22ème SESSION DU COMITE EXECUTIF DE CGLU AFRIQUE A DURBAN

CGLU Afrique tiendra la 22ème session de son Comité Exécutif le 09 novembre 2019, à partir de  9h00 à l’hôtel Onomo de Durban (Afrique du Sud) . La réunion se tient en prélude au Congrès mondial de CGLU prévu du 11 au 15 novembre 2019 dans la ville de Durban.

Cette 22ème session du Comité Exécutif adoptera le budget 2020 de CGLU Afrique et discutera de la participation africaine au Congrès Mondial de CGLU.

Il faut rappeler que l’Afrique est en lice pour le poste de président de CGLU pour le mandat 2019-2022. Le candidat présenté par l’Afrique est le Dr. Mohamed Boudra, Maire d’Al Hoceima (Maroc), Président de l’Association Marocaine des Présidents des Conseils Communaux (AMPCC) et Vice-Président de CGLU Afrique pour la région Afrique du Nord.

Les dirigeants suivants de CGLU Afrique participeront à cette réunion :

M. Léandre Nzué, Maire de Libreville (Gabon), Président de CGLU Afrique,

Rev. Mpho Moruakgomo, Président de BALA (Botswana), Vice-président de CGLU Afrique pour la région Afrique australe ;

Mohammed Boudra, Président de l’AMPCC (Maroc), Vice-président de CGLU Afrique pour la région Afrique du Nord,

Mme Soham El Wardini, Maire de Dakar (Sénégal), Vice-Présidente de CGLU Afrique pour la région Afrique de l’Ouest ;

M. Uwimana Innocent, Président de RALGA (Rwanda), Vice-président de CGLU Afrique pour la région Afrique de l’Est ;

Mme Dao Macoura, Maire de Foumbolo (Côte d’Ivoire), Présidente du REFELA (Réseau des femmes élues locales d’Afrique)

Mme Thembisile Nkadimeng, Présidente de SALGA (Afrique du Sud),

M. Jean Pierre Elong Mbassi, Secrétaire Général de CGLU Afrique.

La réunion du Comité Exécutif sera suivie le 9 novembre dans l’après-midi (15h) par une réunion du Conseil Panafricain de CGLU Afrique, également à l’hôtel Onomo de Durban. Les participants à la réunion du Conseil Panafricain se pencheront particulièrement sur les activités des Congrès de CGLU et l’organisation du Sommet Africités 2021 à Kisumu (Kenya).

Pour rappel, le Comité Exécutif de CGLU Afrique est l’instance chargée de la direction politique de l’organisation. Le Comité Exécutif comprend 16 membres, 15 membres représentant à égalité chacune des 5 régions du continent (soit 3 pour chacune des 5 régions), auxquels s’ajoute la Présidente du Réseau des Femmes Élues Locales d’Afrique (REFELA). Le Conseil Panafricain de CGLU Afrique est quant à lui composé de quarante-cinq (45) membres actifs, neuf (9) pour chaque sous-région africaine.

Pour de plus amples informations, veuillez contacter :

Gaëlle Yomi : Téléphone : + 212 610 56 71 45

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Visite d’une délégation de l’Association Nationale des Gouvernements Locaux du Nigeria (ALGON) à CGLU Afrique

Du 31 octobre au 4 novembre 2019, seize membres de l’Association Nationale des Gouvernements Locaux du Nigeria (ALGON) ont effectué un voyage d’études à Rabat (Maroc).

La délégation conduite par l’honorable ALABI Kolade David, Président de ALGON et l’honorable ATEGBERO Michael Odunayo, Président du conseil d’administration d’ALGON, a procédé à deux séances de travail au siège de CGLU Afrique à Rabat.

La première a été dirigée le vendredi 01 novembre 2019 par M.  Souleymane Idrissa Maiga, Directeur de Cabinet et des Opérations de CGLU Afrique. La seconde tenue le samedi 02 novembre 2019 a été présidée par M. Jean Pierre Elong Mbassi, Secrétaire Général de CGLU Afrique.

Les échanges ont porté sur les programmes clés de l’organisation qui ont fait l’objet de présentations par les différents départements. Il a été question du plaidoyer pour la ratification de la Charte africaine de la décentralisation, de la création des chapitres nationaux du Réseau des Femmes Elues Locales d’Afrique (REFELA), de la Task Force Climat de CGLU Afrique, de l’Agence Afrique Territoriale, du programme les capitales africaines de la culture, du renforcement du capital humain des élus locaux par le biais d’ALGA et le projet la porte du retour des Afro-descendants.

Le retour d’ALGON comme membre actif de l’organisation a également occupé une bonne partie des échanges. Au terme de ces rencontres, l’honorable ALABI Kolade David a donné l’assurance qu’ALGON compte bien prendre une part active au sein de CGLU Afrique en vue d’apporter sa pierre à l’édifice pour la mise en œuvre des principaux Agendas Mondiaux.

Suivez sa vidéo 

Au cours de leur séjour, les membres d’ALGON se sont également rendus à la mairie de Rabat, l’Association Marocaine des présidents des conseils préfectoraux (AMPCPP), l’Agence pour le Développement Agricole l’Agence de la Vallée du Bouregreg.

“Si les autorités locales sont renforcées, la ville et le développement de la population suivront”, Landing Sanneh, Président du Conseil régional de Mansakonko (Gambie)

Lors de la 3ème édition du  Forum Africain des Managers territoriaux et des instituts de formation ciblant les collectivités territoriales (FAMI), le Président du Conseil régional de Mansakonko (Gambie), M. Landing Sanneh, a souligné l’importance d’investir dans le capital humain au niveau local en Afrique. Ci-dessous la  transcription de son interview vidéo enregistrée à la fin du FAMI, qui a été organisé par l’Académie Africaine des  Collectivités Territoriales (ALGA) de CGLU Afrique, du 10 au 14 juin 2019, à Ifrane (Maroc).

Comment avez-vous apprécié ces 3 jours de FAMI ?       

Le déroulement de ces trois jours a été très intéressant et, je dirai, très pertinent pour mon travail au sein du gouvernement local, compte tenu des sujets d’actualités dont nous avons discuté, comme le renouvellement des ressources régionales, le financement de la gouvernance locale et aussi le spectre du renforcement des capacités. L’aspect clé était le partage d’expériences et d’informations avec d’autres collègues. J’ai beaucoup appris de l’expérience des maires et d’autres collègues de toute l’Afrique et d’ailleurs. Je pense que c’est une grande opportunité, que je partagerai avec d’autres collègues lorsque je rentrerai chez moi.

Pourquoi est-il important d’investir dans le capital humain au niveau local en Afrique ?

Je pense qu’investir dans le capital humain est une condition préalable au développement durable, parce que vous aurons alors le personnel et les ressources nécessaires pour bâtir le développement pour nos pays et notre continent. Sans une formation rapide et un renforcement des capacités, je pense que nous ferons des allers et retours en arrière et que nous ne ferons ni avancer le programme ni maintenir les efforts que nous faisons. En somme, je pense que nous ne pouvons rien faire d’autre que conserver et renforcer nos capacités pour nous assurer de poser les bases de notre développement, de nos objectifs et de nos stratégies.

Quel est votre dernier mot ?

J’apprécie cette formation et l’opportunité qui nous est offerte par ALGA, CGLU Afrique et tous les partenaires impliqués dans ce programme. J’encourage l’organisateur à examiner dans quelle mesure nous pouvons encore développer ce genre d’activités et à voir combien d’autres activités suivront. Je pense que si les autorités locales ne sont pas renforcées, elles ne verront pas les fruits du développement national. Or c’est là que se trouve la population, à la base, et si les autorités locales renforcent suffisamment leurs capacités, le développement de la population aura lieu et sera pris au sérieux. Si les populations à la base se développent, elles se développeront aussi à l’échelle nationale.

 

 

 

 

Lancement du chapitre gambien du REFELA

 

Les 5 et 6 octobre 2019, le regroupement des femmes maires et élues locales gambiennes présidé par madame Rohey Lowe, Maire de la municipalité de Banjul, en partenariat avec CGLU Afrique et le PNUD, ont lancé le chapitre National gambien du REFELA (Réseau des femmes élues locales d’Afrique).

Le maire de Banjul, Mme. Rohey Lowe, a présidé le lancement officiel à l’hôtel Atlantic de Banjul. Ce lancement a connu l’appui technique du secrétariat du REFELA et la présidence du Réseau, auprès du point focal du REFELA, Mme le maire de Banjul.

Le maire Lowe a déclaré que ce lancement marquera un tournant dans les aspirations des femmes gambiennes dans tous les domaines du développement. Elle a également expliqué que le REFELA est la commission permanente de l’égalité de genres de CGLU Afrique. Et conforment au Règlement intérieur du REFELA, le nouveau chapitre national gambien sera la Commission genre de l’association nationale des collectivités locales gambiennes.

En outre, Mme Lowe a révélé que la campagne pour améliorer la vie des femmes telle que préconisée par le REFELA a pris un tournant très positif avec son élection comme première femme maire de la capitale de Banjul.

Mais la situation est plus difficile pour les femmes rurales dont la participation active à la gouvernance, en particulier dans les gouvernements locaux, a été largement absente. Et si la situation actuelle n’est toujours pas maîtrisée, la situation des femmes en ce qui concerne leur participation active au processus électoral et à la gouvernance ne fera qu’empirer “, a-t-elle averti.

Selon le maire Lowe, les femmes représentent bien plus de la moitié de la population et environ 54 % de l’ensemble des électeurs inscrits, mais elles ne sont pas représentées aux postes de décisions malgré leur majorité.

Même si l’on sait que les femmes sont des partisans loyaux et qu’elles forment la base de leurs partis politiques, elles sont encore largement sous-représentées dans la hiérarchie de leurs propres partis et dans d’autres postes électifs du pays“.

Comme mentionné dans la feuille de route, pour être atteint, tous les objectifs de développement durable sont directement liés aux responsabilités des gouvernements locaux et régionaux “, a-t-elle révélé.

Le maire Lowe a appelé les femmes à s’engager en faveur de l’Agenda 2030 pour que les femmes gambiennes atteignent des sommets remarquables dans le développement politique et économique du pays.

La section gambienne de REFELA est déjà engagée dans les principales campagnes REFELA :

Ø La Campagne pour des villes africaines sans enfants de la rue (Voir la vidéo du REFELA Gambie )

Ø La Campagne des Villes africaines à zéro tolérance face aux violences faites aux femmes et aux filles (Voir la vidéo du REFELA Gambie )

Ø La Campagne des Villes africaines favorables à l’autonomisation économique des femmes.

Le lancement de la section gambienne du REFELA, suit la dynamique impulsée par le REFELA après le dernier Sommet Africités 8, tenu en novembre 2018 à Marrakech (Maroc). En juin 2019, un autre chapitre pays du REFELA a été lancé en Namibie, qui a été suivi par le lancement du REFELA Pays de l’Eswatini (Ex Swaziland).

Regardez le résumé de la cérémonie de lancement du REFELA Namibie 

 

CGLU Afrique invite les collectivités territoriales à soutenir le plaidoyer de l’OOAM pour la ratification du protocole de l’UA sur la libre circulation des personnes

CGLU Afrique se joint au plaidoyer lancé  par l’Observatoire Ouest Africain des Migrations pour  la ratification du protocole de l’Union Africaine sur la libre circulation des personnes par les États membres de l’UA. La liberté de circulation est un droit au sens de la déclaration universelle des droits de l’Homme, et ce droit est essentiel au développement de nos collectivités territoriales.

CGLU Afrique invite les collectivités territoriales du continent via leurs associations nationales à porter ce combat auprès des gouvernements nationaux.  Les gouvernements locaux ont un rôle primordial à jouer pour faire aboutir ce protocole.

Ci-dessous le contenu du plaidoyer , mettant en lumière 5 arguments majeurs pour  mener à bien la mobilisation. 

Le protocole au traité instituant la Communauté Economique Africaine, relatif à la libre circulation des personnes, au droit de résidence et au droit d’établissement, a été adopté lors de la 30ème session ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat de l’Union Africaine à Addis-Abeba (Ethiopie), le 29 janvier 2018. Vingt-et-un (21) pays l’ont signé, le 21 mars 2018, lors du sommet extraordinaire de l’Union Africaine à Kigali (Rwanda). Pour entrer en vigueur, le protocole doit être ratifié par 15 Etats membres de l’Union Africaine. Le présent document est un exposé d’arguments élaborés par l’Observatoire Ouest Africain des Migrations pour plaider auprès des Etats la ratification dudit protocole.

1. Argument de l’intégration africaine

La libre circulation des personnes sur le continent Africain fut une des ambitions des pères des indépendances africaines qui souhaitaient revenir à la liberté de circulation que nos ancêtres avaient avant la colonisation et le partage de l’Afrique entre les puissances européennes. Dès la création de l’Organisation de l’Unité Africaine en 1963, et par la suite, avec la création de la Communauté Economique Africaine en 1991 puis de l’Union Africaine en 2002,  les dirigeants africains ont toujours insisté sur la nécessité de faciliter la mobilité des Africains sur leur sol.  Le protocole sur la libre circulation des personnes permet de réaliser ce rêve. La ratification du protocole sur la libre circulation des personnes par les Etats est donc un pas important pour la construction de l’intégration africaine.

2. Argument Humaniste

Tous les Hommes naissent libres et égaux. Mais tous les Hommes ne sont pas égaux face à la mobilité. En fonction de sa nationalité un citoyen Africain peut se voir refuser un visa ou le droit de voyager vers un autre pays africain. En outre, les exigences administratives et financières liées aux demandes de visa créent de nombreux obstacles qui conduisent les Africains à payer leurs billets d’avion à la dernière minute et très cher car le visa est délivré tardivement. Selon la Banque Africaine de Développement[1] , il est plus facile à un touriste américain de voyager en Afrique qu’ à un homme d’affaire Africain. L’entrée en vigueur du protocole permettra d’abolir une fois pour toute l’exigence de visa pour les Africains qui pourront ainsi visiter plus facilement l’Afrique afin de découvrir ses richesses culturelles et mener des échanges fraternels entre les populations.

3. Argument économique

Le lancement de la Zone de Libre Echange Continentale en Afrique (ZLECAf) est une opportunité historique pour faciliter le commerce, le tourisme et l’industrialisation sur le continent. La Commission Economique pour l’Afrique des Nations Unies (CEA) estime que la mise en œuvre de la ZLECAf  fera progresser le commerce intra-africain de 52% d’ici 2022 avec une augmentation de 35 milliards de dollars par an[2].  Toutefois les bénéfices liés à cette zone de libre échange ne peuvent être atteints si les Africains ne peuvent circuler librement sur leur continent pour faire connaitre et vendre leurs produits. La création d’un marché unique du transport aérien en Afrique est également une avancée importante qui change l’avenir du continent Africain. L’abolition de l’exigence de visa pour les citoyens Africains qui voyagent sur le continent permettra à tout à chacun de pouvoir payer son billet d’avion en toute tranquillité pour effectuer son voyage. Cela conduira à l’augmentation des transports et des échanges commerciaux entre pays africains. Au vue des retombées économiques, les Etats Africains ont intérêt à ratifier le protocole sur la libre circulation en Afrique.

4. Argument de souveraineté et sécurité

Le protocole de l’Union Africaine sur la libre circulation des personnes ne met pas fin aux frontières des Etats ni à leur souveraineté sur leur sol. Les Etats Africains auront, selon les textes du protocole, le droit de contrôler et d’enregistrer les personnes qui entrent et qui sortent de leur territoire. L’apport du protocole se situe surtout dans la facilitation qu’il accorde à la mobilité des Africains sur le continent en leur permettant de voyager sans visa. Les Etats peuvent également, si la situation l’exige, évoquer des raisons de sécurité, de santé ou de protection de leur environnement pour restreindre l’entrée sur leur territoire de personnes jugées menaçantes pour la stabilité de leur pays. La ratification du protocole ne doit donc pas poser de problème aux Etats puisqu’il prend en compte les préoccupations sécuritaires des Etats. Il est aussi important de savoir que le protocole permet aux Etats de mettre en place, par phases successives, les engagements qui y sont liés en commençant d’abord par la libre circulation des personnes avant d’aboutir aux droits de résidence et d’établissement.

5. Argument scientifique

Les échanges universitaires, la reconnaissance des diplômes et des qualifications de la main d’œuvre sont pris en compte par le protocole. Ainsi grâce à la libre circulation des personnes, il y aura plus de mobilité pour les études, des échanges entre chercheurs, des offres de services saisonnier ou temporaire de personnes compétentes dans divers espaces en Afrique. Le protocole est donc bénéfique pour un meilleur partage des connaissances entre Africains, pour augmenter l’innovation technologique de même que le nombre de recherche scientifique interuniversitaire en Afrique.

[1] Africa Visa Openness Report : https://www.visaopenness.org/

[2] http://www.l-integration.com/2019/02/07/ratification-et-mise-en-oeuvre-de-la-zone-de-libre-echange-continentale-africaine-zlecaf-dans-lespace-ouest-africaine-la-cedeao-rassure-ses-etats-membres-et-les-invite-a-sarrimer/

Consultez le site de l’Observatoire Ouest Africain des Migrations 

Signature d’un MoU entre CGLU Afrique et le Centre de Développement des Ressources Humaines de Séoul (SHRDC)

Le 05 octobre 2019 à Rabat (Maroc), CGLU Afrique et   le Centre de  Développement des Ressources Humaines de Séoul (SHRDC, Corée du Sud), ont signé un Mémorandum d’entente (MoU). La cérémonie de signature s’est tenue au siège de CGLU Afrique.

Le MoU a été signé par M. Jean Pierre Elong Mbassi, secrétaire général de CGLU Afrique et M. Yong Mok Shin, Président du Centre de  Développement des Ressources Humaines de Séoul (SHRDC).

Ce MoU formalise la base sur laquelle les deux parties vont coopérer sur le Développement des Ressources Humaines et les Programmes Internationaux de Formation liés au développement urbain durable et visant les ressources humaines des Gouvernements Locaux et Régionaux Africains, avec pour objectif de renforcer leurs capacités pour un développement urbain efficace et améliorer les bénéfices des programmes de formation de SHRDC et de l’Académie Africaine des Collectivités Territoriales (AGLA) de CGLU Afrique.

M. Yong Mok Shin a exprimé toute sa satisfaction de conclure ce partenariat et sa volonté de compter désormais sur CGLU Afrique pour construire un partenariat fort entre les deux institutions, à travers des programmes de formation axés sur le développement RH et le développement urbain. Le SHRDC, a en effet développé un programme solide basé sur les politiques et les meilleures pratiques de la Métropole de Séoul.

Pour sa part M. Jean Pierre Elong Mbassi, a émis le souhait de voir se matérialiser au travers de ce mémorandum une collaboration fructueuse entre les deux institutions à travers des activités communes, le partage de compétences et des visites, car « seul le contact humain permet de construire des partenariats solides ».

Le président du SHRDC était accompagné de M. LEE Jong Hyuk, Chef d’Equipe Formation International et M. KIM Nam Chul, Gestionnaire de Programme.

Ont également pris part à la cérémonie pour le compte de CGLU Afrique :

Dr. Najat ZARROUK, Directrice de ALGA, M. Charles PATSIKA, Directeur du Département des Membres et des Relations Publiques, M. Mohamed NBOU, Conseiller Spécial de la TaskForce Climat de CGLU Afrique et M. Brygo GAUTIER, Directeur du Programme Coaching Territorial.

 

Lire le rapport de la cérémonie.

 

Communiqué -CGLU Afrique salue la libération de Khalifa Ababacar Sall

La communauté africaine des gouvernements locaux et régionaux regroupés au sein de l’organisation des Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) salue la libération de Khalifa Ababacar SALL, ancien Maire de la Ville de Dakar après 2 ans et demi de détention.

CGLU Afrique se réjouit de pouvoir à nouveau compter sur les talents de l’un de ses meilleurs leaders qui, en sa qualité de Président de CGLU Afrique de 2012 à 2016, a su dignement faire entendre la voix de notre organisation en Afrique et dans le monde.

Pendant ces deux années et demie d’absence, le caractère déterminé, combatif, mais aussi constructif et visionnaire de Khalifa Ababacar SALL aura manqué à ses pairs d’Afrique comme d’autres régions du monde, notamment les membres de l’organisation mondiale des Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU).

CGLU Afrique souhaite ardemment pouvoir à nouveau compter sur l’engagement et le leadership de Khalifa Ababacar Sall afin d’être en mesure de porter toujours plus haut l’étendard d’une Afrique locale déterminée à contribuer à l’amélioration continue des conditions de vie des populations, engagée dans la réalisation du développement humain durable et de l’unité du continent, et résolue à défendre la démocratie, la décentralisation, et le respect des libertés et des droits humains pour tous.

Le Secrétaire Général

Jean Pierre Elong Mbassi

La version PDF est disponible ici

“Le renforcement des capacités des employés est très important”, Pam Belcher-Taylor, maire de Paynesville (Libéria)

Mme Pam Belcher-Taylor est maire de Paynesville, la plus grande ville du Libéria, qui compte environ 320 000 habitants. Depuis son arrivée en 2018, elle a fait du renforcement des capacités des ressources humaines de sa municipalité l’un des principaux piliers de son mandat.  Et ce,  particulièrement en faveur des femmes et des jeunes filles.  C’est ainsi que des groupes de femmes ont été créés pour aider les jeunes filles de la rue à changer leurs conditions de vie et à acquérir des compétences professionnelles.

Dans cette vidéo, Mme  Pam Belcher-Taylor parle de certains  projets lancés par sa municipalité et donne des conseils aux jeunes qui veulent s’engager en politique.

Mme Pam Belcher-Taylor a partagé l’expérience de Paynesville avec d’autres autorités locales africaines lors de la 3ème édition du  FAMI (Forum des Managers Territoriaux et des Instituts de Formation ciblant les Collectivités Territoriales en Afrique ), organisé par l’Académie africaine des collectivités territoriales  (ALGA) de CGLU Afrique du  10 -14 juin 2019 à Ifrane (Maroc).

Regardez l’interview ci-dessous ( Disponible en  anglais).

Voir la présentation des projets de Paynesville  (Disponible en anglais).

 

Formation de 23 acteurs locaux, élus municipaux, élues municipales et responsables administratifs des partenaires techniques et financiers communaux sur : « la gouvernance locale»

Dans le cadre du Partenariat Stratégique entre CGLU Afrique et le Programme National de Formation aux Métiers de la Ville (PNFMV) d’une part, et de la mise en œuvre du Collège de la Gouvernance Locale de l’Académie Africaine des Collectivités Territoriales (ALGA), la ville de Yaoundé a accueilli, du 16 au 20 Septembre 2019, la première session de formation sur le thème de : « La Gouvernance Locale ».
Cette session de formation vise à sensibiliser et à renforcer les capacités des acteurs locaux sur les enjeux et les défis de la Gouvernance Locale, dans un contexte de défis et d’opportunités pour les Collectivités Territoriales africaines.

La cérémonie d’ouverture de cette Session a été marquée par trois allocutions, à savoir, le mot de bienvenue du Vice-Président des Communes et Villes Unis du Cameroun (CVUC), l’intervention du représentant de CGLU Afrique – ALGA et le discours d’ouverture de la représentante personnelle de Madame la Ministre de l’Habitat et du Développement Urbain (MINHDU).

Dans son mot de bienvenue, M. Albert Anicet AKOA , Vice-Président de CVUC a loué le partenariat entre CGLU Afrique – ALGA et le PNFMV en ces termes : « Je voudrais magnifier l’excellence du partenariat entre CGLU AFRIQUE à travers son Académie et le PNFMV, pour le développement des capacités et des compétences des ressources humaines des Collectivités Locales Africaines, l’un des maillons faibles des processus de décentralisation en Afrique, dont l’une des résultantes est la tenue de la présente session de formation sur la Gouvernance Locale, à la suite de la 1ère session de formation internationale sur la Coopération Décentralisée organisée au mois de Juillet 2019». Le Vice- Président n’a pas manqué de faire le lien entre la thématique et l’ODD 11 pour montrer toute l’importance de cette formation aux yeux des élus locaux et des élues locales du Cameroun.

Dans son intervention, M. Joachim HUNLEDE, représentant Madame la Directrice de ALGA de CGLU Afrique a rappelé la noble mission confiée à ALGA par les élus locaux et les élu(e)s locales du Continent, à savoir « appuyer et accompagner les Membres et les Réseaux de CGLU-Afrique dans leur quête de visibilité, d’autonomie, de bonne gouvernance, de professionnalisme et de performance », qui ne peut réussir ni donner des fruits sans l’implication et l’engagement de l’ensemble des acteurs concernés par cette dynamique, à savoir les Représentants de l’Etat, des Collectivités Territoriales et leurs Associations, les Instituts de formation et d’ancrage de ALGA, la Communauté des Experts et des Formateurs ainsi que les Partenaires financiers et techniques.

Il a en outre mis l’accent sur l’importance de la thématique de la session qui figure au rang des neuf principes de la Charte Africaine sur les Valeurs et Principes de la Décentralisation, de la Gouvernance locale et du Développement Local, adoptée par les Chefs d’Etat et de Gouvernements le 27 juin 2014 au Sommet de Malabo, en Guinée Equatoriale. Il a par ailleurs rappelé aux participant(e)s que la gouvernance locale appelle à une grande vigilance dont les mécanismes ne peuvent s’acquérir qu’au travers des sessions de renforcement de capacités, telles que les proposent ALGA et le PNFMV.

Dans son discours d’ouverture, Mme Hermine NNA EKONO, Représentante Personnelle de Son Excellence Madame la Ministre de l’Habitat et du Développement Urbain, a indiqué que le thème de la formation est un important sujet de débats voire de controverses. Selon Mme NNA EKONO « plus qu’un concept, la Gouvernance Locale, est avant tout un processus d’apprentissage quotidien et collectif de règles et de principes autour desquelles les sociétés humaines conviennent de gérer le bien commun, de réguler les rapports entre l’individu et le groupe ou entre groupes sociaux cohabitant sur les mêmes espaces territoriaux » mais aussi « un enjeu mondial au regard des crises qui secouent toutes les sociétés du monde y compris celles occidentales qui s’interrogent aussi, comme nous, sur la solidité de leurs modèles dans un contexte mondial changeant à vive allure ». Enfin, Mme NNA EKONO a précisé que la gouvernance est un processus d’apprentissage permanent, une construction patiente et concertée, mais également un processus dynamique qui s’enrichit à l’épreuve des évolutions et des conjonctures sociopolitiques tant au niveau local, national qu’international.

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