Archive d’étiquettes pour : CGLU Afrique

Mission à Haikou, Chine

Le Secrétaire Général de CGLU Afrique a assisté aux réunions du Bureau Exécutif et du Conseil Mondial de Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU) tenues à Haikou, Chine, du 22 au 26 novembre 2014.

Au cours de ces deux réunions présidées par Mme. Jacqueline Moustache-Belle, co-Présidente de CGLU et M. Fathallah Oualalou, Trésorier de CGLU, le rapport d’activités du Secrétariat de CGLU a été présenté et le plan de travail et le budget de CGLU en 2015 adoptés.

Le Comité Exécutif a par ailleurs approuvé le renouvellement du contrat du Secrétaire Général actuel de CGLU pour un mandat de trois ans supplémentaires prenant fin en 2017.

Quant au Conseil Mondial de CGLU, ce dernier a approuvé la résolution stipulant que l’organisation va organiser la seconde assemblée mondiale des villes et autorités locales dans le cadre de la conférence Habitat III en 2016. Le Secrétariat a été instruit de commencer les pourparlers avec tous les membres de la Global Taskforce des autorités locales dans le but de rallier tous les réseaux de ces dernières dans cet important effort.

Les membres de CGLU ont reçu d’amples informations sur l’agenda international très chargé de l’année 2015, avec la seconde réunion préparatoire d’Habitat III à Nairobi (Prepcom II) en avril 2015, la réunion des Nations Unies sur la finance de développement à Addis-Ababa en juillet 2015, la Conférence de l’ONU Pékin+20 et la réunion sur les ODM 2015 à New York en septembre 2015, pour ne citer que celles-là. Les membres de CGLU sont vivement conviés à participer à tous ces événements afin de confirmer le rôle et la présence des autorités locales dans les débats internationaux.

Enfin, le Conseil a adopté la feuille de route de CGLU en vue de Habitat III et a recommandé au Secrétariat de mettre en application une large campagne de communication pour partager le contenu de cette feuille de route et mobiliser l’appui entre et au-delà des membres afin d’assurer son implémentation complète.

A la demande des membres africains, le Conseil Mondial de CGLU a adopté une motion de solidarité avec les autorités locales touchées par la pandémie Ebola en Afrique et a appelé les membres de CGLU à montrer leur solidarité avec les populations, les localités et les gouvernements locaux affectés

 

Lancement du programme de Coaching Territorial à Oujda, Maroc

Le programme « Coaching Territorial » a été officiellement lancé le lundi 17 novembre 2014 à Oujda dans la région de l’Oriental, Royaume du Maroc, en présence du Secrétaire Général de CGLU Afrique, M. Jean Pierre Elong Mbassi, ainsi que d’autres acteurs de la gestion territoriale.

Ce programme est le fruit d’une convention de partenariat entre CGLU Afrique et le Conseil de la Région de l’Oriental signée en juin dernier à Oujda en marge du 2ème colloque sur la coopération décentralisée. Le Coaching Territorial, basé sur la valorisation des forces en présence, l’amélioration des relations humaines et la bonne gestion des comportements, est une approche inédite aussi bien au Maroc qu’en Afrique. C’est un processus qui vise l’appropriation (ownership) et la responsabilisation (empowerment) au profit des structures locales et des acteurs locaux.

Le Secrétaire Général de CGLU Afrique a précisé, lors de son allocution, qu’en adoptant la Constitution de 2011, le Maroc a fait un choix résolu en faveur d’une gestion plus décentralisée et que la régionalisation avancée va effectivement introduire une mutation profonde dans la gestion des affaires publiques.

Le choix de la Région de l’Oriental se justifie par les attentes des élus et des autres acteurs locaux qui ont manifesté un grand intérêt pour la démarche et l’expérience proposées par CGLU Afrique lors de Rabat 2013. Ainsi, les acteurs locaux de la région orientale du Maroc vont bénéficier d’un accompagnement qui va leur permettre de mieux appréhender les problèmes auxquels ils sont confrontés et de mobiliser les ressources à bon escient.

Si vous voulez en savoir plus visiter le site dédié au programme du Coaching Territorial ici 

Vous pouvez aussi consultez les articles parus dans la presse marocaine concernant l’événement.

http://www.lematin.ma/journal/2014/programme-pilote-dans-l-oriental_le-coaching-au-service-des-elus/211832.html?sthash.nw2A7CfA.qp1Ibf3u.mjjo

http://www.libe.ma/Lancement-officiel-du-programme-de-coaching-territorial-dans-la-region-de-l-Oriental_a56147.html

http://www.map.ma/fr/phototheque/le-secretaire-general-de-cglu-afrique-donne-oujda-une-declaration-la-presse

Allocution du Secrétaire Général

 

Conférence REsolutions Afrique/Marrakech 2014

“Créer et saisir les opportunités aujourd’hui pour financer les villes de demain: le cri de ralliement des acteurs africains de la fabrique urbaine”. C’est dans cette perspective que la Commune Urbaine de Marrakech, le FMDV et CGLU Afrique organisent la Conférence REsolutions Afrique/Marrakech 2014, à Marrakech (Royaume du Maroc), les 11 et 12 décembre 2014. 

 

Dans un contexte d’urbanisation galopante, avec 1.26 milliards d’urbains prévus en 2030, soit plus d’un africain sur deux, les organisateurs de cette conférence convoquent les collectivités locales et l’ensemble de leurs partenaires pour créer aujourd’hui les opportunités de financement des villes africaines de demain. 

Les questions portées au débat sont de différents ordres mais qui convergent toutes dans la même direction, celle de détecter les moyens d’impliquer l’ensemble des acteurs concernés, aussi bien publics que privés, dans la gestion des villes du future. Ainsi, pour les organisateurs de la conférence (FMDV, Commune Urbaine de Marrakech et CGLU Afrique) la rencontre doit produire des avancées significatives pour :

  • •Promouvoir une vision partagée du diagnostic sur la structure et les conditions du financement des villes et régions africaines ;
  • •Encourager l’émergence d’alliances stratégiques en vue de proposer des solutions adaptées et durables de financement des autorités locales africaines dans le contexte sociopolitique et économique du continent, et compte tenu de l’évolution de l’environnement financier international ;
  • •Proposer une stratégie continentale réaliste s’appuyant sur les engagements des différentes parties prenantes à œuvrer de concert pour mettre en place les partenariats nécessaires à la mobilisation des financements pour les villes africaines à l’échelle des enjeux de l’urbanisation rapide du continent;
  • •Présenter les exemples de solutions et bonnes pratiques à l’œuvre pour l’inspiration d’autres acteurs ;
  • •Offrir un espace de rencontre dédié et ciblé entre décideurs publics, pourvoyeur de solutions opérationnelles et leaders économiques et financiers pour la signature de partenariats commerciaux et financiers.

Si vous voulez rejoindre les participants panafricains de haut niveau conviés à la Conférence REsolutions Afrique/Marrakech 2014 et contribuer à la définition opérationnelle des solutions de financement pour le développement urbain, inscrivez-vous ici et découvrez le programme de la conférence

Télécharger le communiqué de presse

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Lancement d’Africités – Reportage de JoburgToday TV

Vidéo disponible uniquement en anglais

 

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Participation de CGLU Afrique à la Prepcom I pour Habitat III

Afin d’alimenter les débats des gouvernements centraux et apporter les messages des autorités locales sur les sujets qui les préoccupent, la Taskforce Mondiale a coordonné un événement de haut niveau pour les gouvernements locaux et régionaux, le 16 septembre 2014,  afin de présenter la mise en œuvre d’Habitat II, aborder les liens entre les Objectifs de Développement Durable (ODD) et Habitat III ainsi que de  définir les priorités pour l’agenda d’Habitat III.

Cet événement qui a compté sur la présence de représentants de haut niveau de l’ONU a été organisé en collaboration avec la Division de l’appui au conseil et de la coordination de l’ECOSOC. Il entre dans le cadre de la première session du Comité préparatoire (Prepcom I)  pour la conférence d’Habitat III prévue en 2016.

Le Président de Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique), M. Khalifa Sall, a pris part à cet événement et a mis en exergue la position des villes du Sud par rapport aux Objectifs du Développement Durable (ODD) et la conférence d’Habitat III.

Pour voir l’intégralité de l’intervention de M. Khalifa Sall, veuillez visiter la WebTV de l’ONU ici

 

11ème réunion du Comité Exécutif de CGLU Afrique

La 11ème session ordinaire du Comité Exécutif de Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) s’est tenue le 13 octobre 2014 à Johannesburg, Afrique du Sud en marge des activités du lancement officiel des préparatifs du Sommet Africités 7.

 

Les travaux de cette réunion ont porté sur plusieurs points relatifs aux activités du Secrétariat Général de CGLU Afrique et le prochain Sommet Africités 7 prévu en décembre 2015.

Le premier point était relatif à l’adoption du compte rendu de la 10ème réunion du Comité Exécutif de Victoria, Seychelles, et l’état de la mise en œuvre des résolutions et recommandations de ladite réunion.

Le deuxième point concernait les activités du Secrétariat Général de Mai à Octobre 2014 et la synthèse des activités prévues d’Octobre à Décembre 2014.

En troisième lieu le groupe de réflexion a présenté son rapport sur les cotisations et la stratégie de leur mobilisation, et les sanctions possibles en cas de non-paiement dans les délais statutaires.

Le quatrième point portait sur la présentation et l’adoption du budget 2015 de CGLU Afrique.

Quant au cinquième point, il portait sur la préparation du Sommet Africités 7 et de la cérémonie officielle de son lancement. Ainsi, le Secrétariat général a fait le point sur les avancées de la préparation du Sommet Africités 7 de Johannesburg. Il a notamment rappelé la composition et le rôle des principales instances qui pilotent les préparatifs du Sommet.

Vers la fin de la réunion, le Secrétaire Général de CGLU Afrique a saisi l’occasion de la présence des membres du Comité Exécutif afin de leur faire part de plusieurs points sur lesquels CGLU Afrique est attendu.

 

La cartographie d’établissements non planifiés à l’aide de Véhicules Aériens sans Pilote (UAV)

Les partenaires de CGLU Afrique avec Slum Dwellers International (SDI) en vue de promouvoir la collaboration et l’amélioration des relations entre les villes et les habitants des bidonvilles en Afrique dans le cadre d’un programme connu sous le nom de «Connais ta ville».

Le programme réalise cet objectif en engageant la ville et les habitants des bidonvilles dans un processus d’auto-énumération, de profilage et de cartographie de bidonvilles dans l’objectif d’améliorer la cohésion entre tous les habitants de la ville et de fournir des données fiables pour la planification afin de relever efficacement les défis que posent ces établissements notamment en ce qui concerne la fourniture des services de base et la sécurité d’occupation foncière.

Cet article est destiné à partager les expériences rapportées pour l’information de nos membres.

Réunion consultative de l’UA sur les CTS

Le Secrétaire Général de CGLU Afrique a animé une réunion technique consultative convoquée par le Département des Affaires Politiques de la Commission de l’Union Africaine sur la reconfiguration des CTS, particulièrement la planification et l’opérationnalisation du CTS sur la Fonction Publique, la Collectivité Locale, le Développement Urbain et la Décentralisation. La réunion s’est déroulée du 18 au 20 août 2014 à Addis-Abeba, Ethiopie, au siège de l’UA.  Y ont pris part des représentants du Comité Exécutif de la CADDEL (Conférence Africaine sur la Décentralisation et le Développement Local), AMCHUD (Conférence Africaine sur l’Habitat et le Développement Urbain), CAMPS (Conférence des Ministres Africains de la Fonction Publique), ainsi que le Commissaire chargé des Affaires politiques, Dr. Aisha Abdullahi, et le Directeur Régional du PNUD pour l’Afrique, M. Brian Kagoro.

L’allocation du Président de la CAMPS, S.E.M. Guy Parfait Kolelas-Brice, a insisté sur la nécessité d’améliorer les performances en matière de gouvernance et d’administration publique. Le but de la CAMPS est de traiter des questions relatives à la gestion axée sur les résultats, aux études de référence, aux réformes de l’État, et aux bonnes pratiques de gestion publique.

Le Vice-Président de l’AMCHUD, Ministre du Développement Urbain et de l’Habitat de l’Ouganda, M. Sam Angola, a souligné la nécessité de relever les défis du développement urbain et de l’habitat. Malgré les contraintes de ressources, l’AMCHUD a réussi à tenir 5 conférences régionales axées sur les approches pour relever les défis relatifs à l’urbanisation rapide, aux villes durables, au développement de l’habitat, à l’aménagement du territoire, et aux solutions innovantes et appropriées. Il a lancé un appel pour un partenariat renforcé avec l’ONU-Habitat, l’AMCOW, la CADDEL, l’AMCHED. Un secrétariat d’AMCHUD a été mis en place à Nairobi avec l’appui du gouvernement du Kenya. Il est attendu que la DPA apporte son concours au programme AMCHUD et veille à son évolution.

Dans son allocution, le Président de la CADDEL M. Isidore Gnonlonfou, Ministre des Collectivités Locales du Bénin, représenté par le Président du Groupe des Experts de la CADDEL, a souligné que la CADDEL a tenu sa troisième réunion du 11au 13 août 2014. La CADDEL s’est engagée à travailler avec les autres Conférences Ministérielles faisant partie du CTS afin de parvenir à un consensus sur le travail des nouveaux CTS.

M. Brian Kagoro, du Bureau Régional du PNUD pour l’Afrique, a insisté sur le leadership de l’UA en matière d’établissement de cadres normatifs dans divers domaines. Beaucoup a été fait dans l’élaboration des agendas. Le cadre normatif montre que le processus doit être guidé par des idées et des engagements africains. L’architecture de gouvernance de l’Afrique est le cadre dans lequel les CTS sont assis. Pour le PNUD, la planification intégrée, l’appui mutuel, le partage des connaissances, constituent un moyen de répugner à faire un travail de silo dans un nouveau CTS fusionné. Le changement n’est jamais facile. La gestion du changement a trait à la priorisation. Tel est le défi que la réunion est appelée à relever.

L’Ambassadeur Aisha Abdullahi, Commissaire chargé des Affaires Politiques, a accueilli les délégués. Elle a rappelé que plusieurs conférences ministérielles ont été mises en place, certaines fonctionnant dans le cadre de l’architecture de gouvernance de l’UA (telles que la CADDEL et la CAMPS), et d’autres fonctionnant dans le cadre du système des Nations Unies (tel est le cas de l’AMCHUD). Ces conférences contribuent beaucoup au renforcement des normes et des lignes directrices pour l’amélioration de la gouvernance publique, de la fourniture des services publics, des établissements humains et du développement urbain sur le continent. Le lien entre la paix, la sécurité et le développement ne sera pris en charge qu’à travers la restructuration des conférences ministérielles en tant que comités spécialisés de l’UA, d’où la nécessité de traduire en réalité la résolution de l’Union Africaine de travailler pour mieux servir les populations africaines. Tous les CTS doivent être opérationnalisés entre janvier et décembre 2015 conformément à la décision prise lors de la dernière conférence des Chefs d’État et de Gouvernement tenue à Malabo en juin/ juillet 2014.  Ils sont des piliers importants de l’Architecture de la Gouvernance Africaine (AGA).

Les travaux de la réunion ont été menés pendant trois jours en plénière ainsi qu’en ateliers.

 

 

Réunion du Forum sur la Politique de Développement de l’UE en Amérique Latine et dans la Région des Caraïbes

Le Secrétaire Général de CGLU Afrique a participé à la réunion du Forum sur la Politique de Développement de l’UE en Amérique latine et dans la région des Caraïbes, qui s’est tenue à Lima, au Pérou, les 25 et 26 juin 2014.

La séance d’ouverture a été marquée par les allocutions de Mme Irene Horejs, Ambassadeur, Chef de la Délégation de l’UE au Pérou; M. José Miguel Castro, Administrateur Municipal, Municipalité Métropolitaine de Lima, représentée par M. Nunes; M. Jorge Balbis, représentant les OSC; M. Guillermo Tapia, représentant les autorités locales (AL).

M. Angelo Baglio, Chef de la Cellule chargée de la Société Civile et des Pouvoirs Locaux au sein de la Commission Européenne.  Il a insisté sur le caractère inclusif du PFD issu d’un long processus de dialogue en vue de mettre en place des efforts et des responsabilités conjoints. C’est la raison pour laquelle un système de coprésidence a été mis en place avec M. Balbis issu des OSC, et M. Tapia, représentant Mme Moustache Belle, Maire de Victoria, qui représente les pouvoirs locaux.

Angelo Balbis a informé que 140 participants de 11 pays d’Amérique latine et des Caraïbes ont participé à la réunion qui a bénéficié de l’appui de la Commission Européenne. Il s’agit de la première réunion PFD délocalisée hors de Bruxelles. Le dialogue structuré est conduit en Amérique latine depuis quatre ans. Différents sujets ont été abordés lors de ces différentes réunions sur le dialogue. Il ne s’agit pas d’un espace de négociation, mais d’un forum où sont abordées les politiques; c’est également un endroit pour transcender les secteurs et les frontières; et il est nécessaire d’identifier les sujets dans un cadre plus large, y compris les contextes des perspectives mondiale et locale; l’évolution du processus démocratique et la croissance ont des conséquences sur l’évolution des sociétés aux niveaux national et régional. Il est important que cela soit reconnu par les délégations européennes et les organisations de la société civile. Les défis à relever par les pays d’Amérique latine en matière de lutte contre la pauvreté et la construction de  sociétés et d’Etats  fondés sur les droits.

 

Guillermo Tapia a remercié l’UE pour avoir apporté son appui pour cet événement. Il a fait loué l’éloge de la communication sur les autorités locales,  adoptée par l’UE, qui est un engagement en vue de renforcer le rôle des autorités locales dans le développement et de promouvoir une approche territoriale du développement. Ceci requiert l’amélioration des capacités des organisations des collectivités locales. Le PFD est un espace où l’on discute des questions relatives aux agendas et où on parvient à une compréhension commune sur les défis et les solutions. Le fait que les 2/3 des populations d’Amérique latine résideront dans les villes attribue plus de responsabilités aux autorités locales qui sont les autorités publiques les plus proches des populations.  Grâce à une vidéoconférence, M. Philippe Loop, du Service chargé du développement du secteur privé, du commerce et de l’intégration (DG DEVCO) de la Commission européenne; a fait ressortir que le contexte mondial se fonde sur les dispositions de l’Agenda pour le cadre de changement, qui soulignent le rôle clé du secteur privé dans la création d’emplois, et sa reconnaissance comme agent de la transformation de l’économie.

L’interaction évolutive entre le secteur privé pousse à la mise en place d’un partenariat plus renforcé secteurs public / privé en vue de favoriser une croissance durable. La Commission a travaillé avec les OSC et les autorités locales. Une plus grande attention est désormais accordée au secteur privé, y compris la mise en place d’alliances gagnant-gagnant à travers la gamme des différents acteurs. Plus de 200 contributions ont été reçues lors des consultations sur les contributions du secteur privé au développement durable. La communication s’articule autour de: principes, trois différents types d’actions, et des outils pour mettre en œuvre les actions.

 

Au nom des syndicats, Marita Gonzales de l’Argentine, a informé que les structures interrogées lors de la consultation étaient principalement les grandes entreprises. Il n’a généralement pas de nombreuses possibilités en vue de réaliser le paradigme. Le développement devrait être un droit, mais ceci n’est pas inscrit dans la communication. Le paradigme que le secteur privé est le moteur de la croissance est excessif parce que tout développement a besoin également d’un Etat fort et engagé. La communication ne reflète pas les points de vue des membres du PFD malgré leur contribution.

 

Manuel Marin de l’Alliance coopérative internationale des Amériques est ravi que pour la première fois la Commission a reconnu que la coopérative est une entité à base communautaire travaillant avec les populations. Il a apprécié les points saillants sur l’importance des femmes et la référence à l’économie informelle. Il a regretté que la question de la jeunesse n’ait pas été vraiment prise en compte. Le rôle des multinationales et des grandes entreprises est surestimé dans le document. Manuel Marin a mentionné que les coopératives dont les activités sont axées sur les populations devraient être promues pour les valeurs qu’elles défendent, et elles devraient bénéficier d’un environnement plus favorable. Il y a des centaines de bons exemples de coopératives assumant un rôle de fer de lance de développement au niveau local. Le renforcement des capacités financières des coopératives peut contribuer à améliorer leur modèle d’activités.

 

Au nom des collectivités locales d’Amérique latine, M. Rolando, Maire du Costa Rica, a insisté sur la notion de travail décent, et la nécessité d’examiner les politiques de décentralisation lorsqu’on apprécie la contribution du secteur privé. Cela s’applique particulièrement pour les industries extractives qui ne n’accordent pas d’attention aux communautés et aux localités dans lesquelles leurs industries sont implantées. Ces entreprises pensent qu’elles sont en règle que lorsqu’elles paient les redevances et les impôts au pouvoir central. Elles paient rarement des  taxes aux municipalités locales qui estiment que cette situation est injuste. Les populations locales considèrent aussi injuste le fait que les ressources naturelles soient exploitées localement et sont parfois même endommagées par les interventions directes de ces sociétés, sans compensation équitable, y compris leurs responsabilités sociales et environnementales.    L’insistance sur les PPP doit être abordée avec soin, si l’on ne veut pas aboutir à une situation de déséquilibre inévitable entre les multinationales et les municipalités. Il est nécessaire d’habiliter les autorités locales et de leur fournir une assistance technique pour qu’elles aient une meilleure compréhension de la complexité des dispositions contractuelles en vertu des PPP. Le modèle économique pour les micro-entreprises et les entreprises du secteur informel ont besoin de plus d’attention, car c’est là que réside l’essentiel des opportunités d’emploi.

 

En conclusion des échanges M. Baglio a informé qu’il y aura un espace dédié qui se tiendra en parallèle avec la prochaine réunion PFD les 1-2 octobre 2014 à Bruxelles, durant lequel sera organisé un échange plus profond sur les points de vue relatifs à la communication sur le secteur privé.

La session 1 sur la position de l’UE relative à l’agenda post 2015. L’UE partage le point de vue que nous pouvons avoir un monde libéré de la pauvreté d’ici 2030, à condition que nous soyons plus efficaces, plus équitables et plus ciblés dans nos actions. La position et la suggestion de la Commission de l’UE sont que l’agenda post 2015 devrait être holistique et global, en intégrant  l’Agenda post OMD dans l’Agenda des objectifs de développement durable (ODD, qui concerne le monde entier, ce qui est différent des anciens OMD qui ont ciblé uniquement les pays en voie de  développement. Les objectifs cibles prioritaires doivent être définis en fonction du nouvel esprit de partenariat mondial. L’UE souhaite réduire le nombre des objectifs à un maximum de 10, et en conséquence le nombre de cibles. Il y a encore beaucoup de difficultés à définir les instances internationales qui prendront en charge les coûts des nouveaux ODD. Le Groupe de Travail Ouvert de l’ONU doit se réunir bientôt et tous les acteurs sont invités à faire des contributions, y compris les OSC et les Autorités Locales, que la Commission européenne accueille favorablement et soutient.

En réaction à la présentation de M. Baglio, M. Miguel Santibanez, de l’instance des OSC mondiales et régionales de l’Amérique latine  a accueilli favorablement la communication sur le secteur privé et les principes qu’elle met en relief. L’attention à porter sur l’inégalité ne peut pas être sous-estimée dans la mesure où l’inégalité s’accroît davantage non seulement entre les régions et les pays, mais également au sein des pays et des villes. Les références aux droits de l’homme, au travail décent, à la paix et à la sécurité sont accueillies favorablement. Cependant la communication accorde peu d’attention à la question de l’entrepreneuriat des femmes et des jeunes. M. Miguel Sanchez a défendu que les OSC devraient être considérées comme un bien public pour s’assurer que les droits des citoyens soient protégés et que toute tentative de les saper soit dénoncée par les OSC. Ce qui est également frappant est qu’il semble que l’on fasse de moins en moins référence à l’engagement de 0,7% du PIB des pays développés pour la coopération au développement.  En ce qui concerne la justice fiscale, il faudra de l’appui pour les OSC eu égard aux difficultés qu’elles font face en vue de participer aux négociations sur le financement du développement qui se tiendra en juillet 2015. La même remarque s’applique à la participation des OSC de l’Amérique latine aux futures négociations sur le climat dans le cadre de la conférence des parties à Lima (COP 20) et à Paris (COP 21) et à la Conférence Habitat III qui clôturera le cycle des conférences de l’ONU sur l’Agenda post 2015. M. Miguel Sanchez a finalement soulevé des doutes quant à la réussite d’un tel programme éparpillé et perplexe.

 

Pour Mme Molagro Navas, Présidente de FLACMA, les Autorités Locales tiennent à attirer l’attention sur l’importance d’avoir un agenda local lié à l’agenda mondial en vue de traduire les intentions en action et une mise en œuvre sur le terrain, et de promouvoir des politiques axées sur les populations. Il faut une gouvernance concertée afin de garantir la fourniture des services aux populations. Les OMD ont montré des difficultés à traduire les objectifs et les cibles en résultats concrets partout où les autorités locales ne font pas partie intégrante de leur mise en œuvre. D’où la réalisation par l’ONU de l’urgence de localiser les objectifs de développement durable (ODD). Une autre raison pour laquelle les défis locaux doivent être reconnus, est que 80% des populations de l’Amérique latine vivent dans les villes, et 30% des citadins de l’Amérique latine vivent dans des zones qui n’ont pas accès aux services de base. Par conséquent, le travail des collectivités locales devrait se concentrer sur la lutte contre la pauvreté, la réduction de la fragmentation de la société, et la construction de villes inclusives. Il est nécessaire d’intégrer une perspective territoriale dans toutes les stratégies de développement, pour mieux prendre en compte les relations rurales/ urbaines et les approches participatives de développement qui sont hautement locales par nature.

 

Le conseiller des Nations Unies de l’équipe du PNUD pour l’agenda post 2015 a souligné la nécessité d’une action mondiale plus que par le passé, parce que nous vivons dans une planète commune, où les populations sont de plus en plus interconnectées. Construire une vision commune et un agenda commun change la façon que nous conduisons nos activités, dans la mesure où notre approche tend à être plus qualitative pour répondre aux besoins de chacun. Le nouvel agenda mondial s’inspire des leçons apprises sur la gouvernance, la nature universelle de l’agenda, mais également sur la reconnaissance d’une différenciation dans le contexte des pays, les défis à relever par rapport à l’équilibre à maintenir entre l’universalité et la spécificité; aux iniquités, particulièrement l’iniquité territoriale; à la fusion des agendas de la pauvreté et du développement durable; à la prise en compte de la culture comme 4ème pilier du développement durable; aux nouvelles reddition et transparence, au partenariat avec le secteur privé, aux connexions locales et nationales et la collaboration, et à la localisation de l’agenda international.

Par rapport à la localisation de l’agenda international des ODD, Mme Lurdes Gomez, Chargée des Politiques, Bureau du PNUD à New York, a fait part de la volonté de l’ONU pour plus d’impact sur le terrain et une coordination horizontale améliorée. Certains pays ont été sélectionnés en tant que pilotes pour les consultations nationales sur la localisation des ODD.

Edgardo Bilsky du secrétariat de CGLU-Monde a présenté ce qui est différent par rapport à ce qui s’est passé avec la réalisation des OMD, en insistant sur le Comment et Avec Qui. La consultation comprend les autorités locales, les OSC, et tous les acteurs, comme en témoigne le Groupe de Travail Mondial des Autorités Locales. La question est de savoir comment promouvoir une meilleure collaboration entre les OSC, le secteur privé et les autorités locales au niveau local. C’était le débat de la journée.

Les autorités locales de la République dominicaine pensent que la question clé est au début du processus de planification d’éviter de travailler en vase clos. Il est nécessaire de mettre en place un grand pacte qui regroupe à la fois le pouvoir central, les autorités locales et les OSC, y compris le secteur privé et toutes les couches de la société. Nous devons combler l’écart de coordination et encourager la reddition et la transparence. Nous devons élaborer un plan de développement municipal avec la participation des différents acteurs en vue de construire des villes inclusives. Nous devons habiliter tous les acteurs.

Le réseau des femmes du Mexique a indiqué que cette localisation a besoin d’un changement de paradigme de développement. Les experts de la macroéconomie et les OSC qui sont actives dans le secteur des droits de l’homme ne sont pas encore parvenus à un accord. Le droit au développement va avec la justice sociale. La croissance économique n’est pas une garantie pour passer d’une perspective essentiellement de croissance économique qui a caractérisé la première période aux actuels objectifs de développement durable qui sont promus. Le classement des pays en économie en voie de développement et économie émergente ne rend pas justice aux disparités sociales croissantes au sein et entre les pays. Nous recommandons de promouvoir la capacité des territoires et de leurs communautés. Nous lançons également un appel pour une plus grande implication des OSC dans la promotion et la protection des ressources naturelles locales, qui sont parfois sapées par les interventions des multinationales.

Le représentant de la municipalité de Bogota a apprécié la pertinence du PFD et le dialogue qu’il propose. Nous devons parvenir à un accord sur la signification du développement, et du droit au développement. En Amérique latine, nous reconnaissons que les zones urbaines constituent la majorité de l’habitat, et les Autorités Locales sont celles qui représentent la majorité. Intégrer les autorités locales dans l’exercice de localisation des ODD n’est que légitime. La voix des villes doit être entendue dans des forums comme celui-ci.

Ana Cristina Gonzales du Réseau des femmes d’Amérique latine (Macrosul) a insisté sur le fait qu’il y a de plus en plus de tensions au sein des pays et entre les pays. Il est nécessaire de renforcer les mécanismes favorisant la participation des OSC. Les objectifs fixés au niveau mondial sont d’ordre général. Ils doivent être mis en œuvre localement. Les OSC peuvent contribuer à la promotion d’une gestion des villes fondée sur les droits et à la réduction des écarts d’inégalité; l’accès universel à la santé doit être mis pleinement en relief; l’emploi décent doit être également repensé; il y a également nécessité de mettre en place une justice et des mécanismes démocratiques forts. Il faut une perspective à long terme pour cet agenda.

Un Maire du Chili a déclaré qu’il est important de travailler ensemble et de réfléchir par rapport à l’effort économique. Nous devons respecter les droits des populations et des travailleurs. La ville doit dénoncer l’exploitation des enfants sur les lieux de travail. Cela devrait être considéré comme un engagement déontologique et les collectivités locales devraient être des gardiens dans ce domaine.En ce qui concerne le financement de l’agenda de développement local, il est nécessaire d’améliorer considérablement les capacités de gestion et de programmation de la planification et des investissements locaux au niveau local.

Montevideo de Mercociudades a dit qu’il était heureux de prendre part à la réunion et nous espérons qu’elle contribuera à cimenter l’unité des autorités locales en Amérique latine. L’approche des droits est appropriée, mais nous devons être plus clairs par rapport au salaire décent. Nous sommes préoccupés lorsque la croissance est mélangée avec le développement. Le développement doit se référer à un cadre contraignant pour s’assurer que les engagements soient respectés. Il a insisté sur la coopération triangulaire et Sud/ Sud pour promouvoir la mise en œuvre des ODD au niveau local.

Edgardo Bilsky a poursuivi en précisant que le pacte local a fait allusion aux appels passés pour une alliance mondiale en vue d’appuyer ce pacte, qui à son tour facilitera fortement la mise en œuvre de l’agenda mondial. Le choix de définir des indicateurs localisés est une indication que la communauté internationale va dans la bonne direction.

La programmation de l’UE (2014-2020) a été présentée ensuite par Angelo Baglio, après quoi Mme Nuria Rodriguez Aller, Union européenne, Instruments financiers (DG DEVCO) a présenté les  mécanismes de montage de l’UE. Elle a insisté sur la nécessité d’utiliser l’argent public pour mobiliser d’autres ressources financières, y compris les ressources du secteur privé à travers le montage.  Dans le débat qui a suivi ces présentations, nombre de participants d’Amérique latine ont soulevé des préoccupations se rapportant à l’utilité de ces mécanismes de montage dans le contexte Amérique latine. La délégation de l’UE pour le Pérou a confirmé au contraire que le Projet Vie en Amérique latine s’est avéré être une réussite en reliant les projets et les initiatives de l’UE cofinancés avec  les investisseurs privés. Le représentant de la délégation de l’UE pour le Nicaragua a fait valoir que l’UE joue la plupart du temps un rôle de gardien en vue de maintenir les préoccupations relatives aux droits des populations dans le programme des projets. Dans nombre de projets, à travers le mécanisme de montage, la délégation de l’UE sauvegarde l’attention sur les préoccupations des populations à la base et sur les droits de l’homme. L’intérêt de l’UE est d’amener  les multinationales qui investissent dans les pays à ne pas perdre de vue les droits des populations et à envisager la sous-traitance avec les PME locales et nationales.

 

La session 2 de la réunion a porté sur le regard régional sur l’Amérique latine et a commencé avec la présentation des programmes régionaux par José Gonzalvez y Gonzalvez, Commission européenne, Programmes régionaux sur l’Amérique latine et les Caraïbes. Il a mis l’accent sur l’Euroclima, un programme sur le changement climatique de 17 millions d’euros avec une contribution de l’UE s’élevant à 16 millions. Chaque pays a mis en place un point focal qui est chargé du suivi de la planification et de l’exécution du programme. Le programme regroupe un ensemble d’institutions de mise en œuvre. Des ateliers nationaux ont été organisés pour traiter les différents thèmes abordés sur demande des différents pays. Le changement climatique est traité ici comme un sujet de développement selon à la fois l’atténuation ou les perspectives d’adaptation. Ce programme est ouvert à la fois aux OSC et aux AL. Les commentaires sur la présentation ont été faites par Ernesto Raez Luna, Responsable, Equipe de Trabajo del Frente Publico COP 20 (Equipe de Travail du Front Public), de Juan de los Santos, Maire de Santo-Domingo Est, République dominicaine, et Rocio Valdeavallano, Moviemento ciudadano para el Cambio Climatico (Mouvement citadin pour le changement climatique).

La présentation du programme thématique sur les OSC et les AL était faite par Elena Asciutti, Commission européenne, Société civile et autorités locales. Elle a également présenté deux communications sur les autorités locales dans le développement et sur les organisations de la société civile dans le développement. Les deux communications ont insisté sur la nécessité de mettre en place un environnement propice, et l’exigence d’inclure les AL et les OSC dans la définition du programme de développement et de coopération dans les pays partenaires. Les deux communications ont été approuvées par la Commission européenne et le Parlement européen.

Beatriz Sanz, Assistante technique CE, a présenté la feuille de route des OSC. La feuille de route définit les acteurs, les objectifs, les échanges de connaissances en vue d’améliorer l’impact, la prévisibilité et la visibilité des actions de l’UE. La feuille de route commence à partir de l’analyse du contexte partagé avec tous les acteurs à travers un processus de consultation, définit la vision et les actions concrètes à mettre en œuvre et les résultats attendus, et la façon de les évaluer. La feuille de route des OSC devrait être approuvée au niveau national (juillet 2014 au plus tard, à mettre à jour chaque année). La première génération de feuilles de route couvre la période 2014-2017, et la deuxième période est 2018-2020.

Dans le cas du Pérou, Malin Liunggren Bacherer, Programmes thématiques, Délégation de l’UE, au Pérou, a informé qu’un groupe de travail des OSC a été mis en place en 2013 avec les représentants des États membres de l’UE de l’Allemagne, de la Belgique, de l’Espagne, de la Finlande et du Royaume-Uni.  Dans un atelier avec les OSC, une restitution a été faite qui a permis d’avoir une idée de ce qu’est le paysage des OSC. Une évaluation de cette image a été réalisée avec l’appui d’un consultant indépendant, qui a conduit également des enquêtes et des entretiens, et a contribué à  définir un plan de travail dans un atelier participatif. Un modèle est en cours de définition en vue de sa soumission à l’approbation de l’ambassadeur de l’UE et de la Commission de l’UE à Bruxelles. Après ces formalités, le modèle sera diffusé auprès des OSC au Pérou.  Le défi à relever est de veiller à ce que ces modèles demeurent autant que possible multisectoriels, et à adopter l’esprit de partenariat au lieu de la logique de bailleurs/ bénéficiaire.  L’autre problème a trait aux délais. Ce processus prend beaucoup de temps alors que de nombreuses OSC deviennent impatientes lorsqu’elles se rendent compte du déroulement des choses sur le terrain.

Josefina Huaman de l’Association Nationale de Centros (ANC), a déclaré que le processus découle de la dynamique de l’environnement des OSC péruviennes. Il est nécessaire d’aborder la politique et la stratégie au-delà du secteur. L’UE reconnaît maintenant que les OSC font partie intégrante du développement des pays dans leurs propres droits comme reconnu à Busan. Les OSC contribuent à renforcer la démocratie. Nombre de politiques novatrices ont été construites à partir de l’expérience des OSC. Les OSC jouent également un rôle de vigilance pour repenser le modèle de développement. Le débat sur le changement climatique offre l’opportunité d’une telle remise en question de modèle de développement. Par conséquent, la feuille de route devrait aller au-delà d’avoir de meilleures procédures dans la même voie classique de développement. Les OSC devraient avoir une vision plus optimiste de l’environnement institutionnel, dans la mesure où leur action influe sur cet environnement. Il est nécessaire pour les OSC de reconnaître la valeur de l’espace de dialogue pour la construction d’un environnement propice à l’action des OSC. Nous devons travailler avec une ligne optimiste pour aider les choses et la situation à évoluer positivement. La feuille de route est également un exercice de transparence qui offre l’occasion pour discuter dans une configuration triangulaire entre le pouvoir central, les OSC / AL et les partenaires au développement.

Les acteurs informés sont au début d’une culture de reddition. La participation citoyenne est une question critique, mais si et seulement si les citoyens et les OSC qui les représentent sont pleinement informées de ce qui se passe. Une plainte: le secteur privé participe rarement à ces dialogues, quoi faire en vue de les amener à y adhérer?

Elena Asciutti a fait une brève présentation du programme multi-Indicatif (MIP) 2014-2020.
Le débat qui a suivi les présentations a insisté sur:

– La nécessité de mieux définir ce que l’UE met derrière l’environnement favorable. Est-elle conforme à la définition des OSC présentée dans le cadre d’Accra ou de Busan?

– Quel est le contenu de l’analyse du contexte et ce qui peut être classé comme environnement favorable au-delà de la réglementation et des normes pour couvrir les droits à l’initiative?
– En Amérique latine, les OSC évoluent dans un environnement hostile, en Bolivie par exemple, le président Correa a désigné les OSC comme des organismes à but lucratif. La bonne volonté ne suffit pas. Beaucoup d’efforts sont en cours de déploiement  en vue de démanteler les OSC. Dans les pays touchés par la crise économique comme le Venezuela, il est nécessaire d’être plus agressif dans la défense des OSC. Qu’est-ce que l’UE peut faire dans ce sens?

– La Confédération des syndicats des Amériques soulève la question de la légitimité des OSC. Pourquoi ne pas utiliser le réseau faîtière de coordination des OSC?

– Comment pouvons-nous améliorer l’alignement et la coordination des programmes bilatéraux pour améliorer la cohérence, et pourquoi ne pas inviter les OSC et les AL à prendre part aux négociations bilatérales?

Angelo Baglio a répondu à toutes les questions et a conseillé de considérer l’approche de l’UE comme un processus qui sera enrichi par l’expérience acquise lors du travail sur le terrain, y compris par les OSC et les AL.

La session du groupe de discussion (Word Café) a abordé le dialogue sur les politiques pour une meilleure gouvernance, la façon d’amener les gouvernements à faire des redditions et comment contribuer à assurer un développement inclusif et durable. Il y avait une préoccupation commune que le secteur privé n’est pas désireux de participer aux dialogues en dépit du fait qu’il est de plus en plus influent en matière des politiques de développement et de coopération. Le secteur privé ne concerne pas les OSC, y compris dans les programmes et projets définis et mis en œuvre sous la responsabilité sociale des entreprises.

Les autorités locales de l’Amérique latine ont adopté la position suivante par rapport aux mécanismes d’accès aux ressources de l’UE pour la période 2014-2020: Les autorités locales ont apprécié l’initiative du premier PFD régional en Amérique latine. Elles ont affirmé la nécessité de reconnaître la nature publique et démocratique des collectivités locales, qui devrait leur permettre d’être éligibles à un partenariat stratégique avec la Commission et les délégations de l’UE. Considérant que l’approche territoriale du développement est mis en relief dans la communication de l’UE sur les autorités locales, la capacité de coordination de celles-ci sur le territoire en vertu de leur responsabilité devrait être reconnue et respectée. Elles ont recommandé que le PFD conserve sa dimension politique qui doit être d’intérêt pour les autorités locales.

Dans ses remarques de conclusion, le Maire de Bogota a proposé un nouveau paradigme urbain pour le 21èmesiècle, ce qui signifie de nouveaux modes de production et de consommation, qui se rapportent au changement climatique et à l’émission du gaz à effet de serre, et au respect pour la vie et la nature. Nous avons besoin d’une ville humaine respectueuse de la diversité sociale et qui peut générer des options pour le changement. Les villes doivent construire des réseaux aux niveaux national, régional et international. Pourquoi? Pour construire un agenda sur la voix des villes à entendre à toutes les arènes où les défis de l’avenir du monde sont débattus, y inclus l’ONU. Les villes de l’Amérique latine doivent être disposées à jouer leur rôle dans ce parlement mondial des villes en intégrant leurs préoccupations et leurs contributions dans l’agenda, en construisant de nouvelles voix au-delà de la simple représentation.

Jean Pierre Elong Mbassi

 

 

Les échos de Liverpool par le Secrétaire Général de CGLU Afrique

Le Bureau Exécutif de CGLU a organisé un débat sur les politiques relatives à la planification et à l’espace public dans le cadre des priorités de l’agenda mondial de CGLU.  Le débat s’est déroulé dans les locaux de l’Hôtel de Ville de Liverpool le mardi 17 juin de 9H15 à 11H15.

 

L’allocution d’ouverture prononcée par le Conseiller Richard Kemp a insisté sur le rôle des collectivités locales dans la construction des relations multidimensionnelles durables qui sont essentielles pour la construction d’un monde plus pacifique et plus prospère pour tous.

Le président de la réunion, M. Joseph Roig a présenté les raisons pour lesquelles il est important de traiter avec l’espace public, en insistant sur la valeur sacrée de l’espace public en tant que bien public.  La tendance à avoir des communautés fermées proliférant partout est la preuve que l’espace public n’est pas une certitude, mais devrait être une préoccupation pour chaque autorité locale. Il y a une proposition qui suggère que 30% de l’espace urbain devrait être public. Cela peut être considéré comme un bon point de départ. Le Manifeste 2010 a insisté sur la nécessité de traiter l’espace public comme un service public et un bien public, et le lieu où tous les citoyens, quels que soient leurs revenus, leur personnalité ou la couche sociale à laquelle ils appartiennent, peuvent se sentir égaux et être traités sur les mêmes pieds d’égalité.

La Ville de Durban a présenté les échanges d’apprentissage qui se sont déroulés à Durban sur le rôle critique de l’espace public dans la recherche de la terre promise de l’égalité et des soins pour tous. Aucun espace public n’existe sans communauté et il n’y a pas de communauté viable sans espace public.  La culture joue un rôle critique dans l’identification de l’espace public.  C’est un lieu où l’on retrouve la cohésion sociale et l’on construit la dignité des populations.  Ceci nécessite l’innovation et la créativité et devrait s’appliquer à toutes les catégories de villes: grandes, moyennes et  petites.  Cependant, l’espace public n’est pas perçu par les décideurs ou les citadins comme un service public.  L’espace public ne se résume pas aux lieux publics, mais devrait être compris comme un espace ouvert à l’usage de tous les citoyens, pour l’interaction dans le cadre des échanges économiques, sociaux et culturels.

La présentation de Porto Alegre, a mis en relief l’approche positive que cette ville a envisagée par rapport à la question de l’espace public comme un partenariat citoyen.  La ville s’est rendu compte que l’espace public n’est pas un service normal de ville avec des travailleurs municipaux pour les routes, l’eau, les eaux d’égout, l’énergie,  l’éducation ou la santé. L’espace public a une base qui est très fortement territoriale. Les outils de géo-référencement offrent de bons points d’entrée pour comprendre la répartition de l’espace public dans la ville et il y a des audiences régulières dans l’interaction de l’espace public entre le maire et  les communautés. Le programme de résilience de la ville financé par la Fondation Rockefeller met également  en relief l’espace public comme un point d’entrée pour la résilience.

Diana Lopez de l’ONU-Habitat a présenté le travail de l’ONU-Habitat sur l’espace public qui est le point de départ pour des villes inclusives. Le programme mondial sur l’espace public de l’ONU Habitat a investi 400 000 $  dans 5 villes à travers le monde. Les lignes directrices sur la planification à adopter lors de la prochaine réunion du Conseil d’administration de l’ONU-Habitat comportera un chapitre sur l’espace public. Le rôle des autorités locales est de plus en plus pris en compte. L’agenda post 2015 reconnaît la perspective des collectivités locales sur le développement. Cette tendance est une avancée dans la bonne direction. Le développement relève fondamentalement de la responsabilité des autorités locales.

  1. se tiendra une conférence en septembre à Buenos Aires sur l’espace public et les membres de CGLU sont les bienvenus.

Le débat a été ouvert avec les contributions de Richard Kemp. Il a dit que le parc central de New York a été inspiré d’un parc à Liverpool. Le ‘Liverpool 1 City Center Park’ a répugné à un centre commercial, qui maintient les zones commerciales à l’intérieur de murs privés. Cette option a maintenu les zones commerciales dans un environnement où le parc de verdure est une importante partie.

Metro Vancouver a dit qu’il n’est pas nécessaire de s’étendre sur un grand passage pour piétons. Faire sortir les populations des bâtiments pour les amener à interagir dans l’espace public. Le CGLU doit apporter sa contribution en appuyant des échanges sur ces expériences.

La contribution de l’Allemagne a précisé que l’espace public est absolument vital pour donner un visage à la ville. Il relève pleinement de la responsabilité de la ville. La décision de s’associer avec le secteur privé  est la bienvenue à condition que la prise de décision relève de la responsabilité des autorités locales. La planification urbaine est au cœur des interventions de l’espace public. La propreté et la sécurité de l’espace public sont critiques pour l’image de la ville. C’est un bon sujet de réflexion.

Les commentaires de l’Indonésie ont précisé que l’espace public en Indonésie est obligatoire en vertu de la loi nationale de 1996. 30% de l’espace doit être réservé pour les zones de verdure.

L’Administrateur de la Ville de Johannesburg a donné deux exemples en matière d’espace public. En Afrique du Sud, les riches vivent à proximité du centre ville, alors que les pauvres vivent dans les centres informels. C’est pourquoi la Ville de Johannesburg a décidé de paver les trottoirs et planter des parcs à la périphérie. Dans le centre-ville les trottoirs sont devenus des zones commerciales, d’où le droit contre les marchands ambulants et les vendeurs de la rue. Nous devons comprendre que ce qui se passe sur la scène internationale a un impact sur le comportement des citoyens. Le couloir de  liberté pour créer la densité et combler  le fossé de l’apartheid sont une nouvelle politique pour l’utilisation de l’espace ouvert et de l’espace de mélange. JPEM a insisté sur le fait que la plupart de la croissance urbaine de l’Afrique se traduit par une croissance des établissements informels.

Jordi de la commission de la culture a déclaré que l’espace public donne le caractère unique de chaque ville. Les lignes directrices mondiales devraient reconnaître cette spécificité liée à la nature unique du contexte et de l’histoire de chaque ville.

Frédéric Vallier a soulevé la question de l’espace communautaire avec la vague de la dynamique des privatisations.

L’on assiste de plus en plus au fait que nombre d’espaces et de jardins appartiennent à des communautés.

Bernadia de l’ASPAC a déclaré que la plupart de la planification se fonde sur le marché, et que seuls les plus riches peuvent y avoir accès. L’espace public doit être un moyen de garder l’espace public comme un service public et un bien public. La référence au nombre devrait être utilisée avec soin, la préférence doit être accordée à l’augmentation progressive au lieu des normes ciblées.

FCM a insisté sur la nécessité d’utiliser tous les domaines de compétence disponibles entre les membres de  CGLU. Il est important de maximiser l’utilité de l’espace public par rapport aux comportements culturels.

Istanbul a déclaré que les domaines publics peuvent créer des risques s’ils ne sont pas bien gérés et entretenus. Il y a une dimension sanitaire de cette question qui mérite plus d’attention.

L’ONU-Habitat a établi que le chiffre de 30% pour l’espace public est proposé en vue d’ouvrir le débat.

Durban a insisté sur l’espace public de qualité, et l’utilisation de l’espace public. Comment faire le plaidoyer autour de l’espace public de qualité dans tous nos réseaux?

Mexique a insisté sur la culture comme un moyen pour régénérer l’espace public. Mexico City était une ville très insécurisée,  il y a 20 ans, mais elle est devenue aujourd’hui l’une des villes les plus sûres. Auparavant, la gouvernance de l’espace public a abandonné l’espace public, et la conséquence est que les populations ont commencé à fermer les rues pour des raisons de sécurité et la peur s’est répandue partout dans la ville. La nouvelle gouvernance a travaillé pour des rues plus sûres,   et l’ouverture des portes des communautés. La confiance a été en conséquence reconstruite et l’interaction et le dialogue culturels sont de retour à nouveau. La dimension genre de l’espace public devrait être également mise en relief.

Alain Lesaux a abordé un aspect de la dimension financière. Comment pouvons-nous planifier les espaces publics si les ressources financières font défaut, et lorsque nous sommes confrontés à des difficultés liées à la taxation locale?

Vancouver offre gratuitement des pianos à travers un programme local de parrainage des quartiers.

Sarah du Secrétariat de CGLU a indiqué la voie à suivre:

1. Définir un manifeste sur la campagne pour un développement axé sur les populations

2. Des pratiques à mettre en relief dans les six dimensions du rapport GOLD IV

3. Comment alimenter l’agenda de Habitat III

4. Comment coopérer entre membres

 

Jean Pierre Elong Mbassi