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22ème SESSION DU COMITE EXECUTIF DE CGLU AFRIQUE A DURBAN

CGLU Afrique tiendra la 22ème session de son Comité Exécutif le 09 novembre 2019, à partir de  9h00 à l’hôtel Onomo de Durban (Afrique du Sud) . La réunion se tient en prélude au Congrès mondial de CGLU prévu du 11 au 15 novembre 2019 dans la ville de Durban.

Cette 22ème session du Comité Exécutif adoptera le budget 2020 de CGLU Afrique et discutera de la participation africaine au Congrès Mondial de CGLU.

Il faut rappeler que l’Afrique est en lice pour le poste de président de CGLU pour le mandat 2019-2022. Le candidat présenté par l’Afrique est le Dr. Mohamed Boudra, Maire d’Al Hoceima (Maroc), Président de l’Association Marocaine des Présidents des Conseils Communaux (AMPCC) et Vice-Président de CGLU Afrique pour la région Afrique du Nord.

Les dirigeants suivants de CGLU Afrique participeront à cette réunion :

M. Léandre Nzué, Maire de Libreville (Gabon), Président de CGLU Afrique,

Rev. Mpho Moruakgomo, Président de BALA (Botswana), Vice-président de CGLU Afrique pour la région Afrique australe ;

Mohammed Boudra, Président de l’AMPCC (Maroc), Vice-président de CGLU Afrique pour la région Afrique du Nord,

Mme Soham El Wardini, Maire de Dakar (Sénégal), Vice-Présidente de CGLU Afrique pour la région Afrique de l’Ouest ;

M. Uwimana Innocent, Président de RALGA (Rwanda), Vice-président de CGLU Afrique pour la région Afrique de l’Est ;

Mme Dao Macoura, Maire de Foumbolo (Côte d’Ivoire), Présidente du REFELA (Réseau des femmes élues locales d’Afrique)

Mme Thembisile Nkadimeng, Présidente de SALGA (Afrique du Sud),

M. Jean Pierre Elong Mbassi, Secrétaire Général de CGLU Afrique.

La réunion du Comité Exécutif sera suivie le 9 novembre dans l’après-midi (15h) par une réunion du Conseil Panafricain de CGLU Afrique, également à l’hôtel Onomo de Durban. Les participants à la réunion du Conseil Panafricain se pencheront particulièrement sur les activités des Congrès de CGLU et l’organisation du Sommet Africités 2021 à Kisumu (Kenya).

Pour rappel, le Comité Exécutif de CGLU Afrique est l’instance chargée de la direction politique de l’organisation. Le Comité Exécutif comprend 16 membres, 15 membres représentant à égalité chacune des 5 régions du continent (soit 3 pour chacune des 5 régions), auxquels s’ajoute la Présidente du Réseau des Femmes Élues Locales d’Afrique (REFELA). Le Conseil Panafricain de CGLU Afrique est quant à lui composé de quarante-cinq (45) membres actifs, neuf (9) pour chaque sous-région africaine.

Pour de plus amples informations, veuillez contacter :

Gaëlle Yomi : Téléphone : + 212 610 56 71 45

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“Si les autorités locales sont renforcées, la ville et le développement de la population suivront”, Landing Sanneh, Président du Conseil régional de Mansakonko (Gambie)

Lors de la 3ème édition du  Forum Africain des Managers territoriaux et des instituts de formation ciblant les collectivités territoriales (FAMI), le Président du Conseil régional de Mansakonko (Gambie), M. Landing Sanneh, a souligné l’importance d’investir dans le capital humain au niveau local en Afrique. Ci-dessous la  transcription de son interview vidéo enregistrée à la fin du FAMI, qui a été organisé par l’Académie Africaine des  Collectivités Territoriales (ALGA) de CGLU Afrique, du 10 au 14 juin 2019, à Ifrane (Maroc).

Comment avez-vous apprécié ces 3 jours de FAMI ?       

Le déroulement de ces trois jours a été très intéressant et, je dirai, très pertinent pour mon travail au sein du gouvernement local, compte tenu des sujets d’actualités dont nous avons discuté, comme le renouvellement des ressources régionales, le financement de la gouvernance locale et aussi le spectre du renforcement des capacités. L’aspect clé était le partage d’expériences et d’informations avec d’autres collègues. J’ai beaucoup appris de l’expérience des maires et d’autres collègues de toute l’Afrique et d’ailleurs. Je pense que c’est une grande opportunité, que je partagerai avec d’autres collègues lorsque je rentrerai chez moi.

Pourquoi est-il important d’investir dans le capital humain au niveau local en Afrique ?

Je pense qu’investir dans le capital humain est une condition préalable au développement durable, parce que vous aurons alors le personnel et les ressources nécessaires pour bâtir le développement pour nos pays et notre continent. Sans une formation rapide et un renforcement des capacités, je pense que nous ferons des allers et retours en arrière et que nous ne ferons ni avancer le programme ni maintenir les efforts que nous faisons. En somme, je pense que nous ne pouvons rien faire d’autre que conserver et renforcer nos capacités pour nous assurer de poser les bases de notre développement, de nos objectifs et de nos stratégies.

Quel est votre dernier mot ?

J’apprécie cette formation et l’opportunité qui nous est offerte par ALGA, CGLU Afrique et tous les partenaires impliqués dans ce programme. J’encourage l’organisateur à examiner dans quelle mesure nous pouvons encore développer ce genre d’activités et à voir combien d’autres activités suivront. Je pense que si les autorités locales ne sont pas renforcées, elles ne verront pas les fruits du développement national. Or c’est là que se trouve la population, à la base, et si les autorités locales renforcent suffisamment leurs capacités, le développement de la population aura lieu et sera pris au sérieux. Si les populations à la base se développent, elles se développeront aussi à l’échelle nationale.

 

 

 

 

Lancement du chapitre gambien du REFELA

 

Les 5 et 6 octobre 2019, le regroupement des femmes maires et élues locales gambiennes présidé par madame Rohey Lowe, Maire de la municipalité de Banjul, en partenariat avec CGLU Afrique et le PNUD, ont lancé le chapitre National gambien du REFELA (Réseau des femmes élues locales d’Afrique).

Le maire de Banjul, Mme. Rohey Lowe, a présidé le lancement officiel à l’hôtel Atlantic de Banjul. Ce lancement a connu l’appui technique du secrétariat du REFELA et la présidence du Réseau, auprès du point focal du REFELA, Mme le maire de Banjul.

Le maire Lowe a déclaré que ce lancement marquera un tournant dans les aspirations des femmes gambiennes dans tous les domaines du développement. Elle a également expliqué que le REFELA est la commission permanente de l’égalité de genres de CGLU Afrique. Et conforment au Règlement intérieur du REFELA, le nouveau chapitre national gambien sera la Commission genre de l’association nationale des collectivités locales gambiennes.

En outre, Mme Lowe a révélé que la campagne pour améliorer la vie des femmes telle que préconisée par le REFELA a pris un tournant très positif avec son élection comme première femme maire de la capitale de Banjul.

Mais la situation est plus difficile pour les femmes rurales dont la participation active à la gouvernance, en particulier dans les gouvernements locaux, a été largement absente. Et si la situation actuelle n’est toujours pas maîtrisée, la situation des femmes en ce qui concerne leur participation active au processus électoral et à la gouvernance ne fera qu’empirer “, a-t-elle averti.

Selon le maire Lowe, les femmes représentent bien plus de la moitié de la population et environ 54 % de l’ensemble des électeurs inscrits, mais elles ne sont pas représentées aux postes de décisions malgré leur majorité.

Même si l’on sait que les femmes sont des partisans loyaux et qu’elles forment la base de leurs partis politiques, elles sont encore largement sous-représentées dans la hiérarchie de leurs propres partis et dans d’autres postes électifs du pays“.

Comme mentionné dans la feuille de route, pour être atteint, tous les objectifs de développement durable sont directement liés aux responsabilités des gouvernements locaux et régionaux “, a-t-elle révélé.

Le maire Lowe a appelé les femmes à s’engager en faveur de l’Agenda 2030 pour que les femmes gambiennes atteignent des sommets remarquables dans le développement politique et économique du pays.

La section gambienne de REFELA est déjà engagée dans les principales campagnes REFELA :

Ø La Campagne pour des villes africaines sans enfants de la rue (Voir la vidéo du REFELA Gambie )

Ø La Campagne des Villes africaines à zéro tolérance face aux violences faites aux femmes et aux filles (Voir la vidéo du REFELA Gambie )

Ø La Campagne des Villes africaines favorables à l’autonomisation économique des femmes.

Le lancement de la section gambienne du REFELA, suit la dynamique impulsée par le REFELA après le dernier Sommet Africités 8, tenu en novembre 2018 à Marrakech (Maroc). En juin 2019, un autre chapitre pays du REFELA a été lancé en Namibie, qui a été suivi par le lancement du REFELA Pays de l’Eswatini (Ex Swaziland).

Regardez le résumé de la cérémonie de lancement du REFELA Namibie 

 

“Le renforcement des capacités des employés est très important”, Pam Belcher-Taylor, maire de Paynesville (Libéria)

Mme Pam Belcher-Taylor est maire de Paynesville, la plus grande ville du Libéria, qui compte environ 320 000 habitants. Depuis son arrivée en 2018, elle a fait du renforcement des capacités des ressources humaines de sa municipalité l’un des principaux piliers de son mandat.  Et ce,  particulièrement en faveur des femmes et des jeunes filles.  C’est ainsi que des groupes de femmes ont été créés pour aider les jeunes filles de la rue à changer leurs conditions de vie et à acquérir des compétences professionnelles.

Dans cette vidéo, Mme  Pam Belcher-Taylor parle de certains  projets lancés par sa municipalité et donne des conseils aux jeunes qui veulent s’engager en politique.

Mme Pam Belcher-Taylor a partagé l’expérience de Paynesville avec d’autres autorités locales africaines lors de la 3ème édition du  FAMI (Forum des Managers Territoriaux et des Instituts de Formation ciblant les Collectivités Territoriales en Afrique ), organisé par l’Académie africaine des collectivités territoriales  (ALGA) de CGLU Afrique du  10 -14 juin 2019 à Ifrane (Maroc).

Regardez l’interview ci-dessous ( Disponible en  anglais).

Voir la présentation des projets de Paynesville  (Disponible en anglais).

 

Communiqué sur les attaques sur les migrants africains en Afrique du Sud

Les media et les réseaux sociaux montrent des images insoutenables de migrants africains attaqués en Afrique du Sud sous le prétexte qu’ils enlèvent le travail aux nationaux. On se rappelle que juste avant les élections générales tenues en mai 2019, de tels actes ont été également perpétrés, qui ont suscité une réaction de protestation indignée du doyen africain du corps diplomatique auprès de la République de l’Afrique du Sud. La récurrence régulière de ces actes de xénophobie dans un pays qui a bénéficié d’un élan de solidarité sans précédent des autres pays africains dans sa lutte de libération ne cesse d’interroger sur la nature de l’éducation politique et civique apportée par les autorités à leurs concitoyens.

Pour sa part, l’organisation des cités et gouvernements locaux unis d’Afrique (CGLU Afrique) dénonce ces actes qui ne grandissent pas ceux qui les posent et détériorent l’image de l’Afrique du Sud et de l’ensemble de l’Afrique.

CGLU Afrique rappelle que les leaders des gouvernements locaux et régionaux d’Afrique réunis à Johannesburg, Afrique du Sud, en décembre 2015, et à Marrakech, Maroc, en novembre 2018, ont adopté une charte des gouvernements locaux et régionaux d’Afrique sur la migration qui condamne sans ambiguïté tous les actes de xénophobie, de discrimination et d’injustices envers les migrants, et posent au contraire les autorités locales comme les protecteurs des populations migrantes dont elles sont garantes du bon accueil et de la bonne intégration au sein des communautés locales.

CGLU Afrique appelle en conséquence ses membres en Afrique du Sud à se conformer aux principes édictés par la Charte des gouvernements locaux et régionaux d’Afrique sur la migration et à agir sans délais pour protéger les droits des migrants qui vivent dans leur juridiction et faire traduire en justice les auteurs d’actes d’agression envers les migrants du seul fait qu’ils le sont, présenter des excuses officielles aux personnes, familles et communautés touchées par ces actes, et envisager d’éventuelles réparations et indemnisations à leur bénéfice.

CGLU Afrique est heureux de constater que SALGA a pris une position claire contre ces actes abominables, montrant la détermination de la communauté des collectivités territoriales d’Afrique du Sud à ne pas tolérer ces comportements honteux.

CGLU Afrique encourage SALGA et ses membres en Afrique du Sud d’engager sans délais un travail en profondeur d’éducation historique et civique ciblant les résidents de leur circonscription en collaboration avec les organisations de la société civile, pour mettre en place les conditions propices à la concorde entre migrants et communautés locales et au vivre ensemble en paix.

Jean Pierre Elong Mbassi,
Secrétaire Général de CGLU Afrique

 

Téléchargez le communiqué ici

La charte des collectivités territoriales d’Afrique sur la migration est disponible ici. 

Réunion extraordinaire du comité exécutif de CGLU Afrique : Le Maroc choisi comme candidat de l’Afrique pour la présidence de CGLU Monde

Libreville, la capitale du Gabon a abrité le 26 juillet 2019, une réunion extraordinaire du comité exécutif de CGLU Afrique.  La rencontre convoquée à l’initiative du président de CGLU Afrique, M. Léandre Nzue, maire de Libreville, a été officiellement ouverte par le premier-ministre du Gabon : Son excellence M.  Julien Nkoghe Bekalé.

Le seul point à l’ordre du jour de la réunion extraordinaire du Comité Exécutif était la désignation des candidats de l’Afrique pour la Présidence de l’organisation mondiale Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU) lors  du Congrès Mondial qui se tiendra du 11 au 15 novembre 2019 à Durban, Afrique du Sud.

Pour la désignation du candidat au poste de président mondial de CGLU, les membres du comité exécutifs présents ont eu recours au vote afin de choisir entre la candidature marocaine portée par l’Association des Présidents des Conseils Communaux du Maroc (AMPCC) et la candidature Sud-Africaine, portée par l’Association Nationale des Collectivités Locales d’Afrique du Sud (SALGA).  A l’issue du vote, la candidature marocaine a obtenu la majorité des voix.

Ainsi, le président de l’AMPCC, M. Mohamed Boudra sera le candidat de l’Afrique pour briguer le poste de président mondial de CGLU.

En ce qui concerne la désignation du candidat de l’Afrique au poste de Vice-Président Afrique de CGLU, le choix s’est porté sur la seule candidature en lice, celle de l’Association des Municipalités du Burkina Faso (AMBF), représentée par son président, M. Armand Béouindé

Les élections pour le renouvellement des instances de CGLU sont prévues du 11 au 15 novembre 2019 à Durban en Afrique du Sud lors du sommet mondial des dirigeants locaux et régionaux.

Le président de CGLU Afrique, M. Léandre Nzue a invité tous les membres à se mobiliser et soutenir la candidature marocaine pour le poste de président de l’organisation mondiale CGLU.

A Durban, l’Afrique aura pour mission de rééditer l’exploit de 2016 à Bogota (Colombie), où elle avait été pour la première fois portée à la tête de l’organisation mondial par le biais de son candidat Park Tau, à l’époque président de l’Association Nationale des Collectivités Locales d’Afrique du Sud (SALGA).

 

La présentation du Comité Exécutif de CGLU Afrique est disponible ici .

 

 

Participez au «Lab Debate » de CGLUA Afrique et ALGA pendant les Journées Européennes du Développement (18 juin 2019 à Bruxelles)

Les Journées européennes du développement (JED) 2019 se tiendront les 18 et 19 juin à Bruxelles. Les JED de cette année ont pour thème “Combattre les inégalités : construire un monde qui ne laisse personne en marge”.

Organisé par la Commission européenne, les JED sont un programme participatif qui réunit chaque année la communauté du développement pour partager des idées et des expériences qui inspirent de nouveaux partenariats et des solutions novatrices aux défis les plus urgents du monde.

CGLU Afrique participera activement à l’événement et pourra être présent sur le stand 47 de l’hôtel de ville du Village Global.  Le stand 47 sera un lieu privilégié dédié aux collectivités locales, représentées par cinq grandes associations de collectivités locales et régionales actives dans la coopération au développement : AIMF, CLGF, PLATFORMA (CCRE), CGLUA et CGLU-Afrique.

Ces associations ont signé un accord-cadre de partenariat avec la Commission européenne en 2015. Grâce à ce partenariat, l’UE a reconnu le rôle des villes et des régions en tant que responsables politiques et décideurs pour relever les défis mondiaux et mettre en œuvre des agendas mondiaux communs au niveau local. Ensemble, les cinq réseaux de collectivités locales et régionales considèrent les inégalités comme une dimension transversale du développement durable, de la gouvernance locale et de la croissance économique.

Pour porter la voix du continent africain, CGLU Afrique organisera un débat autour thème : “S’attaquer aux inégalités et construire une Afrique locale, en ne laissant personne en marge.” Le débat sera l’occasion de discuter et d’échanger des idées qui ouvrent la voie à la création d’un “environnement favorable” pour les collectivités locales et régionales en Afrique afin de corriger les inégalités et d’avancer vers une transformation positive, inclusive, durable et résiliente qui ne laisse personne en marge.

Les principaux objectifs du débat sont :

– Créer un consensus autour des causes des inégalités en Afrique, en particulier au niveau local, qui ne peuvent être corrigées ou réduites sans l’implication responsable, forte et efficace des autorités régionales et locales ;

– Façonner le rôle et les responsabilités des autorités régionales et locales, aux côtés des autres acteurs et parties prenantes, pour faire face aux inégalités territoriales et les réduire ;

– S’entendre sur les principaux piliers d’un environnement favorable qui ne laisse personne de côté ;

– Construire des passerelles pour des partenariats ” gagnant-gagnant ” afin d’autonomiser les autorités régionales et locales.

Ne manquez pas ce grand moment d’échange. Rejoignez-nous le mardi 18 juin dans la salle D4 (de 10 h00 à 11h15).

Découvrez les principaux intervenants ici.

PROLONGATION-Appel à Manifestation d’Intérêt : Fonds de Développement des Villes Africaines (maintenant Agence Afrique Territoriale)

Contexte et justification de l’Appel à Manifestation d’Intérêt

La population mondiale devrait atteindre 8,1 milliards en 2025, 9,6 milliards en 2050 et 10,9 milliards en 2100. C’est l’Afrique qui assurera plus de la moitié de la croissance de la population mondiale, passant de 2,4 milliards d’habitants en 2050 à 4,2 milliards en 2100. Avec une croissance démographique moyenne annuelle de 2,4%, soit la plus élevée du monde, la population africaine a doublé dans les trente dernières années alors que la population européenne par exemple n’a augmenté que de 15 % pendant la même période.

Les experts estiment qu’entre 1950 et 2050, la population urbaine de l’Afrique aura augmenté de 1,3 milliards d’habitants, soit plus que l’ensemble de l’augmentation de la population urbaine en Europe, Amérique latine, Amérique du Nord et Océanie réunies. Le continent africain est la région du monde qui s’urbanise le plus rapidement. Elle est en conséquence la région du monde dont les besoins en investissements de peuplement sont les plus importants.

L’Afrique compte actuellement trois (3) villes de plus de 10 millions d’habitants (Le Caire: 17,7 millions d’habitants; Lagos: 13,12 millions d’habitants; et Kinshasa: 11,58 millions d’habitants); 4 villes dont la population se situe entre 5 et 10 millions d’habitants; 49 villes qui ont une population de 1 à 5 millions d’habitants; 53 villes dont la population se situe entre 500.000 et 1 million d’habitants; et 85 villes ayant une population de 300.000 à 500.000 habitants. Ces villes produisent environ 60% du PIB du continent, et hébergent une classe moyenne qui devrait égaler celle de la Chine en 2020. Le poids économique de cette classe moyenne est présentement évalué à USD 700 milliards, et devrait atteindre USD 1700 milliards en 2030.

La population urbaine de l’Afrique se caractérise par son extrême jeunesse. L’âge médian de la population est de 19 ans. Comparé aux autres régions, le poids des jeunes dans la population des villes d’Afrique est à la fois un défi et une opportunité : défi de devoir former et intégrer dans la vie économique et sociale des milliers de jeunes alors que les possibilités d’emplois ne sont pas à la hauteur des attentes. Opportunité de disposer d’une force de travail nombreuse et de mieux en mieux formée grâce aux progrès de l’éducation, et qui est prête à s’investir pour exploiter les nombreuses potentialités dont le continent recèle. A la condition expresse que le continent sache mobiliser par an pendant les 10 à 15 prochaines années la somme de USD 80 milliards nécessaire pour mettre en place les infrastructures et services urbains qu’il faut pour assurer une gestion et un fonctionnement efficaces des villes du continent.

Les experts estiment la valeur ajoutée annuelle actuelle des villes d’Afrique à environ USD 51 milliards, et leur capacité annuelle d’endettement à USD 8 milliards. D’un autre côté le chiffre d’affaires annuel des 200 principales banques intervenant sur le continent est évalué à plus de USD 1000 milliards, et leur produit annuel net à environ USD 45 milliards. En d’autres termes, les villes d’Afrique interviennent désormais dans un environnement caractérisé par des marchés financiers en expansion et de plus en plus matures.

Le défi du financement des infrastructures et services urbains dans les villes d’Afrique doit donc pouvoir être relevé en partant de ce nouvel environnement favorable. C’est pour examiner cette possibilité qu’en collaboration avec FMDV, CGLU-A a organisé à Marrakech, Maroc, en décembre 2014, la Conférence REsolutions Afrique sur le thème “Financer les Villes Africaines: Agenda, Alliances et Solutions”. A l’issue des travaux, les participants qui
étaient principalement les maires et autorités territoriales du continent ont recommandé la mise en place d’un véhicule financier dédié au développement des villes d’Afrique, appelé Fonds de Développement des Villes Africaines (ACDF, African Cities Development Fund) (cf. Déclaration de Marrakech en Annexe 1.).

C’est en application de cette recommandation que CGLU Afrique a lancé l’initiative visant à définir les conditions de mise en place et les modalités de fonctionnement du Fonds de Développement des Villes d’Afrique. Un atelier de définition du format de ce véhicule financier a eu lieu les 30 et 31 octobre 2017 à Rabat au Maroc. En plus des directeurs financiers de grandes villes comme Port-Louis et Pretoria, étaient présentes des institutions comme la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD), la Development Bank of Southern Africa (DBSA), la Bourse régionale des Valeurs Mobilières (BRVM), la Caisse de Dépôts et de Gestion (CDG) du Maroc, la Direction Générale des Collectivités Locales du Ministère de l’Intérieur du Maroc, Moody’s, Bloomfield International, HSBC, l’Agence France Locale, Norges Kommunalbank, le Fonds d’Equipement Communal (FEC) du Maroc, le Dakar Municipal Finance Project et le Fonds d’Equipement et d’Intervention Communal (FEICOM) du Cameroun.

Cet atelier a permis de définir les contours que devrait prendre le véhicule financier proposé ainsi que le chemin critique de l’ensemble des tâches à exécuter en vue de la mise en place du Fonds de Développement des Villes africaines (maintenant Agence Afrique Territoriale), aussi bien pour la composante technique, que pour la composante politique. Cet atelier a aussi rappelé l’urgente nécessité de mettre en place le Club des premières villes intéressées à faire partie de l’Agence Afrique Territoriale.

2 Présentation de l’appel à manifestation d’intérêt

Le présent appel à manifestation d’intérêt (AMI) a pour objet d’identifier les villes et collectivités territoriales d’Afrique qui souhaiteraient faire partie du Club fondateur de l’Agence Afrique Territoriale.

L’Agence Afrique Territoriale est conçue comme un fonds coopératif des principales villes d’Afrique (une vingtaine de villes au départ) qui s’engageraient à faire chacune une mise initiale pour le fonds de 100.000 Euros. Cette mise de fonds initiale devrait permettre de lever des ressources supplémentaires auprès des institutions de financement ou sur les marchés financiers.

L’Agence est destinée à financer les investissements et services nécessaires pour faire face à la croissance rapide des villes du continent et rattraper le retard accumulé dans ce domaine et qui rend le fonctionnement actuel de la plupart des villes d’Afrique globalement inefficace. Les exigences pour y accéder devraient également aider à l’amélioration des performances et de la gouvernance financière des collectivités ; et à la promotion de choix d’investissement économiquement et socialement plus rentables et plus efficaces.

3. Eligibilité
Sont éligibles comme membres fondateurs de l’Agence Afrique Territoriale : – Les villes-capitales des pays africains ; – Les villes africaines de rang 2 – Les collectivités territoriales de niveau intermédiaire du type État fédéré (dans le cas de pays ayant un système fédéral), Régions, Provinces, Comtés, Départements ou Cercles, etc.

4. Pièces constitutives des candidats au statut de MEMBRE FONDATEUR de l’Agence Afrique Territoriale
– la délibération prise par le conseil ou l’organe délibérant pour que la collectivité territoriale soit membre fondateur de l’Agence Afrique Territoriale.
– l’engagement de l’autorité responsable de l’organe exécutif de la collectivité territoriale de s’acquitter de la contribution des 100.000 euros dans les trois mois qui suivent le vote de la délibération du conseil ou de l’organe délibérant – copie de l’acte légal ou réglementaire portant création de la collectivité territoriale comme personne morale dotée de l’autonomie financière – copie de l’acte légal ou réglementaire portant désignation des membres de l’organe délibérant et de l’organe exécutif de la collectivité territoriale
– copie des trois derniers comptes administratifs approuvés par les autorités compétentes ou par des auditeurs publics ou privés – copie de l’acte réglementaire désignant le point focal de l’Agence Afrique Territoriale au sein de la collectivité territoriale (noms et coordonnées de la personne désignée)

5. Adresse pour l’envoi des pièces constitutives
L’ensemble des informations mentionnées au point 4 doit être adressé le plus tôt possible et  au plus tard le 15 Octobre 2019 à 17:00 TU à :

Monsieur le Secrétaire Général de CGLU Afrique

22, rue Essaadyine, Quartier Hassan 10020, Rabat, Maroc

Email : hbelghol@uclga.org ; fyatta@uclga.org 

Fax: +212 5 37 26 00 60

Tel: +212 5 37 26 00 62/63

Annexe 1 voir PDF 

Fiche de présentation ici.

Appel à l’Adhésion à la Charte des Collectivités Territoriales d’Afrique sur la Migration

La question de la migration est devenue un sujet de préoccupation au niveau des États nationaux comme de la communauté internationale. Les collectivités territoriales sont de manière générale le point de départ et le point d’arrivée des flux migratoires, et sont en conséquence appelées à jouer un rôle majeur dans la gestion de la migration. C’est pour cette raison qu’en prélude à la Conférence des Nations Unies organisée en
décembre 2018 à Marrakech ayant abouti à l’adoption du Pacte Mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières, la communauté des collectivités territoriales d’Afrique réunie lors de la Journée de la Migration tenue dans le cadre de la huitième édition du Sommet Africités en novembre 2018 à Marrakech a adopté la Charte des Collectivités Territoriales d’Afrique sur la Migration.

Lire la suite ici

Téléchargez le Formulaire d’Adhésion ici

Consultez la Charte des Collectivités Territoriales d’Afrique sur la Migration ici

Signature de la convention Commune de Marrakech / Capitales Africaines de la Culture

Lors du sommet Africités 8 à Marrakeck (20 -24 novembre 2018), la ville marocaine a été désignée première Capitale Africaine de la Culture.

Dans le cadre du suivi des actions du sommet Africités 8, la Commune de Marrakech et le Comité d’organisation des Capitales Africaines de la Culture se sont réunis le 22 février 2019 à Marrakech pour formaliser leurs engagements réciproques.

Entouré de Madame Awatef Berdaï, Vice-Présidente déléguée aux relations internationales et à la coopération décentralisée, de Monsieur Moulay Hassan Mounaddi, Vice-Président délégué à la culture, Monsieur Mohammed Larbi Belcaïd Président du Conseil Communal de Marrakech d’une part, Monsieur Jean-Pierre Elong Mbassi, Président d’Honneur du Comité d’Organisation des Capitales Africaines de la Culture et Monsieur Khalid Tamer Directeur général du Comité d’autre part ont signé la convention cadre donnant à Marrakech les moyens nécessaires à la première célébration, en 2020, des Capitales Africaines de la Culture.

 

Le projet des Capitales Africaines de la Culture, travaille :

  • à la structuration, la capacitation et la mise en réseau des acteurs culturels et créatifs du continent africain ;
  • au développement des écosystèmes publics et privés qui les rendront culturellement indépendants, et économiquement autonomes, durablement viables.
  • à l’affirmation et au rayonnement de l’identité culturelle du continent, à la réappropriation culturelle des africains par et pour eux-mêmes.

Plus que toute autre, Marrakech mérite d’être le maillon-source du réseau des Capitales Africaines de la Culture. Située au carrefour historique des civilisations arabe, européenne et négro-africaine, perle d’un Royaume particulièrement attaché à la multiculturalité, Marrakech a su répondre aux défis que la mondialisation pose à l’authenticité culturelle tout en réunissant les conditions pour élaborer les synthèses qui l’inscrivent irrémédiablement dans la civilisation de l’universel chère à Léopold Sedar Senghor.

En 2020, accompagnée et soutenue par le Comité d’organisation des Capitales Africaines de la Culture, Marrakech mettra donc la densité et la qualité de ses infrastructures au service d’une ambition forte et généreuse : lancer la dynamique affermissant l’identité et les valeurs d’un continent monde, à partir des réalités africaines, en devenant la première des Capitales Africaines de la Culture.