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M. Léandre Nzue, nouveau président de CGLU Afrique, Mme. Macoura Dao , nouvelle présidente du REFELA

Les réunions statutaires de CGLU Afrique tenues au Caire du 17 au 21 juin 2019 ont été marquées par l’installation du nouveau président de CGLU Afrique en la personne de M. Léandre Nzue, maire de Libreville (Gabon) et l’élection de Mme Macoura Dao, comme présidente du Réseau des Femmes Elues Locales d’Afrique ( REFELA).

En effet, lors de l’ouverture de la 20ème session du Comité Exécutif de CGLU Afriqu le 18 juin, les membres ont reçu la profession de foi de M. Léandre Nzue, qui, en sa qualité de Maire nouvellement élu de Libreville, a été installé comme nouveau Président de CGLU Afrique pour la période 2019 à 2021, et a par conséquent présidé cette 20ème session du Comité exécutif.

Lors de son installation le président de CGLU Afrique s’est engagé à encourager l’unité et le dialogue, faciliter les investissements publics et privés, favoriser l’intégration des associations des collectivités territoriales pour une meilleure gestion des villes africaines d’ici à 2021.

Le 17 juin, s’est tenue la première réunion du Bureau du Réseau des Femmes Elues Locales d’Afrique (REFELA). En application du Règlement Intérieur de REFELA, Madame Macoura Dao,  Maire de Foumbolo en Côte d’Ivoire, Vice-Présidente de REFELA pour la Région Afrique de l’Ouest, a été élue Présidente de REFELA pour la période 2019-2021, en remplacement de Madame Célestine Ketcha-Courtes devenue membre du Gouvernement au Cameroun.

Dans son discours de remerciement Mme Dao a rappelé que le leitmotiv du REFELA est de promouvoir une plus grande participation des femmes dans la gouvernance des collectivités territoriales, et une meilleure prise en compte des préoccupations des femmes dans les politiques menées au niveau des villes et territoires.

Le communiqué final des réunions statutaires est disponible ici.

Le communiqué final de la réunion du REFELA est disponible ici.

La composition de la présidence  de CGLU Afrique est disponible ici. 

 

Communiqué de presse -Réunions des organes statutaires CGLU Afrique (Le Caire, Egypte)

A l’invitation du Ministère du Développement Local de la République Arabe d’Egypte, Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) a tenu ses premières réunions statutaires les 17 et 18 juin 2019 à l’hôtel Conrad au Caire, Egypte, après l’assemblée générale de l’organisation qui a eu lieu à Marrakech au Maroc, le 23 novembre 2018. 

Les réunions statutaires de CGLU Afrique comprenaient la première réunion du Bureau des Femmes élues et leaders des gouvernements locaux et infranationaux en Afrique (REFELA) ; et la 20ème session du Comité exécutif de CGLUA Afrique. 

Ces réunions ont été officiellement ouvertes par le Général Mahmoud Shaarawy, Ministre du Développement Local d’Egypte, en présence du Général Khaled Abdel Aal, Gouverneur du Gouvernorat du Caire, et de M. Mohamed Boudra, Vice-Président de CGLU Afrique pour la région Afrique du Nord. 

La réunion du Bureau du REFELA a examiné et adopté le Plan d’action du REFELA pour la période 2019-2021, en mettant l’accent sur ses trois principales campagnes : la Campagne des villes africaines sans enfants vivant dans la rue ; la Campagne des villes africaines à zéro tolérance à toutes les formes de violence contre les femmes et les filles ; et la Campagne des villes africaines favorables au renforcement du pouvoir économique des femmes.

La réunion a également élu une nouvelle Présidente du REFELA en la personne de Mme Dao Macoura, Maire de Foumbolo en Côte d’Ivoire, et Vice-Président du REFELA pour la région Afrique de l’Ouest. Mme Macoura remplace Mme Célestine KETCHA épse COURTES qui a été nommée ministre du gouvernement de la République du Cameroun. La réunion du Bureau du REFELA a aussi élu Mme Mboula, épse Essame Elise Henriette, Maire de la Commune d’Arrondissement 3 de Nkongsamba et Présidente de la section nationale du REFELA au Cameroun, Vice-présidente du REFELA pour la région Afrique Centrale. 

Le Bureau du REFELA a ensuite félicité et installé la section nationale du REFELA en Egypte et sa Présidente, Madame Manal Awad Mikhail, gouverneure, gouvernorat de Damiette (Egypte).

Le Bureau du REFELA a également accueilli favorablement la proposition d’inclure les membres du Bureau du REFELA parmi les candidats africains à élire au Conseil Mondial de CGLU lors du prochain Congrès Mondial de CGLU prévu du 11 au 15 novembre 2019 à Durban, Afrique du Sud ; et aussi d’inclure la Présidente du REFELA parmi les candidats africains pour siéger au Bureau Exécutif Mondial de CGLU.

A l’ouverture de la 20ème session du Comité Exécutif de CGLU Afrique, les membres ont d’abord reçu la profession de foi de M. Léandre Nzue, qui, en sa qualité de Maire nouvellement élu de Libreville, a été installé comme nouveau Président de CGLU Afrique pour la période 2019 à 2021, et a par conséquent présidé cette 20ème session du Comité exécutif. 

Le Comité Exécutif a examiné les rapports financiers de l’organisation, y compris l’exécution du budget ainsi que les comptes vérifiés pour l’exercice 2018. Il a également invité les membres à honorer leurs obligations en matière de cotisations afin de renforcer l’organisation et lui permettre de mettre en œuvre son plan d’action. A l’issue de ces délibérations, les membres du Comité Exécutif ont approuvé les comptes et donné quitus au Secrétaire général pour la gestion de l’exercice 2018. 

Les membres du Comité Exécutif ont ensuite abordé la question des bureaux régionaux de CGLU Afrique. Le Secrétaire Général a informé qu’avec la mise en place du Bureau Régional de l’Afrique du Nord (NARO) au Caire, dont l’inauguration est prévue le 19 juin 2019, CGLU Afrique aurait dû avoir achevé la mise en place de ses bureaux régionaux d’ici fin 2019 comme initialement prévu ; sauf que le Bureau Régional pour la région Afrique Centrale qui était censé être opérationnel à Yaoundé au Cameroun, depuis 2015, ne s’est toujours pas matérialisé malgré plusieurs relances. 

Les membres du Comité Exécutif ont apprécié l’offre de l’Égypte d’accueillir le Bureau régional de l’Afrique du Nord (NARO) et se sont félicités de la proposition de procéder à l’inauguration du Bureau régional de l’Afrique du Nord (NARO) le 19 juin 2019. 

Pour se conformer au plan initial d’achever la mise en place des bureaux régionaux d’ici à la fin de 2019, le Président a proposé que le Comité Exécutif considère l’offre de la ville de Libreville d’accueillir le Bureau régional pour l’Afrique centrale (CARO). Cette proposition a été approuvée à l’unanimité par le Comité exécutif. Le Bureau Régional de CGLU Afrique pour la région Afrique Centrale sera désormais établi à Libreville, Gabon, à charge pour le Secrétaire Général de CGLU Afrique de conduire les démarches nécessaires auprès des autorités gabonaises pour officialiser et matérialiser cette décision dans les meilleurs délais.

Les membres du Comité Exécutif ont ensuite discuté de deux autres questions importantes : d’abord, l’organisation du prochain Sommet Africités qui se tiendra en 2021 à Kisumu au Kenya ; et la représentation de l’Afrique dans les organes de l’Organisation Mondiale de CGLU pour la période 2020-2022. 

Concernant Africités 2021, le Gouverneur du Comté de Kisumu, s’exprimant au nom de la délégation kenyane conduite par le Ministre de la Dévolution, a présenté l’état de la préparation de la 9ème édition du Sommet Africités. Le Comité s’est félicité des progrès réalisés jusqu’à présent dans les préparatifs et de l’offre faite par le Président de l’AMPCC du Maroc d’aider les différentes équipes kenyanes à mieux se préparer pour le Sommet si elles en expriment le besoin. 

En ce qui concerne la représentation de l’Afrique dans les instances mondiales de CGLU, et dans le respect de l’exigence que, pour être éligible, toute liste de candidatures aux instances de CGLU doit avoir au moins 30 pour cent de femmes, le Comité Exécutif a procédé à la désignation des 45 candidats de l’Afrique devant siéger au Conseil Mondial de CGLU, et des 15 candidats de l’Afrique pour siéger au Bureau Exécutif Mondial de CGLU.

Le Comité Exécutif a ensuite délibéré sur la représentation de l’Afrique au niveau de la Présidence de CGLU, d’abord pour la désignation du candidat de l’Afrique au poste de Vice-Président Afrique de CGLU, et pour les mérites pour l’Afrique de se porter candidate au poste de Président Mondial de CGLU. Cette discussion découle de la nomination de l’actuel Président de CGLU, M. Parks Tau comme ministre délégué au sein du gouvernement d’Afrique du Sud, ce qui fait qu’il ne peut plus se présenter pour un second mandat comme Président Mondial de CGLU. Or la coutume observée jusqu’ici dans la direction de CGLU voudrait que chaque région préside CGLU durant deux mandats successifs. Sur la base des antécédents observés, le Comité Exécutif a décidé que l’Afrique désignerait un candidat au poste de Président Mondial de CGLU lors du prochain Congrès Mondial de CGLU prévu du 11 au 15 novembre 2019 à Durban en Afrique du Sud. Des consultations vont se poursuivre entre membres pour s’accorder sur le nom du candidat de l’Afrique au poste de Vice-Président Afrique de CGLU, et sur le nom du candidat de l’Afrique au poste de Président Mondial de CGLU. Ces consultations devraient aboutir dans les toutes prochaines semaines et au plus tard le 15 juillet 2019.

Pour finir les membres du Comité Exécutif ont salué la mise en place de l’Agence Afrique Territoriale, institution financière destinée à lever des fonds sur le marché financier pour les orienter vers les investissements au sein des collectivités territoriales d’Afrique. À cet égard ils ont encouragé les villes et territoires à souscrire à la société coopérative créée à cet effet, et demandé aux gouvernements africains à soutenir cette initiative.

Les membres du Comité Exécutif ont d’autre part approuvé la prise en charge du programme des Capitales Africaines de la Culture par CGLU Afrique, dont la Ville de Marrakech accueille la première célébration en 2020/2021. 

Les membres du Comité Exécutif ont enfin donné leur accord pour que CGLU Afrique s’implique dans l’initiative de la Porte de Notre Retour lancée par les Afro-Descendants des Amériques, et ont demandé au Secrétaire Général de prendre les mesures nécessaires pour concrétiser cette implication.

Dans le cadre et à la suite des réunions des instances de CGLU Afrique, une Conférence internationale a été organisée du 18 au 20 juin 2019 également au Conrad Hôtel du Caire, sous le Haut Patronage du Président de la République Arabe d’Egypte, Son Excellence M. Abdel Fattah al-Sissi, sur le thème : “Villes Africaines: Moteurs du Développement Durable”. Ont collaboré à l’organisation de cette Conférence : le Ministère du Développement Local d’Egypte, CGLU Afrique, ONU Habitat, et l’Union européenne.

Cette Conférence a été officiellement ouverte par le Premier Ministre d’Egypte. Dr. Mostafa Madbouli, et a connu la participation d’un grand nombre de ministres du gouvernement d’Egypte; des membres du Bureau du Comité Technique Spécialisé de l’Union Africaine (CTS 8) regroupant les ministres africains de la Fonction Publique, du Développement Urbain et de l’Habitat, de la Décentralisation et du Développement Local; des membres du Comité Exécutif de CGLU Afrique et du Bureau du REFELA ; des représentants des organisations de la société civile et du milieu académique; et des représentants des partenaires au développement. Ci-joint les conclusions des travaux de la Conférence présentés par le Ministre du Développement Local d’Egypte. Le rapport final de cette Conférence sera diffusé en temps opportun.

Le Caire, 21 juin 2019

Le Secrétaire Général de CGLU Afrique

Les conclusions des travaux de la Conférence disponibles ici
Version PDF disponible ici

Les Femmes Élues Locales d’Afrique à l’honneur en Egypte

Le 17 juin 2019 au Caire, en Egypte, s’est tenue la première réunion du Bureau du Réseau des Femmes élues et leaders des Collectivités Territoriales d’Afrique (REFELA). Cette réunion a été officiellement ouverte par M. Mahmoud Shaarawy, Ministre du Développement Local d’Egypte, en présence entre autres,  de Mme Manal Awad, Gouverneur de Damiette ; Mme Fatna El Khiel Secrétaire d’Etat chargée de l’Habitat au Maroc, Vice-Présidente de l’Afrique du Nord pour le REFELA ; M. Mohamed Boudra, Vice-président de CGLU Afrique pour l’Afrique du Nord ; et M. Jean Pierre Elong Mbassi, Secrétaire genéral de CGLU Afrique.

A l’agenda de la réunion était inscrits :

  • L’adoption du plan triennal de travail de REFELA pour la période 2019-2021 ;
  • La participation des membres de REFELA au Congrès Mondial de CGLU du 11 au 15 novembre 2019 à Durban, Afrique du Sud ;
  • L’élection de la Présidente de REFELA ;
  • L’élection de la Vice Présidente de REFELA pour la Région Afrique Centrale ;
  • L’installation du chapitre national de REFELA en Egypte.

Le Plan Triennal du REFELA pour la période 2019-2021 prévoit notamment :

  • la généralisation de la mise en place des chapitres nationaux du REFELA dans l’ensemble des pays africains
  • le lancement des activités des trois campagnes adoptées par l’assemblée générale du Réseau lors du Sommet Africités tenu à Marrakech au Maroc, du 20 au 24 novembre 2018 à savoir : (1) La camapagne des villes africaines sans enfants dans la rue, parrainée par la Princesse Lalla Meryem du Maroc ; (2) la campagne des villes africaines à tolérance zéro pour les violences faites aux femmes et aux filles ; (3) la campagne des villes africaines favorables à l’émancipation économique des femmes et au leadership féminin ;
  • l’élaboration de la Charte des collectivités territoriales pour l’Egalité des Genres en Afrique
  • la mobilisation des financements pour la conduite des activités prévues au Plan Triennal du REFELA pour la période 2019-2021

Fin 2018 il y avait 23 chapitres nationaux du REFELA. L’objectif est de porter ce chiffre à 36 d’ici la fin de l’année 2020, et à couvrir l’ensemble des pays africains à l’horizon de la fin de l’année 2021.

Pour être conforme aux exigences de figurer au moins 30 pour cent des femmes dans les listes de candidatures au Conseil Mondial de CGLU sous peine d’inéligibilité, il a été proposé d’inclure les 15 membres du Bureau Exécutif de REFELA parmi les 45 candidats que l’Afrique compte présenter pour siéger au Conseil Mondial de CGLU  pour la période 2020-2022.

En application du Règlement Intérieur de REFELA, Madame Dao Macoura, Maire de Foumbolo en Côte d’Ivoire, Vice Présidente de REFELA pour la Région Afrique de l’Ouest, a été élue Présidente de REFELA pour la période 2019-2021, en remplacement de Madame Célestine Ketcha-Courtes devenue membre du Gouvernement au Cameroun.

De son côté Madame Mboula, épouse Essame Elise Henriette, a été élue Vice Présidente du REFELA pour la Région Afrique Centrale pour la même période.

Mme Macoura Dao

Enfin le Bureau du REFELA a procédé à l’installation du chapitre national du REFELA en Egypte, dont la Présidente est Mme Manal Awad, Gouverneur de Damiette.

Dans son allocution de remerciement pour son élection comme Présidente du REFELA, Madame Dao a notamment déclaré :

« Permettez-moi tout d’abord de remercier le peuple et les autorités d’Égypte pour la qualité de l’accueil qui nous a été réservé depuis notre arrivée au Caire. Je voudrais tout particulièrement remercier Son Excellence Monsieur le Président de la République d’Égypte et lui transmettre les sincères félicitations du Réseau des Femmes Élues Locales d’Afrique pour sa brillante élection comme Président de l’Union Africaine. Je voudrais aussi remercier le gouvernement égyptien pour avoir encouragé et soutenu la mise en place d’un chapitre national du REFELA en Égypte (…) Je voudrais rappeler que le leitmotiv de REFELA est de promouvoir une plus grande participation des femmes dans la gouvernance des collectivités territoriales, et une meilleure prise en compte des préoccupations des femmes dans les politiques menées au niveau de nos villes et territoires (…) Les statuts de CGLU Afrique prescrivent que partout où existe une association nationale des collectivités territoriales, le chapitre national du REFELA doit être considéré comme la commission permanente “Égalité des Genres” de ladite association nationale. Le fait que l’Égypte ait accepté la mise en place d’un chapitre national du REFELA nous rassure sur la volonté de ce pays de mieux prendre en compte la place et les préoccupations de la Femme dans la gouvernance des villes et des territoires en Égypte. Nous adressons toutes nos félicitations aux femmes leaders et membres des assemblées territoriales d’Égypte pour cette noble initiative et les assurons du soutien constant du Bureau Exécutif du REFELA ».

La nouvelle Présidente du REFELA Mme Macoura Coulibaly Dao, Mme Fatna El Khiel Secrétaire d’Etat chargée de l’Habitat au Maroc, Vice-Présidente de l’Afrique du Nord pour le REFELA et M Mohamed Boudra, Vice-président de CGLU Afrique pour l’Afrique du Nord  ont procédé à l’installation officielle du REFELA Egypte, et ont félicité sa Présidente, Mme Manal Awad, Gouverneur de Damiette, pour  l’extraordinaire travail accompli, depuis la 8ème édition du Sommet Africités de Marrakech en novembre 2018, afin d’unir les femmes égyptiennes leaders des collectivités territoriales au sein du REFELA Egypte.

Dr Maya Mosi, Présidente du Conseil National des femmes d’Egypte, a pris des engagements en faveur d’une meilleure représentativité des femmes dans les exécutifs des gouvernorats de l’Egypte d’une part et d’autre part, dans tous les conseils élus des villes et collectivités territoriales d’Egypte à l’instar de ce qui se passe dans les autres pays africains.

Et pour marquer cet évènement organisé au Caire, Mme Chrystel Limbourg Iwenga, 2ème Adjointe au Maire de Libreville au Gabon, Président de CGLU Afrique,  a remis des souvenirs, au nom de toutes les femmes leaders maires et élues locales d’Afrique, à la Présidente du REFELA, Mme Macoura Coulibaly Dao, à Mme Fatna El Khiel, Secrétaire d’Etat chargée de l’Habitat au Maroc, Vice-Présidente de l’Afrique du Nord pour le REFELA, au Dr Maya Mosi, Présidente du Conseil National des femmes d’Egypte, et à Mme Manal Awad, Gouverneur de Damiette, Présidente du REFELA-Egypte.

Telécharger le communiqué ici

Lire le discours de Mme Doa

Pour de plus amples informations, veuillez contacter :

Gaëlle Yomi : Tél : + 212 610 56 71 45

E-mail : gyomi@uclga.org

 

Attribution de la Médaille de la Journée Internationale des Femmes à Mme. Souad Bendimya, du Département des Membres au Secrétariat Général de CGLU Afrique

A l’occasion de la célébration de la Journée Internationale de la Femme 2019, CGLU Afrique a institué l’attribution de la Médaille de la Journée Internationale des Femmes, à décerner chaque année à une collaboratrice du secrétariat général ou des bureaux régionaux choisie par ses pairs pour avoir apporté une contribution remarquable à la promotion de l’égalité des genres et  aux actions en faveur du leadership féminin au sein des collectivités territoriales d’Afrique, au développement et renforcement réseau des femmes élues locales d’Afrique (REFELA), ainsi qu’au soutien de ses initiatives et campagnes.

Le choix s’est portée en 2019 sur la personne de Madame Souad Bendimya qui s’est vue attribuée la Médaille de la Journée Internationale des Femmes, édition 2019. Madame Souad Bendimya travaille au secrétariat général de CGLU Afrique à Rabat, Département des Membres. Familièrement appelée Hajja par ses collègues, elle compte parmi les plus anciens membres du personnel de CGLU Afrique, puisqu’elle travaillait déjà pour l’Union des Villes Africaines (UVA) qui est une des organisations fondatrices de CGLU Afrique.

Cette Médaille récompense le dévouement que Madame Souad  Bendimya a toujours montré à l’égard du REFELA, ayant assuré l’interface entre le secrétariat de CGLU Afrique et les responsables du réseau, aussi bien au niveau panafricain qu’au niveau national, avant la mise en place d’une ressource dédiée au REFELA, au sein du secrétariat général ; et étant la plupart du temps la mémoire de tous les changements intervenus dans la vie du réseau.

Rappelons que comme de coutume, le secrétaire général de CGLU Afrique a publié un texte sur le thème choisi par les Nations Unies pour célébrer l’édition 2019 de la Journée Internationale des Femmes, à savoir : “Penser équitablement, bâtir intelligemment, innover pour le changement”. La cérémonie de remise de la Médaille à Mme Bendimya a eu lieu le 8 mars 2019 dans les locaux de CGLU Afrique à Rabat en présence de l’ensemble du personnel du secrétariat.

Journée Internationale des femmes 2019 : Focus sur l’état d’avancement des 3 campagnes préparées et lancées par le REFELA (Première partie)

Le thème retenu par l’ONU pour la Journée internationale des femmes 2019 est : “Penser équitablement, bâtir intelligemment, innover pour le changement”. Chaque année, la célébration du 8 mars est un rendez-vous important pour le Réseau des Femmes Elues Locales d’Afrique (REFELA), la commission permanente de l’égalité de genres de CGLU Afrique, afin de mettre en lumière les avancées et actions réalisées à cet effet par ces actrices de la gouvernance locale.

Pour cette année 2019, le REFELA saisit l’occasion pour faire le point sur le déploiement des trois principales campagnes qui figurent au cœur de son Plan d’Action Stratégique (PAS-REFELA) 2019-2021.  Il s’agit de :

  • La Campagne des Villes africaines sans enfants en situations de rue ;
  • La Campagne des Villes africaines à zéro tolérance face aux violences faites aux femmes et aux filles ;
  • La Campagne des Villes africaines favorables à l’autonomisation économique des femmes.

 

 

 

Campagne « Villes africaines sans enfants en situations de rue » : Rabat, ville pilote en phase opérationnelle

La campagne « Villes africaines sans enfants en situations de rue » est une initiative du REFELA, soutenue par l’Observatoire National des Droits de l’Enfant (ONDE) du Royaume du Maroc et l’UNICEF. Elle vise à apporter des solutions à une problématique africaine partagée, celle de la vulnérabilité, la précarité acceptée, la non visibilité des enfants en situations de rue, et la mobilisation  des responsables gouvernementaux, élus territoriaux africains sur la nécessité de protéger l’enfance, selon une approche décentralisée et territoriale.

Cette Campagne panafricaine a été lancée sous la Présidence effective de son Altesse Royale la Princesse Lalla Meryem, à l’occasion du Sommet Africités 8 à Marrakech, dans le cadre d’une cérémonie organisée le 24 novembre 2018. A travers son discours de soutien à la Campagne, lu par la Princesse durant cette cérémonie, Sa Majesté le Roi Mohammed VI, a appelé les dirigeants africains à rendre « les villes africaines véritablement dignes de leurs enfants. ». Et la Princesse Lalla Meryem, présidente de l’ONDE a dès lors, souligné que « ce qui est important ce n’est pas le monde que nous laissons à nos enfants, mais plutôt les enfants que nous laissons à ce monde ».

Depuis, un Chantier National Pilote, dit « Initiative ‘’Rabat, ville sans enfants en situations de rue’’ », est en cours de mis en œuvre, sous le pilotage de l’ONDE et de CGLU Afrique, en partenariat avec les départements compétents du gouvernement du Royaume du Maroc. Au cours de deux réunions initiées par l’ONDE (le 22 et 29 janvier), et ayant ciblé des acteurs institutionnels, des élu-es et des représentant-es de la société civile, il a été présenté le processus de travail relatif à la réalisation d’un mapping et à l’élaboration d’un plan d’action triennal et une stratégie urbaine pour la protection et la promotion de l’enfance à Rabat. La phase d’opérationnalisation de l’initiative ‘’Rabat, ville sans enfants en situations de rue’’, aboutira à la mise en place de guides, de boite à outils et de kit Com, pour une « ville protectrice de ses enfants », qui seront présentés lors d’un évènement, rassemblant les 60 villes africaines, adhérentes à la campagne.

Découvrez en image  les 60 Villes adhérentes à la campagne 

 

Consultez les articles sur :

-Le document complet sur les 3 campagnes est disponible ici

Journée Internationale des femmes 2019 : Focus sur l’état d’avancement des 3 campagnes préparées et lancées par le REFELA (Deuxième partie)

Le thème retenu par l’ONU pour la Journée internationale des femmes 2019 est : “Penser équitablement, bâtir intelligemment, innover pour le changement”. Chaque année, la célébration du 8 mars est un rendez-vous important pour le Réseau des Femmes Elues Locales d’Afrique (REFELA), la commission permanente de l’égalité de genres de CGLU Afrique, afin de mettre en lumière les avancées et actions réalisées à cet effet par ces actrices de la gouvernance locale.

Pour cette année 2019, le REFELA saisit l’occasion pour faire le point sur le déploiement des trois principales campagnes qui figurent au cœur de son Plan d’Action Stratégique (PAS-REFELA) 2019-2021.  Il s’agit de :

  • La Campagne des Villes africaines sans enfants en situations de rue ;
  • La Campagne des Villes africaines à zéro tolérance face aux violences faites aux femmes et aux filles ;
  • La Campagne des Villes africaines favorables à l’autonomisation économique des femmes.

 

 

 

« Campagne des villes africaines à zéro tolérance face aux violences faites aux femmes et aux filles » :  Ces villes crient « STOP »

L’appel à manifestation d’intérêt lancé le 31 janvier 2019 en direction des collectivités territoriales qui souhaiteraient prendre part volontairement à la ‘’Campagne des villes africaines à zéro tolérance face aux violences faites aux femmes et aux filles’’, a enregistré ses premières adhésions. Les villes et association nationales de 9 pays se sont déjà engagées. De Rabat (Maroc) en passant par Saint-Louis (Sénégal), Banjul (Gambie), Maradi (Niger), Paynesville (Liberia), Tunis (Tunisie), Bangui (République de Centrafrique) et l’Association nationale des collectivités locales de Zambie, l’Association nationale des collectivités locales de Namibie,  les élu-es de ces collectivités sont déterminé-es à jouer leur partition pour éradiquer à terme, ce fléau qui sévit de plus en plus sur le continent africain.

Le rapport analytique  produit par le REFELA dans le cadre de cette campagne, démontre, certes certaines avancées réalisées par des pays, cependant il fait état d’une recrudescence de ce phénomène en Afrique. Selon les chiffres de l’OMS, en Afrique de l’Ouest, plus de 40% de femmes sont victimes de violences et 65% le sont en Afrique Centrale. Une telle situation a bien motivé le choix du slogan de la campagne : « Villes et territoires d’Afrique, à vous d’agir contre les violences faites aux femmes et aux filles ».

 

Au Niger, la région de Maradi totalise le plus grand nombre de pauvre (73,4%) mais est également une des plus affectée par les violences subies par la gent féminine. « Dans l’ensemble de la population Nigérienne enquêtée, 53% déclarent avoir subi au moins une violence au cours de leur vie. Cette proportion est de 44% chez les hommes et de 60% chez les femmes. Les régions de Zinder et de Maradi constituent les zones où le pourcentage de victimes est le plus élevé (respectivement 93% et 83%) (Ampleur et déterminants de la VBG au Niger – 2015) », nous confie Mme Saadou Habiba, 3e Vice-Présidente de la délégation spéciale de la région de Maradi. Cet état des lieux a grandement incité leur adhésion à la campagne lancée par le REFELA. « Les violences qui sévissent dans notre aire de responsabilité comme nous l’avions souligné, ne peuvent laisser indifférent aucun responsable. Ces violences sont si nombreuses et graves de conséquences que notre commune s’engage à y mettre fin le cas échéant, à les réduire », explique Mme Saadou. Dans ce processus, l’élu-e formule deux principales attentes de la campagne des villes africaines à tolérance zéro face aux violences faites aux femmes et aux filles :

  • Un appui à l’organisation de campagnes de masse sur les violences basées sur le genre. Ces campagnes incluront des décideurs locaux, des leaders religieux, coutumiers, etc. Ces derniers sont garants de l’autorité traditionnelle et ont une grande emprise dans la vie communautaire.
  • Un appui à la mise en œuvre de programmes communautaires visant des prises de décisions collectives pour un changement de comportement qui implique nécessairement, celui des normes sociales.

Du côté du Sénégal, contrairement à la région de Maradi, la ville de Saint-Louis qui s’est engagée dans la bataille est la moins affectée par les violences sur l’étendue du territoire national selon les statistiques (2017) données, sur la base d’une étude produite par le laboratoire Genre et Sociétés (Gestes) de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis.  « La région de Diourbel serait la zone où il existerait le plus de cas de ces violences avec un taux de 72 %, la région la moins touchée, est celle de Saint-Louis dont les chiffres tourneraient autour de 45 %, et pour la région de Dakar, le taux serait de 52,5 %, les statistiques, tournant autour de 50%, ont été aussi données pour les autres régions du Sénégal. », détails des résultats de l’étude.

 

Mme Penda Diouf est la conseillère municipale qui représente la ville de Saint–Louis pour cette campagne. Elle souligne également l’apparition d’un nouveau type de violence via les téléphones portables. La commune de Saint-Louis a commencé a initié des actions pour faire face à ces violences. « Suite à une recherche action sur la budgétisation sensible genre de la commune de Saint-Louis, il a été montré que les problèmes de violences basées sur le genre ne sont pas pris en charge par les budgets des programmes et plans communaux », révèle Mme Diouf. A présent, l’Observatoire Genre et Développement de Saint-Louis (OGDS) est en train de faire un plaidoyer pour que le budget communal prenne en charge les « questions de violences dans les budgets, programmes et plans, dans l’espace de la commune : école, place publique, ménage, lieux de travail, etc…à travers la formation, l’information, la sensibilisation, la prise en charge. Des actions seront menées avec les élus, la société civile et les techniciens ».

Mme Diouf compte sur la campagne du REFELA pour avoir des échanges, des partages, de l’apprentissage et vivre des expériences de projets des autres villes africaines. Son engagement pour la cause est indéfectible. « Je me fais le devoir, l’honneur et le grand plaisir de participer à l’éradication de ce fléau, qui gâche des vies de femmes, et de jeunes filles», soutien notre interlocutrice.

 

Liberia : Opération zéro viol, zéro assassinat, zéro violence envers les femmes et les filles

Prenons la direction du Liberia où le maire de Paynssville, Mme Pam Belcher-Taylor a fait de la lutte contre les violences faites aux femmes et au filles son principal cheval de bataille. En effet, elle a été bouleversée, il y a plus de deux mois par le sort tragique subit par une jeune dame de sa ville. « J’ai reçu un appel sur le chemin du travail. L’interlocuteur à l’autre bout du fil m’a informé d’un cadavre retrouvé près de chez moi. J’ai changé de cap et me suis rendu sur les lieux. À mon arrivée, la puanteur de la mort a imprégné l’air », relate-elle avec effroi. « Avec impatience, je me dirigeai vers un bâtiment abandonné où je vis de loin une silhouette sommaire gisant sur le sol, partiellement vêtue. C’était une femme probablement dans la quarantaine, avec des lignes sillonnées sur le visage, les yeux fermés et faisant face au ciel. Une semaine après, l’enquête pour identifier cette « Dame Solitaire », a déterminé qu’elle avait été violée par 5 personnes. Dès lors j’ai promis de lutter sans relâche pour avoir ZERO Viol, ZERO Assassinat, ZERO Violence contre les FEMMES et les FILLES à PAYNESVILLE !!!!! (Sic) ».

Sur le terrain, la commune a lancé une campagne de sensibilisation intitulée « Dis NON à la violence à l’égard de nos femmes et de nos filles ». L’équipe de la mairie fait du porte à porte pour partager le message avec la population. « Nous enseignons à nos jeunes filles les signes à surveiller pour se protéger des prédateurs, et des agresseurs. Nous ne voulons pas que nos mères, nos filles et nos sœurs soient une autre “Dame solitaire” dans un bâtiment abandonné », explique Pam Belcher-Taylor.

En ce qui concerne ses attentes par rapport à cette campagne continentale, Pam Belcher-Taylor place l’accent sur l’efficacité pour « l’éradication de cette maladie ». « Oui, la violence à l’égard des femmes et de nos filles est une maladie !!!! En tant que femmes dirigeantes, nous devons être courageuse et inébranlable dans notre combat. Je compte ouvrir le premier registre auprès du ministère du Genre des délinquants sexuels à Paynesville City. Je pense que grâce à cette campagne, nous pourrons donner à autant de femmes et de filles, la force de se faire entendre et de s’exprimer également contre la violence ».

Pour elle, le REFELA est une plateforme où des femmes dynamiques convergent sous le signe de la fraternité et de l’unité. « J’ai été membre de nombreuses organisations. REFELA a une culture diverse et est homogène en tant que Porte flambeau des femmes et des filles en Afrique. Je crois que, avec la détermination et l’instrument du REFELA, nous pouvons atteindre notre objectif d’ici 2030 », prédit Pam Belcher-Taylor.

 

Situation en RCA

La ville de Bangui (République Centrafricaine) avec à sa tête le maire Emile-Gros-Raymond Nakombo est également engagée dans la lutte contre les violences à l’égard des femmes et des filles.  Ce phénomène s’est accentué « pendant les multiples crises que le pays a connu, au point de devenir un véritable fléau », déplore l’élu local.  « La plupart des femmes victimes de violences en Centrafrique sont celles qui sont économiquement dépendantes de leur mari, celles qui sont abandonnées par leur mari et qui n’arrivent pas à subvenir à leurs propres besoins.  79% des cas de violences faites aux femmes sont les abandons conjugaux », a indiqué le Centre d’écoute de Bangui, qui a accueilli en janvier 2012, 96 femmes victimes de violences dont 79% d’abandon de foyer, 10,4% de violence physique (maltraitance conjugale, coups et blessures, Privation de moyens matériels et financiers, Enrôlements forcés par des groupes armés), 4% de violences morales (Injures, discrimination sociale), et 3% de violences sexuelles (viol y compris pour les mineures, esclavage sexuel, mariages forcés) ».

Pour faire face à cette situation, la municipalité de Bangui a mis en place des Comités de Sécurité dans ses huit (8) arrondissements afin de mener des actions de proximité auprès des populations et lutter contre toute sorte de violences enregistrées. La célébration des mariages est également une plateforme de sensibilisation de masses par le Président de la Délégation Spéciale de la Ville de Bangui et les autres officiers d’Etat-Civil.

La campagne des Villes africaines à zéro tolérance face aux violences faites aux femmes et aux filles se focalisera sur 3 actions principales pour que l’éradication de ce fléau d’ici 2030 figure en bonne place parmi les priorités des politiques et stratégies de développement des villes et collectivités territoriales d’Afrique. Il s’agit de :  (i) Sensibiliser et développer des moyens efficaces, en vue de lutter contre la banalisation des faits de violences, que subissent les femmes et les filles, dans le couple, en famille, dans la rue, sur les lieux de travail et au sein des institutions, au nom de pratiques socioculturelles stéréotypées, (ii) Faire de la lutte contre les violences envers les femmes et les filles, une action prioritaire de programmation, de services et d’organisation des villes et collectivités locales, pour une mobilité facilitée des femmes et des filles et une pratique sûre de l’espace public et pour des interventions en cas de violences, urgentes et coordonnées entre les différentes parties concernées (iii) Etablir un système d’évaluation des niveaux de tolérance des villes et territoires locaux des pays de l’Afrique, face aux violences faites aux femmes, les noter, les classer et les orienter vers l’action concrète, pour une évolution vers ce niveau recherché, de tolérance zéro face à ce fléau.

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Journée Internationale des femmes 2019 : Focus sur l’état d’avancement des 3 campagnes préparées et lancées par le REFELA  (Troisième Partie)

Le thème retenu par l’ONU pour la Journée internationale des femmes 2019 est : “Penser équitablement, bâtir intelligemment, innover pour le changement”. Chaque année, la célébration du 8 mars est un rendez-vous important pour le Réseau des Femmes Elues Locales d’Afrique (REFELA), la commission permanente de l’égalité de genres de CGLU Afrique, afin de mettre en lumière les avancées et actions réalisées à cet effet par ces actrices de la gouvernance locale.

Pour cette année 2019, le REFELA saisit l’occasion pour faire le point sur le déploiement des trois principales campagnes qui figurent au cœur de son Plan d’Action Stratégique (PAS-REFELA) 2019-2021.  Il s’agit de :

  • La Campagne des Villes africaines sans enfants en situations de rue ;
  • La Campagne des Villes africaines à zéro tolérance face aux violences faites aux femmes et aux filles ;
  • La Campagne des Villes africaines favorables à l’autonomisation économique des femmes.

 

 

 

Campagne des Villes africaines favorables à l’autonomisation économique des Femmes : Attentes des femmes entrepreneures

Le REFELA, dans le cadre de la prospection pour la mise œuvre de sa « Campagne Villes africaines favorables à l’autonomisation économique des Femmes », a effectué un premier diagnostic participatif auprès des femmes entrepreneures invitées à l’exposition de l’événement HAPPY FAIR UNI-VERS-ELLES organisé par LABO ETNIK, tenu du 2 au 3 mars 2019 à Salé au Maroc, ayant pour objectif, la promotion de l’entreprenariat des femmes.

Les témoignages recueillis auprès des participantes mettent en lumière certaines difficultés et obstacles qui conduisent les femmes à se contenter et à se cantonner dans la création de micros et petites entreprises ; ce qui limite leur potentiel d’entreprendre. « En tant que femme, j’ai été confrontée à différents obstacles, ceux qu’un homme entrepreneur pourrait rencontrer forcément, et auxquels s’additionnent spécifiquement, ceux liées à ma situation de femme et de femme entrepreneure, qui relèvent souvent par le manque de confiance et la non reconnaissance des capacités des femmes à entreprendre ; des postures encouragées par le contexte socioculturel. ».

Il y a un autre obstacle, de taille, quand il s’agit de créer son entreprise, celui de l’accès à l’aide financière, « Sur ce point, les femmes sont victimes de certains préjugés qui font qu’elles n’ont pas de légitimité et de crédibilité auprès des agences financières (bancaires et autres…) », explique l’une d’elles. D’autres femmes entrepreneures indiquent « qu’elles s’activent au profit de l’essor économique de leur ville/commune, mais souvent elles restent invisibles et ne reçoivent pas ou peu de soutien de leur ville/commune ».

A cet effet, les femmes enquêtées ont exprimé des besoins et attentes par rapport à la « Campagne Villes africaines favorables à l’autonomisation économique des Femmes » en cours de préparation et de lancement par le REFELA, qui sont de :

  • Procéder à un recensement des femmes entrepreneures au niveau de la ville/commune, où elles s’activent et entreprennent, leur profil personnel et professionnel, leur type d’activité économique, impact économique sur la ville ou la commune ;
  • Elargir le champ de l’activité entrepreneuriale des femmes et les hisser à un niveau plus élevé de l’entreprenariat ;
  • Faciliter l’accès des femmes aux marchés publics, lutter contre l’hégémonie masculine et permettre aux femmes à travers des mesures affirmatives de participer, de mettre leur potentiel entrepreneurial au profit de leur ville/commune et d’avoir l’opportunité d’agrandir leur entreprise ;
  • Faire de l’accompagnement-conseil et le coaching sur différentes thématiques, essentiellement, pour le développement du leadership entrepreneurial des femmes ;
  • Bénéficier d’un soutien pour créer un réseau pouvant les rassembler et soutenir leur action pour plus de visibilité des femmes entrepreneures au niveau locale.

L’appel à candidatures en direction des villes souhaitant adhérer à la Campagne Villes africaines favorables à l’autonomisation économique des Femmes sera lancée en début du mois d’avril 2019.

 

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Journée Internationale des Femmes 2019: Message du Secrétaire Général de CGLU Afrique

Le 8 mars de chaque année, comme il est de coutume, la communauté internationale célèbre la Journée Internationale des Femmes. Le thème choisi par l’organisation des Nations Unies, pour célébrer la Journée Internationale des Femmes pour l’année 2019 est : “Penser équitablement, bâtir intelligemment, innover pour le changement”. Ce thème est une invitation à ne pas se contenter de slogans et d’attitudes à la mode, mais à réfléchir à l’action à mener dans chaque contexte, pour que l’égalité hommes-femmes soit concrètement mise en œuvre au-delà des pétitions de principe.

Penser équitablement doit être interprété comme l’effort de comprendre la situation concrète des inégalités hommes-femmes et de prendre en compte ce point de départ différencié pour proposer des solutions adaptées, en vue d’arriver à l’égalité à un horizon socialement envisageable et possible. Si cela doit passer par des politiques affirmatives d’actions” favorables aux femmes, il ne faut pas exclure de telles politiques, au nom d’un traitement égalitaire. C’est du reste, cette attitude que recommande le réseau des femmes élues locales d’Afrique (REFELA) lorsqu’il se mobilise pour le renforcement du leadership féminin dans la gouvernance politique et administrative des collectivités territoriales en Afrique, et qu’elle lance la campagne des villes africaines favorables à l’émancipation économique des femmes, campagne à laquelle toutes les villes africaines sont invitées à participer sans délais. C’est également la raison pour laquelle le REFELA soutient plus que jamais la réalisation des ODD 4 et 5, et qu’il engage tous les gouvernements nationaux, subnationaux et locaux, ainsi que tous les autres acteurs, à soutenir la réalisation de ces objectifs.

Il faut en effet de l’intelligence pour venir à bout des idées préconçues sur le caractère plus ou moins naturel des inégalités hommes-femmes ou leur justification religieuse. L’intelligence suppose de prendre en compte les contraintes sociales, liés aux contextes historiques dans lesquels on doit promouvoir l’égalité de genre, mais sans jamais sacrifier le principe imprescriptible de l’égalité homme-femme. Quel être humain normalement constitué peut penser sérieusement que sa mère, sa sœur, sa fille sont des êtres qui lui sont inférieurs et ne méritent pas d’être traités comme lui ? C’est dire combien les récits sociaux peuvent influencer nos façons de penser et d’agir, parfois en contradiction avec nos convictions profondes. D’où le besoin d’interroger résolument les pratiques sociales chaque fois qu’elles heurtent nos convictions et nos principes. Et cela prend du courage car il est difficile de remettre en cause les idées socialement admises comme des évidences.

Assurément pour que triomphe l’égalité hommes-femmes dans les faits, il faut innover. D’abord dans la narration des histoires qui illustrent l’importance de l’égalité entre genres pour le progrès des sociétés: La plupart des membres de CGLU Afrique doivent se souvenir que le système matriarcal formait la base de l’organisation familiale des sociétés traditionnelles africaines, et existe encore dans bon nombre de communautés africaines. CGLU Afrique ne craint pas dès lors de soutenir résolument les innovations allant dans le sens de plus d’égalité entre hommes et femmes lorsque de telles innovations sont proposées comme c’est le cas actuellement en Tunisie, parce qu’au fond de telles innovations réconcilient les sociétés africaines avec leurs pratiques ancestrales.

Bonne et Heureuse Fête
A toutes les femmes, nos mères, nos sœurs, nos filles.

Jean Pierre Elong Mbassi,
Secrétaire Général de CGLU Afrique

Disponible en version PDF ici

Retraite annuelle CGLU Afrique du 18 au 21 février 2019

Initiée en 2017, la troisième édition de la retraite annuelle de CGLU Afrique se tiendra du 18 au 21 févier 2019 à Ifrane, au Centre de Conférences de l’Université d’Al Akhawayne (Maroc).

Cette retraite offre un espace de dialogue pour réfléchir à la meilleure façon dont l’organisation peut aider ses membres à se développer et comment renforcer ses capacités et aptitudes organisationnelles.

La rencontre verra la participation de tous les membres du personnel de CGLU Afrique (siège et 3 bureaux régionaux : Afrique de l’Ouest, Afrique Australe , Afrique de l’Est et ALGA Ouagadougou) et certains partenaires. Elle vise quatre principaux objectifs :

  • Développer une compréhension plus profonde du contexte continental ;
  • Affiner la compréhension collective des objectifs de CGLU Afrique ;
  • Evaluer collectivement l’état actuel de l’organisation en vue d’une amélioration continue ;
  • Clarifier les rôles, fonctions, compétences et capacités qui seront nécessaire à CGLU Afrique pour prospérer.

Le programme prévoit des travaux en atelier, des tables rondes et des plénières.

Watch the video of Day 1 ! 

 

Appel à manifestation d’intérêt: « Campagne# Villes Africaines, à zéro tolérance face aux violences faites aux femmes et aux filles »

I.  Cadre de la Campagne

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La « Campagne# Villes  Africaines, à zéro tolérance face aux violences faites aux femmes et aux filles », organisée sous le slogan « Villes et territoires d’Afrique, à vous d’agir contre les violences faites aux femmes et aux filles », est une initiative du Réseau des femmes Elues Locales d’Afrique, le REFELA, la commission permanente de l’Egalité des genres de Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique), qui est l’organisation panafricaine, ayant un statut diplomatique et dont le siège est à Rabat, au Royaume du Maroc.

Le REFELA été lancé à Tanger au Maroc en 2011. Il est dirigé par un bureau exécutif de quinze membres représentatifs des cinq régions d’Afrique. La présidence de REFELA est assurée par la ville de Bangangté au Cameroun, représentée par son Maire, Mme Célestine Ketcha-Courtes, ceci jusqu’en Novembre 2021.

Le REFELA prend part à la lutte contre toutes formes de violences fondées sur le genre que subissent les femmes et les filles africaines, avec notamment le soutien de CGLU Afrique et d’autres partenaires, tel que le Ministère de la solidarité, de la famille, de l’égalité et du développement social. Ce combat est l’une des priorités qui s’impose aux cités et gouvernements locaux et régionaux unis de l’Afrique et du monde.

A cet effet, dans son plan d’action triennal 2019-2021, Le REFELA propose le lancement de trois campagnes :

  • La campagne des villes africaines à zéro tolérance face aux violences faites aux femmes.
  • La campagne des villes africaines sans enfants de la rue.
  • La campagne des villes africaines favorables à l’autonomisation économique des femmes.

Le présent appel à manifestation d’intérêt s’adresse aux leaders et conseils des villes et collectivités territoriales d’Afrique volontaires pour adhérer à la « Campagne# Villes Africaines à zéro tolérance, face aux violences faites aux femmes et aux filles », ainsi qu’à leurs associations représentatives.

II. Intérêt de la Campagne#

Comme le démontre le Premier rapport analytique sur la situation des violences faites aux femmes et aux filles et des avancées réalisées au niveau du Contient de l’Afrique’’, élaboré par l’équipe du REFELA et diffusé lors d’Africités 8, (novembre 2018), la montée de ce phénomène menace sérieusement la bonne gouvernance des villes et territoires locaux d’Afrique. En effet l’engagement dans la lutte contre les violences faites aux femmes permettrait de revoir les villes Africaines autrement, elle permettrait également de faire une transition égalitaire et juste des villes et collectivités territoriales, bénéfique pour l’image et conforme aux Agendas africains et internationaux, spécifique à la promotion de l’égalité des sexes et de l’autonomisation des femmes et des filles (l’ODD5), d’ici 2030.

Ce phénomène qui persiste est en totale contradiction avec les valeurs de respect, d’équité et de justice qui représentent le fondement même des sociétés africaines. Il met en difficulté la réalisation pour les villes africaines des 17 Objectifs de Développement Durable et plus spécifiquement l’ODD5 : Parvenir à l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes et filles, d’ici 2030.

A ce propos, les membres du REFELA proposent la « Campagne@ Villes Africaines à zéro tolérance face aux violences faites aux femmes et aux filles » afin que l’éradication de ce fléau d’ici 2030 figure en bonne place parmi les priorités des politiques et stratégies de développement des villes et collectivités territoriales d’Afrique.

Cette campagne appelle la libre adhésion des villes et collectivités volontaires pour y participer. Les membres du REFELA sont convaincus que la plupart des responsables des villes et collectivités d’Afrique y participeront, car c’est aussi et probablement en premier lieu à leur capacité à s’attaquer sérieusement à ce phénomène que les responsables de la gouvernance des villes et territoires seront jugés dans leur volonté de développer des villes et collectivités plus justes, égalitaires, inclusifs et durables, suivant les prescriptions de l’ODD5, des Nations Unies.

Le refus des injustices et discriminations faites aux femmes doit être à la base d’un élan de solidarité de la part de toutes les femmes maires et élues locales rassemblées au sein de REFELA, mais aussi tous les élus locaux, et intégrer toutes les composantes de la société, y compris les organisations de la société civile, le milieu de l’entreprise, les autorités traditionnelles et religieuses, mais aussi les partenaires de coopération interétatique ou décentralisée engagés en Afrique. C’est la raison pour laquelle la « Campagne @ Villes Africaines à zéro tolérance face aux violences faites aux femmes et aux filles » se prononce comme étant une campagne internationale et mondiale.

III. Adhésion à la Campagne#

La présentation de la « Campagne Villes Africaines à zéro tolérance, face aux violences faites aux femmes et aux filles » a eu lieu dans le cadre de la 8ème édition du Sommet Africités qui a été organisée du 20 au 24 novembre 2018, à Marrakech au Maroc. Les villes et collectivités territoriales et leurs associations nationales qui sont intéressées pour adhérer à « Campagne Villes Africaines à zéro tolérance face aux violences faites aux femmes et aux filles », doivent renvoyer le formulaire d’adhésion ci-après, rempli et signé, au secrétariat de CGLU Afrique au plus tard le 30 avril 2019. Les adhérents signataires des protocoles d’entente, deviendront les Membres actifs de la « Campagne Villes Africaines à zéro tolérance face aux violences faites aux femmes et aux filles »

 

 

 

 

 

Coordonnées de CGLU

Afrique

Adresse 22 Rue Essaadyine, Hassan, Rabat 10000,

Royaume du Maroc

Téléphone +212 537 26 00 62

+212 537 26 00 63

Fax +212 537 26 00 60
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mghefrane@uclga.org

 

Site web www.uclga.org

 

(Formulaire ci-joint)