Communiqué sur les attaques sur les migrants africains en Afrique du Sud
Les media et les réseaux sociaux montrent des images insoutenables de migrants africains attaqués en Afrique du Sud sous le prétexte qu’ils enlèvent le travail aux nationaux. On se rappelle que juste avant les élections générales tenues en mai 2019, de tels actes ont été également perpétrés, qui ont suscité une réaction de protestation indignée du doyen africain du corps diplomatique auprès de la République de l’Afrique du Sud. La récurrence régulière de ces actes de xénophobie dans un pays qui a bénéficié d’un élan de solidarité sans précédent des autres pays africains dans sa lutte de libération ne cesse d’interroger sur la nature de l’éducation politique et civique apportée par les autorités à leurs concitoyens.
Pour sa part, l’organisation des cités et gouvernements locaux unis d’Afrique (CGLU Afrique) dénonce ces actes qui ne grandissent pas ceux qui les posent et détériorent l’image de l’Afrique du Sud et de l’ensemble de l’Afrique.
CGLU Afrique rappelle que les leaders des gouvernements locaux et régionaux d’Afrique réunis à Johannesburg, Afrique du Sud, en décembre 2015, et à Marrakech, Maroc, en novembre 2018, ont adopté une charte des gouvernements locaux et régionaux d’Afrique sur la migration qui condamne sans ambiguïté tous les actes de xénophobie, de discrimination et d’injustices envers les migrants, et posent au contraire les autorités locales comme les protecteurs des populations migrantes dont elles sont garantes du bon accueil et de la bonne intégration au sein des communautés locales.
CGLU Afrique appelle en conséquence ses membres en Afrique du Sud à se conformer aux principes édictés par la Charte des gouvernements locaux et régionaux d’Afrique sur la migration et à agir sans délais pour protéger les droits des migrants qui vivent dans leur juridiction et faire traduire en justice les auteurs d’actes d’agression envers les migrants du seul fait qu’ils le sont, présenter des excuses officielles aux personnes, familles et communautés touchées par ces actes, et envisager d’éventuelles réparations et indemnisations à leur bénéfice.
CGLU Afrique est heureux de constater que SALGA a pris une position claire contre ces actes abominables, montrant la détermination de la communauté des collectivités territoriales d’Afrique du Sud à ne pas tolérer ces comportements honteux.
CGLU Afrique encourage SALGA et ses membres en Afrique du Sud d’engager sans délais un travail en profondeur d’éducation historique et civique ciblant les résidents de leur circonscription en collaboration avec les organisations de la société civile, pour mettre en place les conditions propices à la concorde entre migrants et communautés locales et au vivre ensemble en paix.
Jean Pierre Elong Mbassi,
Secrétaire Général de CGLU Afrique
Téléchargez le communiqué ici.
La charte des collectivités territoriales d’Afrique sur la migration est disponible ici.




L’Académie Africaine des Collectivités Territoriales (
Dans le cadre des activités du Réseau Local Africa HRnet et de l’Observatoire des Ressources Humaines Locales en Afrique de CGLU Afrique, un appel à contribution pour le deuxième numéro de “La Voix du Manager Local Africain” est lancé.


L’Académie Africaine des Collectivités Territoriales (ALGA) de Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) procèdera au lancement du lancement de son collège sur : “Egalité genre et Autonomisation des Femmes et des Filles pour la mise en œuvre de l’ODD5 et de la Vision Africaine en matière des Droits des femmes », du 09 au 13 décembre 2019 au Royaume du Maroc, Rabat. 
Le Forum politique de haut niveau est l’instance des Nations Unies chargée de l’examen mondial des progrès accomplis dans la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD). Ce Forum 2019, tenu du 09-18 juillet au Siège des Nations Unies à New York, a eu pour thème principal : « Autonomiser les populations et assurer l’inclusion et l’égalité ». Il a été question de voir comment donner des moyens d’action aux populations et assurer l’inclusion et l’égalité, tout en évaluant les progrès d’ensemble dans la réalisation des ODD, en accordant une attention particulière aux ODD 4, 8, 10, 13, 16 et 17.
La GLOBAL Taskforce pourrait être un interlocuteur crédible. Il s’agit de faire bouger les mécanismes de gouvernance, en demandant aux Etats de considérer la place des autorités locales à leurs côtés. L’enjeu est d’unir les forces et les moyens d’action pour faire face aux défis tels que les urgences écologiques, l’égalité des genres, la résorption de la pauvreté, le développement de l’éducation, le rééquilibrage des politiques publiques et des actions globales qui aujourd’hui rendent vulnérables les populations.
Au nom du REFELA, la Présidente Mme Macoura Dao, a pu exprimer un message fort au Secrétaire Général de l’ONU : « Le REFELA s’associe aux différents messages délivrés par les représentants des réseaux d’élus, et attire l’attention sur l’importance de la proximité des élues locales africaines, pour atteindre les objectifs mondiaux. En outre, il faudrait compter sur les femmes maires et élues locales d’Afrique, regroupées au sein du REFELA et sur leur détermination à agir pour la mise en œuvre des ODD 4, 5, 11 et 15. Elles proposent de réaliser trois campagnes, i) la campagne des villes africaines sans enfants de la rue, ii) la campagne des villes africaines à zéro tolérance face aux violences faites aux femmes et aux filles et iii) la campagne des villes africaines favorables à l’autonomisation économique des femmes ; convaincues qu’elles permettraient si elles sont mise en œuvre, de contribuer à faire des villes et territoires d’Afrique, des communautés durables, où les habitant-es sentent concrètement l’amélioration de leurs conditions de vie. Ceci n’est possible qu’avec l’amélioration de l’inclusion économique, sociale, politique des femmes et le soutien de la communauté internationale».





Présentation
The Le thème de la Conférence des Journées européennes du développement de cette année #ThinkTwice fut axé sur la lutte contre les inégalités dans le contexte des objectifs de développement durable à l’horizon 2030. Le partenariat entre CGLU Afrique, Platforma, le CCRE, l’AIMF, le CLGF et CGLU a accueilli, pour la troisième année consécutive, un stand commun dans « The Global Village City Hall », représentant les gouvernements locaux et régionaux aux Journées européennes du développement 2019 (EDD19).