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20ème Edition du Forum Culturel de Fès

Le Samedi 18 Avril 2015 s’est tenu à Fès, Maroc, au Palais des Congrès, la 20ème Edition du Forum culturel de Fès sous le thème «L’Identité Culturelle de l’Afrique : L’Unité dans la Diversité».

Cette 20ème Edition, organisé par La Fondation Euro-africaine pour la Recherche, la Culture et l’Éducation (FO.R.C.E), s’inscrit dans le cadre de l’appui de la stratégie nationale menée par le leadership de Sa Majesté le Roi Mohammed VI et avait pour objectif la mise en valeur de la culture africaine à travers l’implication de différentes communautés africaines implantées dans la ville de Fès.

Le Secrétaire Général de CGLU Afrique, M. Jean Pierre ELONG MBASSI, représenté par M. Lionel NZAMBA- NZAMBA, a été convié au forum aux côtés d’autres personnalités, notamment M. Hassan SKOURI, Chef de Cabinet au Ministère de l’Aménagement du territoire, M. Driss FACEH, Président du Conseil Régional du Tourisme (CRT) de la ville de Fès, Mme Nouzha BOUCHAREB, Présidente du Connectingroup International, M. Amadou ILLO, Président de la région de Tahoua Niger, Leila HILA Chercheur universitaire et écrivaine. Le forum s’est articulé autour de 4 grands moments: l’ouverture, les interventions et le débat, l’exposition artistique des communautés africaines et enfin la soirée artistique et culturelle.

En ouverture, la Directrice du Forum, Mme Zhor CHERKANI, a remercié les différentes délégations diplomatiques et les invités pour leur présence. Après une brève présentation du programme et des intervenants, la Directrice a rappelé que la première ambition du Forum est de contribuer à la construction du projet culturel de la ville de Fès. Dans son allocution de bienvenue, le Président de la Fondation Euro-africaine pour la Recherche, la Culture et l’Éducation, M. Abdesselam IDRISSI ERKIK, a exprimé sa joie de voir l’Afrique réunie à Fès pour célébrer sa diversité. Il a évoqué la diversité et la complémentarité des cultures d’Afrique à l’origine du progrès humain et a surtout insisté sur le rôle de l’éducation dans la transmission des valeurs africaines. Il a prôné l’ouverture et l’échange pour le dialogue interculturel, mission que La fondation et le Groupe Sup’Management poursuivent depuis près de 20 ans. Ensuite, le Chef de Cabinet du Ministère de l’Aménagement du territoire, M. Hassan SKOURI, a félicité le Président de la fondation pour l’ouverture du groupe Sup’Management sur l’environnement africain. M. Hassan SKOURI a tenu à saluer la participation de CGLU-Afrique à ce Forum culturel en évoquant le souvenir positif qu’il a gardé de Rabat 2013, évènement organisé par CGLU et CGLU-Afrique. Enfin, il a exprimé son souhait de voir émerger de cette rencontre de nouvelles pistes de réflexion pour l’approfondissement des échanges culturels entre le Maroc et tous les pays d’Afrique. La présidente du Connectingroup International, quant à elle, a invité l’ensemble des acteurs en Afrique à réfléchir davantage sur des solutions innovantes à mettre en œuvre pour développer le dialogue interculturel au profit d’un développement durable. Elle a aussi appelé les femmes africaines à tenir leur rôle dans la transmission de la culture tout en renforçant leur capacité et le leadership au féminin, mission poursuivi par le Connectingroup International. Cette première partie a été clôturée par la signature d’une convention de partenariat entre la FO.R.C.E et le Connectingroup International.

La seconde partie du programme était consacrée aux interventions autour du thème du Forum «L’Identité Culturelle de l’Afrique : L’Unité dans la Diversité».

Dans son intervention, M. Driss FACEH, Président du CRT, a d’abord rendu un hommage aux organisateurs avant de présenter les grands axes du plan de développement Régional touristique de la ville de Fès. Pour M. Driss FACEH, ce genre d’évènement contribue au repositionnement de la ville Fès, afin qu’elle ne soit plus perçue au Maroc, et à l’étranger, comme une étape touristique, mais plutôt en tant que destination. Pour ce faire, selon lui, cela passe par la densification du trafic aérien à destination de Fès, la mise à niveau du secteur urbain de la médina de Fès tout en préservant son authenticité. M. Driss FACEH a insisté sur le fait que l’important pour Fès n’est pas l’augmentation du nombre de touristes, mais l’augmentation de la durée du séjour des touristes. Il a insisté sur la nécessité de mettre en place une véritable animation culturelle, création d’évènements (festival de jazz, d’art culinaire…), et la commercialisation des produits du terroir, sans oublier la publicité.

Intervenant à son tour, M. Lionel NZAMBA- NZAMBA, représentant le Secrétaire Général de CGLU-Afrique, M. Jean-Pierre ELONG MBASSI, a d’abord présenté les condoléances de CGLU-Afrique aux familles et au Gouvernement marocain pour le tragique accident de Tan-Tan, qui a coûté la vie à 35 personnes. L’essentiel de son propos a concerné la place qu’occupe la culture dans les politiques et stratégies de développement des villes africaines. Il a d’abord souligné le fait que l’intégration du facteur culturel en tant qu’élément fondamental du développement durable est relativement récente et que cela a mis en lumière le bienfondé de la prise en compte de la problématique culturelle dans la vision du développement durable des villes d’Afrique. Rappelant les principaux bouleversements qu’ont connus les villes africaines, notamment la colonisation, la mondialisation et l’urbanisation, il a évoqué la nécessité d’une prise en compte, par les pouvoirs publics locaux et nationaux, des nouvelles cultures urbaines (concernant la mode, la musique, les langues …) fortement influencées par la culture occidentale. Pour finir, M. Lionel NZAMBA- NZAMBA a annoncé aux participants et aux organisateurs que CGLU-Afrique est prêt à prendre l’initiative de promouvoir le choix, tous les deux ans, d’une ville capitale de la culture africaine, sous l’égide de l’UNESCO, dans le but de renforcer l’idée de la culture comme élément moteur du développement des villes et du continent.

M. Amadou ILLO, Président de la région de Tahoua, Niger, a, quant à lui, rappelé que l’identité culturelle de l’Afrique n’est pas homogène mais repose sur des éléments typiquement africains: oralité de la civilisation, la polygamie, la circoncision, le mode d’intronisation des chefs…et que chacune des identités culturelles africaines s’est formée principalement à partir des facteurs historique, linguistique et psychologique.

Madame Leila HILA, Chercheur universitaire, écrivaine et Secrétaire Générale du Connectingroup International, a, dans son intervention traité du lien entre la culture, le développement durable et la question du genre. Madame Leila HILA a démontréde manière explicite l’impossibilité de dissocier le rôle de la femme de l’éducation et de la diffusion de la culture au sein des sociétés africaines, ce qui lui confère une importance dans le processus de transmission des valeurs traditionnelles. Et dans la course au développement, les questions de «bonne» gouvernance et de démocratie se posent, renvoyant inéluctablement à la question de l’égalité entre les deux sexes. Elle a appelé, dans l’intérêt du progrès social et du développement durable, à considérer la vision du monde des femmes au même titre que celle des hommes, car selon elle c’est de cette complémentarité qu’émergera les solutions efficaces pour l’atteinte les objectifs du millénaire. Cette dernière intervention a été immédiatement suivie par un débat qui a connu un fort engouement des participants, surtout des étudiants.

L’exposition artistique et la soirée culturelle ont constitué les moments festifs du forum. En effet, les exposants ont montré l’étendue de la diversité culturelle africaine à travers l’exposition de produit artistique, culinaire, vestimentaire, artisanal des différentes communautés africaines implantées à Fès. La soirée, était un mixe entre défilé de mode (Maroc, Guinée, Tchad, Comores, Mali…), danse, sketch des 15 communautés représentées (y compris le Maroc). La soirée s’est clôturée par une remise de prix au meilleur groupe de danse (1erCommunauté Ivoirienne de Fès, 2ème Communauté Gabonaise de Fès).

 

12ème réunion du Comité Exécutif de CGLU Afrique

La 12ème réunion du Comité Exécutif de Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) s’est tenue à Tanger, au nord du Royaume du Maroc, et ce, du 6 au 7 avril 2015.

Tous les membres du Comité Exécutif ont pris part à cette réunion, à l’exception de la Fédération des Villes Tunisiennes, qui s’est excusée. La cérémonie officielle d’ouverture a réuni de nombreux élus et des représentants de l’administration locale et centrale du Maroc, notamment, le représentant du Ministre de l’Intérieur, M. Wali Bencherifa, Directeur Générales des Collectivités Locales ainsi que le maire de la ville hôte de la réunion, M. Fouad El Omari, Président de l’Association Marocaine des Présidents des Conseils Communaux (AMPCC).

Quant au Président de CGLU Afrique, M. Khalifa Ababacar Sall, maire de la ville de Dakar, Sénégal, il a exprimé son admiration pour la ville de Tanger et a tenu à féliciter sa Majesté le Roi du Maroc, Mohammed V, pour sa détermination à lancer le processus conduisant à la mise en œuvre de la régionalisation avancée.

La cérémonie officielle d’ouverture a été suivie par une conférence de presse en présence de médias locaux et nationaux, animée par le Maire de Tanger, le Président et le Secrétaire Général de CGLU Afrique.

Les travaux de la réunion du Comité Exécutif se sont déroulés dans l’après-midi, à 14h30, avec l’ordre du jour suivant :

1. Adoption du compte-rendu de la 11ème session du Comité Exécutif tenue le 13 Octobre 2014 à Johannesburg, Afrique du Sud, et sur la mise en œuvre de ses résolutions et recommandations ;

2. Rapport d’activité du Secrétaire Général, d’Octobre 2014 à Mars 2015 ;

3. Approbation des comptes 2014 ;

4. Rapport sur la préparation du 7ème Sommet Africités à Johannesburg ;

5. Assemblée Générale CGLU Afrique ;

6. Compte rendu de la Conférence Résolutions Afrique Marrakech ;

7. État du partenariat stratégique entre la Commission de l’Union Européenne et CGLU Afrique ;

8. Divers.

Pour de plus amples informations sur la 12ème réunion du Comité Exécutif de CGLU Afrique, vous pouvez lire le compte rendu détaillé ici.

 

Rencontre du Réseau des femmes élues locales d’Afrique (REFELA)

La rencontre des femmes élues locales d’Afrique (REFELA) s’est tenue à Rabat, Maroc, du 12 au 14 avril 2015. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du partenariat stratégique développé au Maroc entre le Réseau des femmes élues locales d’Afrique, le Bureau Multi Pays pour le Maghreb de l’ONU-Femmes et la Direction des cadres administratifs et techniques du Ministère de l’Intérieur.

Elle s’inscrit également dans le cadre du projet de partenariat développé en 2013 entre le Bureau Multi-Pays pour le Maghreb de l’ONU-Femmes et la Direction générale des collectivités locales du Ministère  de l’Intérieur pour la promotion de la participation des femmes à la gestion des affaires locales et le renforcement de la gouvernance territoriale sensible au genre.

Il s’agissait au cours de cette rencontre d’encourager des échanges basés sur le partage des concepts fondamentaux ainsi que des bonnes pratiques, relatifs à la mise en réseau et à la planification et budgétisation sensibles au genre et de recréer un espace de dialogue et de plaidoyer pour le renforcement du leadership féminin au niveau local et régional.

Les objectifs spécifiques étant de :

  • •Réaliser le bilan des activités du REFELA et définir son plan d’action pour l’année 2015 ;
  • •Promouvoir le réseautage des femmes élues locales au niveau régional et des pays ;
  • •Échanger des expériences et des bonnes pratiques entre les femmes élues locales de l’Afrique en question de budgétisation sensible au genre.

La séance d’ouverture de la rencontre a connu la participation de M. Abdellatif Bencherifa, Wali Directeur Général des Collectivités Locales et M. Abdelouahhab El Jabri, Gouverneur Directeur de la formation des cadres administratifs et techniques du Ministère de l’Intérieur marocain, M. Souleymane Idrissa Maiga, Directeur de cabinet et des opérations-CGLU Afrique qui s’est exprimé au nom de M. Jean Pierre Elong Mbassi, Secrétaire Général de CGLU Afrique, Mme. Fatimattou Mint Abdel Malick, Présidente du REFELA et Mme. Leila Rhiwi, Représentante de l’ONU-Femmes, Maghreb.

La séance d’ouverture a été suivie par la réunion du bureau du Bureau Exécutif du REFELA dont l’ordre du jour portait sur :

  • •L’adoption du compte rendu de la réunion du bureau du REFELA à Nouakchott ;
  • •La présentation de la déclaration et recommandations du Bureau Exécutif ;
  • •La présentation des activités de la présidente du REFELA ;
  • •La présentation et la discussion de la nouvelle vision du réseau ;
  • •Les préparatifs de la troisième assemblée générale élective du REFELA ;
  • •La mobilisation pour le Sommet Africités 2015.

Des travaux de groupe se sont déroulés par la suite pour identifier les actions nécessaires à la dynamisation régionale du REFELA ainsi qu’à la mise en place et le renforcement des capacités du réseautage des femmes élues locales par pays (le cas du Togo, du Cameroun, de la Mauritanie et du Maroc).

Le 2ème jour de la rencontre a été marqué par des échanges d’expériences et de bonnes pratiques sur la budgétisation sensible au genre dont notamment l’expérience du Ministère de l’Economie et des Finances en la matière.

Pour plus d’informations sur l’expérience marocaine en matière de budgétisation sensible au genre, cliquez ici.

Et sur la promotion du leadership féminin au niveau des collectivités territoriales au Maroc, cliquez ici.

 

Rencontres du PrepCom 2 pour Habitat III à Nairobi, Kenya

Le Secrétaire général de CGLU Afrique a participé, les 12 et 13 avril 2015, aux rencontres préparatoires de la seconde assemblée des gouvernements locaux dans le cadre du PrepCom2.

La rencontre comprenait :

1) Une session locale des gouvernements locaux et régionaux le 12 avril 2015 de 14 :00 à 18 :00 ; 2) un dialogue politique avec les gouvernements locaux et régionaux présidé par Mme. Jacqueline Moustache Belle, co-présidente de CGLU, le 13 avril 2015 de 10 :00 à 13 :30 ; 3) participation à l’assemblée générale des partenaires de « World Urban Campaign » le 13 avril 2015 de 14 :30 à 18 :30 ; 4) L’événement parallèle organisé par Cities Alliance sur le rôle des partenariats dans la mise en œuvre du nouvel agenda urbain et 5) la séance plénière du PrepCom 2 et les sessions de travail qui continuent du 14 au 16 avril 2015.

Les questions qui sont en jeu pour les gouvernements locaux et régionaux sont comme suit :

1) L’étendue auquel l’organisation de la seconde Assemblée Mondiale des villes et autorités locales (AMVAL) fera partie du programme officiel de la Conférence Habitat III à Quito durant la semaine du 17 octobre 2016. Si c’est le cas, la vulgarisation de la préparation de l’AMVAL dans la feuille de route de la préparation officielle de la conférence d’Habitat III. Au cas contraire, il sera question des moyens à définir afin que la voix des autorités locales et régionales devienne audible à part entière.

2) Les idées principales que les gouvernements locaux et régionaux veulent aborder afin d’alimenter le nouvel agenda urbain.

3) Les partenariats à développer dans le but de traduire le nouvel agenda urbain en une mise en œuvre concrète sur le terrain.

1. Concernant l’organisation de la deuxième AMVAL : 

Jusqu’ici cette proposition n’a pas encore reçu d’accord officiel de la part du secrétariat d’Habitat III. Il semble, cependant, qu’elle reçoit le support du directeur exécutif de l’ONU-Habitat ainsi que quelques membres du bureau du comité préparatoire pour Habitat III. Le besoin d’un forts plaidoyer et lobbying persiste toujours ciblant en particulier les pays membres du groupe de travail sur les règles et procédures afin qu’ils accordent aux gouvernements locaux et régionaux des accréditations spécifiques distinctes de celles des autres partie prenantes, incluent l’AMVAL au cœur du processus officiel de la préparation et organisation d’Habitat III et accordent un créneau aux gouvernements locaux et régionaux au sein des séances plénières de la conférence.

2. Concernant les préoccupations principales des gouvernements locaux et régionaux à inclure dans le nouvel agenda urbain :

Les participants ont insisté sur le besoin de reconnaître le caractère unique des gouvernements locaux et régionaux puisqu’ils se situent dans l’intersection du système vertical de la gouvernance publique et le terrain de jeu territorial et horizontal des acteurs locaux ou ceux ayant un fort impact au niveau local. C’est la raison pour laquelle les autorités locales devraient être au cœur de toute stratégie de mise en œuvre d’Habitat III.

C’est pourquoi, la localisation de ces stratégies importe autant que les actions locales qui devraient être vues comme les plus efficaces dans le traitement des défis globaux puisque les villes vont former, dorénavant, la masse des populations sur terre. Dans d’autres termes, les gouvernements locaux et régionaux soutiennent l’adoption du principe de la subsidiarité et de l’approche territoriale pour une mise en œuvre effective de l’Agenda d’Habitat III. Cet agenda devrait être la convergence des autres agendas globaux comme l’agenda du climat ou celui des ODD de l’Après-2015. Les gouvernements locaux veulent mettre en avant les questions de la bonne gouvernance territoriale, de la résilience comprenant celle humaine et sociale au-delà de la résilience environnementale, physique et la gestion des risques de catastrophes.

Ils souhaitent également que la diplomatie des villes liée aussi bien à la prévention des conflits et la gestion des migrations fassent partie du nouvel agenda urbain. Les gouvernements locaux et régionaux sont préoccupés par la contradiction entre leurs nouvelles responsabilités résultant de l’adoption de politiques de décentralisation et leurs faibles moyens financiers et humains pour accomplir leurs mandats.

Ainsi, l’agenda pour le financement du développement doit répondre à la difficile question des finances locales. Etant donné l’environnement actuel hostile à la taxation, il est important d’explorer d’où les ressources publiques vont venir pour assurer aux gouvernements locaux et régionaux les moyens de mise en œuvre de leur part de l’Agenda d’Habitat III. Il faut aussi aborder la question du besoin en investissements urbains à long-terme en fonction des solutions technologiques actuelles qui sont pour la plupart centralisées, au moment où l’on remarque une rapide évolution vers des technologies beaucoup plus décentralisées et localisées, ce qui réduit l’importance des investissements et des moyens financiers exigés.

3. Concernant les partenariats à développer : 

Les participants ont approuvé la proposition de construire un compact fort avec les femmes et autres organisations de la société civile autour de la promotion de villes et transports en commun plus sûres, surtout pour les femmes. Tous se sont accordés à dire que les partenariats public/privé ont montré leurs limites vu la volatilité des marchés financiers, la réticence des sociétés multinationales à s’investir dans les villes secondaires et petites et les difficultés rencontrées par la plupart des gouvernements locaux et régionaux dans l’accès au marché. Cependant, il existe des exemples où des partenariats gagnant-gagnant se font entre les autorités locales et le secteur privé. Cela se produit lorsque le privé est encouragé à s’investir dans le territoire où ses activités sont développées.

Des investissements sociaux de la sorte doivent faire partie de la responsabilité sociale des entreprises et peuvent être fortement instrumentaux pour l’amélioration de l’image de marque des entreprises. Mais les autorités locales et régionales doivent également être conscientes du changement rapide qui se produit dans le marché du travail dû à la digitalisation et l’automation. L’impact spatial des évolutions de la sorte ne devrait pas être sous-estimé et le besoin pour des études d’anticipation pouvant équiper les autorités locales et nationales du savoir nécessaire pour mitiger en avance les conséquences négatives de ces évolutions, se fait sentir.

On constate aussi le besoin urgent de développer une gouvernance collaborative, coopérative et mutuellement bienveillante entre les gouvernements nationaux et régionaux si le nouvel agenda urbain devrait être mis en œuvre. Ceci est le plus important partenariat pour la mise en œuvre de l’agenda d’Habitat III.

 

 

Consultation sur le Haut Conseil des collectivités locales au sein des organes de l’UA

Une délégation conduite par le Secrétaire Général de CGLU Afrique a participé à une réunion au siège de l’Institut Africain de la Gouvernance (IAG) à Dakar, Sénégal. La délégation de CGLU Afrique comprenait M. François Yatta, Directeur des Programmes de CGLU Afrique ; Mme. Claire Mandouze et M. Daby Diagne, conseillers spéciaux auprès de CGLU Afrique.

La réunion a aussi connu la participation de délégations du Sénégal comprenant le ministre de la gouvernance locale et porte-parole du gouvernement sénégalais, de la Division des affaires politiques de l’Union Africaine (DAP-CUA), du PNUD, Transparency International, l’IAG…

Le DAP-CUA a présenté le rapport d’avancement de la mise en place du Haut Conseil de collectivités locales. Un grand progrès a été réalisé surtout avec l’effort commun entre le Sénégal et Union Africaine. Le rapport de la Commission de l’UA a été adopté par le comité exécutif et validé par l’Assemblée en 2014. Une réunion consultative des parties est prévue par l’UA à Dakar du 7 au 9 avril 2015. L’objectif de cette réunion est de préparer la communication à présenter au comité exécutif et l’assemblée pour discussion et adoption.

Trois documents doivent être finalisés et soumis au processus formel de consultation à savoir la constitution, le budget et la structure. Le Sénégal est aussi amené à montrer son engagement et d’envoyer une lettre d’intérêt détaillant tout ce que le pays hôte est prêt à mettre sur la table.

Les participants à cette consultation de haut niveau se sont mis d’accord sur la structure du secrétariat du Haut Conseil des collectivités locales au sein des organes de l’UA. Ils ont aussi définis les suggestions à proposer au pays hôte le Sénégal.

Quant au budget du Haut Conseil, il sera soustrait du budget général de l’Union Africaine à partir de 2018.  Dans la période entre 2016-2017, le budget annuel exigé est de 550 000 dollars, dont 400 000 dollars réservés au staff et 150 000 réservés pour les coûts de fonctionnement. Le statut préliminaire du Haut Conseil sera revu pour soumission auprès de la réunion consultative des parties prenantes prévue entre le 7 et le 9 avril 2015.

 

L’Eau au cœur des préoccupations des gouvernements locaux

La Journée Internationale de l’Eau célébrée tous les 22 mars de chaque année est une occasion de rappeler la vitalité de cette ressource qui se raréfie. Conscients de cette réalité, les gouvernements locaux réaffirment, via Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU), que l’accès des populations à l’eau est une de leurs priorités principales.

 

CGLU rappelle que, déjà en 2004, la Déclaration finale du Congrès fondateur, précisait que :

« L’accès à l’eau en quantité et en qualité suffisantes et à un coût supportable doit être un droit garanti pour tous, en recourant si nécessaire à des mesures sociales ou à des mécanismes de solidarité appropriés pour les populations défavorisées ».

Cependant, après dix ans de cette déclaration, les populations les plus vulnérables n’ont toujours pas accès à une eau salubre et la mortalité liée aux risques sanitaires que cela entraîne se chiffre en millions. Face à cette situation grave, les gouvernements locaux et régionaux doivent se mobiliser pour trouver des solutions convenables.

Dans cette perspective, CGLU co-organise la 4ème Conférence Internationale des Autorités Locales et Régionales les 13 et 14 avril 2015 à Gyongju, Corée du Sud. Elle s’inscrit dans le cadre du prochain Forum Mondial de l’Eau qui se tiendra du 12 au 17 avril 2015.  Les gouvernements locaux et régionaux vont se concentrer sur la mise en place du Consensus d’Istanbul sur l’Eau et la mise en avant des plans d’action et outils à utiliser.

Une Stratégie de Mise en œuvre pour la Gestion Durable de l’Eau et de l’Assainissement sera approuvée en tant que déclaration politique du Forum. L’engagement des autorités locales et régionales sera indispensable pour mesurer les progrès réalisés sur la gestion durable de l’eau.

Pour plus d’informations, cliquez ici.

 

Rencontre des maires européens pour le climat

Le Secrétaire Général de CGLU Afrique, sur son chemin du retour de Johannesburg, a assisté à la rencontre des maires européens pour le climat, tenue le 26 mars 2015 à l’Hôtel de Ville de Paris sur l’invitation d’Anne Hidalgo, maire de Paris.

 

La rencontre a été l’occasion pour plusieurs villes européennes d’échanger leurs initiatives de réduction des émissions des gaz à effets de serre, l’adoption des sources d’énergie renouvelable et des actions autour de solutions intelligentes en matière de transport en particulier avec l’adoption et l’extension des voitures électriques, les plans d’adaptation au climat, l’urbanisation à travers l’extension des zones « piéton » dans les villes, la promotion d’économies locales vertes et circulaires.

Il a été question lors de cette rencontre du rôle de l’appropriation par le public pour maitriser un développement plus durable pour les villes de l’Europe qui veulent honorer leur engagement à réduire les émissions de gaz à effet de serre d’au moins 5 % par an. La rencontre a rassemblé plus de 30 grandes villes de l’Europe et le Président de la République, François Hollande, s’est adressé aux maires et autres invités présents à cette rencontre pour le climat. Il a insisté sur l’importance de maires et les autorités locales dans la lutte contre le Réchauffement Climatique.

La Conférence COP21 est un rendez-vous décisif. La France œuvre vers un accord obligatoire pour réduire le réchauffement de la planète. L’Europe peut montrer le chemin à travers l’objectif définit par l’Union Européenne sur l’énergie et sa contribution dans la réduction du réchauffement climatique. Les autres Etats sont attendus à produire leur contribution, y compris les États-Unis et la Chine. La production d’un agenda de solutions est aussi attendue, surtout de la part des villes et les autorités locales. Les villes sont appelées à devenir durables.

Dans l’agenda des solutions il y aura un recensement des meilleures pratiques et la coopération autour des investissements du changement climatique. Les villes doivent être au-devant afin de mobiliser les autres villes et les autres parties prenantes pour réussir les négociations.

Lisez le compte rendu (en anglais) du Secrétaire Général ici.

 

Assemblée Nationale des membres de l’Association des municipalités de l’Afrique du Sud (SALGA)

Le Secrétaire Général de CGLU Afrique a assisté, le 25 mars 2015, à l’Assemblée Nationale des membres de SALGA, au Gallagher Estate and Convention Centre, Midrand, Gauteng en Afrique du Sud.

Cette assemblée a été l’occasion de célébrer les 15 ans des autorités locales sud-africaines.

 

Plusieurs personnalités politiques ont assisté à cet événement notamment le président de la République de l’Afrique du Sud, Jacobs Zuma. Dans son discours, il a souhaité la bienvenue au Président et Secrétaire Général de CGLU Afrique ainsi qu’à tous les membres du SALGA. Il a confirmé sa détermination à consolider et approfondir une démocratie locale centrée sur les populations.

Le Président Zuma a affirmé que malgré tout le progrès qui a été réalisé jusqu’ici en Afrique du Sud dans plusieurs domaines, les coûts humains de l’Apartheid sont toujours présents. C’est pourquoi, il est nécessaire d’identifier les défis à relever afin de construire une Afrique du Sud prospère et tolérante.

Après le discours du président, l’Assemblée a reçu des messages de soutien de la part Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU), l’Association des Gouvernements Locaux du Commonwealth (CLGF), l’Association des Collectivités locales du Botswana (BALA) ainsi que Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique).

Ensuite, un grand débat a été ouvert autour des 15 ans des autorités locales démocratiques sud-africaines en présence de plusieurs experts de la question.

 

Réunion du corps diplomatique d’Africités

Une délégation présidée par le Secrétaire Général de CGLU Afrique a participé à une réunion du corps diplomatique accrédité par la République de l’Afrique du Sud le 23 mars 2015 à l’Hôtel de la ville de Johannesbourg.

Cette réunion entre dans le cadre des préparations du Sommet Africités qui se tiendra à Johannesbourg, du 29 novembre au 3 décembre de cette année.

 

Plusieurs personnalités politiques et diplomatiques de l’Afrique du Sud ont assisté à cette réunion à savoir :

  • •Ms. Gigi Gosnell, Directrice des relations internationales du Département de la Gouvernance coopérative et des affaires traditionnelles (CoGTA) du gouvernement de l’Afrique du Sud ;
  • •L’Ambassadeur Jerry Matjila, Directeur général du Département des Relations internationales et de la coopération de la république de l’Afrique du Sud (DIRCO) ;
  • •L’Ambassadeur Bene Mipoko, Doyen du corps diplomatique accrédité en Afrique du Sud ;
  • •Cllr. Parks Tau, Maire de la ville de Johannesburg ;
  • •Cllr. Kgosientso Ramokgopa, Maire de la ville de Tshwane ;
  • •M. Xolile George, CEO de l’Association des Municipalités de l’Afrique du Sud (SALGA) représentant le Maire de Magaung et Président du SALGA, Cllr. Thabo Manyoni.

La présidente du Comité de la perspective en gouvernance, la Conseillère Rosemary Thobejane-Ndogo, a ouvert la réunion par un message de bienvenue au nom du porte-parole de la ville de Johannesburg, Mme. Connie Bapela. Ensuite, Mme. Gigi Gosnell a présenté au nom de M. Vusi Masonsela, Directeur général de la gouvernance coopérative, les remarques de CoGTA, en confirmant l’engagement du gouvernement sud-africain à travailler en étroite collaboration avec la ville de Johannesburg et SALGA pour accueillir Africités.

Au nom de Cllr. Thabo Manyoni, M. Xolile George a exprimé le soutien de SALGA à la ville de Johannesburg dans l’organisation du Sommet Africités. Il a aussi précisé que son organisation va tenir une Assemblée Nationale des membres du 24 au 26 mars 2015, la dernière de son genre avant la tenue du sommet et les élections locales de l’année prochaine.

Dans son intervention, le Secrétaire Général de CGLU Afrique, M. Elong Mbassi, a tenu d’abord à transmettre les regrets de M. Khalifa Sall, Maire de Dakar et Président de CGLU Afrique, de ne pas pouvoir répondre présent à la réunion. Ensuite, il a exposé la logique derrière la Sommet d’Africités et la vision adoptée par CGLU Afrique depuis sa création. Une vision qui vise l’émergence de « l’Afrique des peuples » au-delà de « l’Afrique des Etats». M. Mbassi a également exposé les différentes sessions prévues pour le sommet ainsi que les différents thèmes à traiter.

Quant au Doyen du corps diplomatique, il a également affirmé son soutien au sommet et a précisé que la qualité de la vie des populations dépend largement de la façon dont les autorités locales accomplissent leurs mandats surtout en termes de livraison des services de bases. Il a exprimé son souhait que le Sommet Africités adopte une approche pragmatique aboutissant à la traduction des discussions et débats lors du sommet en stratégies applicables.

Dans son discours de clôture, Cllr. Parks Tau, Maire de Johannesburg a insisté sur l’importance de s’unifier derrière la Vision 2063 de l’Union Africaine et a précisé que les événements, comme Africités, ne sont possibles que parce que les villes africaines sont unies au sein de CGLU Afrique. Il a exprimé sa conviction qu’avec le soutien du gouvernement national de l’Afrique du Sud, les autorités de Gauteng, la collaboration des villes de Tshwane et Ekhuruleni, l’appui du SALGA ainsi que l’engagement du corps diplomatique et tous les autres partenaires, le Sommet Africités à Johannesburg sera un grand succès. Le Maire de Johannesburg a aussi présenté l’architecture du sommet.

La réunion s’est clôturée avec briefing pour la presse avec le Doyen du corps diplomatique et le Maire de la ville de Johannesburg.

 

 

Les dates de la 7ème édition d’Africités ont été changées

Les dates de la 7ème édition du Sommet d’Africités qui aura lieu à Johannesburg (Afrique du Sud), ont été changées. En effet, la commission exécutive d’Africités a décidé d’avancer de deux jours la tenue du Sommet qui aura lieu désormais du 29 novembre au 3 décembre 2015, pour permettre d’accommoder la participation des gouvernements locaux d’Afrique aux différents sommets qui se tiendront pendant la même période.

 

Cette décision a été prise pour éviter la coïncidence d’événements d’envergure aussi bien pour CGLU Afrique, ses membres que pour ses partenaires. Il s’agit de la Conférence sur le Changement Climatique (COP21) à Paris (du 30 novembre au 11 décembre) qui s’ouvre sur une rencontre des villes sur le climat organisée par CGLU, C40 et ICLEI et le Conseil Mondial de CGLU à Paris qui se tiendra  les 5 et 6 décembre 2015.