Archive d’étiquettes pour : CGLU Afrique

Revue Africaine des finances locales

Le premier numéro de la Revue Africaine des Finances Locales est désormais disponible en ligne.

Il s’agit d’une publication lancée par Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) dans la perspective de traiter de toutes les questions financières relatives aux collectivités locales en Afrique.

Cette revue a été principalement mise en place pour être un espace de diffusion des résultats de l’Observatoire des Finances Locales. Ce dernier a été établi par CGLU Afrique en anticipation aux évolutions en matière de finances locales et publiques au vue de la généralisation des politiques de décentralisation et la responsabilisation de plus en plus importante des collectivités locales.

Le Secrétaire Général de CGLU Afrique vous invite à lire la présente revue et à ne pas hésiter à émettre vos remarques, points de vue et critiques afin d’en améliorer les points faibles et renforcer les points forts de cette importante publication.

Vous pouvez accéder et télécharger le premier numéro de la Revue Africaine des Finances Locales ici. 

 

Conférence Habitat III : la Réunion régionale pour l’Afrique à Abuja, Nigéria

Le Secrétaire Général, M. Jean Pierre Elong Mbassi, a conduit une délégation de CGLU Afrique comprenant la Directrice du Bureau Régional Afrique de l’Ouest, Mme. Juliet Mekone, pour participer à la Réunion régionale pour l’Afrique pour la Conférence d’Habitat III à Abuja, Nigéria, et ce, du 24 au 26 février 2016.

L’objectif de cette réunion était de définir les priorités africaines pour le Nouvel Agenda Urbain qui sera adopté par la communauté internationale lors de la prochaine Conférence des Nations Unies des chefs d’État et de gouvernements sur le logement et le développement urbain durable (Habitat III), prévue à Quito, Equateur, en octobre 2016.

La réunion a vu la présence de ministres, dirigeants de collectivités locales, organisations de la société civile et du secteur privé, professionnels et experts, universitaires, agences onusiennes y compris l’ONU Habitat et le Secrétariat d’Habitat III.

La réunion comportait un segment technique, un segment politique ainsi que des événements parallèles.

Le segment technique s’est distingué par le discours de bienvenue de M. Muhammad Musa Bello, Ministre du Territoire de la capitale fédérale (Federal Capital Territory), Abuja, les discours d’ouverture dont celui du Secrétaire Général de CGLU Afrique (disponible ici en anglais) et celui du Secrétaire Général de la Conférence d’Habitat III, M. Joan Clos, Directeur exécutif, ONU Habitat.

Les discours d’ouverture ont été succédés par un débat autour des priorités du continent Africain pour le Nouvel Agenda Urbain.

Le segment politique a été ouvert par un discours inaugural par son Excellence le Professeur Yemi Osinbajo, Vice-Président, République Fédérale du Nigéria. Après l’ouverture officielle, la réunion a reçu les discours des ministres. Trois panels de haut niveau ont été organisés sur :

1. Impératif de l’urbanisation en Afrique : le Nouvel Agenda Urbain ; 2. Urbanisation et établissements humains : institutions, politiques et mesures pratiques dans la mise en œuvre de l’Agenda 2063 ; 3. Politiques urbaines nationales, aménagement urbain et gouvernance : penser national, agir local.

Huit événements parallèles ont été organisés lors de cette réunion :

  • •Plusieurs voix font une ville : médias communautaires, design urbain et développement durable.
  • •Des villes plus sûres pour les enfants et les jeunes.
  • •Plaider pour un accès à la finance des logements abordables pour les pauvres en Afrique de l’Est et Afrique Australe.
  • •De bidonvilles à des quartiers intégrés, inclusifs, sûrs, résilients et durables.
  • •Espaces publics : l’identité des villes Africaines (Présentation du Secrétaire Général de CGLU Afrique disponible ici)
  • •Logements adéquats- une approche à la réduction de la pauvreté.
  • •Les femmes à la base menant la croissance urbaine durable.
  • •Planifier pour les travailleurs de l’économie informelle en Afrique dans le Nouvel Agenda Urbain.

La réunion s’est également distinguée par l’adoption par les ministres de la Position Commune de l’Afrique pour Habitat III (ci-jointe en anglais) ; le mot de l’assemblée générale des partenaires pour Habitat III ; et l’adoption de la Déclaration d’Abuja (ci-jointe en anglais) lue par M. Babatunde Raji Fashola, Ministre de l’Énergie, des Travaux publics et du Logement, Nigéria.

Pour de plus informations sur la Réunion Régionale Afrique pour Habitat III, visitez le site ici.

Pour en savoir plus sur la prochaine Conférence d’Habitat III et son processus, cliquez ici.

 

 

« CGLU Afrique fera tout son possible, pour que les villes et régions entretiennent l’élan de la COP21», Jean-Pierre Elong Mbassi (Cities Today Magazine)

Le Secrétaire Général de Cités et Gouvernements Locaux Unies d’Afrique (CGLU-A), M. Jean-Pierre Elong Mbassi a été choisi parmi les panélistes du magazine «Cities Today» pour se prononcer sur l’accord de Paris sur le climat (COP21). Dans son édition de février 2016, le magazine trimestriel offre une tribune aux leaders des villes afin qu’ils indiquent ce que cet accord signifie pour les agglomérations.  L’article rédigé par Jonathan Andrews est intitulé «Les leaders de villes demandent davantage de soutien financier sur le changement climatique».

Aux côtés de M. Mbassi figurent comme autres panélistes : Michael Bloomberg, Envoyé spécial des Nations Unies pour les villes et le changement climatique., Mark Watts, Directeur exécutif du Groupe C40 sur le climat (C40 Climate Leadership Group) , Tom Cochran,  Directeur Exécutif de la conférence des maires des Etats-Unis, Anna Lisa Boni, Secretaire Général d’Eurocities , Monika Zimmermann, député secrétaire général d’ICLEI et Rafael Tuts, Coordonnateur du Service de la planification et de l’aménagement du milieu urbain d’UN-HABITAT.

Nous vous proposons les réponses du secrétaire général de CGLU-A, qui appelle à une implication de tous via un dialogue multi acteurs afin de voir l’accord de Paris produire un réel impact dans les villes en matière de changement climatique.

L’article intégral avec l’avis des différents panélistes est disponible en anglais ici

 

Que pensez-vous de l’accord de la COP21 ?

Pour la première fois tous les États ont accepté, qu’ils font face à une menace commune du réchauffement et ils ont convenu que tout doit être fait pour maintenir le réchauffement de la planète en dessous de 2 degrés Celsius. Toutefois, le fait que l’accord n’a pas de dispositions contraignantes peut être vu comme une faiblesse. Le principe de «nommer et dénoncer» dans l’accord suppose que des mécanismes de suivi et d’évaluation appropriés sont en place qui peut fournir des conseils neutres. Le recours à l’évaluation par des experts des rapports des pays volontaires ne sera certainement pas assez pour savoir exactement quels sont les pays  qui mettent en œuvre l’accord. En outre, le principe de « nommer et dénoncer » suppose que la société civile pourrait jouer un rôle plus important. Il est frappant de constater que malgré le rôle essentiel attendu de leur part, les organisations de la société civile n’étaient pas vraiment parties prenantes aux pourparlers de la COP21.

Dans quel domaine l’accord pourrait  faire davantage ? 

C’est le genre de problème où une approche multi-acteurs est la clé. Un dialogue quadripartite organisé et structuré entre les gouvernements nationaux, les autorités locales, le secteur privé et la société civile à tous les niveaux (locale, nationale, régionale et mondiale) aurait été la meilleure façon de préparer les négociations à la COP21. Il faut espérer que cette approche sera adoptée pour la COP22 à Marrakech en novembre 2016, qui porte spécifiquement sur les moyens de mise en œuvre de l’accord de la COP21.

 En signant la déclaration de Paris au sommet sur le climat pour les dirigeants locaux qui s’est tenue en marge de la COP21, plus de 600 villes se sont fixé des objectifs pour réduire de moitié les émissions urbaines. Etait-ce à dire que la Conférence réservée aux villes a été plus qu’une manifestation parallèle au point de ravir la vedette aux Etats ? 

Malheureusement, malgré leur rôle incontournable dans l’Agenda du changement climatique  et la reconnaissance générale qu’aucun progrès réel ne serait fait dans la lutte contre le réchauffement climatique si les villes et les gouvernements locaux ne sont pas considérés comme la ligne de front de ce combat, les dirigeants locaux continuent d’exprimer leur position à l’extérieur des salles de négociations. Le sommet sur le climat pour les dirigeants locaux était considéré comme un évènement parallèle et ne faisait pas partie de la procédure officielle de la COP21. Donc, il y a encore un long chemin à parcourir avant que  l’ONU puisse traduire en acte la première phrase de sa déclaration de fondatrice: « Nous, peuple du monde… »

L’accord de la COP21 souligne globalement que  100 milliards de dollars US par an doit être dépensée pour poursuivre les objectifs avec la plupart des coûts destinés aux efforts d’infrastructures d’écologisation,  d’atténuation et d’adaptation supportés par les zones urbaines. Est-ce que le financement constitue la prochaine bataille pour les villes et d’où proviendront les Fonds ? 

Il y a beaucoup d’espoir dans ce « fonds de la justice climatique » de 100 milliards  de dollars US par an. Cependant, l’expérience antérieure avec le financement climatique montre qu’il y a une énorme différence entre les promesses et la présence effective de l’argent dans les caisses. En outre, l’accès au financement climatique a été très difficile pour les autorités locales en raison de procédures discriminatoires et compliquées. Les autorités locales espèrent qu’il y aura une ouverture pour leur accès direct à ce fonds. Nous devrions profiter de la période de temps qui nous sépare de l’entrée en vigueur de la caisse en 2020 pour définir des mécanismes appropriés qui garantiraient un accès effectif et l’utilisation de ces fonds pour des initiatives d’atténuation et d’adaptation aux niveaux locales et régional.

Selon C40 presque les trois quarts du défis des villes lorsqu’elles tentent de prendre des mesures efficaces sur le changement climatique exige une collaboration avec les gouvernements nationaux, le secteur privé et d’autres. Que peut-on faire pour développer et améliorer ces relations ? 

La collaboration avec la société civile et le secteur privé fait partie de l’ADN des autorités locales. Ce qui doit être fait, c’est de créer un environnement propice au niveau national et supérieur de la gouvernance publique afin de permettre plus d’engagements multi-acteurs. Ce qu’il faut aussi c’est un mécanisme convenu au niveau international de surveillance pour éviter les abus de situation dominante, particulièrement par des sociétés multinationales, dont les pouvoirs négociateurs peuvent être beaucoup plus forts que certains des États du tiers-monde, sans oublier de mentionner leurs gouvernements locaux et régionaux.

A l’avenir, quelles sont vos prochaines étapes pour aider les villes à mettre en place des mesures pour éviter le réchauffement de la planète plafonnée à 1,5 degré ?

Les villes et régions des pays en développement sont conscientes qu’elles ne peuvent pas reproduire les modèles non durables de développement suivis par leurs homologues des pays développés qui mettent le monde en péril avec le réchauffement climatique. Il est donc temps pour chacun d’entre nous de se tenir la main et trouver un moyen  de développement plus durable et  à faibles émissions de carbone. Le monde a suffisamment de connaissances pour arriver à la solution la plus appropriée. Il est nécessaire de faire prévaloir l’esprit d’unité représentée à la COP21.  CGLU Afrique fera tout son possible pour que les villes et régions au moins en Afrique, sinon dans toutes les régions du monde, entretiennent  l’élan de la COP21,  de coopération et de travail vers plus de solidarité et moins de concurrence acharnée entre elles.

 

2ème édition du séminaire de CGLU 2016

Cités et Gouvernements Locaux Unis, CGLU, l’organisation mondiale des gouvernements locaux et régionaux organise la deuxième édition de son séminaire annuel à Barcelone, au siège du Secrétariat mondial de CGLU.

Du 15 au 19 février, les représentants des  Sections régionales et des comités discutent l’avenir de l’organisation et échangent les idées pour le Congrès mondial de CGLU à Bogota. Le but du séminaire est de rassembler tous les membres du réseau et d’exploiter son pouvoir afin de poursuivre le travail de définition des synergies, en se basant sur la collaboration et les succès des années passées. Sans oublier d’accroitre la visibilité et l’impact du travail de CGLU à tous les niveaux.

CGLU Afrique assiste aussi au séminaire annuel et est représenté par son Secrétaire Général, M. Jean Pierre Elong Mbassi. CGLU Afrique est la section africaine de l’organisation mondiale et elle est considérée comme l’une des sections les plus actives dans le monde.

Ici, vous pouvez voir la vidéo de notre Secrétaire Général où il parle de la grande importance de l’année 2016 durant laquelle les gouvernements locaux et régionaux sont attendus sur plusieurs niveaux.

Pour en savoir plus sur le la 2ème édition du séminaire annuel de CGLU et voir toutes les photos de l’événement, visitez le site web ici.

Vous pouvez suivre le Live Tweet de l’événement en utilisant le hashtag #UCLGMeets.

 

Offre de stage en communication au sein du bureau FMDV Afrique

Le bureau FMDV (Fonds Mondial pour le Développement des Villes) pour la région de l’Afrique recrute un/une stagiaire en communication pour une période de 6 mois avec possibilité de prolongation.

Le stage proposé est basé à Rabat, Maroc, dans les locaux du Secrétariat de CGLU Afrique où siège le bureau FMDV pour l’Afrique.

 

Le/la stagiaire aura pour mission d’appuyer la stratégie de communication du FMDV sous la responsabilité de la Directrice Régionale pour l’Afrique. Les termes de références du stage proposé sont disponibles ici.

Les candidat(e)s intéressé(e)s par ce poste devront adresser une lettre de motivation accompagnée d’un curriculum vitae à :

Carole Guilloux, Directrice Régionale FMDV pour l’Afrique, cguilloux@fmdv.net

La date limite d’envoi des candidatures est fixée au 29 février 2016.

Une réponse personnalisée ne sera garantie qu’aux candidats sélectionnés pour un entretien.

 

Séminaire 2016 de CGLU : « Au réseau, nous croyons ! »

La deuxième édition du séminaire régional de Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU) a pris fin le vendredi 19 février 2016.

L’événement qui a duré pendant une semaine a vu la participation de tous les représentants et membres de CGLU, l’organisation mondiale des autorités locales et régionales.

En effet, du 15 au 19 février 2016, à Barcelone, Espagne, les représentants des gouvernements locaux et régionaux venus des quatre coins du monde ont pu s’attarder sur plusieurs questions relatives au travail commun mené par CGLU et ses sections régionales et au renforcement des liens de leur réseau.

Le programme de l’édition de cette année du séminaire annuel comportait des discussions autour du planning pour le prochain sommet mondial de CGLU à Bogota, une présentation des priorités et questions clés de 2015 et 2016, une session autour des synergies et la programmation pour 2016 et un exercice stratégique sur l’évolution de l’organisation mondiale des gouvernements locaux et régionaux.

Durant le premier jour du séminaire, les participants se sont penchés sur les sujets, les aspirations et les défis clés pour 2016. Ils ont résumé lors d’une séance de brainstorming les cinq opportunités principales que présente le sommet mondial. Les opportunités identifiées sont l’importance de la participation de la société civile, la maximisation des opportunités de financement pour les autorités locales, la promotion de l’apprentissage par actions et le renforcement de la famille, l’identité et la représentation de CGLU afin de créer une voix unie et forte et un agenda au sein de la communauté globale des gouvernements locaux.

Vous pouvez voir la vidéo de notre Secrétaire Général en train d’expliquer l’importance du prochain sommet mondial à Bogota en cliquant ici.

Les débats se sont ensuite poursuivis durant le deuxième jour du séminaire en se focalisant cette fois-ci sur le partage des idées innovantes pour garantir le succès du prochain sommet mondial à Bogota. Les participants ont, en effet, pu proposer des idées pour tracer le programme du sommet et encourager la collaboration et l’échange entre les délégations qui seront présentes au sommet. Le séminaire annuel des comités et des groupes de travail a eu lieu durant la deuxième partie du jour 2.

Le troisième jour du séminaire, les participants ont abordé les moyens d’accroitre la visibilité et l’impact du travail de CGLU et son réseau. En matinée, les sections régionales de CGLU ont exposé les parties du plan de travail mis en place en Afrique, l’Asie-Pacifique, l’Eurasie, l’Europe, l’Amérique Latine, le Moyen Orient, l’Asie de l’Ouest, l’Amérique du Nord, dans les larges métropoles et petites régions du monde. On a aussi pu débattre les priorités communes du réseau pour 2016.

Le futur de CGLU était le sujet principal du quatrième et dernier jour du sommet. Un exercice d’écoute a pu dégager les points de vue des membres qui par la même se sont échangés quelques propositions et critiques afin d’ajouter une plus-value aux membres de CGLU. Ensuite, une session avec les représentants politiques présents au séminaire a eu lieu leur donnant ainsi la possibilité de partager quelques mots forts. Les membres ont aussi mis l’accent sur le rôle crucial joué par CGLU en matière de savoir, d’échange, d’autonomisation et de communauté.

Pour plus d’informations sur le séminaire de CGLU 2016 ainsi que ces activités, visitez le site ici.

Consultez l’album photo de l’événement sur Flickr ici.

Rencontre sur croissance urbaine dans les pays en développement et accès aux services essentiels : de contraintes en opportunités

Le secrétariat général de CGLU Afrique a pris part à la rencontre organisée àTanger, Maroc, le 11 février 2016 par le Think Tank (Re)sources en partenariat avec Amendis, opérateur des services d’eau et d’électricité des villes de Tanger et Tétouan au Maroc.

La rencontre a vu la participation d’une centaine de délégués de haut niveau parmi lesquels les maires ; les directeurs des administrations centrale et locale ; les opérateurs des services urbains ; les chercheurs et universitaires ainsi que des experts dans le domaine de la planification et de la gestion urbaine ainsi qu’en matière de services urbains essentiels.

La délégation du secrétariat était composée de M. Jean Pierre Elong Mbassi, secrétaire général, et M. Mohammed Cherkaoui, responsable du protocole.

La rencontre a été introduite par M. Patrice Fonlladosa, président de (Re)source; M. Michel Rocard, ancien premier ministre de France.

La rencontre a été structurée autour des quatre tables rondes suivantes :

Table ronde A sur la dynamique de la gouvernance urbaine : articuler les politiques internationales, nationales et locales avec la réalité du terrain, et obtenir des résultats tangibles en matière d’accès aux services essentiels dans les villes en développement.

Table ronde B sur les services essentiels au sein des territoires urbains étalés et fragmentés : gérer la complexité de l’accès aux services essentiels dans un espace urbain qui subit à la fois l’étalement et la fragmentation de son territoire.

Table ronde C sur le financement de l’accès aux services urbains essentiels : mobiliser les financements privés pour garantir l’accès de tous aux services urbains essentiels.

Table ronde D sur la prise en compte du risque climatique : prendre en compte le risque climatique dans les politiques d’accès aux services urbains essentiels et apporter des réponses par l’innovation.

Les débats et discussions des différentes tables rondes ont permis à la rencontre d’aboutir aux recommandations suivantes :

 

A. Sur l’articulation des politiques internationales, nationales et locales avec la réalité du terrain :

1. Promouvoir l’adoption d’un manifeste qui engage les Etats à afficher leur engagement dans le domaine de l’accès aux services de base en affichant ce qui est de la responsabilité de l’Etat, des collectivités locales et du secteur.

2. Formuler une composante urbaine (grandes villes et villes intermédiaires) et une composante rurale en ce qui concerne la politique nationale d’accès aux services essentiels.

3. Plaider pour les Etats rendent compte devant les pairs de ce qu’ils font en matière de services essentiels.

B. Sur la gestion de la complexité de l’accès aux services essentiels dans un espace urbain qui subit à la fois l’étalement et la fragmentation de son territoire :

1. Intégrer systématiquement les quartiers informels dans les plans de développement et d’aménagement des villes.

2. Mettre en place des dispositifs transitoires pour l’accès aux services essentiels dans les quartiers précaires.

3. Donner une place importante aux associations de quartiers et aux acteurs de l’intermédiation engagés dans le travail de maîtrise d’œuvre sociale entre les populations, les opérateurs et les autorités.

4. Encourager les autorités publiques à organiser la coordination de tous les acteurs impliqués dans l’accès aux services urbains essentiels.

C. Sur la mobilisation des financements privés pour garantir l’accès de tous aux services urbains essentiels :

1. Autant que possible recourir à l’intervention du secteur privé pour une réponse efficace au défi de l’accès aux services urbains essentiels.

2. Mettre en place un système de tarification différencié en suivant une logique de territoires.

3. Proposer des modèles alternatifs au réseau là où l’arrivée de celui-ci est difficile ou différé.

4. Organiser des dialogues entre acteurs et des coalitions d’opérateurs pour discuter des options et niveaux de service et des synergies et complémentarités nécessaires entre opérateurs.

 

D. Sur la prise en compte du risque climatique dans les politiques d’accès aux services urbains essentiels :

1. Considérer le niveau des territoires locaux comme l’échelle pertinente et le mettre en première ligne avec les moyens appropriés pour la définition et mise en œuvre des politiques d’adaptation au changement climatique.

2. Intégrer systématiquement la dimension risques dans la planification des services urbains essentiels, avec un accent particulier sur les interventions en situation d’urgence pour maintenir la continuité et la qualité de la desserte.

3. Prendre la communication avec les populations concernées comme un élément critique d’éducation à la prévention et à la gestion des risques, ainsi que d’organisation des secours en cas de catastrophes.

4. Décloisonner la conception, la planification et l’organisation opérationnelle de l’accès aux services urbains essentiels pour une plus grande efficacité d’action en cas de catastrophes. En situation de désastre, il faut sortir des logiques d’opposition entre l’action publique et l’action privée, entre le civil et le militaire, entre souveraineté nationale et action internationale.

Pour une information détaillée sur cette rencontre, se reporter au compte rendu établi par le secrétaire général de CGLU Afrique disponible ici.

Les recommandations sont disponibles ici.

Speed-Dating Sud / Sud Africités 7

Le Coaching Territorial fait partie des programmes innovants mis en place par CGLU Afrique en partenariat avec la Région de l’Oriental au Maroc.

Même si le programme vient à peine de faire ses premiers pas et est toujours dans sa phase pilote, les maires et élus locaux africains présents à Africités7 témoignent d’un engouement encourageant pour le Coaching Territorial et espèrent voir le programme mis en place chez eux. Cette vidéo en est la preuve. Regardez !

 

 

APPEL A CANDITATURE «PRIX INTERNATIONAL CGLU-VILLE DE MEXICO-CULUTRE 21 »

L’appel à candidature pour la deuxième édition du «Prix International CGLU – VILLE DE MEXICO – Culture 21 »  est ouvert depuis le 5 décembre 2015, et ce jusqu’au 15 mars 2016.

Ce prix organisé par Cités et Gouvernement Locaux Unis (CGLU) et la ville de Mexico a pour principal objectif de re­connaître les leaders -villes ou personnalités-  qui se sont distinguées par leur contribution à la culture en tant que pilier du développement durable. Deux catégories sont en liste à savoir : le Prix à une Ville / Gouvernement local  ou régional, qui récompense une ville, ou un gouvernement local ou régional dont la politique a contribué de manière significative  à établir des ponts entre les valeurs de la culture et la  gouvernance démocratique, la participation citoyenne et le développement durable et le Prix à une Personnalité, qui récompense  une personnalité mondialement connue pour sa contribu­tion fondamentale à la relation entre la culture et le développement durable.

Les villes africaines sont encouragées à faire acte de candidature. Lors de la précédente édition (5 juin 2013 et le 11 novembre 2014) remporté dans la première catégorie par la Ville de Belo Horizonte (Brésil), le Jury avait  octroyé une mention spéciale aux projets de Ouagadougou (Burkina). Pour être éligible dans cette catégorie, l’action récompensée devra avoir été mise en œuvre depuis au moins deux ans, et il faudra apporter les preuves de l’impact et du succès obtenus. Une ville, un gouvernement local ou régional ne pourra présenter qu’une seule candidature. Pour faire acte de candidature cliquez ici.

Dans la deuxième catégorie « Personnalité », les organisateurs du Prix invitent tous les membres directs ou indirects de CGLU à proposer spontanément une personnalité, et ce uniquement par le biais du courrier électronique : award@agenda21culture.net. Cette proposition devra être correctement justifiée, en démontrant de manière explicite la contribution apportée par la personnalité concernée au regard de la réalisation des objectifs de l’Agenda 21 de la culture. Pour proposer une personnalité cliquez ici

Les gagnants seront connus au cours du mois de  Juin 2016 et la cérémonie de récompense est prévue en fin 2016 à Mexico. Pour la catégorie meilleure ville,  le projet présenté par la ville gagnante recevra un trophée et la somme de 50 000 euros qui devront être utilisés pour la promotion internationale de ce projet et pour renforcer la mise en  œuvre locale de l’Agenda 21 de la culture. Dans la catégorie personnalité il s’agira d’un trophée et  de la somme  de 25 000 euros.

Pour plus d’informations consulter le site ici

 

Visite d’une délégation du Ministère de la Femme et de la Commission Electorale Centrale de Palestine au siège de CGLU Afriqu

Le Secrétaire Général de Cités et Gouvernements Locaux d’Afrique-CGLU Afrique a reçu en visite, le jeudi 17 décembre 2015, au siège de l’organisation à Rabat, capitale du Royaume du Maroc, une délégation du Ministère de la Femme et de la Commission Electorale Centrale de Palestine, conduite par le chef de la Commission Electorale Centrale, M. Feras M.M. Jarrar.

 

Cette visite entre dans le cadre d’échange des expériences dans le domaine de la participation politique des femmes. Elle a été appuyée par le Bureau Multi-pays pour le Maghreb de l’ONU Femmes, entité des Nations Unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes.

Le Secrétaire Général, M. jean Pierre Elong Mbassi, dans ses propos introductifs, a tout d’abord souhaité la bienvenue à la délégation palestinienne. Il a ensuite donné une brève introduction sur CGLU Afrique et l’importance du rôle des collectivités locales dans la diplomatie des villes et la promotion des femmes en politique.  Il a également saisi cette occasion pour informer la délégation sur le Sommet Africités qui vient de se tenir à Johannesburg en Afrique du Sud, du 29 novembre au 2 décembre 2015.

M. Elong Mbassi a tenu à présenter le Réseau des Femmes Elues Locales d’Afrique-REFELA et sa nouvelle vision qui met les préoccupations des femmes au cœur des politiques et stratégies des collectivités locales des pays africains, intégrant la protection de l’enfance et de la jeunesse, les questions de l’autonomisation des femmes et de la promotion de l’égalité des genres.

Le Secrétaire Général a notamment mis l’accent sur :

  • L’importance du renforcement de la participation des femmes.
  • La participation active des femmes et l’intégration de la dimension genre à tous les niveaux de prise de décision.
  • Le renforcement du leadership politique féminin et la participation des femmes dans la gestion des affaires publiques. Ce qui constitue un enjeu essentiel pour l’amélioration de la représentativité et le développement d’une démocratie plus participative.