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Les collectivités territoriales d’Afrique s’engagent à préserver le patrimoine culturel du continent

Les 18 et 19 avril 2019 à Rabat (Maroc), l’Académie Africaine des Collectivités Territoriales (ALGA) de Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique), l’Organisation Islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture (ISESCO) et la Ville de Rabat ont célébré la Journée Internationale des Monuments et des Sites du Patrimoine Culturel Mondial.

Deux activités ont ponctué cette célébration à savoir : la 2ème Conférence Internationale sous le thème : « Rôle et responsabilité des Collectivités Territoriales dans la Préservation et la Valorisation du Patrimoine Culturel », tenue le 18 avril 2019 au siège de l’ISESCO et la rencontre autour de la présentation des stratégies de la ville de Rabat en matière de protection et de valorisation du patrimoine culturel, tenue le 19 avril 2019 au Siège du Conseil Communal de la ville de Rabat.

Ces actions ont été organisées en partenariat et avec l’appui du Ministère de la Culture et de la Communication, du Ministère de l’Aménagement du Territoire National, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Politique de la Ville, l’ICOMOS-Maroc, de l’UNESCO et de la Fondation Italienne Romualdo Del Bianco (Italie).

Lors de la séance d’ouverture de la Conférence, lecture a été faite de l’allocution du Directeur Général de l’ISESCO, Dr Abdulaziz Othman Altwaijri, lue en son nom par Dr Amina Al-Hajri, Directrice Générale Adjointe de l’ISESCO, suivie de l’allocution de Son Excellence M. Mohamed El Aaraj, Ministre Marocain de la Culture et de la Communication, lue en son nom par Dr Abdelilah Afifi, Secrétaire Général du ministère, ainsi que l’allocution de Madame Golda El-Khouri, Directrice du bureau de l’UNESCO à Rabat, l’allocution de la Représentante d’ONU-Femmes, Bureau Multi-Pays du Maghreb, l’allocution de M. Mohamed Saddiki, Président du Conseil Communal de Rabat, maire de Rabat et enfin le discours de M. Jean Pierre Elong Mbassi, Secrétaire Général de CGLU Afrique.

Le maire de Rabat n’a pas manqué d’exprimer sa solidarité à la ville de Paris suite au récent incendie de la cathédrale Notre Dame de Paris, classée patrimoine mondial de l’UNESCO à l’instar des 9 sites patrimoniaux que compte Rabat.

Dans son allocution le Secrétaire Général de CGLU Afrique a souligné que l’organisation de cette deuxième conférence internationale marque la volonté «commune de voir le thème du patrimoine matériel et immatériel intégrer dans les politiques de développement locale.  Notre patrimoine culturel reflète l’identité de notre territoire et relie la population à son passé. L’Agenda 2063 de l’Union Afrique présente une Afrique avec un patrimoine commun. Le patrimoine matériel et immatériel est ce qui fait le potentiel de tout territoire et toute population. Ce n’est qu’ainsi qu’on pourra atteindre la cible 4 de l’ODD 11 qui appelle à renforcer les efforts de protection et de préservation du Patrimoine culturel et naturel mondial », a déclaré M. Jean Pierre Elong Mbassi.

Il a par ailleurs, conclu ses propos en signalant que la culture est ce par quoi on commence pour exister et les autorités politiques ont tort de ne pas mettre la culture au cœur des politiques de développement.

La centaine de participants venus de 20 pays ont eu droit à une conférence inaugurale sur le mouvement « la vie au-delà du tourisme » avant de plancher sur la thématique au cours de sessions plénières portant sur la problématique du patrimoine culturel au niveau des territoires.

Monsieur Paolo Del Bianco, Président de la Fondation Romualdo Del Bianco, Life Beyond Tourism a présenté la vision du concept la vie au-delà du tourisme qui vise à faire en sorte que le tourisme déclenche une véritable synergie dans la promotion des patrimoines historiques et soit un moteur pour les échanges interculturels.  Les collectivités territoriales ont la possibilité de former leur personnel à ce concept par le biais de la formation des formateurs organisé annuellement par la Fondation Romualdo Del Bianco en partenariat avec l’Académie Africaine des Collectivités Territoriales (ALGA) de CGLU Afrique.

La culture 4ème pilier du développement durable

La première session plénière a portée sur : Protéger et Valoriser le Patrimoine Culturel : une problématique Multi-acteurs et Multi-Niveau de Gouvernance.  Elle a été présidée par M. Majid Batambuze, Président de l’Association des Autorités Urbaine d’Ouganda et Maire de Jinja.

Dans sa présentation des résultats et recommandations du rapport mondial 2016 de l’UNESCO « Culture et développement urbain durable », Mr Karim Hendili, Spécialiste du Programme Culture au Bureau Multi pays de l’UNESCO, a salué le positionnement de l’organisation mondiale des gouvernements locaux, CGLU, qui a fait de la culture le quatrième pilier du développement durable. Le rapport révèle que très peu de pays possède une législation sur la gestion du patrimoine urbain.

Cette session a aussi été marquée par la présentation du programme de valorisation durable des ksour (hameaux uniquement bâtis avec de l’argile, sans chaux pour liaison) et kasbah (citadelle d’architecture berbère) comme pilier pour la sauvegarde d’un patrimoine national menacé. Le Maroc compte près de 4000 Kasbah qui date du 6ème siècle et dont ¼ seulement sont valorisés. Ce programme lancé par le gouvernement marocain vise en premier lieu à améliorer les conditions de vie des populations de ces sites qui compte environ 1 millions d’habitants. Il vise aussi à doter le Maroc d’une stratégie intégrée de valorisation des Ksour et Kasbah d’ici à 2050.

Le partage d’expérience des autres pays africains et du Monde Arabe a alimenté les débats notamment lors de la seconde session axée sur « Protéger et valoriser le patrimoine culturel au niveau local : Partage de bonnes pratiques locales africaines». Ce fut notamment le cas de Ville de Bobo-Dioulasso, Burkina Faso où la célébration des funérailles occupe une grande place dans le quotidien des habitants. Les cérémonies funéraires sont marquées par le port de masques traditionnels. Ces masques constituent un atout pour le tourisme et la municipalité envisage de développer des expositions au sein de l’aéroport de la capitale culturelle du Burkina. En Tunisie, la ville de la Goulette procède à une redynamisation de ses principaux évènements culturels après des années de léthargies suite à la révolution.  C’est notamment le cas de la célébration de la fête de la victoire chaque 1er juin dans la ville où Habib Bourguiba, premier président de la république avait effectué son entrée triomphale, le festival du poisson qui va reprendre après 8 ans d’arrêt et la fête de la madone célébrée chaque 15 août.

Les différentes présentations ont permis de voir la richesse du Patrimoine culturel en Afrique et dans le monde Arabo-musulman avec les cas de la Commune d’Abobo, Côte d’Ivoire, la Ville de Bamako, Mali, la Ville de Lagos, Nigéria, les Villes d’El Jadida, d’Azemmour et de Marrakech, Maroc.

Recommandations

Les présentations et les discussions ont aussi permis de voir l’état de dégradation générale et de péril qui caractérisent le patrimoine culturel en Afrique. Les participants ont émis les principales recommandations suivantes :

  • La nécessité de mise en place des mécanismes de suivi de l’application des recommandations prises au niveau des organisations internationales à l’instar de l’UNESCO, de l’ISESCO ;
  • La nécessité de créer des cadres à l’instar de cette conférence pour un meilleur partage des expertises et des expériences entre pays et entre collectivités territoriales en Afrique et dans le monde Arabe ;
  • La nécessité de maintenir un fort plaidoyer auprès des Etats pour renforcer le rôle et les compétences des collectivités territoriales dans la gestion de la culture et du patrimoine ;
  • Promotion de l’Agenda 21 de la Culture dans les collectivités territoriales ;
  • Inscrire la formation et le renforcement des capacités dans les actions prioritaires pour faire face aux principaux défis ;
  • Préférer le recours à l’expertise locale pour garder l’authenticité des œuvres ;
  • Intégrer l’importance de la culture dans les programmes éducationnels ;
  • Renforcer le rôle des médias dans la promotion de la culture ;
  • La création des écoles d’arts traditionnels pour pouvoir préserver et transmettre les connaissances traditionnelles locales.

Le deuxième jour de la rencontre a permis au conseil communal de la ville de Rabat de présenter ses stratégies en matière de protection et de valorisation du patrimoine culturel.  Présente à la rencontre, Mme Fatna El Khiel, Secrétaire d’Etat auprès du Ministère de l’Aménagement du Territoire National, s’est réjoui de l’organisation de cette deuxième édition de la conférence internationale à l’occasion de la célébration de la Journée Internationale des Monuments et des Sites du Patrimoine Culturel Mondial. Elle a d’ailleurs plaidé pour la pérennisation de l’initiative. « Nous souhaitons que cette conférence devienne un rendez-vous annuel regroupant les villes africaines et du monde arabe autours du partage d’expérience.  J’espère que l’année prochaine on pourra tenir cette cérémonie dans une des Kasbah en rénovation afin de toucher du doigt ce qui est fait par le ministère de l’aménagement du territoire ».

Les participants ont par la suite visité six lieux du patrimoine de la ville de Rabat : Les Oudayas, l’Ancienne Médina, le Chellah, la Marina Bouregreg et l’Avenue Mohammed V.

Découvrez l’album photo de l’événement. 

Télécharger le communiqué en  PDF ici

Note conceptuelle de la rencontre.

Agenda.

A propos de :

L’ISESCO : L’Organisation Islamique pour l’Education, la Science et la Culture (ISESCO) a été créée en mai 1979 par l’Organisation de la Conférence Islamique (OCI). Son siège social est basé à Rabat (Maroc).  Site Internet : http://www.isesco.org.ma

CGLU Afrique :  est l’organisation faîtière des gouvernements locaux d’Afrique dont le congrès fondateur a eu lieu dans la ville de Tshwane, Afrique du Sud, en mai 2005. CGLU Afrique a son siège dans la ville de Rabat (Maroc) depuis janvier 2008. C’est la section africaine de l’organisation mondiale de Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU). Site Internet : www.uclga.org

 

Pour de plus amples informations, veuillez contacter :

Gaëlle Yomi : Tél : + 212 610 56 71 45

E-mail : gyomi@uclga.org

 

 

Deuxième Conférence Internationale sur : “Rôle et responsabilité des Collectivités Territoriales dans la Préservation et la Valorisation du Patrimoine Culturel”

A l’occasion de la célébration le 18 avril prochain, de la Journée Internationale des Monuments et des Sites du Patrimoine Culturel Mondial, Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) par le biais de son Académie Africaine des Collectivités Territoriales (ALGA), l’Organisation Islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture (ISESCO) et la Ville de Rabat, en Partenariat et avec l’appui du Ministère de la Culture et de la Communication, du Ministère de l’Aménagement du Territoire National, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Politique de la Ville, l’ICOMOS-Maroc, de  l’UNESCO et de la Fondation Italienne Romualdo Del Bianco, organisent la 2ème  Conférence Internationale sur le thème : «Rôle et responsabilité des Collectivités Territoriales dans la Préservation et la Valorisation du Patrimoine Culturel».  La célébration se déroulera sur deux jours, le jeudi 18 avril 2019 au Siège de l’ISESCO et le vendredi 19 avril 2019 au Siège du Conseil Communal de la ville de Rabat (Maroc).

L’organisation de cette 2ème Conférence internationale est par ailleurs, confortée par la proclamation par l’ISESCO de l’année 2019  : « Année du Patrimoine dans le Monde Islamique ».

Le choix du thème : « Rôle et responsabilité des collectivités territoriales dans la préservation et la valorisation du patrimoine culturel », vise à rester dans la continuité et le sillage de la Conférence de 2018 qui avait porté sur « Protéger le Patrimoine Culturel par une Gouvernance Participative et Inclusive » et trouve son fondement tout d’abord dans l’appui à la mise en œuvre de la Cible 11.4 de l’ODD 11 (Renforcer les efforts de protection et de préservation du Patrimoine culturel et naturel mondial”, et ensuite dans le fait que les Collectivités Territoriales sont devenues un Acteur incontournable dans ce domaine, en raison des rôles et responsabilités qui leur sont transférés par l’Etat et par les Gouvernements centraux, mais aussi dans le fait que la préservation et la valorisation du Patrimoine Culturel s’inscrit dans un contexte qui devient de plus en plus multi-acteurs et multi-niveaux de Gouvernance.

Ainsi, l’objectif principal de la conférence est de mettre autour de la table l’ensemble des acteurs et parties prenantes concernés ou impliqués dans la préservation et la valorisation du patrimoine culturel, pour sortir avec une feuille de route permettant à chaque acteur et à chaque partie prenante de saisir l’importance de son rôle et l’ampleur de ses responsabilités dans l’ensemble de la chaîne de préservation et de valorisation du Patrimoine Culturel.

Le Patrimoine culturel constitue, en effet, un levier fondamental de la vie humaine qui participe non seulement à la promotion de la paix, à l’équilibre, à la continuité et à l’harmonie des sociétés humaines, mais, bien protégé et bien valorisé, il s’avère aussi un levier pour la promotion d’une croissance économique soutenue, partagée et durable, au sens de l’Objectif du Développement Durable n° 8 dont la Cible 8.9 vise à « élaborer et mettre en œuvre des politiques visant à développer un tourisme durable qui créé des emplois et mette en valeur la Culture et les Produits Locaux », d’ici à 2030.

L’ouverture de la conférence sera officiellement faite par les Représentants de l’ISESCO, du Ministère de la Culture et de la Communication, d’ONU-Femmes, de ICOMOS-Maroc, du Conseil Communal de Rabat et de CGLU Afrique.

Plus de cent participant(e)s sont attendu(e)s à cet important rendez-vous parmi lesquels :  Les Représentants des Organisation Internationales (UNESCO, ISESCO, ICOMOS), les départements ministériels chargés et/ou impliqués dans la gouvernance et la gestion du patrimoine culturel, les Associations des Collectivités Territoriales en Afrique et dans le monde Arabo Musulman, les composantes de la Société Civile, etc…

La Conférence sera l’occasion de mettre en exergue les bonnes pratiques de certaines villes africaines en matière de protection et de promotion de leur Patrimoine Culturel, notamment : La Ville de Bobo-Dioulasso, Burkina Faso, la Ville Praia, Cape Vert, la Commune d’Abobo, Côte d’Ivoire, la Ville de Bamako, Mali, les Villes d’El Jadida, d’Azemmour et de Marrakech, Maroc, des villes de la Mauritanie, la Ville de Lagos, Nigéria et la Ville de la Goulette, Tunisie.

Elle sera également marquée par la présentation des expériences du Monde Arabe, notamment de l’Egypte, du Liban, de la Tunisie, de la Mauritanie.

Les participants aborderont la thématique sous 5 principaux axes :

1) Quel est le contexte et quels sont les enjeux actuels de la préservation, la protection et la valorisation du Patrimoine Culturel ?

2) Quelle est la cartographie des principaux acteurs et parties prenantes dans la dynamique de préservation, de protection et de valorisation du patrimoine culturel ?

3) Quels sont les rôles et les responsabilités des collectivités territoriales dans la gestion, la préservation et la valorisation du patrimoine culturel ?

4) Quels outils et quelles stratégies pour les collectivités territoriales en matière de gestion, de préservation et de valorisation du patrimoine culturel ?

5) Quels sont les principaux axes d’une éventuelle feuille de route ciblant le niveau local ?

Les médias nationaux et internationaux basés au Maroc sont invités à couvrir les travaux de cette Conférence internationale ce jeudi 18 avril 2019 à partir de 09h00 au Siège de l’ISESCO (Avenue des F.A.R., Hay Ryad – Madinat Al Irfane) et le vendredi 19 avril 2019 à partir de 9h00 au Siège du Conseil Communal de la Ville de Rabat, Avenue Mohamed Belhassan El Ouazzani, Takkadoum.

Les participant(e)s auront enfin l’occasion de visiter les principaux joyaux du Patrimoine Culturel de la Ville de Rabat, une Ville qui a fait du Patrimoine Culturel un axe stratégique et un levier de développement pour son progrès et son développement durable.

A propos de :

L’ISESCO : L’Organisation Islamique pour l’Education, la Science et la Culture (ISESCO) a été créée en mai 1979 par l’Organisation de la Conférence Islamique (OCI). Son siège social est basé à Rabat (Maroc).  Site Internet : http://www.isesco.org.ma

CGLU Afrique :  est l’organisation faîtière des gouvernements locaux d’Afrique dont le congrès fondateur a eu lieu dans la ville de Tshwane, Afrique du Sud, en mai 2005. CGLU Afrique a son siège dans la ville de Rabat (Maroc) depuis janvier 2008. C’est la section africaine de l’organisation mondiale de Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU). Site Internet : www.uclga.org

Pour de plus amples informations, veuillez contacter :

Gaëlle Yomi : Tél : + 212 610 56 71 45

E-mail : gyomi@uclga.org

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Inscrivez-vous à la troisième édition du Forum des Managers Territoriaux et des Instituts de Formation ciblant les Collectivités Territoriales en Afrique (Deadline : 4 juin 2019)

CGLU Afrique et son Académie Africaine des Collectivités Territoriales (ALGA) en partenariat avec le conseil de la région de Fès-Meknès et l’université Al Akhawayn d’Ifrane organisent la 3ème édition du Forum des Managers Territoriaux et des Instituts de Formation ciblant les Collectivités Territoriales en Afrique. Le forum se tiendra du 10 au 14 juin 2019 à l’université Al Akhawayn d’Ifrane  (Maroc).

Le thème retenu pour cette édition est : « Le financement de l’apprentissage, de la formation et du renforcement des capacités ciblant les élus locaux et le personnel des Collectivités Territoriales en Afrique ».

Le Forum sera une occasion pour discuter de la problématique du financement de l’apprentissage, de la formation et du renforcement des capacités ciblant les Collectivités Territoriales en Afrique, pour présenter les modèles réussis qui existent à travers le monde, et pour présenter proposer des mécanismes innovants et durables pour l’ancrage de la Décentralisation en Afrique. Il offrira également un espace pour la formation et le renforcement des capacités sur l’Agenda Africain 2063 et les Agendas Globaux du Développement Durable.

Peuvent prendre part au forum : les représentants des organisations internationales, les représentants des gouvernements, les collectivités territoriales et leurs réseaux, les associations nationales des collectivités territoriales, les élus locaux, les élues locales , les managers territoriaux africains, les Instituts d’ancrage d’ALGA et ses partenaires, les Partenaires au développement et les bailleurs de fonds, les composantes de la société civile, les universités et établissements de formation, les représentants du Secteur privé, etc.

Frais de participation

  • Pour les membres et les Réseaux de CGLU Afrique : 300 euros
  • Pour les non-membres de CGLU Afrique : 400 euros
  • Epoux/épouses et personnes accompagnant : 100 euros
  • Pour les Délégations/Groupes de plus de 5 participant(e)s : 20% de réduction.

Les frais d’enregistrement peuvent être payés :

  • Par un transfert bancaire directement au Compte Bancaire de CGLU Afrique : BANK : BNPPARIBAS

Adresse : 117, Boulevard HAUSSMANN 75008, Paris_ France

Bénéficiaire : CITES ET GOUVERNEMENTS LOCAUX UNIS D’AFRIQUE

IBAN/ Numéro du Compte Bancaire: FR7630004005670001009726629

BIC/Code SWIFT: BNPAFRPPINT

Le Transfert bancaire doit comporter la mention suivante: Le nom complet de l’intéressé + CGLU-Afrique / Forum 2019 de  ALGA.

– Ou bien à l’arrivée au lieu d’organisation du Forum.

La date limite d’inscription est fixée au 4 juin 2019.

Plus de détails ici. 

 Le formulaire d’enregistrement est disponible ici. 

Le programme provisoire est disponible ici.

 

Retraite CGLU Afrique 2019 : Redynamisation du mouvement municipal africain

Du 18 au 21 février 2019, le centre de conférences de l’Université d’Al Akhawayne d’Ifrane (Maroc) a abrité la troisième édition de la retraite institutionnelle de CGLU Afrique. Cette édition a vu la présence d’une soixantaine de participants parmi lesquelles : le personnel du siège de l’organisation, des trois bureaux régionaux (Afrique de l’Ouest, Afrique de l’Est et Afrique Australe), les organisations partenaires : CGLU, Metropolis, Cities Alliance, la CEA (Commission Economique Africaine), le World Ressources Institute (WRI), le CAFRAD, et les conseillers spéciaux de CGLU Afrique : M. Daby Ndiaye, M. Gustave Massiah, M. Alioune Badiane, et Mme Claire Mandouze.

« L’objectif de cette retraite est de faire le point. Pour une organisation il est très important qu’on prenne un nouvel élan. La retraite est faite pour reconstruire une dynamique », indique d’emblée M. Jean Pierre Elong Mbassi, Secrétaire Général de CGLU Afrique.  Poursuivant son propos, il rappelle les composantes de CGLU Afrique qui sont au cœur de cette rencontre. « L’organisation c’est la partie politique, ce sont les membres, le comité exécutif, le conseil panafricain, la présidence de CGLU Afrique, le personnel, le citoyen. Nous attendons de cette retraite une synergie plus importante, une remobilisation de nos membres et de notre personnel et de nouveaux objectifs à atteindre pour que nous méritions ce que les membres attendent de nous », confie-t-il.

Jour 1 : Qui sommes-nous ?

La première journée des travaux, le 18 février 2019, a été marquée par le discours d’ouverture du Secrétaire général de CGLU Afrique, M. Jean Pierre Elong Mbassi. Un échange-débat « Fishbowl » sur comment travailler en synergie avec les organisations partenaires pour la mise en œuvre des Agendas Mondiaux et l’Agenda 2063 de l’Union Afrique a été modéré par M. Sithole Mbanga suivi de la réalisation de la «timeline » de l’organisation de 2005 à 2019 par l’ensemble du personnel de CGLU Afrique.

C’est dans une ambiance détendue que ces échanges ont eu lieu. En effet, avant de passer à l’écoute studieuse du speech du secrétaire général, les participants avaient eu l’occasion de faire ample connaissance à travers le jeu d’horloge qui consistait à prendre rendez-vous avec 12 personnes présentes que l’on ne connaît pas.

Dans son allocution d’ouverture M. Jean Pierre Elong Mbassi a tenu a rappeler l’historique de l’organisation et de l’implantation du mouvement municipal en Afrique. Ceci dans le but de mettre tous les participants au même niveau d’information. « Aujourd’hui CGLU Afrique c’est 47 associations nationales de gouvernement locaux. Nous sommes une organisation unitaire, nous ne sommes pas une confédération. Nous avons traversé des années de division dont l’unité a été consolidée en 2012 à Dakar lors de la 6ème édition du Sommet Africités », explique M. Mbassi. Ce dernier insiste également sur la fragilité de cette unité qui ne subsistera qu’à travers l’engagement des membres et du personnel de CGLU Afrique.

« Notre unité est toujours fragile et il est de votre devoir de combattre et garder l’unité de cette organisation. Il convient de faire comprendre aux membres que l’amour du continent est ce qui les sauvera et sauvera l’avenir de leurs enfants. Il y a différents niveaux de décentralisation sur le continent, ce qui implique qu’il convient de disposer d’approches spécifiques, et le rôle des bureaux régionaux est crucial à ce niveau. L’objectif étant d’améliorer le service rendu aux populations par la mise en œuvre de la décentralisation. Le multilatéralisme perd du terrain, et il y a un repli identitaire extrêmement dommageable pour l’Afrique.  Le fait tribal monte en puissance : c’est une difficulté supplémentaire pour le continent. Il faut faire place à la jeunesse dans l’espace politique, et le niveau local est le niveau de déverrouillage.  L’espoir d’un continent repose sur vos épaules », a-t-il lancé en direction des jeunes.

 

Synergie avec CGLU et Metropolis

Le Secrétaire général adjoint de CGLU Afrique, M. Sitholé Mbanga, a ensuite modéré le débat avec comme principaux intervenants, Mme Firdaous Oussidhoum, Conseillère spéciale de la Secrétaire Générale de CGLU, et M. Octavi De La Varga, Secrétaire Général de Metropolis. Il a été abordé la manière de localiser les Agendas mondiaux (Agenda 2030 (ODD), le Nouvel Agenda Urbain, l’Accord de Paris pour le climat, le Cadre de Sendai pour la réduction des risques de catastrophe) et l’Agenda 2063 de l’Union Africaine.  Les différentes contributions ont plaidé pour un travail en synergie afin de localiser ces agendas sur le continent par une approche territoriale, une approche genre, une valorisation du capital humain, une réinvention de la démocratie locale et une révision des systèmes statistiques en Afrique.

La construction de la «timeline » CGLU Afrique (2005- 2019) a permis de voir le chemin parcouru par l’organisation jusqu’à présent. Avec un fort renforcement de capacités institutionnelles depuis 2015 dans la mise en œuvre du GADDEPA (Programme de Gouvernance, Plaidoyer et Développement Décentralisé Pour l’Afrique), qui est la vision stratégique de CGLU Afrique jusqu’en 2021.

 

Jour 2 : Rebâtir ensemble

La journée du mardi 19 février 2019 a été marquée par la mise en valeur des offres de services de CGLU Afrique à travers l’exercice dénommé « Market Place ». Les directeurs des différents départements et des bureaux régionaux (Membres, Programmes, REFELA, ALGA, Task Force Climat, Communication, Bureau régional WARO, Bureau régional SARO et bureau régional EARO)  ont eu la responsabilité de présenter leurs meilleures offres de services et les deux principales difficultés rencontrées dans l’exercice de leur fonction. Cette activité a permis de mieux connaître ce que chaque entité de l’organisation fournit comme travail, et ce de manière ludique. Les différents acteurs ont reconnu l’apport de cette initiative qui leur a permis de peaufiner leur technique de vente et de mieux connaître l’autre.

Un échange débat « Fishbowl » a également eu lieu avec les partenaires, Cities Alliance, la CEA, et WRI sur les pistes d’une meilleure collaboration avec CGLU Afrique.

Pour Mme Edlam Abera Yemeru, Chef de la section urbanisation de la CEA «Il faut connecter l’Agenda Urbain aux autres secteurs et construire les villes africaines autour de l’importance de la planification. L’Agenda 2063 est une opportunité de collaboration. Nous opérons au niveau national et avec CGLU Afrique nous pouvons toucher le niveau local ».

  1. Leo Horn Phathanothai, Directeur chargé de la Coopération Internationale de WRI, s’est déclaré ouvert à une matérialisation d’un partenariat dans le secteur de la recherche notamment à travers l’Académie Africaine de la Gouvernance Territoriale (ALGA).

«Il faut faire en sorte que les gouvernements locaux soient des espaces de carrières crédibles.  Le système des politiques d’urbanisations actuel n’est pas adéquat en Afrique. Le chômage des jeunes est un challenge majeur des gouvernements locaux en Afrique. Il faudrait que CGLU Afrique formalise les partenariats sur une période longue d’au moins 5 ans », explique M. Julian Baskin, Urbaniste Spécialiste de Cities Alliance.

La journée s’est clôturée par des travaux de groupe sur la reconstruction d’un nouveau narratif de CGLU Afrique en définissant les objectifs, les forces et faiblesse de l’organisation.  Les participants ont exprimé toute leur créativité (Voir album photos).

Jour 3 : Repenser nos actions en faveur des populations

 

Le mercredi 20 février 2019, il a été question de déterminer la meilleure manière dont CGLU Afrique doit intervenir au niveau mondial, continental, national, régional, envers les associations des gouvernements locaux, les localités et les citoyens.

Les principaux messages sont :

– Le centre d’intérêt de CGLU Afrique est le citoyen,

– Notre rôle est d’aider à construire des gouvernements locaux,

– Il faut actualiser l’Agenda de CGLU Afrique à travers le GADDEPA,

– Renforcer les jeunes et les bureaux régionaux, repositionner l’organisation, tenir compte de l’approche genre,

– Il faut écrire nous-même l’histoire de notre organisation, aller vers une communication 2.0.

Les participants se sont ensuite prononcés via un vote sur les 7 axes prioritaires  sur lesquels l’organisation devrait se reconstruire. Il s’agit de :

-La gestion des ressources humaines, la formation et le développement,

-La viabilité et durabilité financière,

-La bonne gouvernance,

-La vision et l’orientation stratégique de l’organisation,

-L’élaboration d’une stratégie et un plan de communication transparents,

-L’apprentissage institutionnel et la gestion des connaissances,

-Le sommet Africités.

Jour 4 : Nouvelle Feuille de route

La retraite s’est clôturée avec l’élaboration d’une nouvelle feuille de route pour l’année 2019 en se basant sur les différentes propositions enregistrées lors des 4 jours d’échanges.

Les grands axes de cette feuille de route qui marque un nouveau départ pour CGLU Afrique sont marqués par les étapes phares suivantes :

  • Réunion du comité exécutif en avril 2019,
  • Séminaire régionaux (mai-juillet),
  • Rencontre avec les partenaires financiers (juin ou septembre),
  • Rencontre de mobilisation des associations nationales en marge du congrès mondial de CGLU prévu en Afrique du Sud Durban (novembre),
  • Congrès mondial de CGLU,
  • Retraite annuelle CGLU Afrique (février 2020).

Le Secrétaire Général Adjoint, M. Sitholé Mbanga qui a présenté ce planning s’est engagé à veiller de près à sa réalisation.

Pour sa part, dans son message de clôture, le Secrétaire Général de CGLU Afrique, M. Jean Pierre ELong Mbassi, a tenu à remercier le Président de l’université d’Al Akhawayne d’Ifrane qui a accueilli ladite retraite dans d’excellentes conditions.

« Il est important d’aimer ce que l’on fait. Je tiens à remercier nos facilitateurs et toute l’équipe de CGLU Afrique. Nous faisons partie d’un périple fantastique et nous devons être des militants. Le seul combat qu’il convient de mener est celui de la dignité de ce continent. La dignité commence par la connaissance de ses forces. Seuls les Africains développeront l’Afrique. Il est temps de redécouvrir la culture et l’histoire de notre continent. Soyez fiers de votre continent, chers jeunes, vous avez les capacités pour le faire.  Soyons humbles, nous sommes une organisation politique. Un périple de 5km commence par un pas dans la bonne direction. Au cours de cette retraite nous avons fait le 1er pas dans la bonne direction », dixit M. Mbassi.

 

Regardez les vidéos de la retraite ici. 

Regardez les interviews de la retraite ici.

Album photo de la retraite.

 

 

Retraite annuelle CGLU Afrique du 18 au 21 février 2019

Initiée en 2017, la troisième édition de la retraite annuelle de CGLU Afrique se tiendra du 18 au 21 févier 2019 à Ifrane, au Centre de Conférences de l’Université d’Al Akhawayne (Maroc).

Cette retraite offre un espace de dialogue pour réfléchir à la meilleure façon dont l’organisation peut aider ses membres à se développer et comment renforcer ses capacités et aptitudes organisationnelles.

La rencontre verra la participation de tous les membres du personnel de CGLU Afrique (siège et 3 bureaux régionaux : Afrique de l’Ouest, Afrique Australe , Afrique de l’Est et ALGA Ouagadougou) et certains partenaires. Elle vise quatre principaux objectifs :

  • Développer une compréhension plus profonde du contexte continental ;
  • Affiner la compréhension collective des objectifs de CGLU Afrique ;
  • Evaluer collectivement l’état actuel de l’organisation en vue d’une amélioration continue ;
  • Clarifier les rôles, fonctions, compétences et capacités qui seront nécessaire à CGLU Afrique pour prospérer.

Le programme prévoit des travaux en atelier, des tables rondes et des plénières.

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Appel à candidatures : Session Internationale de Formation de Formateurs sur le Leadership Local à TUNIS (date limite : 15 février 2019)

ALGA lance une session de formation de formateurs sur le Leadership Local du 26 Février au 08 Mars 2019 à Tunis (Tunisie) en Partenariat avec Enda ECOPOP, le Centre de Formation et d’Appui à la Décentralisation (CFAD) de Tunisie, le Programme des Nations Unies pour les Etablissements Humains (ONU HABITAT) et l’Observatoire International de la Démocratie Participative pour l’Afrique (OIDP Afrique).  La présente session de formation sur le Leadership Local repose sur la maitrise et l’appropriation des compétences clés des acteurs (élu(e)s, agents des services techniques et leaders communautaires des organisations de la société civile) impliqués dans l’amélioration de la gouvernance locale, la gestion de l’environnement et fourniture de services sociaux de base. Elle a été développée en partenariat avec le Programme des Nations Unies pour les Etablissements Humains (ONU HABITAT).

 Objectifs opérationnels de la session de formation

Cette session de formation de formateurs vise à :

– Former une vingtaine de formateurs d’Afrique francophone à concevoir, conduire et évaluer une formation d’élus et de décideurs locaux sur le Leadership local ;

– Accompagner les formateurs à développer un plan d’action d’utilisation des compétences acquises, dans leurs pays respectifs.

Résultats attendus

– Les formateurs sont initiés au contenu des manuels et compétences du leadership local ;

– Les participant(e)s sont formé(e)s aux outils, méthodes et approches de formation des adultes, élus et leaders locaux ;

– Les formateurs participants ont élaboré un plan d’action pour le développement de la formation au leadership local dans pays respectifs.

 

Public cible, nombre de participant(e)s et modalités de sélection

Cette session internationale de formation de formateurs sera consacrée au public francophone et cible une vingtaine de participant(e)s qui seront sélectionné(e)s parmi :

– Les Elus locaux et Responsables des services techniques des Collectivités Territoriales ;

– Les Agents des Départements Ministériels et Institutions sur la gouvernance et le développement local ; – Les Responsables des institutions intervenant dans l’appui conseil aux collectivités territoriales ;

– Les Responsables de formation des projets et programmes de développement ;

– Les Leaders des ONG, OCB et autres acteurs clés de la société civile ;

– Les pratiquants de la décentralisation, de la gouvernance locale et du développement local.

Le/la candidat(e) devra être titulaire d’un diplôme au moins égal au bac et justifier d’au moins 3 ans d’expériences professionnelles. La sélection sur analyse du dossier de candidature adressé à : ecopop@endatiersmonde.org;  lramilijaona@uclga.org,  wboumaaz@uclga.org,  pdabire@uclga.org  ou enregistré en ligne sur le site www.oidp-afrique.org   avant la date du 15 février 2019.

Le dossier de candidature comprend : – Curriculum vitae détaillé du/de la candidat(e) et Attestation de financement. – Fiche d’inscription. Le nombre de place étant limité, nous vous encourageons d’envoyer rapidement votre candidature.

Prise en charge

L’atelier se tiendra pendant une douzaine de jours. Les organisateurs proposent deux formules d’inscription :

– Option 1 : frais d’inscription, supports pédagogiques, déjeuner et pause-café : 1500 euros

– Option 2 : frais d’inscription, supports pédagogiques, hébergement en pension complète pour 14 jours, transfert Aéroport-Hôtel aller-retour : 5000 euros.

Les participant(e)s prendront en charge également leur frais de transport aérien international et déplacements locaux.

Plus de détails ici

Télécharger la fiche d’inscription

Signature d’un accord de siège entre le Gouvernement du Burkina-Faso et CGLU-AFRIQUE pour l’Etablissement de ALGA-Ouagadougou

Le Gouvernement du Burkina-Faso et Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique), représentés respectivement par Son Excellence Monsieur Alpha BARRY, Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, et Monsieur Jean Pierre Elong Mbassi, Secrétaire Général, ont procédé à la signature d’un Accord de siège au profit de l’Académie Africaine des Collectivités Territoriales (ALGA), le Vendredi 30 Novembre 2018, dans les locaux du Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération à Ouagadougou, au Burkina-Faso.

L’Accord de Siège énonce les règles sur la base desquelles l’Académie Africaine des Collectivités Territoriales (ALGA) s’établit et exerce ses activités au Burkina Faso, notamment les privilèges et immunités découlant de son implantation à Ouagadougou au Burkina-Faso.

Au nom du Gouvernement du Burkina-Faso, Son Excellence Monsieur Alpha BARRY, Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération a réitéré la disponibilité de l’Etat Burkinabè à accompagner cette initiative et à l’entourer de toutes les conditions de réussite. Il a tenu à remercier le Secrétaire Général, et à travers lui CGLU Afrique, pour cette marque de confiance au Burkina-Faso qui abritera désormais le siège d’ALGA pour les pays francophones d’Afrique de l’Ouest et du Centre.

Le Secrétaire Général de CGLU Afrique, Monsieur Jean Pierre Elong MBASSI a salué l’engagement du Gouvernement Burkinabé auprès de CGLU Afrique et a souhaité que cette Académie soit une référence dans la sous-région en matière de professionnalisation des ressources humaines des Collectivités Territoriales.

Pour mémoire, le présent Accord de Siège fait suite à la Convention de Partenariat 
signée le 21 Décembre 2016 entre CGLU Afrique et la Commune de Ouagadougou à Rabat au Maroc définissant les modalités de coopération pour la mise en œuvre des activités de ALGA en Afrique Francophone de l’Ouest et du Centre.

En rappel, ALGA-Ouagadougou a repris et développe désormais les activités de l’ex-Centre International de Formation des Acteurs Locaux (CIFAL) de Ouagadougou créé en juin 2003 sous l’égide de la Mairie de Ouagadougou, inscrit en 2007 dans le réseau mondial des Centres labellisés par l’Institut des Nations Unies pour la Formation et la Recherche (UNITAR) et Financé par la Fondation pour le Renforcement des Capacités en Afrique (ACBF).

Cet Accord de Siège permettra de valoriser les acquis de ce centre de référence à travers la redynamisation de ses activités et la mise en œuvre du Plan d’action d’ALGA dans les deux Régions concernées.

Les deux (2) parties se sont félicitées de cet Accord et ont exprimé leur volonté commune d’œuvrer au renforcement de ces relations en vue de contribuer, de manière significative, au développement des compétences et à l’amélioration des performances des ressources humaines des administrations territoriales de l’Afrique.

Fait à Ouagadougou, le 30 Novembre 2018.

Seconde Session de Formation Internationale “Métier Coach Territorial”

L’Académie Africaine des Collectivités Territoriales de Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique/ALGA) démarre la Seconde Session de Formation Internationale “Métier Coach Territorial” du 24 au 29 septembre 2018 dans la Station Balnéaire de Saïdia, en Partenariat avec le Conseil de la Région de l’Oriental, l’Agence de l’Oriental et l’Université Mohammed Ier d’Oujda.

Après la première session de formation “Métier Coach Territorial” qui s’est déroulée du 23 avril au 2 mai 2018 au Campus Universitaire de Transfert de Compétences et d’expertises de l’UMP Oujda, les 25 participants ont effectué leurs stages pratiques durant la période de l’été 2018 dans 10 pays d’Afrique.

Cette formation de niveau international accueille 25 participants dont 16 participants en provenance de 9 pays africains (1 du Burkina Faso, 2 du Cameroun, 1 des Comores,  2 de Côte d’Ivoire, 1 de Djibouti, 4 du  Mali, 1 du Niger, 3 du Sénégal, 1 Togo). Les 9 autres participant(e)s sont issu(e)s de Rabat (Ville de Rabat et ALGA), de Paris (MRE) et de la Région de l’Oriental (6 bénéficiaires du Conseil Régional de l’Oriental, de la Ville d’Oujda et du CHU).

Le métier de Coach Territorial est nouveau, la philosophie de travail l’est tout autant. Le parcours a été conçu en intégrant les dernières recherches en coaching, en accompagnement du changement, en ingénierie territoriale, en neurosciences et en sciences du comportement humain.

L’objectif de ce parcours métier est de créer un pool de compétences africaines francophones apte à accompagner les Collectivités Territoriales.

Pour les Collectivités Territoriales africaines, le Coaching Territorial constitue un puissant levier contribuant à la mise en œuvre des nouveaux Agendas mondiaux, notamment les Objectifs du Développement Durable, en particulier l’ODD 11 «Faire en sorte que les villes et les établissements humains soient ouverts à tous, sûrs, résilients et durables» et l’ODD 16 «Promouvoir l’avènement de sociétés pacifiques et ouvertes aux fins du développement durable, assurer l’accès de tous à la justice et mettre en place à tous les niveaux, des institutions efficaces, responsables et ouvertes», le Nouvel Agenda Urbain et l’Agenda du Climat.

Le Collège du Coaching Territorial s’inscrit dans le cadre de l’offre de formation continue de ALGA et donne l’opportunité aux participant(e)s d’acquérir des compétences sur le métier de coach territorial, de démultiplier leur expertise, de partager leurs expériences. Elle est organisée par CGLU-Afrique/ALGA, en Partenariat avec le Conseil de la Région de l’Oriental – pionnière dans ce domaine-, l’Agence de l’Oriental et l’Université Mohammed 1er d’Oujda (UMP) d’Oujda, la Willaya de l’Oriental, le Centre d’Excellence Coaching Territorial de la Région Oriental et la Coopération Belge via l’Organisation Echos Communication

Cette formation s’achèvera par une Cérémonie de Clôture de ce Programme de formation le Samedi                            29 Septembre 2018, à Saïdia, en présence de tous les Partenaires et de la presse. Une occasion de présenter et de valoriser cette Seconde Promotion africaine et surtout de valoriser un Partenariat solide et solidaire.

Un évènement spécial sera aussi organisé le 22 Novembre 2018 pour tous les Coachs Territoriaux d’Afrique lors du 8ème Sommet Africités prévu à Marrakech, www.africities.org

Complétez notre enquête sur les Services Publics locaux et la qualité de la prestation de service au niveau des Communes en Afrique

CGLU Afrique, son Académie Africaine des Gouvernements Locaux (ALGA) et son Observatoire des Ressources Humaines des Gouvernements Locaux en Afrique, lancent l’enquête sur les services publics locaux et la qualité de la prestation des services dans les villes africaines. L’objectif de cette enquête est d’évaluer la qualité dans la prestation des services au niveau des communes en Afrique à travers la perception des citoyens et des usagers sur la période allant de Janvier à Août 2018. Le résultat sera incorporé dans le premier rapport sur l’état de la GRH au niveau des collectivités locales et régionales africaines, qui sera présenté au Sommet Africités 8 à Marrakech du 20 au 24 novembre 2018. 

Au cours de la période de Janvier à Août 2018, vous avez eu recours à votre commune pour demander un ou plusieurs services ou prestation de service. Nous souhaiterions connaître votre avis, votre perception et votre appréciation de la qualité du ou des services à travers votre propre évaluation des rubriques suivantes :

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3ème Session du collège du Budget Participatif de ALGA

L’Académie Africaine des Collectivités Territoriales (ALGA) de Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique), en Partenariat avec ENDA-ECOPOP du Sénégal, l’Observatoire International de la Démocratie Participative en Afrique (OIDP Afrique) et le Centre Africain de Management et de Perfectionnement des Cadres (CAMPC), réalise la 3ème Session de Formation Internationale des Facilitateurs du Budget Participatif (BP). Cette Session a démarré le Lundi 03 Septembre 2018 à Abidjan sous le parrainage de la Direction Générale de la Décentralisation et du Développement Local (DGDDL) de la Côte d’Ivoire.

Pour l’Honorable Maire de Tiassalé, Monsieur Soualio Sylla, représentant l’UVICOCI, cette initiative « constitue pour les Collectivités Territoriales, une source d’espoir pour nos administrations, ce qui va permettre de prendre en compte les besoins de nos préoccupations dans l’élaboration de nos budgets» soutenant que le budget participatif établi dans la commune qu’il dirige a permis d’avoir des résultats probants, plus proches des besoins de populations.

Ces propos ont été enrichis par l’Honorable Président du Conseil Régional du Kabadougou, Monsieur Souleymane Koné, représentant également l’Assemblée des Régions et Districts de Côte d’Ivoire (ARDCI), en ces termes : « En dépit des résultats obtenus grâce à la politique de décentralisation, ce processus n’est pas accompagné de moyens financiers conséquents, les Collectivités Territoriales ne disposent pas toujours de ressources humaines qualifiées pour leur permettre d’assurer pleinement leur mission. Il est donc normal de mettre en place des outils qui favorisent l’allocation des ressources budgétaires vers les besoins essentiels et prioritaires des populations (…) Ce processus budgétaire permet aux populations d’être impliquées dans les prises de décision, ainsi qu’une participation citoyenne aux affaires locales».

Monsieur Tahé Joël, Directeur Général Adjoint de la DGDDL a quant à lui salué la pertinence du thème de cet atelier et le choix de la Côte d’Ivoire pour l’organisation de cette formation. Il a également salué le concept du Budget Participatif qui est un outil stratégique d’impulsion d’une véritable dynamique d’un développement local. « Cette pratique est répandue dans le monde, elle est en phase avec la décentralisation qui vise à garantir la démocratie et la bonne gouvernance dans la gestion des affaires locales » a-t-il soutenu. Pour terminer, il a invité les participant(e)s à être assidu afin de bénéficier davantage de la confiance des populations dans leurs différentes taches de facilitateurs du budget participatif.

Pour le Directeur de ALGA-Ouagadougou, Mr Wahir Justin Some : «Il s’agira de créer un pool de compétences africaines francophones apte à accompagner les Collectivités Territoriales dans l’élaboration de leurs budgets selon une approche de gouvernance centrée sur les besoins des citoyens et une éthique de gestion transparente. Le thème de la présente session révèle d’un grand intérêt et répond également à de multiples questions (…) Elle s’inscrit dans la mise en synergie de toutes les ressources en faveur du développement de nos communautés »

Plusieurs approches ont été, en effet, initiées et développées pour favoriser la participation des citoyens et leur inclusion, parmi lesquelles figure le Budget Participatif (BP) en tant qu’approche ayant le plus marqué les acteurs de développement dans le cadre de la mise en œuvre des divers instruments juridiques et des divers agendas mondiaux adoptés depuis 2015. Il s’agit principalement les Objectifs de Développement Durable, notamment l’ODD11 « Faire en sorte que les villes et les établissements humains soient ouverts à tous, sûrs, résilients et durables » , de l’ODD16 « Promouvoir l’avènement de sociétés pacifiques et ouvertes aux fins de développement durable, assurer l’accès de tous à la justice et mettre en place, à tous les niveaux, des Institutions efficaces, responsables et ouvertes », du Nouvel Agenda Urbain et de l’Agenda du Climat.

L’ambition affichée de ce Collège est d’augmenter le nombre de communes qui adoptent et mettent en œuvre le BP en Afrique, à travers un programme de sensibilisation, de formation, d’apprentissage par les pairs et de renforcement des capacités des élus locaux et des managers territoriaux. Elle vise à renforcer les savoirs (connaissances, compréhension), les savoir-faire (compétence, aptitudes) et les savoir-être (attitudes, comportements) des participant(e)s pour les rendre plus efficaces dans la préparation, la mise en œuvre et le suivi du BP. Plus spécifiquement, le programme leur permettra :

1. D’avoir une meilleure compréhension du BP et de sa contribution à la gouvernance locale inclusive et participative ;

2. De maîtriser les concepts, les approches, les méthodes et les outils de mise en œuvre du BP ;

3. De dégager les grandes lignes d’un plan d’action pour la mise en œuvre du BP dans les Collectivités Territoriales.

Le Collège du Budget Participatif donne ainsi, l’opportunité aux participant(e)s d’acquérir des compétences sur le concept, de démultiplier leur expertise et de partager leurs expériences.

Cette 3ème Session de Formation, d’une durée de 10 jours, du 03 au 14 Septembre 2018, ayant réuni 22 participant(e)s venant du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Congo Brazzaville, de Madagascar et du Tchad, entre dans le cadre de la mise en œuvre du Collège du Budget Participatif de ALGA et de son offre de formation continue.