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Avis de Recrutement : Staff de l’Académie Africaine des Collectivités Territoriales (ALGA)

 

 

CGLU Afrique  lance un appel à candidature pour rejoindre le staff de son’Académie Africaine des Collectivités Territoriales (ALGA).

Les deux postes à pourvoir sont:

  • Chef du Pôle Accréditation, Labellisation et Assurance Qualité
  • Chef du Pôle Observatoire des Ressources Humaines des Collectivités Territoriales en Afrique 

Pour avoir toutes les informations nécessaires pour postuler à l’un des postes proposés : le profil demandé, les missions, les tâches, les compétences requises, … les candidat(e)s intéressé(e)s sont invités à cliquer sur le document ici et le lire attentivement.

Le dossier de candidature pour chacun des postes devra obligatoirement inclure :

-Une lettre de motivation indiquant les raisons pour lesquelles le/la postulante estime
qu’il/elle est le/la meilleur(e) candidat(e) pour le poste publié et faisant état de ses
prétentions salariales ;
-Un Curriculum vitae détaillé ;
-Des copies certifiées conformes des diplômes et certificats de travail ;
– Les références professionnelles ;
-Une photo d’identité.
Un/une candidat(e) ne peut postuler à plus d’un seul poste.

Les demandes doivent être adressées au : Secrétaire Général de Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU-Afrique) avant le 31 mars 2020 aux adresses e-mail suivantes : info@uclga.org & najat_zarrouk@yahoo.fr ou l’adresse postale suivante : Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU-Afrique), 22 Rue Essaadyine, Quartier Hassan, Code Postal 10020 Rabat, Maroc, en vous priant de bien vouloir spécifier en objet « Recrutement du Staff ALGA ».

CULTURE –  L’AVENIR DURABLE DE L’AFRIQUE

 

 

 

Lors du 10eme  Forum urbain mondial à Abu Dhabi, du 8 au 13 février, le thème « Connecter la culture et l’innovation » a été au centre des sessions de CGLU Afrique qui ont fait le point sur les approches et pratiques innovantes émergentes qui mettent à profit la culture et l’innovation en tant que moteurs du développement durable. La culture fournit les liens entre l’urbanisation, l’innovation et la fierté comme base pour réaliser des villes inclusives, sûres et résilientes. A cette fin, des événements parallèles de CGLU Afrique ont été organisés pour explorer la manière dont   le riche patrimoine culturel de l’Afrique se prête spécifiquement au développement durable des villes africaines.

Ce que la Culture signifie pour le développement durable de l’Afrique.

L’un des plus récents projets de CGLU Afrique, les «Capitales africaines de la culture», consolide la culture en tant que quatrième pilier du développement durable des villes et territoires africains. “La culture est au début et à la fin de tout développement”, a déclaré le poète-président Léopold Sedar Senghor. Des villes de Rabat en Afrique du Nord à Maputo en Afrique australe, l’urbanisation rapide a un impact sur le développement de la ville, créant de nombreux défis, mais aussi de nouvelles opportunités. Le programme réunira des villes africaines, qui abritent une richesse et une diversité culturelles incommensurables, afin de partager les meilleures pratiques quant à la manière dont cette richesse et cette expression culturelles peuvent contribuer au développement des villes et de leurs populations.

Lire la suite ici.

Déclaration de Cotonou

Forum des Elus Communaux et Présidents d’APL
Associations de Pouvoirs Locaux, Villes et Territoires, acteurs incontournables de la mise en œuvre de l’Agenda international sur le Climat
Cotonou, Bénin, 27-28 février 2020

Nous, Présidents d’Associations Nationales des Gouvernements locaux et régionaux d’Afrique réunis les 27 et 28 février 2020 à Cotonou en vue de la structuration de la coopération entre collectivités dans le cadre de la mise en œuvre des contributions déterminées au niveau national pour la réalisation de l’Accord de Paris.
Conscients de l’urgence de l’action climatique aux niveaux local, national et mondial compte tenu des effets désastreux des événements climatiques extrêmes sur nos villes et territoires ;
Convaincus de la nécessité de faire de l’Action climatique l’affaire de tous, requérant en particulier la sensibilisation, l’implication et la contribution de tous les acteurs locaux mobilisés autour des élus locaux et régionaux ;
Alertés par les conclusions des récents rapports du Groupe Intergouvernemental des Experts sur le Climat (GIEC), qui estiment que la mise en œuvre effective de l’ensemble des Contributions Déterminées au niveau National par les États parties à la convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques aboutira néanmoins à une augmentation de la température de la planète de l’ordre de 3 degrés Celsius par rapport à l’ère préindustrielle si la tendance actuelle était maintenue ;
Tenant compte de ce que l’année 2020 est celle du démarrage du processus de révision des contributions déterminées au niveau national proposées par les États parties à la convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques dans la perspective de la COP 26 à Glasgow.

Voir la Déclaration ici
Voir la Video de la Déclaration ici

REFELA : Plaidoyer pour l’engagement de plus femmes

 

 

 

Au cours du Forum Urbain Mondial, le Réseau des Femmes Elues Locales d’Afrique (REFELA) a mené un plaidoyer pour assurer l’implication des femmes dans davantage d’instances de décision.  Mme Fatna El Khiel, Présidente du REFELA Maroc a insisté sur ce volet lors de son mot d’introduction à la session organisée par le réseau sous le thème « Rôle du REFELA de CGLU Afrique, dans la réussite de la mise en œuvre des objectifs de développement durable (ODD) ».  Au cours de la session, Mme Khiel a présenté les 3 campagnes  du REFELA  : « Villes africaines sans enfants dans la rue », parrainée par la Princesse Lalla Meryem du Maroc ; « Villes africaines à tolérance zéro pour les violences faites aux femmes et aux filles » et la campagne des « villes africaines favorables à l’émancipation économique des femmes et au leadership féminin ».

Les femmes élues locales présentes à Abou Dhabi ont montré un intérêt aux actions du REFELA. Mme Bongile Mbingo, Conseillère municipale d’Ezulwini, (Eswatini , Ex Swaziland) est en charge de la mise en place du chapitre pays du REFELA à Eswatini. Le lancement officiel est espéré pour mars 2020. Le nombre de femmes engagées dans la gouvernance locale est très faible. « Il n’y a pas assez de femmes élues au sein des conseils municipaux. La plupart d’entre elles sont nommées. Dans notre conseil municipal nous sommes 02 femmes sur un total de 10 membres », confie Mme Bongile. Cette situation s’explique premièrement par le fait que les femmes ont peur d’aller battre campagne. De ce fait, elle se réjoui de l’existence du REFELA qui se présente comme une excellente plateforme pour apprendre des autres femmes élues locales du continent et aussi comme une ouverture pour permettre aux femmes élues locales de Eswatini de traiter des sujets rencontrer sur le terrain. Pour elle, la campagne REFELA prioritaire pour son pays est celle des « Villes africaines favorables à l’émancipation économique des femmes et au leadership féminin». (Voir son entretien vidéo ici )

« Il est temps que les femmes prennent le pouvoir », Mme Soham El Wardini, Maire de Dakar

Le maire de Dakar, Mme Soham El Wardini a lancé un appel aux femmes pour leur engagement dans la gouvernance locale. « Je demande aux femmes de se lancer toutes dans la gouvernance locale et même en politique. Vous savez qu’en Afrique, ce sont les femmes qui élisent les hommes. Pourquoi élire des personnes qui après vous laissent en rade ? Les femmes sont puissantes, elles dirigent le monde. Parce que tout ce que les hommes font, ce sont les femmes qui les poussent à le faire. Il est temps à présent que les femmes prennent le pouvoir ».

Découvrez son interview vidéo ci-dessous :

 

Agence territoriale africaine : Ce qui est prévu en 2020

 

 

 

En cette année 2020, le processus de mise en œuvre de l’Agence Territoriale Afrique, qui est une institution coopérative financière pour faciliter l’accès des villes et collectivités territoriales africaines au marché financier, suis son cours. Après la réunion des membres du club fondateur de l’Agence tenue en novembre 2019 à Durban (Afrique du Sud), la feuille de route prévoit pour cette année la tenue de deux assemblées générales.

La première sur « l’approbation du modèle économique et du cadre d’évaluation des risques ». La seconde sur « l’approbation de la structure institutionnelle et des règles internes ».

En perspective de ces échéances deux études seront lancées sur le modèle économique et la gestion des risques.  Les résultats de ces études permettront d’adopter le meilleur modèle adapté aux réalités des villes et collectivités territoriales africaines en tenant compte des spécificités de chaque région.

Dans l’attente de ces deux échéances, l’ATA est vulgarisé auprès des collectivités territoriales et des partenaires de CGLU Afrique. Ce fut le cas à Abou Dhabi lors du WUF. Une séance de travail a été faite avec la Banque Africaine de Développement (BAD), avec qui la collaboration sur ce dossier a démarré depuis le début du processus. Notamment, lors de la définition en 2019 du programme « Readiness » qui a été fait avec le soutien de la BAD pour préparer les premières collectivités candidates au prêt, à renforcer leurs capacités institutionnelles, améliorer la mobilisation des ressources propres, assurer la bonne gestion financière et améliorer la qualité de la dépense publique locale.

La séance de travail s’est tenue en présence de :   M. Léandre Nzué, Président de CGLU Afrique , M. Jean Pierre ELong Mbassi, Secrétaire Général de CGLU Afrique,  M. Amadou Oumarou, Directeur des transports et des TIC à la BAD,  M.  Stéphan Atchia, Manager de la division urbaine de la BAD et M. François Paul Yatta, Directeur des Programmes de CGLU Afrique.

Pour rappel, la feuille de route s’étalant sur la période 2019-2022, pour parvenir à la première émission et au premier prêt en 2022. Trois facteurs clés soutiennent cette démarche :

  • Avoir des villes et des territoires investis pour convaincre la communauté financière internationale ;
  • Avoir un processus séquencé pour garantir la solidité du montage institutionnel et financier ;
  • Avoir des Etats et des institutions pour parrainer une démarche innovante et ambitieuse.

Pour plus d’information sur l’Agence Territoriale Afrique (ATA) :  Consulter la  Newsletter LEDNA ici.

Préparation d’Africitiés 9 et partenariats à venir

 

 

 

Le Forum Urbain Mondial a servi également de cadre à CGLU Afrique pour tenir des séances de travails et des réunions bilatérales.  C’est ainsi qu’un point a été fait sur les préparatifs du sommet Africités 9 prévu du 16 au 20 novembre 2021 à Kisumu au Kenya. On prit part aux échanges : M. Anyang’ Nyong’o, Gouverneur de Kisumu, M. Jean Pierre Elong Mbassi, Secrétaire Général de CGLU Afrique et M. Mpho Moruakgomo, président de BALA, Vice-Président CGLU Afrique pour la région Afrique Australe. Il a été convenu de démarrer la mobilisation des collectivités territoriales dès à présent.  La formulation proposée pour le thème du sommet est : « Mettre en œuvre l’Agenda 2063 pour de vrai : le rôle des villes intermédiaires africaines ».

La séance de travail avec la commissaire des affaires politiques de l’Union Africaine (UA), Mme Minata Samaté a porté principalement sur l’organisation prochaine d’un forum africain sur l’urbanisation par l’UA. La collaboration de CGLU Afrique a été sollicité pour ce projet. CGLU Afrique a donné son accord pour participer et a également proposé que le thème de l’un des prochains sommets des chefs d’Etat de l’UA porte sur «La gestion de l’urbanisation dans la transformation des collectivités territoriales du continent ».  Dans cette optique, le forum africain sur l’urbanisation constituerait une première étape.  Mme la commissaire a également été relancé sur l’élaboration de la charte sur le développement Urbain par le CTS n° 8. Elle a donné l’assurance de sa commission pour l’élaboration de cette dernière charte par le CTS n° 8 à côté des deux chartes déjà existante : la charte africaine des valeurs et principes de la décentralisation, de la gouvernance locale et du développement local et la charte africaine sur le logement et le développement urbain.

Lors de son audience le 10 février avec le général Mahmoud Shaarawy, Ministre du Développement Local de l’Égypte, le secrétaire général de CGLU Afrique, M. Jean Pierre Elong Mbassi, a proposé l’organisation au Caire, d’une conférence internationale sur la gestion des déchets dans le cadre de la célébration de la journée mondiale des villes suivi d’une foire d’exposition montrant les bonnes pratiques faites sur le continent.  Le ministre a pris en compte la proposition dont la faisabilité sera étudiée par ses services en vue d’une réponse courant mars.

Les deux parties se retrouveront courant mars au Caire lors la signature de l’accord de siège pour le bureau CGLU Afrique pour la région Afrique du Nord.

Une réunion s’est également tenue entre CGLU Afrique et La fondation Bill & Melinda Gates pour des pistes de collaboration future sur les questions d’assainissements.

Au WUF, l’Afrique se prépare pour le sommet Afrique-France

 

 

 

Du 8 au 13 février 2020, CGLU Afrique a participé à la dixième édition du Forum urbain mondial (#WUF 10) tenue à Abou Dhabi aux Émirats Arabes Unis.  540 sessions ont eu lieu au cours du forum organisé par ONU-Habitat en partenariat avec le Département d’Abou Dhabi des municipalités et des transports, le Département d’Abou Dhabi de la culture et du tourisme, le Ministère des affaires étrangères et de la coopération internationale, le Secrétariat général du Conseil exécutif et le Centre national d’exposition d’Abou Dhabi. Les participants issus des organisations internationales, des gouvernements nationaux, locaux et régionaux, du secteur privé, de la société civile, des universités et d’autres acteurs se sont entretenus sur les différents aspect du thème du forum : “Villes d’opportunités” : Connecter la culture et l’innovation”. 

Au cours des six jours du forum, le secrétaire général de CGLU Afrique, M. Jean Pierre Elong Mbassi a pris part à 9 sessions principales.

Lors de la réunion consultative des ministres africains du logement et du développement urbain tenue le 11 février, les participants ont commencé le processus de concertation pour par parler d’une voix et ils ont fait une revue de la préparation du Sommet Afrique-France dans un premier temps et sur le plan d’action stratégique 2020-2023 d’ONU-Habitat et les perspectives africaines en seconde partie. La rencontre qui s’est tenue en présence de Mme Minata Samaté, Commissaire aux Affaires politiques de l’Union africaine (UA) a découlé sur les principales recommandations suivantes :

– La stratégie africaine qui sera présentée lors du sommet Afrique-France de Bordeaux du 4 au 6 Juin 2020, devra mettre en avant les réalités du continent en identifiant les priorités africaines en matière d’urbanisation des villes ;

-Des solutions africaines devraient être proposées à cette rencontre en tenant compte des spécificités des villes de nos différentes régions (les zones en conflits, la migration, les changements climatiques, etc) ;

– Une dernière rencontre préparatoire doit se tenir au mois de mars afin d’harmoniser la position africaine en direction du Sommet Afrique-France.

Mme Minata Samaté a saisi l’occasion pour lancer un appel aux Etats membres de l’UA à ratifier les chartes initiées par son département : la charte africaine des valeurs et principes de la décentralisation, de la gouvernance locale et du développement local (07 ratifications à ce jour) et la charte africaine sur le logement et le développement urbain.

Au cours de la rencontre, CGLU Afrique a  plaidé pour que  les gouvernements locaux et régionaux ne soient pas laisser en marge lors du sommet de Bordeaux  (voir la vidéo ici).

La session de CGLU Afrique sur la présentation de son programme « Les Capitales Africaines de la Culture », organisée le 12 février et la participation de CGLU Afrique à la session sur la localisation des ODD avec un focus sur la culture ont réitéré la place de la culture comme le quatrième pilier du développement dans les villes et collectivités territoriales, suivant l’agenda 21 de CGLU.

Cet axe défendu par les gouvernements locaux et régionaux  au WUF a bien été pris en compte dans la déclaration finale du forum au point 3. « Nous, les participants du WUF 10, sommes convaincus que la culture fait partie intégrante de la solution aux défis de l’urbanisation et à la réalisation du nouvel agenda urbain. L’environnement urbain, à son tour, a une influence sur la culture. La culture est une composante essentielle de l’identité locale, y compris le patrimoine, La créativité et la diversité ainsi que l’urbanisation doivent être planifiées, conçues et gérées de manière à renforcer cet aspect. La culture est considérée par certaines entités comme le quatrième pilier du développement durable et doit être un volet plus fort de la solidarité mondiale… ».

Prenant part à la session “Politiques d’utilisation et de régénération des sols” organisée par Climate Chance, M. Mbassi a souligné qu’en « Afrique le développement durable doit passer par les villes intermédiaires. La vitesse d’urbanisation du continent fait en sorte que les autorités n’ont généralement pas le temps de planifier ».

Deuxième appel à manifestation d’intérêt relatif à la Campagne des villes africaines sans enfants de la rue

 

 

Le Réseau des Femmes Elues Locales d’Afrique (REFELA) regroupe les femmes membres des instances politiques chargées de la gouvernance des villes et des collectivités territoriales d’Afrique. Le REFELA a été créé à Tanger au Maroc en 2011. Depuis 2016, il constitue la Commission permanente de l’égalité de genres de CGLU Afrique. Il dispose d’instances, la Commission élective, 45 membres et le Bureau exécutif, 15 membres, répartis selon les cinq sous-régions de l’Afrique. Il comprend des chapitres nationaux,(REFELA-Pays), qui ont vocation à être la commission de l’égalité des genres des associations nationales des collectivités, membres de CGLU Afrique.

REFELA œuvre en faveur (i) du développement du leadership féminin au sein des collectivités territoriales en Afrique, (ii) de la prise en compte des préoccupations des femmes et de l’égalité de genre dans la définition et la mise en œuvre des politiques et stratégies de ces collectivités territoriales en Afrique. A cet effet, dans ses plans d’action triennal, le REFELA a planifié la réalisation de trois (3) campagnes, qui ont été documentées à travers des rapports analytiques des problématiques (enfants de la rue, violence faites aux femmes, limites de l’autonomisation économique des femmes), sur lesquelles ces Campagnes comptent agir avec les villes et collectivités africaines :

  1. La campagne des villes africaines sans enfants en situation de rue, déjà lancée sous la Présidence effective de la Princesse Son Altesse Royale, Lalla Meryem du Royaume du Maroc, durant le Sommet Africités à Marrakech (novembre 2018), une boite à outils a été élaborée, et qui sera en appui aux villes adhérentes, pour la mise en œuvre de cette Campagne et ce, en partenariat avec l’Observatoire nationale des droits de l’enfant marocain (ONDE) ; c’est cette Campagne qui fait l’objet du présent appel à manifestation d’intérêt ;
  2. La campagne des villes africaines à zéro tolérance face aux violences faites aux femmes et aux filles, ayant reçu pour sa planification, le Prix-Award IdealKent à l’UNESCO-Paris-France ;
  3. La campagne des villes africaines favorables à l’autonomisation économique des femmes, qui bénéficie d’une entente entre le REFELA-CGLU Afrique et la Fédération des municipalités andalouses (FAMSI), pour l’appui à sa mise en œuvre.

Il est à noter que l’appel à manifestation d’intérêt a déjà été lancé en 2018 et plus de 60 Villes/Communes ont déjà adhéré à cette Campagne des villes africaines sans enfants en situation de rue, y compris celles ayant signé leur adhésion durant le Sommet Africités à Marrakech (voire même des communes n’ayant pas vraiment ce problème, mais par intérêt pour la campagne et pour la prévention).

A cet effet, 2ème appel à manifestation d’intérêt lancé pour une durée de 3 mois, vient à nouveau, s’adresser aux maires et aux conseils des grandes villes et collectivités territoriales d’Afrique, ayant ce problème des enfants en situation de rue, (n’ayant pas déjà adhéré à cette campagne), pour qu’ils adhèrent volontairement et en nombre conséquent, à cette Campagne des Villes Africaines sans enfants en situation de rue.

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Contribution de CGLU Afrique au WUF 10

 

 

 

Plus de 13.000 participants ont pris part du 8 au 13 février 2020 à la dixième édition du Forum urbain mondial (#WUF10) à Abou Dhabi, aux Émirats Arabes Unis. La rencontre organisée par ONU-Habitat s’est achevée sur un appel à une action commune pour assurer un meilleur avenir aux villes et aux communes (The Abu Dhabi Declared Actions ). CGLU Afrique a été en action durant les six jours de ce rendez-vous tenu sous le thème : “Villes d’opportunités” : Connecter la culture et l’innovation”. Ci-dessous les moments clés qui ont marqué la participation des collectivités territoriales africaines.

Jour 1 :  Assemblée mondiale des gouvernements locaux et régionaux

Le 8 février, premier jour du WUF10, a mis à l’honneur les gouvernements locaux et régionaux qui y ont tenu leur assemblée mondiale sous l’égide de la Global Taskforce des Gouvernements Locaux et Régionaux (GTF). Les travaux ont été facilités par l’organisation mondiale, CGLU.

Les élus locaux et régionaux africains ont répondu présents à cette session dont la table ronde portant sur « Le rôle des politiques urbaines et territoriales dans la préservation du patrimoine culturel » a été modérée par CGLU Afrique. Intervenant à ce Panel, Mme Rohey Malick Lowe, Maire de Banjul (Gambie), a recommandé que les « Villes fassent un mapping culturel. Ce processus peut aider les villes à progresser dans la planification en identifiant les atouts de la communauté pour promouvoir la créativité et le développement ».

Les différents échanges et partage d’expériences issus des tables rondes ont permis de d’adopter la déclaration de l’Assemblée mondiale des gouvernements locaux et régionaux. Cette déclaration appelle les gouvernements nationaux et le système international à rejoindre le collectif des gouvernements locaux et régionaux et à travailler à garantir la place de la culture dans le développement durable, à placer les personnes au centre de la vie humaine. La déclaration réitère ainsi l’engagement à poursuivre la consolidation de l’Assemblée mondiale comme le mécanisme représentant le collectif des gouvernements locaux et régionaux et fournissant ses contributions aux agendas mondiaux de développement. Lire la déclaration  ici .

Parmi les maires africains présents à l’assemblée mondiale figurent : Mme Thembi Nkadimeng, présidente de SALGA, M. Mpho Moruakgomo, président de BALA, Général Khalel Abdel-Aal, Gouverneur du Caire, M. Uwimana Innocent, président RALGA, Mme Souad Abderrahim, maire de Tunis, Mme Fatna El Khiel, Maire d’Arbaoua, et Présidente du Réseau des Femmes Élues Locales du Maroc (REFELA Maroc).

“Le travail des gouvernements locaux et régionaux est au cœur du Nouvel Agenda Urbain et des objectifs de développement durables, et je suis heureuse et reconnaissante que cette entité soit bien représentée au WUF10“,   Mme Maimunah Mohd Sharif, Directrice exécutive d’ONU-Habitat

Plus d’infos sur l’assemblée mondiale ici.

Album photo jour 1.

Jour 2 : Préservation du patrimoine

Le dimanche 9 février a été marquée par la cérémonie d’ouverture du forum et la participation de CGLU Afrique à deux sessions majeurs.

La première sur «Ville, Habitat : entre impératifs de développement et préservation du patrimoine», organisée par le Ministère de l’Aménagement du Territoire National, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Politique de la Ville , du Maroc.

Modérée par le secrétaire général de CGLU Afrique, M. Jean Pierre Elong Mbassi en présence de Mme. Nouzha BOUCHAREB, Ministre de l’Aménagement du Territoire National la session a mis en relief trois principaux enseignements de l’expérience marocaine.

Pour M. Yves Laurent Sapoval, co-président de l’organisation Global Alliance for Building and Construction (GABC), “les médinas du Maroc répondent aux objectifs de l’environnement et aux normes climatique “. De son intervention il ressort que les technologies patrimoniales nous réconcilient avec la haute technologie.

Pour sa part, M. Ernesto Ottone Ramírez, Sous-Directeur général pour la culture de l’UNESCO souligne que « Dans le monde arabe la médina est un modèle urbain qui part sa densité peut être une source d’inspiration pour des nouveaux modèles au-delà de la région.  Il en est de même d’autres modes d’occupation des territoires traditionnels tel que les systèmes oasiens, Ils sont menacés de disparition. Une mobilisation importante a vu le jour dans plusieurs pays dont le Maroc. Ces systèmes sont des patrimoines vivants ».

« La préservation du patrimoine est un savoir-faire à conserver avec tous les moyens que nous avons. Nous devons faire des médinas un lieu de sédentarisation des populations », a renchéri la ministre. En définitive, l’expérience marocaine est un modèle qui présente un excellent lieu où se conjugue tradition et modernité.

La seconde session portait sous le thème : « Si vous voulez aller loin, allez-y avec plusieurs : renforcer la voix locale au niveau international ». Organisée par DeLoG, l’objectif de la session était de faire émerger un dialogue structuré pour discuter du rôle des réseaux des gouvernements locaux pour l’avenir des villes et leurs efforts pour mettre en œuvre les agendas mondiaux en particulier le Nouvel Agenda Urbain et l’Agenda 2030. Intervenant comme panéliste, M. Jean Pierre Elong Mbassi a soulevé le fait que pour la mise en œuvre de l’Agenda 2030 il faut mettre les gouvernements locaux au cœur du processus.

Comment faire pour que les petites villes et régions ne soient pas laissées en marge ?

« Pour l’Afrique, d’ici à 2050 la population devrait doubler, les deux tiers seront en zone urbaines et la majorité dans les villes intermédiaires. Pour ne laisser personne en marge, il est impératif de ne laisser aucune ville intermédiaire en marge, indique M. Mbassi. Plusieurs de nos partenaires et gouvernements travaillent dans une approche sectorielle (éducation, assainissement, infrastructure, agriculture, santé, etc.), nous appelons à un changement de paradigme pour une approche territoriale.  Parce que l’approche territoriale signifie qu’il est possible de coordonner l’approche sectorielle. L’approche sectorielle est comme la topographie et l’approche territoriale est comme la topologie ».

Album photo Jour 2.

Jour 3 : Culture, héritage et finance locale

Le lundi 10 février CGLU Afrique a organisé deux sessions et participé à quatre sessions de partenaires.

La session “Créer un environnement favorable et un cadre de soutien au niveau local en Afrique pour protéger, promouvoir et mettre en valeur le patrimoine et la culture”, organisé par l’Académie Africaine des collectivités territoriales (ALGA) de CGLU Afrique avait pour panélistes : Mme Fatna EL Khiel, Vice-présidente du REFELA, Présidente du REFELA-Maroc, Présidente de la Commune d’Arbaoua, Maroc, M. Qasim Mohammed Al Manea, maire de la ville de Ghadames, Libye, par message vidéo, M. Karim Hendili, Responsable du programme Culture, Bureau Multipays de l’UNESCO pour le Maroc, l’Algérie, la Mauritanie et la Tunisie, Dr. Ali Rahhal, Expert, Bureau régional de l’ISESCO, Al Charika, Émirats Arabes Unis et Mme Doris Ombara, Directrice de la ville de Kisumu, Kenya.

Lire le compte rendu de la session qui a été modérée par Dr. Najat Zarrouk, Directrice d’ALGA  ici.

La seconde session de CGLU Afrique a porté sur “Stratégies locales pour le financement des actions locales” et a été modérée par M. François Paul Yatta, Directeur de programme à CGLU Afrique.

Les études indiquent que 2/3 des ODD ne pourront être atteint que si les collectivités territoriales sont pleinement impliquées dans la mise en œuvre de ces ODD. C’est par le rappel de ces statistiques que M. Serge Allou de CGLU, a introduit son intervention. « La contribution des collectivités à la dépense publique se présente à hauteur de 25% à l’échelle mondiale et de 15% en Afrique. La capacité d’investissement des collectivités territoriales est de l’ordre de 45% et en Afrique elle est de moins de 20%. Ce sont des écarts considérables et ils ne peuvent pas être comblés », a-t-il -expliqué.   Que faire ?

Une des alternatives est de faire en sorte que les villes soient «capable d’aller sur le marché financier pour emprunter l’argent et gérer leur propres fonds, confie Stéphan Atchia, Manager de la division urbaine de la BAD. Nous savons que CGLU Afrique plaide pour cette approche (via l’Agence Territoriale Afrique) . Ainsi, nous devons assister les villes en matière des taxes publiques, commerciales, d’audit des comptes. C’est ainsi qu’elles seront crédibles et capables d’emprunter».

Le Secrétaire général de CGLU Afrique a pris part à la réunion de l’UNACLA (Comité Consultatif des Autorités Locales auprès des Nations Unies) portant  sur la feuille de route 2020 du comité, à la session sur « le lien entre la culture et le développement économique local » organisée par CCRE et Platforma et la session sur les “Partenariats entre les villes pour la promotion de la culture et de l’innovation en Afrique », organisée par MAJAL (Fédération des Agences Urbaines du Maroc).

Message du SG de CGLU Afrique à l’UNACLA 

La session “Campagnes#Culture2030goal” organisée par CGLU avait pour objectif d’identifier discuter de la mise en œuvre de l’ODD 4 de l’agenda 2030 et l’aspiration 5 de l’agenda 2063 de l’Union Africaine sur la Culture. Quatre présentations ont été faite donc celle de CGLU Afrique faite par M. Thierry Sanzhie Bokally, Chargé de la gestion des connaissances. CGLU Afrique lance à partir du mois de mars 2020 l’événement fanion de son programme «Capitales Africaines de la Culture » qui vise la structuration, la capacitation et la mise en réseau des acteurs culturels et créatifs du continent, le développement des écosystèmes publics et privés qui les rendront culturellement indépendants, et économiquement autonomes, durablement viables. Les capitales africaines de la culture s’inscrivent dans la perspective de l’agenda 2063 de l’Union Africaine et l’agenda 2030.

Audience avec le Ministre du Développement Local de l’Egypte

En marge du Forum Urbain Mondial, le secrétaire général, M. Jean Pierre Elong Mbassi a été reçu en audience le 10 février 2020, par le général Mahmoud Shaarawy, Ministre du Développement local de l’Egypte. Au centre des échanges, l’inauguration prochaine du bureau régional Afrique du Nord de CGLU Afrique au Caire et le plaidoyer pour la ratification de la charte africaine sur les valeurs et principes de la décentralisation, la gouvernance locale et le développement local par l’Égypte.

Album photo jour 3. 

Jour 4 :  Rencontre avec la BAD, REFELA

Le mardi 11 février s’est tenue une séance de travail entre le président de CGLU Afrique, M. Léandre Nzué, le Secrétaire Général M. Jean Pierre ELong Mbassi et M. Amadou Oumarou, Directeur des transports et des TIC à la BAD. La rencontre s’est déroulée en présence de M.  Stéphan Atchia et M. François Paul Yatta, Directeur des Programmes de CGLU Afrique.  Les échanges ont porté sur les pistes de collaboration entre la BAD et CGLU Afrique dans la mise en œuvre de l’Agence Territoriale Afrique (ATA). Ce véhicule financier de CGLU Afrique qui a pour objectif de permettre aux villes et collectivités territoriales de toutes tailles d’avoir accès au marché financier.

 

Le Réseau des Femmes Elues Locales d’Afrique (REFELA) a organisé une session sous le thème «Rôle du REFELA-CGLU Afrique, dans la réussite de la mise en œuvre des objectifs de développement durable (ODD) ». La séance présidée par Mme Fatna El Khiel, Présidente du REFELA Maroc a servi de cadre au partage de bonnes pratiques avec notamment la contribution du maire de Tunis, Mme Souad Ben Abderrahim. Cette dernière a souligné que les femmes sont de plus en plus présente dans la gouvernance locale tunisienne. La législation tunisienne favorise désormais les candidatures des femmes. « Je porte à cœur, les questions liées à la protection des enfants, des femmes dont traitent les 3 campagnes du REFELA pour la mise en œuvre des ODD », dira Mme Souad.

 

Il s’agit des campagnes : « Villes africaines sans enfants dans la rue », parrainée par la Princesse Lalla Meryem du Maroc ; « Villes africaines à tolérance zéro pour les violences faites aux femmes et aux filles » et la campagne des « villes africaines favorables à l’émancipation économique des femmes et au leadership féminin ». Mme El khiel a insisté sur la place prépondérante que les trois campagnes du REFELA doit occuper au cœur des municipalités africaines. De son côté, M. Mbassi a souligné l’importance d’avoir plus de villes adhérentes à ces différentes campagnes. Il a également annoncé que la campagne « Villes africaines sans enfants dans la rue » a reçu l’accord de la Princesse Lalla Meryem, présidente de l’Observatoire national des droits de l’enfant (ONDE) pour l’organisation les 4 et 5 mars 2020, d’une réunion de tous les maires africains qui ont signé en faveur de la campagne. La réunion se fera en présence de la Directrice Général de l’UNICEF, Mme Henrietta Fore.

A noter que ce 11 février, M. Mbassi a été intervenant aux sessions : “Lagos : la participation des citoyens dans une ville multiculturelle”, organisée par l’État de Lagos et « Gouvernements locaux et décentralisation – Un engagement à tirer parti de la culture des citoyens pour apporter un changement transformateur : Partage des connaissances et des meilleures pratiques », organisée par l’association nationale des gouvernements locaux du Ghana (NALAG).  Son excellence Hajia Alima Maham, Ministre des Gouvernements locaux et du Développement rural du Ghana était panéliste à cette session.

Enfin, le secrétaire Général de CGLU Afrique a siégé au comité directeur de Cities Alliance sur la Migration.

Album photo jour 4.

Jour 5 : Réunion consultative des ministres africains du logement et du développement urbain pour la préparation du sommet Afrique-France, Capitales Africaines de la culture

La matinée du 12 février, CGLU Afrique a apporté sa contribution à la réunion consultative des ministres africains du logement et du développement urbain pour la préparation du sommet Afrique–France. CGLU Afrique a plaidé pour que les gouvernements africains mettent en avant durant les négociations le fait que désormais la puissance publique à deux faces : une face nationale et une face locale (voir la vidéo ici). Il faut inviter la partie française à prendre en compte les réalités africaines dans les propositions des solutions du sommet dont le thème est « villes et territoires durables ». Le but de la réunion était de poser les bases pour qu’il y ai une position commune africaine en direction du sommet Afrique–France de Juin 2020.  Dans cette optique les participants ont convenu de la tenue d’une seconde rencontre préparatoire au mois de mars.

 

Le Gouverneur de Kisumu (Kenya) a saisi l’occasion de son intervention à cette réunion consultative, pour annoncer la tenue en 2021 du sommet Africités 9 dans sa ville. Pour la première fois, l’évènement phare de CGLU Afrique qui se tient chaque 3 ans, se tiendra dans une ville intermédiaire.

 

La dernière session organisée par CGLU Afrique au WUF était celle des capitales Africaines de la Culture. L’objectif était d’identifier les partenariats possibles pour la mise en œuvre des Capitales Africaines de la Culture, l’aspiration 5 de l’agenda 2063, l’ODD 4 de l’agenda 2030 et le nouvel agenda urbain. Le panel était composé comme suit : Introduction et modération : M. Jean Pierre Elong Mbassi, Secrétaire Général, CGLU Afrique ; M. Ndiaga Dieng, ville de Dakar ; M. Jordi Pascual, Agenda Culture 21, CGLU ; M. Fouad Oki, African Sister City Organisation et M. Jewel Adjei,  Specialiste TIC.

La présentation du programme des Capitales Africaines de la Culture a été faite par M. Jean Pierre Elong Mbassi. Il a rappelé que les villes à travers l’agenda 21, reconnaissent la culture comme le quatrième pilier du développement à côté des piliers économiques, sociaux et environnementaux. Il a présenté les objectifs du programme des Capitales Africaines de la Culture et invité les orateurs à présenter leurs expériences.

La présentation de la ville de Dakar a mis l’accent, sur la culture tel que défini et, mis en œuvre dans le plan de développement économique sociale et environnementale. Plusieurs résultats sont visibles : la maison de la culture urbaine, le pôle cinéma, la réhabilitation des sites comme l’hôtel de ville, le ministère des affaires étrangères ; d’autres sont en cours de réflexion comme la maison des arts et ces projets sont financés par un fonds d’appui destiné aux activités culturelles. M. Dieng a réitéré la volonté et l’intérêt de la ville de Dakar de participer au programme des Capitales Africaines de la Culture.

Jordi Pascual, coordinateur du programme agenda 21 de CGLU a fait la genèse du travail effectué par CGLU et ses sections régionales. Il a rappelé que la culture est un droit humain, d’où l’impérieuse nécessité de placer le citoyen au cœur des stratégies et politiques culturelles. Il a mis l’accent sur l’originalité du programme des capitales africaines de la culture qui est porté par les villes d’Afrique contrairement, à l’événement similaire qui se passe en Europe et aux États-Unis. Le choix d’avoir une ville hôte, qui travaille avec des villes partenaires dans les régions est un accélérateur de la mise en œuvre du programme, un point important dans la coopération et la diplomatie des villes africaines.

Pour M. Fouad Oki : «La culture est diverse et le programme ambitieux que présente CGLU Afrique est une formidable opportunité pour l’Afrique de montrer son savoir être, son savoir-faire au monde ».

Comment visiter une ville et profiter du patrimoine existant ? La réponse à cette question a été apportée par M. Adjei avec la présentation d’une application mobile qui recense, présente et met en valeur les sites existants matériels et immatériels. Cette application sera utilisée pour Rabat, Capitales Africaines de la culture 2020. Des résolutions ont été faites à l’attention des ministres, des maires et des partenaires au développement ;

M. Mbassi a également participé à la session “Politiques d’utilisation et de régénération des sols” organisée par Climate Chance.

Album photo Jour 5. 

Jour 6 : Cérémonie de clôture

En images

Et Vidéos 

 

 

 

 

 

 

 

Comprendre la géographie urbaine de l’Afrique : une priorité pour le continent, selon le nouveau rapport du CSAO/OCDE

 

 

Addis Abeba, 7 février 2020 – Sous l’effet de sa forte croissance démographique, l’Afrique connaît la croissance urbaine la plus rapide du monde : la population devrait doubler et, les villes accueillir 950 millions de personnes supplémentaires, d’ici 2050. Les décideurs doivent intégrer les profondes transformations urbaines à l’œuvre en Afrique et saisir les nouvelles opportunités offertes par le continent déjà urbanisé, selon les recommandations du nouveau rapport du CSAO/OCDE, lancé aujourd’hui dans le cadre d’un événement organisé conjointement avec l’Agence de développement de l’Union africaine (AUDA-NEPAD), en marge du 33e Sommet de l’Union africaine, à Addis Abeba, Éthiopie.

S.E. Dr Ibrahim Mayaki, Secrétaire exécutif, Agence de développement de l’Union africaine (AUDA-NEPAD) et Président honoraire, Club du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest (CSAO), a invité les participants à penser la géographie urbaine du continent de manière différente, et les politiques à rattraper leur retard en étant multidimensionnelles et plus inclusives.

Ces réflexions sont partagées par la Ministre angolaise des Affaires sociales, S.E. Mme Carolina Cerqueira, qui souligne que « dans la planification de l’urbanisation en Afrique, nous devons nous assurer que nos politiques publiques soient respectueuses de chacun ».

L’un des principaux défis est le manque de données et de faits pour mieux informer l’action publique. L’approche spatiale adoptée dans ce rapport identifie et suit les transformations fonctionnelles, tout en décrivant les forces sous-tendant l’urbanisation à l’échelon local, régional et continental.  S’appuyant sur la base de données géospatiale Africapolis (www.africapolis.org ), couvrant 7 600 agglomérations dans 50 pays africains, le rapport analyse les principales dynamiques de l’urbanisation africaine, dans leur contexte historique, environnemental et politique. Englobant l’ensemble de la trame du réseau urbain — des petites villes aux régions métropolitaines, en passant par les villes intermédiaires —, il propose des options politiques plus inclusives et ciblées. Ces dernières intègrent les dimensions autant sociales qu’environnementales et reconnaissent le rôle moteur des agglomérations urbaines sur l’économie et le changement social.

C’est dans ce contexte que S.E. Mme Josefa Sacko, Commissaire de l’Union africaine chargée de l’économie rurale et de l’agriculture, a déclaré : « Nous devons changer le discours sur les villes africaines. Le rapport Dynamiques d’urbanisation africaine 2020 constitue un outil important pour la planification urbaine à l’échelle continentale » . Ce point a été repris par S.E. Mme Sarah Anyang Agbor, Commissaire de l’Union africaine pour les ressources humaines, la science et la technologie, qui a affirmé l’importance de l’identification et de la contextualisation des réalités urbaines, pour la mise en œuvre de la vision de l’Agenda 2063 L’Afrique que nous voulons.

Le rapport souligne l’existence de milliers d’agglomérations urbaines non enregistrées dans les statistiques officielles, dans des zones encore considérées comme rurales. L’ampleur de ce phénomène est frappante et ne concerne pas uniquement les petites villes, ou les banlieues des grandes villes, mais des agglomérations de toutes tailles. Certaines dépassent le million d’habitants : Onitsha (Nigéria) ; Sodo et Hawassa (Éthiopie) ; Kisii et Kisumu (Kenya) ; Bafoussam (Cameroun) ; ou Mbale (Ouganda). Elles émergent sous l’effet des transformations démographiques rurales, qui entraînent une vaste urbanisation in situ et brouillent ainsi les frontières entre le rural et l’urbain.

Lors du lancement du rapport, M. Philipp Heinrigs, Chef d’Unité au Secrétariat du CSAO/OCDE, souligne que l’Afrique est déjà urbaine et que « la planification et les réalités urbaines de l’Afrique doivent être prises en compte dans l’ensemble des secteurs ».

Selon le rapport, l’émergence continue de villes petites et intermédiaires — 210 millions d’Africains habitent l’une des 1 400 villes intermédiaires du continent —, transforme radicalement le paysage urbain africain.

Cette tendance remet en cause la primauté des mégalopoles africaines, qui ont jusqu’ici attiré une grande part du capital humain et financier, entraînant une croissance économique inégale, au détriment des villes secondaires et des zones rurales.

Les petites et moyennes agglomérations urbaines d’Afrique se développent le plus souvent sans le soutien politique ou les investissements nécessaires pour rendre leur croissance durable et leur traduction en progrès sociaux et économiques. Ces villes jouent toutefois un rôle déterminant dans la structuration du réseau urbain et la connexion du local et du régional aux échelons continental et mondial. Il est urgent que les politiques socio-économiques et financières reflètent leur importance croissante dans les décisions d’aménagement et de planification.

La nature variée et multiforme de la transition urbaine en Afrique crée de nouvelles formes et échelles de développement urbain. Dans plusieurs pays, ces schémas d’établissements humains et de mobilités entraînent l’émergence de vastes régions métropolitaines autour de métropoles très denses. Ces dynamiques urbaines, parfois transfrontalières(comme pour le corridor Ibadan-Lagos-Accra), présentent un fort potentiel d’intégration régionale, tout en créant une déconnexion du reste du territoire national.

Des intervenants de haut niveau ont participé au lancement : S.E. Mme Sarah Anyang Agbor, Commissaire de l’Union africaine pour les ressources humaines, la science et la technologie ; S.E. M. Jean-Pierre Elong Mbassi, Secrétaire général de Cités et gouvernements locaux unis d’Afrique (CGLU Afrique) ; M. Ahmed Aziz Diallo, Député-maire de Dori, Burkina Faso ; Mme Wanjira Mathai, Vice-Présidente et Directrice régionale pour l’Afrique, Institut des ressources mondiales ; Mme Thokozile Ruzvidzo, Directrice de la division Genre, pauvreté et politique sociale (GPSPD), Commission économique des Nations unies pour l’Afrique ; et Mme Yvonne Aki-Sawyerr Obé, Maire de Freetown, Sierra Leone, par vidéo.

En conclusion, Dr François Yatta, Directeur des programmes CGLU Afrique et le Secrétariat du CSAO/OCDE ont annoncé le prochain rendez-vous, prévu fin juin à Paris, et la poursuite des réflexions.

Le rapport Dynamiques de l’urbanisation africaine 2020 : Africapolis, une nouvelle géographie urbaine s’interroge sur l’avancée de l’urbanisation spontanée, la densification des territoires, la rapidité de la croissance démographique et la protection de l’environnement, et rappelle la réelle nécessité de développer des politiques adaptées, à même de concilier les problématiques de l’urbanisation et de la durabilité. La définition de politiques adéquates et efficaces passe néanmoins par une meilleure compréhension et reconnaissance des réalités urbaines.

Télécharger le rapport
Visualiser les données sur les villes africaines
Réfléchir ensemble sur l’avenir urbain africain

Pour tout complément d’information, merci de contacter :
CSAO/OCDE Lia Beyeler | Lia.BEYELER@oecd.org/AUDA-NEPAD Mwanja Ng’anjo | MwanjaN@nepad.org