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Les Villes intermédiaires adoptent la Déclaration-Charte de Chefchaouen des villes intermédiaires du monde

Le caractère spécifique et les défis des villes intermédiaires ont, jusqu’à récemment, fait l’objet d’une attention limitée. De par leur rôle central dans la réalisation de processus de développement urbain plus équilibrés et durables, et la réduction des inégalités territoriales, ¡il est impératif que les villes intermédiaires deviennent plus proéminentes dans les processus de localisation de tous les Agendas mondiaux.

Dans ce cadre, le Forum de CGLU sur les villes intermédiaires, consolidé en tant que processus de consultation et de développement politique, a adopté la Déclaration-Charte des villes intermédiaires du monde lors du Premier Forum mondial des villes intermédiaires – célébré dans la ville de Chefchaouen du 5 au 7 juillet – qui a rassemblé plus de 250 participants de 40 pays différents.

Ce premier Forum mondial a accueilli un dialogue entre les représentants des gouvernements des villes intermédiaires et d’autres parties prenantes clés, qu’il s’agisse d’organisations internationales, de gouvernements nationaux et régionaux ou de représentants d’autres types de villes.

S’appuyant sur les valeurs de solidarité, de responsabilité et de transparence qui caractérisent notre mouvement mondial centenaire, les villes intermédiaires se sont engagées à contribuer aux Agendas mondiaux.

Pour répondre aux défis identifiés, les villes intermédiaires, avec le soutien de divers partenaires, identifient une série de stratégies et de concepts qui incluent une forte reconnaissance de la culture du « bon vivre » comme facteur clé pour atteindre le développement durable. Un autre aspect important est l’inclusion de stratégies participatives, avec un emphase particulière sur la participation des femmes, pour reconnaître les besoins de la citoyenneté comme base pour la mise en œuvre des ODD et autres Agendas mondiaux, ainsi que la création de mécanismes pour permettre le développement des services de base et des infrastructures au niveau local pour faire face à la pression croissante sur les villes intermédiaires, faisant des citoyens le moteur de la croissance économique au niveau local.

Les villes intermédiaires et leurs partenaires s’engagent à développer des actions concrètes et à travailler pour la tenue du Deuxième Forum de CGLU des villes intermédiaires.

Plus d’informations :

Genre et villes intermédiaires

Le Réseau des Femmes Elues Locales d’Afrique (REFELA) a organisé un session parallèle dans le cadre du premier forum mondial des villes intermédiaires tenu du 5 au 7 juillet à chefchaouen  au Maroc.

La session qui a eu lieu le 7 juillet a traité du thème «Genre et villes intermédiaires». L’objectif était de voir quel rôle les femmes peuvent jouer pour renforcer le développement des villes intermédiaires (populations comprise entre 500 mille et 1 million d’habitants).

La séance modérée Mme Malika Ghefrane Giorgi, conseillère spéciale REFELA CGLU Afrique, a permis aux panélistes de relever l’importance d’enrôler plus de femmes dans la vie politique locale dans ce type de ville. En effet, «Les villes intermédiaires sont les espaces par excellence de l’émergence du leadership féminin», renseigne M. Jean Pierre Elong Mbassi, Secrétaire Général de CGLU Afrique.

Pour M. Mohamed Sefiani Maire de Chefchaouen et Président du forum mondial des villes intermédiaires, « La présence des femmes est d’une hyper importance dans les villes intermédiaires. A Chefchaouen nous avons deux femmes vice-présidente du conseil municipale. Nous avons commencé à inclure la question du genre, nous allons passer à des actions plus concrètes dans l’avenir pour renforcer la participation de femmes dans la politique».

Le Maroc est un bon exemple en matière de progression de la représentativité des femmes élues locales. En 2003 le pays comptait moins de 1% de femmes élues locales. En 2009 grâce aux nouveau textes de loi, la barre de 12,5% de femmes a été atteinte. Depuis les dernières élections municipales en 2015, le Maroc compte 21, 6% de femmes élues marocaines.

Une situation qui prouve néanmoins qu’il reste encore du chemin à parcourir pour atteindre la parité.  Raison pour laquelle Mme Emilia Saiz, Secrétaire Générale de CGLU, insiste sur l’intégration de l’approche genre. « Pourquoi voulons-nous plus de femmes aux instances de décision ? C’est parce que nous représentons la moitié du monde. C’est suffisant comme raison ! Le travail pour la parité aura une place dans l’Agenda des villes intermédiaires qui sera adopté lors de ce forum. On doit passer à l’action avec un Agenda complet des villes intermédiaires avec une approche genre», plaide –t-elle.

A Bangui, la capitale de la République Centrafricaine, il y a une implication encourageante des femmes au niveau des communes d’arrondissement. Sur les huit communes d’arrondissements de la ville de Bangui, «quatre sont dirigées par des femmes», informe Mme Leontine Weya, Première vice-présidente de la mairie de Bangui.

Mme Saloua Berdai, la première vice-présidente du conseil municipal de Chefchaouen souligne une forte implication des femmes de la commune dans les actions liées à la résilience, l’énergie et le changement climatique.

En conclusion, la session recommande de consolider les acquis en matière de représentativité des femmes aux postes de décisions au sein des villes intermédiaires.  Ainsi «les femmes doivent encourager les jeunes à faire de la politique locale. Les chapitres nationaux REFELA doivent favoriser les rencontres avec les partis politiques afin que ces derniers proposent des listes zébrées  (liste paritaire de  50% de femmes et 50% d’hommes) lors des élections», déclare M. Mbassi.

Comme actions concrètes le REFELA dans son plan d’action mise sur trois campagnes qui seront présentées lors du sommet Africités 8, du 20 au 24 novembre 2018 à Marrakech  :

Lisez la Déclaration de Chefchaouen- la Charte des Villes intermédiaires du monde.

« La corruption doit être éradiquée en premier au niveau local », Jean Pierre Elong Mbassi

CGLU Afrique a participé activement au Forum des Nations Unies sur la Fonction Publique du 21 au 23 Juin 2018 à Marrakech, Royaume du Maroc. Le forum organisé autour du thème : “Transformer la gouvernance pour la réalisation des objectifs de développement durable », a vu la participation de 800 personnes de 165 pays dont 44 ministres.

Au cours de la deuxième journée du forum, le Comité Technique Spécialisé N°8 de l’Union Africaine sur la Fonction Publique, les Collectivités Locales, le Développement Urbain et la Décentralisation (CTS N°8), en partenariat  et avec l’appui du Département des Affaires Economiques et Sociales des Nations Unies (UNDESA), du Ministère chargé de la Réforme de l’Administration et de la Fonction Publique du Royaume du Maroc, de l’Organisation Islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture (ISESCO) et de Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) ainsi que de son Académie Africaine des Collectivités Territoriales (ALGA), ont organisé un «Side Event»  sur le thème : «Transparence, Intégrité et Lutte contre la Corruption : une exigence clé pour la réalisation du Développement Durable».

Dans son message d’ouverture de la rencontre, M. Jean Pierre ELong Mbassi, Secrétaire Général de CGLU Afrique a insisté sur le fait que «la corruption sali l’image des autorités locales. Il s’agit de restaurer le respect et la confiance entre les élus locaux et la population. Nous sommes ici pour prendre des engagements pour éradiquer ce fléau, qui rend l’Afrique incapable de réaliser le développement escompté. La corruption détruit le sens des efforts des jeunes. Cette question doit être éradiquée en premier au niveau local », a –t-il déclaré.

Dans une salle comble, le ministre ougandais de la Fonction publique, S.E Wilson Muruli Mukasa a invité les participants à faire des recommandations concrètes.

Le premier panel a traité des « Instruments Internationaux et Africains concernant la lutte contre la corruption, la promotion de la transparence et de l’intégrité :  Rôles, Responsabilités et Engagements ». Madame Susanne Kuehn, Conseillère Technique Principale, Anti-corruption et Renforcement du Système National d’Intégrité, PNUD a présenté la Convention de l’ONU contre la Corruption et l’ODD 16 « Promouvoir l’avènement de sociétés pacifiques et ouvertes à tous aux fins du développement durable, assurer l’accès de tous à la justice et mettre en place, à tous les niveaux, des institutions efficaces, responsables et ouvertes à tous ».

Monsieur Mohamed Boussraoui, Directeur des programmes à CGLU a quant à lui abordé l’appui à la mise en œuvre de l’ODD 16 au niveau de l’organisation mondiale des élus locaux. Un groupe de travail sur «la transparence et la responsabilité » s’occupe de cette question. Dans le processus de localisation des ODD, CGLU a élaboré une série de vidéo explicative des ODD dont une sur  l’ODD 16,  réalisé en partenariat avec le PNUD. « La corruption est un obstacle sérieux à l’égalité » soutient Mohamed Boussraoui.

Au niveau africain des instruments juridiques existe également en matière de lutte contre la corruption (la Convention africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption, de la Charte africaine sur le Service Public et la Charte Africaine sur les Valeurs et Principes de la Décentralisation, de la Gouvernance Locale et du Développement Local). D’ailleurs, les États membres de l’Union africaine (UA) ont dédié l’année 2018 à «La lutte contre la corruption ». La lutte contre ce fléau occupe une place au cœur de l’Agenda 2063 dont 36% des pays se sont déjà approprié le contenu », révélé le professeur Johson Faladé, Conseiller Spécial CGLU Afrique.

«La corruption fait croître le coût d’investissement et faire fuir les investisseurs. Elle favorise la capture de l’Etat par les groupes d’intérêts », M. Yassir Chokairi, Directeur du Pôle Partenariat et Développement de L’ICPC,  Maroc.

Au Maroc, les efforts de lutte contre la corruption ont démarré en 1999. Le premier programme de lutte contre la corruption a été lancé de 2005 à 2009, explique M. Yassir Chokairi, Directeur du Pôle Partenariat et Développement de L’Instance Centrale de Prévention de la Corruption (ICPC), Maroc.  Pour lui, l’expérience marocaine peut inspirer d’autres néanmoins il signale qu’il « n’y a pas une seule méthode réaliste. Il faut mettre en place des techniques simples et réalistes ».

Une étude menée au Ghana et au Nigéria sur « Comment la corruption affecte le management » révèle que les managers corrompus ne sont pas accessibles pour leur collaborateur. « Ils ne respectent pas leur employés, un système de réseautage est mis en place par ces derniers », explique Dr Ethelbert Chinedu Nwokorie, de l’École du Management Public à l’université de Vaasa (Finlande).

Actions, outils et moyens

Le second panel a présenté les actions, outils et moyens utiles pour lutter contre la corruption.  En Azerbaïdjan l’accent est mis sur la transparence et la reddition des comptes. Des débats citoyens radiophoniques sont initiés entre les ministres et la population. « Ils répondent aux questions des citoyens sur leur gestion », explique M. Azad Jafarli, de l’Agence Nationale pour les Services Publics et les Innovations Sociales sous la Présidence du Chef de l’Etat de la République d’Azerbaidjan (ASAN). Les grands pays comme le Canada sont bien classés en matière de lutte contre la corruption. Néanmoins cela ne place pas le pays à l’abri de certains scandales. Ce qui fait dire à Mme Fatima Houda Pépin, Consultante Internationale qu’il « faut mettre en symbiose toutes les instances impliquées aux différents niveau de gouvernance ».

Pour Mme Chantal Uwimana, Consultante Internationale, « sans la transparence, les piliers de la gouvernance ne seront pas atteints. Le Cap Vert est un bon exemple en matière de transparence avec une approche participative», dit-elle. M. Mamadou Mansour Diagne, de ENDA-Ecopop, mise sur la promotion de la Gouvernance participative et inclusive à travers le Budget Participatif. Selon Monsieur Diagne « le budget participatif est un outil puissant pour lutter contre la corruption».

« Investir dans le Capital Humain des Collectivités Territoriales », tel a été l’objet de la présentation de Dr Najat Zarrouk, Directrice de l’Académie Africaine des Collectivités Territoriales de CGLU Afrique.   Une formation de qualité des agents du service public et des collectivités territoriales permettra de responsabiliser les acteurs et de créer une conscience professionnelle.

Les participants ont émis des recommandations importantes contenues dans la déclaration qu’ils ont adopté en fin d’atelier. Les principales sont les suivantes :

  • Il faut instaurer le respect strict des règles de transparence dans la passation des marchés publics locaux et de l’application des clauses contractuelles, et mettre en œuvre des sanctions exemplaires en cas de manque et des incitations valorisantes en cas d’observance ;
  • Soumettre la gestion administrative et financière des villes et territoires à des audits réguliers dont les résultats sont rendus publics afin de développer la culture de la redevabilité ;
  • Lancer des campagnes publiques de promotion de la transparence et de l’intégrité dans la gouvernance des villes et territoires avec l’appui des médias soulignant notamment les dangers de la corruption et de la mauvaise gestion de la chose publique et son impact négatif sur la promotion des valeurs d’effort et d’équité notamment auprès des jeunes.
  • Développer des systèmes d’accompagnement et d’appui aux gouvernements locaux et régionaux pour instituer la culture de la performance dans la gestion des institutions publiques locales et la fourniture des services de base aux citoyens ;
  • Définir une stratégie de déploiement et de recrutement des ressources humaines de qualité au sein des administrations des villes et territoires, et de renforcement de leur capacité, en s’appuyant notamment sur le dispositif de l’Académie Africaine des collectivités territoriales (ALGA) mis en place par Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique ;
  • Protéger par les textes législatifs les lanceurs d’alerte sur les faits de corruption et engager sans répits les poursuites judiciaires contre les auteurs de crime de corruption révélés ;

ALGA organise le 2ème Focus Groupe de l’Observatoire des Ressources Humaines des Collectivités Territoriales en Afrique sur la Gestion des Ressources Humaines au niveau local en Afrique du Nord : Statuts et Mécanismes de Motivation

L’Académie Africaine des Collectivités Territoriales (ALGA) de Cités et Gouvernement Locaux Unis d’Afrique (CGLU-Afrique) organise le 2ème Focus Groupe de l’Observatoire des Ressources Humaines des Collectivités Territoriales en Afrique, le Jeudi 5 Juillet 2018 à l’hôtel «La Tour Hassan» de Rabat (Maroc) à partir de 8h30. Le thème retenu est :  «La Gestion des Ressources Humaines au niveau local en Afrique du Nord : Statuts et Mécanismes de motivation».

Ce 2ème Focus Groupe fait suite au 1er tenu à Accra au Ghana le 30 mai 2018 et rentre dans le cadre de l’opérationnalisation de l’Observatoire des Ressources Humaines des Collectivités Territoriales en Afrique. En effet, CGLU Afrique et son Académie ALGA lancent une étude sur « L’état des Ressources Humaines des Collectivités Territoriales en Afrique » dont l’objectif principal est de faire une première évaluation de la situation de la GRH au niveau local en Afrique, en mettant en évidence les principaux problèmes et défis rencontrés dans ce domaine. L’objectif aussi est de permettre à CGLU Afrique, à ses Membres et Réseaux ainsi qu’à tous les autres acteurs impliqués de s’orienter résolument vers une approche holistique, inclusive et participative à même de mettre la GRH sur la voie de la réforme et de la modernisation en Afrique.

Il convient de rappeler que l’Agenda 2063 de l’Union Africaine ainsi que tous les autres Agendas mondiaux (Les 17 ODD, le Nouvel Agenda Urbain, l’Agenda du Climat, le Cadre de Sendaï pour la réduction des risques et l’Agenda Financier) ont une dimension territoriale par excellence. Leur mise en œuvre a une dimension locale par nature et une grande partie de leur réalisation relève de la responsabilité et de la compétence des Collectivités Territoriales, Locales et régionales. La Communauté Internationale reconnaît que plus de 60% des ODD et des Contributions Déterminées au niveau National en application de l’Accord de Paris sur le changement climatique (CDN) ne peuvent être mis en œuvre sans la participation effective et agissante des Collectivités Territoriales. Pour réaliser cette mise en œuvre, il est indispensable pour les Collectivités Territoriales du Continent d’avoir des ressources humaines de qualité, engagées, actives, compétentes, professionnelles et éthiques. Or, dans la plupart des pays africains, la Gestion des Ressources Humaines (GRH) est présentée comme l’un des maillons faibles de la réforme ou de la modernisation de l’Administration Publique.

L’étude lancée donnera lieu à l’élaboration du 1er Rapport sur l’état de la GRH au niveau des Collectivités Territoriales Africaines. Afin de collecter les données nécessaires à la préparation de ce Rapport, CGLU Afrique et son Académie s’appuieront sur plusieurs sources d’information, à savoir l’élaboration et la diffusion de questionnaires, l’organisation de 3 Focus-groupes à Accra, au Ghana (pour les systèmes anglophones), à Ouagadougou au Burkina (pour les systèmes francophones) et à Rabat, au Maroc (pour les systèmes de l’Afrique du Nord).

Les principaux objectifs de ce 2ème Focus Groupe sont :

  • Créer un espace, un moment d’échange et de brainstorming entre les acteurs directement impliqués dans la GRH au niveau local ;
  • Ecouter et recueillir les opinions des participant(e)s sur la GRH au niveau local en Afrique du Nord ;
  • Saisir les défis auxquels est confrontée la GRH au niveau local en Afrique du Nord ;
  • Identifier les bonnes pratiques dans ce domaine ;
  • Connaître l’expérience de chaque pays participant en matière de réglementation du statut du personnel des Collectivités Territoriales ;
  • Echanger sur les mécanismes et bonnes pratiques en matière de motivation des Ressources Humaines au niveau Local ;
  • Définir les standards en matière de GRH des Collectivités Territoriales avec les participant(e)s.

Le Focus-Group verra la participations d’une trentaine de personne représentant  un échantillon incluant les principaux acteurs concernés par la problématique de la GRH au niveau local en Afrique parmi lesquels : des représentant(e)s du Gouvernement, des Collectivités Territoriales, des Managers locaux (Secrétaires Généraux, Directeurs Financiers et Techniques, Directeurs des Ressources Humaines), les Réseaux professionnels des Managers locaux, les représentants des Syndicats des personnels des Collectivités Territoriales, les Instituts de formation ciblant les Collectivités Territoriales en Afrique, des experts en GRH et des personnes ressources et les partenaires.

Cette activité sera marquée aussi par la participation de représentants de l’Algérie, de la Mauritanie et de la Tunisie.

Le 1er Rapport sur l’état de la GRH au niveau des Collectivités Territoriales Africaines sera présenté lors du Sommet  Africités 8 à Marrakech du 20 au 24 Novembre 2018. 

PJ : Note conceptuelle

Pour davantage d’informations, veuillez contacter :

Gaëlle Yomi: Tel: + 212 610 56 71 45

email:  gyomi@uclga.org

Le communiqué est disponible en PDF 

CGLU Afrique signe deux MOU respectivement avec l’Agence nationale pour le service public et les innovations sociales de la République d’Azerbaïdjan (ASAN) et Ghana Institute of Management and public administration (GIMPA)

CGLU Afrique a signé deux mémorandum d’entente (MoU) en marge du side event organisé le 22 juin 2018 dans le cadre du Forum des Nations Unies sur la Fonction Publique .

Le premier a été signé avec l’Agence nationale pour le service public et les innovations sociales (ASAN) de la République d’Azerbaïdjan et le second avec  Ghana Institute of Management and public administration (GIMPA).

La première convention vise à tirer profit de l’expérience de l’ASAN, qui est considérée comme un centre pionnier dans le domaine des services au niveau des pays en développement par son adoption du système du Guichet unique, une expérience unique en son genre. Le deuxième mémorandum d’entente a pour objectifs de faire de GIMPA un institut d’ancrage de l’Académie africaine des collectivités territoriales (ALGA) créée pour améliorer et hisser le professionnalisme des cadres des collectivités territoriales de l’Afrique.

Les MoU ont été signés pour CGLU Afrique par M. Jean Pierre Elong Mbassi, secrétaire général de CGLU Afrique, pour l’ASAN par M. Ulvi Mehdiyev, Président de l’ASAN, et pour GIMPA par Professeur Samuel ADAMS, Doyen de GIMPA.

L’évaluation de la mise en œuvre des dispositions des deux protocoles d’accord sera menée au nom de CGLU Afrique par la directrice de l’Académie africaine des collectivités territoriales (ALGA), Dr Najat ZARROUK .

Publication du rapport de CGLU Afrique & ENERGIES 2050 : « Enjeux et opportunités de la territorialisation des contributions déterminités au niveau national (CDN) en Afrique ».

L’organisation panafricaine Cités et Gouvernement Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) et l’ONG française ENERGIES 2050 annoncent la parution de la version finale du rapport « Enjeux et opportunités de la territorialisation des contributions déterminités au niveau national (CDN) en Afrique ». Une première version avait été présentée à l’occasion de la 23e Conférence des Parties (CdP23) à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) qui s’est déroulée à Bonn (Allemagne) du 6 au 17 novembre 2017.

Le rapport souligne le rôle indispensable des villes et des gouvernements locaux d’Afrique dans la mise en œuvre des stratégies nationales de lutte contre les changements climatiques et dans l’atteinte des objectifs de l’Accord de Paris sur le Climat. Au niveau international, comme au niveau du continent africain, l’implication des autorités infranationales est en effet incontournable afin de contribuer à transformer les « engagements » en actions concrètes sur le terrain. Cela est d’autant plus important que les études scientifiques soulignent que, même si les engagements pris dans l’ensemble des CDN tels qu’aujourd’hui formulés étaient tenus, cela ne permettrait pas, au niveau global, de maintenir le niveau d’augmentation des températures en deçà des 2°C et encore moins à 1,5°C d’ici 2100 par rapport aux niveaux préindustriels. L’heure est donc non seulement à la mise en œuvre mais également au rehaussement du niveau d’ambition des engagements et, dans les deux cas, les villes et les territoires ont un rôle essentiel à jouer.

Le rôle des gouvernements locaux et autres autorités infranationales est unanimement considéré comme crucial, notamment au regard de leurs émissions de gaz à effet de serre (en particulier les villes), de leur vulnérabilité aux impacts des dérèglements climatiques, mais également de leurs connaissances des spécificités de leurs territoires ainsi que des opportunités d’actions potentielles à mener tant dans le domaine de l’atténuation que de l’adaptation.

L’ouvrage aborde cinq (5) dimensions qui permettent de mieux ancrer le rôle des villes et des territoires dans la mise en œuvre des CDN. Il s’agit de (i) la gouvernance qui rappelle aussi bien la gouvernance verticale que la gouvernance horizontale, (ii) les questions liées à la sensibilisation et l’information, (iii) la dimension de l’élaboration des plans territoriaux climato-compatibles intégrés, (iv) les questions de financement, (v) les questions de mesures de la lutte contre le changement climatique au niveau local (systèmes de suivi MNV (mesure, notification et vérification).

CGLU Afrique, ENERGIES 2050 plaident pour une territorialisation des engagements des Etats depuis plusieurs années. Le présent rapport a été réalisé pour contribuer à l’atteinte de cet objectif. Il est articulé autour de deux grandes parties. La première vise à dresser un cadre d’analyse non exhaustif de l’implication des gouvernements locaux dans les politiques climatiques, insistant notamment sur la place réservée aux villes et territoires dans les CDN des Etats africains, sur le rôle croissants des acteurs non étatiques dans les négociations internationales sur le Climat, ou encore sur les expériences menées par différentes collectivités africaines dans le domaine du climat.

La seconde partie de ce rapport se veut plus « opérationnelle » et propose une analyse des leviers d’actions potentiels pouvant permettre aux collectivités africaines de renforcer la conception et la mise en œuvre de politiques et stratégies territoriales intégrées aux processus des CDN. Ces domaines d’action incluent notamment une amélioration des processus de gouvernance, la nécessité d’impliquer l’ensemble des acteurs, la mise en place de stratégies climat intégrées, qui répondent aux exigences de mesure, notification et vérification (MNV) prescrites par la CCNUCC, et l’accès aux financements internationaux afin d’accompagner la mise en œuvre à l’échelle territoriale.

Ce rapport se veut être également une invitation à une plus grande implication des collectivités territoriales dans la mise en œuvre de l’agenda du climat dans les pays africains. Il met en exergue l’impérieuse nécessité de renforcer les capacités de ces collectivités et de leur apporter l’assistance technique et financière, notamment à travers la finance climat et plus spécifiquement le Fonds Vert pour le Climat, nécessaires pour qu’elles puissent pleinement jouer leur rôle dans l’atténuation des émissions de GES comme dans l’adaptation aux changements climatiques.

Le rapport insiste enfin sur la fenêtre d’opportunité existante pour les collectivités africaines de s’inscrire dans les processus CDN afin de redéfinir en profondeur leurs modèles de fonctionnement, et de promouvoir des stratégies de développement économique et social qui soient à la fois durables et bas carbone et qui répondent au mieux aux enjeux de développement de leurs territoires.

Le rapport peut être consulté sur le site de CGLU Afrique et sur Rapport sur le site d’ENERGIES 2050 .

Sa version anglaise, sera disponible dans les prochains mois sur les mêmes plateformes.

Forum des Nations Unies sur le Service Public 2018: Déclaration du side event sur : “Transparence, intégrité et lutte contre la corruption : Une exigence clé pour la réalisation du développement durable”.

Nous,

Les participant(e)s au Side Event sur le thème : « Transparence, Intégrité et Lutte contre la Corruption : une exigence clé pour la réalisation du Développement Durable, tenu le Vendredi 22 juin 2018 à Marrakech, au Maroc, dans le cadre de la Célébration de la Journée Internationale de la Fonction Publique, Sous le Haut Patronage de Sa Majesté Mohammed VI, Roi du Maroc, en partenariat et en coopération avec le Département des Nations Unies chargé des Affaires Economiques et Sociales (UN DESA), le Comité Technique Spécialisé n°8 de l’Union Africaine sur la Fonction Publique, les Collectivités Locales, le Développement Urbain et la Décentralisation, l’Organisation Islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture (ISESCO), le Ministère chargé de la Réforme de l’Administration et de la Fonction Publique du Royaume du Maroc, Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) et son Académie Africaine des Collectivités Territoriales (ALGA) ;

* Soulignant la portée de l’engagement des Chefs d’Etat et de Gouvernement d’Afrique à l’occasion de la réunion de Haut niveau de l’Assemblée Générale des Nations Unies en faveur de l’Etat de droit, condition essentielle pour la prévention et la répression de la corruption ;

* Nous inspirant de nobles idéaux collectifs exprimés par l’Agenda 2063 de l’Union Africaine pour en tant que peuples pour une Afrique sans corruption, où règnent la bonne gouvernance démocratique et participative, ainsi que le respect des droits humains ;

* Conscients de l’impact négatif de la corruption et de ses effets nuisibles à la fois sur le développement humain ; la croissance économique ; la compétitivité ; le fonctionnement, l’image et la réputation des institutions démocratiques, facteurs essentiels à la stabilité des institutions nationales et locales ainsi qu’à l’instauration de la justice sociale ;

* Sachant que les Etats membres de l’Union Africaine ont proclamé le 11 juillet de chaque année, « journée africaine de lutte contre la corruption » et dédié 2018 année africaine de lutte contre la corruption avec pour thème « vaincre la corruption : un chemin durable pour le développement de l’Afrique » ;

* Adhérant aux normes de bonne gouvernance portées par les instruments africains et internationaux concernant la lutte contre la corruption, la promotion de la transparence et de l’intégrité, notamment, les différents protocoles et chartes de l’Union Africaine concernant la lutte contre la corruption ; la promotion de Fonction publique et de la décentralisation ; la Convention des Nations Unies contre la corruption ; ainsi que les stratégies développées par les Etats membres de l’Union Africaine pour que les pratiques de corruption ne nuisent pas à l’atteinte des objectifs de développement durable en 2030 ;

* Se félicitant des efforts des Etats membres de l’Union Africaine dans la mise en œuvre de ces instruments et de la volonté des Chefs d’Etat et de Gouvernement de respecter des engagements concernant la prévention et la lutte contre la corruption ainsi que la promotion de la transparence et l’intégrité dans la gouvernance des territoires ;

* Rappelant qu’environ 65% des Objectifs de développement durable (ODD) doivent être mis en œuvre au niveau des villes et territoires, ce qui nécessite un engagement résolu des États et de la communauté internationale en faveur de l’application du principe de subsidiarité et la reconnaissance du rôle incontournable des gouvernements locaux et régionaux dans la réalisation effective des ODD sur le terrain ;

* Convaincus de la nécessité d’agir maintenant, et d’abord au niveau des villes et territoires, pour promouvoir l’avènement des sociétés pacifiques et ouvertes à tous aux fins du développement durable, assurer l’accès de tous à la justice et mettre en place à tous les niveaux des institutions efficaces, responsables et ouvertes à tous ;

Demandons :

1- Aux gouvernements locaux et régionaux de :

i) S’engager résolument à promouvoir la transparence et l’intégrité dans la gouvernance des villes et territoires en adoptant notamment une charte d’engagement du service aux citoyens à laquelle doivent souscrire les différents départements de l’administration territoriale, définissant clairement les démarches, coûts et délais de fourniture des différents services aux populations ; cette charte d’engagement doit faire l’objet d’une large diffusion auprès du public ;

ii) Travailler à la consolidation de la démocratie participative grâce à la mise en place d’approches innovantes d’implication des populations dans la définition et la mise en œuvre des priorités de l’action publique locale, tels que le budget participatif ;

iii) Instaurer le respect strict des règles de transparence dans la passation des marchés publics locaux et de l’application des clauses contractuelles, et mettre en œuvre des sanctions exemplaires en cas de manque et des incitations valorisantes en cas d’observance ;

iv) Soumettre la gestion administrative et financière des villes et territoires à des audits réguliers dont les résultats sont rendus publics afin de développer la culture de la redevabilité ;

v) Promouvoir et développer un système d’observation et de veille sur le suivi et l’évaluation des politiques publiques locales et les pratiques de corruption, en mobilisant le milieu de l’université et de la recherche et les organisations de la société civile ;

vi) Lancer des campagnes publiques de promotion de la transparence et de l’intégrité dans la gouvernance des villes et territoires avec l’appui des médias soulignant notamment les dangers de la corruption et de la mauvaise gestion de la chose publique et son impact négatif sur la promotion des valeurs d’effort et d’équité notamment auprès des jeunes.

2- Aux gouvernements nationaux de :

i) Promouvoir et mettre en place un environnement institutionnel et juridique incitatif en vue d’une décentralisation effective qui reconnaît l’autonomie administrative et financière et de décision des instances de gouvernance et d’administration des villes et territoires ; et qui assure une adéquation entre les compétences que les villes et territoires doivent assumer et les moyens humains et financiers de leur mise en œuvre ;

ii) Développer des systèmes d’accompagnement et d’appui aux gouvernements locaux et régionaux pour Instituer la culture de la performance dans la gestion des institutions publiques locales et la fourniture des services de base aux citoyens ;

iii) Définir une stratégie de déploiement et de recrutement des ressources humaines de qualité au sein des administrations des villes et territoires, et de renforcement de leur capacités, en s’appuyant notamment sur le dispositif de l’Académie Africaine des collectivités territoriales (ALGA) mis en place par Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique ;

iv) Contrôler la qualité de la gouvernance dans les institutions locales, réprimer les faits de corruption décelés et ériger en règle les pratiques de reddition de compte ;

v) Protéger par les textes législatifs les lanceurs d’alerte sur les faits de corruption et engager sans répits les poursuites judiciaires contre les auteurs de crime de corruption révélés ;

vi) Assurer l’intégrité et la transparence des échéances électorales locales ;

vii) Respecter les engagements définissant les règles relatives à la pratique des libertés d’information de la presse et la liberté de publication et d’impression y compris dans l’audiovisuel et la presse électronique, et ce en matière de libertés d’expression de recherche et d’investigation ainsi que de détection de la corruption et de détournements des fonds publics ;

viii) Soutenir les media pour contribuer à la diffusion de la culture de la bonne gouvernance ;

ix) Stimuler l’éducation à la culture de citoyenneté, d’égalité, de justice et de bonne gouvernance.

3. Aux Nations Unies et à la Communauté Internationale dans son ensemble de :

i) Soutenir les efforts des États et des gouvernements locaux dans la promotion de la transparence et de l’intégrité dans la gouvernance des affaires publiques ;

ii) Promouvoir les échanges d’expériences de lutte contre la corruption et de mettre en place une plateforme internationale recensant les méthodes et outils de lutte contre la corruption et de promotion de la transparence et de l’intégrité dans la gestion des affaires publiques, accessible à tous les gouvernements nationaux, régionaux et locaux ;

iii) Proposer un prix international des villes et territoires les plus transparents pour stimuler la culture de l’exemplarité et dégager des modèles pouvant inspirer des comportements plus responsables vis-à-vis des populations dans la gestion des affaires publiques

Remercions

* Le gouvernement du Royaume du Maroc à travers son Ministère de la Réforme de l’Administration et de la Fonction Publique pour avoir donné son accord et pour toutes les facilités apportées à l’organisation de ce side event ;

* Le Département des Nations Unies chargé des Affaires économiques et sociales (UNDESA), le Comité Technique Spécialisé n°8 de l’Union Africaine sur la Fonction Publique, les Collectivités locales, le Développement Urbain et la Décentralisation, l’Organisation Islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture (ISESCO), Cités et Gouvernements locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) et son Académie Africaine des Collectivités Territoriales (ALGA) pour leur coopération dans l’organisation et l’animation de ce side event ;

Exprimons

Notre profonde gratitude et notre infinie reconnaissance à Sa Majesté Mohammed VI, Roi du Maroc, pour son haut patronage et son engagement constant à lutter contre la corruption, et à soutenir toutes les institutions qui promeuvent la transparence et l’intégrité dans la gestion des affaires publiques non seulement au Maroc, mais aussi en Afrique et à travers le monde.

Fait à Marrakech, le 22 juin 2018

Les Participant(e)s

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Les Collectivités Territoriales Prennent des Mesures pour Autonomiser les Femmes

Les Journées Européennes du Développement (EDD) 2018 qui se sont tenues les 5 et 6 juin à Bruxelles, était axé sur l’autonomisation des femmes et des filles. Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) a rejoint les quatre autres grandes associations de collectivités locales actives dans la coopération au développement: AIMF, CLGF, PLATFORMA et CGLU. Le stand 68 du Village Global EDD a pris vie au fur et à mesure que les partenaires ont créé un espace d’échange pour parler aux femmes et aux filles de tout le continent.

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En tant que principal forum européen sur le développement, la rencontre a fourni une excellente plateforme pour partager des idées et des expériences à travers le prisme du genre. L’objectif de CGLU Afrique à ce rendez-vous était d’inspirer des solutions novatrices aux défis les plus urgents de l’Afrique, y compris l’urbanisation, la migration et le changement climatique avec les femmes et les filles au cœur de nos débats et discussions. L’évènement a également permis à CGLU Afrique de montrer comment l’Afrique locale répond au défi de l’autonomisation des femmes et à la nécessité pour les femmes de s’impliquer dans les instances de prise de décision si nous tenons à construire l’Afrique que nous voulons. Un continent qui encourage la participation de tous les membres et sections de ses communautés.

Le Réseau des Femmes Elues Locales d’Afrique (REFELA) a été mis en place par CGLU Afrique comme un moyen d’engager et d’appuyer les femmes élues locales au niveau des collectivités territoriales. La Voix de l’Afrique Locale porte sur une voix inclusive de tous les acteurs. Si 50% de notre population est exclue, alors la construction d’une Afrique mieux unifiée pour tous sera une lutte que nous devons mener.

« Investissons dans un homme, nous construirons une famille … Investissons dans une femme et nous construirons une nation » EDD 2018 Villes pour tous, Maimunah Mohd Sharif, Directrice Exécutive de ONU Habitat.

En 2017, CGLU Afrique a intensifié ses efforts à cet égard avec le REFELA, élargissant son champ d’action et mettant sur pieds des chapitres pays du REFELA pour améliorer sa portée auprès des femmes élues locales. Le stand 68 a accueilli Cities Alliance, un partenaire stratégique majeur, où ont été reçues des femmes Maires d’Ouganda, du Ghana et du Libéria. Des tables rondes ont été organisées avec la Présidente de REFELA, Mme Célestine Ketcha Courtés, Maire de Bangangté au Cameroun et Malika Ghefrane, Conseillère spéciale du REFELA. Chacune des trois Maires s’est engagée à travailler en étroite collaboration avec CGLU Afrique en vue de mettre en place des sections nationales du REFELA et de prendre part massivement au prochain Sommet Africités à Marrakech.

«REFELA s’ouvre et recrute des représentants nationaux en vue d’améliorer sa portée auprès des femmes élues locales» Présidente de REFELA, Célestine Ketcha Courtés, Maire de Bangangté, Cameroun.

CGLU Afrique et ses équipes régionales s’engagent à écouter non seulement les voix des femmes mais également celles des jeunes. Au cours des discussions et des débats en direct avec des jeunes champions sur le stand 68 à l’EDD, notre Secrétaire Général, M. Jean Pierre Elong Mbassi a rencontré Jean-Luc Habimana, un jeune blogueur primé, sur le thème de « La transition vers le développement durable». Thématique dont traite également le Sommet Africités de cette année.

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Le Secrétaire Général a lancé un appel à l’action pour que le jeune champion, utilise effectivement les outils technologiques au cœur de la culture des jeunes dans le monde en vue d’atteindre, de motiver et d’inspirer les jeunes à faire partie de l’histoire de la transition. « Promouvoir la fierté et l’estime de soi » et utiliser la vie de «vrais jeunes» sur le terrain dans les villes et territoires qui contribuent déjà à cette transition, pourrait inspirer et mobiliser les jeunes dans cette vision étant donné que «nous ne construirons pas l’Afrique sans les jeunes».

«Avec plus des 40% de sa population active âgée de 15 à 24 ans, l’Afrique est le continent le plus jeune du monde. Il y a près de 200 millions de jeunes en Afrique et selon les Perspectives Economiques en Afrique, cette population doublera d’ici 2045.»

Unissons-nous tous et faisons de la « jeunesse» l’opportunité en or de l’Afrique et non notre plus grand défi.

APPEL A L’ACTION: Si vous êtes une femme ou un jeune en Afrique impliqué dans la démocratie locale, le plaidoyer et le leadership, ou si vous voulez juste participer pour que votre voix soit entendue, alors venez prendre PART AU SOMMET AFRICITES 8 à Marrakech du 20 au 24 novembre. Suivez-nous sur Facebook, Twitter et Instagram et écoutez les annonces pour des Discussions en DIRECT avec nos Champions de Jeunesse (Ambassadeurs de la jeunesse).

Lutter contre la corruption et promouvoir l’intégrité et la transparence au niveau local en Afrique : le temps d’agir c’est maintenant !

Dans le cadre de la tenue, Sous le Haut Patronage de  SA MAJESTE LE ROI MOHAMMED VI –Que Dieu l’Assiste-, du Forum des Nations Unies sur la Fonction Publique du 21 au 23 Juin 2018 à Marrakech, Royaume du Maroc, le Comité Technique Spécialisé N°8 de l’Union Africaine sur la Fonction Publique, les Collectivités Locales, le Développement Urbain et la Décentralisation  (CTS N°8), en partenariat  et avec l’appui du Département des Affaires Economiques et Sociales des Nations Unies (UNDESA), du Ministère chargé de la Réforme de l’Administration et de la Fonction Publique du Royaume du Maroc, de l’Organisation Islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture (ISESCO) et de Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) ainsi que de son Académie Africaine des Collectivités Territoriales (ALGA), organise un «Side Event»  le 22 juin 2018 sur le thème : «Lutter contre la corruption et promouvoir l’intégrité et la transparence au niveau local en Afrique : le temps d’agir c’est maintenant !”, de 9h00 à 13h30, à la Palmeraie Golf Palace, Salle Arganier.

Le Forum qui marque la célébration de la Xème édition de la Journée Internationale de la Fonction Publique qui se commémore le 23 Juin de chaque année, aura pour thème : “Transformer la gouvernance pour la réalisation des objectifs de développement durable”. La rencontre permettra aux ministres et autres principaux preneurs de décisions de discuter de la façon dont les gouvernements, les institutions et les administrations publiques peuvent s’organiser et travailler au mieux et ensemble afin d’atteindre les Objectifs de Développement Durable (ODD). Le Forum se penchera aussi sur la façon dont les gouvernements et les institutions publiques peuvent être plus efficaces, inclusifs et responsables, conformément à l’engagement pris par la Communauté Internationale, notamment à travers l’Objectif de développement durable 16 «Promouvoir l’avènement de sociétés pacifiques et ouvertes à tous aux fins du développement durable, assurer l’accès de tous à la justice et mettre en place, à tous les niveaux, des institutions efficaces, responsables et ouvertes à tous ».

Pour leur contribution au Forum, le CTS N°8 et CGLU Afrique ont choisie de se focaliser sur la cible 5 de l’ODD 16 : «Réduire nettement la corruption et la pratique des pots-de-vin sous toutes leurs formes ». La corruption est un phénomène qui touche tous les niveaux de gouvernance (international, national, régional et local) ainsi que tous les acteurs impliqués dans la dynamique du développement et de progrès, qu’il s’agisse des Etats, des gouvernements, des collectivités territoriales, du secteur privé ou des différentes composantes de la société civile. Au niveau des gouvernements régionaux et territoriaux africains, la corruption, érode la capacité des gouvernements territoriaux et des institutions traditionnelles à fournir efficacement des services, et décourage également le développement économique local.  Les États membres de l’Union africaine (UA) ont dédié l’année 2018 à « La lutte contre la corruption» sous le thème «Vaincre la corruption : un chemin durable pour  le Développement de l’Afrique».

Ainsi, le Side Event sur : «Lutter contre la corruption et promouvoir l’intégrité et la transparence au niveau local en Afrique : le temps d’agir c’est maintenant!” , aura comme objectif principal de définir les modalités d’une mise en œuvre locale au niveau des Collectivités Territoriales Africaines des différents instruments adoptés et engagements pris, tant au niveau mondial qu’au niveau africain, concernant la prévention et la lutte contre la corruption ainsi que la promotion de  la transparence et de l’intégrité dans la Gouvernance des Territoires.  Il s’agit notamment de la Convention des Nations Unies contre la Corruption (CNUCC), dite Convention Mérida,  de l’Agenda du Développement durable, du Nouvel Agenda Urbain,  de l’Agenda du Climat,   du Cadre de Sendaï pour la réduction des risques de catastrophes, de l’Agenda d’Addis-Abeba sur le financement du développement, de l’Agenda 2063, de la Convention africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption, de la Charte africaine sur le Service Public et de  la Charte Africaine  sur les  Valeurs et Principes  de la Décentralisation, de la Gouvernance Locale et du Développement Local, adoptée en 2014 à Malabo, qui est inspirée par une série de valeurs fondamentales, dont l’intégrité, la transparence et l’obligation de rendre compte.

Les objectifs spécifiques de la rencontre sont :

  • Echanger sur la problématique de la corruption, de la transparence et de l’intégrité au niveau local et son lien avec la mise en œuvre des ODD ;
  • Sensibiliser les élus locaux, les élues locales et les managers territoriaux sur l’impact et les effets néfastes de la corruption sur le développement durable ;
  • Discuter des expériences et des pratiques mises en œuvre dans les différentes régions du monde, pour prévenir et faire face à la corruption, et pour ancrer l’intégrité et la transparence dans les institutions publiques, particulièrement au niveau local ;
  • Identifier des actions concrètes et des outils pertinents et durables à mettre en place au niveau local pour combattre la corruption et ancrer la transparence et l’intégrité dans le processus de la Décentralisation et de la Fonction Publique en Afrique ;
  • Inscrire l’action du CTS N° 8 dans la nouvelle dynamique enclenchée par l’Union Africaine en matière de lutte contre la corruption.

Par ailleurs, au cours du Forum, CGLU Afrique et son Académie Africaine des collectivités Territoriales (ALGA) participeront aussi à l’Atelier du Département des Affaires Économiques et Sociales des Nations Unies (UNDESA) sur : « La Gouvernance pour localiser les Objectifs de développement durable ». Cet Atelier mettra l’accent sur l’ODD 11 : « Rendre les villes et les établissements humains inclusifs, sûrs, résilients et durables ». Il faut rappeler que le rôle des gouvernements locaux et régionaux est essentiel à l’atteinte des ODD, dont 65% de leur mise en œuvre relève du niveau local, étant donné leur proximité et leur compréhension des défis auxquels leurs communautés et populations sont confrontées. Les gouvernements locaux sont dans une position unique pour engager tous les acteurs et toutes les parties prenantes dans la conception de politiques et de stratégies en matière de développement. Ils sont également bien placés pour identifier les besoins urgents, les priorités et les lacunes afin d’améliorer la prestation des services publics. Les actions les plus visibles et les plus concrètes devront être prises donc au niveau local.

PJ : Note conceptuelle

Visitez le site du forum 

Pour davantage d’informations, veuillez contacter :

Gaëlle Yomi:  Tel: + 212 610 56 71 45

email:  gyomi@uclga.org

Télécharger le communiqué en PDF 

Appel à l’action pour la journée mondiale des réfugiés

  • Le 20 juin est la journée mondiale des réfugiés — comment allez-vous soutenir la campagne #AvecLesRefugiés ?
  • Signer la pétition #AvecLesRefugiés.
  • Visitez la carte de solidarité #AvecLesRefugiés pour voir les actions mondiales en faveur des réfugiés !

En tant que membre de la coalition #AvecLesRefugiés, CGLU Afrique est fière de soutenir cette campagne et encourage les villes et territoires africains à passer à l’action et à signer la pétition de solidarité avec les réfugiés.

Villes solidaires :

La campagne #AvecLesRefugiés du HCR invite également les villes du monde entier qui s’emploient à promouvoir l’inclusion, à soutenir les réfugiés et à rassembler les communautés, à signer une déclaration de solidarité #AvecLesRefugiés avant la journée mondiale des réfugiés, le 20 juin.

Veuillez consulter la déclaration et la note explicative ici et remplir le formulaire à la fin pour soumettre votre soutien.