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Lancement du chapitre gambien du REFELA

 

Les 5 et 6 octobre 2019, le regroupement des femmes maires et élues locales gambiennes présidé par madame Rohey Lowe, Maire de la municipalité de Banjul, en partenariat avec CGLU Afrique et le PNUD, ont lancé le chapitre National gambien du REFELA (Réseau des femmes élues locales d’Afrique).

Le maire de Banjul, Mme. Rohey Lowe, a présidé le lancement officiel à l’hôtel Atlantic de Banjul. Ce lancement a connu l’appui technique du secrétariat du REFELA et la présidence du Réseau, auprès du point focal du REFELA, Mme le maire de Banjul.

Le maire Lowe a déclaré que ce lancement marquera un tournant dans les aspirations des femmes gambiennes dans tous les domaines du développement. Elle a également expliqué que le REFELA est la commission permanente de l’égalité de genres de CGLU Afrique. Et conforment au Règlement intérieur du REFELA, le nouveau chapitre national gambien sera la Commission genre de l’association nationale des collectivités locales gambiennes.

En outre, Mme Lowe a révélé que la campagne pour améliorer la vie des femmes telle que préconisée par le REFELA a pris un tournant très positif avec son élection comme première femme maire de la capitale de Banjul.

“Mais la situation est plus difficile pour les femmes rurales dont la participation active à la gouvernance, en particulier dans les gouvernements locaux, a été largement absente. Et si la situation actuelle n’est toujours pas maîtrisée, la situation des femmes en ce qui concerne leur participation active au processus électoral et à la gouvernance ne fera qu’empirer “, a-t-elle averti.

Selon le maire Lowe, les femmes représentent bien plus de la moitié de la population et environ 54 % de l’ensemble des électeurs inscrits, mais elles ne sont pas représentées aux postes de décisions malgré leur majorité.

“Même si l’on sait que les femmes sont des partisans loyaux et qu’elles forment la base de leurs partis politiques, elles sont encore largement sous-représentées dans la hiérarchie de leurs propres partis et dans d’autres postes électifs du pays“.

“Comme mentionné dans la feuille de route, pour être atteint, tous les objectifs de développement durable sont directement liés aux responsabilités des gouvernements locaux et régionaux “, a-t-elle révélé.

Le maire Lowe a appelé les femmes à s’engager en faveur de l’Agenda 2030 pour que les femmes gambiennes atteignent des sommets remarquables dans le développement politique et économique du pays.

La section gambienne de REFELA est déjà engagée dans les principales campagnes REFELA :

Ø La Campagne pour des villes africaines sans enfants de la rue (Voir la vidéo du REFELA Gambie )

Ø La Campagne des Villes africaines à zéro tolérance face aux violences faites aux femmes et aux filles (Voir la vidéo du REFELA Gambie )

Ø La Campagne des Villes africaines favorables à l’autonomisation économique des femmes.

Le lancement de la section gambienne du REFELA, suit la dynamique impulsée par le REFELA après le dernier Sommet Africités 8, tenu en novembre 2018 à Marrakech (Maroc). En juin 2019, un autre chapitre pays du REFELA a été lancé en Namibie, qui a été suivi par le lancement du REFELA Pays de l’Eswatini (Ex Swaziland).

Regardez le résumé de la cérémonie de lancement du REFELA Namibie 

 

CGLU Afrique invite les collectivités territoriales à soutenir le plaidoyer de l’OOAM pour la ratification du protocole de l’UA sur la libre circulation des personnes

CGLU Afrique se joint au plaidoyer lancé  par l’Observatoire Ouest Africain des Migrations pour  la ratification du protocole de l’Union Africaine sur la libre circulation des personnes par les États membres de l’UA. La liberté de circulation est un droit au sens de la déclaration universelle des droits de l’Homme, et ce droit est essentiel au développement de nos collectivités territoriales.

CGLU Afrique invite les collectivités territoriales du continent via leurs associations nationales à porter ce combat auprès des gouvernements nationaux.  Les gouvernements locaux ont un rôle primordial à jouer pour faire aboutir ce protocole.

Ci-dessous le contenu du plaidoyer , mettant en lumière 5 arguments majeurs pour  mener à bien la mobilisation. 

Le protocole au traité instituant la Communauté Economique Africaine, relatif à la libre circulation des personnes, au droit de résidence et au droit d’établissement, a été adopté lors de la 30ème session ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat de l’Union Africaine à Addis-Abeba (Ethiopie), le 29 janvier 2018. Vingt-et-un (21) pays l’ont signé, le 21 mars 2018, lors du sommet extraordinaire de l’Union Africaine à Kigali (Rwanda). Pour entrer en vigueur, le protocole doit être ratifié par 15 Etats membres de l’Union Africaine. Le présent document est un exposé d’arguments élaborés par l’Observatoire Ouest Africain des Migrations pour plaider auprès des Etats la ratification dudit protocole.

1. Argument de l’intégration africaine

La libre circulation des personnes sur le continent Africain fut une des ambitions des pères des indépendances africaines qui souhaitaient revenir à la liberté de circulation que nos ancêtres avaient avant la colonisation et le partage de l’Afrique entre les puissances européennes. Dès la création de l’Organisation de l’Unité Africaine en 1963, et par la suite, avec la création de la Communauté Economique Africaine en 1991 puis de l’Union Africaine en 2002,  les dirigeants africains ont toujours insisté sur la nécessité de faciliter la mobilité des Africains sur leur sol.  Le protocole sur la libre circulation des personnes permet de réaliser ce rêve. La ratification du protocole sur la libre circulation des personnes par les Etats est donc un pas important pour la construction de l’intégration africaine.

2. Argument Humaniste

Tous les Hommes naissent libres et égaux. Mais tous les Hommes ne sont pas égaux face à la mobilité. En fonction de sa nationalité un citoyen Africain peut se voir refuser un visa ou le droit de voyager vers un autre pays africain. En outre, les exigences administratives et financières liées aux demandes de visa créent de nombreux obstacles qui conduisent les Africains à payer leurs billets d’avion à la dernière minute et très cher car le visa est délivré tardivement. Selon la Banque Africaine de Développement[1] , il est plus facile à un touriste américain de voyager en Afrique qu’ à un homme d’affaire Africain. L’entrée en vigueur du protocole permettra d’abolir une fois pour toute l’exigence de visa pour les Africains qui pourront ainsi visiter plus facilement l’Afrique afin de découvrir ses richesses culturelles et mener des échanges fraternels entre les populations.

3. Argument économique

Le lancement de la Zone de Libre Echange Continentale en Afrique (ZLECAf) est une opportunité historique pour faciliter le commerce, le tourisme et l’industrialisation sur le continent. La Commission Economique pour l’Afrique des Nations Unies (CEA) estime que la mise en œuvre de la ZLECAf  fera progresser le commerce intra-africain de 52% d’ici 2022 avec une augmentation de 35 milliards de dollars par an[2].  Toutefois les bénéfices liés à cette zone de libre échange ne peuvent être atteints si les Africains ne peuvent circuler librement sur leur continent pour faire connaitre et vendre leurs produits. La création d’un marché unique du transport aérien en Afrique est également une avancée importante qui change l’avenir du continent Africain. L’abolition de l’exigence de visa pour les citoyens Africains qui voyagent sur le continent permettra à tout à chacun de pouvoir payer son billet d’avion en toute tranquillité pour effectuer son voyage. Cela conduira à l’augmentation des transports et des échanges commerciaux entre pays africains. Au vue des retombées économiques, les Etats Africains ont intérêt à ratifier le protocole sur la libre circulation en Afrique.

4. Argument de souveraineté et sécurité

Le protocole de l’Union Africaine sur la libre circulation des personnes ne met pas fin aux frontières des Etats ni à leur souveraineté sur leur sol. Les Etats Africains auront, selon les textes du protocole, le droit de contrôler et d’enregistrer les personnes qui entrent et qui sortent de leur territoire. L’apport du protocole se situe surtout dans la facilitation qu’il accorde à la mobilité des Africains sur le continent en leur permettant de voyager sans visa. Les Etats peuvent également, si la situation l’exige, évoquer des raisons de sécurité, de santé ou de protection de leur environnement pour restreindre l’entrée sur leur territoire de personnes jugées menaçantes pour la stabilité de leur pays. La ratification du protocole ne doit donc pas poser de problème aux Etats puisqu’il prend en compte les préoccupations sécuritaires des Etats. Il est aussi important de savoir que le protocole permet aux Etats de mettre en place, par phases successives, les engagements qui y sont liés en commençant d’abord par la libre circulation des personnes avant d’aboutir aux droits de résidence et d’établissement.

5. Argument scientifique

Les échanges universitaires, la reconnaissance des diplômes et des qualifications de la main d’œuvre sont pris en compte par le protocole. Ainsi grâce à la libre circulation des personnes, il y aura plus de mobilité pour les études, des échanges entre chercheurs, des offres de services saisonnier ou temporaire de personnes compétentes dans divers espaces en Afrique. Le protocole est donc bénéfique pour un meilleur partage des connaissances entre Africains, pour augmenter l’innovation technologique de même que le nombre de recherche scientifique interuniversitaire en Afrique.

[1] Africa Visa Openness Report : https://www.visaopenness.org/

[2] http://www.l-integration.com/2019/02/07/ratification-et-mise-en-oeuvre-de-la-zone-de-libre-echange-continentale-africaine-zlecaf-dans-lespace-ouest-africaine-la-cedeao-rassure-ses-etats-membres-et-les-invite-a-sarrimer/

Consultez le site de l’Observatoire Ouest Africain des Migrations 

Enracinement de l’action climatique au niveau des territoires


25 septembre, réunions bilatérales, CGLU Afrique – New York


Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) a tenu plusieurs réunions bilatérales dans le cadre du Sommet de l’ONU sur l’action pour le climat à New York. Ces réunions ont commencé par un Evénement parallèle de Haut niveau qui a ouvert la voie à plusieurs réunions avec des ministres africains au cours de la semaine. 
Après la signature d’un protocole d’entente entre la Task Force Climat de CGLU Afrique et la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD), le Vice-président de CGLU Afrique pour la région Afrique du Nord, le Dr. Mohamed Boudra, a déclaré dans ses remarques liminaires que «la lutte contre le changement climatique sera gagnée ou perdue dans les villes et les territoires ». Cette déclaration a été reprise par de nombreuses villes, collectivités territoriales, partenaires et réseaux tout au long de la semaine.
Le protocole d’entente définit les objectifs principaux de chaque partenaire, notamment :

Pour CGLU Afrique
– Promouvoir la décentralisation dans un cadre où les autorités locales et régionales sont légalement reconnues avec une autonomie financière         
– Renforcer les capacités des gouvernements locaux afin qu’ils soient en mesure de fournir des services meilleurs et plus résilients à la population, qui stimulent l’action climatique à partir de la base.
et pour la Banque Ouest Africaine de Développement
– Contribuer au développement économique en finançant des projets prioritaires pour le développement rural, l’environnement et les infrastructures de base qui complètent les objectifs en matière d’action pour le climat et de la réduction des élévations de température à travers le monde.  

La Task Force Climat de CGLU Afrique fait partie d’une famille plus large, connue sous le nom de Global Task Force qui montre la manière dont les gouvernements locaux mènent l’action de la base vers le sommet. Ce sont ces membres, composés de gouvernements locaux et régionaux, qui ont été en mesure de créer le seul mécanisme onusien d’acteurs non étatiques chargé de développer et de coordonner les contributions pour leur transformation en politiques publiques.
La Réunion de Haut Niveau a pris acte des engagements de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD), de la Banque Européenne d’Investissement (BEI) et de la Banque Africaine de Développement (BAD) de financer des projets susceptibles d’être financés par les collectivités territoriales. Anthony Okon Nyong, Directeur pour le Changement climatique et la Croissance verte à la Banque Africaine de Développement, a déclaré: « Nous allons relever les défis et veiller à ce que les collectivités territoriales aient accès à la finance climat».
 
Le Sommet de l’ONU de l’Action pour le Climat avait espéré des promesses plus concrètes de la part de pays du monde entier. L’Afrique a besoin de prendre des mesures audacieuses et ambitieuses pour mettre en œuvre des mesures climatiques. Ce sont ces actions qui doivent être localisées et qui ne peuvent être réalisées qu’avec un accès à la finance climat. 
La signature du protocole d’entente marque le début du processus d’appui aux gouvernements locaux et régionaux qui s’engagent dans l’intégration verticale des contributions déterminées au niveau national (CDN) avec les contributions déterminées au niveau local (CDL). Cela sera suivi de l’élaboration de solutions africaines bancables qui répondent sérieusement à nos défis climatiques et peuvent avoir une incidence concrète et tangible sur les objectifs fixés par les experts en matière de climat.

L’une des innovations comprend un processus contractuel entre le gouvernement national et les gouvernements locaux et régionaux pour la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Cela représente une étape importante dans le suivi de la mise en œuvre des CDN par rapport à la simple procédure consistant à montrer du doigt les mauvais acteurs, procédure intitulée « name and shame »,  adoptée dans l’Accord de Paris en cas de non-respect par tout état partie des engagements qu’il a contractés, comme l’a souligné le Secrétaire Général de CGLU Afrique . Il est maintenant largement admis qu’une meilleure implication des gouvernements locaux et régionaux dans l’action climatique est essentielle pour gagner cette course et, à cet égard, il a été proposé que cette révision commence par les CDN.  Jean Pierre Elong Mbassi, Secrétaire général de CGLU Afrique a déclaré : ” Cette approche ascendante est susceptible de promouvoir une plus grande appropriation et harmonisation de l’agenda climatique à tous les niveaux de gouvernance.” 

Les réunions avec les pays de l’Afrique se poursuivront tout au long de l’année et CGLU Afrique plaidera en faveur du lancement de la révision des CDN avec l’élaboration des CDL. Les prochaines étapes pour CGLU Afrique et ses partenaires comprennent la Conférence de la Convention des Maires pour l’Afrique subsaharienne CoM SSA, lors du Sommet du Climate Chance – Afrique 2019, à Accra, au Ghana du 16 au 18 octobre. Cette rencontre servira de cadre pour présenter le travail effectué avec les villes et les gouvernements locaux et régionaux, en tant que parties prenantes clés de l’action climatique. Le Sommet d’Accra examinera les fondements d’une approche ascendante construite pour lutter contre le changement climatique et examiner les enseignements tirés du projet pilote CoM SSA. Nous aborderons également le rôle des acteurs non étatiques dans l’écosystème climatique et l’importance des associations nationales de collectivités territoriales en tant que partenaires d’exécution pour tous les mécanismes et institutions de finance climat, y compris le FEM, le Mécanisme pour l’adaptation (« Adaptation Facility ») et le Fonds Vert pour le Climat.

New – York , 27 septembre 2019
Pour plus d’informations :
Contact : Em Ekong – +44 7801 701 675 / + 233 509 333 00 0, 
e-mail : eekong@uclga.org
Visitez www.uclga.org

Communiqué -CGLU Afrique salue la libération de Khalifa Ababacar Sall

La communauté africaine des gouvernements locaux et régionaux regroupés au sein de l’organisation des Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) salue la libération de Khalifa Ababacar SALL, ancien Maire de la Ville de Dakar après 2 ans et demi de détention.

CGLU Afrique se réjouit de pouvoir à nouveau compter sur les talents de l’un de ses meilleurs leaders qui, en sa qualité de Président de CGLU Afrique de 2012 à 2016, a su dignement faire entendre la voix de notre organisation en Afrique et dans le monde.

Pendant ces deux années et demie d’absence, le caractère déterminé, combatif, mais aussi constructif et visionnaire de Khalifa Ababacar SALL aura manqué à ses pairs d’Afrique comme d’autres régions du monde, notamment les membres de l’organisation mondiale des Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU).

CGLU Afrique souhaite ardemment pouvoir à nouveau compter sur l’engagement et le leadership de Khalifa Ababacar Sall afin d’être en mesure de porter toujours plus haut l’étendard d’une Afrique locale déterminée à contribuer à l’amélioration continue des conditions de vie des populations, engagée dans la réalisation du développement humain durable et de l’unité du continent, et résolue à défendre la démocratie, la décentralisation, et le respect des libertés et des droits humains pour tous.

Le Secrétaire Général

Jean Pierre Elong Mbassi

La version PDF est disponible ici. 

CGLU Afrique et les maires de cinq grandes villes africaines participent au premier atelier de renforcement des capacités organisé par le nouveau Fonds de développement urbain et municipal (UMDF) de la BAD

Les maires d’Antanananarivo (Madagascar), de Bizerte (Tunisie), de Conakry (République de Guinée), de Dodoma (Tanzanie) et de Libreville (Gabon) ont collaboré avec des experts urbains internationaux à l’atelier sur le leadership urbain organisé les 25 et 26 septembre à Abidjan (Côte d’Ivoire) par la Banque africaine de développement (BAD).

En avril 2019, la Banque africaine de développement a lancé le Fonds de développement urbain et municipal (UMDF) pour aider les villes et municipalités africaines à améliorer leur résilience et à mieux gérer la croissance et le développement urbains par la planification, la gouvernance et la qualité des services publics. Le fonds s’articule autour de quatre piliers principaux que sont : l’amélioration de la planification urbaine, l’amélioration de la préparation des projets (phase de pré-investissement), l’amélioration de la gouvernance et des finances municipales, et l’appui accru au développement urbain intégré.

L’objectif de l’atelier était de tester la méthodologie et l’approche proposées pour intervenir dans les villes africaines. L’atelier a permis aux maires de présenter leurs visions pour leurs villes, les défis majeurs auxquels ils sont confrontés et les opportunités qui s’offrent à eux. L’atelier comprenait un certain nombre d’experts urbains internationaux de la BAD et d’institutions de recherche ainsi que des représentants d’importants réseaux de villes tels que Cities Alliance et Cités et gouvernements locaux unis d’Afrique (CGLU Afrique), qui était représenté par Dr. François Yatta, Directeur des programmes à CGLU Afrique.

 

Cette rencontre a également servi de cadre à CGLU Afrique pour approfondir les discussions avec le département des Infrastructures et du Développement Urbain de la BAD en ce qui concerne la contribution de la banque à la  production du prochain rapport sur l’environnement institutionnel des collectivités territoriales en Afrique, ainsi qu’avec le département du développement du Secteur Financier de la BAD pour un appui technique à  l’Agence Afrique Territoriale . Des échanges qui augurent une collaboration fructueuse entre les deux institutions sur ces dossiers.

A noter que le Fonds de développement urbain et municipal (UMDF) de la Banque africaine de développement est un fonds fiduciaire multidonateurs destiné à renforcer les interventions en matière de développement urbain et à favoriser la croissance durable dans les villes du continent africain.

Plus d’info sur le UMDF :

https://www.ndf.fi/project/urban-municipal-development-fund-africa-ndf-c100-0

https://www.ndf.fi/news/major-african-cities-participate-cities-leadership-workshop

“Le renforcement des capacités des employés est très important”, Pam Belcher-Taylor, maire de Paynesville (Libéria)

Mme Pam Belcher-Taylor est maire de Paynesville, la plus grande ville du Libéria, qui compte environ 320 000 habitants. Depuis son arrivée en 2018, elle a fait du renforcement des capacités des ressources humaines de sa municipalité l’un des principaux piliers de son mandat.  Et ce,  particulièrement en faveur des femmes et des jeunes filles.  C’est ainsi que des groupes de femmes ont été créés pour aider les jeunes filles de la rue à changer leurs conditions de vie et à acquérir des compétences professionnelles.

Dans cette vidéo, Mme  Pam Belcher-Taylor parle de certains  projets lancés par sa municipalité et donne des conseils aux jeunes qui veulent s’engager en politique.

Mme Pam Belcher-Taylor a partagé l’expérience de Paynesville avec d’autres autorités locales africaines lors de la 3ème édition du  FAMI (Forum des Managers Territoriaux et des Instituts de Formation ciblant les Collectivités Territoriales en Afrique ), organisé par l’Académie africaine des collectivités territoriales  (ALGA) de CGLU Afrique du  10 -14 juin 2019 à Ifrane (Maroc).

Regardez l’interview ci-dessous ( Disponible en  anglais).

Voir la présentation des projets de Paynesville  (Disponible en anglais).

 

Formation de 23 acteurs locaux, élus municipaux, élues municipales et responsables administratifs des partenaires techniques et financiers communaux sur : « la gouvernance locale»

Dans le cadre du Partenariat Stratégique entre CGLU Afrique et le Programme National de Formation aux Métiers de la Ville (PNFMV) d’une part, et de la mise en œuvre du Collège de la Gouvernance Locale de l’Académie Africaine des Collectivités Territoriales (ALGA), la ville de Yaoundé a accueilli, du 16 au 20 Septembre 2019, la première session de formation sur le thème de : « La Gouvernance Locale ».
Cette session de formation vise à sensibiliser et à renforcer les capacités des acteurs locaux sur les enjeux et les défis de la Gouvernance Locale, dans un contexte de défis et d’opportunités pour les Collectivités Territoriales africaines.

La cérémonie d’ouverture de cette Session a été marquée par trois allocutions, à savoir, le mot de bienvenue du Vice-Président des Communes et Villes Unis du Cameroun (CVUC), l’intervention du représentant de CGLU Afrique – ALGA et le discours d’ouverture de la représentante personnelle de Madame la Ministre de l’Habitat et du Développement Urbain (MINHDU).

Dans son mot de bienvenue, M. Albert Anicet AKOA , Vice-Président de CVUC a loué le partenariat entre CGLU Afrique – ALGA et le PNFMV en ces termes : « Je voudrais magnifier l’excellence du partenariat entre CGLU AFRIQUE à travers son Académie et le PNFMV, pour le développement des capacités et des compétences des ressources humaines des Collectivités Locales Africaines, l’un des maillons faibles des processus de décentralisation en Afrique, dont l’une des résultantes est la tenue de la présente session de formation sur la Gouvernance Locale, à la suite de la 1ère session de formation internationale sur la Coopération Décentralisée organisée au mois de Juillet 2019». Le Vice- Président n’a pas manqué de faire le lien entre la thématique et l’ODD 11 pour montrer toute l’importance de cette formation aux yeux des élus locaux et des élues locales du Cameroun.

Dans son intervention, M. Joachim HUNLEDE, représentant Madame la Directrice de ALGA de CGLU Afrique a rappelé la noble mission confiée à ALGA par les élus locaux et les élu(e)s locales du Continent, à savoir « appuyer et accompagner les Membres et les Réseaux de CGLU-Afrique dans leur quête de visibilité, d’autonomie, de bonne gouvernance, de professionnalisme et de performance », qui ne peut réussir ni donner des fruits sans l’implication et l’engagement de l’ensemble des acteurs concernés par cette dynamique, à savoir les Représentants de l’Etat, des Collectivités Territoriales et leurs Associations, les Instituts de formation et d’ancrage de ALGA, la Communauté des Experts et des Formateurs ainsi que les Partenaires financiers et techniques.

Il a en outre mis l’accent sur l’importance de la thématique de la session qui figure au rang des neuf principes de la Charte Africaine sur les Valeurs et Principes de la Décentralisation, de la Gouvernance locale et du Développement Local, adoptée par les Chefs d’Etat et de Gouvernements le 27 juin 2014 au Sommet de Malabo, en Guinée Equatoriale. Il a par ailleurs rappelé aux participant(e)s que la gouvernance locale appelle à une grande vigilance dont les mécanismes ne peuvent s’acquérir qu’au travers des sessions de renforcement de capacités, telles que les proposent ALGA et le PNFMV.

Dans son discours d’ouverture, Mme Hermine NNA EKONO, Représentante Personnelle de Son Excellence Madame la Ministre de l’Habitat et du Développement Urbain, a indiqué que le thème de la formation est un important sujet de débats voire de controverses. Selon Mme NNA EKONO « plus qu’un concept, la Gouvernance Locale, est avant tout un processus d’apprentissage quotidien et collectif de règles et de principes autour desquelles les sociétés humaines conviennent de gérer le bien commun, de réguler les rapports entre l’individu et le groupe ou entre groupes sociaux cohabitant sur les mêmes espaces territoriaux » mais aussi « un enjeu mondial au regard des crises qui secouent toutes les sociétés du monde y compris celles occidentales qui s’interrogent aussi, comme nous, sur la solidité de leurs modèles dans un contexte mondial changeant à vive allure ». Enfin, Mme NNA EKONO a précisé que la gouvernance est un processus d’apprentissage permanent, une construction patiente et concertée, mais également un processus dynamique qui s’enrichit à l’épreuve des évolutions et des conjonctures sociopolitiques tant au niveau local, national qu’international.

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Participation de CGLU Afrique à la réunion sur le Rapport GOLD V

Du 9 au 10 septembre 2019, l’organisation mondiale des gouvernements locaux et régionaux (CGLU) a réuni les secrétaires généraux de ses différentes sections à son siège à Barcelone. Les principaux objectifs de la réunion étaient de discuter des conclusions du rapport GOLD V sur la localisation des agendas mondiaux et de partager les progrès réalisés en direction du congrès mondial de novembre prochain à Durban.

La section continentale CGLU Afrique a été représentée par son secrétaire général, M. Jean Pierre Elong Mbassi.  Le premier jour de la réunion inaugurée par Mme Emilia Saiz, Secrétaire Générale de CGLU, et M. Salvador Gausa i Gascón, Directeur de Relations Internationales du Conseil Provincial de Barcelone a été consacré au débat sur le contenu du rapport GOLD pour définir ses conclusions. Les sections ont eu la possibilité de faire des recommandations portant sur les différents chapitres régionaux du rapport GOLD V.

Le rapport GOLD, Rapport mondial sur la décentralisation et la démocratie locale, est une publication qui analyse l’état de la décentralisation et de la démocratie locale dans le monde. Cette cinquième édition met un accent particulier sur la localisation des agendas mondiaux. Elle a bénéficié de la contribution de divers experts locaux, de représentants des gouvernements locaux et régionaux et de professionnels impliqués dans l’élaboration des politiques publiques.

Les secrétaires généraux des différentes sections ( Afrique, Europe, Asie Pacifique, Eurasie, Amérique du Nord , Amérique Latine, Moyen Orient-Asie de l’ouest et Metropolis)  ont eu droit à la présentation des progrès réalisés en direction du Congrès mondial de CGLU, qui aura lieu à Durban, Afrique du Sud, du 11 au 15 novembre 2019. En introduction, une perspective générale des avancées dans chacun de ses axes (Assemblée, Chapitre public, Local4Action et Statutaire) a été proposée. L’Axe de l’Assemblée s’est renforcé dans la deuxième partie de la matinée, les sections de CGLU apportant leurs messages clés et leurs priorités politiques afin d’élaborer, à Durban, une Assemblée capable de répondre aux défis continentaux et de nourrir les priorités politiques de l’organisation.

Enfin, la réunion a permis d’aborder des questions statutaires de l’organisation et de faire le point sur les candidatures au Conseil mondial, au bureau exécutif, aux coprésidences, aux vice-présidences, à la présidence et à la trésorerie de l’organisation.  A Durban, l’Afrique briguera la présidence de l’organisation mondiale (CGLU) avec la candidature de M. Mohamed Boudra, Président de l’Association des Présidents des Conseils Communaux du Maroc (AMPCC).  La désignation des représentants Africains aux différentes instances mondiales ont été faite lors de la réunion des organes statutaires de CGLU Afrique tenue en juin 2019 en au Caire (Egypte) et lors de la réunion extraordinaire du comité exécutif de CGLU Afrique tenue  le 28 juillet 2019  à Libreville (Gabon).

Les inscriptions au congrès sont ouvertes et disponibles ici.

Une Délégation de Maires libyens en voyage d’études au Maroc

Du 13 au 21 Septembre 2019, CGLU Afrique et l’Association Nationale des Municipalités de Libye organisent un voyage d’études au Maroc pour une Délégation de Maires Libyens.  La délégation conduite par le Président de l’Association,  Monsieur Hussein Khalefah Edawadi Daiab, sera composée des Maires des Municipalités de Zlitne, Zintan, Azawya Sud,  Al Bawaniss et Daraj.

Ce voyage d’études vise à permettre aux Maires Libyens de mieux connaître la vision, la mission, les activités et les initiatives de CGLU Afrique, de même qu’à découvrir l’expérience marocaine en tant que l’une des expériences les plus avancées en matière de Décentralisation, de Gouvernance Locale et de Développement Territorial en Afrique.

En effet, les Municipalités libyennes sont confrontées à un contexte plein de défis, difficile et complexe du fait de la crise politique et l’insécurité qui sévissent dans le Pays depuis 2011. Dans ces conditions, elles ont plus que jamais besoin de soutien, d’appui et d’accompagnement multidimensionnels et à tous les niveaux afin d’ancrer la stabilité et la paix, de leur permettre de faire face à leurs responsabilités dans la fourniture des services de base aux populations, et de garantir des villes sûres et résilientes.

Il s’avère primordial pour les Elus locaux libyens de s’intégrer davantage dans l’écosystème des Collectivités Territoriales d’Afrique par le biais de CGLU Afrique, qui est l’organisation faîtière des Gouvernements Locaux et Régionaux du Continent Africain.

Durant une semaine, la Délégation prendra part à des rencontres de travail et d’échange à Rabat et à Ifrane, auprès des Partenaires de CGLU Afrique associés à ce voyage d’études. Il s’agit notamment : de l’Institution du Médiateur du Royaume du Maroc, du Ministère de l’Intérieur du Royaume du Maroc/DGCL, du Secrétariat d’Etat chargé de l’Habitat, de la ville Rabat, de l’Association des Régions du Maroc (ARM), de l’Association Marocaine des Présidents des Conseils Préfectoraux et Provinciaux (AMPCPP), de l’Association Marocaine des Présidents des Conseils Communaux (AMPCC) et de l’Université Al Akhawayn d’Ifrane.

La Délégation tiendra des réunions de travail au Siège de CGLU Afrique avec les différents Départements de l’Organisation.

Elle sera également reçue en audience par le Président du Conseil Communal de Rabat, l’Institution du Médiateur du Maroc, les Présidents des Associations des Collectivités Territoriales du Maroc, le Président de l’Université Al Akhawayn d’Ifrane, le Président du Conseil Communal d’Ifrane.

Les Maires Libyens seront également reçus par Madame Fatna ELK’HIEL, Secrétaire d’Etat Chargée de l’Habitat, Présidente du Conseil Communal de Aarbawa, Vice-Présidente du Réseau des Femmes Elues Locales d’Afrique (REFELA) pour la Région Afrique du Nord et Présidente du REFELA-Maroc.

Pour la Partie Libyenne, cette visite s’inscrit aussi dans la continuité de l’ambition et des objectifs visés par « l’Initiative de Nicosie ».  Initiée en 2015 par le Comité Européen des Régions et avec l’appui et l’accompagnement de plusieurs Partenaires en Europe, cette Initiative a pour but d’établir un lien politique étroit et entretenir de manière accrue, une relation très concrète avec les villes de Libye. Cette relation poursuit le double objectif de contribuer à améliorer les services publics en Libye et d’aider les villes libyennes à réintégrer la Communauté internationale.

Pour CGLU Afrique, c’est une opportunité de renforcer les liens de coopération, de partenariat et de solidarité avec l’Association Nationale des Municipalités de Libye et avec les élus locaux, les élues locales et les managers territoriaux de ce Pays. C’est aussi une occasion propice pour déterminer les priorités, les attentes et les besoins des Municipalités libyennes particulièrement en matière d’apprentissage, de formation et de renforcement des capacités pour permettre à l’Académie Africaine des Collectivités Territoriales (ALGA) de CGLU Afrique d’y répondre.

 

PJ : Programme de la visite.

Version Arabe disponible ici. 

Pour de plus amples informations veuillez contacter :

Gaëlle Yomi : Tél : + 212 610 56 71 45

E-mail : gyomi@uclga.org

Version PDF. 

Inscriptions ouvertes pour le Sommet Climate Chance Afrique 2019

Le premier Sommet Climate Chance – Afrique 2018 d’Abidjan en Côte d’Ivoire a permis de rassembler les acteurs non-étatiques du climat pour la première fois dans un sommet Climate Chance dédié aux acteurs non-étatiques du climat en Afrique et surtout de décliner des feuilles de route sectorielles et opérationnelles adaptées au contexte des territoires africains. La position africaine a été ensuite portée dans le cadre des événements internationaux cités ci-dessus, notamment celui en Californie et a également alimenté le processus du Dialogue de Talanoa durant la COP24.

La seconde édition du Sommet Climate Chance – Afrique, du 16 au 18 octobre 2019 à Accra – Ghana, assurera la continuité de la première édition. Elle permettra de rassembler pour une seconde fois les acteurs non-étatiques du climat en Afrique, de proposer cet appel à contribution qui renforcera les coalitions sectorielles africaines animées par Climate Chance et d’alimenter notre cartographie de l’action climat en Afrique, de mener un travail plus approfondi sur les feuilles de route sectorielles et opérationnelles qui ont été élaborées en Juin 2018 à Abidjan et de renforcer les engagements qui ont été adoptés.

Collectivités, entreprises, associations, syndicats, organismes scientifiques, citoyens, sont invités à prendre part au Sommet Climate Chance Afrique 2019 pour mettre en lumière  le progrès de leurs actions à travers l’Afrique, approfondir l’analyse des réussites et des difficultés, favoriser la mutualisation des expériences et des innovations, pointer les solutions permettant un passage à une échelle plus significative et souligner les opportunités de nouvelles initiatives naissant de l’action climatique dans le continent Africain. En favorisant ces échanges entre parties prenantes de différentes familles, ce sommet résolument tourné vers l’action permettra ainsi de :

  • Stimuler la mobilisation opérationnelle des acteurs non-étatiques qui doivent être les accélérateurs de la concrétisation des engagements pris par les Etats à la COP21.
  • Consolider les dynamiques de coopération entre acteurs non-étatiques qui travaillent de manière encore trop isolée.
  • Faire dialoguer les acteurs non-étatiques qui ont un rayonnement international avec des acteurs plus centrés sur leurs problématiques locales en Afrique pour permettre une articulation adéquate entre les questions locales et les enjeux globaux

Inscrivez-vous gratuitement ici.

4 formats

  • Des Plénières avec des personnalités clés de l’action climatique en Afrique.
  • Les Ateliers des coalitions africaines, alimentés par cet appel à contribution, pour travailler sur l’avancement et la déclinaison de feuilles de route africaines sectorielles et thématiques sur 8 thématiques (détails ci-après).
  • Des Focus sur des initiatives climat d’envergure.
  • Des Side-Events dédiés aux activités de nos partenaires : CoMSSA, CGLU Afrique, IFDD, etc.

9 entrées thématiques

  • Accès aux financements climat en Afrique
  • Aménager les villes africaines de manière durable
  • Agriculture, alimentation et reforestation en Afrique
  • Energies renouvelables et efficacité énergétique en Afrique
  • Mobilité et des transports durables en Afrique
  • Adaptation et Eau en Afrique
  • Bâtiment et Construction durables en Afrique
  • Education et Formation au changement climatique en Afrique
  • Economie circulaire en Afrique

Organisation des ateliers thématiques

Les ateliers seront l’occasion de réunir les acteurs non-étatiques dans leur diversité afin de :

  • Présenter quelques bonnes pratiques particulièrement inspirantes (au nombre de deux ou trois et issues de l’appel à contribution lancé à Accra lors de la Semaine Africaine pour le Climat organisée par l’ONU.
  • Faire le suivi (évaluation un an après) des feuilles de routes sectorielles des coalitions africaines accompagnées par Climate Chance et qui avaient été définies durant la première édition du Sommet Climate Chance Afrique 2018.

Chaque atelier devra aboutir collectivement au suivi du développement des feuilles de routes sectorielles opérationnelles, qui ont vocation à créer un environnement favorable à l’action, de diffuser de l’information stratégique et de renforcer l’action climatique en Afrique. Il sera donc important de faire un point sur les objectifs définis dans chaque feuille de route, des indicateurs d’avancement de l’action, etc.