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Résolutions de la conférence virtuelle sur : “La résilience des gouvernements des comtés du Kenya à l’ère COVID-19 : Réflexion sur le passé et construction de la durabilité pour l’avenir”.

La conférence virtuelle COVID-19 organisée par le Conseil des Gouverneurs du Kenya le lundi 31 août 2020 avec pour objectif général de réfléchir aux efforts de réponse du gouvernement face aux défis du COVID-19 et de recommander des mesures politiques stratégiques qui peuvent être adoptées par les deux niveaux de gouvernance en vue de se préparer à de futures pandémies.

Le Président de la République du Kenya, Son Excellence Uhuru Kenyatta a procédé à l’ouverture officielle de la conférence virtuelle placé sous le thème : “La résilience des gouvernements de comté à l’ère COVID-19″ : Réflexion sur le passé et construction de la durabilité pour l’avenir“. Le secrétaire général de CGLU Afrique, M. Jean-Pierre Elong Mbassi, était parmi les orateurs invités (Son allocution est disponible en anglais ici).

En accord avec le thème de la conférence, les participants ont émis les 15 résolutions ci-dessous :

  1. Les deux niveaux de gouvernement doivent institutionnaliser la forte relation intergouvernementale mis en œuvre pendant la période COVID-19 en appliquant une réponse structurelle et transformatrice pour toutes pandémies futures dans tous les secteurs de notre vie sur le plan national.

ACTION : Gouvernements des comtés, Ministère de la Santé, Ministère de la Déconcentration et les partenaires au développement.

  1. Le gouvernement national et les gouvernements des comtés doivent conjointement développer une restructuration socio-économique post-COVID-19 dans le pays et une stratégie de relance.

ACTION : Conseil des gouverneurs, Trésor national, PNUD

  1. 3. Les deux niveaux de gouvernement doivent améliorer les soins de santé communautaires :
  2. En rendant opérationnel un fonds de santé au niveau du comté avec supervision par le biais des comités des établissements de santé ; et
  3. Assurer l’appropriation par la communauté de la réponse à la pandémie.

ACTION : Gouvernements des comtés, ministère de la santé, Partenaires au développement, société civile

  1. Renforcer la préparation et la réponse aux pandémies par :
  2. La création de centres régionaux de maladies infectieuses et Institutions de recherche par les Blocs régionaux de comté et la création du Centre de contrôle des maladies du Kenya (CDC) afin de renforcer les systèmes nationaux et locaux d’alerte précoce ; et
  3. Investissement des deux niveaux de gouvernance dans les soins préventifs.

ACTION : Gouvernements des comtés, ministère de la santé

  1. Les deux niveaux de gouvernance doivent renforcer les systèmes de santé et mettre en place la couverture maladie universelle.

ACTION : Gouvernement national, Parlement, gouvernements de comtés

  1. Renforcer la responsabilité et lutter activement contre la corruption :
  2. Les deux niveaux de gouvernement adoptent une politique d’ouverture et publient les appels d’offres et les contrats attribués sur les sites web des gouvernements nationaux et des comtés ; et
  3. Veiller à ce que les organismes chargés de la lutte contre la corruption coordonnent leur travail afin de réduire au minimum les doubles emplois (Sénat, Assemblée nationale vis-à-vis des agences de lutte contre la corruption)

ACTION : Parlement, assemblées de comté, Commission d’éthique et de lutte contre la corruption, Bureau de l’auditeur général, Direction des enquêtes criminelles (DCI)

  1. Les deux niveaux de gouvernance doivent travailler avec les associations de travailleurs de la santé afin d’améliorer le soutien psychosocial pour le personnel en première ligne, les survivants et les familles de ceux qui contractent COVID-19.

ACTION : Gouvernements des comtés, Ministère de la santé

  1. Les deux niveaux de gouvernance doivent construire des systèmes alimentaires résistants en investissant plus dans la technologie en ce qui concerne la production alimentaire.

ACTION : Gouvernements des comtés, ministère de l’agriculture, Partenaires au développement

  1. Les deux niveaux de gouvernance doivent intégrer le changement climatique dans des budgets annuels pour promouvoir la résilience des communautés pendant les pandémies.

ACTION : Gouvernements des comtés, ministère de l’agriculture, ministère de l’agriculture Eau, assainissement et irrigation

  1. La loi sur la santé publique doit être révisée en vue de l’aligner sur la dérogation constitutionnelle actuelle.

ACTION : Ministère de la santé, Conseil des gouverneurs, Bureau du procureur général, Parlement

  1. Le Service national de la jeunesse, en prévision à l’ouverture des écoles, doit produire des masques pour tous les enfants scolarisés et tous les enseignants.

ACTION : Ministère de la fonction publique, Ministère de l’éducation et du comté Gouvernements

  1. Les agences d’État au niveau national et les départements de comté doivent renforcer leur capacité à engager les mécanismes de synthèse de la recherche et chercher délibérément à exploiter les connaissances locales pour la prise de décision.

ACTION : Gouvernement national, gouvernements des comtés

  1. Le Bureau national des statistiques du Kenya (KNBS) et les départements des comtés en charge des statistiques doivent produire des données de qualité et utilisables comme preuves de la planification et la budgétisation.

ACTION : Gouvernements des comtés (bureaux de statistiques), gouvernement national (KNBS)

  1. Les deux niveaux de gouvernance doivent stimuler la fabrication locale de produits pour la lutte contre le COVID19 afin de répondre à la demande locale, promouvoir l’industrialisation et créer des opportunités d’emploi.

ACTION : Gouvernements des comtés, ministère de l’industrialisation, du commerce et de l’emploi Développement des entreprises, secteur privé

  1. Le gouvernement national et les gouvernements des comtés doivent maintenir la dynamique de coordination et de collaboration dans le cadre de l’après COVID-19 période de recouvrement.

ACTION : Sommet de coordination nationale et régionale, Forums sectoriels intergouvernemental

 

Inscrivez-vous pour participez au webinaire sur ” La Gouvernance et l’Économie de la Sécurité de l’Eau en Afrique”

Dans le cadre de la préparation du 9ème forum organisé par l’OCDE en Mars 2021 à Dakar (Sénégal) sur « la gouvernance et l’économie de la sécurité de l’eau pour un développement durable en Afrique », l’OCDE en collaboration avec CGLU Afrique organise le 17 septembre 2020 de 15h à 17h un webinaire qui s’inscrit dans le cadre de l’enquête lancée auprès d’une quarantaine de villes africaines.

Ce webinaire a pour objet de permettre un échange et une discussion avec les villes ayant répondu au questionnaire, ainsi qu’une remontée de commentaires et d’observations qui seront pris en compte afin de finaliser les résultats de l’enquête.

Sont invités à participer à ce webinaire les institutions partenaires de l’OCDE pour le programme de travail sur la gouvernance de l’eau en Afrique ainsi que les Maires et représentants des villes contactées pour répondre à l’enquête.

Rejoignez la discussion

Inscrivez-vous ici

Les participants inscrits recevront le lien pour se connecter à la discussion.

Le webinaire débutera à 15h00, heure de Paris, veuillez vérifier le décalage horaire avec votre lieu. Le webinaire se déroulera en français.

Vers une relance économique et financière post-Covid-19 des collectivités territoriales en Afrique : Panorama des plans de relance et mesures de soutien économique

La vague sanitaire de la pandémie du Covid-19 semble moins importante que celles qu’ont connues l’Europe et l’Asie. Cependant, l’Afrique reste fragile sur le plan sanitaire avec des taux de couverture des structures sanitaires parmi les plus faibles du monde, et ce d’autant plus que des vagues successives de la pandémie sont à craindre. Dans tous les pays, les Gouvernements centraux, régionaux et locaux ont anticipé en prenant les mesures barrières qui ont freiné la propagation de la maladie. Si les chiffres des contaminations restent à des niveaux bas, les répercussions des mesures prises pour éviter que la pandémie se développe risquent de remettre en cause les progrès accomplis depuis une décennie en matière d’amélioration des conditions de vie des populations.

La situation économique risque donc de se dégrader structurellement au point où la Banque Africaine de Développement (BAD) prévoit que « près de 50 millions d’Africains vont basculer dans l’extrême pauvreté et qu’un tiers des Africains, soit 425 millions de personnes, vivent sous le seuil de pauvreté »[1]. Le visage de cette pauvreté sera en grande partie représenté par les habitants des bidonvilles de plus en plus nombreux dans nos villes et les travailleurs du secteur informel[2].

Au niveau territorial, l’impact risque d’être plus important selon CGLU Afrique[3], particulièrement sur le plan des ressources financières et des dépenses d’investissement des collectivités territoriales. Les résultats des simulations effectuées à partir de deux scénarios[4], sur la base des données de l’Observatoire des finances locales, suggèrent un véritable effondrement des ressources financières des collectivités territoriales, de l’ordre de 30% à 60% selon les régions d’Afrique et les tailles de villes. Quant aux dépenses d’investissement, leur niveau va baisser de l’ordre de 25% à 40% selon les régions d’Afrique et les tailles de villes ; le niveau des dépenses d’investissement serait proche de 0 pour les petites villes et les villes intermédiaires[5].

Sur un tout autre plan, de nombreux analystes conviennent qu’au-delà des questions de santé publique, la gestion de la pandémie interroge désormais le modèle de développement que la plupart des États ont adopté dans ce contexte de mondialisation. Au-delà des questions liées au développement des circuits courts plutôt que des circuits longs, la territorialisation des politiques publiques doit être au cœur des mutations à venir. Parmi celles-là, les collectivités territoriales doivent tout en gérant l’urgence et les problèmes quotidiens, mettre en place les conditions d’anticipation des mutations qui vont se faire dans le long terme.

Pour aménager le processus de sortie de crise, il est important d’avoir en ligne de mire non seulement la réponse à l’urgence, mais aussi la mise en œuvre de stratégies de relance de l’activité économique. Les collectivités territoriales devraient combattre le Covid-19 en trois phases différentes – et souvent qui se chevauchent :

Lire la suite dans le dernier numéro de la Newsletter bimestriel du LEDNA, disponible ici .

 

JOURNÉE AFRICAINE DE LA DÉCENTRALISATION ET DU DÉVELOPPEMENT LOCAL 2020 LES RECOMMANDATIONS DES COLLECTIVITÉS TERRITORIALES AFRICAINES

 

CGLU Afrique a célébré la Journée africaine de la Décentralisation et du Développement Local le 10 août 2020, en organisant un Webinaire sous le thème retenu par l’Union Africaine: «La contribution des Collectivités Territoriales à la prévention des conflits et au maintien de la paix sur le Continent Africain». Le webinaire a enregistré la participation de quelque 140 personnes représentant plus de 50 Pays d’Afrique et hors Afrique.

La cérémonie officielle d’ouverture des travaux a été ponctuée par les discours de Monsieur Léandre Nzué, Président de CGLU Afrique (allocution lue par Monsieur Jean Pierre Elong Mbassi, Secrétaire Général de CGLU Afrique), Monsieur Mohamed Boudra, Président de CGLU, Président de l’Association Marocaine des Présidents des Conseils Communaux (AMPCC) et Maire de la Ville d’Al Hoceima (Maroc), Monsieur Mohand Laenser, Président de l’Association des Régions du Maroc (ARM), Président du Conseil de la Région de Fès-Meknès (Maroc), et Monsieur Saâd Benmbarek, Président de l’Association Marocaine des Conseils des Préfectures et des Provinces (AMPCPP), Président du Conseil de la Préfecture de Rabat, Maroc.

Pour le Président de CLGU Afrique, la décision des Chefs d’Etats et de Gouvernements de l’Union Africaine de célébrer la Journée africaine de la décentralisation et du développement local le 10 août de chaque année traduit leur volonté de faire de la décentralisation un modèle de modernisation de la gouvernance publique dans les pays Africains. «En adoptant la Charte africaine des valeurs et principes de la Décentralisation, de la Gouvernance Locale et du Développement local en juin 2014, nos chef d’États et de Gouvernement ont envoyé un message clair selon lequel  le pouvoir public a désormais deux volets : un national et un local. L’une des conditions primordiales pour lancer la dynamique de développement durable en Afrique c’est l’impératif de faire taire les armes sur le continent. Nous pensons que les autorités locales sont en première ligne aussi bien pour la prévention des conflits que pour le traitement des situations post-conflits, d’où l’importance de l’implication des collectivités locales. Les deux panels que nous aurons, traiteront deux demandes majeures des autorités locales en ce qui concerne le volet de la paix et de la sécurité sur notre continent : Nous appelons à l’implication des autorités territoriales dans le système d’alerte précoce au sujet des conflits mis en place par l’Union Africaine ; nous appelons à l’implication systématique des autorités locales dans les situations post-conflits pour construire la paix entre les communautés. J’espère que les travaux de ce webinaire nous aideront à voir le rôle indispensable des collectivités territoriales dans les préventions des conflits en Afrique », conclut le message de M. Léandre Nzué.

Monsieur Mohamed Boudra a tenu à féliciter CGLU Afrique de marquer de son empreinte cette célébration en sa qualité de « Président de la grande famille des collectivités territoriales du monde mais aussi en tant qu’africain. Cette journée est l’occasion de faire le bilan de la décentralisation. Je suis solidaire des collectivités du Niger, du Mali et du Burkina Faso qui ont subi récemment des attaques terroristes. Nous devons chaque jour convaincre nos gouvernements de l’importance de la réalisation de l’Agenda 2030 des nations Unies et de l’Agenda 2063 de l’UA. Il est évident que les collectivités territoriales jouent un rôle quotidien pour la résolution des différents types de conflits en produisant les services nécessaires aux populations et en pratiquant la politique de proximité : la lutte contre le racisme et la xénophobie, et la lutte contre l’exclusion sociale à l’encontre des immigrés», confie Monsieur Boudra, Président de CGLU.

Pour Monsieur Mohand Laenser, les collectivités territoriales sont les premières à souffrir des conflits. « Le sous-développement, la pauvreté, l’analphabétisme, et la marginalisation sont autant de problèmes qui favorisent les conflits. En tant que gestionnaires des collectivités territoriales, notre rôle est extrêmement important, et ce dans tous les domaines. Si le développement est présent, c’est 80% des causes de conflits qui sont éradiquées ».

Pour sa part, Monsieur Saâd Benmbarek, a souligné l’importance de prendre à bras-le-corps la situation des enfants de la rue. «On ne peut pas construire la paix avec 30 millions d’enfants qui se baladent dans les rues africaines. Ces enfants font parfois partie des rebelles. Dans ce sens, je souhaite saluer la Campagne des villes africaines sans enfant de rue lancée lors du Sommet Africités 8 à Marrakech en novembre 2018 par le REFELA (Réseau des Femmes Elues Locales d’Afrique) et ayant pour Marraine Son Altesse Royale la Princesse Lalla Meryem ».

Hommage à Feu Dr. Alioune Badiane

Les participant(e)s au webinaire ont observé une minute de silence à la mémoire de Dr. Alioune Badiane, ancien Directeur d’ONU-Habitat pour l’Afrique, décédé le 31 juillet dernier à Dakar. Dr. Alioune Badiane était l’un des défenseurs les plus influents du Nouvel Agenda Urbain en Afrique et appuyait la vision ainsi que toutes les causes de CGLU Afrique en tant que Conseiller spécial. Une commémoration en son honneur a été organisée le 4 août 2020 par ONU-Habitat. Une seconde commémoration est prévue le jeudi 13 août 2020 à 11:00 heures, heure de Rabat (GMT+1).

Rapport Introductif : “Promouvoir la résolution constructive des différends et des conflits en Afrique”

L’exposé introductif du webinaire a été présenté par Dr. Vasu Gounden, Fondateur et Directeur exécutif du Centre Africain pour la Résolution Constructive des Différends (ACCORD) qui a traité le thème : “Promouvoir la résolution constructive des différends et des conflits en Afrique”.

Lire la suite .

Appel à contribution au quatrième numéro de “La Voix du Manager Local Africain”

 

Dans le cadre des activités du Réseau Local Africa HRnet et de l’Observatoire des Ressources Humaines Locales en Afrique de CGLU Afrique, un appel à contribution pour le quatrième  numéro de “La Voix du Manager Local Africain” est lancé.

Le thème retenu pour ce numéro est : «Gérer les Ressources Humaines des Collectivités Territoriales en Afrique à l’ère de la Pandémie du Covid-19 et après: entre la fermeture et la continuité des Services publics Locaux, le Confinement et le Télétravail».

QUI PEUT CONTRIBUER ?                                    

Le bulletin est ouvert principalement aux contributions des Managers Territoriaux africains quels que soient leurs domaines d’activité ou leur filière professionnelle. Toutefois, dans un esprit d’ouverture sur l’environnement des Collectivités Territoriales Africaines et de Benchmarking, toute autre contribution ayant une valeur ajoutée, en termes de partage d’information, d’expériences réussies et de bonnes pratiques, sera la bienvenue. Les contributions sont attendues avant le 15 novembre 2020.

Plus de détails ici.

Célébration de la journée africaine de la décentralisation et du développement local 2020 : “La contribution des Collectivités Territoriales à la prévention des conflits et au maintien de la paix sur le Continent Africain”

 

Le 10 août 2020, CGLU Afrique organise un webinaire à l’occasion de la célébration de la journée africaine de décentralisation et du développement local (JAD). La rencontre se tiendra en ligne de 14h à 16h 30,  autour du thème retenu par l’Union Africaine pour l’édition 2020 : “La contribution des Collectivités Territoriales à  la prévention des conflits et au maintien de la paix sur le Continent Africain”.

Ce thème s’inspire de l’Agenda 2063 de l’Union Africaine et de la décision des chefs de l’État du continent qui ont proclamé 2020 année de «Faire taire les armes : créer les conditions propices au développement de l’Afrique ».

CGLU Afrique salue le choix de ce thème qui se justifie d’autant que les conflits et les guerres affectent en priorité les populations et communautés au niveau des territoires. Lorsque des conflits violents surviennent les victimes trouvent souvent leurs premiers secours auprès des populations ou des autorités locales. C’est souvent les autorités territoriales qui prennent en charge l’accueil des déplacés ou des migrants du fait de situations de conflits ouverts ou de guerres. Les collectivités territoriales sont donc en première ligne aussi bien pour la prévention des conflits que pour le traitement des situations post-conflits.

En tant qu’organisation faitière des collectivités territoriales du continent, CGLU Afrique compte apporter sa contribution au cours de ce webinaire en explorant les deux sous-thèmes retenus par l’Union Africaine :

Sous-thème 1 : «La participation des collectivités territoriales d’Afrique au système d’alerte précoce sur les conflits de l’Union Africaine».

Sous-thème 2 : « La contribution des collectivités territoriales d’Afrique à la reconstruction de la paix et de la concorde entre communautés en situation Post Conflits ».

Ainsi, le premier panel abordera la question cruciale de l’implication des autorités territoriales dans le système d’alerte précoce sur les conflits mis en place par l’Union Africaine. Les participants réfléchiront sur comment améliorer le système d’alerte  précoce grâce à l’apport des collectivités territoriales, notamment :

  • Comment articuler les différents niveaux de la gouvernance publique et appliquer le principe de subsidiarité dans la prévention et la gestion des conflits, et dans le traitement des situations post-conflits ?
  • Quelle place les autorités locales devraient revendiquer dans ce système ?

Le deuxième panel s’appuiera sur les nombreuses situations post-conflits rencontrées sur le continent pour échanger sur le rôle qu’y joue ou qu’aurait pu y jouer les autorités locales pour le retour à la paix et à la concorde. Les participants élaboreront des propositions en répondant aux questions suivantes :

  • Comment s’assurer que tous les acteurs concernés sont bien des parties prenantes des pourparlers pour le retour à la paix ?
  • Quels mécanismes mettre en place pour que le retour à la paix soit l’affaire tous ?
  • Quel rôle spécifique faire jouer aux femmes et aux jeunes pour consolider la paix et la concorde entre groupes et communautés ?
  • Quelles initiatives prendre au niveau des autorités locales pour que le retour des tensions puisse être évité au maximum ?

Les travaux seront présidés par M. Léandre Nzué, maire de Libreville (Gabon) et Président de CGLU Afrique en présence entre autres : des présidents des associations nationales des collectivités territoriales, des représentants de l’Union Africaine, des représentants d’organisations internationales et des universitaires.

Il est à noter que la journée africaine de la décentralisation et du développement local a été décrétée par l’Union Africaine en 2012 avec la première célébration.  Et depuis 2014, les Chefs d’Etats et de gouvernements africains ont adopté la Charte africaine des valeurs et principes de la Décentralisation, de la Gouvernance Locale et du Développement local. Cette charte reconnaît les Collectivités Territoriales comme des Partenaires privilégiés des Gouvernements nationaux dans la promotion du bien-être des populations.

Les médias sont invités à couvrir le webinaire (Par retour d’email pour s’enregistrer) ou en suivant la retransmission en direct sur la page Facebook de CGLU Afrique , lundi 10 août 2020 de 14 h à 16h30.

Pour de plus amples informations veuillez contacter :

Gaëlle Yomi : Tél : + 212 610 56 71 45

E-mail : gyomi@uclga.org

Les collectivités territoriales d’Afrique attristées par le décès de Dr. Alioune Badiane

 

 

L’Afrique locale pleure la mort d’un des défenseurs les plus influents du Nouvel Agenda Urbain en Afrique, le Dr Alioune Badiane. Au cours de la commémoration organisée par ONU-Habitat, qui s’est tenue le 4 août 2020, les membres de la fraternité internationale pour le développement se sont réunis pour célébrer la vie et les réalisations du Dr Alioune Badiane.

Lisez  l’hommage du Secrétaire Général de CGLU Afrique, M. Jean Pierre Elong Mbassi , ici.

Thème de la Journée Africaine de la Décentralisation et du Développement Local (JAD) 2020 : « La contribution des autorités locales à la prévention des conflits et au maintien de la paix sur le continent »

 

La Journée Africaine de la Décentralisation et du Développement Local (JAD) est célébrée le 10 août de chaque année. Pour 2020, l’Union Africaine a retenu le thème suivant : « La contribution des autorités locales à la prévention des conflits et au maintien de la paix sur le continent ».

Ce thème s’inspire de l’Agenda 2063 de l’Union Africaine et de la décision des chefs de l’État en proclamant 2020 année de « faire taire les armes : créer les conditions propices au développement de l’Afrique ».

Le département des affaires politiques de la commission de l’Union Africaine dans la note verbale d’information précise les sous-thèmes qui accompagnent la célébration de la JAD 2020.

“Sous-thème 1: «La participation des collectivités territoriales d’Afrique au système d’alerte précoce sur les conflits de l’Union Africaine».

Sous-thème 2: « La contribution des collectivités territoriales d’Afrique à la reconstruction de la paix et de la concorde entre communautés en situation Post Conflits ».

Comme chaque année, CGLU Afrique invite les collectivités territoriales du continent à marquer de leur emprunte cette célébration.

Consultez la note conceptuelle relative au thème et aux sous thèmes ici.  

2ème Réunion du Comité Afrique-Europe et du groupe de travail de CGLU Afrique, en appui a la rédaction de la « charte des collectivités territoriales pour l’égalité de genres en Afrique »

 

Le mardi 28 juillet 2020 s’est tenue la deuxième réunion du comité Afrique-Europe et du groupe de travail de CGLU Afrique, en appui à la rédaction de la « Charte des collectivités territoriales d’Afrique, pour l’égalité de genres ». Cette rencontre en ligne a été organisée par le Réseau des Femmes Elues Locales d’Afrique(REFELA) de CGLU Afrique en collaboration avec  CCRE/Platforma et CGLU, qui sont les autres parties prenantes du projet et signataires du Pacte de Marrakech, pour la promotion de l’égalité locale.

En effet, le projet de rédaction de la « Charte des collectivités territoriales d’Afrique, pour l’égalité de genres» s’inscrit dans la cadre de la mise en œuvre du « Pacte Europe-Afrique de Marrakech pour l’égalité locale », visant à coopérer pour avancer sur les questions de l’égalité entre les femmes et les hommes dans la vie locale en Afrique. Le Pacte a été adopté lors de la 8ème édition du Sommet Africités à Marrakech en novembre 2018.

Les travaux présidés par Mme Macoura Dao Coulibaly, Présidente du REFELA ont enregistré la participation d’une soixantaine de de membres et de participants/es de pays de l’Afrique, de l’Europe, y compris d’autre continents et pays comme le Pérou. Les allocutions d’ouverture ont été faites par M. Léandre Nzue, maire de Libreville du Gabon, Président de CGLU Afrique, Mme Thembisile Nkadimeng, Co-Présidente de CGLU, Mme Emilia Saïz, Secrétaire Générale  CGLU, M. Jean Pierre Elong Mbassi, Secrétaire Général de CGLU Afrique, M. Frédéric Vallier, Secrétaire Général de CCRE-PLatforma et M. Emil Broberg, Président de la Commission permanente pour l’égalité du CCRE.

Léandre Nzué, le président de CGLU Afrique, a insisté sur la nécessité de faire de cette charte un cadre de référence pour les Collectivités territoriales du continent ; sur cet «objectif fixé étant d’arriver à un texte définitif à soumettre aux élus locaux africains lors du prochain sommet Africités en novembre 2021 »… ; en encourageant la poursuite de ce partenariat entre les 3 organisations CGLU Afrique et son réseau, le REFELA, CCRE-Platforma et CGLU, pour faire aboutir ce projet de Charte.

Mme Thembisile Nkadimeng a souligné l’importance pour les collectivités territoriales du continent de se doter de cette charte. « Je suis convaincu que la Charte des collectivités territoriales pour l’égalité des genres en Afrique est aujourd’hui plus nécessaire que jamais,  si nous voulons adopter un cheminement vers une égalité des générations où le leadership des femmes n’est plus une exception mais la nouvelle norme. Le temps est venu d’assurer la pleine inclusion, la pleine participation des femmes et des jeunes filles à la politique et au tissu social des villes et des régions. L’égalité, et plus particulièrement l’égalité des sexes, doit être placée au cœur de tous les processus de développement afin de garantir que les décisions soient prises consciencieusement, sans oublier la moitié de la population mondiale lorsqu’il s’agit de prendre des décisions qui nous concernent tous », a-t-elle expliquée.  Lire la suite.

Évolution du processus de négociation entre les associations nationales de collectivités territoriales et la commission de l’Union Européenne  pour la programmation 2021-2027 

 

Depuis le mois de juin, CGLU Afrique fourni une assistance technique  à toutes les associations nationales de collectivités territoriales africaines dans le cadre du dialogue avec le gouvernement central et la délégation de l’UE au niveau des pays pour le prochain cycle de programmation de l’UE (2021-2027).

Une quarantaine de consultants est à pied d’œuvre auprès des associations nationales  afin de produire un document de référence qui permettra aux élus locaux  d’animer les séminaires nationaux pays et produire une feuille de route pour la programmation 2021-2027. Ces séminaires nationaux réuniront tous les membres de l’association nationale des collectivités territoriales pour les outiller en vue du rôle majeur qu’ils doivent jouer dans le processus de négociation.

Il faut noter que pour la première fois, les autorités locales vont participer dans ce processus en tant qu’acteur public aux côtés de l’Etat central qui était auparavant le seul acteur public associé à la définition des priorités de la coopération européenne.

Le document de référence élaborer par chaque consultant pays portera sur trois principaux points :

– La politique nationale de développement et les stratégies sectorielles prioritaires définis et/ou mis en œuvre par le gouvernement national et le niveau de participation des autorités locales à sa mise en œuvre (y compris pour les ODD et les CDN : Contributions Déterminés Nationales pour la mise en œuvre de l’accord de Paris sur le climat) ;

– La  mise en œuvre de la politique de décentralisation en indiquant le niveau d’implication des gouvernements locaux ;

– La mise en œuvre de la coopération de l’UE dans le pays, y compris le programme indicatif national (PIN) soutenu par l’Union Européenne, le Fonds de développement dans le cadre de l’accord de Cotonou UE-ACP et toute information fournissant une évaluation de l’implication des différents acteurs dans la définition, la mise en œuvre et le suivi des interventions définies par le PIN.

Le mois de juillet a permis aux différents consultants de présenter un compendium sur les trois points mentionnés ci-dessus et un rapport analytique, des documents qui devront figurer dans le document de référence finale. Le document de référence abordera également le renforcement de la participation des autorités locales à la politique de développement et de coopération, ainsi qu’une  feuille de route planifiant les actions des associations nationales des collectivités territoriales.

Par ailleurs, les associations nationales de collectivités territoriales ont déjà engagées des prises de contact avec les ministères, le parlement et ses commissions concernés et impliqués dans le processus de dialogue et les délégations de l’UE de leur pays respectif.

Le mois d’octobre 2020 marquera la fin de la phase de négociation du prochain cycle de programmation de l’UE (2021-2027).