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CULTURE –  L’AVENIR DURABLE DE L’AFRIQUE

 

 

 

Lors du 10eme  Forum urbain mondial à Abu Dhabi, du 8 au 13 février, le thème « Connecter la culture et l’innovation » a été au centre des sessions de CGLU Afrique qui ont fait le point sur les approches et pratiques innovantes émergentes qui mettent à profit la culture et l’innovation en tant que moteurs du développement durable. La culture fournit les liens entre l’urbanisation, l’innovation et la fierté comme base pour réaliser des villes inclusives, sûres et résilientes. A cette fin, des événements parallèles de CGLU Afrique ont été organisés pour explorer la manière dont   le riche patrimoine culturel de l’Afrique se prête spécifiquement au développement durable des villes africaines.

Ce que la Culture signifie pour le développement durable de l’Afrique.

L’un des plus récents projets de CGLU Afrique, les «Capitales africaines de la culture», consolide la culture en tant que quatrième pilier du développement durable des villes et territoires africains. “La culture est au début et à la fin de tout développement”, a déclaré le poète-président Léopold Sedar Senghor. Des villes de Rabat en Afrique du Nord à Maputo en Afrique australe, l’urbanisation rapide a un impact sur le développement de la ville, créant de nombreux défis, mais aussi de nouvelles opportunités. Le programme réunira des villes africaines, qui abritent une richesse et une diversité culturelles incommensurables, afin de partager les meilleures pratiques quant à la manière dont cette richesse et cette expression culturelles peuvent contribuer au développement des villes et de leurs populations.

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Comprendre la géographie urbaine de l’Afrique : une priorité pour le continent, selon le nouveau rapport du CSAO/OCDE

 

 

Addis Abeba, 7 février 2020 – Sous l’effet de sa forte croissance démographique, l’Afrique connaît la croissance urbaine la plus rapide du monde : la population devrait doubler et, les villes accueillir 950 millions de personnes supplémentaires, d’ici 2050. Les décideurs doivent intégrer les profondes transformations urbaines à l’œuvre en Afrique et saisir les nouvelles opportunités offertes par le continent déjà urbanisé, selon les recommandations du nouveau rapport du CSAO/OCDE, lancé aujourd’hui dans le cadre d’un événement organisé conjointement avec l’Agence de développement de l’Union africaine (AUDA-NEPAD), en marge du 33e Sommet de l’Union africaine, à Addis Abeba, Éthiopie.

S.E. Dr Ibrahim Mayaki, Secrétaire exécutif, Agence de développement de l’Union africaine (AUDA-NEPAD) et Président honoraire, Club du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest (CSAO), a invité les participants à penser la géographie urbaine du continent de manière différente, et les politiques à rattraper leur retard en étant multidimensionnelles et plus inclusives.

Ces réflexions sont partagées par la Ministre angolaise des Affaires sociales, S.E. Mme Carolina Cerqueira, qui souligne que « dans la planification de l’urbanisation en Afrique, nous devons nous assurer que nos politiques publiques soient respectueuses de chacun ».

L’un des principaux défis est le manque de données et de faits pour mieux informer l’action publique. L’approche spatiale adoptée dans ce rapport identifie et suit les transformations fonctionnelles, tout en décrivant les forces sous-tendant l’urbanisation à l’échelon local, régional et continental.  S’appuyant sur la base de données géospatiale Africapolis (www.africapolis.org ), couvrant 7 600 agglomérations dans 50 pays africains, le rapport analyse les principales dynamiques de l’urbanisation africaine, dans leur contexte historique, environnemental et politique. Englobant l’ensemble de la trame du réseau urbain — des petites villes aux régions métropolitaines, en passant par les villes intermédiaires —, il propose des options politiques plus inclusives et ciblées. Ces dernières intègrent les dimensions autant sociales qu’environnementales et reconnaissent le rôle moteur des agglomérations urbaines sur l’économie et le changement social.

C’est dans ce contexte que S.E. Mme Josefa Sacko, Commissaire de l’Union africaine chargée de l’économie rurale et de l’agriculture, a déclaré : « Nous devons changer le discours sur les villes africaines. Le rapport Dynamiques d’urbanisation africaine 2020 constitue un outil important pour la planification urbaine à l’échelle continentale » . Ce point a été repris par S.E. Mme Sarah Anyang Agbor, Commissaire de l’Union africaine pour les ressources humaines, la science et la technologie, qui a affirmé l’importance de l’identification et de la contextualisation des réalités urbaines, pour la mise en œuvre de la vision de l’Agenda 2063 L’Afrique que nous voulons.

Le rapport souligne l’existence de milliers d’agglomérations urbaines non enregistrées dans les statistiques officielles, dans des zones encore considérées comme rurales. L’ampleur de ce phénomène est frappante et ne concerne pas uniquement les petites villes, ou les banlieues des grandes villes, mais des agglomérations de toutes tailles. Certaines dépassent le million d’habitants : Onitsha (Nigéria) ; Sodo et Hawassa (Éthiopie) ; Kisii et Kisumu (Kenya) ; Bafoussam (Cameroun) ; ou Mbale (Ouganda). Elles émergent sous l’effet des transformations démographiques rurales, qui entraînent une vaste urbanisation in situ et brouillent ainsi les frontières entre le rural et l’urbain.

Lors du lancement du rapport, M. Philipp Heinrigs, Chef d’Unité au Secrétariat du CSAO/OCDE, souligne que l’Afrique est déjà urbaine et que « la planification et les réalités urbaines de l’Afrique doivent être prises en compte dans l’ensemble des secteurs ».

Selon le rapport, l’émergence continue de villes petites et intermédiaires — 210 millions d’Africains habitent l’une des 1 400 villes intermédiaires du continent —, transforme radicalement le paysage urbain africain.

Cette tendance remet en cause la primauté des mégalopoles africaines, qui ont jusqu’ici attiré une grande part du capital humain et financier, entraînant une croissance économique inégale, au détriment des villes secondaires et des zones rurales.

Les petites et moyennes agglomérations urbaines d’Afrique se développent le plus souvent sans le soutien politique ou les investissements nécessaires pour rendre leur croissance durable et leur traduction en progrès sociaux et économiques. Ces villes jouent toutefois un rôle déterminant dans la structuration du réseau urbain et la connexion du local et du régional aux échelons continental et mondial. Il est urgent que les politiques socio-économiques et financières reflètent leur importance croissante dans les décisions d’aménagement et de planification.

La nature variée et multiforme de la transition urbaine en Afrique crée de nouvelles formes et échelles de développement urbain. Dans plusieurs pays, ces schémas d’établissements humains et de mobilités entraînent l’émergence de vastes régions métropolitaines autour de métropoles très denses. Ces dynamiques urbaines, parfois transfrontalières(comme pour le corridor Ibadan-Lagos-Accra), présentent un fort potentiel d’intégration régionale, tout en créant une déconnexion du reste du territoire national.

Des intervenants de haut niveau ont participé au lancement : S.E. Mme Sarah Anyang Agbor, Commissaire de l’Union africaine pour les ressources humaines, la science et la technologie ; S.E. M. Jean-Pierre Elong Mbassi, Secrétaire général de Cités et gouvernements locaux unis d’Afrique (CGLU Afrique) ; M. Ahmed Aziz Diallo, Député-maire de Dori, Burkina Faso ; Mme Wanjira Mathai, Vice-Présidente et Directrice régionale pour l’Afrique, Institut des ressources mondiales ; Mme Thokozile Ruzvidzo, Directrice de la division Genre, pauvreté et politique sociale (GPSPD), Commission économique des Nations unies pour l’Afrique ; et Mme Yvonne Aki-Sawyerr Obé, Maire de Freetown, Sierra Leone, par vidéo.

En conclusion, Dr François Yatta, Directeur des programmes CGLU Afrique et le Secrétariat du CSAO/OCDE ont annoncé le prochain rendez-vous, prévu fin juin à Paris, et la poursuite des réflexions.

Le rapport Dynamiques de l’urbanisation africaine 2020 : Africapolis, une nouvelle géographie urbaine s’interroge sur l’avancée de l’urbanisation spontanée, la densification des territoires, la rapidité de la croissance démographique et la protection de l’environnement, et rappelle la réelle nécessité de développer des politiques adaptées, à même de concilier les problématiques de l’urbanisation et de la durabilité. La définition de politiques adéquates et efficaces passe néanmoins par une meilleure compréhension et reconnaissance des réalités urbaines.

Télécharger le rapport
Visualiser les données sur les villes africaines
Réfléchir ensemble sur l’avenir urbain africain

Pour tout complément d’information, merci de contacter :
CSAO/OCDE Lia Beyeler | Lia.BEYELER@oecd.org/AUDA-NEPAD Mwanja Ng’anjo | MwanjaN@nepad.org

Mémorandum d’entente entre le REFELA-CGLU Afrique et FAMSI, des engagements pour la promotion de l’égalité de genre au niveau local

Le IV Forum AN-MAR “Andalousie-Maroc” organisé de manière réussie à Séville, le 28-29 janvier 2020, a été un véritable lieu de rencontre entre les municipalités et les collectivités locales du nord du Maroc et d’Andalousie pour discuter de questions d’intérêt commun dans le cadre de la coopération entre les deux territoires, et en présence d’organisations panafricaines (CGLU Afrique et son réseau de femmes élues locales d’Afrique-REFELA) et internationales pour partager leurs expériences et bonnes pratiques dans le domaine de la gestion publique locale et de la promotion de stratégies de développement communes dans un contexte articulé avec les politiques et institutions régionales et nationales de chaque pays.

Ce IV Forum AN-Ma, a permis d’échanger sur les accords de coopération et les relations entre l’Union Européenne et le rôle des gouvernements locaux dans une perspective de coopération mutuelle, tout en favorisant une articulation entre les collectivités territoriales, la société civile et autres organisations internationales.

Il a également, constitué une occasion pour le Secrétaire Général de CGLU Afrique, M Jean Pierre Elong Mbassi, pour la Présidente du REFELA, Mme Dao Macoura Coulibaly et le Président de la fédération des municipalités andalouses-FAMSI, M Ignacio Caraballo, de signer un mémorandum d’entente, en vue de conclure un partenariat constructif et porteur de changement en matière d’égalité de genre au niveau local.

Ce Mémorandum d’entente lie dorénavant le REFELA de CGLU Afrique et FAMSI, pour collaborer et avancer sur les questions de l’égalité de genre au niveau local et principalement en donnant de l’importance à celles portant sur l’autonomisation économique des femmes dans les Collectivités territoriales, et dont les résultats pourront être investis dans les travaux et actions de la commission de développement économique local (DEL) de CGLU Monde.

Des remerciements s’adressent au Président FAMSI et à tous les Responsables et équipe du réseau AN-Mar pour la distinction attribuée à différents maires de municipalités, pour leurs actions pertinentes en matière de gouvernance et de développement local, tout en valorisant les actions du REFELA en matière de promotion de l’égalité de genre au niveau des Collectivités territoriales d’Afrique, de par cette reconnaissance attribuée également, à la Présidente du REFELA, Mme Dao Macoura Coulibaly, Maire de Fomboulo de la Côte d’Ivoire.
Cette considération confère aux femmes maires et élues locales d’Afrique, une réelle reconnaissance de l’intérêt de leur mobilisation continue. En effet, depuis la création de leur réseau en 2011, les femmes leaders de la politique locale se sont donner comme objectifs de lancer, mettre en œuvre et suivre des campagnes à portée panafricaine.

Ces Campagnes en collaboration avec les villes africaines qui ont exprimé leur adhésion volontaire à ces initiatives du REFELA, visent à lutter contre la vulnérabilité des enfants de la rue, à faire évoluer ces villes adhérentes vers une tolérance zéro face aux violences faites aux femmes et aux filles et collaborer ensemble en faveur de l’action réelle pour garantir l’autonomisation économique des femmes africaines.

Ces Campagnes s’adressant aux villes africaines, sont conformes aux aspirations égalitaires de la Vision africaine 2063 et s’inscrivent parfaitement dans les Agendas internationaux, dont celui des 17 ODD, en particulier l’ODD5 et l’ODD11, d’ici 2030.

Dr Malika Ghefrane Giorgi
Conseillère spéciale REFELA-CGLU Afrique

Ne manquez pas les sessions de CGLU Afrique au Forum urbain mondial (#WUF10)

 

 

La dixième édition du Forum urbain mondial (#WUF10) se tiendra du 8 au 13 février 2020 à Abou Dabi, aux Émirats arabes unis. Ce sera la première fois qu’un pays arabe accueille la plus importante conférence au monde sur les villes et les établissements humains.

Le #WUF10 est organisé par ONU-Habitat en partenariat avec le Département d’Abou Dabi des municipalités et des transports, le Département d’Abou Dabi de la culture et du tourisme, le Ministère des affaires étrangères et de la coopération internationale, le Secrétariat général du Conseil exécutif et le Centre national d’exposition d’Abou Dabi.

Le thème de cette dixième édition est “Villes d’opportunités” : Connecter la culture et l’innovation”.

Le Forum urbain mondial est une étape importante pour les gouvernements locaux et régionaux, car tous les deux ans, il passe en revue l’agenda urbain et de développement, offrant ainsi une occasion unique de rencontrer les Gouvernements nationaux et d’autres partenaires.

Au cours de cet important rassemblement, CGLU Afrique organisera 5 sessions principales et participera à d’autres sessions de partenaires.

Le 10 février, CGLU Afrique animera la session sur les “Stratégies locales pour le financement des actions locales(Salle A, Voice from Cities, 12h30 -13h30).

Le 12 février, le Réseau des femmes élues locales d’Afrique (REFELA) de CGLU Afrique animera la session sur “Le rôle du REFELA dans la mise en œuvre réussie des objectifs de développement durable (ODD)” (15h-16h30, Voice from  Cities Salle A,).

CGLU Afrique organisera les trois sessions suivantes :

  • “Capitales africaines de la culture” (12 février, 14h-15h, Voice from  Cities, Salle A).
  • La porte du retour – Une nouvelle ère panafricaine  (11 février, 10h-11h, Stand CGLU Afrique).
  • “Créer un environnement favorable et un cadre de soutien au niveau local africain pour protéger, promouvoir et améliorer le patrimoine et la culture”(10 février, 12h-13h, Stand CGLU ).

CGLU Afrique aura également un stand dans l’espace d’exposition. Ce sera un lieu d’activités interactives : tables rondes et rencontres B2B avec les partenaires, les membres et tous les acteurs clés.

N’hésitez pas à nous rejoindre !

Photo Jour

Photo Jour 2 

Plus d’information consultez le site Internet ici.  

 

Et si on parlait du Nouvel Agenda Urbain, du Capital Humain, de la Revue par les pairs et du climat

Du 11 au 15 novembre 2019, Durban (Afrique du Sud) a abrité le sommet mondial des dirigeants locaux et régionaux. Plus de 3000 participants ont pris à part à cet évènement organisé tous les 3 ans par Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU).

Durant les cinq jours de travaux, CGLU Afrique a apporté une contribution significative à travers l’organisation et la participation à une vingtaine de sessions.  Les élus locaux et régionaux africains fortement mobilisés par CGLU Afrique ont pris part aux débats et partagé leurs expériences sur les thématiques liés à la finance locale, l’urbanisation, l’égalité de genre, la migration, le capital humain, les politiques culturelles, la mobilité, le climat, le financement du développement des territoires et les jeunes élus locaux.

« Les méfaits du changement climatique sont de plus en plus visible en Afrique. Il y a un besoin de plus investir sur cette question, particulièrement au niveau local», Mohammed Adjei Sowah, maire d’Accra, Ghana.

Nous vous proposons un passage en revue des moments marquants des sessions de l’Afrique Locale.  (Dernière partie).

Expertise africaine dans la mise en œuvre du Nouvel Agenda Urbain

La Fédération des Agences Urbaines du Maroc (Majal) en collaboration avec CGLU Afrique et ONU-Habitat ont organisé une session autour du thème « mise en œuvre du Nouvel Agenda Urbain à l’échelle du continent africain : promotion et mise en œuvre des partenariats entre villes». C’était l’occasion de partager avec les acteurs de la gouvernance locale, le mécanisme de mise en œuvre du Nouvel Agenda Urbain , initié par MAJAL et les villes africaines lors du sommet Africités 8 ( Marrakech 2018).

«Le meilleur instrument pour la mise en œuvre du Nouvel Agenda Urbain en Afrique passe par la présence des Agences Urbaines, révèle M. Alioune Badiane, ancien directeur régional pour l’Afrique à l’ONU Habitat, Conseiller spécial à CGLU Afrique.  Poursuivant, il indique que l’exemple du Maroc à travers Majal en est une bonne illustration.  Ça peut prendre une autre appellation ailleurs. Toujours est-il que ce mécanisme intermédiaire entre l’Etat et les collectivités territoriales dotées de ressources humaines, financières et techniques pourrait contribuer à accélérer la mise en œuvre de cet Agenda Urbain. Surtout dans un domaine où nous manquons encore beaucoup de capacité sur la planification urbaine et territoriale ».

Pour mener à bien le partage d’expérience, sept conventions de partenariats ont été signé entre les villes marocaines et leurs homologues du continent : Rabat/ Dakar/ Casablanca /Abidjan / Al Houceima /Abomey-Calavi/ Dakhla/Rufisque, Essaouira /Djinja , El Jadida /Souss et Marrakech/Yaoundé.

L’objectif est que les villes binômes enclenchent un processus de mise en œuvre des agences urbaines au niveau national qui travaille avec les collectivités pour les aider dans le cadre de la planification.

La plus-value de ces partenariats inter-villes repose sur 3 piliers selon M. Moncef Fadili, expert en planification urbaine : la définition d’une vision commune avec un travail harmonisé sur le terrain, l’intégration de la planification urbaine dans les politiques publiques nationales et, à terme, la création au niveau des villes africaines partenaires d’agences urbaines permettant aux villes de se doter d’un instrument de décision  et une visibilité donnée au partenariat  pour le renforcement de la coopération Sud Sud.

Cette solution africaine aux problèmes de la gestion de l’urbanisation sera évaluée en 2021 du 16 au 20 novembre à Kisumu au Kenya lors du sommet Africités 9.

Le panel était complété par Mme Najat Kouhlani, vice-présidente de la fédération Majal, Mme Soham El Wardini, Maire de Dakar, M. Mohamed Sadiki, Maire de Rabat et M. Jean Pierre Elong Mbassi, Secrétaire Général de CGLU Afrique.

Prenant part à la session le maire de Ouagadougou M. Armand Béouindé a confirmé le choix de sa ville d’intégrer le projet, tout comme le maire de Bangui , M. Émile Gros Raymond Nakombo.

Promouvoir une gouvernance locale sensible à la Culture et l’Héritage

Le 15 novembre 2019, l’Académie Africaine des collectivités territoriales (ALGA) de CGLU Afrique a co-organisé une session sur le thème « Promouvoir une gouvernance locale sensible à la Culture et l’Héritage » en Partenariat avec la Fondation italienne Romualdo De Bianco.

Cette Session s’inscrit dans l’agenda 2030 en particulier l’ODD11 – Objectif 11.4 et l’Aspiration 5 de la Vision Africaine 2063 : « Une Afrique avec une identité culturelle forte, un patrimoine, des valeurs et une éthique communs ». Elle a été l’occasion de souligner et de partager l’engagement de CGLU Afrique et de son académie ALGA pour la culture et le Patrimoine au niveau local africain et leurs activités pour soutenir la mise en œuvre de la cible 11.4 de l’ODD 11 « Renforcer les efforts de protection et de sauvegarde du patrimoine culturel et naturel du Monde ». Elle a également été l’occasion de s’inspirer des meilleures pratiques émanant des principaux acteurs dans ce domaine ainsi que des partenaires de CGLU Afrique.  Présidée par l’Honorable Monsieur David Balaba, Président du Conseil Municipal d’Iganga, de l’Ouganda ; le panel était composé de Dr Najat Zarrouk, Directrice de ALGA, Dr Corinna Del Bianco, Fondatrice et membre du Conseil d’Administration de l’Institut International Life Beyond Tourism et Mr Simone Giometti, Secrétaire Général de la Fondation Romualdo Del Bianco, Florence, Italie.

Les principales discussions et présentations de cette Session ont porté sur :

– La présentation du concept ainsi que des différentes perspectives du Mouvement « Life Beyond Tourism », une nouvelle façon de penser qui concentre son action sur le dialogue entre les cultures. Ce concept contribue également entres autres à la diffusion et à l’affirmation de valeurs universelles telles que le respect et l’harmonie entre les peuples, transformant l’expérience touristique d’une simple occasion de loisir en un précieux moment de rencontre culturelle.

–  Les principaux acquis et les progrès réalisés dans la mise en œuvre du Partenariat CGLU Afrique /ALGA et la Fondation Romualdo del Bianco.

– La nécessité d’un engagement commun en faveur de la promotion d’une gouvernance locale sensible au Patrimoine, à la Culture et l’Héritage pour le soutien de la mise en œuvre de l’ODD.

Consultez le rapport de toutes les sessions d’ALGA à Durban ici.

La Revue par les pairs une bonne pratique à tester

Le dernier jour du sommet, le 15 novembre 2019, CGLU Afrique a organisé la session : « Revue par les pairs pour le renforcement de la diplomatie ».  M. Innocent Uwimana Président de l’association Rwandaise des Gouvernements Locaux (RALGA) et M. Joseph Muanda Bindi, président de l’Association des autorités locales de Sierra Leone, ont partagé leur expérience de la pratique du programme de revue par les pairs.

La revue par les pairs est un processus dans lequel un gouvernement local évalue un autre gouvernement local par rapport à une norme convenue de comportement et /ou performance. Les pairs sont des partenaires égaux et, par conséquent, font office « d’amis critiques ». Il s’agit d’un examen et d’une évaluation systématique de la performance d’un gouvernement local par un autre gouvernement local, dans le but ultime d’aider le gouvernement local examiné à améliorer ses politiques, à adopter les meilleures pratiques et à respecter les normes et les principes établis. L’examen est mené à titre non contradictoire, et repose en grande partie sur la confiance mutuelle entre les gouvernements locaux participant à l’examen, ainsi que leur confiance commune dans le processus. La revue par les pairs n’est pas une inspection : il s’agit plutôt d’un processus de soutien entrepris par des amis critiques visant à aider un conseiller à identifier ses points forts, ainsi que ce qu’il doit améliorer.

Le principe de la revue par les pairs a été bien assimilé par M. Joseph Munda Bindi, également président du conseil du district de Bo qui a inscrit sa municipalité dans le programme. Le district de Bo  a ainsi eu comme partenaire RALGA. Néanmoins il n’a pas été facile de convaincre son conseil municipal. « Plusieurs assimile la revue par les pairs à un audit. Tel n’est pas le cas, c’est un apprentissage et une mise à nouveau par une collectivité sœur.  Ça m’a pris 6 mois pour convaincre mon équipe. Les résultats nous permettent de mieux affronter les challenges de notre municipalité et de gagner davantage la confiance des citoyens par une administration transparente », explique-t-il.

La session a été modérée par M. Charles Patsika, Directeur du département des membres de CGLU Afrique.

Signature d’une lettre qui plaide pour la création d’une Convention des Maires pour l’ensemble de l’Afrique

Le 14 novembre 2019 a été marqué par la rencontre entre les partenaires engagés dans la mise en œuvre de l’initiative de la CoM SSA (Convention des Maires en Afrique Subsaharienne) . Parmi lesquels : ICLEI, CGLU Afrique, la Convention Mondiale des Maires pour le climat et l’énergie (GCom) et le C40. A pris part également à cette réunion M. Mohammed Adjei Sowah, Maire d’Accra et membre du conseil d’administration de la Convention mondiale des maires (GCom).

Le but de la réunion était de faire le point sur les différentes avancées réalisés durant les quatre dernières années d’implémentation de la CoM SSA, et de  jeter les bases du nouveau cadre sur lequel sera bâti la prochaine étape de la CoM SSA.

Et c’est dans cette optique qu’une lettre a été co-signée entre  le GCOM Afrique représenté par  M. Mohammed Adjei Sowah , maire d’Accra, M. Jean Pierre Elong Mbassi, Secrétaire Général de CGLU Afrique  et M. Frédéric Vallier,  Secrétaire Général du CCRE, accompagnée d’une note proposant les  axes  de cadrage sur lesquelles le processus de négociation sera conduit  quant  à la prochaine étape de la CoM SSA.

La vision proposée plaide en faveur de l’institutionnalisation de l’effort local dans le processus de mise en œuvre de l’Accord de Paris et la création d’une Convention des Maires pour l’ensemble de l’Afrique, afin d’unifier la voix des collectivités territoriales africaines.

Photo Congrès Mondial CGLU -Durban 2019

PROLONGATION-Appel à Manifestation d’Intérêt : Fonds de Développement des Villes Africaines (maintenant Agence Territoriale Afrique)

Contexte et justification de l’Appel à Manifestation d’Intérêt

La population mondiale devrait atteindre 8,1 milliards en 2025, 9,6 milliards en 2050 et 10,9 milliards en 2100. C’est l’Afrique qui assurera plus de la moitié de la croissance de la population mondiale, passant de 2,4 milliards d’habitants en 2050 à 4,2 milliards en 2100. Avec une croissance démographique moyenne annuelle de 2,4%, soit la plus élevée du monde, la population africaine a doublé dans les trente dernières années alors que la population européenne par exemple n’a augmenté que de 15 % pendant la même période.

Les experts estiment qu’entre 1950 et 2050, la population urbaine de l’Afrique aura augmenté de 1,3 milliards d’habitants, soit plus que l’ensemble de l’augmentation de la population urbaine en Europe, Amérique latine, Amérique du Nord et Océanie réunies. Le continent africain est la région du monde qui s’urbanise le plus rapidement. Elle est en conséquence la région du monde dont les besoins en investissements de peuplement sont les plus importants.

L’Afrique compte actuellement trois (3) villes de plus de 10 millions d’habitants (Le Caire: 17,7 millions d’habitants; Lagos: 13,12 millions d’habitants; et Kinshasa: 11,58 millions d’habitants); 4 villes dont la population se situe entre 5 et 10 millions d’habitants; 49 villes qui ont une population de 1 à 5 millions d’habitants; 53 villes dont la population se situe entre 500.000 et 1 million d’habitants; et 85 villes ayant une population de 300.000 à 500.000 habitants. Ces villes produisent environ 60% du PIB du continent, et hébergent une classe moyenne qui devrait égaler celle de la Chine en 2020. Le poids économique de cette classe moyenne est présentement évalué à USD 700 milliards, et devrait atteindre USD 1700 milliards en 2030.

La population urbaine de l’Afrique se caractérise par son extrême jeunesse. L’âge médian de la population est de 19 ans. Comparé aux autres régions, le poids des jeunes dans la population des villes d’Afrique est à la fois un défi et une opportunité : défi de devoir former et intégrer dans la vie économique et sociale des milliers de jeunes alors que les possibilités d’emplois ne sont pas à la hauteur des attentes. Opportunité de disposer d’une force de travail nombreuse et de mieux en mieux formée grâce aux progrès de l’éducation, et qui est prête à s’investir pour exploiter les nombreuses potentialités dont le continent recèle. A la condition expresse que le continent sache mobiliser par an pendant les 10 à 15 prochaines années la somme de USD 80 milliards nécessaire pour mettre en place les infrastructures et services urbains qu’il faut pour assurer une gestion et un fonctionnement efficaces des villes du continent.

Les experts estiment la valeur ajoutée annuelle actuelle des villes d’Afrique à environ USD 51 milliards, et leur capacité annuelle d’endettement à USD 8 milliards. D’un autre côté le chiffre d’affaires annuel des 200 principales banques intervenant sur le continent est évalué à plus de USD 1000 milliards, et leur produit annuel net à environ USD 45 milliards. En d’autres termes, les villes d’Afrique interviennent désormais dans un environnement caractérisé par des marchés financiers en expansion et de plus en plus matures.

Le défi du financement des infrastructures et services urbains dans les villes d’Afrique doit donc pouvoir être relevé en partant de ce nouvel environnement favorable. C’est pour examiner cette possibilité qu’en collaboration avec FMDV, CGLU-A a organisé à Marrakech, Maroc, en décembre 2014, la Conférence REsolutions Afrique sur le thème “Financer les Villes Africaines: Agenda, Alliances et Solutions”. A l’issue des travaux, les participants qui
étaient principalement les maires et autorités territoriales du continent ont recommandé la mise en place d’un véhicule financier dédié au développement des villes d’Afrique, appelé Fonds de Développement des Villes Africaines (ACDF, African Cities Development Fund) (cf. Déclaration de Marrakech en Annexe 1.).

C’est en application de cette recommandation que CGLU Afrique a lancé l’initiative visant à définir les conditions de mise en place et les modalités de fonctionnement du Fonds de Développement des Villes d’Afrique. Un atelier de définition du format de ce véhicule financier a eu lieu les 30 et 31 octobre 2017 à Rabat au Maroc. En plus des directeurs financiers de grandes villes comme Port-Louis et Pretoria, étaient présentes des institutions comme la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD), la Development Bank of Southern Africa (DBSA), la Bourse régionale des Valeurs Mobilières (BRVM), la Caisse de Dépôts et de Gestion (CDG) du Maroc, la Direction Générale des Collectivités Locales du Ministère de l’Intérieur du Maroc, Moody’s, Bloomfield International, HSBC, l’Agence France Locale, Norges Kommunalbank, le Fonds d’Equipement Communal (FEC) du Maroc, le Dakar Municipal Finance Project et le Fonds d’Equipement et d’Intervention Communal (FEICOM) du Cameroun.

Cet atelier a permis de définir les contours que devrait prendre le véhicule financier proposé ainsi que le chemin critique de l’ensemble des tâches à exécuter en vue de la mise en place du Fonds de Développement des Villes africaines (maintenant Agence  Territoriale Afrique ), aussi bien pour la composante technique, que pour la composante politique. Cet atelier a aussi rappelé l’urgente nécessité de mettre en place le Club des premières villes intéressées à faire partie de l’Agence  Territoriale Afrique.

2 Présentation de l’appel à manifestation d’intérêt

Le présent appel à manifestation d’intérêt (AMI) a pour objet d’identifier les villes et collectivités territoriales d’Afrique qui souhaiteraient faire partie du Club fondateur de l’Agence Territoriale Afrique .

L’Agence Territoriale Afrique est conçue comme un fonds coopératif des principales villes d’Afrique (une vingtaine de villes au départ) qui s’engageraient à faire chacune une mise initiale pour le fonds de 100.000 Euros. Cette mise de fonds initiale devrait permettre de lever des ressources supplémentaires auprès des institutions de financement ou sur les marchés financiers.

L’Agence est destinée à financer les investissements et services nécessaires pour faire face à la croissance rapide des villes du continent et rattraper le retard accumulé dans ce domaine et qui rend le fonctionnement actuel de la plupart des villes d’Afrique globalement inefficace. Les exigences pour y accéder devraient également aider à l’amélioration des performances et de la gouvernance financière des collectivités ; et à la promotion de choix d’investissement économiquement et socialement plus rentables et plus efficaces.

3. Eligibilité
Sont éligibles comme membres fondateurs de l’Agence  Territoriale  Afrique : – Les villes-capitales des pays africains ; – Les villes africaines de rang 2 – Les collectivités territoriales de niveau intermédiaire du type État fédéré (dans le cas de pays ayant un système fédéral), Régions, Provinces, Comtés, Départements ou Cercles, etc.

4. Pièces constitutives des candidats au statut de MEMBRE FONDATEUR de l’Agence  Territoriale Afrique 
– la délibération prise par le conseil ou l’organe délibérant pour que la collectivité territoriale soit membre fondateur de l’Agence Territoriale Afrique.
– l’engagement de l’autorité responsable de l’organe exécutif de la collectivité territoriale de s’acquitter de la contribution des 100.000 euros dans les trois mois qui suivent le vote de la délibération du conseil ou de l’organe délibérant – copie de l’acte légal ou réglementaire portant création de la collectivité territoriale comme personne morale dotée de l’autonomie financière – copie de l’acte légal ou réglementaire portant désignation des membres de l’organe délibérant et de l’organe exécutif de la collectivité territoriale
– copie des trois derniers comptes administratifs approuvés par les autorités compétentes ou par des auditeurs publics ou privés – copie de l’acte réglementaire désignant le point focal de l’Agence Territoriale Afrique au sein de la collectivité territoriale (noms et coordonnées de la personne désignée)

5. Adresse pour l’envoi des pièces constitutives
L’ensemble des informations mentionnées au point 4 doit être adressé le plus tôt possible et  au plus tard le 2 Mars 2020 à 17:00 TU à :

Monsieur le Secrétaire Général de CGLU Afrique

22, rue Essaadyine, Quartier Hassan 10020, Rabat, Maroc

Email : hbelghol@uclga.org ; fyatta@uclga.org 

Fax: +212 5 37 26 00 60

Tel: +212 5 37 26 00 62/63

Annexe 1 voir PDF 

La fiche d’adhésion  est disponible ici

Brochure de présentation ici .

Le rapport GOLD V est désormais disponible

Le 5ème Rapport de l’Observatoire mondial sur la décentralisation et la démocratie locale (GOLD V), La Localisation des agendas mondiaux, a été présenté  le 14 novembre 2019  à Durban, lors du Congrès mondial de CGLU.

Ce rapport est le fruit d’un immense processus collaboratif, qui rassemble l’expertise de chercheurs de différentes régions, les contributions des sections régionales de CGLU, des commissions de travail et des partenaires, ainsi que les contributions directes des gouvernements locaux et régionaux et de leurs associations nationales et réseaux. Ce rapport est le produit d’un effort collectif de CGLU et de ses membres, et marque une nouvelle étape de collaboration et d’engagement pour l’ensemble de nos membres.

Il met en évidence les progrès réalisés par les collectivités territoriales en vue de la réalisation des agendas mondiaux, tout en analysant l’évolution des cadres institutionnels des gouvernements locaux, métropolitains et régionaux dans chaque région du monde.

Le rapport complet (en anglais) et les résumés exécutifs sont désormais disponibles via  ce lien. Une traduction du rapport complet en français sera disponible prochainement.

Pour consulter le chapitre Afrique du rapport prière de cliquer ici :

22ème SESSION DU COMITE EXECUTIF DE CGLU AFRIQUE A DURBAN

CGLU Afrique tiendra la 22ème session de son Comité Exécutif le 09 novembre 2019, à partir de  9h00 à l’hôtel Onomo de Durban (Afrique du Sud) . La réunion se tient en prélude au Congrès mondial de CGLU prévu du 11 au 15 novembre 2019 dans la ville de Durban.

Cette 22ème session du Comité Exécutif adoptera le budget 2020 de CGLU Afrique et discutera de la participation africaine au Congrès Mondial de CGLU.

Il faut rappeler que l’Afrique est en lice pour le poste de président de CGLU pour le mandat 2019-2022. Le candidat présenté par l’Afrique est le Dr. Mohamed Boudra, Maire d’Al Hoceima (Maroc), Président de l’Association Marocaine des Présidents des Conseils Communaux (AMPCC) et Vice-Président de CGLU Afrique pour la région Afrique du Nord.

Les dirigeants suivants de CGLU Afrique participeront à cette réunion :

M. Léandre Nzué, Maire de Libreville (Gabon), Président de CGLU Afrique,

Rev. Mpho Moruakgomo, Président de BALA (Botswana), Vice-président de CGLU Afrique pour la région Afrique australe ;

Mohammed Boudra, Président de l’AMPCC (Maroc), Vice-président de CGLU Afrique pour la région Afrique du Nord,

Mme Soham El Wardini, Maire de Dakar (Sénégal), Vice-Présidente de CGLU Afrique pour la région Afrique de l’Ouest ;

M. Uwimana Innocent, Président de RALGA (Rwanda), Vice-président de CGLU Afrique pour la région Afrique de l’Est ;

Mme Dao Macoura, Maire de Foumbolo (Côte d’Ivoire), Présidente du REFELA (Réseau des femmes élues locales d’Afrique)

Mme Thembisile Nkadimeng, Présidente de SALGA (Afrique du Sud),

M. Jean Pierre Elong Mbassi, Secrétaire Général de CGLU Afrique.

La réunion du Comité Exécutif sera suivie le 9 novembre dans l’après-midi (15h) par une réunion du Conseil Panafricain de CGLU Afrique, également à l’hôtel Onomo de Durban. Les participants à la réunion du Conseil Panafricain se pencheront particulièrement sur les activités des Congrès de CGLU et l’organisation du Sommet Africités 2021 à Kisumu (Kenya).

Pour rappel, le Comité Exécutif de CGLU Afrique est l’instance chargée de la direction politique de l’organisation. Le Comité Exécutif comprend 16 membres, 15 membres représentant à égalité chacune des 5 régions du continent (soit 3 pour chacune des 5 régions), auxquels s’ajoute la Présidente du Réseau des Femmes Élues Locales d’Afrique (REFELA). Le Conseil Panafricain de CGLU Afrique est quant à lui composé de quarante-cinq (45) membres actifs, neuf (9) pour chaque sous-région africaine.

Pour de plus amples informations, veuillez contacter :

Gaëlle Yomi : Téléphone : + 212 610 56 71 45

Email  : gyomi@uclga.org

Visitez notre site Web : www.uclga.org

 

 

“Si les autorités locales sont renforcées, la ville et le développement de la population suivront”, Landing Sanneh, Président du Conseil régional de Mansakonko (Gambie)

Lors de la 3ème édition du  Forum Africain des Managers territoriaux et des instituts de formation ciblant les collectivités territoriales (FAMI), le Président du Conseil régional de Mansakonko (Gambie), M. Landing Sanneh, a souligné l’importance d’investir dans le capital humain au niveau local en Afrique. Ci-dessous la  transcription de son interview vidéo enregistrée à la fin du FAMI, qui a été organisé par l’Académie Africaine des  Collectivités Territoriales (ALGA) de CGLU Afrique, du 10 au 14 juin 2019, à Ifrane (Maroc).

Comment avez-vous apprécié ces 3 jours de FAMI ?       

Le déroulement de ces trois jours a été très intéressant et, je dirai, très pertinent pour mon travail au sein du gouvernement local, compte tenu des sujets d’actualités dont nous avons discuté, comme le renouvellement des ressources régionales, le financement de la gouvernance locale et aussi le spectre du renforcement des capacités. L’aspect clé était le partage d’expériences et d’informations avec d’autres collègues. J’ai beaucoup appris de l’expérience des maires et d’autres collègues de toute l’Afrique et d’ailleurs. Je pense que c’est une grande opportunité, que je partagerai avec d’autres collègues lorsque je rentrerai chez moi.

Pourquoi est-il important d’investir dans le capital humain au niveau local en Afrique ?

Je pense qu’investir dans le capital humain est une condition préalable au développement durable, parce que vous aurons alors le personnel et les ressources nécessaires pour bâtir le développement pour nos pays et notre continent. Sans une formation rapide et un renforcement des capacités, je pense que nous ferons des allers et retours en arrière et que nous ne ferons ni avancer le programme ni maintenir les efforts que nous faisons. En somme, je pense que nous ne pouvons rien faire d’autre que conserver et renforcer nos capacités pour nous assurer de poser les bases de notre développement, de nos objectifs et de nos stratégies.

Quel est votre dernier mot ?

J’apprécie cette formation et l’opportunité qui nous est offerte par ALGA, CGLU Afrique et tous les partenaires impliqués dans ce programme. J’encourage l’organisateur à examiner dans quelle mesure nous pouvons encore développer ce genre d’activités et à voir combien d’autres activités suivront. Je pense que si les autorités locales ne sont pas renforcées, elles ne verront pas les fruits du développement national. Or c’est là que se trouve la population, à la base, et si les autorités locales renforcent suffisamment leurs capacités, le développement de la population aura lieu et sera pris au sérieux. Si les populations à la base se développent, elles se développeront aussi à l’échelle nationale.

 

 

 

 

Lancement du chapitre gambien du REFELA

 

Les 5 et 6 octobre 2019, le regroupement des femmes maires et élues locales gambiennes présidé par madame Rohey Lowe, Maire de la municipalité de Banjul, en partenariat avec CGLU Afrique et le PNUD, ont lancé le chapitre National gambien du REFELA (Réseau des femmes élues locales d’Afrique).

Le maire de Banjul, Mme. Rohey Lowe, a présidé le lancement officiel à l’hôtel Atlantic de Banjul. Ce lancement a connu l’appui technique du secrétariat du REFELA et la présidence du Réseau, auprès du point focal du REFELA, Mme le maire de Banjul.

Le maire Lowe a déclaré que ce lancement marquera un tournant dans les aspirations des femmes gambiennes dans tous les domaines du développement. Elle a également expliqué que le REFELA est la commission permanente de l’égalité de genres de CGLU Afrique. Et conforment au Règlement intérieur du REFELA, le nouveau chapitre national gambien sera la Commission genre de l’association nationale des collectivités locales gambiennes.

En outre, Mme Lowe a révélé que la campagne pour améliorer la vie des femmes telle que préconisée par le REFELA a pris un tournant très positif avec son élection comme première femme maire de la capitale de Banjul.

Mais la situation est plus difficile pour les femmes rurales dont la participation active à la gouvernance, en particulier dans les gouvernements locaux, a été largement absente. Et si la situation actuelle n’est toujours pas maîtrisée, la situation des femmes en ce qui concerne leur participation active au processus électoral et à la gouvernance ne fera qu’empirer “, a-t-elle averti.

Selon le maire Lowe, les femmes représentent bien plus de la moitié de la population et environ 54 % de l’ensemble des électeurs inscrits, mais elles ne sont pas représentées aux postes de décisions malgré leur majorité.

Même si l’on sait que les femmes sont des partisans loyaux et qu’elles forment la base de leurs partis politiques, elles sont encore largement sous-représentées dans la hiérarchie de leurs propres partis et dans d’autres postes électifs du pays“.

Comme mentionné dans la feuille de route, pour être atteint, tous les objectifs de développement durable sont directement liés aux responsabilités des gouvernements locaux et régionaux “, a-t-elle révélé.

Le maire Lowe a appelé les femmes à s’engager en faveur de l’Agenda 2030 pour que les femmes gambiennes atteignent des sommets remarquables dans le développement politique et économique du pays.

La section gambienne de REFELA est déjà engagée dans les principales campagnes REFELA :

Ø La Campagne pour des villes africaines sans enfants de la rue (Voir la vidéo du REFELA Gambie )

Ø La Campagne des Villes africaines à zéro tolérance face aux violences faites aux femmes et aux filles (Voir la vidéo du REFELA Gambie )

Ø La Campagne des Villes africaines favorables à l’autonomisation économique des femmes.

Le lancement de la section gambienne du REFELA, suit la dynamique impulsée par le REFELA après le dernier Sommet Africités 8, tenu en novembre 2018 à Marrakech (Maroc). En juin 2019, un autre chapitre pays du REFELA a été lancé en Namibie, qui a été suivi par le lancement du REFELA Pays de l’Eswatini (Ex Swaziland).

Regardez le résumé de la cérémonie de lancement du REFELA Namibie