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REFELA : ‘’Rapport analytique de la situation de l’autonomisation économique des femmes en Afrique’’, un document de référence pour la ’’Campagne des Villes Africaines favorables à l’autonomisation économique des femmes’’

Le REFELA-CGLU Afrique a procédé à l’élaboration du ‘’Rapport analytique de la situation de l’autonomisation économique des femmes en Afrique’’,et à sa publication (voir le lien ici) .
Ce rapport est élaboré dans le cadre du lancement, de la mise en œuvre et du suivi de la ’’Campagne des Villes Africaines favorables à l’autonomisation économique des femmes’’, initiée par le Réseau des Femmes Elues Locales d’Afrique (REFELA), qui compose la commission permanente de l’égalité de genres de l’organisation panafricaine, Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique).
Cette 1ère édition de ce Rapport analytique documente et constitue une référence pour cette Campagne, initiée par le REFELA-CGLU Afrique. Elle a pour but de permettre aux gouvernements régionaux et locaux africains et autres parties, portant intérêt à l’autonomisation économique des femmes africaines, d’avoir une vision d’ensemble sur cette question, son cadre juridique, ses avancées réalisées à l’échelle du continent africain, ses contraintes, que subissent encore les femmes dans ce secteur de l’économie, dont celles en particulier qui limite leur potentiel économique au sein de leur ville et les défis, qui sont à relever de manière avisée et pressante, conformément aux engagements pris, au niveau africain (Vision 2063) et à l’international (dont les objectifs de développement durable-ODD, en particulier l’ODD5 : Parvenir à l’égalité des sexes et à l’autonomisation des femmes et des filles, d’ici 2030).

A l’instar des deux autres campagnes lancées par le Réseau REFELA-CGLU Afrique à destination des villes africaines, la ‘’Campagne des Villes africaines sans enfants en situation de rue’’, et la ‘’Campagne des Villes africaines à tolérance zéro face aux violences faites aux femmes’’, la ’’Campagne des Villes Africaines favorables à l’autonomisation économique des femmes’’, vise à territorialiser l’une des problématiques centrales de la question genre, à savoir l’égalité des sexes dans le domaine économique. Le REFELA-CGLU Afrique, est convaincu que les collectivités territoriales peuvent et doivent jouer un rôle de premier rang, pour contribuer à autonomiser les femmes, c’est-à-dire à renforcer leur leadership et leur pouvoir dans ce secteur de l’économie locale.

A cet effet, pour avoir une large perspective sur la question de l’autonomisation économique des femmes africaines, une méthodologie de travail a été suivie et dont les résultats et matériaux recueillis, analysés et consignés dans ce Rapport, portent pour l’essentiel sur (i) l’étude documentaire approfondie, ayant permis de compiler et d’analyser des données, issues de diverses sources spécialisées et de référence de l’Afrique (UA, BAD, y compris des sources gouvernementales…), et internationales (Nations Unies, CEA, ONU-Femmes, OIT, PNUD, Banque Mondiale…), et autres ; (ii) l’établissement d’un profilage de 10 pays des 5 sous-régions de l’Afrique, pour évaluer leur performance, en terme d’accès des femmes aux opportunités économiques, (iii) l’analyse de données et de résultats d’une enquête préliminaire participative, menée par l’équipe du Secrétariat du REFELA, intitulée ‘’Femmes entrepreneures sous contraintes dans les villes africaines’’ et ainsi que (IV) la présentation des éléments de cadrage de la Campagne, conçus pour informer et orienter le choix les villes africaines, à l’adhésion volontaire à cette initiative de REFELA-CGLU Afrique.

1- Problématique des inégalités économiques en Afrique, selon le REFELA

Cela dit, loin d’être un document exhaustif, ce rapport a étudié plusieurs points liés à l’égalité et à la promotion de droits économiques des femmes en Afrique, pour permettre aux lectrices et lecteurs, de pouvoir mieux appréhender l’autonomisation économique des femmes. Et telle qu’abordée dans ce Rapport, la problématique de l’autonomisation économique des femmes en Afrique, est traitée principalement, selon 2 aspects :

  • (i) Les études et rapports africains et internationaux démontrent qu’en dépit que les femmes représentent environ 66% de la main d’œuvre de la force de travail en Afrique, elles n’occupent que 20% des emplois salariés. Il s’en déduit qu’une majorité de femmes actives, travaillent encore dans l’informel et sont privées de ce fait, de revenus stables et de certains avantages comme la protection sociale, les congés de maternité, la retraite, etc. Cette forte concentration des femmes dans l’informel et la persistance des inégalités, basées sur le sexe dans l’économie formelle, génèrent de nombreuses contraintes, que subissent ces dernières et qui s’expriment d’abord, au niveau de leurs villes-communes, de leur territoire de vie et d’activtés économiques et font obstacles au développement de leur leadership et de leur potentiel économique ;
  • (ii) A ceci, s’ajoute l’impact limité des collectivités territoriales sur les politiques publiques de promotion du genre dans le domaine économique au niveau des pays africains. Il s’avère comme conséquence, la privation de ces politiques, d’une approche locale plus subtile, plus adéquate et surtout plus proche de la réalité de la population locale concernée, du fait des limites de la territorialisation de ces politiques économiques sensibles au genre et de l’insuffisante implication des gouvernements régionaux et locaux
  • A ce titre et comme illustré à travers ce rapport, cette problématique, les différentes contraintes, et les défis à relever pour promouvoir l’autonomisation économique des femmes sur le continent, justifient la pertinence et l’intérêt de la Campagne initiée par le REFELA-CGLU Afrique, à l’adresse des villes africaines, les appelant à se mobiliser et à agir en faveur d’une économie locale plus inclusive des femmes et sensible au genre.

    2- Contexte africain : Avancées et défis de l’autonomisation économique des femmes

    Ce rapport expose les progrès réalisés sur le continent dans le domaine de la promotion de l’égalité et de l’autonomisation économique des femmes, à travers l’analyse des instruments juridiques, des agendas ou projets politiques (au niveau continental, sous régional, voire national) et des mécanismes législatifs et institutionnels existants. Il est certes mis en évidence la pertinence du cadre juridique, des instruments, protocoles, textes, mis en place par l’UA et adoptés par les Etats (Acte constitutif de l’UA de 2000, la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples de 1981 et son protocole additionnel relatif aux droits des femmes de 2003, et autres), et qui sont actés à la fois, à travers ceux des organismes sous régionaux de l’Afrique (SADC, CEDEAO, et autres) et également au niveau national (où la non-discrimination et l’égalité Femmes-Hommes sont traduites en principes et dispositions, fondant la majorité des Constitutions des pays africains).
    Un tel contexte et un tel arsenal juridique, démontre la volonté politique des Etats africains, de s’orienter vers la promotion des droits des femmes, proprement, vers l’autonomisation économique des femmes. Cependant, si les Etats africains s’inscrivent autant dans la Vision 2063 de l’UA et ses aspirations ‘’L’Afrique, que nous voulons’’ et dans la dynamique internationale, ‘’Ne laisser personne de côté’’ et si des avancées comme analysées dans ce rapport, ont été enregistrées, il ne demeure pas moins quece continent reste à ce jour, tributaire d’une effective amélioration de l’accès des femmes à leurs droits civils, politiques, sociaux, culturels, y compris, à leurs droits économiques.

    3- Campagne du REFELA, Appel à l’action des villes africaines

    A cet effet, les matériaux compilés et analysés, le profilage des pays, les contraintes mises en exergue et les résultats de l’enquête préliminaire, où le REFELA était à l’écoute de femmes entrepreneures, consignés dans leur ensemble, dans le cadre du présent rapport, ont permis d’avoir un aperçu global sur la situation de l’autonomisation des femmes dans ce secteur de l’économie en Afrique, et ont étayé l’intérêt de l’initiative prise par le REFELA-CGLU Afrique de lancer, de mettre en œuvre et de suivre la ‘’Campagne des villes Africaines favorables à l’autonomisation économique des femmes’’, dont les principaux objectifs sont :

  • Amener le plus grand nombre de villes et de collectivités territoriales africaines à renforcer leur engagement, pour promouvoir l’autonomisation économique des femmes, à l’horizon 2030 ;
  • Collaborer et apporter un appui aux villes et collectivités territoriales africaines à s’approprier la question de l’autonomisation économique des femmes et à ‘’Repenser leur environnement économique, afin de le rendre propice à l’égal accès des femmes autant que les hommes, aux opportunités économiques, à l’élimination des pratiques discriminatoires basées sur le sexe, mais aussi à la mise en place des mesures affirmatives permettant aux femmes d’être impliquées pleinement dans la vie économique de leurs villes et de bénéficier de ses retombées positive

    Dr Malika Ghefrane Giorgi
    Conseillère spéciale REFELA

    Webinaire-« Le REFELA : Bilan et Perspectives, dans le contexte de la pandémie du Covid 19 »

     

     

    Le 3 juin 2020, les membres du conseil panafricain du Réseau des Femmes Elues Locales d’Afrique (REFELA) se sont réunis lors d’un webinaire, en vue de la tenue de leur 3ème réunion statutaire et la 1ère de l’année 2020, sous le thème : «Le REFELA : Bilan et Perspectives, dans le contexte de la pandémie du Covid 19 ». Ce webinaire a été présidé par Mme Dao Macoura Coulibaly, maire de la commune de Foumbolo (Côte d’Ivoire) & Présidente du REFELA, en présence du Secrétaire général de CGLU Afrique, M. Jean Pierre Elong Mbassi. Et plus de 68 personnes y ont participé, du fait de l’intérêt des femmes, maires et élues locales, membres du REFELA, mais aussi, de celles membres des chapitres nationaux du REFELA.

    Dans son allocution d’ouverture la Présidente du REFELA, a indiqué que le webinaire a pour objectifs essentiels de : (i) faire le bilan des réalisations, (ii) examiner les perspectives à la lumière de la situation actuelle marquée par la crise sanitaire du covid19, (iii) définir les trajectoires les mieux appropriées à poursuivre, pour l’atteinte des objectifs, que le Réseau s’est fixés, dans le cadre de son plan d’action triennal, 2019-2021 et ce, autour des cinq points à l’ordre du jour de ce webinaire.

    Le débat s’est ouvert avec intérêt, sur les trois premiers points relatifs à l’impact du Covid-19 sur la mise en œuvre des 3 campagnes par les villes africaines adhérentes, sur le processus de rédaction de la Charte des collectivités territoriales pour l’égalité de genres en Afrique, et sur l’implémentation des chapitres nationaux (REFELA-Pays), comme actions stratégiques et prioritaires, inscrites dans l’Agenda du REFELA-2019-2021. Ces 3 points ont été introduits successivement par Mme Mariam Iddrisu, maire de Sagnarigu et présidente du REFELA Ghana, Mme Ratsimbazafi Sahondramalala Esther, Maire de la Commune de Fianarantsoa à Madagascar, Vice-Présidente du REFELA, pour l’Afrique de l’Est, et par Dr Malika Ghefrane Giorgi, la Conseillère spéciale du Réseau, dont certains éléments de discussion ont été synthétisés par Dr Najat Zarrouk, Directrice d’ALGA.

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    Le leadership des femmes sera fondamental à l’heure de repenser le futur dans l’ère post-COVID-19

    Barcelone, Espagne et Nairobi, Kenya, 08 mai 2020 

    La crise du COVID-19 affecte les femmes et les hommes de manière différente. La douzième expérience d’apprentissage en direct a offert l’opportunité aux femmes dirigeantes locales et régionales du monde entier de partager leurs stratégies, préoccupations et expériences clefs, rappelant ainsi le rôle essentiel qu’elles occupent en première ligne de la crise.

    La session a permis de souligner plusieurs questions clefs identifiées par des femmes dirigeantes du monde entier. L’augmentation de la violence basée sur le genre en situation de confinement, le rôle des femmes dans le leadership mondial, le besoin d’un nouveau système de gouvernance qui place les femmes comme des actrices essentielles dans la phase de reconstruction, et l’état du monde après le COVID-19, ont figuré parmi les questions essentielles explorées par les participantes.

    Les femmes dirigeantes de CGLU se sont accordées sur un appel à l’action intitulé Le leadership des Femmes dans l’ère post COVID-19 dont les principales composantes – Appelant à un futur durable et basé sur l’égalité des genres – ont été présentées au cours de la session.

    La session s’est ouverte sur l’introduction d’Åsa Regnér, Directrice Exécutive Adjointe d’ONU Femmes, qui a souligné la situation actuelle des femmes dans le monde. Regnér a en particulier évoqué le fait que même si « les femmes sont recherchées, elles continuent d’être moins payées que les hommes ». Elle a expliqué que la situation était particulièrement mauvaise dans le secteur des soins et de la santé, notamment dans le domaine des soins aux personnes âgées, dans lequel bien souvent de nombreuses femmes ne sont pas du tout rémunérées.

    Maimunah Mohd Sharif, Directrice Exécutive d’ONU-Habitat, a exhorté toutes les sphères de gouvernement et parties prenantes du débat à placer les femmes et les filles au centre des efforts du processus de relance. Elle a argumenté que les femmes et les filles sont davantage exposées à la pandémie, notamment parce qu’elles sont les plus touchées par la perte d’emploi. Elle a appelé les dirigeants locaux et régionaux à prendre des mesures pour enrayer cette situation.

    « Les femmes doivent être au centre de la prise de décision globale, et doivent avoir une place à la table des discussion. Nous devons prêter une attention particulière aux personnes âgées, ainsi qu’aux femmes et aux filles qui souffrent de handicap, et peuvent être facilement oubliées dans le processus de récupération. »

    Thembisile Nkadimeng, Maire de Polokwane et Co-Présidente de CGLU, a fait valoir l’importance pour les femmes de s’auto-organiser dans le but de mieux reconstruire l’après-crise. Elle a appelé les gouvernements nationaux à agir contre les inégalités basées sur le genre, et à améliorer le bien-être grâce à la santé universelle et à la protection sociale. Elle a également appelé au développement de cadres fondés sur l’égalité dans la planification urbaine et la législation, dans le but de garantir la pleine inclusion des femmes et des filles dans le tissu social des villes et des régions.

    « Comme cela a été identifié dans le Décalogue de CGLU pour l’ère post COVID-19, nous savons bien que les sacrifices que nous demandons des générations présentes et futures devront mener à des sociétés plus justes et plus égalitaires, au sein desquelles nous prendront soin l’un de l’autre. »

    La discussion de haut niveau qui a suivi s’est ouverte sur l’intervention d’Ada ColauMaire de Barcelone et Envoyée Spéciale de CGLU aux Nations Unies, qui a souligné la manière dont la crise a rendu d’autant plus importante la nécessité de disposer de systèmes de santé publique décents. Elle a expliqué que, dans l’après COVID-19, il sera nécessaire de développer une nouvelle économie qui place les personnes au centre, qui ne spécule pas sur les besoins de base, qui embrasse les fondamentaux des mouvements féministes, pacifiques et environnementaux, et qui autonomise les gouvernements locaux et régionaux pour leur permettre d’offrir des solutions adéquates aux communautés.

    Emilia Saiz, Secrétaire Générale de CGLU, a modéré la discussion en ajoutant que dans le futur, il sera fondamental d’autonomiser les femmes et les filles, et en argumentant qu’il sera nécessaire dans l’après-crise pour cela de créer de nouveaux types de partenariat entre les sphères de gouvernement et la société civile, en particulier avec les groupes de femmes. Emilia Saiz a également commenté l’appel à action des femmes élues locales, qui vise à garantir que l’égalité des genres soit au cœur des plans de relance. De surcroît, elle a déclaré qu’il est « essentiel de s’engager sur les agendas mondiaux dans le processus de récupération ; nous ne pouvons pas permettre que les priorités changent et considérer les ODD et le Nouveau Programme pour les Villes comme des accessoires ».

    Claudia López, Maire de Bogotá, a mis en exergue que la phase de reconstruction devra répondre à des questions profondes qui se posaient déjà avant l’apparition de l’épidémie. Les valeurs de la solidarité et de l’empathie sont essentielles pour répondre à la pandémie et à celles qui suivront, a-t-elle fait valoir. Pilar Días, Maire d’Esplugues de Llobregat, a également souligné la valeur du travail de la santé et des soins, et des personnes – dont la grande majorité sont des femmes – qui travaillent dans ces domaines. Selon elle, le fait de placer le soin au cœur des politiques est intégral pour une récupération centrée sur les personnes.

    La violence basée sur le genre est une thématique qui est ressortie plusieurs fois lors de cette conversation. Souad AbderrahimMaire de Tunis a souligné la manière dont sa ville travaille en temps réel à la protection et au soutien des femmes qui survivent à la violence, y compris pendant la pandémie. La Maire Adjointe de Quito, Gissela Chalá, a également appelé au développement de stratégies politiques visant à éradiquer la violence basée sur le genre, y compris les violences psychologiques et patrimoniales faites contre les femmes. La récupération, selon elle, ne se fera que si nous nous réinventons depuis une perspective fondées sur le Droit à la Ville.

    Carola Gunnarsson, Maire de Sala et Vice-Présidente de CGLU pour l’Europe, a également déclaré que la violence faite contre les femmes et les filles pourrait générer une véritable crise dans les mois à venir, et a invité à considérer l’égalité des genres comme une question de droit humains. Elle a également rappelé que la manière dont la crise affectera en particulier les familles migrantes et réfugiées.

    Rohey Malick Lowe, Maire de Banjul, a souligné que l’incorporation d’une planification des villes pensée depuis la perspective de genre, implique de construire pour toutes les femmes, comme l’avait rappelé la déclaration de la Directrice Exécutive d’ONU-Habitat. Elle a déclaré qu’étant donné qu’elles sont les plus affectées par la crise, ce qui leur apporte une perspective plus critique, les femmes devraient être au centre de la prise de décision dans l’après COVID-19. Fatimetou Abdel MalickPrésidente de la Région de Nouakchott, a fait écho à cette déclaration en invitant à avoir une représentation paritaire des femmes dans les processus de prise de décision à tous les niveaux, afin de garantir leur protection et des réponses adéquates à leurs besoins.

    Madeleine Almelo-GazmanMairw d’Iriga, Trésorière de CGLU, a présenté la crise comme une opportunité de promouvoir l’égalité des genres dans les villes, à la maison et sur les lieux de travail. Elle a ajouté que la seule manière d’outrepasser la pandémie serait de travailler ensemble, et de devenir de meilleurs citoyens en développant un monde durable.

    Elvira Dolotkazina, Maire Adjointe de Nizhnekamsk a abordé la manière dont les gouvernements locaux et régionaux peuvent soutenir les besoins des femmes pendant la pandémie, et a présenté plusieurs plans spécifiques mis en œuvre à Nizhnekamsk pendant l’épidémie visant à garantir des politiques d’emploi et de prestation de services non discriminatoires.

    Maria Fernanda Espinosa, Présidente de la 73ème Assemblée Générale des Nations Unies a appelé à l’établissement d’une action mondiale coordonnée fondée sur la solidarité et la coopération. Elle  affirmé que la coresponsabilité partagée entre les différentes sphères de gouvernement, un multilatéralisme inclusif qui tiennent compte des gouvernements locaux et une perspective basée sur l’Agenda 2030 nous permettront de développer un nouveau contrat social qui aborde toutes les inégalités.

    Gabriela Cuevas, Présidente de l’Union Inter-Parlementaire (IPU), a fait valoir que cela est une clef pour garantir que les accords mondiaux se convertissent en solutions locales. Elle a déclaré que l’impact du leadership des femmes avait été fondamental dans la pandémie, notamment en termes de transparence, de communication directe sur la nécessité de développer des dialogues inter-gouvernementaux, et de capacité de sensibilité dans la considération des différentes communautés.

    Paola Pabón, Préfète de la Région de Pichincha s’est centrée sur le besoin de penser les questions de souveraineté et de sécurité alimentaire dans l’après COVID-19, appelant à l’activation de l’éventail d’activités économiques populaires et solidaires existant, et notamment des systèmes de micro-financements pour les femmes, les petits producteurs et l’agriculture. Fatma Şahin, Maire de Gaziantep, a également insisté sur le fait que la sécurité alimentaire serait une question cruciale dans le futur, tout comme la nécessité de garantir des systèmes de soins et de santé pour toutes les populations.

    Hajjia MariamPrésidente du REFELA Ghana, a invité toutes les sphères de gouvernement à prêter davantage attention aux communautés vulnérables, dont notamment les enfants de la rue, avec l’objectif de ne laisser véritable personne pour compte.

    Avant de conclure cette session, le groupe s’est adonné à un exercice de Mentimeter visant à explorer ce que devrait viser une coalition d’action de Génération Égalité. Le nuage de mots résultant de l’enquête a mis en exergue trois concepts clefs : la justice, la liberté, et les droits humains.

    La conclusion de la session a été assurée par Octavi de la Varga, Secrétaire Général de Metropolis, et Ana Falú, Membre du Conseil d’Experts UBUNTU de CGLU. Le Secrétaire Général de Metropolis a fait valoir qu’il est nécessaire que les dirigeants et élus locaux hommes écoutent davantage les perspectives et les approches des femmes et soutiennent cette transformation. Ana Falú a invité les instances de décision politique à créer de nouvelles relations avec les populations et les institutions. Elle a rappelé que le leadership des femmes au sein des états nationaux et provinciaux, tout comme au sein des gouvernements locaux, est une composante essentielle dans cette perspective, et a suggéré l’établissement d’une feuille de route qui permettrait de penser l’ère post COVID-19 en termes de ce que cela implique et représente pour les femmes, pour ainsi réfléchir à l’articulation de la voie à suivre.

    Lors de la clôture, Shipra Narang Suri, Cheffe de la Section pour les Pratiques Urbaines d’ONU-Habitat, a réitéré l’engagement d’ONU-Habitat dans le soutien et la promotion de l’égalité des genres au sein des gouvernements locaux.

    Les villes ont été invitées à partager leurs expériences sur la plateforme www.citiesforglobalhealth.org, sur laquelle plus de 400 cas sont déjà disponibles. Les exercices d’apprentissage en direct se poursuivront dans le cours du mois de mai, avec des expériences portant sur l’accessibilité et la provision de services publics.

     

    LIRE LE COMMUNIQUÉ DE PRESSE ICI

     

    À propos des séries d’expériences d’apprentissage en direct :

    La série d’apprentissage en direct organisée par CGLU, Metropolis et ONU-Habitat a rassemblé plus de 1 000 participant·e·s en six sessions au cours desquelles des intervenant·e·s issu·e·s des collectivités territoriales, du système des Nations unies et des partenaires de la société civile ont partagé leurs expériences, leurs initiatives et leurs actions pour soutenir leurs communautés face à la pandémie en leur offrant des services de base essentiels.La série a débuté fin mars et des villes du monde entier ont partagé leurs expériences, leurs initiatives et leurs actions en réponse à la pandémie. Ils ont également partagé leurs points de vue sur la manière dont les villes peuvent être transformées au-delà de l’épidémie.

    À propos de Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU) :

    CGLU est l’organisation mondiale des gouvernements locaux et régionaux et de leurs associations qui représente et défend leurs intérêts sur la scène mondiale. Représentant 70 % de la population mondiale, les membres de CGLU sont  présents dans toutes les régions du monde : Afrique, Asie-Pacifique, Europe, Eurasie, Moyen-Orient-Asie de l’Ouest, Amérique latine et Amérique du Nord – organisés en sept sections continentales, une section métropolitaine et un forum régional. Le réseau comprend plus de 240 000 villes, régions et métropoles et plus de 175 associations de collectivités locales et régionales présentes dans 140 pays. CGLU place au cœur de ses priorités stratégiques la démocratie locale, le changement climatique et la protection de l’environnement, la réalisation des objectifs de développement durable, les finances locales, le développement urbain et la diplomatie des villes pour la consolidation de la paix.  Visitez le site www.uclg.org et suivez @uclg_org pour en savoir plus.

    À propos d’ONU-Habitat :

    ONU-Habitat est l’agence des Nations unies spécialisée sur nos villes et nos communautés. ONU-Habitat travaille dans plus de 90 pays et soutient les habitants des villes et des établissements humains pour un meilleur avenir urbain. En collaboration avec les gouvernements et les partenaires locaux, ses projets à fort impact combinent une expertise mondiale et des connaissances locales pour fournir des solutions ciblées et opportunes. L’Agenda 2030 pour le développement durable comprend un objectif spécifique sur les villes, l’ODD 11 – rendre les villes inclusives, sûres, résilientes et durables.  Visitez www.unhabitat.org et suivez @unhabitat pour plus d’informations.

    Pour plus d’informations, contactez :
    Alejandra Salas
    Secrétariat mondial de CGLU, Barcelone
    communication@uclg.org

    Susannah Price
    Cheffe de la communication, ONU-Habitat
    susannah.price@un.org
    Tél. 254 722 719867

    Communiqué : Villes africaines sans enfants de la rue, le temps de l’action

     

     

     

     

    «Les femmes et les enfants sont les personnes qui souffrent le plus. Le risque d’infection par le COVID-19 sont 50% plus élevé pour cette partie de la population », déclare Mme Rohey Malick Lowe, Maire de Banjul, Présidente de REFELA Gambie, à propos des conséquences du COVID-19 dans les bidonvilles.

    En effet, le virus COVID-19 est en train d’exacerber la situation de ceux qui n’ont pas de foyer. C’est le cas des enfants des rues, qui ne peuvent pas être confinés, car ils n’ont pas où habiter, et en Afrique il y en a plus de 30 millions. Ces enfants vivent dans la rue, dans des conditions d’extrême pauvreté, sans accès aux services de base ni à l’éducation, en quête de nourriture avec de sérieux problèmes de santé. Comment peuvent-ils se laver les mains alors qu’ils n’ont pas d’eau ? Comment peuvent-ils respecter la distanciation sociale alors qu’ils vivent entassés dans des lieux insalubres ? Comment peuvent-ils bénéficier de la désinfection de leur environnement de vie ?

    A Nairobi, Johannesburg, Lagos, Bamako, Dakar, au Caire, à Kinshasa, et bien d’autres villes, l’on compte des milliers et des milliers de ces enfants ; en réalité, il n’est pas facile de les compter et les statistiques, lorsqu’elles existent, indiquent toujours des nombres très en deçà de la réalité.

    Le phénomène des enfants de rue a de nombreuses causes : la pauvreté, le déplacement des populations à cause de l’urbanisation, les conflits armés, les crises sociopolitiques, les catastrophes naturelles et, les famines. Dans un monde de plus en plus urbanisé et connecté, marqué par de grandes inégalités et de terribles conflits, la question des enfants de rue touche un nombre croissant de villes en Afrique et dans le reste du monde.

    CGLU Afrique et son réseau des Femmes Elues Locales d’ Afrique, REFELA, ont lancé, en novembre 2018, à Marrakech, lors du Sommet Africités 8, la Campagne des Villes Africaines sans enfants des rues, avec la présence et le soutien de Son Altesse Royale la Princesse Lalla Meryem du Maroc.

    Plus de 60 villes africaines ont souscrites pour l’heure à cette campagne dont l’objectif est de construire une réponse commune à ce phénomène qui détruit la cohésion sociale au sein de nos communautés qui, apparaît comme une véritable bombe à retardement, et remet en question la résolution de la communauté internationale exprimée dans l’Agenda 2030 consistant à ne laisser personne en marge.

    La campagne des Villes Africaines sans Enfants des Rues a eu un grand écho. L’UNICEF a exprimé son intérêt, comme ce fut le cas pour de nombreuses autres organisations et institutions, mais maintenant la Campagne doit devenir une réalité et apporter une véritable réponse à la situation de ces enfants qui, souffrent plus que jamais.

    C’est pourquoi CGLU Afrique et le REFELA appellent la communauté internationale à intervenir et à apporter une véritable assistance. «Nous devons honorer le Pacte social de notre société. La communauté internationale ne peut plus rester sans rien faire et aider ces enfants », affirme le Secrétaire Général de CGLU Afrique, Jean Pierre Elong Mbassi. « Nous devons aider les villes à financer des projets, construire des centres d’accueil, des écoles, ainsi que des centres de santé et de soutien psychologique pour ces enfants. Nous devons transformer les paroles en actions ».

    Consultez le Deuxième appel à manifestation d’intérêt relatif à la Campagne des villes africaines sans enfants de la rue. (+)

    COVID-19 : Les élus locaux africains en première ligne face à la pandémie

     

     

     

    A l’instar du corps médical, les élus locaux se trouvent en première ligne dans lutte contre la propagation du Coronavirus.  Dans le cadre de la décentralisation, il revient aux collectivités territoriales de veiller à ce que les services de bases  des villes fonctionnent et soient efficaces. Sur le continent Africain, les élus locaux multiplient les actions de sensibilisation auprès des populations, dans certains cas ils prennent des mesures pour enrayer la propagation et ils travaillent de concert avec les gouvernements centraux. Le 21 avril 2020, les statistiques publiés par l’Union Africaine  faisaient état de 55 pays touchés avec plus de 23.000 cas  pour plus de 1000 décès (Consultez en temps réel ici ). Les  réponses des villes, collectivités territoriales et les associations nationales de collectivités territoriales dans la lutte contre cette pandémie mondiale varient selon leur contexte.

    Afrique centrale

    Au Gabon, la mairie de Libreville  s’est jointe au gouvernement pour la mise en œuvre des mesures prises dans la lutte contre la propagation du virus. Le pays qui fait partie des moins touchés avec moins de 100 cas contaminés, espère contenir la propagation de la maladie dans la capitale, Libreville. C’est ainsi que le confinement totale de Libreville a été décrété par le gouvernement le vendredi 10 avril 2020. Le maire de la capitale M. Léandre Nzué et ses collaborateurs ont pour leur part procédé à la désinfection de certains quartiers de Libreville,  organisé la sensibilisatation des populations et la distribution des kits de protection aux mairies d’arrondissements de la commune de Libreville .

    Au Cameroun, les élus locaux fraîchement élus à l’issu des municipales de février 2020, sont à pied d’œuvre. Les maires de Douala, capitale économique et ville la plus peuplé du pays , ont décidé de l’adhésion de la ville à : la campagne de dépistage menée par le ministre de la Santé publique, en appelant les populations à réserver un accueil favorable aux agents en charge ; l’installation d’une centrale de cubitainers dans les lieux à forte fréquentation de la ville ; la fabrication des masques de protection en tissu, lavables et réutilisables qui seront distribués gratuitement dans les marchés et auprès des moto taxis ; la limitation, à l’initiative des Maires d’arrondissements, des affluences  à l’intérieur et à l’extérieur des édifices des mairies, lors des cérémonies de mariage ; l’interdiction de la vente des denrées alimentaires à même le sol ; le lancement imminent d’une large campagne de collecte de fonds en vue de faciliter la mise en œuvre de ce plan stratégique et d’apporter un appui financier conséquent aux communes.

    La commune de Dschang dans l’ouest du pays a vu l’exécutif municipal de Dschang implanter des dispositifs de lavage et de désinfection des mains, le creusage d’un forage à  l’hôpital de district et le don d’une ambulance. Le maire Jacquis Gabriel Kemleu Tchabgou  explique de c’est en tout huit forages qui seront construits pour les populations. « Les autres forages seront par la suite réalisés à la mairie, au centre administratif, aux marchés A, B et Tsinfem et à Tsinkop » (Plus de détails en vidéo).

    Au Congo, la mairie de Pointe noire va contribuer à hauteur de 50.000 millions de FCFA à la cellule de crise mise en place par le gouvernement.  Par ailleurs, le conseil municipal du 1er avril présidé par  Jean François Kando, maire de pointe noire, a décidé que « les marchés domaniaux seront ouverts de manière régulée mercredi et dimanche  de 7 heures à 15 heures seulement pour les pavillons alimentaires : poissons, viandes, légumes, patates, condiments et autres denrées alimentaires. Les marchés de fortune vont être fermés, les ventes sur les trottoirs sont interdites. Les structures de services essentiels (banques, stations service, hôpitaux et autres) restent ouverts. Les cérémonies de mariage sont reportées jusqu’à nouvel ordre. Les veillées mortuaires sont interdites. Les promenades et les activités sportives sur la plage sont interdites».

    Le maire de Bangui (République Centrafricaine), M. Émile Gros Raymond Nakombo a également annoncé la suspension jusqu’à nouvel ordre des cérémonies de célébration mariages à la Mairie.

    Afrique de l’Ouest

    Au Sénégal, la contribution des les collectivités territoriales se chiffre à 1 milliard 677 million de FCFA.  Chaque commune a injecté 5 million de FCFA sans compter les contributions matérielles. Le point de la situation a été fait par le président de l’Association des maires du Sénégal (AMS), M. Aliou Sall et le président de l’association des présidents des départements du Sénégal (APDS), M. Adama Diouf. La ville de Dakar fait partie des premières collectivités à monter au créneau avec un don de 100 millions de FCFA au fond national de lutte contre le coronavirus « Force Covid-19 ». L’édile de la capitale sénégalaise, Mme  Soham El Wardini  et son conseil municipal  ont également équipé les hôpitaux référencés pour plus de 80 millions de FCFA, désinfecté plus de 80 bâtiments publics dont les 56 lycées et collèges de Dakar, réhabilité un centre de santé à hauteur de 20 millions FCFA pour le mettre à la disposition de l’Etat, mis l’ensemble des centres socioculturels à la disposition de l’Etat notamment pour accueillir les enfants de la rue.

    Le District Autonome d’Abidjan  (Côte d’Ivoire) a débloqué  719 millions de FCFA pour la mise en œuvre de son plan d’action pour la lutte contre le Covid19. « Nous aurons besoin de travailler très finement pour la distribution des kits alimentaires aux populations les plus démunis. Il y aura une distribution de don dans les 118 villages, dans les 13 communes,  à la préfecture d’Abidjan, aux confessions religieuses et aux ONG», indique M. Robert Beugré Mambé, Gouverneur du district  d’Abidjan.  Un geste salué par le président de l’Union des Villes et Communes de Côte d’Ivoire (UVICOCI), M. Claude Paulin Danho. « C’est une riposte multisectorielle et nous nous devons d’être solidaire. Les maires ont commencé à jouer leur partition et aujourd’hui le gouverneur du district vient apporter une couche supplémentaire,  vient réveiller en nous la responsabilité pour que le civisme soit respecté par l’ensemble de nos concitoyens », a-t-il dit. Le maire de la commune de Grand Bassam, M. Jean Louis Moulot  s’attelle également à sensibiliser les populations (Vidéo).

    Au Ghana, l’Association nationale des collectivités territoriales du Ghana (NALAG) a appelé toutes les assemblées métropolitaines, municipales et de district (MMDA) à intensifier leurs activités dans la lutte contre la pandémie.  M. Mohammed Adjei Sowah, le maire de la capitale Accra a multiplié les messages de sensibilisation aux populations et  lancé le 15 avril 2020  la campagne «Wear Your Mask » pour promouvoir le port du masque. ” Accra est l’épicentre de la pandémie dans ce pays et nous devons faire tout notre possible pour freiner la propagation du virus, d’où la nécessité de normaliser le port du masque nasal chaque fois que nous devons quitter la maison.  C’est simple, un masque en tissu qui couvre le nez et la bouche peut réduire les gouttelettes d’air et renforcer la protection contre le virus“, a-t-il déclaré. La mairie d’Accra a également distribué des équipements de lavage des mains sur les marchés et autres lieux publics de la métropole afin de garantir des pratiques d’hygiène élevées parmi les commerçants et les clients dans le cadre des mesures visant à freiner la propagation du virus. C’est en tout  près de  10 000 masques de protection fabriqués localement  qui seront  distribués  aux populations d’Accra.

    La Mairie de Ougadougou (Burkina Faso) s’est également déployé sur le terrain avec des sensibilisations dans les marchés (vidéo).  Le maire M. Armand Roland Pierre BEOUINDE a organisé et participé à des séances de distributions des denrées alimentaire.

    A Banjul  (Gambie), Mme Rohey Malick Lowe a multiplié les messages de sensibilisation en interpellant particulièrement les femmes en sa qualité de maire de la capitale et de présidente du Réseau des Femmes Elues Locales (REFELA) de Gambie.  (Vidéo)

    Afrique Australe                                                              

    En Afrique du Sud,  Mme Thembi Nkadimeng, présidente de l’Association des gouvernements locaux d’Afrique du Sud (SALGA)  a rencontré le président  de la République SE M. Cyril Ramaphosa dans le cadre du conseil de coordination présidentiel pour discuter du rôle des collectivités territoriales pendant la pandémie de coronavirus Covid-19. Son Excellence M. Ramaphosa a exhorté les ministres et les maires du pays à être en état d’alerte et à se préparer à accélérer la fourniture de services. Par ailleurs, il estime que la pandémie a appris au gouvernement à ne pas travailler en vase clos.  SALGA a diffusé plusieurs messages de sensibilisation pour  le respect des gestes barrières et du confinement décrété par le président de la république. (Vidéo de la présidente de SALGA).

    Au Botswana, l’Association des Autorités Locales du Botswana (BALA) est également en première ligne dans l’assistance aux populations en cette période de crise.  Elle a invité ses membres a assister les populations et s’assurer de la mise en œuvre des mesures de prévention. Les conseillères municipales  de Lobatse ont fait don de 55 cuisinières et de 50 litres de paraffine pour les  ménages dans le besoin pendant la période du confinement. Le but est d’éviter que les femmes sortent pour aller chercher du bois de chauffage afin de faire la cuisine.

    En Zambie,  le maire de KITWE et président de l’association des collectivités territoriales de Zambie (ZILGA), M. Christopher Kang’ombe s’est notamment rendu au marché de Kawama pour expliquer l’importance de respecter  la distanciation sociale dans la lutte contre le virus COVID-19.

    Afrique de l’Est

    Au Kenya le conseil des gouverneurs, les 47 gouvernements des comtés ont identifié des installations supplémentaires pour servir de quarantaine dans les comtés. Il s’agit principalement d’internats d’écoles secondaires. La plupart des gouvernements de comté ont acheté des produits chimiques pour le traitement de l’eau pour les compagnies des eaux et ont également assumé la responsabilité de fournir de l’eau potable aux communautés dans le besoin. Les gouvernements des comtés, en collaboration avec KEBS, ont demandé à leurs PME de se lancer dans la production de masques. Les conducteurs de Boda boda ont reçu des masques par l’intermédiaire des gouvernements des comtés afin d’assurer leur propre sécurité et celle de leurs passagers. Les comtés sont en train de reloger la population touchée dans les bidonvilles en mettant en place des subventions alimentaires à distribuer.

    Du côté de l’association des gouvernements locaux d’Ouganda (ULGA) le gouvernement via le ministère des collectivités territoriales a débloqué le 17 avril 2020, les fonds destiné à la lutte contre le  COVID au niveau local. ULGA a demandé à ses membres «de faire preuve d’une grande efficacité dans l’utilisation de ces précieuses ressources et d’en rendre compte».

    Au Rwanda la Ville de Kigali a informé le grand public que « tous les concerts et autres rassemblements publics qui rassemblent de nombreuses personnes, par exemple les concerts de divertissement, les expositions, les festivals, les journées portes ouvertes, les manifestations de marche, entre autres, sont reportés du 8 mars jusqu’à nouvel ordre. Toutes les autorisations d’événements délivrées par la Ville de Kigali avant cet avis sont abrogées».

    Afrique du Nord

    L’Association Marocaine des présidents des conseils communaux (AMPCC)  a  demandé à ses membres de consacrer une partie de leur budget, à la disposition du fonds pour la gestion de la lutte contre le Covid 19.

    En Mauritanie, le Réseau des femmes élues locales (REFELA) de Mauritanie a initié une campagne de sensibilisation dans les différentes langues locales . La Mauritanie fait partie des pays les moins touchés, le dernier patient atteint du Covi19 a été déclaré guéri le 18 avril 2020.

    En Tunisie, en plus de la sensibilisation et l’assistance des populations en vivres, la municipalité de Tunis s’est engagée  le 10 avril 2020 «à enterrer toutes les victimes du covid-19 si l’inhumation ne peut pas être effectuée dans les régions où habitaient les défunts». Vidéo de sensibilisation avec Mme  Souad Abderrahim, Maire de Tunis.

    En Egypte, le gouverneur du Caire, Khaled Abdel-Aal, a invité les commerçants à arrêter les grands rassemblements publics et d’organiser le commerce des achats afin d’éviter les foules dans les quartiers El-Mousky et Attaba du centre-ville du Caire, qui accueillent deux des plus grands marchés de rue du Caire.

    En Algérie, une allocation de solidarité d’un montant de dix mille (10.000) dinars par famille a été octroyée aux nécessiteux et à ceux affectés par les mesures de prévention et de lutte contre l’épidémie du Coronavirus, à l’occasion du mois de Ramadan. Les comités de villages seront chargés d’effectuer cette opération en collaboration avec les Assemblée populaire communale (APC).

     

     

     

    Journée Internationale des Femmes 2020: Message de la présidente du Réseau des femmes élues locales d’Afrique (REFELA)

     

     

    Lire le message transcrit ici 

     

    Journée internationale des femmes 2020 (8 Mars 2020)

    L’édition 2020 de la Journée internationale des femmes, qui sera célébrée le 8 mars, aura pour thème : Je suis de la Génération Égalité : Levez-vous pour les droits des femmes. Ce thème coïncide avec la nouvelle campagne plurigénérationnelle d’ONU Femmes, Génération Égalité, qui marque le 25e anniversaire de la Déclaration et du Programme d’action de Beijing. Adopté en 1995 lors de la quatrième Conférence mondiale sur les femmes tenue à Beijing, en Chine, le Programme d’action de Beijing est considéré comme la feuille de route la plus progressiste en matière d’autonomisation des femmes et des filles partout dans le monde.

    plus d’information ici

    REFELA : Plaidoyer pour l’engagement de plus femmes

     

     

     

    Au cours du Forum Urbain Mondial, le Réseau des Femmes Elues Locales d’Afrique (REFELA) a mené un plaidoyer pour assurer l’implication des femmes dans davantage d’instances de décision.  Mme Fatna El Khiel, Présidente du REFELA Maroc a insisté sur ce volet lors de son mot d’introduction à la session organisée par le réseau sous le thème « Rôle du REFELA de CGLU Afrique, dans la réussite de la mise en œuvre des objectifs de développement durable (ODD) ».  Au cours de la session, Mme Khiel a présenté les 3 campagnes  du REFELA  : « Villes africaines sans enfants dans la rue », parrainée par la Princesse Lalla Meryem du Maroc ; « Villes africaines à tolérance zéro pour les violences faites aux femmes et aux filles » et la campagne des « villes africaines favorables à l’émancipation économique des femmes et au leadership féminin ».

    Les femmes élues locales présentes à Abou Dhabi ont montré un intérêt aux actions du REFELA. Mme Bongile Mbingo, Conseillère municipale d’Ezulwini, (Eswatini , Ex Swaziland) est en charge de la mise en place du chapitre pays du REFELA à Eswatini. Le lancement officiel est espéré pour mars 2020. Le nombre de femmes engagées dans la gouvernance locale est très faible. « Il n’y a pas assez de femmes élues au sein des conseils municipaux. La plupart d’entre elles sont nommées. Dans notre conseil municipal nous sommes 02 femmes sur un total de 10 membres », confie Mme Bongile. Cette situation s’explique premièrement par le fait que les femmes ont peur d’aller battre campagne. De ce fait, elle se réjoui de l’existence du REFELA qui se présente comme une excellente plateforme pour apprendre des autres femmes élues locales du continent et aussi comme une ouverture pour permettre aux femmes élues locales de Eswatini de traiter des sujets rencontrer sur le terrain. Pour elle, la campagne REFELA prioritaire pour son pays est celle des « Villes africaines favorables à l’émancipation économique des femmes et au leadership féminin». (Voir son entretien vidéo ici )

    « Il est temps que les femmes prennent le pouvoir », Mme Soham El Wardini, Maire de Dakar

    Le maire de Dakar, Mme Soham El Wardini a lancé un appel aux femmes pour leur engagement dans la gouvernance locale. « Je demande aux femmes de se lancer toutes dans la gouvernance locale et même en politique. Vous savez qu’en Afrique, ce sont les femmes qui élisent les hommes. Pourquoi élire des personnes qui après vous laissent en rade ? Les femmes sont puissantes, elles dirigent le monde. Parce que tout ce que les hommes font, ce sont les femmes qui les poussent à le faire. Il est temps à présent que les femmes prennent le pouvoir ».

    Découvrez son interview vidéo ci-dessous :

     

    Deuxième appel à manifestation d’intérêt relatif à la Campagne des villes africaines sans enfants de la rue

     

     

    Le Réseau des Femmes Elues Locales d’Afrique (REFELA) regroupe les femmes membres des instances politiques chargées de la gouvernance des villes et des collectivités territoriales d’Afrique. Le REFELA a été créé à Tanger au Maroc en 2011. Depuis 2016, il constitue la Commission permanente de l’égalité de genres de CGLU Afrique. Il dispose d’instances, la Commission élective, 45 membres et le Bureau exécutif, 15 membres, répartis selon les cinq sous-régions de l’Afrique. Il comprend des chapitres nationaux,(REFELA-Pays), qui ont vocation à être la commission de l’égalité des genres des associations nationales des collectivités, membres de CGLU Afrique.

    REFELA œuvre en faveur (i) du développement du leadership féminin au sein des collectivités territoriales en Afrique, (ii) de la prise en compte des préoccupations des femmes et de l’égalité de genre dans la définition et la mise en œuvre des politiques et stratégies de ces collectivités territoriales en Afrique. A cet effet, dans ses plans d’action triennal, le REFELA a planifié la réalisation de trois (3) campagnes, qui ont été documentées à travers des rapports analytiques des problématiques (enfants de la rue, violence faites aux femmes, limites de l’autonomisation économique des femmes), sur lesquelles ces Campagnes comptent agir avec les villes et collectivités africaines :

    1. La campagne des villes africaines sans enfants en situation de rue, déjà lancée sous la Présidence effective de la Princesse Son Altesse Royale, Lalla Meryem du Royaume du Maroc, durant le Sommet Africités à Marrakech (novembre 2018), une boite à outils a été élaborée, et qui sera en appui aux villes adhérentes, pour la mise en œuvre de cette Campagne et ce, en partenariat avec l’Observatoire nationale des droits de l’enfant marocain (ONDE) ; c’est cette Campagne qui fait l’objet du présent appel à manifestation d’intérêt ;
    2. La campagne des villes africaines à zéro tolérance face aux violences faites aux femmes et aux filles, ayant reçu pour sa planification, le Prix-Award IdealKent à l’UNESCO-Paris-France ;
    3. La campagne des villes africaines favorables à l’autonomisation économique des femmes, qui bénéficie d’une entente entre le REFELA-CGLU Afrique et la Fédération des municipalités andalouses (FAMSI), pour l’appui à sa mise en œuvre.

    Il est à noter que l’appel à manifestation d’intérêt a déjà été lancé en 2018 et plus de 60 Villes/Communes ont déjà adhéré à cette Campagne des villes africaines sans enfants en situation de rue, y compris celles ayant signé leur adhésion durant le Sommet Africités à Marrakech (voire même des communes n’ayant pas vraiment ce problème, mais par intérêt pour la campagne et pour la prévention).

    A cet effet, 2ème appel à manifestation d’intérêt lancé pour une durée de 3 mois, vient à nouveau, s’adresser aux maires et aux conseils des grandes villes et collectivités territoriales d’Afrique, ayant ce problème des enfants en situation de rue, (n’ayant pas déjà adhéré à cette campagne), pour qu’ils adhèrent volontairement et en nombre conséquent, à cette Campagne des Villes Africaines sans enfants en situation de rue.

    Lire la suite.

    Mémorandum d’entente entre le REFELA-CGLU Afrique et FAMSI, des engagements pour la promotion de l’égalité de genre au niveau local

    Le IV Forum AN-MAR “Andalousie-Maroc” organisé de manière réussie à Séville, le 28-29 janvier 2020, a été un véritable lieu de rencontre entre les municipalités et les collectivités locales du nord du Maroc et d’Andalousie pour discuter de questions d’intérêt commun dans le cadre de la coopération entre les deux territoires, et en présence d’organisations panafricaines (CGLU Afrique et son réseau de femmes élues locales d’Afrique-REFELA) et internationales pour partager leurs expériences et bonnes pratiques dans le domaine de la gestion publique locale et de la promotion de stratégies de développement communes dans un contexte articulé avec les politiques et institutions régionales et nationales de chaque pays.

    Ce IV Forum AN-Ma, a permis d’échanger sur les accords de coopération et les relations entre l’Union Européenne et le rôle des gouvernements locaux dans une perspective de coopération mutuelle, tout en favorisant une articulation entre les collectivités territoriales, la société civile et autres organisations internationales.

    Il a également, constitué une occasion pour le Secrétaire Général de CGLU Afrique, M Jean Pierre Elong Mbassi, pour la Présidente du REFELA, Mme Dao Macoura Coulibaly et le Président de la fédération des municipalités andalouses-FAMSI, M Ignacio Caraballo, de signer un mémorandum d’entente, en vue de conclure un partenariat constructif et porteur de changement en matière d’égalité de genre au niveau local.

    Ce Mémorandum d’entente lie dorénavant le REFELA de CGLU Afrique et FAMSI, pour collaborer et avancer sur les questions de l’égalité de genre au niveau local et principalement en donnant de l’importance à celles portant sur l’autonomisation économique des femmes dans les Collectivités territoriales, et dont les résultats pourront être investis dans les travaux et actions de la commission de développement économique local (DEL) de CGLU Monde.

    Des remerciements s’adressent au Président FAMSI et à tous les Responsables et équipe du réseau AN-Mar pour la distinction attribuée à différents maires de municipalités, pour leurs actions pertinentes en matière de gouvernance et de développement local, tout en valorisant les actions du REFELA en matière de promotion de l’égalité de genre au niveau des Collectivités territoriales d’Afrique, de par cette reconnaissance attribuée également, à la Présidente du REFELA, Mme Dao Macoura Coulibaly, Maire de Fomboulo de la Côte d’Ivoire.
    Cette considération confère aux femmes maires et élues locales d’Afrique, une réelle reconnaissance de l’intérêt de leur mobilisation continue. En effet, depuis la création de leur réseau en 2011, les femmes leaders de la politique locale se sont donner comme objectifs de lancer, mettre en œuvre et suivre des campagnes à portée panafricaine.

    Ces Campagnes en collaboration avec les villes africaines qui ont exprimé leur adhésion volontaire à ces initiatives du REFELA, visent à lutter contre la vulnérabilité des enfants de la rue, à faire évoluer ces villes adhérentes vers une tolérance zéro face aux violences faites aux femmes et aux filles et collaborer ensemble en faveur de l’action réelle pour garantir l’autonomisation économique des femmes africaines.

    Ces Campagnes s’adressant aux villes africaines, sont conformes aux aspirations égalitaires de la Vision africaine 2063 et s’inscrivent parfaitement dans les Agendas internationaux, dont celui des 17 ODD, en particulier l’ODD5 et l’ODD11, d’ici 2030.

    Dr Malika Ghefrane Giorgi
    Conseillère spéciale REFELA-CGLU Afrique