépendantes de leur mari, celles qui sont abandonnées par leur mari et qui n’arrivent pas à subvenir à leurs propres besoins.  79% des cas de violences faites aux femmes sont les abandons conjugaux », a indiqué le Centre d’écoute de Bangui, qui a accueilli en janvier 2012, 96 femmes victimes de violences dont 79% d’abandon de foyer, 10,4% de violence physique (maltraitance conjugale, coups et blessures, Privation de moyens matériels et financiers, Enrôlements forcés par des groupes armés), 4% de violences morales (Injures, discrimination sociale), et 3% de violences sexuelles (viol y compris pour les mineures, esclavage sexuel, mariages forcés) ».

    Pour faire face à cette situation, la municipalité de Bangui a mis en place des Comités de Sécurité dans ses huit (8) arrondissements afin de mener des actions de proximité auprès des populations et lutter contre toute sorte de violences enregistrées. La célébration des mariages est également une plateforme de sensibilisation de masses par le Président de la Délégation Spéciale de la Ville de Bangui et les autres officiers d’Etat-Civil.

    La campagne des Villes africaines à zéro tolérance face aux violences faites aux femmes et aux filles se focalisera sur 3 actions principales pour que l’éradication de ce fléau d’ici 2030 figure en bonne place parmi les priorités des politiques et stratégies de développement des villes et collectivités territoriales d’Afrique. Il s’agit de :  (i) Sensibiliser et développer des moyens efficaces, en vue de lutter contre la banalisation des faits de violences, que subissent les femmes et les filles, dans le couple, en famille, dans la rue, sur les lieux de travail et au sein des institutions, au nom de pratiques socioculturelles stéréotypées, (ii) Faire de la lutte contre les violences envers les femmes et les filles, une action prioritaire de programmation, de services et d’organisation des villes et collectivités locales, pour une mobilité facilitée des femmes et des filles et une pratique sûre de l’espace public et pour des interventions en cas de violences, urgentes et coordonnées entre les différentes parties concernées (iii) Etablir un système d’évaluation des niveaux de tolérance des villes et territoires locaux des pays de l’Afrique, face aux violences faites aux femmes, les noter, les classer et les orienter vers l’action concrète, pour une évolution vers ce niveau recherché, de tolérance zéro face à ce fléau.

    Consultez les articles sur :

    -Le document complet sur les 3 campagnes est disponible ici .