Voix Durables #8 : Quelle ville pour demain?

La ville de demain n’est pas une ville “archipel” où les habitants vivent dans des sphères closes, mais une ville où la culture répare le vivre-ensemble.Écoutez l’interview du  Secrétaire Général de CGLU Afrique,  M. Jean Pierre Mbassi dans  “Voix Durables n°8”  sur la thématique : Quelle ville pour demain ?
Le podcast est disponible ici

Macoura Dao : La marche en avant !

 

 

 

Depuis son arrivée en 2013 à la tête de la commune de Foumbolo (Côte d’Ivoire), Mme Macoura Dao Coulibaly a gravi les échelons dans la sphère des collectivités territoriales de Côte d’Ivoire mais également sur le plan continental.  Actuelle vice-présidente de l’Union des Villes et Communes de Côte d’Ivoire (UVICOCI), Mme Dao qui est depuis 2019, présidente du Réseau des Femmes Elues Locales d’Afrique (REFELA), a dans un premier temps intégré le bureau du réseau en 2015 lors de l’assemblée générale de la 7ème édition du sommet Africités (29 novembre au 03 décembre 2015 à Johannesburg).

Parmi les actions phares menées au profit des sa communauté (Foumbolo) figurent la création des voies de communication routière et le soutien aux associations des femmes pour contribuer à leur autonomisation.

Lors de sa réélection à l’issue des municipales d’avril 2018, Mme Dao confiait avoir mis son second mandat sous le signe du rassemblement des filles et fils de Foumbolo pour une harmonie sociale, gage d’un véritable développement.
Face à la recrudescence des accidents de moto enregistrés dans sa localité en particulier lors du marché hebdomadaire du lundi, l’édile locale a favorisé la création de voies de communication routière à chaussées séparées dans la ville pour freiner les accidents. Les statistiques faisaient état d’une dizaine d’accidents de motos tous les lundis, jour du marché hebdomadaire.

Dans le cadre du soutien aux associations des femmes dans le domaine de l’économie sociale et solidaire, un « partenariat a été tissé avec des femmes du Burkina Faso pour permettre à l’association des femmes productrices d’attieké de Foumbolo d’écouler leurs produits dans ce pays frère. Cela a permis à ces femmes d’augmenter leur chiffre d’affaires », explique Mme Dao à l’Agence Ivoirienne de Presse (AIP).

En mai dernier, le REFELA section Côte d’Ivoire dont elle est également la présidente, a organisé la deuxième édition de la soirée gala dénommée « The Mother’s Day». C’était l’occasion de célébrer les femmes élues locales de Côte d’Ivoire en tant que mères, mais également en tant qu’actrices majeures du développement de la Côte d’Ivoire œuvrant efficacement à l’amélioration des conditions de vie de leurs concitoyens au niveau local.

Promotrice du leadership féminin continental

A la tête du REFELA, Mme Dao milite pour la promotion du leadership féminin dans les villes et collectivités territoriales sur le continent. Cela passe par la mise sur pied des Chapitres nationaux du réseau.  Ainsi, elle n’hésite pas à apporter son assister aux nouvelles sections nationales du REFELA dans leur déploiement. Ce fut notamment le cas en avril et juin 2021 pour le REFELA Togo qui a bénéficié d’un atelier de renforcement de capacités pour un projet de feuille de route à soumettre à la Délégation de l’Union Européenne au Togo dans le cadre de la Programmation du Processus de coopération européenne en Afrique pour la période 2021-2027.

La sensibilisation et l’invitation aux différentes sections nationales du REFELA à la mise en œuvre des 3 campagnes lancées par le réseau constitue aussi son principal cheval de bataille. Il s’agit de la Campagne des Villes Africaines sans enfants en situation de rue (lancée en 2018 et qui compte 54 adhésions), la Campagne des Villes Africaines à zéro tolérance face aux violences faites aux femmes (lancée en 2019 et qui compte 22 adhésions) et la Campagne des Villes Africaines favorables à l’autonomisation économique des Femmes (lancée en 2020 et qui compte plus de 80 adhésions).

 

BIO EXPRESS

Sources : Source 1 , Source 2, Source 3, Source 4, Source 5, Source 6

 

Nouvelles dates pour le Sommet Africités à Kisumu, au Kenya 

Suite à des consultations avec le Gouvernement du Kenya, le Conseil des Gouverneurs du Kenya et les principaux partenaires dans l’organisation du Sommet, à savoir CGLU Monde, ONU-Habitat et la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (UNECA), le Comité exécutif de la neuvième édition du Sommet Africités qui se tiendra à Kisumu, au Kenya, informe le public et les institutions, organisations, associations et parties prenantes intéressées, que la neuvième édition du Sommet Africités initialement prévue du 26 au 30 avril 2022, se tiendra du 17 au 21 mai 2022 à Kisumu, au Kenya.

Pour rappel, le thème du 9ème Sommet Africités est : « Le rôle des villes intermédiaires d’Afrique dans la mise en œuvre de l’Agenda 2030 des Nations Unies et de l’Agenda 2063 de l’Union africaine ».

Ces deux Agendas appellent à l’urgence de développer une urbanisation résiliente et durable en Afrique, étant donné que d’ici 2050 la majeure partie de la population africaine vivra dans les villes, et que la majorité des citadins s’installeront dans des villes intermédiaires. L’amélioration des conditions de vie des peuples africains et la transformation structurelle économique et sociale du continent africain sont donc étroitement liées à la manière dont la réalisation de ces agendas sera abordée dans les villes intermédiaires africaines, qui sont à coup sûr les lieux où l’Afrique inventera sa propre approche et sa propre trajectoire de développement humain durable à partir de ses réalités mais aussi en faisant le point sur les connaissances et les expériences accumulées à travers le monde. Dans la mesure du possible, les modèles de développement à mettre en œuvre en Afrique doivent être plus économes en énergie, bas carbone, plus inclusifs et plus résilients.

Rejoignez-nous à Kisumu du 17 au 21 mai 2022 lors du Sommet Africités, pour construire avec le mouvement municipal dans un lieu où l’Afrique définira sa nouvelle trajectoire de développement basée sur les villes intermédiaires africaines.

Téléchargez le communiqué de presse ici

Pour plus d’informations, veuillez contacter :

Gaëlle Yomi : Tél : + 212 610 56 71 45

e-mail gyomi@uclga.org

Visitez le site de CGLU Afrique www.uclga.org

Les Jeunes élus locaux face aux effets du COVID-19

Le 27 juillet 2021, CGLU Afrique a tenu la première rencontre virtuelle du réseau des jeunes élus d’Afrique sur le thème : « Les jeunes élus locaux face aux effets du COVID-19 ».

Cette rencontre a connu la participation d’une cinquantaine de personnes dont des jeunes élus, des chercheurs et des entrepreneurs, venus discuter de l’impact du covid-19 sur les jeunes et échanger sur les initiatives et le rôle des jeunes dans un contexte de crise sanitaire.

Deux panels ont structuré ces échanges, le premier sur la thématique “jeunesse et responsabilité”, a abordé la dimension politique de l’engagement des jeunes au plus fort de la crise, traité par Mme Thérèse Faye Diouf, Maire de Diarrere ; et l’impact du digital dans la dimension sécuritaire de nos territoires, par M. Marten. Le second panel sur “La jeunesse en tant que main-d’œuvre dans la croissance du continent” a été centré sur le rôle des jeunes dans la relance économique. Ce second panel a été marqué par l’intervention, d’une part M. Frederik Tchoungui, Fondateur, Community of Global Leaders, sur le rôle des jeunes entrepreneurs dans la reprise, et d’autres part, par l’intervention de M. Oliver Bastienne, Président de la Chambre de Commerce des Seychelles. Madame Jacqueline Moustache-Belle, Directrice du Département Genre & Jeunesse au Secrétariat Général de CGLU Afrique a assuré la modération de cette rencontre en présence du Secrétaire Général, M. Jean Pierre Elong Mbassi.

Le premier panel a mis en évidence 2 choses importantes, d’abord les défis imposés par la crise du COVID-19 aux jeunes, à la fois sur le plan politique et sur le plan de la mobilité des personnes ; ensuite l’importance de l’implication des jeunes dans les stratégies de relance.

La fermeture des lieux publics et la restriction des déplacements a totalement bouleversé les comportements des jeunes dans les villes africaines. Madame le maire de Diarrere, dans son intervention, a insisté sur l’engagement des jeunes dans la relance économique et la construction de l’avenir des villes africaines. Pour se faire, elle a encouragé les jeunes, hommes et femmes, à investir les conseils municipaux et participer activement à la prise de décision, à la délibération sur les budgets.

Pour sa part M. Marten a mis l’accent sur les contraintes du COVID-19 sur la mobilité et le tourisme, particulièrement dans le domaine du tourisme. Ces contraintes ont accéléré l’usage de la technologie et du digital pour créer les conditions d’un retour à la normale. Ce recours au digital des gouvernements comme celui des Seychelles, a été privilégié pour relancer et promouvoir le tourisme, mais également pour assurer la sécurité sanitaire des citoyens et des touristes. Lors de ce panel, les questions se sont essentiellement orientées vers les aspects politiques de la contribution des jeunes à la relance des économies des villes : comment mobiliser les jeunes ? Comment augmenter la participation des jeunes dans les partis politiques ? Il a été proposé que CGLU Afrique et les associations nationales d’autorités locales africaines développent un plaidoyer à l’attention des gouvernements nationaux et des partis politiques afin que les jeunes accèdent plus facilement aux listes électorales et aux affaires politiques.

Le second panel a abordé la question de la relance économique en mettant en évidence le rôle des jeunes dans le domaine de l’entreprenariat. Dans ce panel, il a d’abord été question de valoriser les initiatives des jeunes qui visent à créer et à trouver des sources de financement malgré le contexte de crise sanitaire. M. Tchoungui a ainsi incité les jeunes entrepreneurs et élus à faire du digital une des clés du développement des villes africaines. Pour y parvenir, l’amélioration et la mise à niveau des infrastructures de télécommunication est indispensable d’où l’appel lancé au pouvoir public pour plus d’investissements dans ce secteur.

L’exposé de M. Bastienne a montré combien le COVID-19 a impacté tous les domaines du secteur privé employant les jeunes (baisse de la productivité, chômage, …). La chambre de commerce des Seychelles a apporté son soutien aux jeunes en leur fournissant financement, appui technique et formation, notamment pour les entrepreneurs ; mais elle a également fourni au gouvernement un plan de recouvrement et de prospérité auquel les jeunes ont été impliqué. L’importance des Technologies de l’Information et de la communication a été soulignée pour montrer l’impact des jeunes dans le développement du numérique en tant que pourvoyeur des emplois du futur.

La synthèse des discussions a mis en lumière la nécessité de travailler en réseau, de former des coalitions car les nombreux enjeux auxquels font face les jeunes élus locaux ne sauraient être adressés sans la participation de toute les parties prenantes. Les synergies seront nécessaires pour la construction de l’Afrique que nous voulons.

Les discussions de cette rencontre des jeunes ont permis aux participants de réaliser que “on ne peut construire l’Afrique sans son moteur, la jeunesse”, et qu’avec cette crise du COVID-19 personne n’est à l’abri. Ce n’est que par la solidarité que la société surmontera cette pandémie.

En guise de clôture à cette rencontre, le Secrétaire Général de CGLU Afrique a préconisé que le niveau national et le niveau local s’attellent à produire des politiques de jeunesse pour avoir des réponses crédibles et durables.

Retrouvez la note conceptuelle de la rencontre ici.

 

 

 

Consultez le rapport final du Forum de Lomé sur : « Renforcement de la résilience et augmentation de l’ambition climatique des Collectivités Territoriales en Afrique »

 

Les 10 et 11 juin 2021 s’est tenu à Lomé, Togo, sous le haut Patronage de son Excellence M. Faure Gnassingbé, Président de la République du Togo, le Forum régional sur les autorités locales et le rôle des villes et territoires dans la lutte contre le changement climatique, ayant pour thème « Renforcement de la résilience et augmentation de l’ambition climatique des Collectivités Territoriales en Afrique ». Ce Forum a été coorganisé par CGLU Afrique, le Gouvernement du Togo, la Convention des Maires pour le Climat et l’Énergie en Afrique subsaharienne (COM SSA), l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), en collaboration avec le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) et Expertise France.

Le rapport final des travaux est disponible ici.

Excellente JAD 2021

A l’occasion de la célébration ce 10 août 2021 de la Journée Africaine de la Décentralisation et du Développement Local (JAD), nous avons recueillis les souhaits de quelques maires africains.

 

Armand Roland Pierre Béouindé : Toujours actif !

Les maires des grandes villes ont la particularité de gérer des défis multiples liés à la complexité de leur cité.  Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso, n’échappe pas à cette réalité.  Aux commandes de la ville depuis le 18 juin 2016 pour un mandat de 5 ans, Armand Roland Pierre Béouindé fait preuve de volontarisme et d’initiative pour faire de la capitale burkinabé «la ville la plus accueillante, la plus coquette, et la plus prospère qui soit », comme signalé dans son allocution de prise de fonction.

Parmi les chantiers lancés par l’édile local et son équipe figure le projet « Grand Ouaga ».  Il s’agit d’un projet d’intercommunalité qui vise à créer les conditions d’un développement socio-économique au profit des citoyens des huit (8) communes impliquées. Il vise à améliorer la productivité agricole par la promotion de l’économie verte, renforcer la croissance économique urbaine par la valorisation du coton sur les territoires du Grand-Ouaga, ainsi que la gouvernance et la planification urbaine. Le projet est appuyé par des partenaires internationaux dont l’Union Européenne et ONU Habitat. En mars dernier, lors de la visite au Burkina de la Directrice exécutive d’ONU-Habitat, Mme Maimounah Moh Sharif, ce fut l’occasion pour le maire de Ouaga de souligner les questions de l’urbanisation des quartiers d’habitat spontané, les problèmes de sécurité urbaine, du foncier, la gestion des déchets ménagers et le rôle des femmes dans le développement urbain, surtout au niveau des sites des déplacés.

Des thématiques qui sont en droite ligne avec son programme de mandat 2016-2021 “Ouaga21, vivre ensemble, libres ensemble”. Ce programme repose sur trois axes prioritaires : la mobilité urbaine, la sécurité urbaine et l’environnement urbain.

Comme autre initiative mise en œuvre par la municipalité de Ouaga figure l’informatisation du système de collecte des impôts. Le processus a été lancé en octobre 2020 afin de permettre à la ville d’élargir son assiette fiscale. « Ouagadougou est un grand marché à ciel ouvert. À tous les coins de rue sont installées des boutiques. Il est manuellement difficile de recenser tous ces commerçants. Cela entraîne des écarts importants entre les prévisions et les réalisations budgétaires. Le potentiel de la ville de Ouagadougou est à peu près de 50 milliards par an. Aujourd’hui, nous n’arrivons même pas à collecter un milliard, pour la simple et bonne raison que nous ne maîtrisons ni le nombre de contribuables, ni les espaces occupés », explique Armand Pierre Béouindé.

Le 23ème maire de la capitale depuis 1956 et le 6ème élu depuis l’accession du pays à l’indépendance en 1960 est également président de l’Association des Municipalités du Burkina Faso (AMBF).  La mission de plaidoyer avec le gouvernement central est un axe majeur de l’association. Le 23 juin 2021, le président de l’AMBF, Armand Roland Pierre Béouindé a conduit une délégation de l’AMBF en audience à la Présidence du Faso autour de la question de la pérennisation de la Compétition pour l’Excellence dans la Gouvernance Locale (COPEGOL).

Il s’agit d’une   initiative   dont la promotion est assurée  par   le   gouvernement   du   Burkina   Faso   avec l’accompagnement   de   la   Banque   Mondiale   dans   le   but   de   susciter   une émulation entre les communes (rurales et urbaines) et surtout pour promouvoir de bonnes pratiques innovantes de gouvernance locale pouvant être dupliquées à l’ensemble des communes.

Dans son processus de gestion de la ville de Ouaga et de l’AMBF, M. Béouindé s’implique de manière assidue au sein des organisations internationales des élus locaux. Il est notamment membre du Comité exécutif de CGLU Afrique, membre du bureau de l’Association internationale des Maires Francophones (AIMF) et vice-président pour la région Afrique de l’organisation mondiale CGLU (Cités et Gouvernements Locaux Unis).  Très actif au sein des différentes réunions d’instances et autres activités organisés en faveur des collectivités territoriales, le maire Béouindé accorde une place de choix à la communication afin de tenir informés au maximum ses concitoyens.

Pour ne manquer aucune des initiatives menées par la municipalité de Ouagadougou et de l’AMBF,  consulter leurs pages Facebook ici : et ici .

Bio Express

Nom : BEOUINDE

Prénoms : Armand Roland Pierre

Date de naissance : 10 novembre 1962

Lieu : KAYA

Nationalité : Burkinabé

Situation matrimoniale : Marié père de 4 enfants.

FORMATION ET EXPERIENCE PROFESSIONNELLE

Monsieur BEOUINDE Armand Roland Pierre est gestionnaire de formation et a acquis une expérience d’une vingtaine d’années dans la gestion et l’administration des entreprises (Société de Services Informatiques, Industries Graphiques, Conseils et Communication). Actionnaire et Administrateur de plusieurs sociétés et membre de plusieurs associations, club, syndicat etc.…. Monsieur BEOUINDE est Chevalier de l’Ordre National. Monsieur BEOUINDE est l’Administrateur Directeur General de GRAPHI IMPRIM SARL.

Carrière Politique

1983-1987 : Participation active à l’avènement de la révolution du 4 août 1983 comme membre de l’ULC/R

2010 : Adhésion au CDP

2012 : Élection au Bureau politique du CDP

4 janvier 2014 : Démission du CDP avec 75 autres hauts cadres dont Roch Marc Christian KABORE, Salif DIALLO, Simon COMPAORE.

25 janvier 2014 : Membre fondateur du MPP, élu au Bureau Exécutif National, 2ème Secrétaire à l’information et à la communication. Farouche opposant de la loi qui devait modifier l’Article 37 de la Constitution du Burkina Faso avec pour seul objectif de permettre au Président Blaise Compaoré de déverrouiller la limitation du mandat présidentiel. Participation active à toutes les manifestations du CFOP en première ligne toujours aux côtés du président Roch Marc Christian Kabore et des autres leaders de l’opposition.

22 mai 2016 : Élu conseiller municipal du secteur 54 de l’arrondissement 12 de Ouagadougou.

18 juin 2016 : Élu Maire Central de la commune de Ouagadougou

 

Sources :

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Thème-Journée Africaine de la Décentralisation et du Développement Local 2021 : « La contribution des arts, de la culture et du patrimoine au développement durable des villes et des territoires africains »

 

L’Union Africaine (UA) a communiqué le thème de l’édition 2021 de la Journée Africaine de la Décentralisation et du Développement Local (JAD), qui se célèbre le 10 août de chaque année.

Le thème de cette année est  : « La contribution des arts, de la culture et du patrimoine au développement durable des villes et des territoires africains ».

La charte africaine des valeurs et principes de la décentralisation, de la gouvernance locale et du développement local, adopté en juin 2014 par les chefs d’État et de gouvernement réunis en sommet à Malabo, dans son article 20 paragraphe 4, institue la commémoration de la Journée africaine de la décentralisation et du développement local (JAD) le 10 août de chaque année. La célébration de la JAD par tous les Etats membres de l’UA est organisée sous  l’autorité du sous-comité « décentralisation et gouvernance locale » du comité technique spécialisé n°8 de l’Union Africaine comprenant les ministres de la Fonction Publique, des Collectivités Locales, du Développement Urbain et de la Décentralisation.

Le thème choisi pour la célébration de la JAD est basé sur le thème de l’année, défini par les chefs d’État et de gouvernement de l’Union Africaine. Les chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine ont défini 2021 comme l’année des arts, de la culture et du patrimoine en Afrique. C’est en accord avec ce choix que le thème pour la célébration de la Journée africaine de la décentralisation et du développement local 2021 a été retenu, précise la note conceptuelle produite par l’UA.

Trois sous thème ont été déclinés, invitant les villes et territoires africains à y réfléchir :

Sous-thème 1 : Utiliser l’art et la culture comme leviers pour l’inclusion sociale et pour la promotion du sentiment d’appartenance et d’unité dans les villes et territoires africains.  

Sous-thème 2 : Mobiliser l’énergie de la jeunesse pour renforcer la contribution des industries culturelles et créatives à la création d’emplois et au développement durable des villes et territoires africains.

Sous-thème 3 : Développer des activités autour du patrimoine culturel comme moyen de construire l’identité de la ville et de promouvoir l’image de marque de la ville et le marketing territorial.

La célébration vise à :

– sensibiliser et informer le grand public ;

– partager les expériences positives et les bonnes pratiques entre les États membres ; mais aussi

– reconnaître et encourager les villes et territoires qui excellent dans la mise en œuvre d’actions remarquables dans le domaine des arts, de la culture et du patrimoine.

Consultez la note conceptuelle ici .

 

Luc Atrokpo : Un leadership pragmatique

 

 

A la tête de l’Association Nationale des Communes du Bénin (ANCB) depuis 2015, M. Luc Setondji Atrokpo se positionne au fil des années comme acteur clé de la gouvernance locale du pays. Celui qui est maire de la capitale, Cotonou depuis son élection le 6 juin 2020, a commencé en 2003, comme 1er adjoint au maire de Bohicon. Cinq ans plus tard il prend les rênes de la mairie de Bohicon (2007) et gravis les échelons en occupant le poste de président de l’Union des Communes du Zou et de l’Association Nationale des Communes du Bénin (2015).

Reconduit en décembre 2020, pour 5 ans à la tête de l’ANCB, l’association sous son magistère réalise des progrès et parvient à affirmer son rôle de porte-voix des collectivités territoriales et d’interface dans le plaidoyer avec le niveau national.  Un accent particulier a été mis sur la coopération décentralisée. Sous l’impulsion de Luc Atrokpo, la faîtière des 77 communes béninoises, a réalisé de nombre actions pour réaliser l’Agenda 2030.

Il s’agit notamment des « campagnes de formations des élus locaux et des cadres des administrations territoriales, la réalisation de plusieurs études dont : le Lexique des thèmes et expressions usuelles sur les ODD, l’identification des besoins des Communes ; la réalisation de la boîte à outils pour le financement des ODD, la réalisation des documents de plaidoyer pour accroître le transfert des ressources par l’Etat vers les Communes; la participation aux différents fora nationaux et internationaux ; la documentation des expériences et bonnes pratiques en lien avec les ODD dans les Communes ; l’étude sur la spatialisation des ODD en collaboration avec la DGCSODD ; le renforcement du partenariat pour la mise en œuvre des ODD et la coopération décentralisée ; la signature de nombreuses conventions entre le Gouvernement et les Communes pour des interventions au profit du développement durable », présentait l’édile locale dans son avant-propos  dans le rapport sur la localisation des ODD au Bénin, réalisé en 2020 avec CGLU Monde.

Parmi les membres de CGLU Afrique, l’ANCB grâce à ses réalisations fait partie des associations « mature ».   En février 2020, en partenariat avec CGLU Afrique, l’ANCB a organisé le forum de Cotonou sur : « La Territorialisation en tant que levier pour accélérer la mise en œuvre des CDNs en Afrique : L’apport des Associations des Autorités Locales Africaines dans la mobilisation des villes africaines en faveur d’une action climatique ».  Au mois de mars 2020, le nouveau siège de l’ANCB a été inauguré à  Abomey-Calavi.

Au cours du mois de juin 2021, elle a tenu une série de formation à l’attention de ses membres aussi bien sur le climat, le genre, la démocratie locale participative.  La rencontre majeure sans nul doute le séminaire d’échanges pour la relance de la coopération décentralisée entre le Bénin et la France, organisée le 22 juin. « Notre objectif principal à l’ANCB est que les communes béninoises profitent des partenariats pour non seulement se renforcer, améliorer leurs capacités techniques et leur savoir-faire mais aussi pour constituer avec leurs homologues de la France une force de proposition en vue de mobiliser des ressources sur des projets concrets en faveur des populations », a déclaré Luc Sètondji ATROKPO.

Bio Express

Luc Atrokpo de son vrai nom Luc Setondji Atrokpo est un homme politique béninois né à Bohicon au Bénin. Plusieurs fois élu député à l’assemblée nationale, plusieurs fois maire de la commune de Bohicon, Il élu maire de la commune de Cotonou lors élections municipales de 2020 sur la liste du parti Union Progressiste.

Sur le plan international, il a été premier vice-président du Conseil des collectivités territoriales de l’UEMOA, membre du Conseil d’administration de l’Association Internationale des Régions Francophones, membre des Réseaux de l’Association Internationale des Maires Francophones.

En sa qualité de maire, Luc S. Atrokpo a reçu plusieurs trophées :

  • Prix de la « meilleure commune » de la coopération allemande en 2009,
  • Prix du « meilleur acteur de la coopération décentralisée au Bénin » des Trophées Djembe Awards en 201011.

Lors de la COP21, Luc S. Atrokpo se fait remarquer en présentant un plan de lutte contre les inondations liées aux eaux de ruissellement dans le bassin du Zou. Un projet réalisé avec l’appui de l’intercommunalité française et dont l’étude va être en partie financée par la France. A propos de ce sujet, il affirme : « La ville de Bohicon est située dans une vallée. L’eau y est une nuisance, nous voulons en faire un atout »12,2.

Restez informé sur les actions de l’ANCB via leur site Internet ici .

Consultez la Page Facebook de l’ANCB ici

Sources :

Signature de convention entre l’ANCB et l’Association des Elus Français d’Origine Béninoise .

Source 2 .

Source 3 .

Source 4.

Source 5 .

EDD 2021- Lab Debate : “Unir les efforts et coopérer autour des Villes Innovantes et Durables”

 

Dans le cadre de l’édition 2021 des Journée Européennes pour le Développement (EDD), CGLU Afrique a organisé le 15 juin, un LAB debate sous le thème : “Unir les efforts et coopérer autour des Villes Innovantes et Durables”.

Organisée en partenariat avec CGLU, UN–Habitat et Cities Alliance, la session a permis de partager des expériences et des approches sur l’urbanisation durable innovante et intelligente, dans l’optique de sensibiliser à la centralité des partenariats à tous les niveaux.

Ont pris part au débat :  Mme Thembisile Nkadimeng, Présidente de l’Association des collectivités territoriales d’Afrique du Sud (SALGA), M. Mohamed Sefiani, Maire de Chefchaouen, Vice-président de la Task Force Climat de CGLU Afrique, M. Emil Boc, Maire de Cluj-Napoca, Roumanie, M. Ishaku Maitumbi, Conseiller Principal au Bureau Régional pour l’Afrique, UN-Habitat , M. Andries Gryffroy, Membre du Parlement flamand (Belgique), M. Greg Munro, Directeur de Cities Alliance, Mme Sherine Omondo, jeune leader (Kenya). L’introduction des échanges a été faite par Mme Carla Montesi, Directrice du Green Deal et de la Stratégie Numérique, Commission européenne et la modération par M. Jean Pierre Elong Mbassi, Secrétaire Général de CGLU Afrique.

Dans son introduction, Mme Montesi a indiqué que « les villes joueront un rôle central dans la réalisation de la transformation verte. Il n’y a pas de solution unique, l’expérimentation et le partage des connaissances sont essentiels pour passer à l’échelle supérieure”. La présidente de SALGA, Mme Thembisile Nkadimeng a souligné qu’une « relance verte est essentielle pour renforcer les services publics locaux, notamment pour qu’ils atteignent les personnes qui en ont le plus besoin ».  Pour elle, « les villes et les régions ont pris l’initiative de montrer qu’il est possible et opportun de poursuivre l’action climatique face à la pandémie de Covid ».

Dans son partage d’expérience le maire de Chefchaoeun, M. Mohamed Sefiani a expliqué que sa ville a misé sur une planification stratégique pour mettre en œuvre la vision de ville écologique durable. Cela s’est traduit par la remplacement des lampes classiques par des lampes économiques pour l’éclairage public et la valorisation des produits locaux.

Emil Boc, Maire de Cluj-Napoca a initié dans sa ville le concept de « vendredi vert ». Les populations sont invitées à faire au moins 15 minutes de marche et à utiliser les transports publics. “En tant que maire, nous devons penser vert, numérique et résilience », a soutenu Emil Boc.

ONU Habitat a appelé à mobiliser les investissements pour l’Afrique, où Cities Alliance a invité à activer l’accès aux données et aux services de bases dans les villes africaines. Dans son intervention M. Andries Gryffroy adhère à la thématique de la rencontre en affirmant que « la transition vers des villes durables ne sera possible qu’en unissant les efforts et en coopérant ».

Les EDD ont aussi offert un espace pour les stand virtuels « Global Village ». Les cinq grands réseaux internationaux de gouvernements locaux et régionaux actifs dans la coopération au développement (AIMF, CLGF, PLATFORMA/CCRE, CGLU et CGLU Afrique) ont animé un stand commun, pour montrer les actions des villes et régions en faveur de la transformation durable et écologique.

Pour rappel, l’AIMF, CLGF, PLATFORMA/CCRE, CGLU et CGLU Afrique ont signé un accord-cadre de partenariat avec la Commission de l’Union Européenne en 2015. Grâce à ce partenariat, l’UE a reconnu le rôle des villes et des régions en tant qu’acteurs étatiques pour relever les défis mondiaux et mettre en œuvre les agendas mondiaux partagés au niveau local.

Regardez les interventions vidéos de la session