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Participation d’une Délégation de CGLU Afrique à la 5e Conférence Annuelle du Réseau African Public Service-Human Resources Managers Network (APS-HRMnet)

Dans le cadre de sa mission d’appui et de renforcement des Réseaux Professionnels des Collectivités Territoriales Africaines, CGLU-Afrique à travers son Académie (ALGA) a mobilisé et appuyé la participation d’une Délégation à la 5e Conférence annuelle du Réseau APS-HRMnet du 27 au 31 Août 2018 à Kampala en Ouganda autour du thème:  “Le Capital Humain : Futur Durable pour l’Afrique, l’Agenda 2030 et l’Agenda 2063 ».

Cette importante rencontre a été organisée par l’APS-HRMnet, avec l’appui du Gouvernement de la République de l’Ouganda à travers le Ministère de la Fonction Publique, les Nations Unies (UNDESA) et le Chapitre National de l’APS-HRMnet en Ouganda (UPS-HRMnet), ainsi qu’avec l’appui de plusieurs Partenaires dont CGLU-Afrique et son Académie.

Ont pris part à la Conférence environ 439 personnes venant de 28 pays africains principalement, représentant diverses institutions notamment des Ministères, des Administrations Publiques centrales, des Collectivités Territoriales, des Instituts de Formation, des Réseaux professionnels, des entreprises privées, des représentants de la Société Civile et des médias.

La Délégation de CGLU-Afrique était composée de 14 personnes, à savoir :

  • la Directrice de ALGA, Dr Zarrouk Najat,
  • le Conseiller Spécial de CGLU Afrique, Prof. Johnson Falade  (Nigéria),
  • le Directeur du Bureau Régional pour l’Afrique de l’Est, Mr Juma Menhya Juma (Ouganda),
  • le Responsable du Pôle Observatoire RH des Collectivités Territoriales de ALGA, Mr Kamate Ismael (Côte d’Ivoire),
  • 10 membres des Bureaux des quatre Réseaux des Managers Territoriaux de  CGLU-Afrique (Africa FINnet, Africa TECHnet, Africa MAGnet et Local Africa HRMnet) représentant le Burundi, l’Ile Maurice, Malawi, le Maroc, le Mozambique, la République Démocratique du Congo, l’Ouganda, le Sénégal et la Zambie.

La Conférence avait pour objectifs de renforcer la sensibilisation et les connaissances des Responsables des Ressources Humaines des Administrations Publiques en Afrique sur les Agendas 2030 sur les ODD et l’Agenda de l’Union Africaine 2063. Il s’agissait aussi non seulement d’offrir un espace pour le partage des meilleures pratiques de GRH pour l’amélioration de la performance, de la productivité et de la prestation de services, mais aussi de définir une feuille de route pour le développement des capacités et du leadership des GRH du Secteur Public pour atteindre les ODD et l’Agenda 2063, et de sensibiliser sur la Charte Africaine sur les Valeurs et Principes du Service Public adoptée en 2011.

Pour la Délégation de CGLU Afrique, sa participation était animée par  la volonté de renforcer la collaboration entre CGLU-Afrique et les autres Réseaux africains et internationaux engagés dans le développement de l’Afrique, de permettre aux jeunes Réseaux mis en place par CGLU Afrique d’apprendre et d’échanger les connaissances et des expériences avec leurs pairs.

Cette conférence a été très enrichissante pour la Délégation de CGLU-Afrique et ce, à plus d’un titre :

  1. CGLU-Afrique a eu l’occasion de présenter un Message de solidarité aux Organisateurs de la Conférence lors de l’ouverture officielle de la Conférence, à l’instar des autres Partenaires (copie jointe).
  2. La Délégation a pris part à l’ensemble des travaux de la Conférence déclinés en Sessions plénières, en Sessions parallèles et en réunions statutaires. Elle a été marquée aussi par l’organisation d’une exposition dédiée non seulement aux innovations en matière de promotion du Capital Humain, mais aussi aux produits et activités génératrices de revenus de la Société civile, dont les épouses des militaires et des vétérans.
  3. Les Réseaux de CGLU-Afrique ont eu l’occasion d’organiser une session parallèle, présidée par le Prof. Johnson Falade, et qui a été marquée par une Allocution de Son Excellence Monsieur le Ministre Délégué auprès du Chef du Gouvernement chargé de la Réforme de l’Administration et de la Fonction Publique du Maroc. Les Réseaux ont eu l’occasion de lui demander d’être leur Parrain. Son Excellence les a assuré qu’ils peuvent compter sur l’appui de son département et qu’ils seront invités l’année prochaine au Maroc.Session parallèle de partage sur l’expérience des Réseaux de CGLU-Afrique
  4.   Au cours de la Session plénière sur la Décentralisation de la prestation de Service Public en Afrique, Dr Zarrouk a fait une présentation sur : “La décentralisation de la prestation de Services Publics en Afrique: implications pour les DRH du Secteur Public, pour les ODD et pour  l’Agenda ».  La Session a été marquée aussi par la présentation de Mr Ben Kumumanya, Secrétaire Permanent du Ministère de la Gouvernance Locale de l’Ouganda. 5. La Directrice de ALGA a pris part à des séances de travail organisées par l’UNDESA pour passer en revue 5 Modules de formation sur la mise en oeuvre des ODD dans l’Administration Publique, préparés par Dr John Mary kauzya. Ces Modules seront finalisés à la mi-septembre, testés lors de la Conférence de l’Association Africaine pour l’Administration Publique et le Management (AAPAM) prévue à Botswana, Gaborone du 6 au 9 Novembre 2018, ainsi qu’au cours du Sommet Africités.

Réunion de la Task-Force de l’UNDESA sur les Modules de formation concernant la mise en œuvre des ODD

6. Lors de l’Assemblée Générale de l’APS-HRMnet, le Conseil Exécutif du Réseau a été renouvelé par cooptation ou par élection des nouveaux responsables suivants :

– Mme Savia Nankya Mugwanya, Directrice du Civil Service College de l’Ouganda, Présidente de l’APS-HRMnet ;

– Dr Zarrouk Najat, Directrice de ALGA, Vice-Présidente de l’APS-HRMnet. Elle a été élue par 61 voix, contre 10 pour  la concurrente issue du Kenya ;

– Dr Ngambo Fondjo Pierre Vincent, Membre de la Commission Nationale pour la Promotion du Bilinguisme et du Multiculturalisme, Cameroun, Vice-Président, Région Afrique Centrale ;

– Mr Amos L. NNKO, Professeur Universitaire, Tanzanie, Vice-Président Afrique de l’Est ;

– Dr Laila El Baradei, Professeur à l’Américan University in Cairo, Egypte, Vice-Présidente Afrique du Nord ;

– Pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique Australe, les deux actuels Vice-Présidents continueront à assurer l’intérim jusqu’à l’élection des nouveaux Vice-Présidents à une prochaine occasion.

Le Nouveau Conseil Exécutif de l’APS-HRMnet (2018-2020)

  1. La Directrice de ALGA a été invitée par les Organisateurs à prendre part au Panel Ministériel sur « Comment attirer et fidéliser les talents dans l’Administration Publique ».
  2. La Délégation a eu une séance de travail avec le Secrétaire Permanent du Ministère de la Gouvernance local. Plusieurs questions ont été abordées: la signature et la ratification de la Charte Africaine sur les principes et valeurs de la Décentralisation, de la Gouvernance Locale et du Développement Locale, l’adhésion à CGLU-Afrique, la préparation de AFRICITIES, l’appui à ALGA, aux Réseaux des Managers Territoriaux et  au Bureau régional Afrique de l’Est; la préparation d’un projet de MoU à signer avec le Civil Service College lors du Sommet Africities.
  3. Une séance de travail a été tenue également avec l’Honorable Haji Majid Batambuze, Maire de Jinja  et Président de l’Association des Autorités Urbaines d’Ouganda. Il a été briffé sur le Sommet Africités. Vu les similitudes avec la ville de Khénifra du Maroc (source de l’Oued Oum Rabii), la Directrice de ALGA a proposé au Maire de réfléchir à un projet de jumelage avec cette ville.
  4. Au cours de l’excursion, les participants ont visité le Civil Service College où il a été procédé à la présentation de cet établissement de formation créé en 2010 et inauguré en 2014 par le Chef de l’Etat de la République de l’Ouganda. Se voulant un Etablissement écologique, chaque Pays représenté a eu l’occasion de procéder à la plantation d’un arbre dans le Jardin du College. C’est ainsi que la Délégation de CGLU-Afrique a planté pas moins de douze (12) arbres portant chacun le nom du Pays concerné. A la demande de la Directrice de ALGA, un arbre a été planté au nom de CGLU-Afrique et son Académie, à côté des arbres de l’UNDESA et du Commonwealth.

L’arbre de CGLU-Afrique et de ALGA

  1. La délégation de CGLU-Afrique a eu l’occasion de présenter une Motion de Remerciements et d’Encouragement lors de la cérémonie de clôture de la Conférence, lue par le “doyen” des Managers territoriaux, Mr Itum Boneyk Kimina, Vice-Président Africa Technet, RDC (copie ci-jointe).

12. Au cours de la cérémonie de clôture, le Représentant du Ministère Délégué auprès du Chef du Gouvernement chargé de la Réforme de l’Administration et de la Fonction Publique du Maroc a annoncé la candidature du Royaume du Maroc pour abriter la 6ème Conférence de l’APS-HRMnet en 2019 ; proposition approuvée à l’unanimité des participants.

  1. La Délégation a discuté plusieurs projets de coopération, de collaboration et de partenariat et a fait un large travail de lobbying pour le Sommet Africités.
  2. ALGA a eu un desk pour présenter des documents de communication sur CGLU-Afrique, sur Africitiés et sur les projets de l’Académie.

15. The membres des Bureaux des Réseaux des Managers Territoriaux ont saisi l’opportunité de leur participation pour tenir des réunions en vue de discuter et d’échanger sur l’évolution de leurs réseaux respectifs, sur la mobilisation pour Africities et sur la préparation et la participation  aux assemblées générales prévues de se tenir lors de ce Sommet./.

ALGA a représenté CGLU Afrique à la Conférence annuelle de l’Association Internationale des Ecoles et Instituts d’Administration (AIEIA)

L’Association internationale des écoles et instituts pour l’administration (AIEIA) a organisé sa conférence annuelle en République du Pérou du 23 au 26 juillet 2018 sur le thème «Mondialisation, territoires et intégration». CGLU Afrique était représentée par le Dr Najat Zarrouk, Directrice de l’Académie Africaine des Collectivités Territoriales (ALGA).

CGLU Afrique a été admis en tant que membre corporatif de l’Institut International des Sciences Administratives (IISA), tandis qu’ALGA a été admise en tant que membre corporatif de l’AIEIA depuis février 2017 par les Conseils de ces 2 Organisations, basées en Belgique (Bruxelles). La Conférence organisée en partenariat avec les autorités péruviennes a réuni 250 participants représentant 48 pays. Les principales activités auxquelles la Directrice d’ALGA a participé sont les suivantes :

– La Directrice d’ALGA a présidé le Groupe de travail II de l’AIEIA sur « l’éthique et la culture du secteur public » , le lundi 23 juillet 2018 ;

– Présentation d’un document sur « L’autonomie financière des collectivités territoriales au Maroc : entre acquis et  défis de l’autonomie locale et de la subsidiarité», le 25 juillet 2018 ;

– Présentation lors du Groupe de travail IV sur “Gouvernance infranationale et développement” et sur “Autonomiser et équiper les gouvernements locaux pour traiter les ODD : Feuille de route et progrès dans la localisation des Agendas globaux en Afrique »,  le jeudi 26 juillet 2018 ;

– Participation à l’Assemblée générale de l’AIEIA le jeudi 26 juillet 2018 ;

– Organisation d’une réunion avec les opérateurs identifiés pour participer au Sommet Africités 8 (20-24 novembre 2018, Marrakech, Maroc) à savoir l’UNDESA, l’IISA, l’AISIA et le BIPA/MENAPAR. Elle a présenté le thème du Sommet, la note conceptuelle, la méthodologie et les conditions requises pour participer.

– Diffusion d’une importante documentation sur CGLU Afrique, sur le sommet Africités 2018, et sur ALGA.

 Lisez le rapport complet de la  directrice d’ALGA  ici ( disponible en Anglais).

Appel à candidature pour participer à la session de formation internationale sur le « Budget Participatif » ( 03 – 14 Septembre 2018 à Abidjan )

L’Académie Africaine des Collectivités Territoriales (ALGA) de CGLU Afrique organise en partenariat avec Enda ECOPOP et l’Observatoire International de la Démocratie Participative en Afrique OIDP Afrique, une session de formation sur le Budget Participatif du 03 au 14 Septembre 2018 à Abidjan. il s’agira de la troisième session internationale de formation des facilitateurs après la session de Yaoundé en Juillet.

Consultez la maquette pédagogique de la formation pour postuler.

La fiche d’inscription est disponible ici.

La date limite de dépôt de candidature est fixée au plus tard le 20 août 2018

« La corruption doit être éradiquée en premier au niveau local », Jean Pierre Elong Mbassi

CGLU Afrique a participé activement au Forum des Nations Unies sur la Fonction Publique du 21 au 23 Juin 2018 à Marrakech, Royaume du Maroc. Le forum organisé autour du thème : “Transformer la gouvernance pour la réalisation des objectifs de développement durable », a vu la participation de 800 personnes de 165 pays dont 44 ministres.

Au cours de la deuxième journée du forum, le Comité Technique Spécialisé N°8 de l’Union Africaine sur la Fonction Publique, les Collectivités Locales, le Développement Urbain et la Décentralisation (CTS N°8), en partenariat  et avec l’appui du Département des Affaires Economiques et Sociales des Nations Unies (UNDESA), du Ministère chargé de la Réforme de l’Administration et de la Fonction Publique du Royaume du Maroc, de l’Organisation Islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture (ISESCO) et de Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) ainsi que de son Académie Africaine des Collectivités Territoriales (ALGA), ont organisé un «Side Event»  sur le thème : «Transparence, Intégrité et Lutte contre la Corruption : une exigence clé pour la réalisation du Développement Durable».

Dans son message d’ouverture de la rencontre, M. Jean Pierre ELong Mbassi, Secrétaire Général de CGLU Afrique a insisté sur le fait que «la corruption sali l’image des autorités locales. Il s’agit de restaurer le respect et la confiance entre les élus locaux et la population. Nous sommes ici pour prendre des engagements pour éradiquer ce fléau, qui rend l’Afrique incapable de réaliser le développement escompté. La corruption détruit le sens des efforts des jeunes. Cette question doit être éradiquée en premier au niveau local », a –t-il déclaré.

Dans une salle comble, le ministre ougandais de la Fonction publique, S.E Wilson Muruli Mukasa a invité les participants à faire des recommandations concrètes.

Le premier panel a traité des « Instruments Internationaux et Africains concernant la lutte contre la corruption, la promotion de la transparence et de l’intégrité :  Rôles, Responsabilités et Engagements ». Madame Susanne Kuehn, Conseillère Technique Principale, Anti-corruption et Renforcement du Système National d’Intégrité, PNUD a présenté la Convention de l’ONU contre la Corruption et l’ODD 16 « Promouvoir l’avènement de sociétés pacifiques et ouvertes à tous aux fins du développement durable, assurer l’accès de tous à la justice et mettre en place, à tous les niveaux, des institutions efficaces, responsables et ouvertes à tous ».

Monsieur Mohamed Boussraoui, Directeur des programmes à CGLU a quant à lui abordé l’appui à la mise en œuvre de l’ODD 16 au niveau de l’organisation mondiale des élus locaux. Un groupe de travail sur «la transparence et la responsabilité » s’occupe de cette question. Dans le processus de localisation des ODD, CGLU a élaboré une série de vidéo explicative des ODD dont une sur  l’ODD 16,  réalisé en partenariat avec le PNUD. « La corruption est un obstacle sérieux à l’égalité » soutient Mohamed Boussraoui.

Au niveau africain des instruments juridiques existe également en matière de lutte contre la corruption (la Convention africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption, de la Charte africaine sur le Service Public et la Charte Africaine sur les Valeurs et Principes de la Décentralisation, de la Gouvernance Locale et du Développement Local). D’ailleurs, les États membres de l’Union africaine (UA) ont dédié l’année 2018 à «La lutte contre la corruption ». La lutte contre ce fléau occupe une place au cœur de l’Agenda 2063 dont 36% des pays se sont déjà approprié le contenu », révélé le professeur Johson Faladé, Conseiller Spécial CGLU Afrique.

«La corruption fait croître le coût d’investissement et faire fuir les investisseurs. Elle favorise la capture de l’Etat par les groupes d’intérêts », M. Yassir Chokairi, Directeur du Pôle Partenariat et Développement de L’ICPC,  Maroc.

Au Maroc, les efforts de lutte contre la corruption ont démarré en 1999. Le premier programme de lutte contre la corruption a été lancé de 2005 à 2009, explique M. Yassir Chokairi, Directeur du Pôle Partenariat et Développement de L’Instance Centrale de Prévention de la Corruption (ICPC), Maroc.  Pour lui, l’expérience marocaine peut inspirer d’autres néanmoins il signale qu’il « n’y a pas une seule méthode réaliste. Il faut mettre en place des techniques simples et réalistes ».

Une étude menée au Ghana et au Nigéria sur « Comment la corruption affecte le management » révèle que les managers corrompus ne sont pas accessibles pour leur collaborateur. « Ils ne respectent pas leur employés, un système de réseautage est mis en place par ces derniers », explique Dr Ethelbert Chinedu Nwokorie, de l’École du Management Public à l’université de Vaasa (Finlande).

Actions, outils et moyens

Le second panel a présenté les actions, outils et moyens utiles pour lutter contre la corruption.  En Azerbaïdjan l’accent est mis sur la transparence et la reddition des comptes. Des débats citoyens radiophoniques sont initiés entre les ministres et la population. « Ils répondent aux questions des citoyens sur leur gestion », explique M. Azad Jafarli, de l’Agence Nationale pour les Services Publics et les Innovations Sociales sous la Présidence du Chef de l’Etat de la République d’Azerbaidjan (ASAN). Les grands pays comme le Canada sont bien classés en matière de lutte contre la corruption. Néanmoins cela ne place pas le pays à l’abri de certains scandales. Ce qui fait dire à Mme Fatima Houda Pépin, Consultante Internationale qu’il « faut mettre en symbiose toutes les instances impliquées aux différents niveau de gouvernance ».

Pour Mme Chantal Uwimana, Consultante Internationale, « sans la transparence, les piliers de la gouvernance ne seront pas atteints. Le Cap Vert est un bon exemple en matière de transparence avec une approche participative», dit-elle. M. Mamadou Mansour Diagne, de ENDA-Ecopop, mise sur la promotion de la Gouvernance participative et inclusive à travers le Budget Participatif. Selon Monsieur Diagne « le budget participatif est un outil puissant pour lutter contre la corruption».

« Investir dans le Capital Humain des Collectivités Territoriales », tel a été l’objet de la présentation de Dr Najat Zarrouk, Directrice de l’Académie Africaine des Collectivités Territoriales de CGLU Afrique.   Une formation de qualité des agents du service public et des collectivités territoriales permettra de responsabiliser les acteurs et de créer une conscience professionnelle.

Les participants ont émis des recommandations importantes contenues dans la déclaration qu’ils ont adopté en fin d’atelier. Les principales sont les suivantes :

  • Il faut instaurer le respect strict des règles de transparence dans la passation des marchés publics locaux et de l’application des clauses contractuelles, et mettre en œuvre des sanctions exemplaires en cas de manque et des incitations valorisantes en cas d’observance ;
  • Soumettre la gestion administrative et financière des villes et territoires à des audits réguliers dont les résultats sont rendus publics afin de développer la culture de la redevabilité ;
  • Lancer des campagnes publiques de promotion de la transparence et de l’intégrité dans la gouvernance des villes et territoires avec l’appui des médias soulignant notamment les dangers de la corruption et de la mauvaise gestion de la chose publique et son impact négatif sur la promotion des valeurs d’effort et d’équité notamment auprès des jeunes.
  • Développer des systèmes d’accompagnement et d’appui aux gouvernements locaux et régionaux pour instituer la culture de la performance dans la gestion des institutions publiques locales et la fourniture des services de base aux citoyens ;
  • Définir une stratégie de déploiement et de recrutement des ressources humaines de qualité au sein des administrations des villes et territoires, et de renforcement de leur capacité, en s’appuyant notamment sur le dispositif de l’Académie Africaine des collectivités territoriales (ALGA) mis en place par Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique ;
  • Protéger par les textes législatifs les lanceurs d’alerte sur les faits de corruption et engager sans répits les poursuites judiciaires contre les auteurs de crime de corruption révélés ;

ALGA organise le 2ème Focus Groupe de l’Observatoire des Ressources Humaines des Collectivités Territoriales en Afrique sur la Gestion des Ressources Humaines au niveau local en Afrique du Nord : Statuts et Mécanismes de Motivation

L’Académie Africaine des Collectivités Territoriales (ALGA) de Cités et Gouvernement Locaux Unis d’Afrique (CGLU-Afrique) organise le 2ème Focus Groupe de l’Observatoire des Ressources Humaines des Collectivités Territoriales en Afrique, le Jeudi 5 Juillet 2018 à l’hôtel «La Tour Hassan» de Rabat (Maroc) à partir de 8h30. Le thème retenu est :  «La Gestion des Ressources Humaines au niveau local en Afrique du Nord : Statuts et Mécanismes de motivation».

Ce 2ème Focus Groupe fait suite au 1er tenu à Accra au Ghana le 30 mai 2018 et rentre dans le cadre de l’opérationnalisation de l’Observatoire des Ressources Humaines des Collectivités Territoriales en Afrique. En effet, CGLU Afrique et son Académie ALGA lancent une étude sur « L’état des Ressources Humaines des Collectivités Territoriales en Afrique » dont l’objectif principal est de faire une première évaluation de la situation de la GRH au niveau local en Afrique, en mettant en évidence les principaux problèmes et défis rencontrés dans ce domaine. L’objectif aussi est de permettre à CGLU Afrique, à ses Membres et Réseaux ainsi qu’à tous les autres acteurs impliqués de s’orienter résolument vers une approche holistique, inclusive et participative à même de mettre la GRH sur la voie de la réforme et de la modernisation en Afrique.

Il convient de rappeler que l’Agenda 2063 de l’Union Africaine ainsi que tous les autres Agendas mondiaux (Les 17 ODD, le Nouvel Agenda Urbain, l’Agenda du Climat, le Cadre de Sendaï pour la réduction des risques et l’Agenda Financier) ont une dimension territoriale par excellence. Leur mise en œuvre a une dimension locale par nature et une grande partie de leur réalisation relève de la responsabilité et de la compétence des Collectivités Territoriales, Locales et régionales. La Communauté Internationale reconnaît que plus de 60% des ODD et des Contributions Déterminées au niveau National en application de l’Accord de Paris sur le changement climatique (CDN) ne peuvent être mis en œuvre sans la participation effective et agissante des Collectivités Territoriales. Pour réaliser cette mise en œuvre, il est indispensable pour les Collectivités Territoriales du Continent d’avoir des ressources humaines de qualité, engagées, actives, compétentes, professionnelles et éthiques. Or, dans la plupart des pays africains, la Gestion des Ressources Humaines (GRH) est présentée comme l’un des maillons faibles de la réforme ou de la modernisation de l’Administration Publique.

L’étude lancée donnera lieu à l’élaboration du 1er Rapport sur l’état de la GRH au niveau des Collectivités Territoriales Africaines. Afin de collecter les données nécessaires à la préparation de ce Rapport, CGLU Afrique et son Académie s’appuieront sur plusieurs sources d’information, à savoir l’élaboration et la diffusion de questionnaires, l’organisation de 3 Focus-groupes à Accra, au Ghana (pour les systèmes anglophones), à Ouagadougou au Burkina (pour les systèmes francophones) et à Rabat, au Maroc (pour les systèmes de l’Afrique du Nord).

Les principaux objectifs de ce 2ème Focus Groupe sont :

  • Créer un espace, un moment d’échange et de brainstorming entre les acteurs directement impliqués dans la GRH au niveau local ;
  • Ecouter et recueillir les opinions des participant(e)s sur la GRH au niveau local en Afrique du Nord ;
  • Saisir les défis auxquels est confrontée la GRH au niveau local en Afrique du Nord ;
  • Identifier les bonnes pratiques dans ce domaine ;
  • Connaître l’expérience de chaque pays participant en matière de réglementation du statut du personnel des Collectivités Territoriales ;
  • Echanger sur les mécanismes et bonnes pratiques en matière de motivation des Ressources Humaines au niveau Local ;
  • Définir les standards en matière de GRH des Collectivités Territoriales avec les participant(e)s.

Le Focus-Group verra la participations d’une trentaine de personne représentant  un échantillon incluant les principaux acteurs concernés par la problématique de la GRH au niveau local en Afrique parmi lesquels : des représentant(e)s du Gouvernement, des Collectivités Territoriales, des Managers locaux (Secrétaires Généraux, Directeurs Financiers et Techniques, Directeurs des Ressources Humaines), les Réseaux professionnels des Managers locaux, les représentants des Syndicats des personnels des Collectivités Territoriales, les Instituts de formation ciblant les Collectivités Territoriales en Afrique, des experts en GRH et des personnes ressources et les partenaires.

Cette activité sera marquée aussi par la participation de représentants de l’Algérie, de la Mauritanie et de la Tunisie.

Le 1er Rapport sur l’état de la GRH au niveau des Collectivités Territoriales Africaines sera présenté lors du Sommet  Africités 8 à Marrakech du 20 au 24 Novembre 2018. 

PJ : Note conceptuelle

Pour davantage d’informations, veuillez contacter :

Gaëlle Yomi: Tel: + 212 610 56 71 45

email:  gyomi@uclga.org

Le communiqué est disponible en PDF 

CGLU Afrique signe deux MOU respectivement avec l’Agence nationale pour le service public et les innovations sociales de la République d’Azerbaïdjan (ASAN) et Ghana Institute of Management and public administration (GIMPA)

CGLU Afrique a signé deux mémorandum d’entente (MoU) en marge du side event organisé le 22 juin 2018 dans le cadre du Forum des Nations Unies sur la Fonction Publique .

Le premier a été signé avec l’Agence nationale pour le service public et les innovations sociales (ASAN) de la République d’Azerbaïdjan et le second avec  Ghana Institute of Management and public administration (GIMPA).

La première convention vise à tirer profit de l’expérience de l’ASAN, qui est considérée comme un centre pionnier dans le domaine des services au niveau des pays en développement par son adoption du système du Guichet unique, une expérience unique en son genre. Le deuxième mémorandum d’entente a pour objectifs de faire de GIMPA un institut d’ancrage de l’Académie africaine des collectivités territoriales (ALGA) créée pour améliorer et hisser le professionnalisme des cadres des collectivités territoriales de l’Afrique.

Les MoU ont été signés pour CGLU Afrique par M. Jean Pierre Elong Mbassi, secrétaire général de CGLU Afrique, pour l’ASAN par M. Ulvi Mehdiyev, Président de l’ASAN, et pour GIMPA par Professeur Samuel ADAMS, Doyen de GIMPA.

L’évaluation de la mise en œuvre des dispositions des deux protocoles d’accord sera menée au nom de CGLU Afrique par la directrice de l’Académie africaine des collectivités territoriales (ALGA), Dr Najat ZARROUK .

Forum des Nations Unies sur le Service Public 2018: Déclaration du side event sur : “Transparence, intégrité et lutte contre la corruption : Une exigence clé pour la réalisation du développement durable”.

Nous,

Les participant(e)s au Side Event sur le thème : « Transparence, Intégrité et Lutte contre la Corruption : une exigence clé pour la réalisation du Développement Durable, tenu le Vendredi 22 juin 2018 à Marrakech, au Maroc, dans le cadre de la Célébration de la Journée Internationale de la Fonction Publique, Sous le Haut Patronage de Sa Majesté Mohammed VI, Roi du Maroc, en partenariat et en coopération avec le Département des Nations Unies chargé des Affaires Economiques et Sociales (UN DESA), le Comité Technique Spécialisé n°8 de l’Union Africaine sur la Fonction Publique, les Collectivités Locales, le Développement Urbain et la Décentralisation, l’Organisation Islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture (ISESCO), le Ministère chargé de la Réforme de l’Administration et de la Fonction Publique du Royaume du Maroc, Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) et son Académie Africaine des Collectivités Territoriales (ALGA) ;

* Soulignant la portée de l’engagement des Chefs d’Etat et de Gouvernement d’Afrique à l’occasion de la réunion de Haut niveau de l’Assemblée Générale des Nations Unies en faveur de l’Etat de droit, condition essentielle pour la prévention et la répression de la corruption ;

* Nous inspirant de nobles idéaux collectifs exprimés par l’Agenda 2063 de l’Union Africaine pour en tant que peuples pour une Afrique sans corruption, où règnent la bonne gouvernance démocratique et participative, ainsi que le respect des droits humains ;

* Conscients de l’impact négatif de la corruption et de ses effets nuisibles à la fois sur le développement humain ; la croissance économique ; la compétitivité ; le fonctionnement, l’image et la réputation des institutions démocratiques, facteurs essentiels à la stabilité des institutions nationales et locales ainsi qu’à l’instauration de la justice sociale ;

* Sachant que les Etats membres de l’Union Africaine ont proclamé le 11 juillet de chaque année, « journée africaine de lutte contre la corruption » et dédié 2018 année africaine de lutte contre la corruption avec pour thème « vaincre la corruption : un chemin durable pour le développement de l’Afrique » ;

* Adhérant aux normes de bonne gouvernance portées par les instruments africains et internationaux concernant la lutte contre la corruption, la promotion de la transparence et de l’intégrité, notamment, les différents protocoles et chartes de l’Union Africaine concernant la lutte contre la corruption ; la promotion de Fonction publique et de la décentralisation ; la Convention des Nations Unies contre la corruption ; ainsi que les stratégies développées par les Etats membres de l’Union Africaine pour que les pratiques de corruption ne nuisent pas à l’atteinte des objectifs de développement durable en 2030 ;

* Se félicitant des efforts des Etats membres de l’Union Africaine dans la mise en œuvre de ces instruments et de la volonté des Chefs d’Etat et de Gouvernement de respecter des engagements concernant la prévention et la lutte contre la corruption ainsi que la promotion de la transparence et l’intégrité dans la gouvernance des territoires ;

* Rappelant qu’environ 65% des Objectifs de développement durable (ODD) doivent être mis en œuvre au niveau des villes et territoires, ce qui nécessite un engagement résolu des États et de la communauté internationale en faveur de l’application du principe de subsidiarité et la reconnaissance du rôle incontournable des gouvernements locaux et régionaux dans la réalisation effective des ODD sur le terrain ;

* Convaincus de la nécessité d’agir maintenant, et d’abord au niveau des villes et territoires, pour promouvoir l’avènement des sociétés pacifiques et ouvertes à tous aux fins du développement durable, assurer l’accès de tous à la justice et mettre en place à tous les niveaux des institutions efficaces, responsables et ouvertes à tous ;

Demandons :

1- Aux gouvernements locaux et régionaux de :

i) S’engager résolument à promouvoir la transparence et l’intégrité dans la gouvernance des villes et territoires en adoptant notamment une charte d’engagement du service aux citoyens à laquelle doivent souscrire les différents départements de l’administration territoriale, définissant clairement les démarches, coûts et délais de fourniture des différents services aux populations ; cette charte d’engagement doit faire l’objet d’une large diffusion auprès du public ;

ii) Travailler à la consolidation de la démocratie participative grâce à la mise en place d’approches innovantes d’implication des populations dans la définition et la mise en œuvre des priorités de l’action publique locale, tels que le budget participatif ;

iii) Instaurer le respect strict des règles de transparence dans la passation des marchés publics locaux et de l’application des clauses contractuelles, et mettre en œuvre des sanctions exemplaires en cas de manque et des incitations valorisantes en cas d’observance ;

iv) Soumettre la gestion administrative et financière des villes et territoires à des audits réguliers dont les résultats sont rendus publics afin de développer la culture de la redevabilité ;

v) Promouvoir et développer un système d’observation et de veille sur le suivi et l’évaluation des politiques publiques locales et les pratiques de corruption, en mobilisant le milieu de l’université et de la recherche et les organisations de la société civile ;

vi) Lancer des campagnes publiques de promotion de la transparence et de l’intégrité dans la gouvernance des villes et territoires avec l’appui des médias soulignant notamment les dangers de la corruption et de la mauvaise gestion de la chose publique et son impact négatif sur la promotion des valeurs d’effort et d’équité notamment auprès des jeunes.

2- Aux gouvernements nationaux de :

i) Promouvoir et mettre en place un environnement institutionnel et juridique incitatif en vue d’une décentralisation effective qui reconnaît l’autonomie administrative et financière et de décision des instances de gouvernance et d’administration des villes et territoires ; et qui assure une adéquation entre les compétences que les villes et territoires doivent assumer et les moyens humains et financiers de leur mise en œuvre ;

ii) Développer des systèmes d’accompagnement et d’appui aux gouvernements locaux et régionaux pour Instituer la culture de la performance dans la gestion des institutions publiques locales et la fourniture des services de base aux citoyens ;

iii) Définir une stratégie de déploiement et de recrutement des ressources humaines de qualité au sein des administrations des villes et territoires, et de renforcement de leur capacités, en s’appuyant notamment sur le dispositif de l’Académie Africaine des collectivités territoriales (ALGA) mis en place par Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique ;

iv) Contrôler la qualité de la gouvernance dans les institutions locales, réprimer les faits de corruption décelés et ériger en règle les pratiques de reddition de compte ;

v) Protéger par les textes législatifs les lanceurs d’alerte sur les faits de corruption et engager sans répits les poursuites judiciaires contre les auteurs de crime de corruption révélés ;

vi) Assurer l’intégrité et la transparence des échéances électorales locales ;

vii) Respecter les engagements définissant les règles relatives à la pratique des libertés d’information de la presse et la liberté de publication et d’impression y compris dans l’audiovisuel et la presse électronique, et ce en matière de libertés d’expression de recherche et d’investigation ainsi que de détection de la corruption et de détournements des fonds publics ;

viii) Soutenir les media pour contribuer à la diffusion de la culture de la bonne gouvernance ;

ix) Stimuler l’éducation à la culture de citoyenneté, d’égalité, de justice et de bonne gouvernance.

3. Aux Nations Unies et à la Communauté Internationale dans son ensemble de :

i) Soutenir les efforts des États et des gouvernements locaux dans la promotion de la transparence et de l’intégrité dans la gouvernance des affaires publiques ;

ii) Promouvoir les échanges d’expériences de lutte contre la corruption et de mettre en place une plateforme internationale recensant les méthodes et outils de lutte contre la corruption et de promotion de la transparence et de l’intégrité dans la gestion des affaires publiques, accessible à tous les gouvernements nationaux, régionaux et locaux ;

iii) Proposer un prix international des villes et territoires les plus transparents pour stimuler la culture de l’exemplarité et dégager des modèles pouvant inspirer des comportements plus responsables vis-à-vis des populations dans la gestion des affaires publiques

Remercions

* Le gouvernement du Royaume du Maroc à travers son Ministère de la Réforme de l’Administration et de la Fonction Publique pour avoir donné son accord et pour toutes les facilités apportées à l’organisation de ce side event ;

* Le Département des Nations Unies chargé des Affaires économiques et sociales (UNDESA), le Comité Technique Spécialisé n°8 de l’Union Africaine sur la Fonction Publique, les Collectivités locales, le Développement Urbain et la Décentralisation, l’Organisation Islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture (ISESCO), Cités et Gouvernements locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) et son Académie Africaine des Collectivités Territoriales (ALGA) pour leur coopération dans l’organisation et l’animation de ce side event ;

Exprimons

Notre profonde gratitude et notre infinie reconnaissance à Sa Majesté Mohammed VI, Roi du Maroc, pour son haut patronage et son engagement constant à lutter contre la corruption, et à soutenir toutes les institutions qui promeuvent la transparence et l’intégrité dans la gestion des affaires publiques non seulement au Maroc, mais aussi en Afrique et à travers le monde.

Fait à Marrakech, le 22 juin 2018

Les Participant(e)s

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Les Collectivités Territoriales Prennent des Mesures pour Autonomiser les Femmes

Les Journées Européennes du Développement (EDD) 2018 qui se sont tenues les 5 et 6 juin à Bruxelles, était axé sur l’autonomisation des femmes et des filles. Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) a rejoint les quatre autres grandes associations de collectivités locales actives dans la coopération au développement: AIMF, CLGF, PLATFORMA et CGLU. Le stand 68 du Village Global EDD a pris vie au fur et à mesure que les partenaires ont créé un espace d’échange pour parler aux femmes et aux filles de tout le continent.

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En tant que principal forum européen sur le développement, la rencontre a fourni une excellente plateforme pour partager des idées et des expériences à travers le prisme du genre. L’objectif de CGLU Afrique à ce rendez-vous était d’inspirer des solutions novatrices aux défis les plus urgents de l’Afrique, y compris l’urbanisation, la migration et le changement climatique avec les femmes et les filles au cœur de nos débats et discussions. L’évènement a également permis à CGLU Afrique de montrer comment l’Afrique locale répond au défi de l’autonomisation des femmes et à la nécessité pour les femmes de s’impliquer dans les instances de prise de décision si nous tenons à construire l’Afrique que nous voulons. Un continent qui encourage la participation de tous les membres et sections de ses communautés.

Le Réseau des Femmes Elues Locales d’Afrique (REFELA) a été mis en place par CGLU Afrique comme un moyen d’engager et d’appuyer les femmes élues locales au niveau des collectivités territoriales. La Voix de l’Afrique Locale porte sur une voix inclusive de tous les acteurs. Si 50% de notre population est exclue, alors la construction d’une Afrique mieux unifiée pour tous sera une lutte que nous devons mener.

« Investissons dans un homme, nous construirons une famille … Investissons dans une femme et nous construirons une nation » EDD 2018 Villes pour tous, Maimunah Mohd Sharif, Directrice Exécutive de ONU Habitat.

En 2017, CGLU Afrique a intensifié ses efforts à cet égard avec le REFELA, élargissant son champ d’action et mettant sur pieds des chapitres pays du REFELA pour améliorer sa portée auprès des femmes élues locales. Le stand 68 a accueilli Cities Alliance, un partenaire stratégique majeur, où ont été reçues des femmes Maires d’Ouganda, du Ghana et du Libéria. Des tables rondes ont été organisées avec la Présidente de REFELA, Mme Célestine Ketcha Courtés, Maire de Bangangté au Cameroun et Malika Ghefrane, Conseillère spéciale du REFELA. Chacune des trois Maires s’est engagée à travailler en étroite collaboration avec CGLU Afrique en vue de mettre en place des sections nationales du REFELA et de prendre part massivement au prochain Sommet Africités à Marrakech.

«REFELA s’ouvre et recrute des représentants nationaux en vue d’améliorer sa portée auprès des femmes élues locales» Présidente de REFELA, Célestine Ketcha Courtés, Maire de Bangangté, Cameroun.

CGLU Afrique et ses équipes régionales s’engagent à écouter non seulement les voix des femmes mais également celles des jeunes. Au cours des discussions et des débats en direct avec des jeunes champions sur le stand 68 à l’EDD, notre Secrétaire Général, M. Jean Pierre Elong Mbassi a rencontré Jean-Luc Habimana, un jeune blogueur primé, sur le thème de « La transition vers le développement durable». Thématique dont traite également le Sommet Africités de cette année.

Lien Vidéo

Le Secrétaire Général a lancé un appel à l’action pour que le jeune champion, utilise effectivement les outils technologiques au cœur de la culture des jeunes dans le monde en vue d’atteindre, de motiver et d’inspirer les jeunes à faire partie de l’histoire de la transition. « Promouvoir la fierté et l’estime de soi » et utiliser la vie de «vrais jeunes» sur le terrain dans les villes et territoires qui contribuent déjà à cette transition, pourrait inspirer et mobiliser les jeunes dans cette vision étant donné que «nous ne construirons pas l’Afrique sans les jeunes».

«Avec plus des 40% de sa population active âgée de 15 à 24 ans, l’Afrique est le continent le plus jeune du monde. Il y a près de 200 millions de jeunes en Afrique et selon les Perspectives Economiques en Afrique, cette population doublera d’ici 2045.»

Unissons-nous tous et faisons de la « jeunesse» l’opportunité en or de l’Afrique et non notre plus grand défi.

APPEL A L’ACTION: Si vous êtes une femme ou un jeune en Afrique impliqué dans la démocratie locale, le plaidoyer et le leadership, ou si vous voulez juste participer pour que votre voix soit entendue, alors venez prendre PART AU SOMMET AFRICITES 8 à Marrakech du 20 au 24 novembre. Suivez-nous sur Facebook, Twitter et Instagram et écoutez les annonces pour des Discussions en DIRECT avec nos Champions de Jeunesse (Ambassadeurs de la jeunesse).

Lutter contre la corruption et promouvoir l’intégrité et la transparence au niveau local en Afrique : le temps d’agir c’est maintenant !

Dans le cadre de la tenue, Sous le Haut Patronage de  SA MAJESTE LE ROI MOHAMMED VI –Que Dieu l’Assiste-, du Forum des Nations Unies sur la Fonction Publique du 21 au 23 Juin 2018 à Marrakech, Royaume du Maroc, le Comité Technique Spécialisé N°8 de l’Union Africaine sur la Fonction Publique, les Collectivités Locales, le Développement Urbain et la Décentralisation  (CTS N°8), en partenariat  et avec l’appui du Département des Affaires Economiques et Sociales des Nations Unies (UNDESA), du Ministère chargé de la Réforme de l’Administration et de la Fonction Publique du Royaume du Maroc, de l’Organisation Islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture (ISESCO) et de Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) ainsi que de son Académie Africaine des Collectivités Territoriales (ALGA), organise un «Side Event»  le 22 juin 2018 sur le thème : «Lutter contre la corruption et promouvoir l’intégrité et la transparence au niveau local en Afrique : le temps d’agir c’est maintenant !”, de 9h00 à 13h30, à la Palmeraie Golf Palace, Salle Arganier.

Le Forum qui marque la célébration de la Xème édition de la Journée Internationale de la Fonction Publique qui se commémore le 23 Juin de chaque année, aura pour thème : “Transformer la gouvernance pour la réalisation des objectifs de développement durable”. La rencontre permettra aux ministres et autres principaux preneurs de décisions de discuter de la façon dont les gouvernements, les institutions et les administrations publiques peuvent s’organiser et travailler au mieux et ensemble afin d’atteindre les Objectifs de Développement Durable (ODD). Le Forum se penchera aussi sur la façon dont les gouvernements et les institutions publiques peuvent être plus efficaces, inclusifs et responsables, conformément à l’engagement pris par la Communauté Internationale, notamment à travers l’Objectif de développement durable 16 «Promouvoir l’avènement de sociétés pacifiques et ouvertes à tous aux fins du développement durable, assurer l’accès de tous à la justice et mettre en place, à tous les niveaux, des institutions efficaces, responsables et ouvertes à tous ».

Pour leur contribution au Forum, le CTS N°8 et CGLU Afrique ont choisie de se focaliser sur la cible 5 de l’ODD 16 : «Réduire nettement la corruption et la pratique des pots-de-vin sous toutes leurs formes ». La corruption est un phénomène qui touche tous les niveaux de gouvernance (international, national, régional et local) ainsi que tous les acteurs impliqués dans la dynamique du développement et de progrès, qu’il s’agisse des Etats, des gouvernements, des collectivités territoriales, du secteur privé ou des différentes composantes de la société civile. Au niveau des gouvernements régionaux et territoriaux africains, la corruption, érode la capacité des gouvernements territoriaux et des institutions traditionnelles à fournir efficacement des services, et décourage également le développement économique local.  Les États membres de l’Union africaine (UA) ont dédié l’année 2018 à « La lutte contre la corruption» sous le thème «Vaincre la corruption : un chemin durable pour  le Développement de l’Afrique».

Ainsi, le Side Event sur : «Lutter contre la corruption et promouvoir l’intégrité et la transparence au niveau local en Afrique : le temps d’agir c’est maintenant!” , aura comme objectif principal de définir les modalités d’une mise en œuvre locale au niveau des Collectivités Territoriales Africaines des différents instruments adoptés et engagements pris, tant au niveau mondial qu’au niveau africain, concernant la prévention et la lutte contre la corruption ainsi que la promotion de  la transparence et de l’intégrité dans la Gouvernance des Territoires.  Il s’agit notamment de la Convention des Nations Unies contre la Corruption (CNUCC), dite Convention Mérida,  de l’Agenda du Développement durable, du Nouvel Agenda Urbain,  de l’Agenda du Climat,   du Cadre de Sendaï pour la réduction des risques de catastrophes, de l’Agenda d’Addis-Abeba sur le financement du développement, de l’Agenda 2063, de la Convention africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption, de la Charte africaine sur le Service Public et de  la Charte Africaine  sur les  Valeurs et Principes  de la Décentralisation, de la Gouvernance Locale et du Développement Local, adoptée en 2014 à Malabo, qui est inspirée par une série de valeurs fondamentales, dont l’intégrité, la transparence et l’obligation de rendre compte.

Les objectifs spécifiques de la rencontre sont :

  • Echanger sur la problématique de la corruption, de la transparence et de l’intégrité au niveau local et son lien avec la mise en œuvre des ODD ;
  • Sensibiliser les élus locaux, les élues locales et les managers territoriaux sur l’impact et les effets néfastes de la corruption sur le développement durable ;
  • Discuter des expériences et des pratiques mises en œuvre dans les différentes régions du monde, pour prévenir et faire face à la corruption, et pour ancrer l’intégrité et la transparence dans les institutions publiques, particulièrement au niveau local ;
  • Identifier des actions concrètes et des outils pertinents et durables à mettre en place au niveau local pour combattre la corruption et ancrer la transparence et l’intégrité dans le processus de la Décentralisation et de la Fonction Publique en Afrique ;
  • Inscrire l’action du CTS N° 8 dans la nouvelle dynamique enclenchée par l’Union Africaine en matière de lutte contre la corruption.

Par ailleurs, au cours du Forum, CGLU Afrique et son Académie Africaine des collectivités Territoriales (ALGA) participeront aussi à l’Atelier du Département des Affaires Économiques et Sociales des Nations Unies (UNDESA) sur : « La Gouvernance pour localiser les Objectifs de développement durable ». Cet Atelier mettra l’accent sur l’ODD 11 : « Rendre les villes et les établissements humains inclusifs, sûrs, résilients et durables ». Il faut rappeler que le rôle des gouvernements locaux et régionaux est essentiel à l’atteinte des ODD, dont 65% de leur mise en œuvre relève du niveau local, étant donné leur proximité et leur compréhension des défis auxquels leurs communautés et populations sont confrontées. Les gouvernements locaux sont dans une position unique pour engager tous les acteurs et toutes les parties prenantes dans la conception de politiques et de stratégies en matière de développement. Ils sont également bien placés pour identifier les besoins urgents, les priorités et les lacunes afin d’améliorer la prestation des services publics. Les actions les plus visibles et les plus concrètes devront être prises donc au niveau local.

PJ : Note conceptuelle

Visitez le site du forum 

Pour davantage d’informations, veuillez contacter :

Gaëlle Yomi:  Tel: + 212 610 56 71 45

email:  gyomi@uclga.org

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ALGA, un acteur engagé pour l’investissement dans le Capital Humain des Collectivités Territoriales Africaines à travers l’apprentissage, la formation et le renforcement des capacités

En marge de la tenue de la Réunion Régionale Stratégique de CGLU-Afrique en Afrique de l’Ouest et de l’organisation du 1er Focus Groupe de l’Observatoire des Ressources Humaines des Collectivités Territoriales en Afrique, une délégation de CGLU-Afrique et de l’Académie Africaine des Collectivités Territoriales (ALGA) conduite par sa Directrice Dr Najat ZARROUK, a effectué une journée de visite institutionnelle auprès des Instituts d’ancrage de ALGA, ainsi qu’auprès de NALAG et le Bureau Régional de CGLU-Afrique-Afrique de l’Ouest et ce, le Jeudi 31 Mai 2018 à Accra, au Ghana.

Conformément au programme de cette visite, la Directrice et sa délégation ont visité les Bureaux et Instituts de formation suivants :

  • L’Institut du Management et de l’Administration Publique du Ghana (GIMPA) ;
  • Le Bureau Régional Afrique de l’Ouest de CGLU-Afrique,
  • Le Siège de l’Association Nationale des Autorités Locales du Ghana (NALAG) ;
  • L’Institut des Etudes en Gouvernance Locale (ILGS) ;
  • L’Institut en Management Urbain (UMI).

L’objectif de ces visites entre dans le cadre de l’accomplissement du mandat et des visions de l’Académie qui sont d’habiliter les Membres et Réseaux de CGLU Afrique à travers l’Apprentissage, la Formation, le Renforcement des capacités, le Réseautage, le Benchmarking, le Partage des Connaissances et des bonnes pratiques et tirer le meilleur parti des Partenariats, Coopérations et Collaborations.

Il s’agissait donc de rendre visite aux Instituts d’ancrage présents au Ghana, en l’occurrence ILGS et UMI, à un des membres de CGLU-Afrique (NALAG) et au Bureau Régional, et d’identifier et d’étendre le Réseau des Instituts d’ancrage de ALGA dans la Région.

GIMPA, Bureau CGLU Afrique pour l’Afrique de l’ouest, ILGS, UMI 

La journée a débuté par une visite de GIMPA. Dr Najat ZARROUK et sa délégation se sont entretenus avec le Professeur Samuel ADAMS, Doyen de l’Ecole des Services Publics et de la Gouvernance et son équipe ; puis ils ont été par la suite reçus en audience par le Professeur Philip DUKU OSEI, Vice-Recteur de GIMPA.

Au cours de l’entretien qui s’est déroulé dans une empreinte de franchise et de convivialité, une présentation des activités des deux Structures a été passée en revue ainsi que des différentes pistes de collaboration et de partenariat possibles. A cet égard, il a été souligné lors des différents échanges l’importance du renforcement des capacités au niveau Local, gage de la réussite de la mise en œuvre des différents Agendas Africains et Mondiaux.

La séance a ainsi permis de s’accorder sur la préparation d’un draft de Convention de Partenariat entre les deux Institutions. Ce draft sera préparé par l’Académie et sera soumis prochainement à l’attention de GIMPA.

Il s’en est suivi une visite du Campus notamment du Centre de formation à distance, e-learning et du Centre de Conférence et d’hébergement des Participants.

Le programme de la journée a ensuite été ponctué par la visite du Bureau Régional Afrique de l’Ouest, dirigé par Mme Juliet SALE MEKONE, Directrice Régionale, et la visite du Bureau de NALAG.

Pour terminer, la délégation de l’Académie a poursuivi avec la visite de ses deux Instituts d’Ancrage au Ghana, où elle a été reçue respectivement :

  • Au sein de ILGS, par Dr Margaret SACKEY, chef du Département Administration de la Gouvernance Locale et Dr Frederick AGYARKO ODURO, chef du département Management Urbain et Environnemental et
  • Au sein de UMI, par Dr Prosper DZANSI, Directeur Exécutif de l’Institut en Management Urbain (UMI) et son équipe.

Ces deux visites s’inscrivent dans une démarche de mise en œuvre des Conventions de Partenariat déjà signées avec ces deux Instituts en 2016. Elles ont permis d’échanger sur les différents volets de collaboration en cours notamment le processus d’Accréditation de ILGS, la préparation du lancement du Master Exécutif en Management des Villes de l’Académie ainsi que le renforcement et l’identification de nouveaux projets qui peuvent être réalisés ensemble, tels : l’organisation de Side Events, la mise en place de formations conjointes sur place, la définition de nouvelles thématiques de formation sur lesquelles chaque Institut a une expertise pointue et sera identifié comme « Centre d’Expertise d’Excellence » dans le domaine.

Ce fut également une occasion de soulever le retard pris dans la transmission des Modules de formation par ILGS et UMI à l’ALGA, en ce qui concerne le Master exécutif en Management des Villes, et ce, conformément aux engagements pris lors du Séminaire d’harmonisation et de mise en cohérence organisé à Rabat en Mars 2018.

Dans la volonté permanente de l’Académie de servir et de répondre aux besoins des Collectivités Territoriales Africaines, Dr ZARROUK a précisé l’importance de développer et de mutualiser les partenariats avec les Instituts d’Ancrage afin de promouvoir des actions pertinentes conjointes.

Au final, ces visites ont permis aux différentes parties de renforcer davantage non seulement leur dialogue mais également les relations de compréhension et confiance mutuelles qui doivent les lier.

Au cours de ces différentes visites, une documentation a été remise par l’équipe de ALGA pour faire du marketing sur ses diverses activités./.

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