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« Dialogue structuré à plusieurs niveaux sur le financement climatique : le potentiel inexploité des investissements dans l’atténuation et l’adaptation au niveau infranational »

Dans le cadre de sa participation aux travaux du LOCs4Africa, une session a été organisée par CGLU Afrique en partenariat avec ICLEI et la CoM SSA sur la gouvernance verticale sous le thème « Dialogue structuré à plusieurs niveaux sur le financement climatique : le potentiel inexploité des investissements dans l’atténuation et l’adaptation au niveau infranational ».

La session, organisée en deux parties, était animée par Stéphane M. Pouffary, Directeur Général d’ENERGIES 2050, et M. Mohamed Nbou, Directeur de  la Task Force Climat de CGLU Afrique, avec la participation des panelistes suivants : Mme Giorgia Rambelli et M. Andy Deacon (GCoM), Mme Kobie Brand, Directrice Régionale (ICLEI Africa), M. Frédéric Vallier, Secrétaire Général (CCRE), ainsi que M. Mohamed Sefiani, Maire de Chefchaouen et Co-Président de la Task force Climat de CGLU Afrique et Mme Georgette Djenontin Daba, Point Focal Changement Climatique de l’Association  Nationale des Communes du Bénin (ANCB).

Les efforts entrepris dans le cadre de la CoM SSA ont été les points d’entrée pour relever les points saillants du débat.

En effet, grâce notamment à l’initiative CoM SSA, la Task Force Climat de CGLU Afrique a permis d’instituer une démarche structurant et facilitant la mise en place d’un cadre collaboratif entre gouvernement national et gouvernements locaux. La CoM SSA a en outre été l’initiatrice de la proposition de procéder à la révision des CDN en partant de la définition des Contributions Déterminées au niveau Local (CDL) à travers la mise en place d’un Dialogue Structuré entre les deux niveaux de décision local et national en vue de réussir une territorialisation effective des CDN.

Cette proposition de CDL a été endossée par le groupe Afrique lors de la COP 25 en décembre 2019 à Madrid et fait actuellement l’objet d’une étude pilote dans la région de Souss-Massa au Maroc. Les résultats de ce projet pilote seront présentés lors de la Journée des collectivités territoriales prévue lors de la COP 26 en novembre 2021 à Glasgow et feront l’objet d’une diffusion auprès des collectivités locales d’Afrique.

Le concept CDL vise également à amplifier la voix des collectivités locales d’Afrique auprès des institutions financières régionales et internationales et mobiliser le potentiel encore mal exploité du niveau local pour une meilleure implémentation de l’accord de Paris.

Dans cette perspective, l’essentiel du débat de la session a porté sur les moyens de jeter les passerelles de financement climat et lever les obstacles et les barrières pour asseoir les bases d’un cadre favorisant la mutualisation des efforts entre les deux niveaux de décisions national et local en vue d’accélérer la cadence de mise en œuvre des CDN.

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Réunions statuaires CGLU Afrique (7 décembre 2020)

La 24ème session du comité exécutif de CGLU Afrique se tiendra en ligne le 7 décembre 2020. Dans l’après-midi du 7 décembre le Conseil Panafricain de l’organisation se réunira également.

Cette 23ème session du Comité Exécutif adoptera le budget 2021 de CGLU Afrique.

Pour rappel, le Comité Exécutif de CGLU Afrique est l’instance chargée de la direction politique de l’organisation. Le Comité Exécutif comprend 16 membres, 15 membres représentant à égalité chacune des 5 régions du continent (soit 3 pour chacune des 5 régions), auxquels s’ajoute la Présidente du Réseau des Femmes Élues Locales d’Afrique (REFELA-commission genre de CGLU Afrique). Le Conseil Panafricain de CGLU Afrique est quant à lui composé de quarante-cinq (45) membres actifs, neuf (9) pour chaque sous-région africaine.

Évolution du processus de négociation entre les associations nationales de collectivités territoriales et la commission de l’Union Européenne  pour la programmation 2021-2027 

 

Depuis le mois de juin, CGLU Afrique fourni une assistance technique  à toutes les associations nationales de collectivités territoriales africaines dans le cadre du dialogue avec le gouvernement central et la délégation de l’UE au niveau des pays pour le prochain cycle de programmation de l’UE (2021-2027).

Une quarantaine de consultants est à pied d’œuvre auprès des associations nationales  afin de produire un document de référence qui permettra aux élus locaux  d’animer les séminaires nationaux pays et produire une feuille de route pour la programmation 2021-2027. Ces séminaires nationaux réuniront tous les membres de l’association nationale des collectivités territoriales pour les outiller en vue du rôle majeur qu’ils doivent jouer dans le processus de négociation.

Il faut noter que pour la première fois, les autorités locales vont participer dans ce processus en tant qu’acteur public aux côtés de l’Etat central qui était auparavant le seul acteur public associé à la définition des priorités de la coopération européenne.

Le document de référence élaborer par chaque consultant pays portera sur trois principaux points :

La politique nationale de développement et les stratégies sectorielles prioritaires définis et/ou mis en œuvre par le gouvernement national et le niveau de participation des autorités locales à sa mise en œuvre (y compris pour les ODD et les CDN : Contributions Déterminés Nationales pour la mise en œuvre de l’accord de Paris sur le climat) ;

– La  mise en œuvre de la politique de décentralisation en indiquant le niveau d’implication des gouvernements locaux ;

– La mise en œuvre de la coopération de l’UE dans le pays, y compris le programme indicatif national (PIN) soutenu par l’Union Européenne, le Fonds de développement dans le cadre de l’accord de Cotonou UE-ACP et toute information fournissant une évaluation de l’implication des différents acteurs dans la définition, la mise en œuvre et le suivi des interventions définies par le PIN.

Le mois de juillet a permis aux différents consultants de présenter un compendium sur les trois points mentionnés ci-dessus et un rapport analytique, des documents qui devront figurer dans le document de référence finale. Le document de référence abordera également le renforcement de la participation des autorités locales à la politique de développement et de coopération, ainsi qu’une  feuille de route planifiant les actions des associations nationales des collectivités territoriales.

Par ailleurs, les associations nationales de collectivités territoriales ont déjà engagées des prises de contact avec les ministères, le parlement et ses commissions concernés et impliqués dans le processus de dialogue et les délégations de l’UE de leur pays respectif.

Le mois d’octobre 2020 marquera la fin de la phase de négociation du prochain cycle de programmation de l’UE (2021-2027).

 

 

Le secteur culturel et créatif de l’Afrique définit la nouvelle normalité

 

 

 

En dépit des défis posés par le Covid19, les industries culturelles et créatives riches et diversifiées du continent ont émergé en luttant pour leur survie et face au plus grand défi de se redéfinir car les performances publiques sont limitées, et les lieux de divertissement et les attractions touristiques restent fermé. 

En 2018, Cités et gouvernements locaux unis d’Afrique a inauguré les capitales africaines de la culture lors de son événement phare Africités à Marrakech, au Maroc. Cette célébration culturelle, une première sur le continent, suivra un modèle similaire à celui des capitales européennes de la culture bien établies, qui existe depuis plus de 35 ans. L’initiative Capitales européennes de la culture a été conçue pour:

  • Mettre en valeur la richesse et la diversité des cultures en Europe
  • Célébrer les caractéristiques culturelles que partagent les Européens
  • Renforcer le sentiment d’appartenance des citoyens européens à un espace
    culturel commun
  • Favoriser la contribution de la culture au développement des ville
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23ème Session du Comité Exécutif de CGLU Afrique (Communique de Presse)

Rabat, 22 juin 2020

La 23e session ordinaire du comité exécutif de l’organisation panafricaine des Cités et Gouvernement Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) est prévue le mercredi 24 juin 2020 sous format virtuel, dû au contexte de pandémie mondiale liée au coronavirus (Covid- 19).

La rencontre sera consacrée principalement à l’approbation des comptes de l’organisation ; la stratégie 2020–2030 de CGLU Afrique et à l’état de la mise en œuvre des recommandations du Comité Exécutif tenu à Durban (Afrique du Sud) en novembre 2019.

Les travaux seront présidés par M. Léandre Nzué, Maire de Libreville (Gabon) & Président de CGLU Afrique.

Les dirigeants suivants de CGLU Afrique participeront également à cette réunion virtuelle via la plateforme zoom :

M. Mohammed Boudra, Président de l’AMPCC (Maroc), Vice-président de CGLU Afrique pour la région Afrique du Nord & Président de l’organisation mondiale CGLU;

Mme Soham El Wardini, Maire de Dakar (Sénégal), Vice-Présidente de CGLU Afrique pour la région Afrique de l’Ouest ;

M. Uwimana Innocent, Président de RALGA (Rwanda), Vice-président de CGLU Afrique pour la région Afrique de l’Est ;

M. Jeffry Sibisibi, Président de BALA (Botswana), Vice-président de CGLU Afrique pour la région Afrique Australe ;

Mme Dao Macoura, Maire de Foumbolo (Côte d’Ivoire), Présidente du REFELA (Réseau des femmes élues locales d’Afrique) ;

Mme Thembisile Nkadimeng, Présidente de SALGA (Afrique du Sud) & Co-présidente de l’organisation mondiale CGLU ;

M. Armand Béouindé, Maire de Ougadougou (Burkina Faso) & Président pour l’Afrique de l’organisation mondiale CGLU ;

M. Jean-Pierre Elong Mbassi, Secrétaire Général de CGLU Afrique.

Pour rappel, le Comité Exécutif de CGLU Afrique est l’instance chargée de la direction politique de l’organisation. Le Comité Exécutif comprend 16 membres, 15 membres représentant à égalité chacune des 5 régions du continent (soit 3 pour chacune des 5 régions), auxquels s’ajoute la Présidente du Réseau des Femmes Élues Locales d’Afrique (REFELA-commission genre de CGLU Afrique).

Pour de plus amples informations veuillez contacter :

Gaëlle Yomi : Tél : + 212 610 56 71 45
E-mail :gyomi@uclga.org

A Propos de :

CGLU Afrique : Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) est l’Organisation faîtière qui assure la représentation des collectivités territoriales d’Afrique. CGLU Afrique 48 associations nationales de collectivités territoriales et plus de 2 000 villes et collectivités territoriales adhérentes directes. À travers ses membres, CGLU Afrique représente plus de 350 millions de citoyens africains. CGLU Afrique a pour missions principales de promouvoir la décentralisation en Afrique et la mise en place de collectivités et au territoriales d’Afrique en tant que sphère autonome de gouvernance, distincte du gouvernement national tout en lui étant complémentaire ; soutenir la création et le renforcement d’associations nationales des collectivités territoriales dans le but de promouvoir un dialogue structuré entre le Gouvernement et les collectivités territoriales dans la définition et la mise en œuvre des politiques publiques, y compris la politique de la décentralisation ; mais aussi contribuer au développement et à l’unité du Continent africain à partir des villes et territoires.

Visitez le site de CGLU Afrique : www.uclga.org

Le leadership des femmes sera fondamental à l’heure de repenser le futur dans l’ère post-COVID-19

Barcelone, Espagne et Nairobi, Kenya, 08 mai 2020 

La crise du COVID-19 affecte les femmes et les hommes de manière différente. La douzième expérience d’apprentissage en direct a offert l’opportunité aux femmes dirigeantes locales et régionales du monde entier de partager leurs stratégies, préoccupations et expériences clefs, rappelant ainsi le rôle essentiel qu’elles occupent en première ligne de la crise.

La session a permis de souligner plusieurs questions clefs identifiées par des femmes dirigeantes du monde entier. L’augmentation de la violence basée sur le genre en situation de confinement, le rôle des femmes dans le leadership mondial, le besoin d’un nouveau système de gouvernance qui place les femmes comme des actrices essentielles dans la phase de reconstruction, et l’état du monde après le COVID-19, ont figuré parmi les questions essentielles explorées par les participantes.

Les femmes dirigeantes de CGLU se sont accordées sur un appel à l’action intitulé Le leadership des Femmes dans l’ère post COVID-19 dont les principales composantes – Appelant à un futur durable et basé sur l’égalité des genres – ont été présentées au cours de la session.

La session s’est ouverte sur l’introduction d’Åsa Regnér, Directrice Exécutive Adjointe d’ONU Femmes, qui a souligné la situation actuelle des femmes dans le monde. Regnér a en particulier évoqué le fait que même si « les femmes sont recherchées, elles continuent d’être moins payées que les hommes ». Elle a expliqué que la situation était particulièrement mauvaise dans le secteur des soins et de la santé, notamment dans le domaine des soins aux personnes âgées, dans lequel bien souvent de nombreuses femmes ne sont pas du tout rémunérées.

Maimunah Mohd Sharif, Directrice Exécutive d’ONU-Habitat, a exhorté toutes les sphères de gouvernement et parties prenantes du débat à placer les femmes et les filles au centre des efforts du processus de relance. Elle a argumenté que les femmes et les filles sont davantage exposées à la pandémie, notamment parce qu’elles sont les plus touchées par la perte d’emploi. Elle a appelé les dirigeants locaux et régionaux à prendre des mesures pour enrayer cette situation.

« Les femmes doivent être au centre de la prise de décision globale, et doivent avoir une place à la table des discussion. Nous devons prêter une attention particulière aux personnes âgées, ainsi qu’aux femmes et aux filles qui souffrent de handicap, et peuvent être facilement oubliées dans le processus de récupération. »

Thembisile Nkadimeng, Maire de Polokwane et Co-Présidente de CGLU, a fait valoir l’importance pour les femmes de s’auto-organiser dans le but de mieux reconstruire l’après-crise. Elle a appelé les gouvernements nationaux à agir contre les inégalités basées sur le genre, et à améliorer le bien-être grâce à la santé universelle et à la protection sociale. Elle a également appelé au développement de cadres fondés sur l’égalité dans la planification urbaine et la législation, dans le but de garantir la pleine inclusion des femmes et des filles dans le tissu social des villes et des régions.

« Comme cela a été identifié dans le Décalogue de CGLU pour l’ère post COVID-19, nous savons bien que les sacrifices que nous demandons des générations présentes et futures devront mener à des sociétés plus justes et plus égalitaires, au sein desquelles nous prendront soin l’un de l’autre. »

La discussion de haut niveau qui a suivi s’est ouverte sur l’intervention d’Ada ColauMaire de Barcelone et Envoyée Spéciale de CGLU aux Nations Unies, qui a souligné la manière dont la crise a rendu d’autant plus importante la nécessité de disposer de systèmes de santé publique décents. Elle a expliqué que, dans l’après COVID-19, il sera nécessaire de développer une nouvelle économie qui place les personnes au centre, qui ne spécule pas sur les besoins de base, qui embrasse les fondamentaux des mouvements féministes, pacifiques et environnementaux, et qui autonomise les gouvernements locaux et régionaux pour leur permettre d’offrir des solutions adéquates aux communautés.

Emilia Saiz, Secrétaire Générale de CGLU, a modéré la discussion en ajoutant que dans le futur, il sera fondamental d’autonomiser les femmes et les filles, et en argumentant qu’il sera nécessaire dans l’après-crise pour cela de créer de nouveaux types de partenariat entre les sphères de gouvernement et la société civile, en particulier avec les groupes de femmes. Emilia Saiz a également commenté l’appel à action des femmes élues locales, qui vise à garantir que l’égalité des genres soit au cœur des plans de relance. De surcroît, elle a déclaré qu’il est « essentiel de s’engager sur les agendas mondiaux dans le processus de récupération ; nous ne pouvons pas permettre que les priorités changent et considérer les ODD et le Nouveau Programme pour les Villes comme des accessoires ».

Claudia López, Maire de Bogotá, a mis en exergue que la phase de reconstruction devra répondre à des questions profondes qui se posaient déjà avant l’apparition de l’épidémie. Les valeurs de la solidarité et de l’empathie sont essentielles pour répondre à la pandémie et à celles qui suivront, a-t-elle fait valoir. Pilar Días, Maire d’Esplugues de Llobregat, a également souligné la valeur du travail de la santé et des soins, et des personnes – dont la grande majorité sont des femmes – qui travaillent dans ces domaines. Selon elle, le fait de placer le soin au cœur des politiques est intégral pour une récupération centrée sur les personnes.

La violence basée sur le genre est une thématique qui est ressortie plusieurs fois lors de cette conversation. Souad AbderrahimMaire de Tunis a souligné la manière dont sa ville travaille en temps réel à la protection et au soutien des femmes qui survivent à la violence, y compris pendant la pandémie. La Maire Adjointe de Quito, Gissela Chalá, a également appelé au développement de stratégies politiques visant à éradiquer la violence basée sur le genre, y compris les violences psychologiques et patrimoniales faites contre les femmes. La récupération, selon elle, ne se fera que si nous nous réinventons depuis une perspective fondées sur le Droit à la Ville.

Carola Gunnarsson, Maire de Sala et Vice-Présidente de CGLU pour l’Europe, a également déclaré que la violence faite contre les femmes et les filles pourrait générer une véritable crise dans les mois à venir, et a invité à considérer l’égalité des genres comme une question de droit humains. Elle a également rappelé que la manière dont la crise affectera en particulier les familles migrantes et réfugiées.

Rohey Malick Lowe, Maire de Banjul, a souligné que l’incorporation d’une planification des villes pensée depuis la perspective de genre, implique de construire pour toutes les femmes, comme l’avait rappelé la déclaration de la Directrice Exécutive d’ONU-Habitat. Elle a déclaré qu’étant donné qu’elles sont les plus affectées par la crise, ce qui leur apporte une perspective plus critique, les femmes devraient être au centre de la prise de décision dans l’après COVID-19. Fatimetou Abdel MalickPrésidente de la Région de Nouakchott, a fait écho à cette déclaration en invitant à avoir une représentation paritaire des femmes dans les processus de prise de décision à tous les niveaux, afin de garantir leur protection et des réponses adéquates à leurs besoins.

Madeleine Almelo-GazmanMairw d’Iriga, Trésorière de CGLU, a présenté la crise comme une opportunité de promouvoir l’égalité des genres dans les villes, à la maison et sur les lieux de travail. Elle a ajouté que la seule manière d’outrepasser la pandémie serait de travailler ensemble, et de devenir de meilleurs citoyens en développant un monde durable.

Elvira Dolotkazina, Maire Adjointe de Nizhnekamsk a abordé la manière dont les gouvernements locaux et régionaux peuvent soutenir les besoins des femmes pendant la pandémie, et a présenté plusieurs plans spécifiques mis en œuvre à Nizhnekamsk pendant l’épidémie visant à garantir des politiques d’emploi et de prestation de services non discriminatoires.

Maria Fernanda Espinosa, Présidente de la 73ème Assemblée Générale des Nations Unies a appelé à l’établissement d’une action mondiale coordonnée fondée sur la solidarité et la coopération. Elle  affirmé que la coresponsabilité partagée entre les différentes sphères de gouvernement, un multilatéralisme inclusif qui tiennent compte des gouvernements locaux et une perspective basée sur l’Agenda 2030 nous permettront de développer un nouveau contrat social qui aborde toutes les inégalités.

Gabriela Cuevas, Présidente de l’Union Inter-Parlementaire (IPU), a fait valoir que cela est une clef pour garantir que les accords mondiaux se convertissent en solutions locales. Elle a déclaré que l’impact du leadership des femmes avait été fondamental dans la pandémie, notamment en termes de transparence, de communication directe sur la nécessité de développer des dialogues inter-gouvernementaux, et de capacité de sensibilité dans la considération des différentes communautés.

Paola Pabón, Préfète de la Région de Pichincha s’est centrée sur le besoin de penser les questions de souveraineté et de sécurité alimentaire dans l’après COVID-19, appelant à l’activation de l’éventail d’activités économiques populaires et solidaires existant, et notamment des systèmes de micro-financements pour les femmes, les petits producteurs et l’agriculture. Fatma Şahin, Maire de Gaziantep, a également insisté sur le fait que la sécurité alimentaire serait une question cruciale dans le futur, tout comme la nécessité de garantir des systèmes de soins et de santé pour toutes les populations.

Hajjia MariamPrésidente du REFELA Ghana, a invité toutes les sphères de gouvernement à prêter davantage attention aux communautés vulnérables, dont notamment les enfants de la rue, avec l’objectif de ne laisser véritable personne pour compte.

Avant de conclure cette session, le groupe s’est adonné à un exercice de Mentimeter visant à explorer ce que devrait viser une coalition d’action de Génération Égalité. Le nuage de mots résultant de l’enquête a mis en exergue trois concepts clefs : la justice, la liberté, et les droits humains.

La conclusion de la session a été assurée par Octavi de la Varga, Secrétaire Général de Metropolis, et Ana Falú, Membre du Conseil d’Experts UBUNTU de CGLU. Le Secrétaire Général de Metropolis a fait valoir qu’il est nécessaire que les dirigeants et élus locaux hommes écoutent davantage les perspectives et les approches des femmes et soutiennent cette transformation. Ana Falú a invité les instances de décision politique à créer de nouvelles relations avec les populations et les institutions. Elle a rappelé que le leadership des femmes au sein des états nationaux et provinciaux, tout comme au sein des gouvernements locaux, est une composante essentielle dans cette perspective, et a suggéré l’établissement d’une feuille de route qui permettrait de penser l’ère post COVID-19 en termes de ce que cela implique et représente pour les femmes, pour ainsi réfléchir à l’articulation de la voie à suivre.

Lors de la clôture, Shipra Narang Suri, Cheffe de la Section pour les Pratiques Urbaines d’ONU-Habitat, a réitéré l’engagement d’ONU-Habitat dans le soutien et la promotion de l’égalité des genres au sein des gouvernements locaux.

Les villes ont été invitées à partager leurs expériences sur la plateforme www.citiesforglobalhealth.org, sur laquelle plus de 400 cas sont déjà disponibles. Les exercices d’apprentissage en direct se poursuivront dans le cours du mois de mai, avec des expériences portant sur l’accessibilité et la provision de services publics.

 

LIRE LE COMMUNIQUÉ DE PRESSE ICI

 

À propos des séries d’expériences d’apprentissage en direct :

La série d’apprentissage en direct organisée par CGLU, Metropolis et ONU-Habitat a rassemblé plus de 1 000 participant·e·s en six sessions au cours desquelles des intervenant·e·s issu·e·s des collectivités territoriales, du système des Nations unies et des partenaires de la société civile ont partagé leurs expériences, leurs initiatives et leurs actions pour soutenir leurs communautés face à la pandémie en leur offrant des services de base essentiels.La série a débuté fin mars et des villes du monde entier ont partagé leurs expériences, leurs initiatives et leurs actions en réponse à la pandémie. Ils ont également partagé leurs points de vue sur la manière dont les villes peuvent être transformées au-delà de l’épidémie.

À propos de Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU) :

CGLU est l’organisation mondiale des gouvernements locaux et régionaux et de leurs associations qui représente et défend leurs intérêts sur la scène mondiale. Représentant 70 % de la population mondiale, les membres de CGLU sont  présents dans toutes les régions du monde : Afrique, Asie-Pacifique, Europe, Eurasie, Moyen-Orient-Asie de l’Ouest, Amérique latine et Amérique du Nord – organisés en sept sections continentales, une section métropolitaine et un forum régional. Le réseau comprend plus de 240 000 villes, régions et métropoles et plus de 175 associations de collectivités locales et régionales présentes dans 140 pays. CGLU place au cœur de ses priorités stratégiques la démocratie locale, le changement climatique et la protection de l’environnement, la réalisation des objectifs de développement durable, les finances locales, le développement urbain et la diplomatie des villes pour la consolidation de la paix.  Visitez le site www.uclg.org et suivez @uclg_org pour en savoir plus.

À propos d’ONU-Habitat :

ONU-Habitat est l’agence des Nations unies spécialisée sur nos villes et nos communautés. ONU-Habitat travaille dans plus de 90 pays et soutient les habitants des villes et des établissements humains pour un meilleur avenir urbain. En collaboration avec les gouvernements et les partenaires locaux, ses projets à fort impact combinent une expertise mondiale et des connaissances locales pour fournir des solutions ciblées et opportunes. L’Agenda 2030 pour le développement durable comprend un objectif spécifique sur les villes, l’ODD 11 – rendre les villes inclusives, sûres, résilientes et durables.  Visitez www.unhabitat.org et suivez @unhabitat pour plus d’informations.

Pour plus d’informations, contactez :
Alejandra Salas
Secrétariat mondial de CGLU, Barcelone
communication@uclg.org

Susannah Price
Cheffe de la communication, ONU-Habitat
susannah.price@un.org
Tél. 254 722 719867

Appel à candidature pour rejoindre le staff ALGA

 

 

 

CGLU Afrique  lance un appel à candidature pour rejoindre le staff de son Académie Africaine des Collectivités Territoriales (ALGA).

Le poste à pourvoir est celui de :

  • Chef du Pôle Accréditation, Labellisation et Assurance Qualité

Pour avoir toutes les informations nécessaires pour postuler les candidat(e)s intéressé(e)s sont invités à cliquer sur le document ici et le lire attentivement.

Le dossier de candidature devra obligatoirement inclure :

-Une lettre de motivation indiquant les raisons pour lesquelles le/la postulante estime
qu’il/elle est le/la meilleur(e) candidat(e) pour le poste publié et faisant état de ses
prétentions salariales ;
-Un Curriculum vitae détaillé ;
-Des copies certifiées conformes des diplômes et certificats de travail ;
– Les références professionnelles ;
-Une photo d’identité.

Les demandes doivent être adressées au : Secrétaire Général de Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU-Afrique) avant le 30 juin  2020 aux adresses e-mail suivantes : info@uclga.org & najat_zarrouk@yahoo.fr ou l’adresse postale suivante : Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU-Afrique), 22 Rue Essaadyine, Quartier Hassan, Code Postal 10020 Rabat, Maroc, en vous priant de bien vouloir spécifier en objet « Recrutement du Staff ALGA ».

 

La mobilité, pierre angulaire des services publics en pleine pandémie de COVID-19

#BeyondTheOutbreak 
Barcelone, Espagne et Nairobi, Kenya, 9 avril 2020 

La série d’apprentissage en direct organisée par CGLU, Metropolis et ONU-Habitat, se poursuit activement en offrant aux collectivités territoriales l’opportunité de partager leurs expériences, leurs initiatives et leurs actions de soutien aux citoyens face à la pandémie en leur assurant des services de base essentiels.

Le troisième volet de la série d’apprentissage en direct, organisé conjointement avec l’Union internationale des transports publics (UITP) le 8 avril, a rassemblé des collectivités territoriales, des partenaires de la société civile, des acteurs clés du secteur des transports et les Nations unies afin de débattre des questions relatives à la mobilité urbaine dans le contexte de la pandémie.

Le gouverneur de Java Ouest, Ridwal Kamil, le maire de Strasbourg, Roland Ries, la maire de Banjul, Rohey Malick Lowe, le maire de Kigali, Pudence Rubingisa, et Borja Carabante, conseiller municipal de Madrid y ont pris part au débat aux côtés de représentants élus de Madrid, Mexico, Shenzhen et ToulouseLa directrice exécutive d’ONU-Habitat, le secrétaire général de l’UITP, la Fédération internationale des travailleurs du transport, le président de World Enabled et des représentants de Creative Mobilities ont également participé à la session.

La réunion a été ouverte par la directrice exécutive d’ONU-Habitat, Maimunah Mohd Sharif, qui a appelé les villes à assurer que “tous les modes de transport public soient désormais considérés comme un service public, afin de sauver des vies et de garantir les moyens de subsistance. Les villes doivent veiller à préserver un bon service public et la confiance dans un bon service public”. Elle a déclaré que les villes devraient donner la priorité à l’accès aux personnes qui ont le plus besoin de transports sûrs et abordables, notamment les personnes handicapées et celles qui travaillent dans les services essentiels. Et elle a conclu : “J’en appelle à tous à assurer une mobilité sûre aujourd’hui et à commencer à planifier la mobilité durable de demain. “

Le secrétaire général de l’UITP, Mohamed Mezghani, a introduit la discussion en insistant sur la nécessité de faire fonctionner les réseaux de transport public pendant et après l’épidémie – c’est l’épine dorsale des villes, et de veiller à ce que la crise sanitaire ne débouche pas sur une crise sociale. Il a rappelé la déclaration commune signée avec CGLU, Fédération internationale des travailleurs des transports (FIT) et l’Union internationale des chemins de fer (UIC), qui souligne que les transports publics sont un service essentiel face à la pandémie et au-delà, et qu’ils font partie intégrante du droit à la mobilité.

“Nous voulons rappeler à tous le rôle crucial des transports publics au moment de la crise du COVID-19, la nécessité de garantir leur bon fonctionnement dans le contexte actuel, et remercier à nouveau tous les travailleurs des transports publics, nos gardiens de la mobilité, de remplir leurs fonctions avec professionnalisme et d’assurer la continuité de ce service public”, a déclaré le secrétaire général.

Plus de 160 participants étaient présents en ligne durant la session qui a exploré les défis à relever pour garantir le droit de se déplacer au milieu d’une pandémie qui appelle les gens à rester chez eux. La première partie de la session a porté sur les actions et les défis locaux et régionaux en matière de mobilité au cœur de la pandémie.

Les dirigeants locaux et régionaux en première ligne, comme le gouverneur de Java Ouest, ont évoqué les mesures prises pour ralentir les mouvements de population en vue du retour au pays pendant le mois saint islamique du Ramadan qui commence dans quelques jours. Il a souligné que la province s’efforçait de maintenir la livraison des marchandises et le transport routier pour fournir de la nourriture aux plus de 50 millions de personnes qui peuplent Java Ouest.

Les maires de Banjul et de Kigali ont abordé les défis de la mobilité dans les villes dotées d’un important système de transport public informel. La nature informelle du travail de nombreuses personnes signifie qu’elles ne peuvent pas se permettre de rester à la maison. Pour garantir une mobilité sûre, il faut donc sensibiliser, former les travailleurs des transports publics et fournir des équipements de protection. Les maires ont également insisté sur la nécessité de repenser la mobilité à l’avenir et de promouvoir des politiques de mobilité urbaine durable qui contribuent à la récupération après l’épidémie.

Les villes européennes sont parmi les plus durement touchées par l’épidémie. Le maire de Strasbourg et l’adjoint au maire et secrétaire aux transports de Madrid ont donné des exemples de mesures prises pour respecter les consignes de distanciation physique pendant l’épidémie, et comment les transports publics ont été renforcés pour assurer une liaison régulière avec les hôpitaux. La réduction du nombre de personnes autorisées à monter dans les bus et la fourniture d’équipement sanitaire aux travailleurs ont été quelques-unes des principales mesures quotidiennes mentionnées ; la coordination entre les différents niveaux de gouvernement et l’ensemble des acteurs sociaux a été soulignée comme étant un impératif au maintien de dispositifs de transport sûrs et ordonnés.

La deuxième partie de la session a mis en évidence la manière dont les partenariats entre les collectivités territoriales, les syndicats et organisations de transport, le secteur privé et la société civile peuvent contribuer à garantir des modes alternatifs de mobilité urbaine et à développer une approche multimodale  de la mobilité. Le président de World Enabled a appelé à repenser les modes de transport dans la perspective de l’accessibilité pour tous, soulignant que la crise offre une occasion de renforcer la résilience.

Le secrétaire général de l’Union nationale des travailleurs du rail, de la mer et des transports (RMT) a rappelé l’importance de la protection des travailleurs dans les secteurs de transport les plus vulnérables et les moins bien organisés, et souligné que l’épidémie met désormais en lumière les agents de nettoyage et les travailleurs qui sont souvent ignorés, affirmant que cela est essentiel pour le bien-être des sociétés.

Le délégué général de Creative Mobilities a appelé à lier la culture et les transports pour garantir le droit de se déplacer et pour renforcer la portée des campagnes qui mettent en lumière la valeur des transports publics.

Emilia Saiz, secrétaire générale de CGLU, a clôturé la session en soulignant la valeur des transports publics, essentiels à la couverture des besoins fondamentaux. Elle a insisté sur l’importance de maintenir la régularité et la fréquence des transports publics ainsi que les conditions d’hygiène. Elle a ajouté qu’il était nécessaire de “s’assurer que nous avons un moyen sûr de rester chez nous, mais aussi que nous sommes capables de prendre soin des travailleurs. Les gens ont besoin de se sentir à nouveau en sécurité dans les transports publics, et cela nécessite de s’adapter aux nouvelles réalités et de fournir des informations en continu”.

Les exercices d’apprentissage en direct se poursuivront avec des sessions hebdomadaires les mercredis et jeudis pendant toute la durée de la crise. Les prochains sujets abordés comprendront l’accès à la technologie dans la prestation de services, le rôle des associations de gouvernements locaux et la migration, montrant comment les villes du monde entier s’attachent à surmonter les défis avec une nouvelle génération de solutions.

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À propos de Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU) :

CGLU est l’organisation mondiale des gouvernements locaux et régionaux et de leurs associations qui représente et défend leurs intérêts sur la scène mondiale. Représentant 70 % de la population mondiale, les membres de CGLU sont  présents dans toutes les régions du monde : Afrique, Asie-Pacifique, Europe, Eurasie, Moyen-Orient-Asie de l’Ouest, Amérique latine et Amérique du Nord – organisés en sept sections continentales, une section métropolitaine et un forum régional. Le réseau comprend plus de 240 000 villes, régions et métropoles et plus de 175 associations de collectivités locales et régionales présentes dans 140 pays. CGLU place au cœur de ses priorités stratégiques la démocratie locale, le changement climatique et la protection de l’environnement, la réalisation des objectifs de développement durable, les finances locales, le développement urbain et la diplomatie des villes pour la consolidation de la paix.  Visitez le site www.uclg.org et suivez @uclg_org pour en savoir plus.

À propos d’ONU-Habitat :

ONU-Habitat est l’agence des Nations unies spécialisée sur nos villes et nos communautés. ONU-Habitat travaille dans plus de 90 pays et soutient les habitants des villes et des établissements humains pour un meilleur avenir urbain. En collaboration avec les gouvernements et les partenaires locaux, ses projets à fort impact combinent une expertise mondiale et des connaissances locales pour fournir des solutions ciblées et opportunes. L’Agenda 2030 pour le développement durable comprend un objectif spécifique sur les villes, l’ODD 11 – rendre les villes inclusives, sûres, résilientes et durables.  Visitez www.unhabitat.org et suivez @unhabitat pour plus d’informations.

Pour plus d’informations, contactez :
Alejandra Salas
Secrétariat mondial de CGLU, Barcelone
communication@uclg.org

Susannah Price
Cheffe de la communication, ONU-Habitat
susannah.price@un.org
Tél. 254 722 719867

Rapport de synthèse du Forum des Collectivités Locales de Cotonou, Benin

Forum des Collectivités Locales « La Territorialisation en tant que levier pour accélérer la mise en œuvre des CDNs en Afrique : L’apport des Associations des pouvoirs Locaux Africains dans la mobilisation des villes africaines en faveur d’une action climatique »

Cotonou, les 27 et 28 février 2020

Du 27 au 28 février 2020, s’est tenu à Cotonou Bénin le deuxième Forum Pré COP 26 en présence de 200 représentants de villes, de collectivités locales et territoriales et d’acteurs non étatiques africains sous le thème : L’apport des Associations des pouvoirs Locaux Africains dans la mobilisation des villes africaines en faveur d’une action climatique.

I – Contexte et objectifs

L’urgence climatique annoncée par le Secrétaire Général des Nations Unies en septembre 2019 lors du sommet climat invite à une grande créativité dans la démarche de mobiliser les acteurs clés en particulier les collectivités locales et à soutenir l’effort collectif pour combler l’écart signalé dans le dernier rapport spécial du GIEC par rapport aux objectifs d’adaptation et d’atténuation formulés par l’accord de Paris.
Dans cette perspective, l’initiative de la Convention des Maires pour l’Afrique Subsaharienne (CoM SSA) lancée en Novembre 2015 par l’Union Européenne (la Direction Générale DEVCO), constitue une plateforme idoine pour renforcer l’approche ascendante et relever les défis énergétiques et climatiques en Afrique. Le nombre croissant de collectivités territoriales d’Afrique qui souhaitent rejoindre l’initiative CoM SSA apporte désormais la preuve qu’il est opportun d’inscrire les collectivités territoriales dans le processus de mise en œuvre des CDNs en Afrique.
Dans ce cadre et à la veille de la COP 26 à Glasgow, la tenue de ce 2ème forum, à Cotonou en République du Bénin, considérée à juste titre comme pays leader au niveau régional dans l’engagement face aux défis de l’urgence climatique, vient à point nommé pour apporter une réponse aux questions suivantes : Comment les Associations des Pouvoirs Locaux d’Afrique peuvent-elles mobiliser les villes à relever les défis de l’urgence climatique et saisir les opportunités qui se présentent à elles, et que faut-il pour y parvenir ?

L’objectif principal de ce forum est :

  • D’abord de mobiliser et formaliser l’action climatique locale à travers l’adhésion de l’ensemble des communes du Bénin à l’initiative de la Convention des Maires pour l’Afrique Sub Saharienne (CoM SSA) ;
  • Ensuite, de renforcer la coordination verticale par la signature d’un mémorandum entre le niveau central et le niveau local ;
  • Et enfin, lancer l’accréditation auprès du Fonds Vert Climat de CGLU Afrique et l’adoption d’un programme des Collectivités Locales pour la mise en œuvre des CDNs dans l’espace UEMOA.
  • II- le Déroulé des travaux et conclusions

    Devant une participation de plus de 120 personnes, dont près de 90 maires représentant les communes et les villes de l’espace UEMOA notamment, s’est tenue la séance d’ouverture présidée par Monsieur Abdoulaye BIO CHANE, Ministre d’Etat béninois chargé du Plan et du Développement, en présence de Monsieur Alassane SEIDOU, Ministre béninois de la Décentralisation et de la Gouvernance Locale, de Monsieur Luc SETONDJI ATROKPO, Président de l’Association Nationale des Communes du Bénin (ANCB), de Monsieur Jean Pierre Elong Mbassi, Secrétaire Général de CGLU Afrique, de Madame Véronique JANSEN, Chargée d’Affaires de l’Union Européenne au Bénin et de Monsieur Bouri SANHOUIDI, Représentant Permanent du PNUD au Bénin

    Au cours de cette séance, les allocutions prononcées ont mis l’accent sur le leadership du Bénin qui accueille pour la deuxième fois le Forum des Collectivités Locales sur l’Agenda du Climat. Les intervenants ont également souligné l’importance de ce forum à la veille de la tenue de la COP 26 et le rôle des collectivités territoriales dans la mise en place des actions permettant de relever les défis de l’urgence climatique et saisir les opportunités qui se présentent à elles, notamment en matière de financement.

    Au terme de la séance d’ouverture, le Président de l’ANCB a procédé à la signature d’adhésion au nom de l’ensemble des communes du Bénin à la Convention des Maires pour l’Afrique Subsaharienne CoM SSA. Pour renforcer la coordination verticales, il a été également procédé à la signature d’un mémorandum d’entente entre Le Ministère du Cadre de vie et du Développement Durable, l’ANCB et CGLU Afrique sur la territorialisation des CDNs et l’accès à la Finance Climat. Ces deux signatures consacrent la volonté du Bénin d’être à l’avant-garde de la territorialisation des CDNs.

    Pour répondre aux objectifs de ce forum, des sessions ont été organisées et articulées autour des cinq thématiques  à savoir :

  • Le cadre de gouvernance : Quels outils et mécanismes de gouvernance à développer en vue de renforcer le rôle des pouvoirs Locaux Africains dans la mobilisation des villes Africaines en faveur d’une action climatique alignée avec les engagements nationaux 
  • le cadre stratégique : Quelle stratégie de plaidoyer à mettre en place pour positionner les Associations Nationales des Maires en tant que partenaire clé dans la mise en œuvre des CDN ?
  • le cadre opérationnel : Quelles sont les expériences à partager dans le cadre de la mise en place des outils et instruments renforçant l’approche ascendante (processus d’élaboration des SEACAP) ?
  • le cadre de financement : Comment mobiliser et accélérer davantage le financement des plans Climat énergie au niveau territorial?
  • le cadre de coopération : Comment structurer davantage la coopération autour de la mise en œuvre des CDN en Afrique?
  • Il résulte de ces débats, les recommandations suivantes :

  • Améliorer le cadre institutionnel et réglementaire régissant le processus de décentralisation ;
  • Assurer un cadre de gouvernance multi niveaux qui favorise la cohérence de l’action climatique territoriale avec les programmes nationaux et des CDNs ;
  • Renforcer l’approche ascendante en partant notamment des Contributions Déterminées au niveau Local (CDL) et ce en tirant profit de la révision en cours des CDNs ;
  • Soutenir l’accréditation de CGLU Afrique par les pays de l’espace UEMOA auprès du Fonds Vert Climat ;
  • Renforcer le cadre de collecte de données, le monitoring, le reporting et la vérification de la mise en œuvre de l’agenda Climat de nos territoires ;
  • Souscrire à la mise en place d’un programme Readiness Afrique ciblant les gouvernements locaux et régionaux en vue d’amorcer la transition vers un développement local durable et résilient.
  • Album Photo du Forum des Collectivites Locales d’Afrique, Cotonou ici

    Journée Internationale des Femmes 2020: Message de la présidente du Réseau des femmes élues locales d’Afrique (REFELA)

     

     

    Lire le message transcrit ici