Archive d’étiquettes pour : CGLU Afrique

Revue de presse hebdomadaire des collectivités locales africaines

CGLU Afrique vous propose la revue de presse hebdomadaire web des principales informations relatives aux collectivités locales africaines de la semaine du 28 mars au 1er avril 2016.

 

Le tour d’horizon des nouvelles des collectivités locales du continent disponible en un clic ici. 

N’hésitez pas à vous abonner à la mailing List, disponible en fin de la revue, pour la recevoir chaque lundi.

Habitat III : Réunions consultatives informelles ouvertes

Les préparatifs pour la Conférence Habitat III sont en cours. Prévue du 17 au 20 octobre 2016, la Conférence des Nations Unies sur l’Habitat et le Développement Urbain Durable (Habitat III) est un sommet global majeur qui exige la mobilisation de toute l’expertise sur le développement urbain durable.

 

Dans cette perspective, le Secrétaire général de CGLU Afrique, M. Jean Pierre Elong Mbassi, va participer aux réunions consultatives informelles ouvertes ou ce qu’on appelle en anglais les « Policy Units » qui auront lieu à New York, du 25 au 29 avril 2016. Notre Secrétaire général prendra part au Policy Unit n°3 sur les “Politiques urbaines nationales“. D’autres experts représentant des groupes constitutifs divers et des parties prenantes dont la sélection a été guidée par la logique géographique et la parité hommes/femmes, ainsi que par des critères qualitatifs en termes de contribution au processus préparatoire d’Habitat III, seront tous à New York le mois prochain.

Par ailleurs, Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU) a été invité à codiriger le Policy Unit n°4 sur la « Gouvernance, les capacités et le développement institutionnel en milieu urbain ». Un rôle que CGLU assumera en étroite coordination avec la Taskforce Mondiale des gouvernements locaux et régionaux (GTF). Lisez plus ici

Ces experts formeront plusieurs Policy Units et fourniront des recommandations ciblées sur un des 10 sujets préétablis. Ils seront chargés d’identifier les défis, y compris les contraintes structurelles et de politique, auxquelles le Nouvel Agenda Urbain doit faire face ; identifier les priorités politiques et les questions cruciales pour la mise en œuvre du Nouvel Agenda Urbain et finalement développer des recommandations favorables aux actions pour la mise en œuvre du Nouvel Agenda Urbain.

Les 200 individus qui composent les groupes thématiques d’experts clés pour l’élaboration du Nouvel Agenda Urbain proviennent des rangs mondiaux d’experts en logement, en planification, en design et en développement urbain. Ils établiront leurs contributions sur les 22 documents techniques produits par des agences à travers le système multilatéral en 2015, ainsi que les réactions des gouvernements et des parties prenantes à ces documents soumis au cours de l’été de l’année dernière.

En plus des apports des Policy Units, un bon nombre de réunions régionales et thématiques de haut niveau impliquant un vaste éventail de participants, a lieu, aboutissant à des “déclarations finales des participants” qui seront considérées comme des apports officiels au processus de la conférence d’Habitat III. La dernière réunion en date était à Prague, en République tchèque, pour la région de l’Europe. Des réunions régionales pour l’Afrique et l’Asie-Pacifique ont aussi eu lieu respectivement à Abuja, au Nigeria et à Jakarta, en Indonésie. La réunion régionale finale pour l’Amérique Latine et les Caraïbes aura lieu à Toluca, Mexique, du 18 au 20 avril 2016.

 

La contribution de CGLU Afrique à la rencontre d’Abuja est disponible ici.

Toutes les informations concernant les rencontres thématiques et régionales d’Habitat III sont disponibles ici.

Pour en savoir plus sur le processus des Policy Units, visitez le site ici.

 

Des maires africains présentent l’état de la décentralisation dans leur pays (2/2)

A l’occasion des séminaires régionaux organisés par Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU-A) dans les cinq régions du continent en 2015 (Août- Octobre), les responsables des associations nationales des collectivités locales se sont prononcés sur l’état des lieux de la décentralisation dans leur pays.

Après l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique Australe, la deuxième partie est consacrée à l’Afrique de l’Est, l’Afrique du Nord et l’Afrique Centrale.

 

Afrique de l’Est 

En Tanzanie et au Burundi le processus de décentralisation est sur la bonne voie tandis que, les Seychelles, la Somalie et les Comores en sont à leur début.

Seychelles : L’Assemblée Nationale a voté la loi en faveur de la décentralisation en août 2015. «Nous en sommes à nos débuts, aux Seychelles», déclare Mme Jacqueline Belle Moustache, Présidente de l’Association des districts de Victoria et maire de Victoria. “Actuellement nous sommes en plein dans le processus de réglage des mécanismes pour l’organisation des élections dans les différents districts, ainsi que les mécanismes qui permettront à ces districts d’être autonome. L’élection aura lieu probablement en 2016 “, dit-elle. L’interview intégrale est disponible en Anglais sur notre chaine YouTube ici.

Tanzanie: Le processus de décentralisation est sur la bonne voie en Tanzanie, selon  M. Philothues Mbogoro, Coordonnateur du Réseau des Villes de Tanzanie. “Nous avons des décrets de loi sur la décentralisation ainsi que des décrets d’application. Toutefois, la mise en œuvre dépend du gouvernement central en place. Nous avons commencé le processus de décentralisation en 1998 mais en 2008, le nouveau gouvernement a apporté des modifications. Avant le   Conseil Municipal était même chargé d’employé les dirigeants des villes et les chefs de département, après que le nouveau gouvernement ai été mis en place, tout cela a changé”, dit-il. La vidéo est disponible en Anglais ici

Somalie: “La décentralisation ne fait que commencer. Nous travaillons avec un programme conjoint du Gouvernement Central et l’Agence des Nations Unies. Nous sommes aussi appuyées par ONU-Habitat. Le processus de décentralisation est unique et différent dans chaque pays. En ce qui concerne la décentralisation des services et le transfert des ressources financières, nous ne sommes pas vraiment avancé”, explique M. Iman Icar, Député maire de la ville de Mogadiscio.  La vidéo est disponible en Anglais ici.

Burundi: «La décentralisation a commencé en 2005 avec la promulgation de la Loi sur l’organisation des élections communales. C’est déjà un pas mais il y a beaucoup de choses que nous n’avons pas encore réalisées. Ça fait plus de 5 ans que nous cherchons à obtenir une loi sur la fiscalité communale. C’est un élément très important car la décentralisation étant un transfert de compétences, il faut qu’un texte de loi définisse le cadre de ce transfert. C’est notre nouveau défi car la loi sur le transfert des compétences a déjà été promulguée”, déclare M. Jean Baptiste Kirimwinzigo, Directeur Exécutif de l’Association des Elus Locaux du Burundi. La vidéo est disponible ici.

Comores: «Depuis l’indépendance des Comores le 6 juillet 1975, les communes ont toujours été gérées par le ministère de l’intérieur et les préfets. Ce n’est que 22 février 2015 que le transfert des compétences a eu lieu.  Nous sommes donc jeunes dans le processus de décentralisation”, informe Dada Mustapha Chamsoudine, Premier Adjoint au maire de la ville de Moroni. La vidéo est disponible ici.

Afrique du Nord 

Tunisie : Après la révolution de 2011, la Tunisie est en période de transition. Les élections législatives et présidentielles se sont tenues courant 2015 et les municipales sont pour cette année 2016. Mabrouk Kossentini, maire de Sfax souligne les progrès noté sur le plan constitutionnel. «Nous avons une nouvelle constitution qui a consacré dans son chapitre 7, le pouvoir local avec toutes les compétences et toute l’autonomie qui doit être donné aux collectivités locales. Une consécration constitutionnelle des principes de la décentralisation et de la démocratie représentative et participative. C’est un nouveau chantier pour la Tunisie pour les communes», dit-il. La vidéo est disponible ici

Maroc : «Le Maroc a déjà parcouru plusieurs étapes. La décentralisation a commencé depuis les années 60 et a connu un gap en 1976 et une première modification en 2003 et 2009. Cela se caractérise en 2015 par une vraie décentralisation. Nous avons aboli certains termes tel que la tutelle, nous avons responsabilisé les collectivités locales. Une place est également faite à la gente féminine. Près du tiers des conseillers élus sont des femmes avec un taux de 27%. La loi exige que la femme soit représentée au niveau du bureau au moins par un tiers. Sur le plan financier, l’Etat a délégué au niveau des collectivités locales un certains nombres de prérogatives», explique M. Mohamed Sadiki, maire de Rabat. La vidéo est disponible ici

 

Afrique Centrale 

Cameroun : Le Cameroun a inscrit dans sa constitution qu’il est un pays unitaire décentralisé. «Nous sommes engagés dans ce processus de façon irréversible, indique.  François Soman, Premier Vice-Président des Communes et Villes Unies du Cameroun et maire de Pouma. «C’est vrai qu’ici et là nous décrions que ça ne va pas assez vite. Mais c’est également en fonction de l’état de nos économies. Il faut veiller à ce que les compétences qui sont transférées soient accompagnées de ressources.  Les besoins en eau et électricité sont énormes dans tous les villages. On a besoin de se soigner, de mettre les enfants à l’école. Le magistrat municipal aujourd’hui est devenu la personne à tout faire. Les besoins des différents villages sont consignés dans un registre que nous appelons «le plan communal de développement».  Ce plan est disponible au niveau du ministère de l’économie et de la planification. On connait les besoins de nos populations. Progressivement les choses avances», explique –t-il. La vidéo intégrale est disponible sur notre chaine You tube ici 

Gabon: «La loi sur la décentralisation au Gabon date de juin 1996. Elle a été revisitée récemment et porte un nouveau numéro. Le numéro 1/2014 qui a été voté au parlement en juin 2015. Le chef de l’Etat Ali Bongo a demandé au gouvernement de prendre des décrets d’applications afin que ce transfert de compétence puisse être une réalité», indique Mme Rose Christiane Ossouka Raponda, présidente de l’Association des Communes du Gabon et maire de Libreville. Son interview intégrale est disponible ici 

Tchad : Sur le plan constitutionnel les collectivités territoriales décentralisées disposent de leur autonomie de gestions. Toutefois, «beaucoup de décret de loi sur la décentralisation ont été pris, mais il n y a pas de décret d’application», indique Oumar Abderahman Annaim, Secrétaire Permanent des Communes du Tchad. «C’est ce qui bloque le transfert réel de compétences et de ressources. L’Etat qui est un chameau ne doit pas décharger sa charge sur l’âne qui est une commune. Au Tchad il y a 4 femmes maires titulaires au niveau régional, une au niveau départemental et une au niveau d’arrondissement. C’est faible, mais sur le pourcentage de conseillers élus sur 963 il y a 145 femmes. Peut-être lors des prochaines élections de 2018 on aura plus de femmes», espère –t-il. La vidéo est disponible ici

RCA : «Les dernières élections en Centrafrique remontent aux années 90. Au niveau de l’Association nous nous battons pour la mise en place de cette décentralisation. Il fut un moment où il y avait les projets de lois élaborés dans ce sens. Ces projets de lois ont été soumis à l’adoption de l’assemblée. Mais malheureusement vous savez pertinemment que notre pays traverse une période de crise, une période sombre de son histoire. Ce qui fait que ces lois n’ont pas été votées et nous nous retrouvons à la case de départ. Des efforts sont en train d’être déployés pour qu’à l’avenir les maires soient élus pour avoir un mandat précis», déclare David Daouda, Secrétaire Permanent Association des Maires de Centrafrique.  La vidéo est disponible ici

Sao Tome : «La décentralisation est en marche depuis près de 10 ans mais ce ne sont que des mots. Il n y a pas d’actes. Les populations se tournent toujours vers les autorités locales pour la résolution de leur problème. Les finances sont concentrées sur le plan central», déplore Paulo Jorge de Carvalho, président de du District de Cantagalo.

RDC : “La décentralisation est progressive. Déjà nous sommes passés de 11 provinces à 26 provinces. Sur le plan administratif tout se passe normalement car les territoires, les communes, les mairies au niveau financier par exemple se retrouvent avec leur propres fonds, leurs taxes activés et leur liberté de gestion. C’est déjà un plus pour nous», déclare Charlotte Cime JINGA, Maire de Kolwezi  dans la province du Loualaba (RDC). La vidéo est disponible ici 

Congo : Pour Benjamin Loukakou, Administrateur maire de Moungali, le processus de décentralisation est «enclenché » au Congo. «La nouveauté c’est que la nouvelle constitution qui a été adoptée le 25 octobre 2015, consacre la décentralisation dans la gestion des villes. Il y a une série de compétence qui sera décentralisé avec les moyens y afférents», dit-il. La vidéo est disponible ici  

 

Revue de presse hebdomadaire des collectivités locales africaines

CGLU Afrique vous propose la revue de presse hebdomadaire web des principales informations relatives aux collectivités locales africaines de la semaine du 21 au 25 mars 2016.

Le tour d’horizon des  nouvelles des collectivités locales du continent disponible en un  clic ici

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4ème rencontre globale du Forum politique pour le développement

La 4ème rencontre globale du Forum politique pour le développement a eu lieu à Bruxelles, du 14 au 16 mars 2016 avec plus de 160 représentants d’organisations de la société civile et les gouvernements locaux, le secteur privé, des représentants de l’Union Européenne, des institutions de l’UE et les Etats membres. CGLU Afrique a été représenté dans cette rencontre par son Secrétaire Général, M. Jean Pierre Elong Mbassi.

 

Les membres du Forum politique pour le développement se sont rencontrés cette fois-ci pour parler du développement de la politique de l’UE pour le développement, les dernières mises à jour de l’accord de Cotonou, les événements majeurs dans l’agenda global et de la manière dont la société civile et les gouvernements locaux peuvent améliorer un environnement favorable.

En effet, la première session s’est attaquée à l’avenir de l’accord de Cotonou et la façon dont un futur accord peut mieux équilibrer le rôle de chaque acteur pour renforcer les partenariats et améliorer les politiques publiques. Les contributions du panel ont soulevé un nombre de questions pertinentes concernant l’Accord de Cotonou. Les résultats de ce dernier doivent être évalués sur la base des bénéfices auxquels il a donné lieu en se focalisant sur les défis à venir plutôt que d’évaluer le passé. Tous les panelistes se sont accordés sur le fait que le contenu du nouveau partenariat doit être réalisé suivant les nouvelles tendances dans le monde, y compris le changement climatique, la migration, le développement économique ainsi que les Objectifs du Développement Durable.

Un deuxième panel dont le Secrétaire Général de CGLU Afrique faisait partie, a débattu les attentes d’un futur accord. Les questions comme l’importance d’un consensus commun et de l’implication de toutes les parties prenantes dans les discussions sur le nouvel accord ont été examinées par les participants. Le besoin de localiser le nouvel accord de partenariat pour une mise en œuvre effective, la nécessité d’une vision et l’importance de l’implication des organisations de la société civile et les acteurs non-étatiques dans toutes les phases du dialogue politique ont été aussi discutés.

Les participants ont, par ailleurs, eu l’occasion de partager les perspectives par rapport aux prochains événements l’Habitat III et la seconde rencontre sur le partenariat mondial pour l’efficacité de la coopération au développement (GPEDC HML2). La conférence d’Habitat III, entre autres, doit soutenir la réalisation de l’Agenda 2030, examiner la combinaison entre le bonne gouvernance et le processus national de décentralisation et arriver à un accord sur le rôle des organisations sociales qui sont dans la première ligne face aux problèmes dans les villes.

Les participants au 4ème Forum politique pour le développement ont pris le temps de discuter les aspects d’un environnement favorable nécessaire à encourager la participation totale de tous les acteurs autant que partenaires égaux dans la mise en œuvre des Objectifs de Développement Durable.

Une session a été dédiée à la présentation des éléments et défis les plus récents pour la mise à jour de la politique de développement de l’UE ainsi que sa politique globale. Les membres du PFD ont constitué des groupes par régions pour discuter comment l’UE peut améliorer ses efforts pour avoir une cohérence dans sa politique pour le développement et renforcer ses partenariats pour soutenir la mise en œuvre de l’Agenda 2030.

Après avoir travaillé en groupes thématiques, les membres du PFD se sont réunis en plénière pour présenter les principales remarques et recommandations.

Les messages clés du 4ème Forum politique pour le développement sont disponibles ici (en anglais uniquement).

 

Des maires africains présentent l’état de la décentralisation dans leur pays (1/2)

A l’occasion des séminaires régionaux organisés par Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU-A) dans les cinq régions du continent en 2015 (Août- Octobre), les responsables des Associations Nationales des Collectivités Locales se sont prononcés sur l’état des lieux de la décentralisation dans leur pays.

Nous ouvrons  cette série avec l’Afrique de l’Ouest où Dakar (Sénégal) a abrité le séminaire régional du 3 au 5 aout 2015 et l’Afrique Australe où Pretoria (Afrique du Sud) a accueilli le séminaire régional du 17 au 19 août 2015.

 

Afrique de l’Ouest 

Guinée : Dr Mamadou Dramé, Président de l’Association Nationale des Communes de Guinée et maire de Kindia estime qu’aujourd’hui en Guinée l’environnement est très favorable à la décentralisation.  «Nous sommes au niveau du financement. Au début on avait des subventions de l’Etat, c’est bien, mais ce n’est pas ça la décentralisation.  Puisque c’est un partage entre l’Etat central et la base, il faut aussi que les moyens puissent suivre les activités qui sont concédées aux gouvernements locaux. C’est ce que nous allons appeler le financement de la décentralisation. Aujourd’hui nous sommes dans cette phase de la création du fond du développement local», dit-il. Poursuivant, Dr Dramé précise : «Très bientôt il y aura les élections locales après nous allons passer à la régionalisation, ensuite au Haut Conseil des collectivités.  Actuellement il y a des avancées et notre association est considérée aujourd’hui comme un organe consultatif du gouvernement. Pour tout ce qui est problème de développement local nous sommes consultés. La balle est donc dans le camp des élus». L’interview intégrale est disponible sur notre chaine YouTube ici.

Togo : La loi sur la décentralisation des libertés locales, liberté territoriale a été voté  et même révisé au Togo. M. Kassegne Adjonou, Président de l’Union des Communes du Togo et maire d’Atakpamé, indique qu’il se pose à présent le problème de «l’effectivité du financement des compétences transférées. Il est question de choisir entre la décentralisation partielle ou la décentralisation totale. C’est ce qui bloque. Ca fait plus de 10 ans que le Togo n’a pas organisé d’élections locales».  La vidéo est disponible ici

Burkina- Fasso : «Nous avons engagé le processus depuis 1991 au Burkina et présentement nous sommes en transition. La décentralisation a pris un coup puisque nous sommes en période de délégation spéciale.  Ce qui veut dire que ce ne sont pas des élus qui dirigent les collectivités mais n’empêche le problème capital pour les collectivités territoriales du Burkina c’est le transfert des ressources, le transfert des compétences en matière des ressources humaines est fait mais le transfert des ressources en matière financière n’est pas total», confie Damien Gampine, Président Délégation Spéciale des Municipalités du Burkina Faso.  La vidéo est disponible ici

 

Afrique Australe 

Le processus de décentralisation est en réelle progression dans la région Afrique Australe.  Néanmoins le partage des ressources financières restent le principal point d’achoppement.

Zambie : Samuel Munthali, Président de l’Association des Collectivités Locales de Zambie et maire de Ndola estime que le processus de décentralisation est sur la bonne voie dans son pays. «Nous avons démarré le processus de décentralisation il y a longtemps avec le défunt président (Micheal Sata). Il a essayé de décentraliser et transférer les fonctions du pouvoir central aux autorités locales.  Lors de la venue du nouveau chef d’Etat, la politique de décentralisation a été révisée. En janvier 2015, 7 fonctions ont été dévolues aux autorités locales. Ainsi nous avançons dans la bonne direction dans le but qu’en 2017 toutes les fonctions qui sont supposées être transférées du gouvernement central au gouvernement local soient réellement remises entre les mains des autorités locales». Parmi les sept fonctions ou domaines concernés par le transfert de pouvoir figurent : les soins de santé primaires, l’éducation primaire, l’agriculture et le développement communautaire. «Tout ce qui nous inquiète c’est le fait que nous aurions besoins de plus de ressources que celles dont nous avons actuellement pour aider les autorités locales à être performante par rapport aux attentes des populations», souligne Samuel Munthali. La vidéo est disponible en Anglais ici

Botswana : «Le Botswana est décentralisé mais pas dans la délégation des pouvoirs qui est le grand objectif que nous visons. Depuis 48 ans d’indépendance il y a une décentralisation partielle. A présent, nous désirons une politique de décentralisation totale. La décentralisation est la clé car nous croyons que les populations sont les agents de leur propre développement. Avec la décentralisation on leur donne le pouvoir politique, financier pour se développer de manière indépendante sans attendre l’aide du gouvernement central», soutien Révérend Mpho Moruakgomo, Président de l’Association des Autorités Locales duLa vidéo est disponible en Anglais ici 

Namibie : Le député maire de la ville de Windhoek, Hon. Gerson Kamatuka résume le processus de la décentralisation en Namibie. «Depuis l’indépendance de la Namibie, la politique de décentralisation a été adoptée.  Parce que nous étions un état unitaire, le gouvernement a réalisé qu’il fallait donner une part du pouvoir aux régions, aux autorités locales. C’est une réalité dans le secteur de la santé, de l’éducation. Dans tout pays et toute institution la décentralisation du pouvoir n’est pas facile, le partage des ressources financière est le plus difficile. C’est ce qui freine notre progression. C’est le contrôle des ressources financières qui doit être mis en place. Les autres domaines de compétences sont transférés aux autorités locales. L’assainissement, l’éducation sont décentralisés, mais la question est de savoir si ces collectivités sont prêtes à le faire ? Certaines villes dans certaines régions sont prêtes, mais pas toutes», précise Hon. Gerson Kamatuka. La vidéo est disponible en Anglais ici. 

Ziwbabwe : «La décentralisation se porte bien au Zimbabwé, nous avons des Council qui adoptent facilement les nouvelles idées. L’aspect financier est le point le plus complexe. La protection de l’environnement est également un défi. Nous n’avons pas assez de politique dans ce domaine», renseigne David Guy Mutasa. La vidéo est disponible en Anglais ici. 

Malawi : «Nous avons passé plusieurs années sans Council. Précisément 9 ans. Les gouvernements locaux sont désormais sur pied et on constate que le système est corrompu et nous avons beaucoup à faire. La priorité est d’intensifier la campagne de plaidoyer dans le système des gouvernements locaux dans notre pays. Multiplier les lois. Nous avons besoin d’avoir assez de ressources, nous avons besoin d’infrastructures permanentes», confie Samsung Chaziya, Président de l’Association des Autorités Locales du Malawi. La vidéo est disponible en Anglais ici.

Mozambique : «Dans notre pays la décentralisation est en progrès car lorsque nous avons démarré les municipalités en 1998 nous avions seulement 33 municipalités à présent nous avons 53 municipalités dont 10 mandatées. Je pense que les populations sont d’accord avec ce modèle de gouvernance. Nous pouvons voir que le développement dans ces villes est en progrès et les populations participent. Nous cherchons les voies et moyens pour améliorer le développement», Maria Helena Langa, Vice-présidente de l’Association des municipalités du Mozambique et maire de Mandlakazi. La vidéo est disponible en Anglais ici.  

Prix pour la paix de CGLU-Ville de Bogota

Le Prix pour la paix de CGLU-Ville de Bogota est un prix qui reconnaît le rôle important des gouvernements locaux dans les zones de conflit.

Le 19 novembre 2015, ce prix a été présenté par les organisateurs (la ville de Bogota, VNG International, la Province de Barcelone et PAX) aux médias, aux organisations internationales, aux ambassades et aux autres parties intéressées.

L’intérêt du Prix pour la paix de CGLU-Ville de Bogota est sa contribution à la pleine reconnaissance du rôle vital mais souvent négligé des gouvernements locaux en tant qu’acteurs de consolidation de la paix en instaurant ainsi une approche plus efficace pour la résolution des conflits.

La première cérémonie officielle de remise des prix aura lieu lors du Congrès Mondial de CGLU prévu à Bogota du 12 au 15 octobre 2016. Les objectifs du Prix pour la paix de CGLU-Ville de Bogota sont :

– Créer un élan et attirer l’attention du public international vers les gouvernements locaux en matière de prévention des conflits et la consolidation de la paix.

– Contribuer à la pleine reconnaissance des gouvernements locaux en tant qu’acteurs de consolidation de la paix.

– Favoriser le développement d’initiatives innovantes des gouvernements locaux pour promouvoir la paix.

Ainsi, pour déposer leur candidature les gouvernements locaux peuvent se rendre sur le site web dédié à l’événement

Pour de plus amples informations sur le Prix pour la paix de CGLU-Ville de Bogota, cliquez ici.

 

Journée officielle de lancement du Programme “Fa3ila”

Le 8 mars 2016 au siège de la CCIS-RSK à Rabat, CGLU-A a participé à la Journée de lancement du Programme “FA3ila” sous le thème “Femme Immigrée et Entreprenariat au féminin”. Une centaine de participants dont de nombreuses femmes immigrées ont pris part à la rencontre.

 

La séance a été ouverte par M. Abdellah Abbad, Président de la Chambre de Commerce, d’Industrie et de Services de la Région de Rabat-Salé-Kenitra, qui s’est félicité de la tenue de cette rencontre dans le cadre de la célébration de la Journée Internationale de la Femme, 2016.

 

La Représentante du MRE a ensuite présenté la stratégie nationale d’intégration économique des migrants. Elle a notamment rappelé le contexte où 3% de la population mondiale vit à l’étranger ce qui amène à considérer la migration comme un enjeu majeur de la mondialisation.

En septembre 2013 le conseil national des droits de l’homme a recommandé d’élaborer une politique de la migration et de l’asile au Maroc. Suite aux instructions royales, plus de 18.000 migrants ont été régularisés. Une stratégie de la migration a été adoptée en 2014 pour faire face aux adresse enjeux humanitaires, à l’accès aux services de base, à la coopération internationale, et à la considération de la migration plus comme opportunité que comme une menace.

La stratégie intègre 4 missions principales:

– Faciliter intégration

-mettre en place un cadre  légal et réglementaire adapté

– cooperation rénovée,

– responsabilité partagée avec les pays d’origine et de transit y inclus la lutte contre l’immigration clandestine.

 

Concernant le programme sectoriel emploi, une des composantes de la stratégie de la migration, l’attention est mis sur les possibilités d’aide à l’autoemploi. Désormais les migrants ont accès à l’entr’aide nationale et à la formation professionnelle. L’accompagnement dans l’insertion dans le marché de l’emploi complète la panoplie des actions.

 

La Présidente de l’association X-Lance a ensuite présenté le Programme “FA3ila” qui appuie l’insertion économique des femmes immigrées dans le cadre de la politique nationale d’intégration des populations immigrées. Ce Programme comprend une phase de sensibilisation qui a touché 53 projets de femmes migrantes dont 20 ont été pre-sélectionnés pour être accompagnés. L’accompagnement inclut:

– le développement personnel;

– la formation au business model

– le coaching

– la formation au pitch

Le comité de sélection a retenu 10 projets pour lesquels un accompagnement vers la création et la phase post-creation des entreprises. Les projets bénéficient d’un accompagnement juridique et fiscal; un renforcement des compétences; du mentoring pour l’accès au marché et au financement.

 

Ce programme est mis en œuvre en collaboration avec l’association REFIME (Réseau de Femmes Immigrées). La présidente de REFIME a présenté la situation déplorable des femmes immigrées et salué les efforts faits par le Royaume du Maroc pour l’amélioration de leur sort. Elle s’est félicité de la collaboration avec l’association X-Lance et de la mise en œuvre du programme pilote “FA3ILA” qu’elle a souhaité voir dépasser le stade de projet pilote pour atteindre plus de femmes immigrées désireuses de créer leur propre emploi.

 

Dans son intervention qui a suivi, le secrétaire général, après avoir souhaité une bonne fête à toutes les filles et les femmes présentes, a d’abord salué la nouvelle politique de régularisation et d’accueil des migrants. Il a rappelé qu’au cours du dernier Sommet Africités tenu en décembre 2015 à Johannesburg, Afrique du Sud, les maires et autorités territoriales d’Afrique ont adopté une Charte des Migrations qui fixent les conditions d’accueil et de traitement des populations migrantes au niveau des territoires. Il a aussi signalé l’effort entrepris pour permettre l’accueil des enfants de migrants dans les écoles de leur territoire d’accueil. A cet effet un programme pilote de déconstruction des préjugés a été mené dans 24 écoles de l’agglomération de Casablanca en collaboration avec l’Association Marocaine des Parents d’Elèves et l’Académie de Casablanca. Cette expérience a débouché sur un projet plus vaste appelé l’Ecole du Vivre Ensemble, dont le lancement des activités est prévu le 11 mars à Oujda, dans la Région de l’Oriental.

 

La rencontre s’est terminée par une table ronde où les protagonistes de la promotion de l’entreprenariat et de l’auto emploi au Maroc ont présenté leurs démarches, outils et méthodes d’intervention et d’appui. Le panel incluait: CGEM, CRI, ANAPEC, CGC, Maroc PME, et X-lance.

 

La journée a été clôturée à 18:30.

 

Rabat, 8 mars 2016

Jean Pierre Elong Mbassi

 

Appel à candidatures : Assistant(e) du Directeur des Programmes

Dans le but de renforcer son effectif et appuyer les membres de son équipe, CGLU Afrique lance un appel à candidature pour le poste d’Assistant(e) du Directeur des Programmes.

 

Sous la supervision du Directeur des Programmes, l’Assistant(e) du Directeur des Programmes aura pour missions de :

  1. Fournir un appui général au Directeur des Programmes dans l’exercice de ses responsabilités ;
  2. Préparer et organiser les missions et les tâches du Directeur ;
  3. Exécuter le travail de secrétariat de la Direction des programmes ;
  4. Assurer l’interface entre le Directeur des Programmes, les bureaux régionaux, et les partenaires de CGLU-A ;
  5. Assurer le secrétariat des réunions de coordination de la Direction des Programmes, produire et diffuser les comptes rendus sous la responsabilité du Directeur ;
  6. Assurer toutes autres tâches demandées par le Directeur dans le cadre des activités de la Direction des Programmes et de CGLU-A de manière générale.

Ainsi, l’Assistant(e) du Directeur des Programmes doit faire preuve de :

  • •Une bonne connaissance et utilisation de l’outil informatique et des logiciels usuels, de l’Internet, des réseaux sociaux et de leurs principales applications.
  • •Une excellente communication, et de bonnes capacités de présentation orale et écrite.
  • •Une bonne capacité de travailler sous pression et dans un environnement multiculturel.
  • •Un sens de l’initiative et de la responsabilité.
  • •Un comportement éthique strict.
  • •Compétences de réseautage.
  • •Un sens de l’organisation.

Ce poste est ouvert aux candidat(e)s africain(e)s, titulaires au moins d’un diplôme de 2ème cycle de l’université en Sciences politiques/ droit/ économie/ Relations internationales et justifiant d’au moins 3 ans d’expérience. Les candidatures féminines sont particulièrement encouragées.

Les candidats(es) intéressés par le poste d’Assistant du Directeur des Programmes doivent envoyer leur dossier de candidatures incluant : une lettre de motivation, un CV détaillé, des copies certifiées conformes des diplômes, les certificats de travail et les références professionnelles et une photo d’identité aux adresses figurant dans les termes de références ici joints.

La date limite de remise du dossier de candidature est le 25 mars 2016 à 17:00 GMT. 

Seuls les candidats présélectionnés seront contactés par CGLU Afrique.

 

L’Environnement institutionnel des collectivités locales en Afrique 2015, 2ème édition

Au vue du rythme sans précédent avec lequel les villes africaines sont entrain de croître (plus de 3% par an en moyenne), la population urbaine du continent devrait doubler et devenir majoritaire d’ici 20 à 30 ans.

Ce fait jouera à la fois en faveur et en défaveur des villes africaines qui sont appelées à jouer un rôle de plus en plus important aussi bien politiquement et socialement qu’économiquement. En effet, suite aux lois de décentralisation, les collectivités locales sont en première ligne dans le processus d’urbanisation vue l’émergence de la question de la gouvernance comme un enjeu majeur. Cependant, le travail des collectivités locales dépend largement de la clarté dans l’encadrement de leurs initiatives et l’étendue des mages de manœuvres qui leurs sont données par les gouvernements nationaux.

C’est dans ce contexte que Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) et Cities Alliance ont décidé de s’associer pour la deuxième fois afin de produire une évaluation de l’environnement offert par les pays africains à l’action des collectivités locales et des villes.

Trois ans après la publication de la première évaluation conduite en 2012, l’édition 2015 de l’Environnement institutionnel des collectivités locales en Afrique présente un état des lieux actualisé de la situation.

Le rapport met en exergue le progrès et les contraintes de la décentralisation, suggère des propositions de réforme et classe chaque pays en fonction du caractère plus au moins favorable de l’environnement donné par les Etats nationaux.

L’Environnement institutionnel des collectivités locales en Afrique est accessible en français