Economie verte, cœur de la transformation structurelle de l’Afrique

Pour la très dynamique Aïssata Coulibaly Touré, Présidente de l’Association des femmes chefs d’entreprises du Mali, Présidente du Réseau des Femmes Opératrices Economiques du Mali et Vice-Présidente du Conseil National du Patronat du Mali, « quand les femmes promettent, elles le font ».Et comme elles sont désormais engagées dans l’économie verte et le green business en Afrique, on peut avoir l’espoir que ce secteur sera au cœur de la transformation structurelle de l’Afrique.

Pour la transformation structurelle de l’Algérie, il faudra désormais compter avec le Réseau Algérien des Femmes en Economie Verte (RAFEV) qui organisait encore récemment une rencontre sur cette thématique. Le RAFEV, qui souhaite encourager l’engagement des algériennes dans l’économie verte, a la particularité d’avoir été créé après la publication d’une étude, financée par la coopération allemande au développement (GIZ), qui conclut que l’économie verte pourrait générer, en Algérie, un peu plus de 1,4 million d’emplois à l’horizon 2025.

Pour le Bureau International du Travail (BIT), l’horizon est au verdissement des emplois y compris en Afrique et particulièrement pour les femmes. Nous avons eu l’immense privilège de collaborer avec le BIT pour l’organisation, en 2011 au Burkina Faso, du forum des employeurs africains sur le thème « L’économie verte et l’entreprenariat féminin, nouveaux moteurs de la croissance économique et de la création d’emplois en Afrique de l’Ouest » avec la participation de plusieurs organisations patronales d’Afrique Centrale et de l’Ouest. La déclaration finale de cette rencontre a particulièrement insisté sur le rôle des organisations patronales et des réseaux d’employeurs pour le déploiement de l’économie verte en Afrique.

Pour le déploiement de l’économie verte au Maroc, la Confédération Générale des Entreprises Marocaines (CGEM) est un acteur incontournable et indispensable. Elle a créé une commission particulièrement dédiée à ce secteur d’activités. La délégation de la CGEM de Fès vient d’organiser une rencontre sur le potentiel d’économie verte dans cette région. En mettant la croissance verte au cœur de sa stratégie nationale et dans ses délégations régionales, la CGEM va ainsi peser sur la transformation structurelle du Maroc. Présidents et cadres des patronats, prenez deux minutes et quatre secondes de votre précieux temps pourvisionner les enjeux de l’économie verte à partir des bonnes lunettes de Saïd Mouline, Président de la Commission Economie Verte de la CGEM. Pour avoir eu la chance de participer à une conférence avec lui l’année dernière à Marrakech, nous recommandons de le rencontrer. C’est le cœur de notre message à destination des organisations patronales africaines dans le cadre de la transformation structurelle de l’Afrique.

Pour la Banque Africaine de Développement (BAD) « Le cœur du message est que l’Afrique doit accélérer sa transformation structurelle en dopant le potentiel de sa jeunesse, en investissant dans la science, les technologies et l’innovation, en accélérant le rythme de l’intégration économique, en passant à une économie verte, en soutenant les entreprises du secteur privé. » Telle est l’une des principales recommandations de son rapport annuel 2012 qui sera présenté du 27 au 31 mai à Marrakech lors de son Assemblée Générale. Au cours de cette rencontre la BAD va plaider avec force pour la transformation structurelle de l’Afrique. Les délégués reviendront du Maroc avec la recette pour accompagner leurs pays sur la voie de l’économie verte.

Pour que l’économie verte soit la voie du développement durable de l’Afrique, il va encore falloir y donner de la voix pour sensibiliser et convaincre les africains. En effet, certains décideurs et chefs d’entreprises africains voient rouge quand on parle d’économie verte pas parce qu’ils sont devenus daltoniens mais parce qu’ils n’ont pas les bonnes lunettes.