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Décentralisation & Climat : Mission conjointe CGLU Afrique et CCT de l’UEMOA au Togo

Du 27 avril au 1er mai 2021, une mission conjointe de CGLU Afrique et du Conseil des Collectivités Territoriales de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (CCT/ UEMOA), a été effectuée à Lomé au Togo. La mission avait pour objectif de mobiliser les partenaires intervenant dans le domaine de la décentralisation, de l’action climatique et des collectivités territoriales au Togo en vue de leur contribution et participation au Forum sur le renforcement de la résilience et l’augmentation de l’ambition climatique des collectivités territoriales en Afrique prévu du 10 au 11 juin 2021 à Lomé. Ce Forum international est organisé en collaboration avec la Commission de l’UEMOA dans le cadre de la Convention des Maires pour l’Afrique subsaharienne (CoM SSA) qui appuie les collectivités territoriales à préparer des plans climat-énergie mais aussi à accéder à la finance climatique.

La délégation de CGLU Afrique était composée de Mme Macoura Dao, Maire de Foumbolo, Côte d’Ivoire, Présidente du Réseau des Femmes Élues Locales d’Afrique (REFELA), M. Jean Pierre Elong Mbassi, Secrétaire Général, CGLU Afrique, M. Mohamed Nbou, Directeur du Département Climat, Biodiversité et Systèmes Alimentaires, CGLU Afrique et Mme Nisrine Bennani, Assistante au Département Climat, Biodiversité et Systèmes Alimentaires, CGLU Afrique. L’équipe du CCT de l’UEMOA était composée de Mme Aminata Sy, Directrice de l’Aménagement du Territoire, Commission de l’UEMOA, M. El Hadj Malick Diop, Président de la Commission Économique et Financière, CCT/UEMOA, et M. Eric Talardia Kondia, Expert technique Principal, Programme de Coopération Transfrontalière Locale (PCTL), CCT/UEMOA.

Des  séances de travail se sont tenues avec son Excellence Monsieur Payadowa Boukpessi, Ministre d’Etat, Ministre de l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et du Développement des Territoires; Professeur Dodzi Komla Kokoroko, Ministre des Enseignements Primaire, Secondaire, Technique et de l’Artisanat, Président de l’Université de Lomé, Monsieur Edjeba Antoine Ministre Délégué auprès du Ministre d’Etat,  Ministre de l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et du Développement des Territoires ; Monsieur Kamal Alao Adjayi, Maire de la Commune Golfe 3 à Lomé , mais aussi  avec la délégation de l’Union Européenne, le PNUD Togo, la BOAD, la Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC), la Faîtière des Communes du Togo (FCT) et avec REFELA-Togo.  Deux conventions de partenariats ont été signées entre CGLU Afrique et l’Université de Lomé et entre CGLU Afrique et le BIDC.

Le Forum doit permettre aux collectivités territoriales de l’espace UEMOA de préparer leurs contributions à la Rencontre des Maires et Elus des Collectivités Territoriales prévue dans le cadre de la COP 26 qui va se tenir à Glasgow (Ecosse) en novembre 2021. Un des résultats que CGLU Afrique souhaite avoir à l’issue du Forum est la définition d’un programme Readiness pour l’accès des collectivités territoriales de l’espace UEMOA au Fonds Vert Climat, grâce à l’appui de son partenariat avec la BOAD qui est une entité accréditée au Fonds Vert Climat.

A l’endroit du Ministre de l’Administration Territoriale, le Secrétaire Général  de CGLU Afrique a plaidé afin que le Togo figure parmi les signataires de la Charte Africaine des Valeurs et Principes de la Décentralisation, de la Gouvernance Locale et du Développement Local adopté par les chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union Africaine lors de leur conférence tenue à Malabo, Guinée Equatoriale en juin 2014 et que la faîtière des Communes du Togo soit considérée comme une entité publique, et non pas une organisation non gouvernementale relevant de la loi sur les associations.

Rencontre avec la Délégation de l’Union Européenne

La séance de travail avec la Délégation de l’Union européenne a eu lieu le 28 avril 2021. Les échanges avec M. Joaquim Tasso Vilallonga, Ambassadeur Chef de Délégation de l’UE au Togo ont fait ressortir que les consultations conduites entre le gouvernement et les acteurs togolais et l’Union européenne ont abouti au choix de trois axes prioritaires pour la coopération européenne au Togo : 1. Le développement humain ; 2. L’agriculture et l’agro-business ; 3. La paix et la sécurité, dont la politique de la décentralisation constitue un élément essentiel. Par ailleurs trois programmes phares sont retenus pour le Togo dans le nouveau cycle 2021-2027 de la coopération européenne dans le cadre de l’Équipe Europe (Team Europe), à savoir : 1. La décentralisation : 2. Les énergies renouvelables ; 3. L’accompagnement des PME/PMI, notamment dans le domaine agricole et agroalimentaire. Les projets éligibles au programme de coopération européenne au Togo  seraient appréciés suivant trois marqueurs : a) un marqueur genre  (85% des projets proposés au financement de la coopération européenne seraient appréciés suivant leur impact sur les femmes) ; b) un marqueur changement climatique (au moins 50% des projets présentés au financement de la coopération européenne seraient appréciés suivant leur contribution à l’atténuation des émissions de gaz à effet de serre, et à l’adaptation au changement climatique) ;  c) un marqueur création d’emplois pour les jeunes de (au moins 50% des projets seront analysés suivant leur impact sur l’emploi créé ou maintenu pour les jeunes pour être éligibles au financement de la coopération européenne).

Les autres acteurs rencontrés, à savoir le PNUD, BOAD, BIDC, et Expertise France, ont exprimé leur volonté à prendre part au Forum sur le renforcement de la résilience et l’augmentation de l’ambition climatique des collectivités territoriales en Afrique prévu du 10 au 11 juin 2021 à Lomé.

La séance de travail avec la faîtière des Communes du Togo et REFELA-Togo s’est tenue le 29 avril 2021. Mme Yawa Kouigan, Maire de la Commune Ogou 1 d’Atakpame, Présidente de la FCT, était accompagnée par Mme Dede Akpedje Messan, Conseillère municipale dans la Commune Golfe 6 Baguida, Lomé, Présidente des Femmes Elues Locales du Togo et par M. Koumtchane Siangou, Secrétaire permanent de la FCT. La Présidente de la FCT a exprimé un grand intérêt à faire adhérer ses 117 membres à la Convention des Maires pour le Climat et l’Énergie en Afrique subsaharienne (CoM SSA).  La Présidente de REFELA a eu une séance particulière avec la Présidente de REFELA Afrique sur la stratégie de mise en œuvre des campagnes et du plan d’action de REFELA.

 

Signature d’une convention-cadre de Partenariat entre CGLU Afrique et l’Université de Lomé

Le 29 avril 2021 à l’Université de Lomé (UL) au Togo, le Professeur Dodzi Komla Kokoroko, président de l’UL et M. Jean Pierre Elong Mbassi, Secrétaire Général de CGLU Afrique ont procédé à la signature d’une convention-cadre de partenariat et de coopération entre CGLU Afrique et l’Université de Lomé. La convention sera mise en œuvre par le biais Centre d’excellence régional ville durable en Afrique (CERVIDA).

Dans son allocution, le Secrétaire Général de CGLU Afrique a expliqué que sans ressources humaines de qualité il n’y a point de développement durable. Le partenariat de CGLU Afrique avec l’Université de Lomé est signe de la reconnaissance de l’excellence des ressources humaines de cette université et explique pourquoi la faîtière continentale souhaite collaborer avec l’Université de Lomé pour accompagner les collectivités territoriales dans leur développement et l’exercice de leur mandat. La complexité des villes africaines appelle un regard nouveau et davantage porté par les acteurs desdites villes, notamment les jeunes ; ainsi qu’un effort d’innovations afin de proposer des paquets technologiques et les arrangements institutionnels et financiers adaptés au contexte des collectivités d’Afrique caractérisé par la croissance urbaine rapide et la modicité des moyens financiers et humains des collectivités publiques locales. Le défi est donc de taille. Mais il peut et doit être relevé. Et l’accord-cadre signé entre CGLU Afrique et l’Université de Lomé devrait contribuer à relever ce défi.

Dans son allocution conclusive à la cérémonie, le Président de l’Université a expliqué que la signature de la convention-cadre est à mettre en relation avec le Centre d’Excellence sur les Villes Durables de l’Université de Lomé. Il a insisté sur trois points d’accroche pour construire un partenariat agissant entre CGLU Afrique et l’Université de Lomé :

  1. Travailler au positionnement juridique des faitières des collectivités telles que le Faîtière des collectivités du Togo pour les reconnaître comme entité publique régie par le droit public ;
  2. Mobiliser les universitaires compétents et les jeunes étudiants en fin de cycle pour accompagner les collectivités territoriales dans l’exercice de leur mandat ;
  3. Promouvoir le renforcement des capacités des acteurs de la ville, et des espaces de collaboration entre ces derniers et les universitaires afin qu’ils se frottent aux réalités vécues concrètement au niveau de la gestion des territoires.

 

Renforcement des capacités de plus de 50 acteurs des collectivités territoriales en Economie Sociale et Solidaire (ESS)

Du 19 au 22 avril 2021, le GSEF (Forum Mondial de l’Economie Sociale) en partenariat avec CGLU Afrique par le biais de son Académie Africaine des Collectivités Territoriales (ALGA), ont organisés une formation de renforcement des capacités en Economie Sociale et Solidaire (ESS) à destination des élus locaux et organisations francophones.

La formation s’est déroulée en ligne sous le thème : « Une stratégie globale de co-construction des politiques publiques d’ESS pour une relance durable post COVID et un développement inclusif et durable des territoires ». Elle a permis d’outiller plus de 50 personnes issues de 15 Pays de 3 continents (Afrique, Europe et Asie). Ce fut 4 jours d’apprentissages et d’échanges enrichissants, de partage d’expériences et d’outils, de discussions passionnées, et de liens créés pour le développement de l’ESS dans les villes et territoires.

C’est en tout 4 ateliers, 4 Masters Classes, 2 séances d’échanges entre pairs et 3 visites de sites virtuels dont ont bénéficier les participants. Les participants ont apprécié la formation et sollicite le renouvellement de ce type de programme.

Pour M. Aboubakari SYLLA de la mairie d’Abobo, « Cette initiative a permis de nous frotter aux autres collectivités territoriales et aux autres acteurs que nous n’avions pas l’habitude de voir. En terme de coopération décentralisée ça nous ouvre des perspectives. Il est question pour nous de mettre en relation le coaching territorial et l’économie sociale et solidaire, parce que les réalités territoriales sont que les populations surtout en Afrique ont du mal à travailler en synergie avec les collectivités.  Dans la commune d’Abobo le coaching territorial nous a permis de rapprocher les populations ».

L’option d’établir une synergie avec le coaching territorial est également relevé par Madame Aminata Diop Samb, Directrice Générale du Fonds de Développement et de Solidarité Municipal (FODEM) de la ville de Dakar. « La formation nous a permis d’avoir une idée de tout ce qui tourne autour de l’écosystème de l’économie sociale et solidaire. Comme autre bonne pratique l’expérience du coaching territorial est a valoriser et serait bénéfique à associer dans le développement de l’ESS. La formation des entrepreneurs sociaux est aussi un levier à développer ».

La Secrétaire générale du GSEF, Mme Laurence Kwark et son homologue de CGLU Afrique, M. Jean Pierre Elong Mbassi ont pris l’engagement de mettre tout en œuvre pour offrir ce type de formation de manière régulière aux collectivités territoriales et leurs acteurs.

Dans son message de clôture Mme Kwark a lancé une invitation en direction du prochain forum mondial de l’ESS. « Nous avons été heureux d’organiser cette formation et vous remercions pour votre implication. Cette année le GSEF organise la 5e édition du Forum mondial de l’économie sociale et solidaire du 4 au 8 octobre 2021 à Mexico (Mexique) sous le thème : ‘Gouvernements locaux et économie sociale : co-création de voies pour une économie verte et inclusive’ ».

De son côté M. Elong Mbassi a souligné l’importance de l’ESS pour le continent africain. « Pour nous l’ESS est la réalité de l’économie africaine. Pratiquement 80% des acteurs de l’économie africaine travaille dans l’économie sociale et solidaire.  On reproche souvent à cette ESS d’être trop ensachée dans la société, mais cet ensachement est normal parce que lorsque vous supprimez cette ensachement-là vous vous éloigner de la société et vous considérez que cette économie est à part de la société.  L’ESS montre qu’il ne faut absolument pas cette déconnection et c’est tout à l’honneur du GSEF et tous les membres de l’ESS de porter haut ce drapeau.  La deuxième raison pour laquelle l’ESS est important pour nous, c’est que l’ESS est probablement une des meilleurs étapes d’initiation des jeunes qui passent du monde de l’éducation au monde de l’économie. Evidement ils peuvent tomber dans ce qu’on appelle l’informel. Le secteur informel ne donne pas d’emploi décent et ne fonde pas un espoir. Tout le contraire de l’ESS ».

 

L’ancienne maire de la capitale des Seychelles s’attaque au problème des enfants de la rue en Afrique

L’ancienne maire de Victoria, Jacqueline Moustache-Belle, a été nommée directrice du département Genre et Jeunesse (REFELA) de Cités et Gouvernements Locaux Unis Afrique. Le REFELA est le Réseau des Femmes Élues Locales d’Afrique créé en 2011 qui rassemble les femmes maires et élues locales du continent.  L’ancienne coprésidente de CGLU-Monde, qui était jusqu’à récemment chef du protocole présidentiel dans son île natale des Seychelles, commence son mandat le mois prochain.

Seychelles News Agency (SNA) s’est entretenue avec Mme Moustache-Belle à propos de sa nomination et de ses nouvelles responsabilités.

SNA : Tout d’abord, félicitations. Pouvez-vous nous expliquer en quoi consistera ce nouveau rôle ?

JMB : Je serai responsable de toutes les questions de genre et de jeunesse de CGLU Afrique sur le continent. En plus de mon rôle de directrice, j’aurai également une deuxième responsabilité qui est celle de secrétaire du REFELA, où je travaillerai directement avec le réseau pour coordonner toutes leurs activités sur le continent. Actuellement, CGLU Afrique a trois campagnes et en tant que directeur, ce sont les activités auxquelles je participerai.

La première est celle des villes africaines sans enfants vivant dans les rues, car nous pensons qu’aucun enfant, où que ce soit sur le continent, ne devrait être sans abri. La deuxième est celle des villes africaines à zéro tolérance face aux violences faites aux femmes. Le troisième est celle des villes africaines favorables à l’autonomisation économique des femmes. Ces trois objectifs sont d’égale importance, mais l’accent sera mis sur la campagne qui concerne les enfants des rues.

SNA : Ce sont trois campagnes ambitieuses. Qu’est-ce qui fait de vous la personne idéale pour ce poste ?

JMB : C’est un énorme défi, mais pas un défi impossible. Je ne vais pas le faire seule. Je travaillerai avec un groupe solide de femmes et vous savez qu’en tant que femme, notre instinct maternel est de protéger les enfants. Et dès que nous aurons mis en place le bon mécanisme et la bonne structure pour entreprendre cette campagne, je suis sûre que nous obtiendrons une réponse positive. Nous espérons que diverses organisations se manifesteront pour nous aider. Nous ne serons peut-être pas en mesure de les sortir tous de la rue, mais nous pourrons le faire pour la majorité d’entre eux. Il convient de noter que la marraine de cette campagne est la princesse Lalla Meryem du Maroc, qui défend les droits de l’enfant. Déjà avec l’implication de la famille royale marocaine, nous avons le soutien nécessaire pour faire de cette campagne un succès. Mon rôle est maintenant d’aller dans tous les pays africains et de parler à leurs gouvernements. Je leur exposerai notre plan et leur expliquerai pourquoi il est important de mener cette campagne, afin de les rallier à notre cause. Peut-être pourront-ils nous aider en nous fournissant des parcelles de terrain pour construire les maisons nécessaires aux enfants. Et bien sûr, il y a beaucoup de grandes entreprises et de riches particuliers sur le continent que nous espérons faire participer également. Une fois la construction terminée, nous nous concentrerons sur la formation de la main-d’œuvre – les employés de ces centres, les médecins, les psychologues, les psychiatres et tout le personnel qui gérera ces maisons et travaillera avec les enfants. Comme vous le savez, il existe de nombreuses raisons pour lesquelles ces enfants vivent dans la rue. Certains sont orphelins ou ont été maltraités par leurs parents, d’autres étaient membres de gangs ou enfants soldats. Nous avons donc besoin d’une équipe professionnelle forte pour travailler avec eux et leur donner une seconde chance.

 

SNA : Quel est le calendrier pour la mise en place de cette campagne ?

JMB : Il s’agira d’un projet continu, mais notre objectif initial est de sensibiliser au problème des enfants de la rue en Afrique dès que possible.

 

SNA : Vous venez d’un petit État insulaire et vous occupez un poste sur le continent. Comment avez-vous été choisi pour ce poste ?

JMB : Lorsque j’étais maire de Victoria, les Seychelles étaient représentées dans une ou deux associations internationales. Je me souviens qu’un de mes collaborateurs, Rassin Vannier, avait souligné l’importance d’assister à ces réunions et de veiller à ce que les Seychelles soient bien représentées, d’autant plus que mon prédécesseur était auparavant un membre exécutif et que nous devions assister aux réunions pour conserver notre position dans ces comités. Je me suis assuré d’être présente et j’ai fait entendre ma voix lors de ces réunions. J’ai ensuite été élu membre du comité exécutif de CGLU Afrique et j’ai travaillé aux côtés de maires de différentes régions du continent. Plus tard, les Seychelles se sont portées candidates au poste de président CGLU Afrique pour la région Afrique de l’Est. Nous avons fait beaucoup de lobbying et j’ai été élue vice-présidente pour l’Afrique de l’Est. Et par la suite, j’ai été la première femme maire à être élue coprésidente de CGLU-Monde aux côtés des villes de Guanzhou, Quito, Paris et le maire de Kazan en était le président. Le maire de Kazan en était le président. Cependant, en raison de l’agitation qui régnait dans son pays à l’époque, il ne pouvait pas assister à toutes les réunions et c’est donc moi qui le remplaçais la plupart du temps, ce qui m’a donné l’occasion de me mêler aux autres nationalités et de travailler avec elles. Et sans que je le sache, c’est au cours de ces sessions que j’étais observé et évalué.

SNA : Vous avez été évalué sur quoi exactement ?

JMB : Lorsque j’ai demandé quelles étaient les qualités recherchées, ils m’ont répondu les suivantes : intégrité, honnêteté, franchise et dignité. Dans les organisations où il y a beaucoup de lobbying, les gens peuvent être tentés de s’impliquer dans des pratiques de corruption. Cela n’a jamais été le cas pour moi. Je ne suis pas discriminatoire et je suis impartial. Je suis heureuse que le panel ait remarqué ces qualités chez moi, et j’ai été jugé et nommé sur cette base. En outre, il existe un certain niveau à partir duquel il n’est pas nécessaire de postuler pour le poste. C’est le poste qui vient vous chercher.

 

SNA : Vous allez prendre votre poste au début du mois prochain. Comment vous sentez-vous ?

JMB : Je suis prête à relever ce nouveau défi, mais je suis consciente qu’il s’agit d’une grande responsabilité. Je suis consciente du fait que je vais travailler avec des personnes originaires de 54 pays, aux origines, cultures, convictions politiques et religions diverses. J’ai voyagé dans beaucoup de ces pays, donc certains d’entre eux ne sont pas nouveaux pour moi. Je n’ai jamais été dans un endroit où je n’ai pas pu faire mon travail. Oui, certains pays sont plus faciles que d’autres. Mais ma philosophie dans la vie est que toutes les portes sont équipées d’un bouton, attendant d’être ouvertes et je peux ouvrir toutes les portes qui existent. De plus, la vie est un voyage et chacun d’entre eux vous mène à une destination différente avec une expérience différente. Je suis maintenant un enfant du monde travaillant pour mon continent. C’est un honneur et un privilège. Oui, c’est une tâche gigantesque, mais je n’y vais pas les mains vides. J’emporte avec moi la vaste expérience que j’ai acquise dans mon pays, qui a fait des progrès considérables dans les domaines du genre, de l’enfance et de la jeunesse. Je transmettrai ces connaissances et cette expertise au continent. Je suis donc fière des Seychelles.

Lire l’interview original en anglais ici.

ICLEI RISE Africa 2021 (24-28 mai)

 

 

 

ICLEI Africa organise le festival d’action RISE Africa 2021, en partenariat avec African Centre for Cities et Our Future Cities, du 24 au 28 mai 2021.

RISE Africa rassemble diverses personnes et organisations qui contribuent à un avenir urbain durable en Afrique. Le festival vise à célébrer nos villes à travers des sessions créatives, à approfondir les conversations en cours sur de multiples thèmes liés aux villes africaines, et à présenter et promouvoir les activités en cours qui transforment déjà nos villes. Le thème de cette année est NEXT URBAN CHAMPIONS*.

Plus d’infos ici.

Journée Mondiale de l’Eau: Webinaire sur la gouvernance de l’eau dans les villes africaines

 

 

Le 24 mars 2021, l’OCDE en partenariat avec CGLU Afrique, le Conseil mondial de l’eau et le Royaume du Maroc a organisé un webinaire sur la gouvernance de l’eau dans les villes africaines.

En tant que contribution au processus préparatoire du 9ème Forum mondial de l’eau (Dakar, mars 2022), cette session de haut niveau a permis de mettre en avant le rôle des maires et des responsables municipaux dans l’amélioration de la sécurité de l’eau en Afrique, en s’appuyant sur les preuves et les conseils fournis par deux nouveaux rapports de l’OCDE sur la gouvernance de l’eau dans les villes africaines et la gouvernance de l’eau au Cap, en Afrique du Sud. Ces rapports, lancés par le Secrétaire général de l’OCDE, ont été préparés dans le cadre du Programme de l’OCDE sur la sécurité de l’eau pour le développement durable en Afrique, élaboré dans le prolongement du Grand Prix mondial de l’eau du Roi Hassan II.

La session s’est terminée par le lancement d’une nouvelle table ronde OCDE/UCLG des maires africains pour la sécurité de l’eau afin de galvaniser l’action politique au niveau local pour de meilleures politiques de l’eau.

Retrouvez l’intégralité des échanges ci-dessous 

 

CGLU Afrique continu son appui aux Associations Nationales des Collectivités Territoriales dans le cadre de la négociation de la programmation 2021-2027 (NDICI) de la Coopération de l’Union Européenne

 

Au cours des mois de février et mars 2021, à travers des assemblées générales ou des réunions de bureau, les associations nationales des collectivités territoriales d’Afrique ont procédés à la validation de leur feuille de route pour prendre part aux négociations avec le gouvernement national et la délégation nationale de l’Union Européenne dans le cadre de la programmation 2021-2027 de l’UE dite NDICI.

Elles ont ainsi tenu leurs séminaires nationaux avec l’appui technique de CGLU Afrique. Cet appui a démarré au mois de mai 2020 avec la production de compendium, rapport analytique et une version provisoire de la feuille de route. En tout 14 séminaires nationaux de validation de feuille de route ont été tenu au cours du premier trimestre 2021 pour les pays suivants : Liberia, Tunisie, Sierra Leone, Mozambique, Congo, Gambie, Centrafrique, Guinée, Libye, Nigeria, Cameroun, Zambie, Cap Vert, Sénégal. 

Les rencontres ont permis d’identifier les trois domaines de financement prioritaires des associations nationales qui cadre avec  les 5 retenues par l’Union Européenne dans leur pays. Les cinq priorité de l’Union Européenne sont : 1. L’économie verte; 2.La digitalisation; 3. L’emploi et l’entreprenariat;  4. la migration; 5. La paix et la sécurité.  Elles doivent également choisir  les deux priorités qui s’alignent avec celles de l’initiative « Team Europe ». L’initiative « Team Europe » a été lancé par l’Union Européenne pour soutenir les pays partenaires dans la lutte contre la pandémie de la covid-19 et ses conséquences sur 3 points :  1. Répondre à la crise sanitaire immédiate et aux besoins humanitaires qui en découlent. Il s’agira notamment de soutenir les plans d’intervention de l’Organisation mondiale de la santé et des Nations unies, et de fournir une aide humanitaire dans les pays touchés ; 2. le renforcement des systèmes de santé, d’eau et d’assainissement, ainsi que des capacités et de la préparation des pays partenaires à faire face à la pandémie ; et 3. Atténuer les conséquences sociales et économiques immédiates, y compris le soutien au secteur privé en mettant l’accent sur les petites et moyennes entreprises, et les réformes gouvernementales visant à réduire la pauvreté.

Tout au long du processus, les associations nationales de collectivités territoriales ont pris attache et impliqué les délégations de l’Union Européenne de leur pays notamment grâce aux consultants locaux mis à leur disposition par CGLU Afrique.

En tout 43 compendium, 41 rapports analytiques, et 34 feuilles de routes ont été produit et mis à disposition des associations nationales de collectivités territoriales pour les permettre de mener à bien les négociations et faire entendre les priorités de leur population.

Les financements mis à disposition dans la nouvelle programmation de la Commission de l’Union Européenne pour la période (2021-2027) s’élèvent à 32 milliards d’euros. Celui du dispositif « Team Europe » s’élève à plus de 20 milliards d’euros.

Les documents produits par pays sont disponibles via le tableau ci –dessous

Pays Compendium Rapport analytique Feuille de route
1 Afrique du Sud Lien Lien Lien
2 Algérie x x x
3 Angola x x x
4 Bénin Lien Lien Lien
5 Botswana Lien Lien Lien
6 Burkina Faso Lien Lien Lien
7 Burundi Lien Lien Lien
8 Cameroun Lien Lien Lien
9 Cap-Vert Lien Lien Lien
10 République centrafricaine Lien Lien Lien
11 Comores Lien Lien x
12 République du Congo Lien Lien Lien
13 République démocratique du Congo Lien Lien x
14 Côte d’Ivoire Lien Lien Lien
15 Djibouti Lien Lien Lien
16 Égypte x x x
17 Érythrée x x x
18 Eswatini Lien Lien Lien
19 Éthiopie Lien Lien Lien
20 Gabon x x x
21 Gambie Lien Lien Lien
22 Ghana Lien Lien Lien
23 Guinée Lien Lien Lien
24 Guinée-Bissau x x x
25 Guinée équatoriale x x x
26 Kenya Lien Lien Lien
27 Lesotho Lien Lien Lien
28 Liberia Lien Lien x
29 Libye Lien Lien Lien
30 Madagascar Lien Lien Lien
31 Malawi Lien Lien Lien
32 Mali Lien Lien Lien
33 Maroc Lien x x
34 Maurice Lien x x
35 Mauritanie Lien Lien x
36 Mozambique Lien Lien Lien
37 Namibie Lien Lien Lien
38 Niger Lien Lien Lien
39 Nigeria Lien Lien Lien
40 Rwanda Lien Lien Lien
41 São Tomé-et-Principe x x x
42 Sénégal Lien Lien Lien
43 Seychelles Lien Lien Lien
44 Sierra Leone Lien Lien x
45 Somalie x x x
46 Soudan x x x
47 Soudan du Sud x x x
48 Tanzanie Lien Lien Lien
49 Tchad Lien Lien Lien
50 Togo Lien Lien x
51 Tunisie Lien Lien Lien
52 Ouganda Lien Lien Lien
53 Zambie Lien Lien Lien
54 Zimbabwe Lien Lien Lien
Total 54 43 41 34

 

 

Célébration des 10 ans d’existence du réseau des Femmes Élues Locales D’Afrique (REFELA): bilan encourageant pour les pionnières de l’action égalitaire (COMMUNIQUE DE PRESSE)

Le 11 mars 2021, le Réseau des Femmes Elues Locales d’Afrique (REFELA) qui constitue la commission permanente de l’égalité de genres de CGLU Afrique, a organisé un webinaire à l’occasion de la célébration de ses 10 ans d’existence. La rencontre s’est tenue sous le thème : « Le REFELA, un Réseau, une Vision et un Agenda au service de la promotion du Leadership féminin et de l’égalité de genres en Afrique locale ».

Une centaine de participants ont pris part aux travaux dont l’ouverture officielle a été ponctuée par les allocutions de Mme Macoura DAO COULIBALY, maire de Foumbolo (Côte d’Ivoire), Présidente du REFELA, M. Eugène MBA, Président de CGLU Afrique (discours lu par Mme Annie Chrystel LIMBOURG IWENGA, Deuxième Adjointe au Maire de Libreville), M. Khalid SAFIR, Wali de la DGCT du Ministère de l’Intérieur du Maroc, et M. Jean Pierre ELONG MBASSI, Secrétaire Général de CGLU Afrique. La séance a été modérée par Mme Rahmatouca SOW, Conseillère aux Relations Internationales et Affaires Politiques de CGLU Afrique.

Mme Dao a salué les actions menées par ses prédécesseurs à la tête du REFELA depuis la création du réseau en 2011 dans le cadre du premier Forum des femmes élues locales d’Afrique tenu à Tanger (Maroc). « Aujourd’hui, le réseau compte 30 chapitres-pays sur continent, soit 55% de couverture des pays d’Afrique. La promotion du leadership féminin dans les territoires et dans les régions n’est pas encore très ancrée : il nous faut travailler davantage pour amener les filles et les femmes à s’intéresser aux préoccupations de leurs sœurs dans les territoires ».

Pour sa part, M. Eugène Mba s’est réjoui du fait que sa première sortie officielle en tant que président de CLGU Afrique soit pour célébrer l’égalité Femmes/Hommes au sein des collectivités territoriales. « Le dynamisme du REFELA a surpris plus d’un et constitue un motif de fierté pour les maires africains. CGLU Afrique s’est engagée à promouvoir les femmes dans ses organes de gouvernance. Le comité exécutif de CGLU Afrique qui est l’organe politique de l’organisation compte désormais 30% de femmes. Je compte lancer une dynamique visant à atteindre la parité et l’égalité au sein du comité exécutif de CGLU Afrique au cours des prochains mandats de gouvernance de notre organisation. C’est le lieu de remercier le REFELA d’avoir permis par ses campagnes d’alerter et sensibiliser nos dirigeants et nos populations sur les maux de nos sociétés qui freinent notre dignité. Nos remerciements vont à l’endroit de Son Altesse Royale la Princesse Lalla Meryem du Maroc pour avoir accepté d’être la marraine de la campagne « Villes africaines sans enfants en situation de rue », et nos remerciements vont aussi à l’endroit du Royaume du Maroc qui soutient le REFELA depuis le début ».

M. Khalid Safir s’est réjoui du fait que le Maroc a constitué le berceau du REFELA qui a vu le jour à Tanger en mars 2011. « En cette journée commémorative de la création du REFELA, le réseau s’est avéré un catalyseur pour la femme élue locale en Afrique et un espace d’échange entre femmes élues à tous les niveaux. Depuis la création du REFELA, le Maroc n’a cessé d’appuyer votre réseau et continuera de le faire, convaincu que la femme élue africaine est une force pour notre continent. Avec l’adoption de la Constitution de 2011, le Maroc a institué la parité comme objectif à atteindre dans toutes les politiques publiques. Mon pays restera toujours à vos côtés car ses acquis seront les vôtres ».

M. Elong Mbassi a exprimé son émotion de participer à la célébration du 10ème anniversaire du REFELA. « Je me rappelle ces 4 journées passées à Tanger du 8 au 11 mars 2011, avec les femmes élues d’Afrique déterminées à faire entendre leur voix. J’adresse mes remerciements au Royaume du Maroc pour son soutien précieux ».

La célébration s’est déroulée autour de 4 axes d’intervention :

– Un rappel historique de la naissance du REFELA ponctué par une présentation assurée par Dr Najat ZARROUK, Directrice de l’Académie Africaine des Collectivités Territoriales (ALGA) de CGLU Afrique, et les témoignages des 4 premières présidentes du Réseau : Mme Milouda HAZIB, Vice-Présidente du Conseil Régional Marrakech-Safi (Maroc), Ancienne Présidente du REFELA (2011), Mme Maria Helena LANGA, Maire de Mandlakazi (Mozambique), ancienne présidente du REFELA (2012), Mme Fatimetou MINT ABDEL MALIK, Présidente de la région de Nouakchott (Mauritanie), ancienne présidente du REFELA (2012-2015), et Mme Célestine KETCHA COURTÈS, Ministre de l’Habitat et du Développement Urbain (Cameroun), ancienne présidente du REFELA (2015-2019). Les échanges ont été modéré par Mme Jacqueline MOUSTACHE BELLE, prochaine Directrice du département Genre et Jeunesse de CGLU Afrique.

– Le deuxième axe portait sur la génération égalité et a vu les interventions de : Mme Leila RHIWI, Représentante de l’ONU Femmes pour le Maghreb (représentée par Mme Sacha BELLE-CLOT), Mme Emilia SAIZ, Secrétaire générale de CGLU Monde, et M. Frédéric VALLIER, Secrétaire Général du Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE).

– Le troisième axe a enregistré le témoignage de soutien de la ville de Rabat et de son maire, M. Mohammed SADIKI, aux campagnes du REFELA.

– Le quatrième axe a donné lieu à une table ronde avec les vice-présidentes du REFELA : Mme Fatna EL-K’HIEL (Vice-présidente du REFELA pour la région Afrique du Nord), Mme EYIDI née EBODIAM TCHOUMBI Yvonne (Vice-présidente du REFELA pour la région Afrique Centrale), et Mme RATSIMBAZAFY Sahondramalala Esther (Vice-présidente du REFELA pour la région Afrique de l’Est). Ce segment de la rencontre a été modéré par Dr. François Paul YATTA, Directeur des Programmes de CGLU Afrique.

Les échanges ont permis de faire le bilan des réalisations du réseau, de débattre des défis qui restent à relever, et d’évoquer les perspectives d’avenir en matière d’actions et de coopération.

A l’heure du bilan, après 10 ans, le REFELA a parcouru du chemin et compte à son actif :

– La reconnaissance du Réseau au niveau international ;

– Le rayonnement du réseau sur le continent avec une couverture à 55% via les 30 chapitres nationaux du REFELA ;

– La mise en œuvre des trois campagnes du REFELA (en 2018, Campagne des Villes Africaines sans enfants en situation de rue (54 adhésions), en 2019, Campagne des Villes Africaines à zéro tolérance face aux violences faites aux femmes (22 adhésions) et en 2020, Campagne des villes Africaines favorables à l’autonomisation économique des Femmes (+80 adhésions) ;

– La Signature de Partenariat avec l’Observatoire National des Droits de l’Enfant du Royaume du Maroc dans le cadre de la mise œuvre de la « Campagne des Villes Africaines sans Enfants en Situation de Rue » (2018) ;

– La Signature du Pacte Afrique-Europe pour l’égalité locale entre le REFELA-CGLU Afrique, CGLU et CCRE (2018) ;

– La signature du Mémorandum d’entente entre REFELA-CGLU Afrique et FAMSI pour la mise œuvre de la « Campagne des villes africaines favorable à l’autonomisation économique des femmes » (2020) ;

– La mise en place des mécanismes de gouvernance pour la mise en œuvre du Pacte Afrique-Europe (2019 : mise en place du Comité Afrique-Europe en appui à la rédaction de la « Charte des Collectivités territoriales pour l’égalité de genres en Afrique » (organe politique, composé d’élus africains et européens) ;

– La réalisation d’une Consultation en ligne (2019) et Elaboration d’un Rapport analytique sur les résultats de la consultation en ligne (2020) ;

– L’organisation des formations de renforcement à l’endroit des femmes élues locales ;

– Le REFELA a contribué à la création d’une Section Genre au sein de CGLU Monde ;

– La contribution du REFELA au parcours des femmes élues locales visant à occuper des fonctions ministérielles, à l’instar de Mme Rose Christiane Ossouka Raponda (ancienne Maire de Libreville, ancienne Présidente de CGLU Afrique , actuelle Premier ministre du Gabon), Mme Célestine Ketcha Courtès (ancienne Présidente du REFELA, actuelle Ministre de l’Habitat et du Développement urbain (Cameroun), et Mme Jacqueline Moustache Belle (Ancienne Maire de Victoria, Chef du protocole du Président de la République des Seychelles).

Message des anciennes présidentes

Dans leurs prises de parole, les anciennes présidentes du REFELA se sont félicitées des avancées réalisées par le réseau tout en insistant sur le fait que la bataille pour l’égalité n’est pas encore gagnée. « Le REFELA a été un réseau pour booster le développement économique local. Après 10 ans, nous devons être fières de toutes les réalisations. Néanmoins, le chemin à parcourir reste long et le plaidoyer doit continuer. C’est notamment le cas pour la présence de plus des femmes sur les listes électorales en Afrique. La gestion de ces listes reste à améliorer afin de mieux préparer le chemin aux femmes pour qu’elles se présentent à égalité avec les hommes », Mme Milouda Hazib.

« Nous avons fait en sorte que les associations nationales de collectivités territoriales admettent le REFELA comme commission permanente pour la question du genre. Il faut continuer à promouvoir l’auto-estime des femmes », Mme Maria Helena Langa, du Mozambique.

« Nous avons pu mettre en place le premier réseau des femmes élues locales au Monde. Cela constitue un motif de fierté pour nous en tant que femme africaine. Nous avons fait le tour du monde et remis la clé du REFELA aux personnalités comme Ban Ki Moon (SG des Nations Unies 2007-2016). Nous devons appuyer de façon constante et consistante les femmes, particulièrement en cette période de Covid-19. Nous devons faire un grand plaidoyer auprès des pays pour revoir les lois électorales, et assurer des sessions de formation car les maires changent après les élections. Il faut des formations continues en faveur des femmes élues», a déclaré Mme Fatimetou Mint Abdel Malik, de Mauritanie.

« Les maires sont les médecins des populations. Nous avons eu plus de 700 femmes maires lors de la création du REFELA. Le REFELA a produit des femmes ministres, des conseillères des chefs d’Etat, une Première ministre, mais avons-nous réussi à faire une planète 50/50 au niveau local ? La réponse est non. A titre d’exemple, le Cameroun compte 40 femmes maires sur 374. 40 FEMMES sur 374 Maires. En cette période de pandémie nous devons davantage mobiliser les femmes dans lutte contre le Covid-19 », a déclaré Mme Célestine Ketcha Courtès, du Cameroun.

Dans la poursuite de ce combat pour l’atteinte de la parité, le REFELA peut compter sur le soutien de ses partenaires, dont CGLU et le CCRE.

« Félicitations au REFELA pour ses 10 ans, Nous allons les célébrer au niveau mondial le 17 mars 2021. Notre mouvement est mû par l’égalité. CGLU est désormais co-président de la Coalition Egalité avec ONU-Femmes. CGLU fera en sorte que vos revendications en Afrique soient entendues. Nous sommes reconnaissants pour le fait que le REFELA ait porté la question des enfants de la rue au niveau mondial. Nous reconnaissons les succès et n’oublions pas que le combat continue. L’égalité doit rester au cœur de notre mouvement », a déclaré Mme Emilia Saiz, Secrétaire générale de CGLU Monde.

« L’égalité est un combat qui doit être mené par des personnalités fortes et c’est ce qui a poussé ce mouvement. Il est difficile de mener un combat politique en tant que femme. Je crois que vous pouvez être fières de ce qui a été fait au cours de ces 10 dernières années. Nous sommes partenaires du REFELA depuis le début au CCRE. Le travail d’élaboration de la Charte des Collectivités territoriales pour l’égalité de genres en Afrique se poursuit. Le CCRE avec l’aide de Platforma va financer la finalisation de la Charte. C’est une charte africaine qui doit être écrite et élaborée par les Africaines et pour les Africaines. L’égalité n’est pas seulement une affaire de femmes. Il faut mobiliser tous ceux qui croient en l’égalité et les convaincre », a indiqué M. Frédéric Vallier, Secrétaire Général de CCRE.

Dans son mot de clôture, le Secrétaire Général de CLGU Afrique, M. Jean Pierre Elong Mbassi, a déclaré : « Trois mots semblent résumer parfaitement mon ressenti à l’issue des échanges marquant la commémoration du 10eme anniversaire de la création du REFELA le 11 mars 2011 à Tanger au Maroc : enthousiasme, engagement et empathie. Enthousiasme d’abord, et fierté des membres du REFELA de revendiquer leur appartenance à une véritable famille, mue par un élan commun, celui de promouvoir l’égale dignité entre hommes et femmes et l’égal accès aux droits, aux responsabilités. Engagement ensuite des membres du REFELA à continuer à consolider leur réseau à travers la mise en place des chapitres nationaux et le plaidoyer opiniâtre en faveur de l’égalité hommes/femmes, qui va être marqué par l’adoption de la Charte des collectivités territoriales d’Afrique pour l’égalité des genres lors du Sommet Africités prévu du 26 au 30 avril 2022 à Kisumu au Kenya; mais engagement aussi du gouvernement du Maroc à continuer à soutenir le REFELA dans son combat juste pour l’égalité, qui correspond parfaitement aux orientations de Sa Majesté le Roi Mohammed VI du Maroc en faveur de l’égalité hommes/femmes. Empathie enfin, vis-à-vis des enfants vivant dans la rue pour que cessent ces situations indignes des sociétés de nos villes et territoires ; vis-à-vis des femmes et filles victimes de violences pour que ces pratiques ne soient plus tolérées dans nos villes et territoires ; vis-à-vis des femmes discriminées économiquement et socialement pour qu’elles jouissent enfin de l’égalité des droits et de leur émancipation grâce à l’action de nos villes et territoires. Les trois campagnes lancées par le REFELA, des Villes africaines sans enfants en situation de rue ; des Villes africaines à zéro tolérance face aux violences faites aux femmes et aux filles ; et des Villes africaines favorables à l’émancipation économique des femmes, manifestent le souci du REFELA à trouver des réponses aux maux de nos sociétés, et à rejoindre dans l’action tous ceux qui participent à la coalition pour la Génération Égalité promue par les Nations Unies, et spécifiquement ONU-Femmes ».

Pour de plus amples informations, veuillez contacter :

Gaëlle Yomi : Tél : + 212 610 56 71 45
e-mail : gyomi@uclga.org
Visitez le site de CGLU Afrique : www.uclga.org

Signature d’une Convention de Partenariat entre CGLU Afrique et la société de Développement Local « ASWAK GUISSER » (COMMUNIQUE DE PRESSE)

Le vendredi 12 mars 2021 à Rabat (Maroc), l’organisation panafricaine des Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) et La Société de Développement Local « Aswak Guisser », ont signé une convention de partenariat, au siège de CGLU Afrique.

La convention a été signée par M. Jean Pierre Elong Mbassi, secrétaire général de CGLU Afrique et M. DAOUDI Mohamed Yassine, président de la communauté de Guisser, président du conseil d’administration de Aswak Guisser.

Ce partenariat a pour objectif d’expérimenter et partager les outils et méthodes du Coaching Territorial à travers l’appui de la mission de la Société de Développement Local « ASWAK GUISSER », notamment dans la mise en œuvre des Objectifs de Développement Durable (ODD).

A noter également qu’une délégation de CGLU Afrique et ses partenaires se sont rendus dans la Commune de Guisser le 5 février 2021 pour affiner les caractéristiques du projet et ses activités y afférant au travers d’une visite de travail.

Vidéo de la visite ici

M. Daoudi a exprimé toute sa satisfaction de conclure ce partenariat. « Il s’agit d’un projet novateur qui consiste à transformer le marché hebdomadaire du vendredi en un pôle socio-économique qui intègre tous les métiers. A travers ce partenariat nous bénéficions du rôle majeur de CGLU Afrique avec son expérience au niveau du coaching territorial qui va permettre aux bénéficiaires de pouvoir être coachés, de travailler avec des nouvelles méthodes et d’améliorer leur rendement. Nous sommes convaincus que ce projet va avoir un impact direct sur les populations ».

Pour sa part M. Elong Mbassi, a émis le souhait de voir le projet présenté lors du prochaine Sommet Africités 9 prévu du 26 au 30 Avril 2022 à Kisumu au Kenya. « Nous pensons que c’est un exemple à partager et nous souhaitons que cet exemple ait un retentissement dans les autres régions d’Afrique. Nous souhaitons que l’exemple de Guisser soit un exemple phare a présenté pour le développement des pôles ruraux lors du sommet Africités 2022. Le plus clair des populations d’Afrique vivent dans les villes, mais elles vivent surtout dans les petites villes et les villes intermédiaires. Un exemple comme celui de Guisser montre comment on peut donner des opportunités sur place à ces populations, au lieu de leur donner comme horizon de migrer vers Casablanca pour ne pas y trouver du travail ».

Le partenariat s’articule autour des 4 axes suivants :

• Former et animer une équipe locale composée de 1 à 2 fonctionnaires de la Commune de Guisser ainsi que 15 à 20 jeunes animateurs en Coaching Territorial supervisés par un Coach Territorial certifié ;

• Des Sociogrammes Territoriaux par thématique permettant aux partenaires de la SDL de mieux appréhender les différentes parties prenantes : leurs attentes, leurs potentiels et les facteurs de blocage ;

• Renforcer les partie prenantes (élus, société civile, les instances de la Parité, l’Egalité des chances et l’Approche Genre, OSC, Ressources Humaines…) dans les domaines relevant du Coaching Territorial (postures, prise de parole, gestion du stress, confiance en soi, gouvernance, digital, etc.) ;

• Appuyer la SDL « ASWAK GUISSER » à structurer les initiatives locales (économies circulaires, l’intégration de l’emploi informel, l’augmentation de l’assiette fiscale de la commune, le déploiement du digital) liées à la mise en œuvre des ODD.

Le président du conseil d’administration de Aswak Guisser était accompagné de M. Mhahmed Lkaihal, Directeur Général chargé du Développement Stratégique et des Partenariats de la SDL « ASWAK GUISSER ».

A également pris part à la cérémonie pour le compte de CGLU Afrique, M. Gautier Brygo, Directeur du programme coaching territorial et représentant de l’ONG Belge Echos Communication au Maroc.

Pour de plus amples informations veuillez contacter :

Gaëlle Yomi : Tél : + 212 610 56 71 45 e-mail : gyomi@uclga.org

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Atelier des interventions de réponse et de reprise post-COVID-19 pour les migrants, Ville de Rabat

Après la ville d’Oujda en janvier dernier, c’était autour de la ville de Rabat de prendre part à l’atelier sur les interventions de réponse et de reprise post-COVID-19 pour les migrants, tenu le 12 février 2021 sous forme de webinaire. L’atelier organisé par CGLU Afrique en partenariat avec l’OIM et la ville de Rabat, entre dans le cadre du Projet « Vers une gouvernance migratoire partagée », qui est financé par la Mairie de Madrid. Le maire de Rabat, M. Mohamed Sadiki a procédé à l’ouverture des travaux en présence de : Mme Ana Fonseca, Cheffe de Mission de l’OIM au Maroc, M. Ahmed SKIM, Directeur des Affaires de la Migration au Ministère des Marocains résidents à l’étranger et des Affaires de la Migration, et M. François Yatta, Représentant le Secrétaire Général de CGLU Afrique, M. Jean Pierre Elong Mbassi. Une centaine de personnes ont pris part à la rencontre, dont une dizaine de présidents et secrétaires généraux d’associations de migrants.

L’implication des différents acteurs autour de la gestion de la question migratoire à l’ère COVID et Post-COVID souligne l’importance des collectivités territoriales dans la gouvernance migratoire selon Mme Ana Francesca, cheffe de Mission de l’OIM Maroc. « Ce projet nous donne une opportunité de nous réunir pour assurer la bonne gouvernance de la migration au niveau local. Le but est de protéger les migrants vulnérables. Le projet répond aux objectifs du Pacte mondial pour la migration et aux ODD. Sur ces deux volets, les collectivités territoriales jouent un rôle clé. Le programme vise à dynamiser tous ces liens dans l’interaction de ces acteurs au Maroc. Et cela avec une perspective de coopération Sud-Sud, Sud-Nord avec la ville de Madrid », a-t-elle expliqué.

La deuxième partie du webinaire a été consacrée au partage d’expériences sur les réponses données à la population migrante de la ville de Rabat durant la pandémie. Ces actions ont notamment été menées par la ville de Rabat, l’OIM, le HCR, la Fondation Orient Occident, etc.

Il est à noter la création d’une application digitale pour aider les bénéficiaires à enregistrer leurs demandes. Il convient de souligner en outre que les réfugiés ont bénéficié de l’aide financière du HCR, la diffusion des matériels de sensibilisation pour faire face au COVID, le lancement de caravane psychologique, la mise en place d’un numéro vert ouvert à tous les migrants, le lancement de la Webradio (LiveRadio) pour sensibiliser et accompagner les migrants et demandeurs d’asile, la mise en place d’une cellule SOS Migrants, la distribution de paniers alimentaires et de recharges téléphoniques, la fabrication de masques sanitaires, le développement d’une plateforme de formation en ligne, etc.

Les actions sur le terrain se sont heurtées aux défis majeur de la crainte de certains migrants, de demander de l’aide et d’être arrêtés ou expulsés. En outre, plusieurs ne bénéficient pas du régime marocain d’aide médicale aux plus démunis (le “RAMED”), ont souligné les associations présentes.

Les associations demandent notamment :

  • Une sensibilisation des migrants à leurs droits fondamentaux ;
  • Un plaidoyer pour un financement local des associations d’aide aux migrants.

M. François YATTA, Directeur des programmes de CGLU Afrique, au nom du Secrétaire Général a remercié l’OIM, la Ville de Rabat, la Ville de Madrid, et les “associations locales de migrants qui font un travail de fourmi sur le terrain“.  Il a saisi l’occasion pour remercier le Royaume du Maroc pour la « mise en place de l’Observatoire africain des Migrations qui est un outil efficace pour gérer le phénomène de la migration. La valeur ajoutée de cet observatoire sera de mettre en place un processus de collecte d’informations multi-niveaux ».

Retrouvez l’intégralité du webinaire ci-dessous