REFELA : ‘’Rapport analytique de la situation de l’autonomisation économique des femmes en Afrique’’, un document de référence pour la ’’Campagne des Villes Africaines favorables à l’autonomisation économique des femmes’’
Le REFELA-CGLU Afrique a procédé à l’élaboration du ‘’Rapport analytique de la situation de l’autonomisation économique des femmes en Afrique’’,et à sa publication (voir le lien ici) .
Ce rapport est élaboré dans le cadre du lancement, de la mise en œuvre et du suivi de la ’’Campagne des Villes Africaines favorables à l’autonomisation économique des femmes’’, initiée par le Réseau des Femmes Elues Locales d’Afrique (REFELA), qui compose la commission permanente de l’égalité de genres de l’organisation panafricaine, Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique).
Cette 1ère édition de ce Rapport analytique documente et constitue une référence pour cette Campagne, initiée par le REFELA-CGLU Afrique. Elle a pour but de permettre aux gouvernements régionaux et locaux africains et autres parties, portant intérêt à l’autonomisation économique des femmes africaines, d’avoir une vision d’ensemble sur cette question, son cadre juridique, ses avancées réalisées à l’échelle du continent africain, ses contraintes, que subissent encore les femmes dans ce secteur de l’économie, dont celles en particulier qui limite leur potentiel économique au sein de leur ville et les défis, qui sont à relever de manière avisée et pressante, conformément aux engagements pris, au niveau africain (Vision 2063) et à l’international (dont les objectifs de développement durable-ODD, en particulier l’ODD5 : Parvenir à l’égalité des sexes et à l’autonomisation des femmes et des filles, d’ici 2030).
A l’instar des deux autres campagnes lancées par le Réseau REFELA-CGLU Afrique à destination des villes africaines, la ‘’Campagne des Villes africaines sans enfants en situation de rue’’, et la ‘’Campagne des Villes africaines à tolérance zéro face aux violences faites aux femmes’’, la ’’Campagne des Villes Africaines favorables à l’autonomisation économique des femmes’’, vise à territorialiser l’une des problématiques centrales de la question genre, à savoir l’égalité des sexes dans le domaine économique. Le REFELA-CGLU Afrique, est convaincu que les collectivités territoriales peuvent et doivent jouer un rôle de premier rang, pour contribuer à autonomiser les femmes, c’est-à-dire à renforcer leur leadership et leur pouvoir dans ce secteur de l’économie locale.
A cet effet, pour avoir une large perspective sur la question de l’autonomisation économique des femmes africaines, une méthodologie de travail a été suivie et dont les résultats et matériaux recueillis, analysés et consignés dans ce Rapport, portent pour l’essentiel sur (i) l’étude documentaire approfondie, ayant permis de compiler et d’analyser des données, issues de diverses sources spécialisées et de référence de l’Afrique (UA, BAD, y compris des sources gouvernementales…), et internationales (Nations Unies, CEA, ONU-Femmes, OIT, PNUD, Banque Mondiale…), et autres ; (ii) l’établissement d’un profilage de 10 pays des 5 sous-régions de l’Afrique, pour évaluer leur performance, en terme d’accès des femmes aux opportunités économiques, (iii) l’analyse de données et de résultats d’une enquête préliminaire participative, menée par l’équipe du Secrétariat du REFELA, intitulée ‘’Femmes entrepreneures sous contraintes dans les villes africaines’’ et ainsi que (IV) la présentation des éléments de cadrage de la Campagne, conçus pour informer et orienter le choix les villes africaines, à l’adhésion volontaire à cette initiative de REFELA-CGLU Afrique.
1- Problématique des inégalités économiques en Afrique, selon le REFELA
Cela dit, loin d’être un document exhaustif, ce rapport a étudié plusieurs points liés à l’égalité et à la promotion de droits économiques des femmes en Afrique, pour permettre aux lectrices et lecteurs, de pouvoir mieux appréhender l’autonomisation économique des femmes. Et telle qu’abordée dans ce Rapport, la problématique de l’autonomisation économique des femmes en Afrique, est traitée principalement, selon 2 aspects :
A ce titre et comme illustré à travers ce rapport, cette problématique, les différentes contraintes, et les défis à relever pour promouvoir l’autonomisation économique des femmes sur le continent, justifient la pertinence et l’intérêt de la Campagne initiée par le REFELA-CGLU Afrique, à l’adresse des villes africaines, les appelant à se mobiliser et à agir en faveur d’une économie locale plus inclusive des femmes et sensible au genre.
2- Contexte africain : Avancées et défis de l’autonomisation économique des femmes
Ce rapport expose les progrès réalisés sur le continent dans le domaine de la promotion de l’égalité et de l’autonomisation économique des femmes, à travers l’analyse des instruments juridiques, des agendas ou projets politiques (au niveau continental, sous régional, voire national) et des mécanismes législatifs et institutionnels existants. Il est certes mis en évidence la pertinence du cadre juridique, des instruments, protocoles, textes, mis en place par l’UA et adoptés par les Etats (Acte constitutif de l’UA de 2000, la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples de 1981 et son protocole additionnel relatif aux droits des femmes de 2003, et autres), et qui sont actés à la fois, à travers ceux des organismes sous régionaux de l’Afrique (SADC, CEDEAO, et autres) et également au niveau national (où la non-discrimination et l’égalité Femmes-Hommes sont traduites en principes et dispositions, fondant la majorité des Constitutions des pays africains).
Un tel contexte et un tel arsenal juridique, démontre la volonté politique des Etats africains, de s’orienter vers la promotion des droits des femmes, proprement, vers l’autonomisation économique des femmes. Cependant, si les Etats africains s’inscrivent autant dans la Vision 2063 de l’UA et ses aspirations ‘’L’Afrique, que nous voulons’’ et dans la dynamique internationale, ‘’Ne laisser personne de côté’’ et si des avancées comme analysées dans ce rapport, ont été enregistrées, il ne demeure pas moins quece continent reste à ce jour, tributaire d’une effective amélioration de l’accès des femmes à leurs droits civils, politiques, sociaux, culturels, y compris, à leurs droits économiques.
3- Campagne du REFELA, Appel à l’action des villes africaines
A cet effet, les matériaux compilés et analysés, le profilage des pays, les contraintes mises en exergue et les résultats de l’enquête préliminaire, où le REFELA était à l’écoute de femmes entrepreneures, consignés dans leur ensemble, dans le cadre du présent rapport, ont permis d’avoir un aperçu global sur la situation de l’autonomisation des femmes dans ce secteur de l’économie en Afrique, et ont étayé l’intérêt de l’initiative prise par le REFELA-CGLU Afrique de lancer, de mettre en œuvre et de suivre la ‘’Campagne des villes Africaines favorables à l’autonomisation économique des femmes’’, dont les principaux objectifs sont :
Collaborer et apporter un appui aux villes et collectivités territoriales africaines à s’approprier la question de l’autonomisation économique des femmes et à ‘’Repenser leur environnement économique, afin de le rendre propice à l’égal accès des femmes autant que les hommes, aux opportunités économiques, à l’élimination des pratiques discriminatoires basées sur le sexe, mais aussi à la mise en place des mesures affirmatives permettant aux femmes d’être impliquées pleinement dans la vie économique de leurs villes et de bénéficier de ses retombées positive
Dr Malika Ghefrane Giorgi
Conseillère spéciale REFELA



Le 8 juillet 2020, le Président de la Commission sur le nouveau modèle de développement du Maroc, Son Excellence Monsieur Chakib Benmoussa, a accordé une audience à une délégation de l’organisation des Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) conduite par son Secrétaire Général, M. Jean Pierre Elong Mbassi, et comprenant M. François Paul Yatta, Directeur des Programmes, et M. Mohamed Cherkaoui, Chef du Protocole et Chargé des Relations avec les Administrations.

–La mobilisation des collectivités territoriales africaines pour prendre part à l’enquête menée conjointement avec l’OCDE sur la gouvernance de l’eau au niveau des collectivités territoriales africaines. Cette enquête entre dans le cadre de la préparation du 9èmeforum qu’organise l’OCDEen Mars 2021 à Dakar (Sénégal) sur « la gouvernance et l’économie de la sécurité de l’eau pour un développement durable en Afrique ». Une cinquantaine de villes africaines ont participé à l’enquête (
Le 24 juin 2020 le Comité Exécutif de CGLU Afrique a tenu sa 23ème session consacrée à l’approbation des comptes 2019 de l’organisation.
Les membres du Comité Exécutif présents ont tenu à saluer chaleureusement le retour du Maire de Bamako M. Adama Sangaré au sein de sa famille panafricaine. Après 7 mois d’incarcération, le Maire de Bamako (Mali) a été libéré le 21 mai 2020. Cette libération couronne un mouvement de soutien et de solidarité puissant porté par ses pairs à l’échelle continentale (Motion de soutien CGLU Afrique) et mondiale. « Je suis très heureux de me retrouver parmi vous, après ces 7 mois d’absence très dur, mais que j’ai passé de façon agréable avec le soutien de mes pairs, qui ne m’a jamais fait défaut. Je voudrais vous dire merci au nom du conseil municipal de Bamako, pour les efforts que vous avez déployé pour que je retrouve le bureau municipal. Partout où l’oppression continue sur les maires que nous sommes, il va falloir continuer le combat parce que la lutte doit être permanente. Tant que le statut des autorités locales que nous sommes, ne sera pas déterminé, la décentralisation ne pourra pas évoluer comme nous le souhaitons et l’essor de l’Afrique ne sera pas ce que nous souhaitons pour le meilleur de nos populations », a déclaré M. Adama Sangaré. 


CGLU Afrique a organisé le 19 juin 2020 un deuxième webinaire dans le cadre de la préparation des collectivités territoriales et de leurs Associations Nationales dans le dialogue et l’interaction avec le gouvernement central et la délégation de l’UE au niveau des pays sur le prochain cycle de programmation de l’UE (2021-2027).
Dans son intervention, le Secrétaire général de CGLU Afrique, M. Jean Pierre Elong Mbassi, a rappelé le processus de sélection des consultants qui a été fait de façon conjointe avec les associations nationales. Ces dernières avaient soumis une short liste de cinq consultants par pays , dont un a été retenu par le comité de sélection de CGLU Afrique.
A la suite de M. Mbassi, le Président de CGLU et Président de l’Association Marocaine des Présidents des Conseils Communaux (AMPCC), M. Mohamed Boudra a adressé un mot d’encouragement aux participant(e)s, en soulignant que le travail à mener se situe à deux niveaux « Le niveau politique et le niveau technique. Nous avons une plateforme pour le dialogue Afrique-Europe via le premier Forum Afrique-Europe des gouvernements Locaux tenue en 2017 à Abidjan. Il faut s’appuyer sur la déclaration produite lors de cette rencontre pour mener la négociation sur le plan politique. La lutte pour la décentralisation n’est pas facile. C’est une lutte permanente pour la réussir, il faut la conduire en évitant les ruptures. Pour réussir cette décentralisation, le partenariat avec l’UE est important », a tenu à souligner M. Boudra.
Certaines associations ont déjà pris contact avec les délégations de l’UE de leur pays. Pour le Mali, l’AMM (Association des Municipalités du Mali) a pris contact juste après avoir été informée de la nouvelle dynamique adoptée par l’UE, lors du premier webinaire de CGLU Afrique. C’est également le cas pour les Comores, la Zambie, le Mozambique et la Mauritanie. Au Bénin et au Burkina, l’ANCB et l’AMBF ont l’habitude de travailler avec la délégation de l’Union Européenne.
Le débat s’est ouvert avec intérêt, sur les trois premiers points relatifs à l’impact du Covid-19 sur la mise en œuvre des 3 campagnes par les villes africaines adhérentes, sur le processus de rédaction de la Charte des collectivités territoriales pour l’égalité de genres en Afrique, et sur l’implémentation des chapitres nationaux (REFELA-Pays), comme actions stratégiques et prioritaires, inscrites dans l’Agenda du REFELA-2019-2021. Ces 3 points ont été introduits successivement par Mme Mariam Iddrisu, maire de Sagnarigu et présidente du REFELA Ghana, Mme Ratsimbazafi Sahondramalala Esther, Maire de la Commune de Fianarantsoa à Madagascar, Vice-Présidente du REFELA, pour l’Afrique de l’Est, et par Dr Malika Ghefrane Giorgi, la Conseillère spéciale du Réseau, dont certains éléments de discussion ont été synthétisés par Dr Najat Zarrouk, Directrice d’ALGA.
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