Appel à participation aux mécanismes de consultation de CGLU

 

 

 

Contexte
Depuis leur création, le travail réalisé par les commissions et les groupes de travail représente une contribution importante au travail du réseau de CGLU dans son ensemble. Leurs réalisations sont importantes et ces mêmes réalisations et leçons que nous avons pu en tirer nous entraînent à avancer encore davantage et à nous pencher sur les progrès faits pour améliorer l’étendue des bonnes pratiques et définir une stratégie nous permettant de développer un nouveau récit pour notre collectif.

Les mécanismes de consultation, y compris leur composition, présidence et objectif de travail, sont renouvelés par le Conseil mondial. Tenant compte du renouvellement de la Présidence de l’Organisation mondiale et de la mise à jour du plan de travail suite au Congrès de Durban, un appel à participation est lancé d’ici à la fin du mois de septembre.

Commissions
Les commissions sont des groupes constitués de membres gouvernements locaux, représentés par des politiques qui se réunissent pour travailler sur un domaine politique spécifique. Elles disposent d’un secrétariat spécifique et d’un groupe de membres en provenance de toutes les sections de l’Organisation. Elles doivent présenter un rapport au Conseil mondial, en étroite coordination avec les conseils politiques.

Les commissions élaborent des documents d’information dans des domaines politiques spécifiques, qui peuvent servir de base aux positions politiques formelles adoptées ultérieurement par les instances statutaires de l’organisation mondiale. Ces politiques doivent être intégrées dans les domaines thématiques définis par le Bureau exécutif et dans le cadre des priorités stratégiques pour la période en cours. Les commissions peuvent en outre convoquer des réunions entre les membres et promouvoir des programmes de mise en œuvre liés à leur domaine politique. Les résultats de leurs travaux seront présentés aux conseils politiques de CGLU, puis ultérieurement aux instances statutaires de CGLU.

Quatre commissions thématiques sont actuellement en activité :

Etant donné le contexte international, et en vue des demandes des membres, il est suggéré qu’une commission sur la santé soit établie, en s’appuyant sur la communauté façonnée lors de ces derniers mois pendant la pandémie.

Groupes de travail
Les groupes de travail rassemblent des techniciens et des praticiens dotés de compétences et d’une expertise spécifiques, mobilisés sur les thèmes et projets précis.

Ils mettent en œuvre des actions conjointes et soutiennent l’application d’éléments spécifiques du programme général de CGLU. Leurs activités et rapports sont inclus dans le plan de travail de CGLU et lors du rapport auprès du Conseil mondial.

Les membres gouvernements locaux des groupes de travail peuvent être représentés par des conseiller·e·s – avec ou sans mandat politique. Les activités des groupes de travail seront suivies par un·e représentant·e politique membre d’un conseil politique.

Deux groupes de travail permanents sont actuellement en activité :

Forums
Les forums constituent un processus de consultation et d’élaboration de politiques qui se termine par l’organisation d’un événement tous les deux ans. Ils se concentrent sur un collectif de membres ou un sujet spécifique.

Les forums visent à réunir les représentant∙e∙s politiques d’un collectif spécifique parmi les membres. Ils peuvent également rassembler des représentant∙e∙s politiques autour d’un sujet spécifique d’une grande importance pour l’agenda de l’Organisation. Ils doivent produire des orientations stratégiques concernant le collectif représenté et favoriser une meilleure visibilité du sujet d’étude en question.

Les processus des forums sont conduits par un membre, aidé d’un groupe réduit de membres en provenance de différentes régions. Les activités liées aux forums sont incluses dans le plan de travail annuel de CGLU, présenté au Conseil mondial.

Trois forums sont actuellement en activité :

Communautés de pratiques
Les communautés de pratiques sont des groupes constitués de gouvernements locaux membres de CGLU, représentés par une équipe technique et des praticiens. Elles se constituent à l’initiative d’un membre de CGLU sur un thème spécifique.

Les communautés de pratiques convoquent des réunions d’apprentissage, suggèrent des études ou des programmes et contribuent aux différentes parties du réseau de CGLU en leur fournissant des informations sur des sujets spécifiques. Elles peuvent développer des travaux préliminaires pour les commissions ou les conseils politiques, en étroite collaboration avec le Secrétariat mondial. Elles présentent chaque année un rapport aux conseils politiques.

Neuf communautés de pratiques sont actuellement en activité :

[Pour plus d’informations sur le fonctionnement de ces mécanismes, vous pouvez consulter le cahier des charges adopté par le Conseil mondial à Hangzhou en 2017]

Comment faire part de votre intérêt à participer aux mécanismes de consultation de CGLU

Si vous souhaitez devenir membre d’un ou de plusieurs mécanismes de consultation, nous vous invitons à remplir le formulaire en ligne avant le 25 septembre au plus tard.

Si vous êtes déjà impliqué·e·s dans un mécanisme de consultation et souhaitez poursuivre votre travail, nous vous invitons à bien vouloir remplir également le formulaire en ligne, afin de vous assurer que vos coordonnées sont bien mises à jour. Vous pouvez également informer directement par écrit les secrétariats de vos mécanismes de consultation.

Prochaines étapes

  • Toutes les expressions d’intérêt reçues seront partagées avec les secrétariats techniques des différents mécanismes de consultation.
  • Les membres renouvelés et les priorités mises à jour des mécanismes de consultation seront présentés au Conseil mondial en novembre.

Pour toute question que vous pourriez avoir sur ce processus, l’équipe des affaires statutaires reste à votre disposition à l’email suivant: UCLGExBu@uclg.org.

CGLU Afrique conduit le plaidoyer pour la Territorialisation des CDNs

 

 

 

Le lancement de la phase III de la Convention des Maires pour l’Afrique subsaharienne (CoM SSA) consacre à CGLU Afrique, la responsabilité du plaidoyer politique et de la coordination stratégique à travers trois piliers à savoir : la mobilisation et le renforcement des capacités des Associations Nationales ainsi que la mobilisation de la finance climat auprès des Bailleurs de Fonds.

Cette troisième phase a pour objectifs :

Assurer un accès au financement pour les villes signataires de la CoM SSA ;

– Renforcer les synergies entre la CoM SSA et les autres initiatives ;

– Apporter un soutien accru des autorités nationales à l’action climatique locale grâce à un Dialogue Structuré entre les Associations de Collectivités territoriales et les Gouvernements Nationaux;

– Renforcer les capacités et le rôle des associations des collectivités territoriales pour promouvoir l’action climatique des villes.

Création par GCoM du Comité RLDC

La Convention Mondiale des Maires pour le climat et l’énergie (GCom) a créé un comité Ad-Hoc dontla mission est la mise en place d’un guide méthodologique pour le développement du concept des Contributions Déterminées au niveau Local (CDL).

La TaskForce Climat fait partie de ce Comité et a mis en avant son Initiative LDC basée  sur un modèle de Coopération qui prend en compte de manière combinée deux approches, une approche ascendante dirigée par les gouvernements locaux et une approche descendante dirigée par les gouvernements nationaux. Dans ce cadre Un guide pratique sur la territorialisation des CDN en Afrique a été développé et présenté lors de la 1ère réunion de ce Comité.

Consultez la fiche RLDC4Africa soumis par CGLU Afrique.

Il est à noter que CGLU Afrique fait désormais partie du Réseau du Comité de Paris sur le renforcement des capacités «PCCB-Network». Ce Réseau regroupant les entités ou initiatives impliquées dans le renforcement des capacités liées au climat permettra de renforcer davantage les capacités opérationnelles des Association des Collectivités territoriales dans le contexte de la mise en œuvre de l’Accord de Paris.

Comme autre action menée par la Task Force Climat de CGLU Afrique, figure:

La mobilisation des collectivités territoriales africaines pour prendre part à l’enquête menée conjointement avec l’OCDE sur la gouvernance de l’eau au niveau des collectivités territoriales africaines. Cette enquête entre dans le cadre de la préparation du 9èmeforum qu’organise l’OCDEen Mars 2021 à Dakar (Sénégal) sur « la gouvernance et l’économie de la sécurité de l’eau pour un développement durable en Afrique ». Une cinquantaine de villes africaines ont participé à l’enquête (voir la liste des villes).  Au cours du Forum se tiendra une table ronde, dédiée aux collectivités territoriales africaines pilotée conjointement par OCDE et CGLU Afrique.

 

 

Le secteur culturel et créatif de l’Afrique définit la nouvelle normalité

 

 

 

En dépit des défis posés par le Covid19, les industries culturelles et créatives riches et diversifiées du continent ont émergé en luttant pour leur survie et face au plus grand défi de se redéfinir car les performances publiques sont limitées, et les lieux de divertissement et les attractions touristiques restent fermé. 

En 2018, Cités et gouvernements locaux unis d’Afrique a inauguré les capitales africaines de la culture lors de son événement phare Africités à Marrakech, au Maroc. Cette célébration culturelle, une première sur le continent, suivra un modèle similaire à celui des capitales européennes de la culture bien établies, qui existe depuis plus de 35 ans. L’initiative Capitales européennes de la culture a été conçue pour:

  • Mettre en valeur la richesse et la diversité des cultures en Europe
  • Célébrer les caractéristiques culturelles que partagent les Européens
  • Renforcer le sentiment d’appartenance des citoyens européens à un espace
    culturel commun
  • Favoriser la contribution de la culture au développement des ville
  •  Lire Plus

Clôture du processus de consultation régionale du Forum mondial sur la migration et le développement (GFMD) 2020 en Afrique

 

 

La session de clôture officielle des consultations africaines du Forum mondial sur la migration et le développement (GFMD) s’est tenue le 23 juin pour les pays anglophones et le 25 juin pour les pays francophones, en présence des représentants des co-présidents du processus de consultation régionale (Émirats Arabes Unis et Union Africaine), des 3 experts thématiques et les représentants des 3 mécanismes du GFMD (société civile, les maires et le secteur privé).

CGLU Afrique et la ville de Ouagadougou ont pris la parole lors de cette session pour le compte du Mécanisme des Maires.

La session de clôture a été marquée par deux temps forts, d’abord le mot des représentants des différents mécanismes qui ont remercié les organisateurs pour la tenue de ces rencontres virtuelles ; ensuite l’échange sur les partenariats possibles entre les différents acteurs.

Le mécanisme des maires à mis en exergue 3 points :

  • L’importance des plateformes de dialogue multipartite nécessaire aux élus locaux pour trouver de nouveaux alliés et partenaires
  • Le rôle des élus locaux dans le changement du discours sur la migration, car étant à l’avant-garde de la gestion de la migration les collectivités territoriales, ont un impact sur la vie des migrants
  • La nécessité de ne pas oublier les migrants

Notons qu’en ce qui concerne les partenariats, l’Union Africaine a promis collaborer plus étroitement avec les collectivités territoriales sur la question de la migration en Afrique.

Les consultations africaines ont retenu les 4 points suivant :

  • Participation et partenariats : les politiques migratoires nationales et régionales doivent être conçues en coordination avec toutes les parties prenantes, y compris les autorités locales et régionales, la diaspora, la société civile et le secteur privé. Il est également nécessaire de tester de nouveaux partenariats dans lesquels les villes engagent directement avec les acteurs humanitaires et de développement et sont éligibles de directement bénéficier d’un soutien technique et financier.
  • Cadre juridique et accès aux ressources : dans la pratique, les gouvernements locaux sont ceux qui assurent l’inclusion des migrants dans la communauté locale. Cependant, ils manquent souvent du cadre juridique pour s’engager dans la gouvernance des migrations locales. Les cadres de gouvernance des migrations existants doivent inclure des actions et des ressources décentralisées.
  • L’importance des données au niveau local : il y a un manque de données fiables sur les vulnérabilités de la population, en particulier au niveau local.
  • Accès aux services : L’importance de donner l’accès à la protection et la sécurité sociale pour les migrants, indépendant de leur statut migratoire.

Lire l’intervention du Secrétaire Général de CGLU Afrique (en Anglais)  ici . 

Lire l’intervention du Maire de Ouagadougou (en Français) ici.

Lire le rapport complet (en français) ici

 

 

CGLU Afrique résolu à appuyer les Autorités Locales et leurs Associations Nationales dans le dialogue et l’interaction avec le gouvernement central et la délégation de l’Union Européenne au niveau des pays dans le cadre de la nouvelle programmation de la coopération de l’UE (2021-2027)

CGLU Afrique a organisé le 19 juin 2020 un deuxième webinaire dans le cadre de la préparation des collectivités territoriales et de leurs Associations Nationales dans le dialogue et l’interaction avec le gouvernement central et la délégation de l’UE au niveau des pays sur le prochain cycle de programmation de l’UE (2021-2027).

Destiné aux secrétaires permanents des associations nationales  des collectivités territoriales et aux consultants nationaux chargés de l’appui technique à l’association nationale, ce second rendez-vous faisait suite au webinaire tenu le 7 mai au profit des Présidents et des secrétaires permanents des Associations Nationales.

En effet, l’Union Européenne va démarrer en juillet 2020 le processus de programmation de sa coopération avec les pays partenaires pour la période 2021-2027. Pour la première fois, les autorités locales vont participer dans ce processus en tant qu’acteur public aux côtés de l’Etat central qui était auparavant le seul acteur public associé à la définition des priorités de la coopération européenne.

Pour mener à bien ce processus il est important pour les collectivités territoriales africaines de miser sur deux étapes :

La première étape,  concerne le dialogue avec l’Etat pour construire un front uni des autorités publiques, et avoir une position commune sur les priorités que les autorités publiques du pays souhaitent mettre en avant dans le cadre du programme de coopération de l’Union européenne.

La deuxième étape consiste à négocier avec la délégation de l’Union européenne les priorités de la nouvelle coopération et les modalités concrète de sa mise en œuvre.

La rencontre a vu la participation de 22 associations nationales de collectivités territoriales et les consultants retenus par CGLU Afrique pour les appuyer sur le plan technique afin de réussir leur processus de préparation, de plaidoyer, d’interaction et de  négociation. En effet, le secrétariat de CGLU Afrique a proposé aux associations qui le souhaitent de mobiliser à ses frais, les services d’un consultant national.

Dans son intervention, le Secrétaire général de CGLU Afrique, M. Jean Pierre Elong Mbassi, a rappelé le processus de sélection des consultants qui a été fait de façon conjointe avec les associations nationales. Ces dernières avaient soumis une short liste de cinq consultants par pays , dont un a été retenu par le comité de sélection de CGLU Afrique.

M. Mbassi est revenu sur le nouveau contexte favorable à la participation des autorités locales au nouveau cycle de programmation de la coopération européenne, les obstacles à surmonter pour une pleine participation des autorités locales à ce processus, la préparation des autorités locales à jouer un rôle proactif dans le processus de programmation, le dialogue stratégique à engager entre l’État central et les autorités locales, l’importance  pour les délégations de l’UE à interagir avec les autorités locales. Il a conclu en  présentant les 5 étapes proposées par CGLU Afrique pour faciliter l’intégration des collectivités territoriales  dans la programmation de l’UE 2021-2027, à savoir :

Étape 1 : Dialogue stratégique entre le gouvernement national et les associations nationales de collectivités territoriales ;

Étape 2 : Consultation conjointe/commune entre les autorités publiques (gouvernement central et autorités locales) et les délégations de l’Union Européenne dans le cadre du processus de programmation de la coopération européenne ;

Étape 3 : Négociation et conclusion d’un accord-cadre de partenariat (CCP) entre la délégation de l’UE et les associations nationales de collectivités territoriales pour la durée du cycle ;

Étape 4 : Exploration avec l’État central et la délégation de l’UE des mécanismes de financement garantissant un accès direct  des collectivités territoriales aux fonds de la coopération européenne ;

Étape 5 : Influencer la rédaction par la Direction générale de la coopération internationale et du développement (DG DEVCO) des lignes directrices et d’une note d’orientation politique relative à l’intégration des autorités locales dans la coopération européenne.

A la suite de M. Mbassi, le Président de CGLU et Président de l’Association Marocaine des Présidents des Conseils Communaux (AMPCC), M. Mohamed Boudra  a adressé un mot d’encouragement aux participant(e)s, en soulignant que le travail à mener se situe à deux niveaux « Le niveau politique et le niveau technique.  Nous avons une plateforme pour le dialogue Afrique-Europe via le premier Forum Afrique-Europe des gouvernements Locaux tenue en 2017 à Abidjan. Il faut s’appuyer sur la déclaration produite lors de cette rencontre pour mener la négociation sur le plan politique. La lutte pour la décentralisation n’est pas facile. C’est une lutte permanente pour la réussir, il faut la conduire en évitant les ruptures. Pour réussir cette décentralisation, le partenariat avec l’UE est important », a tenu à souligner M. Boudra.

La place a ensuite été faite aux échanges avec les secrétaires permanents et les consultants sur trois aspects fondamentaux :   

  • La compréhension des termes de références des consultants ;
  • La nature des rapports entre l’Etat et l’association dans chaque pays ;
  • Comment les participant(e)s appréciaient les 5 étapes proposées.

Les termes de références ont été jugés très clairs par les différentes associations et les consultants.

Les rapports entre le gouvernement central et les associations des collectivités territoriales sont matérialisés par un dialogue constant dans plusieurs pays. C’est notamment le cas pour le Sénégal, le Cameroun, la Zambie, le Liberia,  le Mozambique, le Burundi, le Bénin, le Niger, le Burkina Faso, le Nigeria et la République Centrafricaine. Néanmoins, le dialogue se crispe lorsqu’il s’agit du transfert des ressources. « Le défi est de créer des bonnes relations avec les gouvernements centraux pour les finances », indique Maurice Mbolela,  Secrétaire permanent de l’association des gouvernements locaux  de Zambie.   Du côté de la Guinée, les rapports sont jugés moyens avec l’Etat central. En Libye, le contexte de crise dans lequel se trouve le pays avec deux gouvernements aux commandes, ne permet pas aux collectivités territoriales de jouer convenable leur rôle.

Certaines associations ont  déjà pris contact avec les délégations de l’UE de leur pays. Pour le Mali, l’AMM (Association des Municipalités du Mali) a pris contact juste après avoir été informée  de la nouvelle dynamique adoptée par l’UE,  lors du premier webinaire de CGLU Afrique.  C’est également le cas pour les Comores, la Zambie, le Mozambique et la Mauritanie. Au Bénin et au Burkina, l’ANCB et l’AMBF ont l’habitude de travailler avec la délégation de l’Union Européenne.

En outre, les associations nationales présentes adhèrent aux 5 étapes proposées et s’engagent à tenir les webinaires nationaux pour préparer leur membres aux négociations.  Certains pays s’attendent à gérer des délais serrés dû à l’installation des nouveaux maires (Comores) et le renouvellement des instances de l’association nationale (Cameroun).

D’autres ont soulevé une difficulté d’accès à Internet (Burundi, Liberia, Tchad) pour la tenue du webinaire national en y associant l’ensemble de leurs membres. Le planning des webinaires nationaux pour ceux qui le peuvent sera établi à la fin du mois de Juin courant. Les rencontres se tiendront avec l’appui logistique de CGLU Afrique.

A la clôture de la rencontre, M. Mbassi a insisté sur le fait qu’« Il est important de travailler avec l’Etat pour la reconnaissance des Collectivités territoriales comme acteur public. La charte africaine de la décentralisation est un argument de poids pour commencer le dialogue avec l’État central dans ce sens, explique –t-il. Par ailleurs, l’UE reconnait les collectivités territoriales en tant que  partenaires et tous les pays ont adopté l’Agenda 2030, qui devra être localisé pour ne laisser personne en marge. Nous devons donc saisir l’opportunité qui nous est offerte par la programmation Européenne. L’Etat central doit savoir qu’il  a un nouvel allié, les collectivités territoriales, pour améliorer la vie des citoyens. A la sortie de ces dialogues, il faut que soit conclut un accord cadre entre les 3 parties».

Webinaire-« Le REFELA : Bilan et Perspectives, dans le contexte de la pandémie du Covid 19 »

 

 

Le 3 juin 2020, les membres du conseil panafricain du Réseau des Femmes Elues Locales d’Afrique (REFELA) se sont réunis lors d’un webinaire, en vue de la tenue de leur 3ème réunion statutaire et la 1ère de l’année 2020, sous le thème : «Le REFELA : Bilan et Perspectives, dans le contexte de la pandémie du Covid 19 ». Ce webinaire a été présidé par Mme Dao Macoura Coulibaly, maire de la commune de Foumbolo (Côte d’Ivoire) & Présidente du REFELA, en présence du Secrétaire général de CGLU Afrique, M. Jean Pierre Elong Mbassi. Et plus de 68 personnes y ont participé, du fait de l’intérêt des femmes, maires et élues locales, membres du REFELA, mais aussi, de celles membres des chapitres nationaux du REFELA.

Dans son allocution d’ouverture la Présidente du REFELA, a indiqué que le webinaire a pour objectifs essentiels de : (i) faire le bilan des réalisations, (ii) examiner les perspectives à la lumière de la situation actuelle marquée par la crise sanitaire du covid19, (iii) définir les trajectoires les mieux appropriées à poursuivre, pour l’atteinte des objectifs, que le Réseau s’est fixés, dans le cadre de son plan d’action triennal, 2019-2021 et ce, autour des cinq points à l’ordre du jour de ce webinaire.

Le débat s’est ouvert avec intérêt, sur les trois premiers points relatifs à l’impact du Covid-19 sur la mise en œuvre des 3 campagnes par les villes africaines adhérentes, sur le processus de rédaction de la Charte des collectivités territoriales pour l’égalité de genres en Afrique, et sur l’implémentation des chapitres nationaux (REFELA-Pays), comme actions stratégiques et prioritaires, inscrites dans l’Agenda du REFELA-2019-2021. Ces 3 points ont été introduits successivement par Mme Mariam Iddrisu, maire de Sagnarigu et présidente du REFELA Ghana, Mme Ratsimbazafi Sahondramalala Esther, Maire de la Commune de Fianarantsoa à Madagascar, Vice-Présidente du REFELA, pour l’Afrique de l’Est, et par Dr Malika Ghefrane Giorgi, la Conseillère spéciale du Réseau, dont certains éléments de discussion ont été synthétisés par Dr Najat Zarrouk, Directrice d’ALGA.

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Un nouveau rapport, « COVID-19 dans les villes africaines : Effets, réponses et politiques », lancé par la CEA et ses partenaires

 

 

Addis-Abeba, Éthiopie, le 16 juin 2020 (CEA) – Alors que la pandémie de coronavirus continue de paralyser les économies du monde entier et de faire connaître à l’Afrique sa première récession en 25 ans, la Commission économique pour l’Afrique et ses partenaires se sont associés pour produire un nouveau rapport qui propose plusieurs interventions pour répondre rapidement et efficacement aux défis de COVID-19 sur le continent au niveau urbain.

Le rapport intitulé, « Le COVID-19 dans les villes africaines : Effets, réponses et politiques », analyse la situation actuelle sur le continent africain et les efforts fournis pour atténuer la pandémie mondiale dans le contexte des villes africaines.

Produit par la CEA, ONU Habitat, le Fonds d’équipement des Nations Unies pour le développement (FENU), Cités et gouvernements locaux unis d’Afrique (CGLU Afrique), la Banque africaine de développement (BAD) et Shelter Afrique, le rapport, virtuellement lancé ce mardi, propose des réponses pour des interventions à court, moyen et long terme dirigées par les gouvernements nationaux et locaux avec le soutien des institutions internationales et régionales de développement.

Pour relever d’une manière adéquate les défis de COVID-19, cinq recommandations clés ont été identifiées dans le rapport.

  • Appliquer des stratégies locales de communication et d’engagement communautaire ;
  • Soutenir les PME et l’économie informelle ;
  • Approfondir des réponses décentralisées face au COVID-19 grâce au renforcement des capacités des collectivités locales ;
  • Cibler les établissements informels par des mesures adaptées ;
  • Mettre en place des mécanismes pour favoriser un accès rapide au logement et prévenir les expulsions forcées ;
  • Intégrer la planification et la gestion urbaines en tant que priorités clés pour les stratégies de relance et de reconstruction vers la résilience à long terme.

Dans leurs remarques lors du lancement virtuel, les responsables des organisations partenaires conviennent que le COVID-19 a révélé la grande vulnérabilité des villes africaines aux effets des chocs, et leurs capacités limitées à atténuer et à se remettre des effets associés. Tout cela alors que les villes africaines continuent de croître rapidement dans des conditions de graves déficits d’infrastructures et de services, d’absence d’emplois productifs adéquats, de faibles capacités et institutions de planification et de gestion, entre autres.

L’informalité, la pauvreté et les inégalités persistent en tant que manifestation des contraintes structurelles sous-jacentes de l’urbanisation de l’Afrique. Dans ces conditions, et sans réponses politiques délibérées et investissements adéquats, les villes peuvent bien devenir des passifs pour une croissance et une transformation futures inclusives et résilientes, note le rapport.

Il note également que, compte tenu des effets économiques et fiscaux du COVID-19 sur les économies nationales et de la nécessité de garantir aux populations un accès à une alimentation adéquate, un logement, une eau potable et des installations sanitaires sûrs et à des informations fiables, il est manifeste qu’il y a un besoin d’accroître et de préciser le rôle des gouvernements locaux.

« Ces autorités sont importantes pour faire progresser l’engagement communautaire, soutenir la communication sur les risques et la sensibilisation et faciliter les mesures d’adaptation », lit-on dans le rapport.

Le COVID-19 a montré qu’il est important de réhabiliter la fonction de stabilisation et de redistribution des transferts financiers des gouvernements nationaux aux gouvernements locaux et régionaux.

Le renforcement des économies locales est l’une des réponses les plus efficaces pour réduire la sensibilité des économies nationales aux pandémies comme le COVID-19 et aux cycles de l’économie mondiale, indique le rapport.

« L’ampleur des effets économique et financier du COVID-19 en Afrique a été sévère à toutes les échelles, du national au local », déclare Mme Edlam Abera Yemeru, Chef de la Section de l’urbanisation et du développement, à la CEA dans ses remarques lors du lancement.

« Les effets économiques du COVID-19 sont particulièrement graves en raison des vulnérabilités sous-jacentes des économies africaines. La pandémie met en évidence des vulnérabilités sous-jacentes préexistantes dans l’économie des villes africaines qui rendent grave les effets urbains de la crise ».

Elle indique qu’à Addis-Abeba, en Éthiopie, par exemple, les conséquences du COVID-19 sur les hôtels sont graves, 88% des hôtels membres de l’association des hôtels d’Addis-Abeba étant partiellement ou complètement fermés en raison d’une faible occupation. Les pertes mensuelles sont estimées à 35 millions de dollars américains et 15 000 travailleurs pour l’instant ont été licenciés.

Mme Yemeru affirme que les effets économiques et financiers locaux du COVID-19 ont une incidence directe sur le développement économique en général et l’industrialisation en particulier.

« À l’avenir, la reprise économique et la reconstruction locales devront être au cœur des stratégies de relance économique et de reconstruction du continent et des pays, et des plans de relance connexes », dit-elle.

« Les discussions et les efforts continentaux et nationaux sur le COVID-19 reconnaissent la vulnérabilité des villes et des gouvernements locaux, ainsi que leurs répercussions aigues, mais ne tiennent pas suffisamment compte du rôle des villes productives, riches en emplois et compétitives dans la relance économique, la reconstruction et la résilience à moyen et long terme ».

Les priorités doivent concerner la création de villes économiquement résilientes, conclut Mme Yemeru.

Publié par :
La Section des communications
Commission économique pour l’Afrique
BP 3001
Addis-Abeba (Éthiopie)
Tél. +251 11 551 5826
Adresse électronique : eca-info@un.org

 

 

4E Edition prix International CGLU-Ville de Mexico –Culture 21 : Ségou (Mali) gagnante, mention spéciale pour Yopougon (Côte d’Ivoire)

 

 

Les résultats de la quatrième édition du prix international CGLU-Ville de Mexico –Culture 21 ont été rendu publics le 29 mai 2020 lors du Bureau Exécutif de CGLU.  Deux viles africaines figurent parmi les lauréates, Ségou du Mali et Yopougon de Côte d’Ivoire.

Dans la catégorie ville 81 candidatures de villes et de collectivités territoriales du monde entier ont été reçues entre le 15 novembre 2019 et le 18 mars 2020.

Le Jury a analysé toutes les candidatures présentées dans chacune des deux catégories et a décidé d’octroyer le Prix aux candidatures de (par ordre alphabétique) « Réseau de pratiques artistiques et culturelles de la Ville de Medellín », présentée par la ville de Medellín (Colombie), et « Ségou : Ville Créative », présentée par Ségou (Mali). Chacun des deux lauréats recevra 25 000 euros.

Le projet « Ségou : Ville Créative » a débuté en 2015 en tant qu’initiative de la Fondation du Festival du Niger. En collaboration avec la Municipalité de Ségou, l’initiative a permis de fournir à la ville une solide politique culturelle centrée sur le développement durable. L’implication et l’engagement de tous les agents culturels, de la collectivité territoriale et de la société civile dans le processus de mise en œuvre de cette initiative déterminée a contribué à en déplier les objectifs, en améliorant l’accès à la culture pour toutes les personnes, et en revalorisant la valeur des identités cultuelles de Ségou – à travers la musique, le design et la mode, les arts visuels, le patrimoine et la gastronomie – et de la création artistique et culturelle, plaçant les arts et la culture au centre du développement local. « Ségou : Ville Créative a également contribué à professionnaliser le secteur culturel, en améliorant les conditions de travail des agents culturels et créatifs, et en créant des synergies entre les organisations culturelles, les agents impliqués et la citoyenneté. De plus, « Ségou : Ville Créative » constitue un cadre approprié de collaboration avec d’autres villes africaines, et promeut la mise en œuvre de projets fondés sur la co création, la coproduction, l’échange d’expériences et la diffusion de bonnes pratiques. Plus de détails sur le projet de Ségou ici .

Le Jury International a décidé d’attribuer le Prix à ces 2 villes, décerné 7 mentions spéciales et a reconnus 2 personnalités.

Parmi les mentions spéciales, la ville de Yopougon est retenue pour son projet « Yopougon vers une ville éducative et créative dans la cohésion sociale ». Cette initiative solide et complète démontre la volonté de la collectivité territoriale de positionner la culture comme pilier des politiques locales de durabilité. L’initiative comprend une composante inclusive et participative évidente, avec notamment des axes spécifiques sur l’intégration de la jeunesse dans le secteur culturel et créatif, qui se sont traduits par l’amélioration du bienêtre des citoyen.ne.s. Plus de détails ici .

Tous les détails sur la 4éme édition du prix International CGLU –Ville de Mexico –Culture 21 ici

Impact du COVID-19 sur les ressources financières et les dépenses d’investissement des collectivités territoriales en Afrique

 

 

L’Afrique compte environ 16 000 collectivités territoriales. Ces collectivités ont été créées à la suite de l’adoption et de la mise en œuvre de lois de décentralisation qui répondent aux particularités propres aux pays : à leur histoire ancienne ou contemporaine, au jeu des acteurs nationaux et aux disparités spatiales et socio-économiques internes, entre autres. Ces collectivités sont de différents types : commune rurale ou urbaine au niveau de base, département ou équivalent au niveau intermédiaire, collectivité située immédiatement au-dessous du niveau de l’État central (état fédéré, région, comté, province, etc.). Tous ces types de collectivités ont en commun de jouir de la personnalité juridique en tant que personne publique distincte de celle de l’État central, et de l’autonomie financière. Elles sont généralement administrées par des assemblées élues, sont dirigées par un exécutif élu ou nommé, et disposent d’une administration propre.

Ces collectivités se sont regroupées en associations nationales qui sont l’institution représentative de la voix des élus locaux et/ou régionaux. Il en existe actuellement 48 dans l’ensemble du continent. Ces associations ont pour rôles de contribuer au renforcement de la décentralisation, de représenter et défendre les intérêts des collectivités membres auprès des pouvoirs publics et des partenaires nationaux et internationaux et de promouvoir la bonne gouvernance. Les collectivités territoriales peuvent aussi se regrouper selon le type et la taille (rurale ou urbaine ; bourgs ruraux, villes intermédiaires/secondaires, grandes villes, etc.) selon la zone géographique d’appartenance, ou suivant la fonction dominante (villes portuaires, villes touristiques, etc.). Dans certains pays, des associations existent par niveaux de collectivités (municipalités et régions par exemple), par types de collectivités (urbaines et rurales par exemple) ou même par sphères géographiques (associations régionales de collectivités).

Lire la suite  ici dans le numéro de mai de la newsletter du LEDNA. 

Consultez le rapport Gold V pour la région Afrique

 

 

 

L’Observatoire mondial sur la décentralisation et la démocratie locale #GOLDV lance les chapitres régionaux. Les efforts africains pour atteindre les objectifs des Agendas mondiaux de développement sont un travail en progrès. L’Afrique devrait pouvoir réaliser seulement  3 Objectifs de Développement Durable (ODD).  A savoir :  l’ODD 5 , 13  et 15.

Consultez  les contributions de  l’Afrique locale portées par CGLU Afrique : La localisation des agendas mondiaux – Comment l’action locale transforme les villes et les territoires
Région africaine. Ici 

Pour rappel ce rapport est le fruit d’un immense processus collaboratif, qui rassemble l’expertise de chercheurs de différentes régions, les contributions des sections régionales de CGLU, des commissions de travail et des partenaires, ainsi que les contributions directes des collectivités territoriales et de leurs associations nationales et réseaux. Ce rapport est le produit d’un effort collectif de CGLU et de ses membres, et marque une nouvelle étape de collaboration et d’engagement pour l’ensemble de nos membres.

Il met en évidence les progrès réalisés par les collectivités territoriales en vue de la réalisation des agendas mondiaux de développement, tout en analysant l’évolution des cadres institutionnels des gouvernements nationaux, villes et collectivités territoriales dans chaque région du monde.