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REFELA : ‘’Rapport analytique de la situation de l’autonomisation économique des femmes en Afrique’’, un document de référence pour la ’’Campagne des Villes Africaines favorables à l’autonomisation économique des femmes’’

Le REFELA-CGLU Afrique a procédé à l’élaboration du ‘’Rapport analytique de la situation de l’autonomisation économique des femmes en Afrique’’,et à sa publication (voir le lien ici) .
Ce rapport est élaboré dans le cadre du lancement, de la mise en œuvre et du suivi de la ’’Campagne des Villes Africaines favorables à l’autonomisation économique des femmes’’, initiée par le Réseau des Femmes Elues Locales d’Afrique (REFELA), qui compose la commission permanente de l’égalité de genres de l’organisation panafricaine, Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique).
Cette 1ère édition de ce Rapport analytique documente et constitue une référence pour cette Campagne, initiée par le REFELA-CGLU Afrique. Elle a pour but de permettre aux gouvernements régionaux et locaux africains et autres parties, portant intérêt à l’autonomisation économique des femmes africaines, d’avoir une vision d’ensemble sur cette question, son cadre juridique, ses avancées réalisées à l’échelle du continent africain, ses contraintes, que subissent encore les femmes dans ce secteur de l’économie, dont celles en particulier qui limite leur potentiel économique au sein de leur ville et les défis, qui sont à relever de manière avisée et pressante, conformément aux engagements pris, au niveau africain (Vision 2063) et à l’international (dont les objectifs de développement durable-ODD, en particulier l’ODD5 : Parvenir à l’égalité des sexes et à l’autonomisation des femmes et des filles, d’ici 2030).

A l’instar des deux autres campagnes lancées par le Réseau REFELA-CGLU Afrique à destination des villes africaines, la ‘’Campagne des Villes africaines sans enfants en situation de rue’’, et la ‘’Campagne des Villes africaines à tolérance zéro face aux violences faites aux femmes’’, la ’’Campagne des Villes Africaines favorables à l’autonomisation économique des femmes’’, vise à territorialiser l’une des problématiques centrales de la question genre, à savoir l’égalité des sexes dans le domaine économique. Le REFELA-CGLU Afrique, est convaincu que les collectivités territoriales peuvent et doivent jouer un rôle de premier rang, pour contribuer à autonomiser les femmes, c’est-à-dire à renforcer leur leadership et leur pouvoir dans ce secteur de l’économie locale.

A cet effet, pour avoir une large perspective sur la question de l’autonomisation économique des femmes africaines, une méthodologie de travail a été suivie et dont les résultats et matériaux recueillis, analysés et consignés dans ce Rapport, portent pour l’essentiel sur (i) l’étude documentaire approfondie, ayant permis de compiler et d’analyser des données, issues de diverses sources spécialisées et de référence de l’Afrique (UA, BAD, y compris des sources gouvernementales…), et internationales (Nations Unies, CEA, ONU-Femmes, OIT, PNUD, Banque Mondiale…), et autres ; (ii) l’établissement d’un profilage de 10 pays des 5 sous-régions de l’Afrique, pour évaluer leur performance, en terme d’accès des femmes aux opportunités économiques, (iii) l’analyse de données et de résultats d’une enquête préliminaire participative, menée par l’équipe du Secrétariat du REFELA, intitulée ‘’Femmes entrepreneures sous contraintes dans les villes africaines’’ et ainsi que (IV) la présentation des éléments de cadrage de la Campagne, conçus pour informer et orienter le choix les villes africaines, à l’adhésion volontaire à cette initiative de REFELA-CGLU Afrique.

1- Problématique des inégalités économiques en Afrique, selon le REFELA

Cela dit, loin d’être un document exhaustif, ce rapport a étudié plusieurs points liés à l’égalité et à la promotion de droits économiques des femmes en Afrique, pour permettre aux lectrices et lecteurs, de pouvoir mieux appréhender l’autonomisation économique des femmes. Et telle qu’abordée dans ce Rapport, la problématique de l’autonomisation économique des femmes en Afrique, est traitée principalement, selon 2 aspects :

  • (i) Les études et rapports africains et internationaux démontrent qu’en dépit que les femmes représentent environ 66% de la main d’œuvre de la force de travail en Afrique, elles n’occupent que 20% des emplois salariés. Il s’en déduit qu’une majorité de femmes actives, travaillent encore dans l’informel et sont privées de ce fait, de revenus stables et de certains avantages comme la protection sociale, les congés de maternité, la retraite, etc. Cette forte concentration des femmes dans l’informel et la persistance des inégalités, basées sur le sexe dans l’économie formelle, génèrent de nombreuses contraintes, que subissent ces dernières et qui s’expriment d’abord, au niveau de leurs villes-communes, de leur territoire de vie et d’activtés économiques et font obstacles au développement de leur leadership et de leur potentiel économique ;
  • (ii) A ceci, s’ajoute l’impact limité des collectivités territoriales sur les politiques publiques de promotion du genre dans le domaine économique au niveau des pays africains. Il s’avère comme conséquence, la privation de ces politiques, d’une approche locale plus subtile, plus adéquate et surtout plus proche de la réalité de la population locale concernée, du fait des limites de la territorialisation de ces politiques économiques sensibles au genre et de l’insuffisante implication des gouvernements régionaux et locaux
  • A ce titre et comme illustré à travers ce rapport, cette problématique, les différentes contraintes, et les défis à relever pour promouvoir l’autonomisation économique des femmes sur le continent, justifient la pertinence et l’intérêt de la Campagne initiée par le REFELA-CGLU Afrique, à l’adresse des villes africaines, les appelant à se mobiliser et à agir en faveur d’une économie locale plus inclusive des femmes et sensible au genre.

    2- Contexte africain : Avancées et défis de l’autonomisation économique des femmes

    Ce rapport expose les progrès réalisés sur le continent dans le domaine de la promotion de l’égalité et de l’autonomisation économique des femmes, à travers l’analyse des instruments juridiques, des agendas ou projets politiques (au niveau continental, sous régional, voire national) et des mécanismes législatifs et institutionnels existants. Il est certes mis en évidence la pertinence du cadre juridique, des instruments, protocoles, textes, mis en place par l’UA et adoptés par les Etats (Acte constitutif de l’UA de 2000, la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples de 1981 et son protocole additionnel relatif aux droits des femmes de 2003, et autres), et qui sont actés à la fois, à travers ceux des organismes sous régionaux de l’Afrique (SADC, CEDEAO, et autres) et également au niveau national (où la non-discrimination et l’égalité Femmes-Hommes sont traduites en principes et dispositions, fondant la majorité des Constitutions des pays africains).
    Un tel contexte et un tel arsenal juridique, démontre la volonté politique des Etats africains, de s’orienter vers la promotion des droits des femmes, proprement, vers l’autonomisation économique des femmes. Cependant, si les Etats africains s’inscrivent autant dans la Vision 2063 de l’UA et ses aspirations ‘’L’Afrique, que nous voulons’’ et dans la dynamique internationale, ‘’Ne laisser personne de côté’’ et si des avancées comme analysées dans ce rapport, ont été enregistrées, il ne demeure pas moins quece continent reste à ce jour, tributaire d’une effective amélioration de l’accès des femmes à leurs droits civils, politiques, sociaux, culturels, y compris, à leurs droits économiques.

    3- Campagne du REFELA, Appel à l’action des villes africaines

    A cet effet, les matériaux compilés et analysés, le profilage des pays, les contraintes mises en exergue et les résultats de l’enquête préliminaire, où le REFELA était à l’écoute de femmes entrepreneures, consignés dans leur ensemble, dans le cadre du présent rapport, ont permis d’avoir un aperçu global sur la situation de l’autonomisation des femmes dans ce secteur de l’économie en Afrique, et ont étayé l’intérêt de l’initiative prise par le REFELA-CGLU Afrique de lancer, de mettre en œuvre et de suivre la ‘’Campagne des villes Africaines favorables à l’autonomisation économique des femmes’’, dont les principaux objectifs sont :

  • Amener le plus grand nombre de villes et de collectivités territoriales africaines à renforcer leur engagement, pour promouvoir l’autonomisation économique des femmes, à l’horizon 2030 ;
  • Collaborer et apporter un appui aux villes et collectivités territoriales africaines à s’approprier la question de l’autonomisation économique des femmes et à ‘’Repenser leur environnement économique, afin de le rendre propice à l’égal accès des femmes autant que les hommes, aux opportunités économiques, à l’élimination des pratiques discriminatoires basées sur le sexe, mais aussi à la mise en place des mesures affirmatives permettant aux femmes d’être impliquées pleinement dans la vie économique de leurs villes et de bénéficier de ses retombées positive

    Dr Malika Ghefrane Giorgi
    Conseillère spéciale REFELA

    La Commission sur le nouveau modèle de développement du Maroc et CGLU Afrique placent les territoires au centre pour un développement équilibré

     

    Le 8 juillet 2020, le Président de la Commission sur le nouveau modèle de développement du Maroc, Son Excellence Monsieur Chakib Benmoussa, a accordé une audience à une délégation de l’organisation des Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) conduite par son Secrétaire Général, M. Jean Pierre Elong Mbassi, et comprenant M. François Paul Yatta, Directeur des Programmes, et M. Mohamed Cherkaoui, Chef du Protocole et Chargé des Relations avec les Administrations.

    L’entrevue auquel ont pris part M. Mohamed EL Mahdi Gaouane, Directeur de Cabinet du Président de la Commission et Mlle Ihssane Guennoun, Chargée d’Etudes, a eu lieu au siège de la Commission à Hay Ryad, Rabat.

    Le Secrétaire Général de CGLU Afrique s’est félicité de la clairvoyance de Sa Majesté le Roi Mohammed VI qui a pressenti le besoin de réfléchir  sur un nouveau modèle de développement pour le Maroc avant que la pandémie du COVID-19 en impose l’évidente nécessité partout dans le monde. Il a ensuite loué la manière efficace avec laquelle le Maroc gère la crise sanitaire liée à la pandémie COVID-19, et a tenu à exprimer les remerciements de la communauté des maires et responsables des collectivités territoriales d’Afrique pour la solidarité manifestée par le Royaume du Maroc à l’endroit des pays frères d’Afrique à travers l’envoi à ces pays d’équipements médicaux et de protection ainsi que de médicaments, au moment même où partout ailleurs dans le monde la pandémie a créé un réflexe de repli sur soi.

    M. Mbassi a ensuite rappelé le rôle important que le Gouvernement du Maroc a joué dans la création de CGLU Afrique. Il a notamment souligné le fait que depuis l’installation du siège de l’organisation en 2008 à Rabat au Maroc, CGLU Afrique n’a cessé de bénéficier d’appuis multiformes de la part du Gouvernement du Maroc et des collectivités territoriales et leurs associations représentatives, qui sont toutes membres de l’organisation continentale.

    Lors de son congrès fondateur tenu en mai 2005 à Tshwane, capitale de la République d’Afrique du Sud, les membres de CGLU Afrique ont défini à l’organisation continentale des collectivités territoriales l’objectif général de contribuer à l’unité du continent et de promouvoir son développement à partir de la base. C’est cette orientation qui guide l’engagement et l’action des 48 associations nationales et des quelques 2000 villes et territoires à travers le continent regroupés au sein de CGLU Afrique.

    Ce retour vers les territoires ou vers l’impulsion du développement à partir des territoires s’impose désormais comme incontournable pour tous les pays soucieux d’améliorer durablement le niveau et les conditions de vie des populations.

    Cette réflexion a mûri au sein de CGLU Afrique au fil des Sommets Africités successifs, dont un des plus remarquables a eu lieu à Marrakech en décembre 2009, sous la houlette de Son Excellence Chakib Benmoussa, alors ministre de l’Intérieur du Royaume du Maroc.

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    CGLU appellera au maintien des ODD comme cadre de référence pour la reconstruction post COVID-19 lors du FPHN 2020

     

     

    Le Forum politique de haut niveau 2020 (FPHN) se déroulera virtuellement du mardi 7 juillet au jeudi 16 juillet 2020. Sous les auspices d’ECOSOC, le thème de cette année est “Action accélérée et voies de transformation : réaliser la décennie d’action et atteindre des résultats pour le développement durable”.

    Cette réunion sera l’occasion d’évaluer l’état d’avancement de la réalisation des objectifs de développement durable dans le contexte de l’épidémie et permettra aux participants de réfléchir à la manière dont la communauté internationale peut répondre à la pandémie et nous remettre sur la voie de la réalisation des objectifs de développement durable et de l’accélération des actions.

    Les collectivités locales et régionales montrent que la solidarité entre les territoires et les communautés est essentielle pour construire un avenir qui ne laisse personne ni aucun territoire pour compte. Au cours du Forum de haut niveau, nos membres aborderont l’importance de l’Agenda 2030 en tant que cadre de référence pour les mesures de transformation au lendemain de la pandémie, ainsi que la nécessité de renouveler le système multilatéral en vigueur pour remédier aux lacunes de nos systèmes de développement actuels.

    La délégation des gouvernements locaux et régionaux au FHNL

    CGLU et ONU-Habitat : Lancement de la série RVL (8 juillet). CGLU, en collaboration avec ONU-Habitat, présentera le premier volume des lignes directrices pour les Rapports volontaires locaux (RVL), visant à mettre en évidence la valeur des RVL – non seulement leur importance dans le processus de suivi et d’établissement de rapports en vue de la réalisation des objectifs mondiaux, mais aussi en tant que processus politique pouvant renforcer la coordination entre les sphères de gouvernement. Les RVL sont un élément fondamental qui peut contribuer à la gouvernance multi-niveaux et à la transformation nécessaire pour parvenir à des villes, des territoires et des sociétés justes, résilients et durables qui ne laissent personne ni aucun territoire pour compte au lendemain de la crise.

    Journée des gouvernements locaux et régionaux (10 juillet). CGLU, au nom de la Global Task Force, organise un événement dédié à l’ensemble des gouvernements locaux et régionaux lors du FPHN. L’objectif de la Journée des gouvernements locaux et régionaux est de réunir l’ensemble de la délégation des gouvernements locaux et régionaux pour débattre et convenir de la déclaration du mouvement au FPHN, renforcer les liens avec les partenaires des Nations unies, la société civile et les autres parties prenantes, et définir les priorités du mouvement pour la décennie d’action.

    La Journée des gouvernements locaux et régionaux verra également le lancement du quatrième rapport « Vers la localisation des ODD », le rapport de notre mouvement au FPHN. L’édition de cette année souligne les progrès réalisés en matière d’implication locale dans le processus de suivi et de compte- rendu de la réalisation des objectifs mondiaux, ainsi que les mesures que les collectivités territoriales ont mis en œuvre pour réaliser les ODD sur leur territoire et faire face à la pandémie.

    Forum des gouvernements locaux et régionaux (13 juillet). La Global Task Force, animée par CGLU, co-organisera la troisième édition du Forum des gouvernements locaux et régionaux avec UN DESA, ONU-Habitat, le PNUD et le bureau exécutif du secrétaire général des Nations unies. L’objectif global du Forum des gouvernements locaux et régionaux est de lancer un débat constructif et s’accorder sur des engagements forts de la part des gouvernements locaux et régionaux, des autorités nationales et de la communauté internationale pour soutenir un processus transformateur ascendant fondé sur la gouvernance multi-niveaux, basé sur la réalisation des ODD au lendemain de la crise du COVID-19, tout en contribuant à la Décennie d’action. Le forum des GLR débattra de l’importance de la fourniture des services essentiels, de la nécessité d’une gouvernance territoriale multi-niveaux renouvelée dans le contexte de la pandémie et de la manière de mener à bien une pleine collaboration entre les sphères de gouvernement pour reconstruire un avenir meilleur après l’épidémie.

    Dialogue entre CGLU et UHC 2030 (14 juillet). Co-organisée avec l’OMS, la session traitera de l’avenir des services de santé et du rôle essentiel que les collectivités locales peuvent jouer pour garantir que personne ne soit laissé pour compte. Dans le cadre d’un dialogue ouvert entre nos membres, des experts en santé et des autorités de haut niveau du secteur, l’objectif sera de travailler au lien entre la science et l’élaboration des politiques, et faire avancer la réflexion sur les soins de santé universels en soulignant les mesures nécessaires à prendre pour protéger les travailleurs du secteur public.

    Plus d’informations :

    CGLU Afrique conduit le plaidoyer pour la Territorialisation des CDNs

     

     

     

    Le lancement de la phase III de la Convention des Maires pour l’Afrique subsaharienne (CoM SSA) consacre à CGLU Afrique, la responsabilité du plaidoyer politique et de la coordination stratégique à travers trois piliers à savoir : la mobilisation et le renforcement des capacités des Associations Nationales ainsi que la mobilisation de la finance climat auprès des Bailleurs de Fonds.

    Cette troisième phase a pour objectifs :

    –Assurer un accès au financement pour les villes signataires de la CoM SSA ;

    – Renforcer les synergies entre la CoM SSA et les autres initiatives ;

    – Apporter un soutien accru des autorités nationales à l’action climatique locale grâce à un Dialogue Structuré entre les Associations de Collectivités territoriales et les Gouvernements Nationaux;

    – Renforcer les capacités et le rôle des associations des collectivités territoriales pour promouvoir l’action climatique des villes.

    Création par GCoM du Comité RLDC

    La Convention Mondiale des Maires pour le climat et l’énergie (GCom) a créé un comité Ad-Hoc dontla mission est la mise en place d’un guide méthodologique pour le développement du concept des Contributions Déterminées au niveau Local (CDL).

    La TaskForce Climat fait partie de ce Comité et a mis en avant son Initiative LDC basée  sur un modèle de Coopération qui prend en compte de manière combinée deux approches, une approche ascendante dirigée par les gouvernements locaux et une approche descendante dirigée par les gouvernements nationaux. Dans ce cadre Un guide pratique sur la territorialisation des CDN en Afrique a été développé et présenté lors de la 1ère réunion de ce Comité.

    Consultez la fiche RLDC4Africa soumis par CGLU Afrique.

    Il est à noter que CGLU Afrique fait désormais partie du Réseau du Comité de Paris sur le renforcement des capacités «PCCB-Network». Ce Réseau regroupant les entités ou initiatives impliquées dans le renforcement des capacités liées au climat permettra de renforcer davantage les capacités opérationnelles des Association des Collectivités territoriales dans le contexte de la mise en œuvre de l’Accord de Paris.

    Comme autre action menée par la Task Force Climat de CGLU Afrique, figure:

    –La mobilisation des collectivités territoriales africaines pour prendre part à l’enquête menée conjointement avec l’OCDE sur la gouvernance de l’eau au niveau des collectivités territoriales africaines. Cette enquête entre dans le cadre de la préparation du 9èmeforum qu’organise l’OCDEen Mars 2021 à Dakar (Sénégal) sur « la gouvernance et l’économie de la sécurité de l’eau pour un développement durable en Afrique ». Une cinquantaine de villes africaines ont participé à l’enquête (voir la liste des villes).  Au cours du Forum se tiendra une table ronde, dédiée aux collectivités territoriales africaines pilotée conjointement par OCDE et CGLU Afrique.

     

     

    23ème Session du Comité Exécutif de CGLU Afrique (Communique de Presse)

    Le 24 juin 2020 le Comité Exécutif de CGLU Afrique a tenu sa 23ème session consacrée à l’approbation des comptes 2019 de l’organisation.

    Cette session a été présidée par M. Léandre Nzué, le Maire de Libreville et Président de CGLU Afrique. Six points figuraient à l’ordre du jour : 

    1. Adoption du procès-verbal de la 22ème session du Comité Exécutif tenue le 09 novembre 2019 à Durban, Afrique du Sud ;

    2. Mise en œuvre des recommandations de la 22ème session du Comité Exécutif ;

    3. Approbation de l’exécution du budget et des comptes 2019 de CGLU Afrique ;

    4. Exécution à mi-parcours des activités et du budget de CGLU Afrique pour l’exercice 2020 ;

    5. Point sur l’élaboration de la stratégie 2020-2030 de CGLU Afrique ;

    6. Questions diverses.

    L’ouverture officielle des travaux a été faite par le Ministre du Développement Local d’Égypte, le Général Mahmoud Shaarawy. Il convient de signaler la présence des personnalités suivantes : Dr. Mohamed Boudra, Président de l’AMPCC (Maroc), Vice-Président de CGLU Afrique pour la Région Afrique du Nord, et Président de l’organisation mondiale des Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU) ; Mme Soham El Wardini, Maire de Dakar (Sénégal), Vice-Présidente de CGLU Afrique pour la Région Afrique de l’Ouest ; M. Uwimana Innocent, Président de RALGA (Rwanda) ; Vice-Président de CGLU Afrique pour la Région Afrique de l’Est ; M. Jeffry Sibisibi, Président de BALA (Botswana), Vice-président de CGLU Afrique pour la Région Afrique Australe ; Mme Thembisile Nkadimeng, Présidente de SALGA (Afrique du Sud) et Co-Présidente de CGLU ; M. Armand Béouindé, Maire de Ouagadougou (Burkina Faso) et Président pour l’Afrique de CGLU ; le Général Khaled Abdel Aal, Gouverneur du Caire (Egypte) ; Mme Fatimetou Abdel Malick, Présidente du Conseil Régional de Nouakchott (Mauritanie) ; et M. Jean-Pierre Elong Mbassi, Secrétaire Général de CGLU Afrique.

    Dans son allocution, le Général Mahmoud Shaarawy a réitéré l’engagement de l’Égypte en faveur de CGLU Afrique. « Nous travaillons pour la signature de l’accord de siège avec une inauguration digne de ce nom dès que possible après la fin de la crise sanitaire mondiale due à la pandémie Covid-19. Nous travaillons également pour la signature et la ratification par notre pays de la Charte Africaine des valeurs et principes de la Décentralisation, la gouvernance locale et le développement local et de la Charte de la Fonction Publique de l’Union Africaine, et l’Égypte va accueillir très bientôt les travaux du bureau du Comité Technique Spécialisé n°8 de l’Union Africaine. L’Egypte s’engage à soutenir les actions de CGLU Afrique dans les prochaines étapes et je profite de l’occasion pour inviter les membres du Comité Exécutif à prendre part à la deuxième édition de la conférence « Les villes Africaines, locomotive du développement durable” et nous plaidons pour que cette conférence devienne une rencontre annuelle dans le programme de CGLU Afrique. Il est également important de vous informer que Monsieur le Président de la République a procédé à la nomination de femmes en tant qu’adjointes aux Gouverneurs et que j’ai nommé un grand nombre de femmes dirigeantes pour assumer des fonctions à la tête des villes et des postes de responsabilité, ce qui renforcera le rôle et l’activité des femmes dans les différents gouvernorats d’Egypte » a confié le Ministre.

    Les membres du Comité Exécutif présents ont tenu à saluer chaleureusement le retour du Maire de Bamako M. Adama Sangaré au sein de sa famille panafricaine. Après 7 mois d’incarcération, le Maire de Bamako (Mali) a été libéré le 21 mai 2020. Cette libération couronne un mouvement de soutien et de solidarité puissant porté par ses pairs à l’échelle continentale (Motion de soutien CGLU Afrique) et mondiale. « Je suis très heureux de me retrouver parmi vous, après ces 7 mois d’absence très dur, mais que j’ai passé de façon agréable avec le soutien de mes pairs, qui ne m’a jamais fait défaut. Je voudrais vous dire merci au nom du conseil municipal de Bamako, pour les efforts que vous avez déployé pour que je retrouve le bureau municipal. Partout où l’oppression continue sur les maires que nous sommes, il va falloir continuer le combat parce que la lutte doit être permanente. Tant que le statut des autorités locales que nous sommes, ne sera pas déterminé, la décentralisation ne pourra pas évoluer comme nous le souhaitons et l’essor de l’Afrique ne sera pas ce que nous souhaitons pour le meilleur de nos populations », a déclaré M. Adama Sangaré.

    Le Comité Exécutif a approuvé le rapport d’activités, le rapport d’exécution du budget et le rapport d’audit des comptes de CGLU Afrique pour l’exercice budgétaire 2019, et a donné quitus au Secrétaire Général pour sa gestion financière.

    Le Comité Exécutif s’est félicité du soutien constant que le Royaume du Maroc n’a cessé d’apporter à CGLU Afrique et a demandé au Secrétaire Général d’adresser une lettre officielle de remerciements à Sa Majesté le Roi Mohammed VI du Maroc.

    Le Comité Exécutif a fait part de sa satisfaction pour le travail mené par l’équipe du Secrétariat Général, notamment en faveur du renforcement du Réseau des Femmes Élues Locales d’Afrique (REFELA), pour les activités de formation menées sous l’égide de l’Académie Africaine des collectivités territoriales (ALGA), et pour le lancement des initiatives concernant l’implication des collectivités territoriales dans la territorialisation de l’Agenda 2030 des Objectifs de Développement Durable, de l’Accord de Paris sur les changements climatiques, du Pacte Mondial sur les Migrations sûres, ordonnées et régulières, et de l’Agenda Urbain Mondial.

    Le Comité Exécutif s’est également félicité de l’excellence de la coopération entre la Commission Européenne et CGLU Afrique. Il a apprécié l’invitation faite aux autorités territoriales d’Afrique de prendre part au processus de programmation du cycle 2021-2027 de la coopération Européenne dans les pays d’Afrique prévu de juillet à octobre 2020. Il a remercié le Secrétariat Général pour les webinaires qu’il a organisés les 7 mai et 19 juin 2020 en vue de sensibiliser les associations membres de CGLU Afrique sur l’exercice de programmation de la coopération Européenne ; et pour la fourniture des services de consultants aux membres pour leur permettre de préparer dans de bonnes conditions le dialogue avec l’État et les Délégations de l’Union Européenne sur le processus de programmation de la coopération Européenne.

    Le Comité Exécutif a par ailleurs eu un compte rendu sur l’état d’avancement de l’étude sur la stratégie 2020-2030 de CGLU Afrique confiée au Bureau de consultants PwC. Les membres du Comité Exécutif se sont prononcés sur les deux options proposées pour la conduite de la suite de l’étude, et opté pour la continuation de l’organisation des interventions de CGLU Afrique suivant trois piliers : 1) Développement Institutionnel ; 2) Plaidoyer et Mobilisation en faveur de la décentralisation ; 3) Renforcement des capacités et Gestion des connaissances en faveur des membres, auxquels il a été ajouté un quatrième pilier 4) Assistance Technique à l’élaboration et à la mise en œuvre de projets concrets.

    Au niveau des points divers, les membres du Comité Exécutif ont souhaité qu’un travail soit fait sur le rôle des collectivités territoriales d’Afrique face à la pandémie du COVID-19. Le Secrétaire Général a indiqué aux membres que dans le cadre des mesures prises pour accompagner les villes dans la lutte contre le coronavirus, CGLU Afrique a produit conjointement avec ONU Habitat, UNECA, UNCDF, Shelter Afrique et l’Union Africaine un rapport sur le thème: « Le COVID-19 dans les villes africaines : Effets, réponses et politiques ». Le Secrétaire Général a demandé aux membres de communiquer les informations sur les actions menées à leur niveau pour faire face à la pandémie, en vue d’enrichir le retour d’expériences et réunir des éléments pour préparer les propositions post COVID de soutien aux collectivités territoriales, à soumettre aux gouvernements et aux partenaires au développement.

    Le Secrétaire Général de CGLU Afrique a informé les membres du Comité Exécutif du report de la première célébration des Capitales Africaines de la Culture qui devait être lancé à Rabat, Maroc, en mars 2020, et a dû être reporté à une date ultérieure à cause du confinement ordonné en réponse à la pandémie COVID-19. Le secrétariat de CGLU Afrique va se concerter prochainement avec la Ville de Rabat et le gouvernement du Royaume du Maroc pour décider de la nouvelle date de lancement de la célébration des Capitales Africaines de la Culture à Rabat en 2020 et 2021.

    Enfin le Secrétaire Général a signalé la tenue au cours de la semaine du 19 au 23 octobre 2020, de la deuxième édition du Forum Union Africaine (UA)-Union Européenne (UE) des leaders des gouvernements locaux et régionaux dans le cadre du prochain Sommet UA -UE des Chefs d’Etat et de Gouvernement au cours duquel sera notamment adopté le Partenariat Global entre l’Europe et l’Afrique. Il a insisté pour que les membres de CGLU Afrique se mobilisent pour prendre part à cet important événement.

    Pour de plus amples informations veuillez contacter :

    Gaëlle Yomi : Tél : + 212 610 56 71 45

    E-mail : gyomi@uclga.org

    A Propos de CGLU Afrique

    Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) est l’organisation continentale qui assure la représentation des collectivités territoriales d’Afrique. CGLU Afrique regroupe 48 associations nationales de collectivités territoriales et plus de 2 000 villes et collectivités territoriales adhérentes directes. À travers ses membres, CGLU Afrique représente plus de 350 millions de citoyens africains. CGLU Afrique a pour mission principale de promouvoir la décentralisation en Afrique et le renforcement du rôle des collectivités territoriales dans le développement et l’intégration du continent africain.

    Les instances de CGLU Afrique comprennent :
    1) l’Assemblée Générale qui réunit tous les membres de l’organisation une fois tous les trois ans, à l’occasion des Sommets Africités, la plus importante plateforme de dialogue sur la décentralisation en Afrique ;
    2) Le Conseil Panafricain des Collectivités Territoriales comprenant 45 membres (9 pour chacune des 5 régions d’Afrique), qui se réunit une fois par an, et assure la supervision de la mise en œuvre de la politique de l’organisation entre les réunions de l’Assemblée Générale ;
    3) le Comité Exécutif comprenant 16 membres, dont 3 membres pour chacune des régions d’Afrique et la Présidente du Réseau des Femmes Élues Locales d’Afrique (REFELA) ;
    4) le Bureau comprenant les 5 Vice-Présidents parmi lesquelles est élu le Président de CGLU Afrique, qui revient de 2019 à 2021 à la Ville de Libreville représentée par son Maire, M. Léandre Nzué ;
    5) le Secrétariat Général, placé sous l’autorité d’un Secrétaire Général assisté d’un Adjoint, basé à Rabat au Maroc où CGLU Afrique jouit du statut diplomatique en tant qu’organisation internationale panafricaine, et s’appuyant sur cinq Bureaux Régionaux : au Caire, Égypte, pour l’Afrique du Nord ; Accra, Ghana, pour l’Afrique de l’Ouest ; Libreville, Gabon, pour l’Afrique Centrale ; Nairobi, Kenya, pour l’Afrique de l’Est ; et Pretoria, Afrique du Sud, pour l’Afrique Australe.

    Visitez le site de CGLU Afrique : www.uclga.org

    Le secteur culturel et créatif de l’Afrique définit la nouvelle normalité

     

     

     

    En dépit des défis posés par le Covid19, les industries culturelles et créatives riches et diversifiées du continent ont émergé en luttant pour leur survie et face au plus grand défi de se redéfinir car les performances publiques sont limitées, et les lieux de divertissement et les attractions touristiques restent fermé. 

    En 2018, Cités et gouvernements locaux unis d’Afrique a inauguré les capitales africaines de la culture lors de son événement phare Africités à Marrakech, au Maroc. Cette célébration culturelle, une première sur le continent, suivra un modèle similaire à celui des capitales européennes de la culture bien établies, qui existe depuis plus de 35 ans. L’initiative Capitales européennes de la culture a été conçue pour:

    • Mettre en valeur la richesse et la diversité des cultures en Europe
    • Célébrer les caractéristiques culturelles que partagent les Européens
    • Renforcer le sentiment d’appartenance des citoyens européens à un espace
      culturel commun
    • Favoriser la contribution de la culture au développement des ville
    •  Lire Plus. 

    Clôture du processus de consultation régionale du Forum mondial sur la migration et le développement (GFMD) 2020 en Afrique

     

     

    La session de clôture officielle des consultations africaines du Forum mondial sur la migration et le développement (GFMD) s’est tenue le 23 juin pour les pays anglophones et le 25 juin pour les pays francophones, en présence des représentants des co-présidents du processus de consultation régionale (Émirats Arabes Unis et Union Africaine), des 3 experts thématiques et les représentants des 3 mécanismes du GFMD (société civile, les maires et le secteur privé).

    CGLU Afrique et la ville de Ouagadougou ont pris la parole lors de cette session pour le compte du Mécanisme des Maires.

    La session de clôture a été marquée par deux temps forts, d’abord le mot des représentants des différents mécanismes qui ont remercié les organisateurs pour la tenue de ces rencontres virtuelles ; ensuite l’échange sur les partenariats possibles entre les différents acteurs.

    Le mécanisme des maires à mis en exergue 3 points :

    • L’importance des plateformes de dialogue multipartite nécessaire aux élus locaux pour trouver de nouveaux alliés et partenaires
    • Le rôle des élus locaux dans le changement du discours sur la migration, car étant à l’avant-garde de la gestion de la migration les collectivités territoriales, ont un impact sur la vie des migrants
    • La nécessité de ne pas oublier les migrants

    Notons qu’en ce qui concerne les partenariats, l’Union Africaine a promis collaborer plus étroitement avec les collectivités territoriales sur la question de la migration en Afrique.

    Les consultations africaines ont retenu les 4 points suivant :

    • Participation et partenariats : les politiques migratoires nationales et régionales doivent être conçues en coordination avec toutes les parties prenantes, y compris les autorités locales et régionales, la diaspora, la société civile et le secteur privé. Il est également nécessaire de tester de nouveaux partenariats dans lesquels les villes engagent directement avec les acteurs humanitaires et de développement et sont éligibles de directement bénéficier d’un soutien technique et financier.
    • Cadre juridique et accès aux ressources : dans la pratique, les gouvernements locaux sont ceux qui assurent l’inclusion des migrants dans la communauté locale. Cependant, ils manquent souvent du cadre juridique pour s’engager dans la gouvernance des migrations locales. Les cadres de gouvernance des migrations existants doivent inclure des actions et des ressources décentralisées.
    • L’importance des données au niveau local : il y a un manque de données fiables sur les vulnérabilités de la population, en particulier au niveau local.
    • Accès aux services : L’importance de donner l’accès à la protection et la sécurité sociale pour les migrants, indépendant de leur statut migratoire.

    Lire l’intervention du Secrétaire Général de CGLU Afrique (en Anglais)  ici . 

    Lire l’intervention du Maire de Ouagadougou (en Français) ici.

    Lire le rapport complet (en français) ici. 

     

     

    CGLU Afrique résolu à appuyer les Autorités Locales et leurs Associations Nationales dans le dialogue et l’interaction avec le gouvernement central et la délégation de l’Union Européenne au niveau des pays dans le cadre de la nouvelle programmation de la coopération de l’UE (2021-2027)

    CGLU Afrique a organisé le 19 juin 2020 un deuxième webinaire dans le cadre de la préparation des collectivités territoriales et de leurs Associations Nationales dans le dialogue et l’interaction avec le gouvernement central et la délégation de l’UE au niveau des pays sur le prochain cycle de programmation de l’UE (2021-2027).

    Destiné aux secrétaires permanents des associations nationales  des collectivités territoriales et aux consultants nationaux chargés de l’appui technique à l’association nationale, ce second rendez-vous faisait suite au webinaire tenu le 7 mai au profit des Présidents et des secrétaires permanents des Associations Nationales.

    En effet, l’Union Européenne va démarrer en juillet 2020 le processus de programmation de sa coopération avec les pays partenaires pour la période 2021-2027. Pour la première fois, les autorités locales vont participer dans ce processus en tant qu’acteur public aux côtés de l’Etat central qui était auparavant le seul acteur public associé à la définition des priorités de la coopération européenne.

    Pour mener à bien ce processus il est important pour les collectivités territoriales africaines de miser sur deux étapes :

    La première étape,  concerne le dialogue avec l’Etat pour construire un front uni des autorités publiques, et avoir une position commune sur les priorités que les autorités publiques du pays souhaitent mettre en avant dans le cadre du programme de coopération de l’Union européenne.

    La deuxième étape consiste à négocier avec la délégation de l’Union européenne les priorités de la nouvelle coopération et les modalités concrète de sa mise en œuvre.

    La rencontre a vu la participation de 22 associations nationales de collectivités territoriales et les consultants retenus par CGLU Afrique pour les appuyer sur le plan technique afin de réussir leur processus de préparation, de plaidoyer, d’interaction et de  négociation. En effet, le secrétariat de CGLU Afrique a proposé aux associations qui le souhaitent de mobiliser à ses frais, les services d’un consultant national.

    Dans son intervention, le Secrétaire général de CGLU Afrique, M. Jean Pierre Elong Mbassi, a rappelé le processus de sélection des consultants qui a été fait de façon conjointe avec les associations nationales. Ces dernières avaient soumis une short liste de cinq consultants par pays , dont un a été retenu par le comité de sélection de CGLU Afrique.

    M. Mbassi est revenu sur le nouveau contexte favorable à la participation des autorités locales au nouveau cycle de programmation de la coopération européenne, les obstacles à surmonter pour une pleine participation des autorités locales à ce processus, la préparation des autorités locales à jouer un rôle proactif dans le processus de programmation, le dialogue stratégique à engager entre l’État central et les autorités locales, l’importance  pour les délégations de l’UE à interagir avec les autorités locales. Il a conclu en  présentant les 5 étapes proposées par CGLU Afrique pour faciliter l’intégration des collectivités territoriales  dans la programmation de l’UE 2021-2027, à savoir :

    Étape 1 : Dialogue stratégique entre le gouvernement national et les associations nationales de collectivités territoriales ;

    Étape 2 : Consultation conjointe/commune entre les autorités publiques (gouvernement central et autorités locales) et les délégations de l’Union Européenne dans le cadre du processus de programmation de la coopération européenne ;

    Étape 3 : Négociation et conclusion d’un accord-cadre de partenariat (CCP) entre la délégation de l’UE et les associations nationales de collectivités territoriales pour la durée du cycle ;

    Étape 4 : Exploration avec l’État central et la délégation de l’UE des mécanismes de financement garantissant un accès direct  des collectivités territoriales aux fonds de la coopération européenne ;

    Étape 5 : Influencer la rédaction par la Direction générale de la coopération internationale et du développement (DG DEVCO) des lignes directrices et d’une note d’orientation politique relative à l’intégration des autorités locales dans la coopération européenne.

    A la suite de M. Mbassi, le Président de CGLU et Président de l’Association Marocaine des Présidents des Conseils Communaux (AMPCC), M. Mohamed Boudra  a adressé un mot d’encouragement aux participant(e)s, en soulignant que le travail à mener se situe à deux niveaux « Le niveau politique et le niveau technique.  Nous avons une plateforme pour le dialogue Afrique-Europe via le premier Forum Afrique-Europe des gouvernements Locaux tenue en 2017 à Abidjan. Il faut s’appuyer sur la déclaration produite lors de cette rencontre pour mener la négociation sur le plan politique. La lutte pour la décentralisation n’est pas facile. C’est une lutte permanente pour la réussir, il faut la conduire en évitant les ruptures. Pour réussir cette décentralisation, le partenariat avec l’UE est important », a tenu à souligner M. Boudra.

    La place a ensuite été faite aux échanges avec les secrétaires permanents et les consultants sur trois aspects fondamentaux :   

    • La compréhension des termes de références des consultants ;
    • La nature des rapports entre l’Etat et l’association dans chaque pays ;
    • Comment les participant(e)s appréciaient les 5 étapes proposées.

    Les termes de références ont été jugés très clairs par les différentes associations et les consultants.

    Les rapports entre le gouvernement central et les associations des collectivités territoriales sont matérialisés par un dialogue constant dans plusieurs pays. C’est notamment le cas pour le Sénégal, le Cameroun, la Zambie, le Liberia,  le Mozambique, le Burundi, le Bénin, le Niger, le Burkina Faso, le Nigeria et la République Centrafricaine. Néanmoins, le dialogue se crispe lorsqu’il s’agit du transfert des ressources. « Le défi est de créer des bonnes relations avec les gouvernements centraux pour les finances », indique Maurice Mbolela,  Secrétaire permanent de l’association des gouvernements locaux  de Zambie.   Du côté de la Guinée, les rapports sont jugés moyens avec l’Etat central. En Libye, le contexte de crise dans lequel se trouve le pays avec deux gouvernements aux commandes, ne permet pas aux collectivités territoriales de jouer convenable leur rôle.

    Certaines associations ont  déjà pris contact avec les délégations de l’UE de leur pays. Pour le Mali, l’AMM (Association des Municipalités du Mali) a pris contact juste après avoir été informée  de la nouvelle dynamique adoptée par l’UE,  lors du premier webinaire de CGLU Afrique.  C’est également le cas pour les Comores, la Zambie, le Mozambique et la Mauritanie. Au Bénin et au Burkina, l’ANCB et l’AMBF ont l’habitude de travailler avec la délégation de l’Union Européenne.

    En outre, les associations nationales présentes adhèrent aux 5 étapes proposées et s’engagent à tenir les webinaires nationaux pour préparer leur membres aux négociations.  Certains pays s’attendent à gérer des délais serrés dû à l’installation des nouveaux maires (Comores) et le renouvellement des instances de l’association nationale (Cameroun).

    D’autres ont soulevé une difficulté d’accès à Internet (Burundi, Liberia, Tchad) pour la tenue du webinaire national en y associant l’ensemble de leurs membres. Le planning des webinaires nationaux pour ceux qui le peuvent sera établi à la fin du mois de Juin courant. Les rencontres se tiendront avec l’appui logistique de CGLU Afrique.

    A la clôture de la rencontre, M. Mbassi a insisté sur le fait qu’« Il est important de travailler avec l’Etat pour la reconnaissance des Collectivités territoriales comme acteur public. La charte africaine de la décentralisation est un argument de poids pour commencer le dialogue avec l’État central dans ce sens, explique –t-il. Par ailleurs, l’UE reconnait les collectivités territoriales en tant que  partenaires et tous les pays ont adopté l’Agenda 2030, qui devra être localisé pour ne laisser personne en marge. Nous devons donc saisir l’opportunité qui nous est offerte par la programmation Européenne. L’Etat central doit savoir qu’il  a un nouvel allié, les collectivités territoriales, pour améliorer la vie des citoyens. A la sortie de ces dialogues, il faut que soit conclut un accord cadre entre les 3 parties».

    Webinaire-« Le REFELA : Bilan et Perspectives, dans le contexte de la pandémie du Covid 19 »

     

     

    Le 3 juin 2020, les membres du conseil panafricain du Réseau des Femmes Elues Locales d’Afrique (REFELA) se sont réunis lors d’un webinaire, en vue de la tenue de leur 3ème réunion statutaire et la 1ère de l’année 2020, sous le thème : «Le REFELA : Bilan et Perspectives, dans le contexte de la pandémie du Covid 19 ». Ce webinaire a été présidé par Mme Dao Macoura Coulibaly, maire de la commune de Foumbolo (Côte d’Ivoire) & Présidente du REFELA, en présence du Secrétaire général de CGLU Afrique, M. Jean Pierre Elong Mbassi. Et plus de 68 personnes y ont participé, du fait de l’intérêt des femmes, maires et élues locales, membres du REFELA, mais aussi, de celles membres des chapitres nationaux du REFELA.

    Dans son allocution d’ouverture la Présidente du REFELA, a indiqué que le webinaire a pour objectifs essentiels de : (i) faire le bilan des réalisations, (ii) examiner les perspectives à la lumière de la situation actuelle marquée par la crise sanitaire du covid19, (iii) définir les trajectoires les mieux appropriées à poursuivre, pour l’atteinte des objectifs, que le Réseau s’est fixés, dans le cadre de son plan d’action triennal, 2019-2021 et ce, autour des cinq points à l’ordre du jour de ce webinaire.

    Le débat s’est ouvert avec intérêt, sur les trois premiers points relatifs à l’impact du Covid-19 sur la mise en œuvre des 3 campagnes par les villes africaines adhérentes, sur le processus de rédaction de la Charte des collectivités territoriales pour l’égalité de genres en Afrique, et sur l’implémentation des chapitres nationaux (REFELA-Pays), comme actions stratégiques et prioritaires, inscrites dans l’Agenda du REFELA-2019-2021. Ces 3 points ont été introduits successivement par Mme Mariam Iddrisu, maire de Sagnarigu et présidente du REFELA Ghana, Mme Ratsimbazafi Sahondramalala Esther, Maire de la Commune de Fianarantsoa à Madagascar, Vice-Présidente du REFELA, pour l’Afrique de l’Est, et par Dr Malika Ghefrane Giorgi, la Conseillère spéciale du Réseau, dont certains éléments de discussion ont été synthétisés par Dr Najat Zarrouk, Directrice d’ALGA.

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    Un nouveau rapport, « COVID-19 dans les villes africaines : Effets, réponses et politiques », lancé par la CEA et ses partenaires

     

     

    Addis-Abeba, Éthiopie, le 16 juin 2020 (CEA) – Alors que la pandémie de coronavirus continue de paralyser les économies du monde entier et de faire connaître à l’Afrique sa première récession en 25 ans, la Commission économique pour l’Afrique et ses partenaires se sont associés pour produire un nouveau rapport qui propose plusieurs interventions pour répondre rapidement et efficacement aux défis de COVID-19 sur le continent au niveau urbain.

    Le rapport intitulé, « Le COVID-19 dans les villes africaines : Effets, réponses et politiques », analyse la situation actuelle sur le continent africain et les efforts fournis pour atténuer la pandémie mondiale dans le contexte des villes africaines.

    Produit par la CEA, ONU Habitat, le Fonds d’équipement des Nations Unies pour le développement (FENU), Cités et gouvernements locaux unis d’Afrique (CGLU Afrique), la Banque africaine de développement (BAD) et Shelter Afrique, le rapport, virtuellement lancé ce mardi, propose des réponses pour des interventions à court, moyen et long terme dirigées par les gouvernements nationaux et locaux avec le soutien des institutions internationales et régionales de développement.

    Pour relever d’une manière adéquate les défis de COVID-19, cinq recommandations clés ont été identifiées dans le rapport.

    • Appliquer des stratégies locales de communication et d’engagement communautaire ;
    • Soutenir les PME et l’économie informelle ;
    • Approfondir des réponses décentralisées face au COVID-19 grâce au renforcement des capacités des collectivités locales ;
    • Cibler les établissements informels par des mesures adaptées ;
    • Mettre en place des mécanismes pour favoriser un accès rapide au logement et prévenir les expulsions forcées ;
    • Intégrer la planification et la gestion urbaines en tant que priorités clés pour les stratégies de relance et de reconstruction vers la résilience à long terme.

    Dans leurs remarques lors du lancement virtuel, les responsables des organisations partenaires conviennent que le COVID-19 a révélé la grande vulnérabilité des villes africaines aux effets des chocs, et leurs capacités limitées à atténuer et à se remettre des effets associés. Tout cela alors que les villes africaines continuent de croître rapidement dans des conditions de graves déficits d’infrastructures et de services, d’absence d’emplois productifs adéquats, de faibles capacités et institutions de planification et de gestion, entre autres.

    L’informalité, la pauvreté et les inégalités persistent en tant que manifestation des contraintes structurelles sous-jacentes de l’urbanisation de l’Afrique. Dans ces conditions, et sans réponses politiques délibérées et investissements adéquats, les villes peuvent bien devenir des passifs pour une croissance et une transformation futures inclusives et résilientes, note le rapport.

    Il note également que, compte tenu des effets économiques et fiscaux du COVID-19 sur les économies nationales et de la nécessité de garantir aux populations un accès à une alimentation adéquate, un logement, une eau potable et des installations sanitaires sûrs et à des informations fiables, il est manifeste qu’il y a un besoin d’accroître et de préciser le rôle des gouvernements locaux.

    « Ces autorités sont importantes pour faire progresser l’engagement communautaire, soutenir la communication sur les risques et la sensibilisation et faciliter les mesures d’adaptation », lit-on dans le rapport.

    Le COVID-19 a montré qu’il est important de réhabiliter la fonction de stabilisation et de redistribution des transferts financiers des gouvernements nationaux aux gouvernements locaux et régionaux.

    Le renforcement des économies locales est l’une des réponses les plus efficaces pour réduire la sensibilité des économies nationales aux pandémies comme le COVID-19 et aux cycles de l’économie mondiale, indique le rapport.

    « L’ampleur des effets économique et financier du COVID-19 en Afrique a été sévère à toutes les échelles, du national au local », déclare Mme Edlam Abera Yemeru, Chef de la Section de l’urbanisation et du développement, à la CEA dans ses remarques lors du lancement.

    « Les effets économiques du COVID-19 sont particulièrement graves en raison des vulnérabilités sous-jacentes des économies africaines. La pandémie met en évidence des vulnérabilités sous-jacentes préexistantes dans l’économie des villes africaines qui rendent grave les effets urbains de la crise ».

    Elle indique qu’à Addis-Abeba, en Éthiopie, par exemple, les conséquences du COVID-19 sur les hôtels sont graves, 88% des hôtels membres de l’association des hôtels d’Addis-Abeba étant partiellement ou complètement fermés en raison d’une faible occupation. Les pertes mensuelles sont estimées à 35 millions de dollars américains et 15 000 travailleurs pour l’instant ont été licenciés.

    Mme Yemeru affirme que les effets économiques et financiers locaux du COVID-19 ont une incidence directe sur le développement économique en général et l’industrialisation en particulier.

    « À l’avenir, la reprise économique et la reconstruction locales devront être au cœur des stratégies de relance économique et de reconstruction du continent et des pays, et des plans de relance connexes », dit-elle.

    « Les discussions et les efforts continentaux et nationaux sur le COVID-19 reconnaissent la vulnérabilité des villes et des gouvernements locaux, ainsi que leurs répercussions aigues, mais ne tiennent pas suffisamment compte du rôle des villes productives, riches en emplois et compétitives dans la relance économique, la reconstruction et la résilience à moyen et long terme ».

    Les priorités doivent concerner la création de villes économiquement résilientes, conclut Mme Yemeru.

    Publié par :
    La Section des communications
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