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Le président de CGLU Afrique, M. Léandre Nzué en visite au siège de l’organisation à Rabat

 

Le mercredi 23 octobre 2019, M. Léandre Nzué, Maire de Libreville (Gabon) et Président de CGLU Afrique a procédé à une visite de travail au siège de l’organisation à Rabat (Maroc).  Il a été accueilli par le Secrétaire Général, M. Jean Pierre Elong Mbassi.

Ce fut l’occasion pour M. Nzué de prendre contact avec le personnel du secrétariat et de diriger une séance de travail.

A la suite de M. Mbassi, les directeurs de départements ont présenté les principaux dossiers en cours et solliciter l’appui du président pour l’aboutissement de ces derniers.

Le président Léandre Nzue a rassuré de son engagement à mener le plaidoyer en faveur des collectivités territoriales africaines au niveau des instances nationales et internationales.

Il a également été invité par l’Académie Africaine des Collectivités Territoriales (ALGA) de soutenir le plaidoyer pour la prise en compte du renforcement des capacités du capital humain au niveau local.

Le département des membres et des relations extérieures a présenté le programme sur la transparence et l’intégrité au niveau local et sollicité la contribution du président pour impliquer les grandes capitales africaines à adhérer comme membre de CGLU Afrique et les ministères comme membres associés.

Pour la direction des programmes, le projet majeur actuel est la mise sur pied de l’Agence Afrique Territoriale qui est un véhicule financier qui permettra aux collectivités territoriales de pouvoir avoir accès au marché financier. La réunion de lancement du club fondateur de l’AAT est prévue le 11 novembre 2019 à Durban (Afrique du Sud) dans le cadre du congrès mondial des Elus Locaux et Régionaux prévu du 11 au 15 novembre 2019. La ville de Libreville compte faire partie des villes membres du club fondateur.

La Task Force Climat a reçu l’assurance de M. Nzue de porter le concept des conditions déterminées au niveau Local (CDLs) initié par collectivités territoriales africaines dans les négociations pour la mise en œuvre de l’Accord de Paris. En direction de la COP 25, une audience avec le chef de l’Etat Gabonais sera sollicitée afin que ce dernier défende ce concept auprès des Etats, le Gabon étant le prochain pays qui va présider le groupe Africain en matière de négociation.

Le Réseau des Femmes Elues Locales d’Afrique (REFELA) a pour sa part sollicité l’appui du maire de Libreville pour la sensibilisation des associations nationales des collectivités territoriales à mettre sur pied les chapitres nationaux du REFELA.  A ce jour, 24 pays ont déjà des chapitres nationaux REFELA.

Le programme migration et le programme des capitales africaines de la culture ont également reçu l’appui du président Nzué.  La mairie de Libreville a été invitée à signer la charte des collectivités territoriales d’Afrique sur la migration.

Des assurances ont également données par le président Nzué à propos du siège du bureau régional Afrique Centrale de CGLU Afrique, qu’abritera la ville de Libreville.

La délégation du président Nzué était composée de M. Eric Joel Bekalé, conseiller diplomatique du maire de Libreville et M. Jean Bruno Mipinda, Conseiller du maire de Libreville.

 

6ème Conférence Internationale du Réseau pour la recherche en Administration Publique au Moyen-Orient et en Afrique du Nord (MENAPAR)

Du 28 au 31 octobre 2019, la conférence annuelle du Réseau pour la recherche en Administration Publique au Moyen-Orient et en Afrique du Nord (MENAPAR) se tiendra à l’Université Al-Akhawayn à Ifrane (Maroc). La conférence est organisée par le MENAPAR, l’Institut d’administration publique de Bahreïn, l’Université Al Akhawayn, l’Académie africaine des collectivités territoriales (ALGA) de Cités et gouvernements locaux unis d’Afrique (CGLU Afrique), le PNUD, les Instituts internationaux des sciences administratives (IISA), en partenariat avec l’École nationale supérieure d’administration (ENSA, Maroc), l’Université Aix-Marseille (France) et l’Université di Rome (Italie).

Le thème de cette 6ème conférence internationale du MENAPAR est : ” Recherche en administration publique et coopération Sud-Sud pour la réalisation des objectifs du développement durable dans la région arabe “. La vision du MENAPAR de créer ” une région arabe hautement développée par le biais d’une saine administration publique ” s’inscrit parfaitement dans cette vision des Agendas mondiaux (Agenda 2030) et continentaux (Agenda 2063 de l’Union africaine).

Les objectifs de la conférence sont de :

– Déterminer l’état de la coopération Sud-Sud par rapport à l’administration publique dans la région arabe ;

– Identifier les lacunes dans l’administration publique de la région par rapport aux ODD ;

– Déterminer l’état d’avancement de la réalisation des ODD dans la région arabe ;

– Analyser la relation entre les trois espaces de l’AP, de la CSE et des ODD dans le contexte arabe ;

– Identifier les ressources (financières et autres) à l’intérieur et à l’extérieur de la région arabe qui peuvent soutenir la réalisation des ODD dans la région arabe ;

– Évaluer l’impact des programmes et projets arabes pertinents existants en matière d’aires protégées, de coopération Sud-Sud et des ODD ;

– Mettre en évidence et valoriser les meilleures pratiques.

La Conférence sera marquée par deux événements spéciaux :

– Le panel sur les meilleures pratiques où seront présentées plus de 30 expériences de la région arabe ;

– La présentation de la traduction de l’ouvrage ” Comprendre l’administration publique ” du professeur Michiel De Vries (Pays-Bas) de l’anglais vers l’arabe.

La cérémonie d’ouverture aura lieu le mardi 29 octobre 2019 en présence de

M. Raed BIn Shams, président du MENAPAR, directeur général de BIPA, Bahreïn.

Dr. Driss Ouaouicha, Ministre délégué auprès du Ministre de l’Education Nationale, de la Formation Professionnelle, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, chargé de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Président de l’Université Al Akhawayn ou son représentant, Maroc.

Honorable M. Hicham Afifi, Maire de la ville d’Ifrane, Maroc.

Brahim ZYANI, Président de l’Observatoire de l’administration publique marocaine (OMAP), Conseiller spécial du Secrétaire général du gouvernement marocain, Maroc.

Dr. Najat Zarrouk, Directrice de l’Académie Africaine des Collectivités Territoriales (ALGA) de CGLU Afrique.

Près de 200 participants sont attendus à la conférence, parmi lesquels figurent des membres d’organisations internationales, d’administrations et d’institutions publiques, d’universités et de centres de formation, du secteur privé et de la société civile, des chercheurs, experts, praticiens et étudiants en doctorat.

La presse nationale et internationale (basée au Maroc) est invitée à couvrir la cérémonie d’ouverture le mardi 29 octobre 2019, à 9h00 à l’Université Al Akhawayn – Centre de conférences (Auditorium).

Le lundi 28 octobre 2019, la conférence débutera par le panel des meilleures pratiques.

Pour de plus amples informations, veuillez contacter :

Gaëlle Yomi : + 212 610 56 71 45

Email  : gyomi@uclga.org

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A PROPOS DE  :

MENAPAR (www.menapar.org )

Le Réseau pour la recherche en Administration Publique au Moyen-Orient et en Afrique du Nord (MENAPAR) est une ONG internationale dont le secrétariat se trouve à Bahreïn. Il dessert la région MENA. Le MENAPAR est la branche régionale de l’Institut international des sciences administratives (IIAS) et est également membre de la Coalition mondiale des réseaux de groupes de réflexion (GCTTN) pour la coopération Sud-Sud. Il s’agit d’un effort conjoint de l’Institut d’administration publique de Bahreïn (BIPA) et du PNUD-Bahreïn avec environ 70 membres (20 institutionnels et 50 particuliers), couvrant 13 pays arabes et 3 non arabes. De par sa nature intrinsèque, le MENAPAR est un modèle de coopération Sud-Sud (CSE) pour la création et l’échange de connaissances entre les organisations membres et les individus du gouvernement et de la société civile.

 

Le MENAPAR a été conceptualisé par le BIPA en juin 2013 et a depuis organisé des conférences annuelles à Bahreïn, en Tunisie, à Oman, en Palestine et en Espagne (2014-2018) présentant environ 500 articles scientifiques. Le MENAPAR a pour mandat l’élaboration et la mise en œuvre d’un programme de recherche régional arabe qui promeut une politique et une prise de décision fondées sur des données probantes dans l’administration publique en développant la réflexion et une culture de recherche sur les questions stratégiques dans la zone arabe.

Université Al-Akhawayn (www.aui.ma)

L’Université Al Akhawayn d’Ifrane est une université marocaine indépendante, publique, à but non lucratif, qui s’engage à former les futurs dirigeants citoyens du Maroc et du monde entier par le biais d’un programme d’arts libéraux de langue anglaise, à vocation mondiale. L’université valorise le Maroc et engage le monde à travers des programmes d’éducation et de recherche de pointe, y compris la formation continue et la formation des cadres, respecte les normes académiques et éthiques les plus élevées et encourage l’équité et la responsabilité sociale.

Fondée en 1993 par décret royal, l’Université Al Akhawayn d’Ifrane a ouvert ses portes aux étudiants en janvier 1995. Fondée sur les principes de la diversité et une perspective internationale, la mission de l’université est guidée par des valeurs de solidarité humaine et de tolérance. Al Akhawayn a modelé son organisation administrative, pédagogique et académique sur le système universitaire américain, et l’anglais est la langue d’enseignement. Encore à ses débuts, l’université a déjà acquis une réputation nationale et internationale pour son identité et son potentiel uniques.

 

CGLU AFRIQUE ET ALGA

Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU-Afrique) est l’organisation faîtière et la voix unie qui représente les gouvernements locaux à travers le continent africain. CGLUA Afrique rassemble plus de 350 millions de citoyens africains, plus de 40 associations nationales et plus de 2 000 villes. Promouvoir la décentralisation en Afrique et au sein des gouvernements locaux africains en tant que sphères autonomes et distinctes de gouvernement, ainsi que contribuer à l’unité du continent africain grâce au dynamisme des gouvernements locaux font partie des principales missions de CGLU Afrique.

www.uclga.org

Créée en 2009 et opérationnelle depuis 2016, l’Académie Africaine des collectivités territoriales (ALGA) est un organe subsidiaire de CGLU Afrique dont la mission est de promouvoir des normes de qualité pour la formation et le renforcement des capacités ciblant les collectivités territoriales, investir dans le capital humain de ces entités et y ancrer la performance et le professionnalisme  (www.uclgafrica-alga.org ).

“Si les autorités locales sont renforcées, la ville et le développement de la population suivront”, Landing Sanneh, Président du Conseil régional de Mansakonko (Gambie)

Lors de la 3ème édition du  Forum Africain des Managers territoriaux et des instituts de formation ciblant les collectivités territoriales (FAMI), le Président du Conseil régional de Mansakonko (Gambie), M. Landing Sanneh, a souligné l’importance d’investir dans le capital humain au niveau local en Afrique. Ci-dessous la  transcription de son interview vidéo enregistrée à la fin du FAMI, qui a été organisé par l’Académie Africaine des  Collectivités Territoriales (ALGA) de CGLU Afrique, du 10 au 14 juin 2019, à Ifrane (Maroc).

Comment avez-vous apprécié ces 3 jours de FAMI ?       

Le déroulement de ces trois jours a été très intéressant et, je dirai, très pertinent pour mon travail au sein du gouvernement local, compte tenu des sujets d’actualités dont nous avons discuté, comme le renouvellement des ressources régionales, le financement de la gouvernance locale et aussi le spectre du renforcement des capacités. L’aspect clé était le partage d’expériences et d’informations avec d’autres collègues. J’ai beaucoup appris de l’expérience des maires et d’autres collègues de toute l’Afrique et d’ailleurs. Je pense que c’est une grande opportunité, que je partagerai avec d’autres collègues lorsque je rentrerai chez moi.

Pourquoi est-il important d’investir dans le capital humain au niveau local en Afrique ?

Je pense qu’investir dans le capital humain est une condition préalable au développement durable, parce que vous aurons alors le personnel et les ressources nécessaires pour bâtir le développement pour nos pays et notre continent. Sans une formation rapide et un renforcement des capacités, je pense que nous ferons des allers et retours en arrière et que nous ne ferons ni avancer le programme ni maintenir les efforts que nous faisons. En somme, je pense que nous ne pouvons rien faire d’autre que conserver et renforcer nos capacités pour nous assurer de poser les bases de notre développement, de nos objectifs et de nos stratégies.

Quel est votre dernier mot ?

J’apprécie cette formation et l’opportunité qui nous est offerte par ALGA, CGLU Afrique et tous les partenaires impliqués dans ce programme. J’encourage l’organisateur à examiner dans quelle mesure nous pouvons encore développer ce genre d’activités et à voir combien d’autres activités suivront. Je pense que si les autorités locales ne sont pas renforcées, elles ne verront pas les fruits du développement national. Or c’est là que se trouve la population, à la base, et si les autorités locales renforcent suffisamment leurs capacités, le développement de la population aura lieu et sera pris au sérieux. Si les populations à la base se développent, elles se développeront aussi à l’échelle nationale.

 

 

 

 

Voyage d’études instructif d’une délégation de maires Libyens au Maroc

Du 13 au 21 Septembre 2019, une délégation de maires Libyens a effectué une voyage d’études au Maroc à l’initiative de CGLU Afrique et de l’Association Nationale des Municipalités de Libye.

La délégation conduite par le Président de l’Association, M. Hussein Khalefah Edawadi Daiab, était composée de M. Mohamed H.H. Harari , Secrétaire Général de l’Association Ancien Ministre du Développement Local,  M. AlBaroni Mustfa Mohammed Mohammed, Maire de la Municipalité de Alazintan, M. Albasheer Omar Ali Diban, Maire de la Municipalité de Azawya Sud, M. Hussen Fadel Mohammed Ahmed, Maire de la Municipalité de Daraj.

La Délégation Libyenne a tenu plusieurs réunions avec tous les Départements de CGLU Afrique. Elle s’est engagée à finaliser le processus d’adhésion et à amener et encourager davantage de Municipalités Libyennes à adhérer à CGLU Afrique.

Par la suite les maires Libyens ont eu l’occasion de visiter les Sièges des trois Associations Nationales de Collectivités Territoriales existantes au Maroc et de discuter avec leurs dirigeants, à savoir : L’Association des Régions du Maroc (ARM), L’Association Marocaine des Présidents des Conseils Préfectoraux et Provinciaux (AMPCPP), L’Association Marocaine des Présidents des Conseils Communaux (AMPCC).

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Participation de ALGA à l’Atelier de l’ISP sur le Secteur des Administrations Locales et Régionales(ALR)/Municipalités pour les pays arabes et l’Afrique francophone  

Du 24 au 25 septembre 2019, l’Académie Africaine des Collectivités Territoriales (ALGA) de CGLU Afrique a participé à l’atelier de l’ISP sur le Secteur des Administrations Locales et Régionales(ALR)/Municipalités pour les pays arabes et l’Afrique francophone.  L’intervention de CGLU Afrique a été faite lors de la table ronde sur le « Travail décent et justice sociale : prérequis pour une urbanisation durable et des villes inclusives ».

Lire le rapport de l’atelier ici.

“Le renforcement des capacités des employés est très important”, Pam Belcher-Taylor, maire de Paynesville (Libéria)

Mme Pam Belcher-Taylor est maire de Paynesville, la plus grande ville du Libéria, qui compte environ 320 000 habitants. Depuis son arrivée en 2018, elle a fait du renforcement des capacités des ressources humaines de sa municipalité l’un des principaux piliers de son mandat.  Et ce,  particulièrement en faveur des femmes et des jeunes filles.  C’est ainsi que des groupes de femmes ont été créés pour aider les jeunes filles de la rue à changer leurs conditions de vie et à acquérir des compétences professionnelles.

Dans cette vidéo, Mme  Pam Belcher-Taylor parle de certains  projets lancés par sa municipalité et donne des conseils aux jeunes qui veulent s’engager en politique.

Mme Pam Belcher-Taylor a partagé l’expérience de Paynesville avec d’autres autorités locales africaines lors de la 3ème édition du  FAMI (Forum des Managers Territoriaux et des Instituts de Formation ciblant les Collectivités Territoriales en Afrique ), organisé par l’Académie africaine des collectivités territoriales  (ALGA) de CGLU Afrique du  10 -14 juin 2019 à Ifrane (Maroc).

Regardez l’interview ci-dessous ( Disponible en  anglais).

Voir la présentation des projets de Paynesville  (Disponible en anglais).

 

Formation de 23 acteurs locaux, élus municipaux, élues municipales et responsables administratifs des partenaires techniques et financiers communaux sur : « la gouvernance locale»

Dans le cadre du Partenariat Stratégique entre CGLU Afrique et le Programme National de Formation aux Métiers de la Ville (PNFMV) d’une part, et de la mise en œuvre du Collège de la Gouvernance Locale de l’Académie Africaine des Collectivités Territoriales (ALGA), la ville de Yaoundé a accueilli, du 16 au 20 Septembre 2019, la première session de formation sur le thème de : « La Gouvernance Locale ».
Cette session de formation vise à sensibiliser et à renforcer les capacités des acteurs locaux sur les enjeux et les défis de la Gouvernance Locale, dans un contexte de défis et d’opportunités pour les Collectivités Territoriales africaines.

La cérémonie d’ouverture de cette Session a été marquée par trois allocutions, à savoir, le mot de bienvenue du Vice-Président des Communes et Villes Unis du Cameroun (CVUC), l’intervention du représentant de CGLU Afrique – ALGA et le discours d’ouverture de la représentante personnelle de Madame la Ministre de l’Habitat et du Développement Urbain (MINHDU).

Dans son mot de bienvenue, M. Albert Anicet AKOA , Vice-Président de CVUC a loué le partenariat entre CGLU Afrique – ALGA et le PNFMV en ces termes : « Je voudrais magnifier l’excellence du partenariat entre CGLU AFRIQUE à travers son Académie et le PNFMV, pour le développement des capacités et des compétences des ressources humaines des Collectivités Locales Africaines, l’un des maillons faibles des processus de décentralisation en Afrique, dont l’une des résultantes est la tenue de la présente session de formation sur la Gouvernance Locale, à la suite de la 1ère session de formation internationale sur la Coopération Décentralisée organisée au mois de Juillet 2019». Le Vice- Président n’a pas manqué de faire le lien entre la thématique et l’ODD 11 pour montrer toute l’importance de cette formation aux yeux des élus locaux et des élues locales du Cameroun.

Dans son intervention, M. Joachim HUNLEDE, représentant Madame la Directrice de ALGA de CGLU Afrique a rappelé la noble mission confiée à ALGA par les élus locaux et les élu(e)s locales du Continent, à savoir « appuyer et accompagner les Membres et les Réseaux de CGLU-Afrique dans leur quête de visibilité, d’autonomie, de bonne gouvernance, de professionnalisme et de performance », qui ne peut réussir ni donner des fruits sans l’implication et l’engagement de l’ensemble des acteurs concernés par cette dynamique, à savoir les Représentants de l’Etat, des Collectivités Territoriales et leurs Associations, les Instituts de formation et d’ancrage de ALGA, la Communauté des Experts et des Formateurs ainsi que les Partenaires financiers et techniques.

Il a en outre mis l’accent sur l’importance de la thématique de la session qui figure au rang des neuf principes de la Charte Africaine sur les Valeurs et Principes de la Décentralisation, de la Gouvernance locale et du Développement Local, adoptée par les Chefs d’Etat et de Gouvernements le 27 juin 2014 au Sommet de Malabo, en Guinée Equatoriale. Il a par ailleurs rappelé aux participant(e)s que la gouvernance locale appelle à une grande vigilance dont les mécanismes ne peuvent s’acquérir qu’au travers des sessions de renforcement de capacités, telles que les proposent ALGA et le PNFMV.

Dans son discours d’ouverture, Mme Hermine NNA EKONO, Représentante Personnelle de Son Excellence Madame la Ministre de l’Habitat et du Développement Urbain, a indiqué que le thème de la formation est un important sujet de débats voire de controverses. Selon Mme NNA EKONO « plus qu’un concept, la Gouvernance Locale, est avant tout un processus d’apprentissage quotidien et collectif de règles et de principes autour desquelles les sociétés humaines conviennent de gérer le bien commun, de réguler les rapports entre l’individu et le groupe ou entre groupes sociaux cohabitant sur les mêmes espaces territoriaux » mais aussi « un enjeu mondial au regard des crises qui secouent toutes les sociétés du monde y compris celles occidentales qui s’interrogent aussi, comme nous, sur la solidité de leurs modèles dans un contexte mondial changeant à vive allure ». Enfin, Mme NNA EKONO a précisé que la gouvernance est un processus d’apprentissage permanent, une construction patiente et concertée, mais également un processus dynamique qui s’enrichit à l’épreuve des évolutions et des conjonctures sociopolitiques tant au niveau local, national qu’international.

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Une Délégation de Maires libyens en voyage d’études au Maroc

Du 13 au 21 Septembre 2019, CGLU Afrique et l’Association Nationale des Municipalités de Libye organisent un voyage d’études au Maroc pour une Délégation de Maires Libyens.  La délégation conduite par le Président de l’Association,  Monsieur Hussein Khalefah Edawadi Daiab, sera composée des Maires des Municipalités de Zlitne, Zintan, Azawya Sud,  Al Bawaniss et Daraj.

Ce voyage d’études vise à permettre aux Maires Libyens de mieux connaître la vision, la mission, les activités et les initiatives de CGLU Afrique, de même qu’à découvrir l’expérience marocaine en tant que l’une des expériences les plus avancées en matière de Décentralisation, de Gouvernance Locale et de Développement Territorial en Afrique.

En effet, les Municipalités libyennes sont confrontées à un contexte plein de défis, difficile et complexe du fait de la crise politique et l’insécurité qui sévissent dans le Pays depuis 2011. Dans ces conditions, elles ont plus que jamais besoin de soutien, d’appui et d’accompagnement multidimensionnels et à tous les niveaux afin d’ancrer la stabilité et la paix, de leur permettre de faire face à leurs responsabilités dans la fourniture des services de base aux populations, et de garantir des villes sûres et résilientes.

Il s’avère primordial pour les Elus locaux libyens de s’intégrer davantage dans l’écosystème des Collectivités Territoriales d’Afrique par le biais de CGLU Afrique, qui est l’organisation faîtière des Gouvernements Locaux et Régionaux du Continent Africain.

Durant une semaine, la Délégation prendra part à des rencontres de travail et d’échange à Rabat et à Ifrane, auprès des Partenaires de CGLU Afrique associés à ce voyage d’études. Il s’agit notamment : de l’Institution du Médiateur du Royaume du Maroc, du Ministère de l’Intérieur du Royaume du Maroc/DGCL, du Secrétariat d’Etat chargé de l’Habitat, de la ville Rabat, de l’Association des Régions du Maroc (ARM), de l’Association Marocaine des Présidents des Conseils Préfectoraux et Provinciaux (AMPCPP), de l’Association Marocaine des Présidents des Conseils Communaux (AMPCC) et de l’Université Al Akhawayn d’Ifrane.

La Délégation tiendra des réunions de travail au Siège de CGLU Afrique avec les différents Départements de l’Organisation.

Elle sera également reçue en audience par le Président du Conseil Communal de Rabat, l’Institution du Médiateur du Maroc, les Présidents des Associations des Collectivités Territoriales du Maroc, le Président de l’Université Al Akhawayn d’Ifrane, le Président du Conseil Communal d’Ifrane.

Les Maires Libyens seront également reçus par Madame Fatna ELK’HIEL, Secrétaire d’Etat Chargée de l’Habitat, Présidente du Conseil Communal de Aarbawa, Vice-Présidente du Réseau des Femmes Elues Locales d’Afrique (REFELA) pour la Région Afrique du Nord et Présidente du REFELA-Maroc.

Pour la Partie Libyenne, cette visite s’inscrit aussi dans la continuité de l’ambition et des objectifs visés par « l’Initiative de Nicosie ».  Initiée en 2015 par le Comité Européen des Régions et avec l’appui et l’accompagnement de plusieurs Partenaires en Europe, cette Initiative a pour but d’établir un lien politique étroit et entretenir de manière accrue, une relation très concrète avec les villes de Libye. Cette relation poursuit le double objectif de contribuer à améliorer les services publics en Libye et d’aider les villes libyennes à réintégrer la Communauté internationale.

Pour CGLU Afrique, c’est une opportunité de renforcer les liens de coopération, de partenariat et de solidarité avec l’Association Nationale des Municipalités de Libye et avec les élus locaux, les élues locales et les managers territoriaux de ce Pays. C’est aussi une occasion propice pour déterminer les priorités, les attentes et les besoins des Municipalités libyennes particulièrement en matière d’apprentissage, de formation et de renforcement des capacités pour permettre à l’Académie Africaine des Collectivités Territoriales (ALGA) de CGLU Afrique d’y répondre.

 

PJ : Programme de la visite.

Version Arabe disponible ici

Pour de plus amples informations veuillez contacter :

Gaëlle Yomi : Tél : + 212 610 56 71 45

E-mail : gyomi@uclga.org

Version PDF. 

Cours en ligne de Coopération Décentralisée (inscriptions ouvertes jusqu’au 15 septembre)

L’Observatoire de la Coopération Décentralisée vient de lancer la troisième édition du cours de formation en ligne sur la Coopération Décentralisée.

Le cours est disponible en espagnol, anglais et français. L’élargissement du partage d’expériences professionnelles à l’échelle internationale permettra également d’enrichir la formation.

Le cours proposé est une spécialisation à cheval entre les relations internationales et la coopération; il est étroitement lié aux thématiques du développement et de la gouvernance au niveau local.

Public visé:

Le cours s’adresse en priorité aux responsables techniques et politiques des relations internationales et de la coopération au développement d’administrations publiques locales et régionales. La participation de professionnels aux profils différents, mais en liaison avec des programmes de coopération décentralisée, est également encouragée.

Objectifs de la formation:

§  Identifier les avantages de la projection internationale.

§  Différentier la logique de la coopération internationale de celle de la coopération au développement dans la coopération décentralisée.

§  Identifier les défis de la coopération décentralisée.

§  Intégrer la culture du partenariat et de la concertation.

§  Acquérir les notions de gestion d’initiatives et d’instruments de coopération décentralisée : planification, mise en place de partenariats, gestion de projets et de la communication.

§  Connaître les principes de la coopération : appropriation, harmonisation, alignement, durabilité…

§  Partager des expériences réelles de coopération décentralisée.

 

Programme:

Unités

Unité 1: L’action internationale des gouvernements locaux et régionaux

Unité 2: Le cadre général de la coopération au développement 

Unité 3: La coopération décentralisée

Unité 4: Les modalités de la coopération décentralisée

Unité 5: La gestion et l’évaluation des projets de coopération

 

Méthodologie:

La formation a été conçue en prenant en compte le profil des participants/es qui exercent une activité professionnelle. Il n’est PAS nécessaire d’être connecté au Campus virtuel dans un créneau horaire spécifique pour suivre le cours, chaque participant peut adapter son agenda au parcours académique proposé.

Le cours a une forte vocation pratique. Des activités comme les débats et projets en groupe ont été priorisées dans le but de faire des expériences personnelles des participants l’axe central de la pédagogie.

Avant de démarrer la formation, le cours propose une Unité 0 qui présente la méthodologie de travail en ligne dans le but de faciliter l’utilisation des outils de communication et d’interaction avec les autres participants.

Un enseignant/e et un tuteur/rice de référence accompagnent les participants à travers des contenus et des activités associées à chaque unité.

Candidature et admission:

Le cours en ligne sur la Coopération Décentralisée propose 35 places pour chacune des modalités linguistiques (espagnole, anglaise et française). Entièrement financée par le Conseil de la Province de Barcelone, la participation est gratuite.

Suita à la réception de candidatures, une commission d’évaluation examinera le profil des candidats/es et formera les différents groupes pour chacune des trois modalités linguistiques. Au cours du processus de sélection, la commission prendra en compte l’adéquation des profils des candidats avec la formation et veillera à assurer un équilibre de genre et de répartition géographique. La durée de la formation est de 3 mois et la charge de travail est de 60 heures.

Dates clé:

15 Sep 2019: Fin de la période de pré-inscription

23 Sep 2019: Début du cours

15 Des 2019: Fin du cours

Pré-inscriptions :Pré-inscription au cours

Contact de l’Observatoire de la Coopération Décentralisée: chararara@diba.cato.cooperaciod@diba.cat/ corsoc@diba.cat/

« Il y a une nécessité pour les élus locaux de comprendre que les architectes sont là pour apporter des solutions de politiques urbaines », Vinesh Chintaram, Secrétaire Général de l’Union des Architectes d’Afrique

Panéliste lors de la 3ème édition du Forum des Managers Territoriaux et des Instituts de Formation ciblant les Collectivités Territoriales en Afrique (FAMI), le Secrétaire Général de  l’Union des Architectes d’Afrique , Vinesh Chintaram invite à une collaboration étroite entre les élus locaux et les architectes du continent.

Retrouvez ci-dessous son intervention vidéo et transcrite, à l’issu du FAMI, organisé par l’Académie Africaine des Collectivités Territoriales (ALGA) de CGLU Afrique du 10 au 14 juin 2019 à Ifrane  (Maroc).

Quelle peut être la contribution des architectes africains à l’endroit des collectivités territoriales du continent face au défi de l’urbanisation, vu que plus de 1,3 milliard d’Africains vivront en ville d’ici 2050 ?  

La formation des architectes ne se limite pas seulement à un appui technique.  Nous pouvons aussi apporter toutes les solutions liées à la transformation des villes d’un point de vue de la planification de la ville, des codes d’urbanismes afin de comprendre qu’elles sont les parties des villes qui se développent et avec quel dynamisme.  C’est en intégrant tous ces paramètres que l’on peut préparer un développement qui est contrôlé, contrôlable et gérable. On parle beaucoup de la gestion des villes, ce qu’il faut savoir, c’est que les villes doivent pouvoir aussi être autonome. C’est cette auto gestion qui traite de comment générer des financements pour le développement de la ville, des constructions, mais aussi la maintenance de la ville. La maintenance à la fois physique des infrastructures des bâtiments mais aussi apporter des activités et services à la population citadine.

Comment les élus locaux africains peuvent collaborer de manière concrète sur le terrain avec les architectes du continent que ce soit en ville ou en zone rurale afin d’avoir des bâtiments adaptés à nos réalités ?

Il y a ces questions qui sont liées à des bâtiments qui ne reflètent pas forcement les contextes là où ils sont construits. En tant qu’architecte il faut considérer que nous sommes là pour promouvoir un développement durable qui s’adapte à un contexte, à un climat, à une culture. On ne peut pas le faire sans consultation, sans participation de la personne qui est concernée directement.  Ce que nous faisons de plus en plus maintenant car il y a une conscientisation par rapport à cela, c’est l’interaction avec la population. C’est ce qu’on appelle l’approche participative.  C’est réellement comprendre de quoi ils ont besoin, en terme de facilité en terme de bâtiment, en terme d’équipements public. Je pense qu’il y a une nécessité pour les décideurs publics, les élus locaux de comprendre que les architectes sont là pour apporter des solutions qui peuvent être des solutions de politiques urbaines pour comprendre les gens, leurs attentes et transformer la perception de ces attentes là en réalité. Les élus locaux ont tout à gagner en intégrant des urbanistes, des architectes et tous ceux qui sont liés à l’aménagement des espaces et l’implémentation des projets d’infrastructure.