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Participez au «Lab Debate » de CGLUA Afrique et ALGA pendant les Journées Européennes du Développement (18 juin 2019 à Bruxelles)

Les Journées européennes du développement (JED) 2019 se tiendront les 18 et 19 juin à Bruxelles. Les JED de cette année ont pour thème “Combattre les inégalités : construire un monde qui ne laisse personne en marge”.

Organisé par la Commission européenne, les JED sont un programme participatif qui réunit chaque année la communauté du développement pour partager des idées et des expériences qui inspirent de nouveaux partenariats et des solutions novatrices aux défis les plus urgents du monde.

CGLU Afrique participera activement à l’événement et pourra être présent sur le stand 47 de l’hôtel de ville du Village Global.  Le stand 47 sera un lieu privilégié dédié aux collectivités locales, représentées par cinq grandes associations de collectivités locales et régionales actives dans la coopération au développement : AIMF, CLGF, PLATFORMA (CCRE), CGLUA et CGLU-Afrique.

Ces associations ont signé un accord-cadre de partenariat avec la Commission européenne en 2015. Grâce à ce partenariat, l’UE a reconnu le rôle des villes et des régions en tant que responsables politiques et décideurs pour relever les défis mondiaux et mettre en œuvre des agendas mondiaux communs au niveau local. Ensemble, les cinq réseaux de collectivités locales et régionales considèrent les inégalités comme une dimension transversale du développement durable, de la gouvernance locale et de la croissance économique.

Pour porter la voix du continent africain, CGLU Afrique organisera un débat autour thème : “S’attaquer aux inégalités et construire une Afrique locale, en ne laissant personne en marge.” Le débat sera l’occasion de discuter et d’échanger des idées qui ouvrent la voie à la création d’un “environnement favorable” pour les collectivités locales et régionales en Afrique afin de corriger les inégalités et d’avancer vers une transformation positive, inclusive, durable et résiliente qui ne laisse personne en marge.

Les principaux objectifs du débat sont :

– Créer un consensus autour des causes des inégalités en Afrique, en particulier au niveau local, qui ne peuvent être corrigées ou réduites sans l’implication responsable, forte et efficace des autorités régionales et locales ;

– Façonner le rôle et les responsabilités des autorités régionales et locales, aux côtés des autres acteurs et parties prenantes, pour faire face aux inégalités territoriales et les réduire ;

– S’entendre sur les principaux piliers d’un environnement favorable qui ne laisse personne de côté ;

– Construire des passerelles pour des partenariats ” gagnant-gagnant ” afin d’autonomiser les autorités régionales et locales.

Ne manquez pas ce grand moment d’échange. Rejoignez-nous le mardi 18 juin dans la salle D4 (de 10 h00 à 11h15).

Découvrez les principaux intervenants ici.

PROLONGATION-Appel à Manifestation d’Intérêt : Fonds de Développement des Villes Africaines (maintenant Agence Afrique Territoriale)

Contexte et justification de l’Appel à Manifestation d’Intérêt

La population mondiale devrait atteindre 8,1 milliards en 2025, 9,6 milliards en 2050 et 10,9 milliards en 2100. C’est l’Afrique qui assurera plus de la moitié de la croissance de la population mondiale, passant de 2,4 milliards d’habitants en 2050 à 4,2 milliards en 2100. Avec une croissance démographique moyenne annuelle de 2,4%, soit la plus élevée du monde, la population africaine a doublé dans les trente dernières années alors que la population européenne par exemple n’a augmenté que de 15 % pendant la même période.

Les experts estiment qu’entre 1950 et 2050, la population urbaine de l’Afrique aura augmenté de 1,3 milliards d’habitants, soit plus que l’ensemble de l’augmentation de la population urbaine en Europe, Amérique latine, Amérique du Nord et Océanie réunies. Le continent africain est la région du monde qui s’urbanise le plus rapidement. Elle est en conséquence la région du monde dont les besoins en investissements de peuplement sont les plus importants.

L’Afrique compte actuellement trois (3) villes de plus de 10 millions d’habitants (Le Caire: 17,7 millions d’habitants; Lagos: 13,12 millions d’habitants; et Kinshasa: 11,58 millions d’habitants); 4 villes dont la population se situe entre 5 et 10 millions d’habitants; 49 villes qui ont une population de 1 à 5 millions d’habitants; 53 villes dont la population se situe entre 500.000 et 1 million d’habitants; et 85 villes ayant une population de 300.000 à 500.000 habitants. Ces villes produisent environ 60% du PIB du continent, et hébergent une classe moyenne qui devrait égaler celle de la Chine en 2020. Le poids économique de cette classe moyenne est présentement évalué à USD 700 milliards, et devrait atteindre USD 1700 milliards en 2030.

La population urbaine de l’Afrique se caractérise par son extrême jeunesse. L’âge médian de la population est de 19 ans. Comparé aux autres régions, le poids des jeunes dans la population des villes d’Afrique est à la fois un défi et une opportunité : défi de devoir former et intégrer dans la vie économique et sociale des milliers de jeunes alors que les possibilités d’emplois ne sont pas à la hauteur des attentes. Opportunité de disposer d’une force de travail nombreuse et de mieux en mieux formée grâce aux progrès de l’éducation, et qui est prête à s’investir pour exploiter les nombreuses potentialités dont le continent recèle. A la condition expresse que le continent sache mobiliser par an pendant les 10 à 15 prochaines années la somme de USD 80 milliards nécessaire pour mettre en place les infrastructures et services urbains qu’il faut pour assurer une gestion et un fonctionnement efficaces des villes du continent.

Les experts estiment la valeur ajoutée annuelle actuelle des villes d’Afrique à environ USD 51 milliards, et leur capacité annuelle d’endettement à USD 8 milliards. D’un autre côté le chiffre d’affaires annuel des 200 principales banques intervenant sur le continent est évalué à plus de USD 1000 milliards, et leur produit annuel net à environ USD 45 milliards. En d’autres termes, les villes d’Afrique interviennent désormais dans un environnement caractérisé par des marchés financiers en expansion et de plus en plus matures.

Le défi du financement des infrastructures et services urbains dans les villes d’Afrique doit donc pouvoir être relevé en partant de ce nouvel environnement favorable. C’est pour examiner cette possibilité qu’en collaboration avec FMDV, CGLU-A a organisé à Marrakech, Maroc, en décembre 2014, la Conférence REsolutions Afrique sur le thème “Financer les Villes Africaines: Agenda, Alliances et Solutions”. A l’issue des travaux, les participants qui
étaient principalement les maires et autorités territoriales du continent ont recommandé la mise en place d’un véhicule financier dédié au développement des villes d’Afrique, appelé Fonds de Développement des Villes Africaines (ACDF, African Cities Development Fund) (cf. Déclaration de Marrakech en Annexe 1.).

C’est en application de cette recommandation que CGLU Afrique a lancé l’initiative visant à définir les conditions de mise en place et les modalités de fonctionnement du Fonds de Développement des Villes d’Afrique. Un atelier de définition du format de ce véhicule financier a eu lieu les 30 et 31 octobre 2017 à Rabat au Maroc. En plus des directeurs financiers de grandes villes comme Port-Louis et Pretoria, étaient présentes des institutions comme la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD), la Development Bank of Southern Africa (DBSA), la Bourse régionale des Valeurs Mobilières (BRVM), la Caisse de Dépôts et de Gestion (CDG) du Maroc, la Direction Générale des Collectivités Locales du Ministère de l’Intérieur du Maroc, Moody’s, Bloomfield International, HSBC, l’Agence France Locale, Norges Kommunalbank, le Fonds d’Equipement Communal (FEC) du Maroc, le Dakar Municipal Finance Project et le Fonds d’Equipement et d’Intervention Communal (FEICOM) du Cameroun.

Cet atelier a permis de définir les contours que devrait prendre le véhicule financier proposé ainsi que le chemin critique de l’ensemble des tâches à exécuter en vue de la mise en place du Fonds de Développement des Villes africaines (maintenant Agence Afrique Territoriale), aussi bien pour la composante technique, que pour la composante politique. Cet atelier a aussi rappelé l’urgente nécessité de mettre en place le Club des premières villes intéressées à faire partie de l’Agence Afrique Territoriale.

2 Présentation de l’appel à manifestation d’intérêt

Le présent appel à manifestation d’intérêt (AMI) a pour objet d’identifier les villes et collectivités territoriales d’Afrique qui souhaiteraient faire partie du Club fondateur de l’Agence Afrique Territoriale.

L’Agence Afrique Territoriale est conçue comme un fonds coopératif des principales villes d’Afrique (une vingtaine de villes au départ) qui s’engageraient à faire chacune une mise initiale pour le fonds de 100.000 Euros. Cette mise de fonds initiale devrait permettre de lever des ressources supplémentaires auprès des institutions de financement ou sur les marchés financiers.

L’Agence est destinée à financer les investissements et services nécessaires pour faire face à la croissance rapide des villes du continent et rattraper le retard accumulé dans ce domaine et qui rend le fonctionnement actuel de la plupart des villes d’Afrique globalement inefficace. Les exigences pour y accéder devraient également aider à l’amélioration des performances et de la gouvernance financière des collectivités ; et à la promotion de choix d’investissement économiquement et socialement plus rentables et plus efficaces.

3. Eligibilité
Sont éligibles comme membres fondateurs de l’Agence Afrique Territoriale : – Les villes-capitales des pays africains ; – Les villes africaines de rang 2 – Les collectivités territoriales de niveau intermédiaire du type État fédéré (dans le cas de pays ayant un système fédéral), Régions, Provinces, Comtés, Départements ou Cercles, etc.

4. Pièces constitutives des candidats au statut de MEMBRE FONDATEUR de l’Agence Afrique Territoriale
– la délibération prise par le conseil ou l’organe délibérant pour que la collectivité territoriale soit membre fondateur de l’Agence Afrique Territoriale.
– l’engagement de l’autorité responsable de l’organe exécutif de la collectivité territoriale de s’acquitter de la contribution des 100.000 euros dans les trois mois qui suivent le vote de la délibération du conseil ou de l’organe délibérant – copie de l’acte légal ou réglementaire portant création de la collectivité territoriale comme personne morale dotée de l’autonomie financière – copie de l’acte légal ou réglementaire portant désignation des membres de l’organe délibérant et de l’organe exécutif de la collectivité territoriale
– copie des trois derniers comptes administratifs approuvés par les autorités compétentes ou par des auditeurs publics ou privés – copie de l’acte réglementaire désignant le point focal de l’Agence Afrique Territoriale au sein de la collectivité territoriale (noms et coordonnées de la personne désignée)

5. Adresse pour l’envoi des pièces constitutives
L’ensemble des informations mentionnées au point 4 doit être adressé le plus tôt possible et  au plus tard le 15 Octobre 2019 à 17:00 TU à :

Monsieur le Secrétaire Général de CGLU Afrique

22, rue Essaadyine, Quartier Hassan 10020, Rabat, Maroc

Email : hbelghol@uclga.org ; fyatta@uclga.org 

Fax: +212 5 37 26 00 60

Tel: +212 5 37 26 00 62/63

Annexe 1 voir PDF 

Appel à l’Adhésion à la Charte des Collectivités Territoriales d’Afrique sur la Migration

La question de la migration est devenue un sujet de préoccupation au niveau des États nationaux comme de la communauté internationale. Les collectivités territoriales sont de manière générale le point de départ et le point d’arrivée des flux migratoires, et sont en conséquence appelées à jouer un rôle majeur dans la gestion de la migration. C’est pour cette raison qu’en prélude à la Conférence des Nations Unies organisée en
décembre 2018 à Marrakech ayant abouti à l’adoption du Pacte Mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières, la communauté des collectivités territoriales d’Afrique réunie lors de la Journée de la Migration tenue dans le cadre de la huitième édition du Sommet Africités en novembre 2018 à Marrakech a adopté la Charte des Collectivités Territoriales d’Afrique sur la Migration.

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Téléchargez le Formulaire d’Adhésion ici

Consultez la Charte des Collectivités Territoriales d’Afrique sur la Migration ici

Signature de la convention Commune de Marrakech / Capitales Africaines de la Culture

Lors du sommet Africités 8 à Marrakeck (20 -24 novembre 2018), la ville marocaine a été désignée première Capitale Africaine de la Culture.

Dans le cadre du suivi des actions du sommet Africités 8, la Commune de Marrakech et le Comité d’organisation des Capitales Africaines de la Culture se sont réunis le 22 février 2019 à Marrakech pour formaliser leurs engagements réciproques.

Entouré de Madame Awatef Berdaï, Vice-Présidente déléguée aux relations internationales et à la coopération décentralisée, de Monsieur Moulay Hassan Mounaddi, Vice-Président délégué à la culture, Monsieur Mohammed Larbi Belcaïd Président du Conseil Communal de Marrakech d’une part, Monsieur Jean-Pierre Elong Mbassi, Président d’Honneur du Comité d’Organisation des Capitales Africaines de la Culture et Monsieur Khalid Tamer Directeur général du Comité d’autre part ont signé la convention cadre donnant à Marrakech les moyens nécessaires à la première célébration, en 2020, des Capitales Africaines de la Culture.

 

Le projet des Capitales Africaines de la Culture, travaille :

  • à la structuration, la capacitation et la mise en réseau des acteurs culturels et créatifs du continent africain ;
  • au développement des écosystèmes publics et privés qui les rendront culturellement indépendants, et économiquement autonomes, durablement viables.
  • à l’affirmation et au rayonnement de l’identité culturelle du continent, à la réappropriation culturelle des africains par et pour eux-mêmes.

Plus que toute autre, Marrakech mérite d’être le maillon-source du réseau des Capitales Africaines de la Culture. Située au carrefour historique des civilisations arabe, européenne et négro-africaine, perle d’un Royaume particulièrement attaché à la multiculturalité, Marrakech a su répondre aux défis que la mondialisation pose à l’authenticité culturelle tout en réunissant les conditions pour élaborer les synthèses qui l’inscrivent irrémédiablement dans la civilisation de l’universel chère à Léopold Sedar Senghor.

En 2020, accompagnée et soutenue par le Comité d’organisation des Capitales Africaines de la Culture, Marrakech mettra donc la densité et la qualité de ses infrastructures au service d’une ambition forte et généreuse : lancer la dynamique affermissant l’identité et les valeurs d’un continent monde, à partir des réalités africaines, en devenant la première des Capitales Africaines de la Culture.

 

Tenue des rencontres d’instances et ouverture prochaine au Caire (Egypte) du bureau régional Afrique du Nord de CGLU Afrique

A l’invitation du Ministre du Développement Local de l’Egypte, Son Excellence Mahmoud Shaarawi, une délégation de CGLU Afrique dirigée par le Secrétaire Général, M. Jean Pierre Elong Mbassi, a participé à une mission au Caire, en Egypte, du 6 au 9 mars 2019. La délégation était composée de : M. Lahcen Amrouch, Vice-président de l’Association Marocaine des Présidents des Conseils Communaux (AMPCC) ; Mme Souad Zaidi, Adjointe au Maire de la ville de Rabat au Maroc ; M. Youssef Tanarhte, Directeur du Département Financier et Administratif de CGLU Afrique et M. Mohamed Cherkaoui, Chef du Protocole et des Relations avec les Administrations de CGLU Afrique.

La mission faisait partie des activités de suivi prévues au lendemains du 8ème Sommet Africités tenu en novembre 2018 à Marrakech, au Maroc. Le but de cette mission était d’affirmer le lien entre CGLU Afrique et les autorités égyptiennes. En effet, lors du sommet Africités 8, l’Egypte avait décidé d’effectuer son retour au sein de CGLU Afrique et de participer activement aux activités de l’organisation continentale des collectivités territoriales d’Afrique.

Le Ministre égyptien du Développement Local a expliqué que le Sommet Africités était une révélation sur l’importance de la contribution de CGLU Afrique à l’unification du continent et à la promotion de son développement à partir de la base. Il a insisté sur le fait que le Président égyptien Abdel Fatah Al-Sissi, en sa qualité de Président de l’Union Africaine pour l’année 2019, s’était engagé à poursuivre et à approfondir les efforts visant à créer une Union Africaine forte et résolue à mettre en œuvre l’accord de zone africaine de libre-échange, qui contribuera fortement à la réalisation de l’Agenda 2063, L’Afrique que nous voulons.

La délégation a tenu deux réunions importantes : dans la matinée du 7 mars 2019 avec le Ministère du Développement Local, à laquelle assistait Son Excellence Monsieur le Ministre qui la présidait entouré des gouverneurs du Caire, de Damiette et de Kaliubia, ainsi que des hauts fonctionnaires du ministère et des gouvernorats correspondants. Dans l’après-midi du 7 mars 2019, la délégation a rencontré Son Excellence Abubakar Hafni, Secrétaire aux Affaires Africaines et ses collaborateurs au Ministère des Affaires Etrangères.

Parmi les points à l’ordre du jour figuraient entre autres :

– L’échange d’informations sur la situation de la décentralisation et les attentes de CGLU Afrique ;

– La création du siège du bureau régional pour l’Afrique du Nord de CGLU Afrique (NARO) au Caire ;

– L’accueil des réunions des instances de CGLU Afrique en Égypte qui se tiendront au mois de juin 2019 ;

– Une visite de terrain.

En ce qui concerne la création du siège du bureau régional Afrique du Nord de CGLU Afrique (NARO) au Caire, les autorités Egyptiennes ont fourni des informations rassurantes sur ce dossier. En effet, le Ministre du Développement Local de l’Egypte, Son Excellence Mahmoud Chaaraoui a confirmé que l’Egypte avait offert d’accueillir le siège du bureau régional Afrique du Nord de CGLU Afrique et a d’ailleurs proposé à la délégation de CGLU Afrique de visiter les locaux affectés pour le bureau régional de l’Afrique du Nord.

Situé dans la zone aéroportuaire d’Héliopolis, les locaux composés d’une salle de réunion et 4 bureaux seront meublés, équipés, livrés et prêts à fonctionner au plus tard à la fin du mois de mai 2019.

La délégation a estimé que les locaux proposés pour NARO étaient appropriés et étaient tout à fait convenables pour la mission qui incombe à NARO.  Le projet d’accord de siège a déjà été soumis à l’approbation du Gouvernement Egyptien et est en cours d’examen auprès du service juridique du Ministère des Affaires Etrangères. Ce qui confirme que tous les voyant sont au vert pour l’ouverture prochaine du bureau NARO.

Le point sur l’accueil par l’Egypte des prochaines rencontres statutaires de CGLU Afrique a  débouché sur le choix de la période du 17 au 21 juin 2019. Le Gouvernement Egyptien ayant proposé d’organiser ces réunions à la veille du lancement de la Coupe d’Afrique de Nations de Football de la CAF, le 21 juin 2019. Les rencontres se tiendront comme suit :

  • Rencontre stratégique régionale de la Région Afrique du Nord de CGLU Afrique, réunissant   les membres de l’Afrique du Nord siégeant au Conseil Panafricain de CGLU Afrique ainsi que les présidents et secrétaires permanents de chaque association nationale de collectivités territoriales opérant dans la région (17 juin),
  • Réunion de la Commission de Gestion Financière (18 juin)
  • Lancement officiel de REFELA Egypte (19 juin 2019)
  • Réunion du Comité Exécutif de CGLU Afrique (20 juin 2019)
  • Inauguration officielle du bureau régional de CGLU Afrique pour l’Afrique du Nord (21 juin 2019)
  • Participation à la cérémonie de lancement de la Coupe d’Afrique des Nations de Football (21 juin 2019).

En abritant ces rencontres, le pays des pharaons réaffirme sa détermination à reprendre sa place légitime dans le mouvement pour la gouvernance locale et la dynamique du développement local en Afrique.

Le Ministre du Développement Local, Son Excellence Mahmoud Shaarawi s’est félicité de l’élection des représentants égyptiens au sein des organes de gouvernance de CGLU Afrique, à savoir :

–  Le Gouvernorat de Kaliubia représenté par son Gouverneur, Dr. Alaa Abdelhalim Mohamed, au Conseil Panafricain de CGLU Afrique ;

–  Le Gouvernorat du Caire, représenté par M. Khaled Abdel Aal, au Comité Exécutif de CGLU Afrique ;

–  Le Gouvernorat de Damiette, représenté par Mme Manal Awad Mikhaiel Aboughatas, au Conseil Panafricain de REFELA (Réseau des Femmes Elues Locales d’Afrique).

Le bureau régional pour l’Afrique du Nord (NARO) vient s’ajouter aux trois autres bureaux régionaux déjà opérationnels de CGLU Afrique : Afrique de l’Ouest (WARO), Afrique de l’Est (EARO), Afrique Australe (SARO).

La Task Force Climat de CGLU Afrique renforce ses partenariats lors de la semaine africaine du climat

Accra, Ghana, 18 mars 2019

La journée du 18 mars 2019 à Accra au Ghana a marqué le début d’un dialogue structuré autour des Contributions Déterminées au niveau National (CDN) lors de la semaine africaine du climat , organisée par le gouvernement du Ghana. Des délégués du monde entier se sont réunis à Accra pour « débattre des mesures de lutte contre le changement climatique et renforcer l’engagement des parties prenantes dans des secteurs clés tels que l’énergie, l’agriculture et les établissements humains. Cet événement très important souligne l’engagement de l’Afrique pour la mise en œuvre des CDN dans la perspective du sommet des Nations Unies sur le climat qui se tiendra à New York, au cours de l’année. La Task Force Climat de Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) joue un rôle crucial lors de la semaine  africaine du climat , où la CCNUCC a demandé à la Task Force de coordonner et de diriger le volet politique n ° 2 relatif à la promotion des villes et de l’action locale. Dans ce contexte, la task force climat est une plateforme d’échange idéale sur les défis et opportunités communs rencontrés par toutes les parties prenantes africaines. L’établissement de partenariats stratégiques forts est au cœur du groupe de travail sur le climat, qui héberge également le « centre d’assistance » (helpdesk) de la Convention des maires pour l’Afrique subsaharienne basé au bureau régional de CGLU Afrique à Accra. Avec la récente nomination du maire d’Accra au conseil d’administration de la Convention des maires, la semaine africaine du climat offre une excellente occasion de faire d’Accra une plateforme stratégique pour le climat et de faire participer les villes et les gouvernements locaux au processus de l’Accord de Paris.

 

Jour 2 –  Le mardi 19 mars, un nouvel accord de partenariat stratégique a été signé entre ICLEI Afrique et Cités et gouvernements locaux unis d’Afrique (CGLU Afrique). Le protocole d’accord renforce une collaboration existante pour accélérer la mise en œuvre des objectifs de développement mondiaux et africains au niveau local et territorial en Afrique. Ce nouveau partenariat est fondamental dans le cadre de la Task Force climat de CGLU Afrique et rassemble toutes les parties intéressées pour renforcer et responsabiliser les collectivités locales et territoriales afin qu’elles jouent un rôle clé dans l’agenda du changement climatique et du développement durable. CGLU Afrique fournit un plaidoyer politique et la voix de l’Afrique locale qui est soutenue par l’appui technique d’ICLEI Afrique.

La collaboration entre ICLEI Afrique et CGLU Afrique se manifestera dans la foulée lors d’un événement parallèle durant la semaine africaine du climat. Cet événement sera dirigé par la Task Force climat de CGLU Afrique, et va faciliter la conclusion d’un accord entre les États et les autorités locales pour la territorialisation des Contributions Déterminées au niveau National (CDN).

Jeudi 21 mars, dans la Salle de commission 1, une session présidée par le secrétaire général de CGLU Afrique, M. Jean Pierre Elong Mbassi, qui animera une table ronde et un dialogue structuré à la Davos avec des ministres et des maires, dont Son Excellence  Hajia Alima Mahama, Ministre des Collectivités Locales et du Développement Rural du Ghana ; et M. Mohammed Adjei Sowah, Maire d’Accra. Les partenaires, CoM SSA et ICLEI Afrique, montreront comment les maires africains peuvent comprendre de manière appropriée leurs rôles et leurs responsabilités pour ce qui est d’agir sur les questions de changement climatique, ainsi que les moyens d’obtenir un appui technique pour le développement d’actions sur le climat au niveau local. Ces partenariats solides au sein des pays et au niveau international offrent également aux parties prenantes un mécanisme leur permettant de partager leurs expériences et leurs données sur les problèmes et l’action liés au changement climatique en Afrique. Une conférence de presse sur les villes et l’action locale suivra cette session à 13h30 – 14h00 avec le Secrétaire Général de CGLU Afrique, M. Jean Pierre Elong Mbassi, avec le Ministre des Collectivités Locales et du Développement Rural, et avec le  Maire d’Accra, dans la Salle de Commission 1.

Cette démarche audacieuse visant à approfondir le partenariat existant entre CGLU Afrique et ICLEI Afrique, et qui a pour but de soutenir l’action locale en faveur de la mise en œuvre des CDN, rejoint fortement la stratégie et le mandat de la Convention des maires d’Afrique subsaharienne, qui offre un accès indispensable à un soutien pratique aux villes à travers le continent.

Contact média :

Pour de plus amples informations, veuillez contacter :
Em Ekong :

Cités et Gouvernments Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique)

Tel: + 44 7801 701 675 ou  +233 50 933 3000

e-mail: eekong@uclga.org

Cliquez ici pour télécharger le communiqué .

 

 

 

 

 

 

 

Communiqué: Les collectivités locales et régionales en deuil suite au tragique crash du vol ET 302

ICLEI-Local Governments for Sustainability et Cités et Gouvernements Locaux Unis-CGLU, au nom de toutes les organisations réunies dans la Global Taskforce, expriment leur profonde tristesse et présentent leurs plus sincères condoléances aux familles de toutes les victimes du crash du vol ET 302. Nous sommes profondément attristés de la perte de nos chers collègues des Nations Unies, des délégations et de tous les membres de la communauté internationale, qui étaient en route pour Nairobi.

Au nom des collectivités locales et régionales qui se préparent cette semaine à participer intensément à l’Assemblée des Nations Unies pour l’environnement à Nairobi, nous voulons témoigner notre solidarité avec toutes les familles, collègues et amis, et les assurer de notre soutien face à cette douloureuse perte que nous ressentons tous.

Nos pensées vous accompagnent tous,

 

 

Gino Van Begin ,                                                                                              Emilia Saiz
Secrétaire Général,                                                                                         Secrétaire Général,
ICLEI – Gouvernements locaux pour le développement durable           Cités et gouvernements locaux unis

Sources: CGLU 

La vérité sur la migration

« La coopération au développement peut-elle apporter des solutions » ? Entre le 4 et le 5 février, la Commission européenne a accueilli la 6ème édition du forum « Villes et Régions pour la coopération au développement».   Les villes et les régions du monde sont au cœur du développement durable et de nombreuses leçons et pratiques peuvent être partagées avec des pairs afin de résoudre certains problèmes critiques, allant de la pauvreté, de la sécurité alimentaire à l’égalité des sexes, en passant par le changement climatique.

Qu’est-ce que la Coopération au Développement ? Souvent décrite comme une aide au développement offerte par une région à une autre, généralement d’une région développée à une région en développement, elle consiste en une description large de l’action internationale entre deux villes ou régions qui peut consister en :

-Un soutien financier – ce que nous appelons traditionnellement «Aide»,

Un soutien au renforcement des capacités – Renforcement des capacités humaines ou organisationnelles,)

Un soutien technique et politique de partage -Un changement de politique – dont la décentralisation est une composante majeure .

Le Forum a abordé le développement urbain durable par le biais de jumelages, de couplages et de mises en relation des Autorités Locales et Régionales de l’UE et des pays partenaires, y compris des villes et des régions d’Afrique.

L’évènement de deux jours a non seulement initié des discussions et un débat sur la coopération et le développement, mais il a également mis en lumière des initiatives de partenariat fructueuses, notamment les Platforma Awards, qui visent à récompenser les meilleurs projets de développement de ville à ville et de région à région, en assurant la promotion de la coopération décentralisée.

Les villes de Roeselare (Belgique) et Dogbo (Bénin) ont reçu le premier prix pour leur programme d’enregistrement des naissances en commun et après six ans, Dogbo est devenue une référence dans le domaine de l’état-civil au Bénin, un pays où plus de 40% des naissances ne sont pas enregistrées.

Le Maire de Dogbo, Vincent Codjo Akakpo, a évoqué les avantages de la coopération au développement et a encouragé les villes et régions d’Afrique à explorer les possibilités de tels partenariats pour favoriser le développement durable.

Jean-Pierre Elong Mbassi, Secrétaire Général de Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique, a amené une délégation de l’Afrique à participer à un certain nombre de discussions sur des sujets d’intérêt, y compris celui de la migration.

Parmi les sujets d’actualité entre l’UE et l’Afrique, CGLU Afrique a organisé un événement parallèle sur le thème « Coopérer autour de la migration » afin de fournir une plateforme pour interagir et générer des idées et des recommandations à l’attention des institutions européennes sur cette importante question. On parle aujourd’hui de migration comme s’il s’agissait d’un phénomène nouveau, mais cela se produit depuis l’aube des temps, à partir de « l’incroyable périple humain » qui a marqué la première sortie de l’être humain en dehors de l’Afrique il y a quelque 60 000 ans, et voilà que nous en parlons ici en 2019 comme s’il s’agissait de quelque chose de nouveau.

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Lire le rapport du Side Event.

Appel à manifestation d’intérêt: « Campagne# Villes Africaines, à zéro tolérance face aux violences faites aux femmes et aux filles »

I.  Cadre de la Campagne

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La « Campagne# Villes  Africaines, à zéro tolérance face aux violences faites aux femmes et aux filles », organisée sous le slogan « Villes et territoires d’Afrique, à vous d’agir contre les violences faites aux femmes et aux filles », est une initiative du Réseau des femmes Elues Locales d’Afrique, le REFELA, la commission permanente de l’Egalité des genres de Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique), qui est l’organisation panafricaine, ayant un statut diplomatique et dont le siège est à Rabat, au Royaume du Maroc.

Le REFELA été lancé à Tanger au Maroc en 2011. Il est dirigé par un bureau exécutif de quinze membres représentatifs des cinq régions d’Afrique. La présidence de REFELA est assurée par la ville de Bangangté au Cameroun, représentée par son Maire, Mme Célestine Ketcha-Courtes, ceci jusqu’en Novembre 2021.

Le REFELA prend part à la lutte contre toutes formes de violences fondées sur le genre que subissent les femmes et les filles africaines, avec notamment le soutien de CGLU Afrique et d’autres partenaires, tel que le Ministère de la solidarité, de la famille, de l’égalité et du développement social. Ce combat est l’une des priorités qui s’impose aux cités et gouvernements locaux et régionaux unis de l’Afrique et du monde.

A cet effet, dans son plan d’action triennal 2019-2021, Le REFELA propose le lancement de trois campagnes :

  • La campagne des villes africaines à zéro tolérance face aux violences faites aux femmes.
  • La campagne des villes africaines sans enfants de la rue.
  • La campagne des villes africaines favorables à l’autonomisation économique des femmes.

Le présent appel à manifestation d’intérêt s’adresse aux leaders et conseils des villes et collectivités territoriales d’Afrique volontaires pour adhérer à la « Campagne# Villes Africaines à zéro tolérance, face aux violences faites aux femmes et aux filles », ainsi qu’à leurs associations représentatives.

II. Intérêt de la Campagne#

Comme le démontre le Premier rapport analytique sur la situation des violences faites aux femmes et aux filles et des avancées réalisées au niveau du Contient de l’Afrique’’, élaboré par l’équipe du REFELA et diffusé lors d’Africités 8, (novembre 2018), la montée de ce phénomène menace sérieusement la bonne gouvernance des villes et territoires locaux d’Afrique. En effet l’engagement dans la lutte contre les violences faites aux femmes permettrait de revoir les villes Africaines autrement, elle permettrait également de faire une transition égalitaire et juste des villes et collectivités territoriales, bénéfique pour l’image et conforme aux Agendas africains et internationaux, spécifique à la promotion de l’égalité des sexes et de l’autonomisation des femmes et des filles (l’ODD5), d’ici 2030.

Ce phénomène qui persiste est en totale contradiction avec les valeurs de respect, d’équité et de justice qui représentent le fondement même des sociétés africaines. Il met en difficulté la réalisation pour les villes africaines des 17 Objectifs de Développement Durable et plus spécifiquement l’ODD5 : Parvenir à l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes et filles, d’ici 2030.

A ce propos, les membres du REFELA proposent la « Campagne@ Villes Africaines à zéro tolérance face aux violences faites aux femmes et aux filles » afin que l’éradication de ce fléau d’ici 2030 figure en bonne place parmi les priorités des politiques et stratégies de développement des villes et collectivités territoriales d’Afrique.

Cette campagne appelle la libre adhésion des villes et collectivités volontaires pour y participer. Les membres du REFELA sont convaincus que la plupart des responsables des villes et collectivités d’Afrique y participeront, car c’est aussi et probablement en premier lieu à leur capacité à s’attaquer sérieusement à ce phénomène que les responsables de la gouvernance des villes et territoires seront jugés dans leur volonté de développer des villes et collectivités plus justes, égalitaires, inclusifs et durables, suivant les prescriptions de l’ODD5, des Nations Unies.

Le refus des injustices et discriminations faites aux femmes doit être à la base d’un élan de solidarité de la part de toutes les femmes maires et élues locales rassemblées au sein de REFELA, mais aussi tous les élus locaux, et intégrer toutes les composantes de la société, y compris les organisations de la société civile, le milieu de l’entreprise, les autorités traditionnelles et religieuses, mais aussi les partenaires de coopération interétatique ou décentralisée engagés en Afrique. C’est la raison pour laquelle la « Campagne @ Villes Africaines à zéro tolérance face aux violences faites aux femmes et aux filles » se prononce comme étant une campagne internationale et mondiale.

III. Adhésion à la Campagne#

La présentation de la « Campagne Villes Africaines à zéro tolérance, face aux violences faites aux femmes et aux filles » a eu lieu dans le cadre de la 8ème édition du Sommet Africités qui a été organisée du 20 au 24 novembre 2018, à Marrakech au Maroc. Les villes et collectivités territoriales et leurs associations nationales qui sont intéressées pour adhérer à « Campagne Villes Africaines à zéro tolérance face aux violences faites aux femmes et aux filles », doivent renvoyer le formulaire d’adhésion ci-après, rempli et signé, au secrétariat de CGLU Afrique au plus tard le 30 avril 2019. Les adhérents signataires des protocoles d’entente, deviendront les Membres actifs de la « Campagne Villes Africaines à zéro tolérance face aux violences faites aux femmes et aux filles »

 

 

 

 

 

Coordonnées de CGLU

Afrique

Adresse 22 Rue Essaadyine, Hassan, Rabat 10000,

Royaume du Maroc

Téléphone +212 537 26 00 62

+212 537 26 00 63

Fax +212 537 26 00 60
E-mail secretariat@uclga.org/info@uclga.org

 

mghefrane@uclga.org

 

Site web www.uclga.org

 

(Formulaire ci-joint)

 

Sommet Africités 8 : Synthèse des sessions et recommandations

Le thème général retenu pour le Sommet est « la transition vers des villes et des territoires durables, le rôle des collectivités territoriales africaines ». Ce thème réconcilie la nécessité d’apporter des réponses concrètes aux demandes des populations pour l’amélioration de leurs conditions et cadre de vie, avec l’exigence de s’adapter à un environnement marqué par les changements climatiques et le divorce de plus en plus prononcé entre les modèles de croissance expansifs et l’impossibilité de continuer à emprunter sur les ressources naturelles au rythme qu’ils imposent, sous peine de remettre en cause la vie des générations futures. L’Afrique va devenir le premier foyer humain du monde dans un peu moins de deux générations. Elle peut et elle doit emprunter le chemin du développement durable dès maintenant, notamment dans ses villes et dans ses territoires, parce qu’elle est la région du monde la moins enchâssée dans l’économie mondialisée, et donc la plus susceptible de bifurquer vers une économie plus sobre par rapport aux emprunts et aux rejets dans l’environnement naturel, plus juste et plus inclusive socialement.

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