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Forum des Nations Unies sur le Service Public 2018: Déclaration du side event sur : “Transparence, intégrité et lutte contre la corruption : Une exigence clé pour la réalisation du développement durable”.

Nous,

Les participant(e)s au Side Event sur le thème : « Transparence, Intégrité et Lutte contre la Corruption : une exigence clé pour la réalisation du Développement Durable, tenu le Vendredi 22 juin 2018 à Marrakech, au Maroc, dans le cadre de la Célébration de la Journée Internationale de la Fonction Publique, Sous le Haut Patronage de Sa Majesté Mohammed VI, Roi du Maroc, en partenariat et en coopération avec le Département des Nations Unies chargé des Affaires Economiques et Sociales (UN DESA), le Comité Technique Spécialisé n°8 de l’Union Africaine sur la Fonction Publique, les Collectivités Locales, le Développement Urbain et la Décentralisation, l’Organisation Islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture (ISESCO), le Ministère chargé de la Réforme de l’Administration et de la Fonction Publique du Royaume du Maroc, Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) et son Académie Africaine des Collectivités Territoriales (ALGA) ;

* Soulignant la portée de l’engagement des Chefs d’Etat et de Gouvernement d’Afrique à l’occasion de la réunion de Haut niveau de l’Assemblée Générale des Nations Unies en faveur de l’Etat de droit, condition essentielle pour la prévention et la répression de la corruption ;

* Nous inspirant de nobles idéaux collectifs exprimés par l’Agenda 2063 de l’Union Africaine pour en tant que peuples pour une Afrique sans corruption, où règnent la bonne gouvernance démocratique et participative, ainsi que le respect des droits humains ;

* Conscients de l’impact négatif de la corruption et de ses effets nuisibles à la fois sur le développement humain ; la croissance économique ; la compétitivité ; le fonctionnement, l’image et la réputation des institutions démocratiques, facteurs essentiels à la stabilité des institutions nationales et locales ainsi qu’à l’instauration de la justice sociale ;

* Sachant que les Etats membres de l’Union Africaine ont proclamé le 11 juillet de chaque année, « journée africaine de lutte contre la corruption » et dédié 2018 année africaine de lutte contre la corruption avec pour thème « vaincre la corruption : un chemin durable pour le développement de l’Afrique » ;

* Adhérant aux normes de bonne gouvernance portées par les instruments africains et internationaux concernant la lutte contre la corruption, la promotion de la transparence et de l’intégrité, notamment, les différents protocoles et chartes de l’Union Africaine concernant la lutte contre la corruption ; la promotion de Fonction publique et de la décentralisation ; la Convention des Nations Unies contre la corruption ; ainsi que les stratégies développées par les Etats membres de l’Union Africaine pour que les pratiques de corruption ne nuisent pas à l’atteinte des objectifs de développement durable en 2030 ;

* Se félicitant des efforts des Etats membres de l’Union Africaine dans la mise en œuvre de ces instruments et de la volonté des Chefs d’Etat et de Gouvernement de respecter des engagements concernant la prévention et la lutte contre la corruption ainsi que la promotion de la transparence et l’intégrité dans la gouvernance des territoires ;

* Rappelant qu’environ 65% des Objectifs de développement durable (ODD) doivent être mis en œuvre au niveau des villes et territoires, ce qui nécessite un engagement résolu des États et de la communauté internationale en faveur de l’application du principe de subsidiarité et la reconnaissance du rôle incontournable des gouvernements locaux et régionaux dans la réalisation effective des ODD sur le terrain ;

* Convaincus de la nécessité d’agir maintenant, et d’abord au niveau des villes et territoires, pour promouvoir l’avènement des sociétés pacifiques et ouvertes à tous aux fins du développement durable, assurer l’accès de tous à la justice et mettre en place à tous les niveaux des institutions efficaces, responsables et ouvertes à tous ;

Demandons :

1- Aux gouvernements locaux et régionaux de :

i) S’engager résolument à promouvoir la transparence et l’intégrité dans la gouvernance des villes et territoires en adoptant notamment une charte d’engagement du service aux citoyens à laquelle doivent souscrire les différents départements de l’administration territoriale, définissant clairement les démarches, coûts et délais de fourniture des différents services aux populations ; cette charte d’engagement doit faire l’objet d’une large diffusion auprès du public ;

ii) Travailler à la consolidation de la démocratie participative grâce à la mise en place d’approches innovantes d’implication des populations dans la définition et la mise en œuvre des priorités de l’action publique locale, tels que le budget participatif ;

iii) Instaurer le respect strict des règles de transparence dans la passation des marchés publics locaux et de l’application des clauses contractuelles, et mettre en œuvre des sanctions exemplaires en cas de manque et des incitations valorisantes en cas d’observance ;

iv) Soumettre la gestion administrative et financière des villes et territoires à des audits réguliers dont les résultats sont rendus publics afin de développer la culture de la redevabilité ;

v) Promouvoir et développer un système d’observation et de veille sur le suivi et l’évaluation des politiques publiques locales et les pratiques de corruption, en mobilisant le milieu de l’université et de la recherche et les organisations de la société civile ;

vi) Lancer des campagnes publiques de promotion de la transparence et de l’intégrité dans la gouvernance des villes et territoires avec l’appui des médias soulignant notamment les dangers de la corruption et de la mauvaise gestion de la chose publique et son impact négatif sur la promotion des valeurs d’effort et d’équité notamment auprès des jeunes.

2- Aux gouvernements nationaux de :

i) Promouvoir et mettre en place un environnement institutionnel et juridique incitatif en vue d’une décentralisation effective qui reconnaît l’autonomie administrative et financière et de décision des instances de gouvernance et d’administration des villes et territoires ; et qui assure une adéquation entre les compétences que les villes et territoires doivent assumer et les moyens humains et financiers de leur mise en œuvre ;

ii) Développer des systèmes d’accompagnement et d’appui aux gouvernements locaux et régionaux pour Instituer la culture de la performance dans la gestion des institutions publiques locales et la fourniture des services de base aux citoyens ;

iii) Définir une stratégie de déploiement et de recrutement des ressources humaines de qualité au sein des administrations des villes et territoires, et de renforcement de leur capacités, en s’appuyant notamment sur le dispositif de l’Académie Africaine des collectivités territoriales (ALGA) mis en place par Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique ;

iv) Contrôler la qualité de la gouvernance dans les institutions locales, réprimer les faits de corruption décelés et ériger en règle les pratiques de reddition de compte ;

v) Protéger par les textes législatifs les lanceurs d’alerte sur les faits de corruption et engager sans répits les poursuites judiciaires contre les auteurs de crime de corruption révélés ;

vi) Assurer l’intégrité et la transparence des échéances électorales locales ;

vii) Respecter les engagements définissant les règles relatives à la pratique des libertés d’information de la presse et la liberté de publication et d’impression y compris dans l’audiovisuel et la presse électronique, et ce en matière de libertés d’expression de recherche et d’investigation ainsi que de détection de la corruption et de détournements des fonds publics ;

viii) Soutenir les media pour contribuer à la diffusion de la culture de la bonne gouvernance ;

ix) Stimuler l’éducation à la culture de citoyenneté, d’égalité, de justice et de bonne gouvernance.

3. Aux Nations Unies et à la Communauté Internationale dans son ensemble de :

i) Soutenir les efforts des États et des gouvernements locaux dans la promotion de la transparence et de l’intégrité dans la gouvernance des affaires publiques ;

ii) Promouvoir les échanges d’expériences de lutte contre la corruption et de mettre en place une plateforme internationale recensant les méthodes et outils de lutte contre la corruption et de promotion de la transparence et de l’intégrité dans la gestion des affaires publiques, accessible à tous les gouvernements nationaux, régionaux et locaux ;

iii) Proposer un prix international des villes et territoires les plus transparents pour stimuler la culture de l’exemplarité et dégager des modèles pouvant inspirer des comportements plus responsables vis-à-vis des populations dans la gestion des affaires publiques

Remercions

* Le gouvernement du Royaume du Maroc à travers son Ministère de la Réforme de l’Administration et de la Fonction Publique pour avoir donné son accord et pour toutes les facilités apportées à l’organisation de ce side event ;

* Le Département des Nations Unies chargé des Affaires économiques et sociales (UNDESA), le Comité Technique Spécialisé n°8 de l’Union Africaine sur la Fonction Publique, les Collectivités locales, le Développement Urbain et la Décentralisation, l’Organisation Islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture (ISESCO), Cités et Gouvernements locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) et son Académie Africaine des Collectivités Territoriales (ALGA) pour leur coopération dans l’organisation et l’animation de ce side event ;

Exprimons

Notre profonde gratitude et notre infinie reconnaissance à Sa Majesté Mohammed VI, Roi du Maroc, pour son haut patronage et son engagement constant à lutter contre la corruption, et à soutenir toutes les institutions qui promeuvent la transparence et l’intégrité dans la gestion des affaires publiques non seulement au Maroc, mais aussi en Afrique et à travers le monde.

Fait à Marrakech, le 22 juin 2018

Les Participant(e)s

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1er Focus Group de l’Observatoire des Ressources Humaines des Collectivités Territoriales en Afrique sur le thème : « La Gestion des Ressources Humaines (GRH) au sein des collectivités territoriales en Afrique : Défis, Réformes et Bonnes Pratiques »

En marge de la réunion stratégique de CGLU Afrique de l’Afrique de l’Ouest, l’Observatoire des Ressources Humaines des Collectivités Territoriales en Afrique a organisé son 1er Focus Group sur « la GRH au niveau Local en Afrique : Défis, Réformes et Bonnes Pratiques » à l’Hôtel Tang Palace à Accra, au Ghana, le Mercredi 30 Mai 2018.

Le Focus Group a rassemblé une soixantaine de participant(e)s issus de huit (8) Pays de la Région (Cap Vert, Côte d’Ivoire, Ghana, Gambie, Guinée Bissau, Liberia, Nigeria, Sierra Leone), représentant les différents acteurs et parties prenantes concernés par la problématique de la Gestion des  Ressources Humaines au niveau des territoires : associations nationales des collectivités territoriales ; représentants des gouvernements nationaux ; réseaux des professionnels des managers des collectivités territoriales et des syndicats des managers territoriaux ; représentants des instituts de formation ciblant les collectivités territoriales, y compris les instituts d’ancrage de l’Académie Africaine des gouvernements locaux (ALGA) ; des experts ; des cadres du secrétariat général et du bureau régional de CGLU Afrique pour l’Afrique de l’Ouest ; des représentants des partenaires au développement.

L’objectif principal de cet Atelier était d’identifier et de rassembler autour d’une table de discussions et de brainstorming, les différents acteurs et parties prenantes concernés par la GRH des collectivités territoriales d’Afrique, afin d’échanger sur les rôles et responsabilités, les défis, les bonnes pratiques, et des pistes de réformes pour l’amélioration et la professionnalisation de la GRH des collectivités territoriales africaines.

Des Messages Forts lors de l’Ouverture Officielle du Focus Groupe

Mr. Jean Pierre Elong Mbassi, Secrétaire Général de CGLU Afrique, Honorable Felix Mensah Nii Anang, Président de NALAG, Dr. Nana Ato Arthur, Responsable de Local Government Service of Ghana (LGS)

L’ouverture officielle de cet Atelier a été marquée par des messages forts de l’Honorable Président de l’Association Nationale des Collectivités Locales de Ghana (NALAG), de Monsieur le Secrétaire Général de CGLU-Afrique et du Représentant du Ministère chargé des Collectivités Territoriales du Ghana qui ont été unanimes à souligner l’urgence de l’investissement dans le Capital Humain des Collectivités Locales, de professionnaliser la GRH au niveau local et de promouvoir une gouvernance participative et inclusive à ce niveau. C’est en effet grâce aux Ressources Humaines qualifiées, motivées, compétentes et engagées que l’Afrique gagnera le Pari de la Décentralisation, de la Gouvernance Locale et du Développement Local.

Les différentes interventions ont mis en évidence la place primordiale des Ressources Humaines et d’une bonne stratégie de GRH pour le Chantier de la Décentralisation et pour entourer la Gouvernance Locale des conditions de réussite, face aux rôles et responsabilités de plus en plus grandissantes qu’accomplissent les Collectivités Territoriales africaines, particulièrement pour la réalisation de leurs politiques et stratégies, mais aussi pour l’appui à la mise en œuvre de la Vision de l’Union Africaine 2063 et des Agendas mondiaux (Objectifs du Développement Durable, Nouvel Agenda Urbain, Agenda du Climat…).

Les différentes interventions ont permis de mettre en lumière les principaux défis auxquels est confrontée la GRH des collectivités territoriales en Afrique parmi lesquels : l’absence de volonté et d’engagement politique en faveur de la GRH, l’absence ou la faiblesse de politiques publiques fortes et de stratégies volontaristes pour la modernisation de la GRH des collectivités territoriales, la faible maîtrise des différentes fonctions de la GRH en général, les problèmes de recrutement, d’affectation, de statuts et de mobilité, la faible qualification du personnel des collectivités territoriales, la prédominance de l’Etat, des administrations nationales, du secteur privé et des organisations internationales sur le marché de l’emploi, le manque de moyens matériels et financiers pour attirer et maintenir les talents, l’absence ou l’insuffisance des moyens pour développer les compétences au niveau local, l’absence de coordination et de synergie entre les différents acteurs impliqués dans la GRH au niveau Local en Afrique, etc.

Le Focus Group a été l’occasion aussi pour les participant(e)s d’échanger sur des bonnes pratiques, notamment :

  • Celle de Local Government Service du Ghana qui a développé des procédures et des outils permettant de planifier, de suivre et d’évaluer la performance des Ressources Humaines des ‘District Assemblies’ et mis en place des stratégies en vue de la standardisation de la GRH au niveau des collectivités territoriales du Ghana ;
  • Celle du Syndicat des Agents des Collectivités Territoriales du Nigéria (NULGE) qui a acquis aujourd’hui, malgré toutes les difficultés, un puissant pouvoir de lobbying permettant de défendre efficacement les intérêts des personnels des collectivités territoriales au Nigéria.

L’ensemble des informations recueillies lors du Focus Group et des échanges auxquels elles ont donné lieu vont alimenter le Rapport sur l’« Etat des Ressources Humaines au sein des collectivités territoriales en Afrique » dont la publication est prévue au cours du Sommet Africités 8 du 20 au 24 Novembre 2018. Les prochains Focus groupes se tiendront au Maroc et au Burkina Faso.

Le document est disponible en PDF ici.

Réunion stratégique régionale de CGLU Afrique: L’Afrique de l’Ouest s’engage à se mobiliser pour une participation massive au prochain Sommet Africités à Marrakech (Maroc, 20- 24 novembre 2018)

L’organisation panafricaine Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) a tenu sa réunion stratégique régionale pour l’Afrique de l’Ouest au Tang Palace Hotel à Accra, Ghana, du 28 au 29 mai 2018. La réunion a été organisée en collaboration avec l’Association Nationale des Autorités Locales du Ghana (NALAG).

Cette rencontre était la quatrième réunion stratégique régionale de CGLU Afrique  . Les précédentes réunions stratégiques se sont tenues à Nairobi, au Kenya, du 10 au 11 avril 2018, pour la région de l’Afrique de l’Est; à Libreville, au Gabon, les 16-17 avril pour la région de l’Afrique centrale et à Walvis-Bay, en Namibie, du 7 au 8 mai pour la région de l’Afrique australe.

L’’ensemble des quinze pays de la région Afrique de l’’Ouest a participé à la réunion: le Bénin, le Burkina Faso, le Cap-Vert, la Côte d’Ivoire, la Gambie, le Ghana, la Guinée, la Guinée-Bissau, le Libéria, le Mali, le Niger, le Nigeria, le Sénégal, la Sierra Leone, et le Togo.  Les délégués comprenaient des présidents des associations nationales de gouvernements locaux, des dirigeantes du Réseau des femmes élues localement d’Afrique (REFELA), et des secrétaires permanents des associations nationales de gouvernements locaux.

La réunion a été officiellement inaugurée par son excellence Hajia Alima Maham,  Ministre des Gouvernements locaux et du Développement rural du Ghana, en présence de son excellence Ishmael Ashitey, Ministre régional du Grand Accra; son excellence Nii Felix Anang, Maire de l’Assemblée métropolitaine de Tema et Président de NALAG; et  M. Jean Pierre Elong Mbassi, Secrétaire Général de CGLU Afrique. Parmi les autres participants figuraient des acteurs clés des gouvernements locaux au Ghana, à l’’instar du Dr Fréderic Varenne,  le Représentant de la délégation de l’Union européenne au Ghana; le Secrétaire exécutif du Comité de coordination interministériel sur la décentralisation, l’’Ingénieur Salifu Mahama; le Chef du Secrétariat du Service des gouvernements locaux, Dr. Nana Ato Arthur ;  Le coordinateur du Projet de Gestion Urbaine du Ghana, M. Aloysius Bongwa ; Le Directeur de l’Institut urbain du Ghana, Mr. Prosper Dzansi; et le Président de l’Association ghanéenne pour l’administration publique et la gestion, Dr. Gifty Oforiwa Gyamera. 

Son Excellence Hajia Alima Mahama a exprimé sa satisfaction de voir la réunion d’Accra discuter des progrès de la décentralisation en Afrique de l’Ouest et élaborer des stratégies pour améliorer la mise en œuvre effective des politiques de décentralisation et de bonne gouvernance dans les gouvernements locaux et relever les défis rencontrés dans la gestion quotidienne des communautés. Hajia Alima Mahama a ensuite déclaré la réunion officiellement ouverte.

Les travaux ont été présidés par Son Excellence Nii Felix Anang, Président de la NALAG, et modérés par M. Jean Pierre Elong Mbassi, Secrétaire Général de CGLU Afrique.

Lors de la séance d’ouverture, il a été présenté aux membres les principaux agendas dont discuteront les autorités locales et régionales d’Afrique. Parmi ceux-ci figuraient l’Agenda 2063 de l’Union africaine; la Charte africaine de la démocratie et des élections; la Charte africaine des valeurs et principes de la fonction publique; la Charte africaine sur les valeurs et principes de la décentralisation, de la gouvernance locale et du développement local; le Protocole de l’Union africaine sur l’égalité des femmes; et la création du Haut conseil des autorités locales en tant qu’organe consultatif de l’Union africaine.

– Au niveau de l’Afrique, les participants ont été invités à considérer l’urgence de faire signer et ratifier par leurs pays respectifs la Charte africaine sur les valeurs et les principes de la décentralisation, de la gouvernance locale et du développement local.  Depuis son adoption par les chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine à Malabo, en Guinée équatoriale en 2014, la charte a été signée par 13 pays mais ratifiée par seulement 3 pays (Madagascar, Burundi et Namibie). La Charte deviendra un instrument juridique de l’Union africaine lorsqu’elle sera signée et ratifiée par 15 pays et déposée auprès de la Commission de l’Union africaine.  Les participants ont décidé de créer un comité spécial qui se rendra dans les différents pays de la région pour accélérer la signature et la ratification de la charte.

– Au niveau mondial, il a été pris en considération l’Agenda de l’Action d’Addis-Abeba; le Protocole de Sendai sur la gestion des catastrophes; l’Agenda 2030 relatif aux les Objectifs de développement durable; l’Accord de Paris sur le changement climatique, et le Nouvel Agenda Urbain.

Il a été conseillé aux gouvernements locaux et régionaux d’intervenir sur ces agendas afin d’en localiser les buts et objectifs; de planifier la voie à suivre pour leur mise en œœuvre; et de mener un processus de Mesure, de formulation de Rapports et de Vérification de leurs actions concernant leur mise en œuvre.

Il a ensuite été présenté aux participants le Nouvel Agenda Urbain adopté par les Nations Unies à Quito en octobre 2016, prenant en considération le fait qu’’à l’’instar d’autres régions du monde, l’Afrique s’urbanise à un rythme rapide et que sa population urbaine serait de 1,2 milliard de personnes dans les 30 ans. Les décideurs ont été mis au défi de changer leurs attitudes et d’accepter l’urbanisation comme un fait et de s’attaquer aux problèmes de la croissance urbaine en Afrique, ce qui se traduirait par la croissance des bidonvilles et des établissements informels. Il serait essentiel que la question de l’emploi soit abordée et que des postes de travail soient créés pour les 300 millions de jeunes qui entreront sur le marché du travail dans les années à venir, étant donné que la majorité des citadins sont des jeunes de moins de 20 ans, d’où l’insistance sur le fait que les dirigeants des gouvernements locaux et régionaux doivent prendre des mesures audacieuses dès maintenant. L’heure est venue pour les autorités locales de jouer un rôle de leader dans la gestion du défi urbain.

Le Dr Alioune Badiane, ancien Directeur de la Division du programme d’ONU-HABITAT, a souligné la nécessité:

– de faire un plaidoyer pour l’avancement de la décentralisation et la mise en place d’un environnement propice aux actions et initiatives des collectivités locales et régionales ;

– de réformer le cadre législatif de l’urbanisation en mettant l’accent sur la réglementation foncière pour stimuler l’offre foncière et contribuer à la densification du tissu urbain ;

– de réaliser un aménagement urbain impliquant tous les citadins, y compris les citadins informels ;

– de revitaliser de manière radicale les mécanismes de financement des gouvernements locaux et régionaux avec de nouvelles dispositions pour une mobilisation accrue des ressources, l’accès aux prêts et au marché financier et les partenariats novateurs, y compris avec le secteur privé; les PP P (Partenariat public-privé ou Partenariat Public- Populations); ou 4Ps (Partenariat public, privé, et de Personnes).

Les participants ont ensuite passé en revue le statut des adhésions à CGLU Afrique en Afrique de l’Ouest. Les déclarations d’adhésion étaient attendues de CGLU Afrique dans la région, mais sur les 15 membres, seuls 8 s’étaient conformés. 7 n’avaient pas encore répondu à l’enquête et ont promis d’envoyer les informations requises au Bureau Régional Afrique de l’Ouest de CGLU Afrique.

Cela a été suivi d’une séance au cours de laquelle les participants ont échangé des informations sur l’état de la décentralisation dans la Région de l’Afrique de l’Ouest et sur la nécessité de faire pression sur les gouvernements nationaux pour qu’ils «fassent leur part du travail» en mettant en œœuvre efficacement le transfert de ressources financières et humaines aux gouvernements locaux; d’améliorer la représentation des femmes dans le gouvernement local; et de reconnaître le rôle des autorités locales dans la lutte contre le changement climatique et la corruption, en soulignant la nécessité de renforcer les capacités des autorités locales et la participation des citoyens à la gouvernance locale. En Afrique de l’Ouest, les femmes sont encore sous-représentées dans les administrations locales et le transfert financier des ressources est encore faible. Sur la question du genre, le Sénégal réalise les plus grands progrès en ce qui concerne la parité totale. Les budgets des administrations locales représentaient en moyenne entre 3 et 7% des budgets des gouvernements nationaux dans la région.

Au cours de la deuxième journée de la réunion, les participants ont été informés des programmes et du réseau de CGLU Afrique. Les points saillants étaient les suivants: le Fonds de développement des villes africaines (FODEVA) dont le lancement devrait avoir lieu lors du prochain Sommet Africités à Marrakech, au Maroc; la Task Force CGLU Afrique sur le climat qui a été lancée lors de la COP 23 en novembre 2017 à Bonn, en Allemagne; et le lancement de l’Académie des gouvernements locaux africains, ALGA.

ALGA, qui vise à renforcer les capacités, le professionnalisme et le comportement éthique des administrations locales et régionales à travers le continent, offre un cours d’’Executive Master pour les cadres supérieurs des gouvernements locaux africains et une série de cours spécialisés dispensés par les collèges d’’ALGA. Les cours d’ALGA, ainsi que ses Executive Masters, sont dispensés par ses institutions d’ancrage à travers l’Afrique; dont deux institutions d’ancrage basées au Ghana. ALGA a également conclu une série d’accords pour faire partie des réseaux les plus importants d’institutions de formation et de recherche à travers le monde. ALGA propose des formations et des cours de renforcement des capacités pour l’ensemble des réseaux de CGLU Afrique. Parmi ces réseaux figurent: le Réseau des femmes locales d’Afrique (REFELA); le réseau des Secrétaires généraux (City Managers, Africa MAGNET); le réseau des Directeurs financiers (Africa FINET);  le Réseau des directeurs techniques (Africa TECHNET) et le réseau des Directeurs des Ressources humaines des gouvernements locaux et régionaux africains (Local Africa HR-Net).

La mise en place d’un indice de transparence et d’intégrité des autorités locales a également été évoquée.  Pour ce faire, les municipalités ont été invitées à créer un site Web pour diffuser des informations clés à l’’attention de leurs citoyens. Les participants ont également reçu des informations concernant le Mécanisme Panafricain d’’Examen par les Pairs de CGLU Afrique.

Les participants ont été informés du lancement de trois campagnes principales issues du plan d’action triennal de REFELA  (2018-2020) à savoir: Villes africaines sans enfants des rues; Villes africaines Tolérance zéro en ce qui concerne les violences faites aux femmes; et Villes africaines Encouragement du Leadership et l’autonomisation économique des Femmes. Les participants se sont engagés à soutenir ces campagnes dans toute la région et ont promis d’encourager autant de villes que possible à y souscrire.

Ceci fut suivi d’une présentation de la 8ème édition du Sommet Africités qui se tiendra à Marrakech, au Maroc, du 20 au 24 novembre 2018 sur le thème «La transition vers des villes et territoires durables: le rôle des gouvernements locaux et régionaux d’Afrique: Ce thème a été proposé par les dirigeants de l’Afrique locale pour prendre en compte la mise en œœuvre de l’Agenda 2063 et de l’Agenda 2030 au niveau des villes et des territoires.

Plus de 5 000 personnes sont attendues au Sommet Africités. L’inscription en ligne pour la conférence est maintenant ouverte sur le site Web d’Africités, www.africites.org et pour le Salon Africités à l’’adresse www.salonafricites2018.com . Les membres d’Afrique de l’Ouest ont été encouragés à commencer la mobilisation pour le sommet. Ils ont également été informés que l’assemblée générale de CGLU Afrique aura lieu le 23 novembre 2018 dans le cadre du sommet et que chaque région devrait commencer à organiser des caucus en vue de désigner ses candidats à un siège au sein des organes de CGLU Afrique. Les candidatures doivent parvenir au secrétariat de CGLU Afrique avant le 22 novembre 2018 à 17h00.

“Africités: Le rassemblement démocratique le plus important en Afrique .
https://www.africities.org/
Africités est l’événement phare panafricain des Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique qui se tient tous les trois ans dans l’une des cinq régions d’Afrique.”

Les participants à la réunion ont discuté de la relation de CGLU Afrique avec l’Union européenne. En 2013, l’UE a adopté une communication qui reconnaissait pour la première fois les autorités locales en tant qu’autorités publiques à part entière. Suite à cette reconnaissance, l’Union européenne a conclu un accord-cadre de partenariat avec des associations internationales et continentales de gouvernements locaux, dont CGLU-Afrique. Les participants ont été informés que, conformément aux dispositions de la Communication de l’UE de 2013 sur les Collectivités locales, les associations nationales peuvent être considérées comme ayant une position de monopole dans leurs pays respectifs et peuvent ainsi accéder aux fonds de coopération de l’UE alloués aux collectivités locales sans passer par des appels à propositions, à condition qu’elles présentent et discutent avec la délégation de l’UE d’’un programme de mise en œœuvre convenu avec les membres de ladite association nationale.
Les participants ont également été informés des négociations sur l’Accord post-Cotonou qui régiront les relations de coopération entre l’Union africaine et l’Union européenne pour les 20 prochaines années, à compter de septembre 2018. Ils ont été invités à plaider pour que leurs pays respectifs soutiennent la position de l’Union africaine et que des négociations se déroulent entre l’Union européenne et l’Union africaine et non entre l’Union européenne et les pays ACP, ce qui entraînerait une division de l’Afrique, l’Afrique subsaharienne étant séparée des pays africains riverains de la Méditerranée, qui sont inclus dans la coopération des pays voisins européens.
La dernière  réunion stratégique régionale de CGLU Afrique pour la Région Afrique du Nord  aura lieu à Rabat (au Maroc) les 18 et 19 juin  2018.
Pour d’avantage d’informations, veuillez contacter:

Gaëlle Yomi:  Tél: +212 610 56 71 45 

e-mail:  GYomi@UCLGa.org

Réunion stratégique régionale de CGLU Afrique à Accra (Ghana)

La réunion stratégique régionale de Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) pour la région Afrique de l’ouest se tiendra  à l’Hôtel  Tang Palace, Accra, Ghana,  les 28 et  29 mai 2018.

La réunion est organisée par CGLU Afrique, l’organisation panafricaine et la voix unie assurant la représentation des gouvernements locaux sur le continent en collaboration avec l’association nationale des autorités locales de Ghana (NALAG).

Accra abritera la quatrième rencontre de la série de réunions stratégiques de CGLU Afrique qui auront lieu à travers les cinq régions d’Afrique (Afrique du Nord, Afrique de l’Ouest, Afrique centrale, Afrique de l’Est, Afrique australe). Les trois précédentes réunions se sont tenues à Nairobi au Kenya du 10 au 11 avril 2018 pour la région Afrique de l’Est , à Libreville du Gabon du 16 au 17 avril 2018 pour la région Afrique Centrale et à Walvis Bay en Namibie du 7 au 8 mai 2018.  En tant que la voix des collectivités locales du continent, CGLU Afrique à travers ces rencontres vise à :

  1.  Etablir un bilan de l’état de la décentralisation dans les différentes régions et répondre aux priorités de l’agenda de la décentralisation dans les régions ;
  2.  Délibérer sur les actions prioritaires nécessaires pour aider les collectivités locales à devenir des partenaires fiables pour les gouvernements nationaux ; les communautés économiques régionales ; et les autres partenaires au développement et parties prenantes.

Les réunions aborderont des questions spécifiques, telles que :

  • Informer les membres de CGLU Afrique en ce qui concerne les derniers développements survenus dans la région en matière d’agendas mondiaux et africains et l’implication des gouvernements locaux dans leur mise en œuvre, en particulier l’Agenda 2063 de l’Union africaine,  le Nouvel Agenda Urbain,  les Objectifs de développement durable (ODD), l’Agenda du Climat,  et le Cadre de Sendai pour la réduction des risques de catastrophe;
  • L’état d’avancement en matière de signature et de ratification de la Charte africaine sur les valeurs et les principes de la décentralisation, de la gouvernance locale et du développement local dans les différents pays d’Afrique de l’Ouest;
  •  La participation des membres de CGLU Afrique de la région Afrique de l’ouest à la préparation et la mise en œuvre du  Sommet Africités 2018, l’événement phare de CGLU Afrique,  qui aura lieu  du 20 au 24 novembre  2018 à Marrakech  (Royaume du Maroc),  autour du thème:  ” La transition vers des villes et des territoires durables: le rôle des collectivités territoriales d’Afrique.”
  • La préparation et la participation des membres de la Région Afrique de l’ouest à l’Assemblée générale élective de CGLU Afrique qui se tiendra le 23 novembre dans le cadre du Sommet Africités.

L’ouverture officielle de la réunion sera présidée par son excellence Hajia Alima Maham, Ministre des collectivités locales et du développement  rural du Ghana, en présence de :

  • Hon. Nii Felix Anang, President de  NALAG et maire de  la ville de Tema;
  • M. Jean Pierre Elong Mbassi, Secrétaire Général de CGLU Afrique.

La réunion verra la présence des présidents des associations nationales de gouvernements locaux, des dirigeants du Réseau de Femmes Elues Locales d’Afrique (REFELA) et des secrétaires permanents des associations nationales de gouvernements locaux.  Parmi les autres participants à la réunion figureront des experts en matière de décentralisation, d’urbanisation et de changement climatique.

Les médias nationaux et internationaux basés au Ghana sont invités à couvrir la cérémonie d’ouverture ce lundi 28 mai 2018 à 09h00  à l’Hôtel  Tang Palace d’Accra et le point de presse de clôture qui aura lieu le Mardi 29 mai au même endroit à 16h15.

La dernière  réunion stratégique régionale de CGLU Afrique aura lieu  à Rabat (Maroc) du 18 au 19 juin  2018, pour la Région Afrique du Nord.

Pour davantage d’informations, veuillez contacter :
Gaëlle Yomi:  Tel: + 212 610 56 71 45
email:  GYomi@UCLGa.org

Motion de soutien du REFELA à toutes les femmes dans leur combat contre les violences faites aux femmes dans les villes et gouvernements locaux d’Afrique

* Nous les Femmes Maires et Elues Locales des Villes et Gouvernements Locaux d’Afrique, représentant le Réseau REFELA, réunies à Rabat, à l’occasion du lancement officiel de la 8ème Edition du Sommet Africités, prévue à Marrakech, les 20-24 Novembre 2018 ;

* Confrontées dans nos fonctions d’Elues à différentes formes de violences dans nos villes et territoires ;

* Nous appelons les villes et les Communes à s’engager et à se mobiliser auprès et avec le REFELA pour lutter et éradiquer tous les cas de violences que subissent les femmes et les filles et à en faire une priorité locale./.

 

 

 

 

 

Fait à Rabat, le 16 Mai 2018

La Présidente du REFELA

Mme Célestine Ketcha Courtès, au nom de toutes les Femmes Maires et Elues Locales d’Afrique

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Motion d’encouragement et de soutien du REFELA à la candidature du Maroc pour l’organisation du mondial de football 2026

* Nous les Femmes Maires et Elues Locales des Villes et Gouvernements Locaux d’Afrique, représentant le Réseau REFELA, réunies à Rabat, à l’occasion du lancement officiel de la 8ème Edition du Sommet Africités, prévue à Marrakech, les 20-24 Novembre 2018 ;

* Réaffirmant notre reconnaissance et haute considération à SA MAJESTE LE ROI MOHAMMED VI –Que Dieu l’Assiste- pour le soutien indéfectible que Sa Souveraineté apporte à notre Réseau depuis sa création à Tanger en 2011 ainsi qu’à la cause des femmes en Afrique ;

* Partant de la solidarité qui unit l’ensemble des Pays Africains, et convaincues que le succès du Royaume du Maroc sera le succès de notre Continent Africain ;

* Nous les Femmes Maires et Elues Locales des Villes et Gouvernements Locaux d’Afrique saisissons cette occasion où nous sommes réunies à Rabat pour exprimer, à travers cette Motion, notre plein soutien et tous nos encouragements à la candidature du Royaume du Maroc pour l’organisation de la Coupe du Monde du Football en 2026./.

 

Fait à Rabat, le 16 Mai 2018

La Présidente du REFELA

Mme Célestine Ketcha Courtès, au nom de toutes les Femmes Maires et Elues Locales d’Afrique

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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18e session du comité exécutif de CGLU Afrique à Rabat (14 mai 2018)

 

Le Comité Exécutif de Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) se réunit le 14 mai 2018  à Rabat  (Maroc), avec le soutien de l’Association Marocaine des Présidents des Conseils Communaux (AMPCC).

Cette 18ème session du Comité Exécutif se tient la veille de la cérémonie officielle du lancement de l’organisation du sommet Africités 8 (Marrakech, 20-24 novembre 2018). Cette cérémonie est prévue à Rabat le 15 mai 2018 de 15 :00 à 17 :30 à la Salle Balafrej du Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale du Royaume du Maroc.

La cérémonie officielle d’ouverture de la session du Comité Exécutif de CGLU Afrique aura lieu à 14 :00 à l’hôtel «La Tour Hassan » en présence de :

– M. Mohamed Sadiki, Maire de Rabat

– M. Mohammed Boudra, Président de l’AMPCC

– M. Mpho Parks Tau, Président de l’organisation mondiale des Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU) et Vice-Président de CGLU Afrique pour la région Afrique Australe ;

– Mme Rose Christiane Ossouka Raponda, Maire de Libreville, vice-présidente CGLU pour l’Afrique ;

– M. Cheikh Ahmed Baya, Vice-Président de CGLU Afrique pour la région Afrique du Nord ;

– M. Christian Roger Okemba, Maire de Brazzaville (Congo), Vice-président de CGLU Afrique pour la région Afrique centrale ;

– Mme Célestine Ketcha Courtès, Présidente du Réseau des Femmes Élues Locales d’Afrique (REFELA) ;

–M. Jean Pierre Elong Mbassi, Secrétaire Général de CGLU Afrique.

Le Comité Exécutif procédera entre autres à l’approbation des comptes de CGLU Afrique pour l’exercice 2017 et à l’examen de l’état d’avancement des préparatifs de la 8eme édition du sommet Africités qui aura lieu à Marrakech du 20 au 24 novembre 2018 et dont le thème est ”La transition vers des villes et des territoires durables : le rôle des collectivités territoriales d’Afrique.”

En marge de la rencontre du Comité Exécutif se tiendront également les réunions du Bureau  du Réseau des Femmes Élues Locales d’Afrique (REFELA) et de l’Association Mondiale des Grandes Métropoles (Metropolis).

La presse nationale et internationale est invitée à couvrir la cérémonie d’ouverture prévue ce lundi 14 mai à 14h00 à l’hôtel “La Tour Hassan” de Rabat (Maroc).

Pour rappel, le Comité Exécutif de CGLU Afrique est l’instance chargée de la direction politique de CGLU Afrique entre les sessions de l’Assemblée générale de l’organisation. Le Comité Exécutif comprend 16 membres, 15 membres représentant à égalité chacune des 5 régions du continent (soit 3 pour chacune des 5 régions), auxquels s’ajoute la Présidente du Réseau des Femmes Élues Locales d’Afrique (REFELA).

Pour davantage d’informations, veuillez contacter :

Gaëlle Yomi:  Tel: + 212 610 56 71 45
email:  gyomi@uclga.org

Collège Coaching Territorial de ALGA : clôture de la première session internationale de formation “Métier Coach Territorial”

La première session internationale de formation au “Métier de Coach Territorial” au sein du Collège Coaching Territorial de l’Académie Africaine des Collectivités Territoriales (ALGA) de CGLU Afrique, s’est déroulée du 23 avril au 2 mai 2018 au Campus Universitaire de Transfert de Compétences et d’expertises de l’Université Mohamed Premier (UMP) de Oujda.

Cette formation internationale a été dispensée à 25 participants dont 16 participants en provenance de 9 pays africains (3 Sénégal ; 1 Djibouti ; 1 Comores ; 1 Togo ; 2 Cameroun ; 1 Niger ; 2 Côte d’Ivoire ; 4 Mali ; 1 Burkina Faso). Les 9 autres participants venait du Maroc et de la France (2 de Rabat (Ville de Rabat et ALGA) ; 1 de Paris (MRE) ; 6 de la Région de l’Oriental (CRO ; Ville d’Oujda ; CHU ; autres).

Les promotionnaires se sont vu dispenser les cours par 4 formateurs. Le contenu du programme comprenait des exercices pratiques et théorique.

Plusieurs événements ont par ailleurs, été organisé durant les 10 jours en dehors des heures de formation :

.La participation de la Promotion 2 à la remise des Certificats d’habilitation à la 1ère Promotion Marocaine de Coach Territoriaux , le 27 avril au Siège du Conseil Régional de l’Oriental ;

.La Visite de l’IFMEREE avec l’appui du CRO ;

.Visite de Saïdia;

.Soirée/échange avec la première promotion;

.Soirée/culturel avec les étudiants des Comores organisée par l’UMP ;

.Soirées Culturelles ; Visite du Centre d’Excellence Coaching Territorial à Oujda ;

.Présentation de la stratégie de la Région de l’Oriental dans le domaine de l’ESS (CRO) ;

.Soirée/échange avec des Coopératives de la Région (CRO) ;

.Visite de la Médina d’Oujda ; Rencontre/échanges avec le Conseil d’Administration de l’ONG Echos Communication ;

.Soirée/échange avec des élus de Communes de la Région de l’Oriental (Signature d’un protocole d’Entente) ;

.Visite du Bivouac Africain; Dîner de Clôture du Forum Africain des Managers Territoriaux et des Instituts de Formation ciblant les Collectivités Territoriales;

.Rencontre avec le service coopération de la Ville d’Oujda ; Visite du Vice-Président du CRO.

La seconde phase de cette formation se tiendra à la Station Balnéaire de Saïdia, du 24 au 29 Septembre 2018. Les lauréats de cette Promotion Africaine recevront leurs diplômes lors du prochain Sommet Africités 8 prévu du 20 au 24 Novembre 2018 à Marrakech (Maroc).

Réunion stratégique régionale de CGLU Afrique à Walvis-Bay (Namibie)

La Réunion stratégique régionale de Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) pour la région Afrique australe aura lieu à l’Hôtel  Sea Side de Walvis -Bay, en Namibie, les 7 et 8 mai 2018.

La réunion est organisée par CGLU Afrique, l’organisation panafricaine et la voix unie assurant la représentation des gouvernements locaux sur le continent en collaboration avec l’association des autorités locales de Namibie (ALAN).

Walvis -Bay abritera la troisième rencontre de la série de réunions stratégiques de CGLU Afrique qui auront lieu à travers les cinq régions d’Afrique (Afrique du Nord, Afrique de l’Ouest, Afrique centrale, Afrique de l’Est, Afrique australe). Les deux premières réunions se sont tenues à Nairobi au Kenya du 10 au 11 avril 2018 pour la région Afrique de l’Est  et à Libreville du Gabon du 16 au 17 avril 2018 pour la région Afrique Centrale.  En tant que la voix des collectivités locales du continent, CGLU Afrique à travers ces rencontres vise à :

  1.  Etablir un bilan de l’état de la décentralisation dans les différentes régions et répondre aux priorités de l’agenda de la décentralisation dans les régions ;
  2.  Délibérer sur les actions prioritaires nécessaires pour aider les collectivités locales à devenir des partenaires fiables pour les gouvernements nationaux ; les communautés économiques régionales ; et les autres partenaires au développement et parties prenantes.

Les réunions aborderont des questions spécifiques, telles que :

  • Informer les membres de CGLU Afrique en ce qui concerne les derniers développements survenus dans la région en matière d’agendas mondiaux et africains et l’implication des gouvernements locaux dans leur mise en œuvre, en particulier l’Agenda 2063 de l’Union africaine,  le Nouvel Agenda Urbain,  les Objectifs de développement durable (ODD), l’Agenda du Climat,  et le Cadre de Sendai pour la réduction des risques de catastrophe;
  • L’état d’avancement en matière de signature et de ratification de la Charte africaine sur les valeurs et les principes de la décentralisation, de la gouvernance locale et du développement local dans les différents pays d’Afrique australe;
  •  La participation des membres de CGLU Afrique de la région Afrique australe à la préparation et la mise en œuvre du  Sommet Africités 2018, l’événement phare de CGLU Afrique,  qui aura lieu  du 20 au 24 novembre  2018 à Marrakech  (Royaume du Maroc),  autour du thème:  ” La transition vers des villes et des territoires durables: le rôle des collectivités territoriales d’Afrique.”
  • La préparation et la participation des membres de la Région Afrique australe à l’Assemblée générale élective de CGLU Afrique qui se tiendra le 23 novembre dans le cadre du Sommet Africités.

L’ouverture officielle de la réunion sera présidée par son excellence Dr. Peya MUSHELENGA, Ministre du développement urbain et rural, en présence de :

  • M. Parks Tau, Président de CGLU & Vice-président de CGLU Afrique pour la région Afrique australe ,
  • M. Jean Pierre Elong Mbassi, Secrétaire Général de CGLU Afrique.

La réunion verra la présence des présidents des associations nationales de gouvernements locaux, des dirigeants du Réseau de Femmes Elues Locales d’Afrique (REFELA) et des secrétaires permanents des associations nationales de gouvernements locaux.  Parmi les autres participants à la réunion figureront des experts en matière de décentralisation, d’urbanisation et de changement climatique.

Les médias nationaux et internationaux basés en Namibie sont invités à couvrir la cérémonie d’ouverture ce lundi 7 mai 2018 à 09h00  à l’Hôtel  Sea Side de Walvis -Bay et le point de presse de clôture qui aura lieu le Mardi 8 mai au même endroit à 16h30.

Les prochaines réunions stratégiques régionales de CGLU Afrique auront lieu respectivement à Accra (Ghana) les 28 et 29 mai 2018, pour la Région de l’Afrique de l’Ouest ; et à Rabat (Maroc) du 18 au 19 juin  2018, pour la Région Afrique du Nord.

Pour davantage d’informations, veuillez contacter :
Gaëlle Yomi:  Tel: + 212 610 56 71 45
email:  GYomi@UCLGa.org

2ème Édition du Forum Africain des Managers Territoriaux et des Instituts de Formation ciblant les Collectivités Territoriales : Le Réseau des Responsables des Ressources Humaines des Collectivités Territoriales d’Afrique (Local Africa HR-Net) est mis en place!

Saidia, Maroc, 26 avril 2018,

La deuxième édition du Forum Africain des Managers Territoriaux et des Instituts de Formation ciblant les Collectivités Territoriales s’est tenue les 25 et 26 avril 2018 à l’hôtel BE LIVE à Saidia (Royaume du Maroc, Région de l’Oriental). La rencontre était co-organisée par le Ministère de l’Intérieur du Royaume du Maroc, l’Association des Régions du Maroc (ARM), l’Association Marocaine des Présidents des Conseils Communaux (AMPCC), le Conseil de la Région de l’Oriental, et Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) dans le cadre des actions de l’Académie Africaine des Collectivités Territoriales (ALGA, Africa Local Government Academy).

250 participants de 35 pays ont pris part au forum, parmi lesquels, des Ministres, des Présidents d’Associations des Autorités Territoriales, des Présidents et des Directeurs d’Instituts de Formation, des cadres des administrations territoriales, des experts en gouvernance locale, des composantes de la Société Civile et du secteur privé.

La deuxième édition du Forum s’est tenue sous le thème : «Se mobiliser pour le développement du capital humain des collectivités territoriales : une exigence clé pour l’atteinte des objectifs du Développement Durable».

Monsieur Abdennbi BIIOUI, Président de la Région de l’Oriental à présidé les travaux auxquels ont également pris part les personnalités suivantes: Son Excellence Madame Paulita WIE, Ministre Déléguée chargée des affaires urbaines du Libéria, le Général Mohamed kamal Hussein BENDARY, Secrétaire Général du ministère du développement communal d’Egypte, Monsieur Mouaad JAMAI, Wali de la Région de l’Oriental , Monsieur Mohamed MBARKI, Directeur Général de l’Agence de Développement de l’Oriental , Monsieur Mohamed BENKADDOUR, Président de l’Université Mohammed Premier d’Oujda (UMP), Monsieur Omar Ben ISMAIL, Président de la commune de Saidia, Monsieur Jean Pierre Elong MBASSI, Secrétaire Général de CGLU Afrique.

Les différentes allocutions ont relevé l’importance d’investir dans le capital humain afin d’assurer le développement local et faire en sorte que les métiers des collectivités soient parmi les premiers choix de carrière des jeunes africains entrant dans la vie professionnelle. Les intervenants sont également revenus sur la portée symbolique de la tenue de ce forum dans la région de l’Oriental. Cette région a joué un rôle de premier plan dans le mouvement des pays africains contre la colonisation, dans la relation entre l’Afrique subsaharienne et l’Afrique méditerranéenne et dans la construction d’une conscience africaine.

Ont contribué aux travaux les représentants des instituts de formation et des organisations tels que : l’Africa Capacity Building Foundation (ACBF), l’African Association of Public Administration Management (AAPAM), l’International City/County Managers (ICMA, Etats Unis), State Agency for Public Service and Social Innovation under the President of the Republic of Azerbaijan(ASAN), l’Université d’Al Akhawayn d’Ifrane (Maroc), l’Institut Internationale des Sciences Administratives (IISA) , l’Ecole de la gouvernance du Kenya (KSG), Transparency Maroc, Marchika Med et la Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM-Maroc).

Au cours des deux journées du forum les participants ont débattu et formulé des recommandations autour des quatre thématiques suivantes :

* Investir dans le capital humain dans l’administration publique africaine ;

* Les nouvelles exigences en ressources humaines des collectivités territoriales induites par les objectifs du développement durable ;

* Mobiliser le capital humain des administrations territoriales pour le développement et l’attractivité économique des territoires ;

* Coopérer pour améliorer la performance du capital humain des collectivités territoriales d’Afrique.

Le Forum a aussi servi de cadre pour la tenue de l’assemblée générale constitutive du Réseau Africain des Responsables des Ressources Humaines des Collectivités Territoriales dénommé « Local Africa HR-Net ».

28 responsables des ressources humaines des collectivités territoriales issus de 20 pays d’Afrique ont pris part à cette assemblée générale qui a adopté le règlement intérieur du Réseau et fixé ses objectifs à savoir:

* Porter la voix commune des responsables des ressources humaines des collectivités territorial aux niveaux local, national, régional et continental ;

* Diffuser les bonnes pratiques en matière de gestion des ressources humaines au sein des collectivités territoriales en Afrique ;

* Améliorer de façon continue et durable la compétence professionnelle des membres et enraciner chez eux la culture de la performance, du service rendu aux populations, la pratique du travail collaboratif en réseau ainsi que l’apprentissage par les pairs ;

* Participer aux travaux et soutenir les initiatives de l’Observatoire des Ressources Humaines des Collectivités Territoriales d’Afrique et plus particulièrement à la production du rapport sur : « l’Etat des Ressources Humaines des Collectivités Territoriales en Afrique », que CGLU Afrique publie tous les trois ans à l’occasion des Sommets Africités. La 8e édition du sommet Africités est prévue du 20 au 24 novembre 2018 à Marrakech (Maroc).

L’assemblée générale a également procédé à l’élection des membres du Bureau du Réseau comme suit:

Afrique du Nord : M. Ben Mohamed Lachcen, Responsable GRH de la commune d’Agadir (Maroc)

Afrique de l‘Ouest : M. Badara Samb, Responsable GRH du conseil départemental de Louga (Sénégal)

Afrique Centrale : Mme Makanda Kodono Marie Reine, Responsable GRH de la mairie de Bangui (République Centrafricaine)

Afrique de l’Est : M. Nzoyisaba Claver, Responsable GRH mairie de Bujumbura (Burundi).

Afrique Australe : Mme Albertina Mario Francisco Tivane Albertina, chargée des ressources humaines de la municipalité de Maputo (Mozambique).

Mme Albertina Mario Francisco Tivane Albertina a été unanimement élue Présidente du Réseau Local Africa HR-Net.

A l’issue des travaux du forum les participants ont adopté la déclaration de Saidia et un message de remerciement adressé à Sa Majesté le Roi Mohammed VI en annexe.

PJ :

–Déclaration de Saidia

–Message à Sa Majesté le Roi du Maroc

Pour plus d’informations, veuillez contacter :
Gaëlle Yomi : Tel: + 212 610 56 71 45 Email: gyomi@UCLGa.org
Gautier Brygo : Tel :+212 661 300 829 Email : gbrygo@gmail.com
Zerouali Mohammed : Tel :+212 666036579 Email : m_zerouali@yahoo.fr