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Déclaration de Saidia à l’issue de la 2ème Édition du Forum Africain des Managers Territoriaux et des Instituts de Formation ciblant les Collectivités Territoriales

LES PARTICIPANTS À LA DEUXIÈME ÉDITION DU FORUM AFRICAIN DES MANAGERS TERRITORIAUX ET DES INSTITUTS DE FORMATION CIBLANT LES COLLECTIVITÉS TERRITORIALES tenu à Saidia les 25 et 26 avril 2018 sur le thème : « Se mobiliser pour le développement du Capital Humain des Collectivités Territoriales : une exigence clé pour l’atteinte des Objectifs du Développement Durable » :

 

  • Conscients de ce que le sort de l’Afrique se joue désormais dans ses régions, ses villes et ses territoires, selon la manière dont ces derniers contribuent ou non à la promotion de l’emploi et des activités économiques génératrices de revenus, dont ils adoptent ou non des dynamiques de croissance économique respectueuses des exigences du développement durable, et dont ils arrivent ou non à sauvegarder le sentiment de solidarité et de justice aussi bien entre au sein des collectivités qu’entre collectivités ;

 

  • Sensibilisés sur le rôle de plus en plus important attendu des collectivités territoriales d’Afrique face aux multiples défis auxquels le continent doit faire face : paix et sécurité ; urbanisation galopante ; changement climatique ; migration, attentes des jeunes, discrimination à l’égard des femmes ; endettement public endémique, défi technologique, etc. ;

 

  • Convaincus de l’importance stratégique des ressources humaines des collectivités territoriales dans l’élaboration et la mise en œuvre des politiques publiques, ainsi que de l’urgence de leur accorder une attention particulière pour crédibiliser les politiques de décentralisation en Afrique ;

 

  • Persuadés que les actions menées actuellement dans le domaine de la gestion des ressources humaines et du développement des compétences des administrations territoriales sont caractérisées par de nombreuses insuffisances qui en limitent les effets, et restent, en tout état de cause, très en deçà̀ des niveaux requis pour accompagner efficacement la mise en œuvre effective des ODD ;

 

DÉCLARENT CE QUI SUIT :

 

  1. Nous insistons sur l’urgence d’une gestion moderne des ressources humaines des

Administrations territoriales d’Afrique, en vue d’améliorer la qualité et la performance des services offerts aux populations ainsi que la contribution des collectivités africaines à la mise en œuvre de l’Agenda 2063 de l’Union Africaine et à la réalisation des objectifs de développement durable et des autres agendas globaux adoptés par les Nations Unies en 2015 et 2016.

 

  1. Nous attirons l’attention des gouvernements nationaux, des responsables de l’Union

Africaine et ceux de la communauté internationale sur la nécessité de placer désormais au premier rang des préoccupations des politiques de décentralisation, la question de la formation des ressources humaines des administrations territoriales d’Afrique et de la valorisation des métiers des collectivités territoriales en vue d’en faire progressivement une des options préférées des jeunes entrant dans la vie professionnelle.

 

  1. Nous réitérons notre soutien à l’Académie Africaine des collectivités territoriales (ALGA) mise en place par CGLU Afrique, et demandons aux gouvernements nationaux, aux associations nationales des collectivités territoriales, et aux partenaires au développement de la reconnaître comme l’institution de référence pour développer les compétences des personnels d’encadrement des administrations territoriales et des outils pour l’amélioration des performances dans la gestion des ressources humaines desdites administrations.

 

  1. Nous demandons à CGLU Afrique de prendre les initiatives appropriées pour que L’académie contribue à mettre de l’ordre dans l’accréditation et l’habilitation des instituts africains de formation ciblant les collectivités territoriales, et de collaborer avec les institutions africaines dédiées au renforcement des capacités des administrations publiques telles que l’Africa Capacity Building Foundation (ACBF) et l’African Association of Public Administration Management (AAPAM).

 

  1. Nous appelons à la mise en place d’un mécanisme pérenne de financement de la formation continue des personnels des administrations territoriales d’Afrique au niveau de tous les États du continent, dont nous proposons qu’il soit alimenté par prélèvement de 1% de la masse salariale payée auxdits personnels.

 

  1. Nous saluons la mise en place du Réseau Africain des Responsables des Ressources Humaines des collectivités territoriales, « Local Africa HR-NET », et la désignation des responsables chargés de son animation ; et nous supportons le cadre d’action adopté  par les membres de ce Réseau.

 

  1. Nous encourageons le Réseau « Local Africa HR-NET » à instaurer parmi ses membres un mécanisme de revue et d’apprentissage par les pairs pour encourager la collecte, la documentation et la diffusion des expériences ainsi que l’échange de bonnes pratiques dans le domaine de la gestion des administrations des collectivités territoriales en Afrique.

 

  1. Nous réitérons notre volonté à participer et à contribuer au renforcement de la coopération internationale entre collectivités et régions d’Afrique dans le domaine du renforcement des capacités et de l’amélioration de la gestion des ressources humaines des administrations territoriales, en vue du développement de la solidarité entre les territoires et de la mutualisation des moyens.

 

  1. Nous félicitons les principaux acteurs de la Région de l’Oriental, sous le leadership du Conseil de la Région et de son Président, pour leur engagement prioritaire en faveur de la promotion du capital humain et de la démocratie participative, à travers notamment la mise en œuvre du programme du Coaching Territorial au sein de la Région ; et du développement de programmes de coopération sud-sud entre régions d’Afrique.
  2. C’est en reconnaissance de ces efforts louables que nous proposons de faire de la Région de l’Oriental le rendez-vous africain annuel pour réfléchir sur les ressources humaines des collectivités territoriales en Afrique et proposer les réformes et mesures d’accompagnement en vue d’améliorer le professionnalisme et la performance des administrations territoriales.

 

Fait à Saïdia, le 26 avril 2018.

 

LES PARTICIPANTS

Déclaration de la rencontre stratégique régionale CGLU Afrique pour la région Afrique centrale

Les membres de CGLU Afrique de la Région Afrique Centrale participant à la rencontre stratégique tenue à Libreville les 16 et 17 avril 2018 déclarent ce qui suit:

1. Nous nous félicitons de la tenue de la réunion stratégique régionale et recommandons que cette rencontre soit systématiquement organisée, idéalement au cours du premier trimestre de chaque année.

2. Nous sommes conscients des importantes responsabilités qui nous incombent dans la mise en œuvre des agendas continentaux et globaux, notamment l’Agenda 2063 de l’Union Africaine; l’Agenda 2030 des objectifs de développement durable; l’Accord de Paris sur les changements climatiques; le Protocole de Sendai; le Nouvel Agenda Urbain.

3. Nous sommes persuadés que ces agendas ne seront pas réalisés s’ils ne sont pas intégrés dans les politiques territoriales, et nous nous engageons à territorialiser ces agendas comme le recommandent les Nations Unies.

4. Nous nous félicitons de l’appui que l’Union européenne apporte aux associations internationales et continentales des collectivités suite à l’adoption de la Communication de 2013. Nous savons gré à l’Union Européenne d’avoir reconnu les collectivités territoriales comme des entités publiques, et d’avoir accordé à leurs associations nationales représentatives la situation de monopole pour l’accès aux financements de la coopération européenne dans leurs pays respectifs. Nous nous engageons en conséquence à entrer en contact avec les délégations de l’Union européenne au sein de nos pays respectifs pour confirmer notre volonté de partenariat actif pour la mise en œuvre des dispositions de la Communication de 2013.

5. Pour le futur Accord de Partenariat qui doit prendre en 2020 le relais de l’Accord de Cotonou, nous soutenons le point de vue de l’Union Africaine que le futur Accord soit négocié entre l’Union Européenne et l’Union Africaine, en collégialité avec CGLU Afrique, l’organisation faîtière des collectivités territoriales du continent africain, pour que ces dernières soient parties prenantes des négociations du nouvel accord dès leur début et à toutes les étapes de la mise en œuvre et l’évaluation de l’impact du futur accord.

6. Nous insistons pour que les collectivités territoriales soient en première ligne dans le traitement de la question de la migration. Nous demandons en conséquence que les associations nationales de collectivités soient parties prenantes à toutes les discussions et décisions correspondantes.

7. Nous avons pris bonne note des nombreuses initiatives prises par le secrétariat général de CGLU Afrique pour structurer le mouvement africain des collectivités territoriales. Nous nous engageons à transmettre dans les 15 jours une liste à jour des membres de nos associations respectives et des membres des chapitres nationaux du Réseau des Femmes Élues Locales (REFELA) dans nos pays respectifs. Nous nous engageons également à promouvoir les chapitres nationaux des réseaux africains des professionnels des collectivités territoriales dans nos pays respectifs, à savoir le réseau des Secrétaire Généraux (MAGNET); le réseau des directeurs ou chefs des services financiers des collectivités (FINET); et le réseau des directeur ou chefs des services techniques des collectivités (TECHNET).

8. Nous prenons bonne note de la fin de l’étude de faisabilité en vue de la création du Fonds de Développement des Villes d’Afrique (FODEVA). Nous prenons aussi bonne note de l’appel lancé en direction des villes principales de notre région pour faire partie du Club des Fondateurs de FODEVA contre le paiement de 100.000 euros par collectivité. Nous encourageons les maires de ces villes dans notre région à souscrire au Fonds dans les meilleurs délais afin de pouvoir annoncer son lancement lors du prochain Sommet Africités à Marrakech. Nous prenons enfin acte de la mise en place d’une plateforme Internet de rencontre entre les investisseurs et les collectivités d’Afrique. Nous demandons à nos membres qui ont des projets et programmes à faire financer et intéressés à participer à cette plateforme à entrer en contact avec le secrétariat de CGLU Afrique pour figurer sur cette plateforme.

10. Nous nous félicitons de l’initiative de mettre en place une Task Force Climat au sein de CGLU Afrique, pour faire suite à la demande des membres d’avoir un accès facilité à la finance climatique, et particulièrement au Fonds Vert Climat. Nous invitons les membres de CGLU Afrique d’Afrique centrale à s’impliquer dans l’agenda du Climat et à faire partie de la Convention Mondiale des Maires pour le Climat et l’Energie, dont le point focal est accueilli dans notre bureau régional de l’Afrique de l’Ouest à Accra au Ghana. Nous soutenons aussi l’agrément de CGLU Afrique comme « Implementing Partner » du Fonds Vert Climat.

11. Nous saluons l’entrée en opération de l’Académie Africaine des Collectivités Territoriales (ALGA). Nous demandons à nos gouvernements nationaux à apporter un appui institutionnel et financier à l’Académie; et nous engageons à en faire l’instrument privilégié de renforcement des capacités des autorités et des cadres des collectivités territoriales d’Afrique.

12. Nous tenons à exprimer notre sincère reconnaissance au Royaume du Maroc ainsi qu’à l’Association Marocaine des Présidents des Conseils Communaux et à l’Association des Régions du Maroc pour avoir accepté d’accueillir le Sommet Africités 2018 à Marrakech du 20 au 24 novembre 2018. Nous demandons aux collectivités territoriales de la région Afrique centrale de participer massivement à ce Sommet et au Salon Africités organisé dans ce cadre. Nous nous engageons aussi à participer à la cérémonie officielle de lancement de la préparation du Sommet prévue à Rabat le 15 mai 2018. Nous acceptons à l’unanimité que les Sommets Africités se tiennent désormais à Marrakech pour éviter les aléas observés avec l’organisation tournante de cette manifestation phare de l’Afrique des villes et territoires.

13. En préparation de l’Assemblée générale de CGLU Afrique, nous nous sommes accordés sur les candidatures ci-après aux différentes instances:

Conseil Panafricain (9 membres):

AMG (Association des maires du Gabon)- AMC (Association des maires du Congo) – AMCA (Association des maires de Centrafrique)

CVUC (Commune et villes Unies du Cameroun) – ANVC (Association nationale des villes de la République démocratique du Congo)- ANCT (Association Nationale des Communes du Tchad)- AARA/STP (Association nationale des maires de Sao Tomé et Principés). Ville de Malabo

Comité Exécutif (3 membres)

AMG – AMC – AMCA –

Commission de Gestion financière

CVUC

Comité électoral

ANVC

14. Pour le Réseau des Femmes Élues locales d’Afrique la région Afrique Centrale soumet les candidatures ci-après:

Conseil Panafricain REFELA (9 membres)

Célestine Ketcha epouse Courtes, Maire de Bangangté, Cameroun; Kirnakiming Clémentine, Maire de Kelo, Tchad; Mme Ossibi Nancy Sidoine, Congo; Marie Josée Nyongo, RDC;

Manga Ndongo épouse Mvondo Henriette, Cameroun; Mapangou Maite, maire de Nde Nde, Gabon;

Une élue locale de Sao Tomé et Principe

Une élue locale de Guinée Équatoriale

Bureau Exécutif REFELA

Célestine Ketcha epouse Courtes, Maire de Bangangté, Cameroun;

Kirnakiming Clémentine, Maire de Kelo, Tchad;

Mme Ossibi Nancy Sidoine, Congo.

15. Nous proposons qu’en raison des services éminents qu’Elle rend à notre organisation, CGLU Afrique considère de solliciter Sa Majesté Mohammed VI, Roi du Maroc, pour qu’Elle veuille bien accepter d’être le Parrain de notre organisation continentale.

16. Nous réitérons notre soutien et notre considération à Monsieur Khalifa Ababacar Sall, député maire de Dakar et Président de CGLU Afrique.

17. Nous tenons à exprimer notre gratitude au Président de la République du Gabon et à son Gouvernement ainsi qu’au Maire de la Ville de Libreville, pour toutes les facilités mises à la disposition des délégués au cours de leur séjour et pour la sollicitude montrée à l’endroit des associations des collectivités territoriales de la région Afrique centrale et de leur organisation représentative au niveau continental, CGLU Afrique.

Fait à Libreville le 17 avril 2018

Les participants

La Region Afrique Centrale Prête pour le Sommet Africites 2018

Libreville, Gabon, 17 avril 2018

La réunion stratégique régionale de Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) pour l’Afrique Centrale a eu lieu à l’hôtel Le Méridien Re-Ndama de Libreville (Gabon), du 16 au 17 avril 2018. 

La réunion a été organisée en partenariat avec la Mairie de Libreville.  6 des 8 pays que compte la région Afrique centrale y ont pris part: Cameroun, Congo, République Centrafricaine, République Démocratique du Congo, Gabon, Tchad. Les délégués étaient les présidents des associations nationales de gouvernements locaux, les dirigeantes du Réseau  des Femmes élues locales d’Afrique (REFELA), et les secrétaires permanents des associations nationales. 

L’ouverture officielle de la rencontre  a été faite par Mme Judith Koumba Pemba Mombo, Secrétaire Général représentant le Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité, chargé de la Décentralisation et du Développement Local, en présence de : M. Diderot Moutsinga Kebila, Gouverneur de la province de l’Estuaire, Mme Rose Christiane Ossouka Raponda, Maire de Libreville, vice-présidente CGLU pour l’Afrique, M. Christian Roger Okemba, Maire de Brazzaville (Congo), Vice-président de CGLU Afrique pour la région Afrique centrale, Mme Célestine Ketcha Courtès, Présidente du REFELA, M. Mohamed Yassine Daoudi, Vice Président de l’Association Marocaine des Présidents des Conseils Communaux (AMPCC) et M.  Jean Pierre Elong Mbassi, Secrétaire Général de CGLU Afrique.

Les travaux ont été présidés  par M. Christian Roger Okemba, Maire de Brazzaville (Congo), Vice-président de CGLU Afrique pour la région Afrique centrale et modérés par M. Jean Pierre Elong Mbassi, Secrétaire Général de CGLU Afrique.

La première journée a été consacrée à un échange d’informations sur l’état de la décentralisation dans les pays de la région Afrique Centrale, le rôle des collectivités territoriales sur la mise en œuvre de l’Agenda 2063 de l’Union Africaine et des agendas internationaux adoptés par les Nations Unies en 2015 et 2016. Cette session a aussi permis de faire le point sur la signature et la ratification de la Charte Africaine sur les Valeurs et Principes de la Décentralisation, de la Gouvernance Locale et du Développement Local; ainsi que de la création du Haut Conseil des collectivités locales en tant qu’organe consultatif de l’Union Africaine. 

Les participants de la région Afrique Centrale font face à plusieurs réalités similaires dans la mise en œuvre du processus de décentralisation dans leur pays. Si les textes qui régissent la décentralisation existent, leur mise en application tarde à se concrétiser. Selon le rapport CGLU Afrique sur «l’environnement institutionnel des collectivités territoriales d’Afrique», la région Afrique Centrale est la moins bien classée en matière de pays offrant un climat favorable aux collectivités locales.

Les membres de CGLU Afrique dans la région ont été  invités à contribuer à la mise à jour de leur fiche pays de ce rapport et aussi  à plaider pour la ratification par leur pays de la Charte Africaine sur les Valeurs et Principes de la Décentralisation, de la Gouvernance Locale et du Développement Local. Depuis son adoption, à Malabo en 2014, la charte a été signée par 13 pays et ratifiée par seulement 3 pays (Madagascar, Burundi et Namibie) dont aucun de l’Afrique Centrale. La Charte deviendra un instrument juridique de l’Union africaine lorsqu’elle sera signée et ratifiée par 15 pays et déposée auprès de la Commission de l’Union africaine.   Sur ce point, une délégation a été reçue par le ministre de l’intérieur du Gabon qui s’est engagé à porter le dossier pour assurer la ratification de la charte par son pays d’ici juin-juillet 2018.

Les associations nationales ont aussi été invitées à rédiger des mémorandums sur la situation de la décentralisation dans leur pays et à marquer de leur emprunte la célébration la journée africaine de la décentralisation, journée décrétée à être célébrée le 10 août de chaque année par l’Union Africaine.

Les participants se sont longuement penchés sur leur implication dans la mise en œuvre du Nouvel Agenda Urbain. Ils ont été invités à inventer leur propre urbanisation. Seuls 12 pays sur le continent Africain disposent d’une politique nationale d’urbanisation. Ils ont été sensibilisés à faire des jumelages entre les villes et les universités pour mettre un savoir de qualité adapté aux réalités de chaque ville africaine (Bidonvilles, ordures ménagères, etc).

Concernant les ODD, ils ont rempli le questionnaire de l’organisation mondial CGLU, sur la localisation des ODD et l’Agenda 2030. Les résultats de ce questionnaire présenteront la voix de l’Afrique locale dans le rapport que va produire CGLU pour les commissions régionales des Nations Unies et pour le Forum Politique de Haut Niveau (FPHN) des Nations Unies en Juillet 2018.

Au cours de la deuxième journée l’attention s’est focalisée sur les relations de CGLU Afrique avec l’Union européenne. En 2013, l’UE a adopté une communication qui reconnaît pour la première fois les autorités locales en tant qu’autorités publiques à part entière. Suite à cette reconnaissance, l’Union européenne a conclu un accord-cadre de partenariat avec des associations internationales et continentales de gouvernements locaux, parmi lesquelles figure CGLU Afrique. Les participants ont également été informés de ce que, conformément aux dispositions de la communication de l’UE de 2013 sur les autorités locales, les associations nationales peuvent être considérées comme en situation de  monopole dans leur pays respectifs et à ce titre, peuvent accéder aux fonds de coopération de l’UE alloués aux collectivités lsans passer par un appel à propositions à condition qu’elles présentent et discutent avec la délégation de l’UE d’un programme de mise en œuvre convenu avec les membres de ladite association nationale. Les participants ont également été informés du début des négociations de l’accord post-Cotonou qui régira les relations de coopération entre l’Union africaine et l’Union européenne pour les 20 prochaines années. Il a été demandé aux membres de CGLU Afrique d’Afrique centrale de plaider auprès de leurs gouvernements nationaux pour que les collectivités territoriales participent comme partenaires clés aux différentes étapes de discussion de l’accord. Il a également été recommandé qu’une délégation de décideurs politiques de CGLU Afrique rencontre le président de la Commission de l’Union Africaine pour demander que les autorités territoriales soient impliquées aux côtés de la commission de l’Union Africaine dès le début des négociations de l’accord post Cotonou. Par ailleurs il a été demandé aux membres de CGLU Afrique de la région Afrique centrale de rencontrer les délégations de l’Union européenne dans leurs pays respectifs pour discuter de l’application des dispositions de la Communication de 2013. L’un des problèmes qui a été soulevé est celui de la faible capacité des associations nationales à monter des dossiers éligibles aux financements européens. Les membres ont demandé au secrétariat d’envisager de créer une cellule technique d’appui aux associations pour la préparation des requêtes de financements. Cette cellule doit également pouvoir être déployée au niveau des  bureaux régionaux. 

Les participants ont ensuite discuté de la mise en place d’un index sur la transparence et l’intégrité des collectivités territoriales. Cette préoccupation est de plus en plus prise en compte au niveau des citoyens comme à celui des États ou des milieux financiers. Il convient donc d’anticiper sur la demande de transparence pour laquelle les autorités territoriales sont de plus en plus interpelées. Les participants ont ensuite discuté des stratégies de communication basées sur l’Internet, et de l’offre que le secrétariat fait aux membres de les assister à mettre en place leur site Internet.

Les membres ont été informés du lancement des trois principales campagnes qui sont au cœur du plan d’action triennal 2018-2020 du  Réseau des Femmes Elues Locales d’Afrique (REFELA). Il s’agit de la campagne «Villes Africaines sans enfants de la rue », la campagne « villes africaines tolérance zéro face aux violences faites aux femmes» et la campagne « villes africaines qui promeuvent le leadership et l’autonomisation économique des femmes». Les collectivités locales  d’Afrique centrale ont adhéré à la campagne ville africaine sans enfants de la rue qui sera lancée officiellement lors du sommet Africités 8 à Marrakech au Maroc du 20-24 Novembre 2018.

Les Membres sont invités à participer en grand nombre au sommet. Il leur a également été signalé qu’ils doivent participer à l’Assemblée Générale de CGLU Afrique et à celle du Réseau des Femmes Elues Locales d’Afrique (REFELA) qui se tiendra pendant le Sommet de Marrakech. Il a également été rappelé aux  membres les règles et procédures de l’Assemblée générale élective  qui se teindra le 23 novembre   lors du Sommet Africités.

Le lancement officiel de la 8e édition du Sommet Africités aura lieu à Rabat, au Maroc le 15 mai 2018. Le thème de cette édition est : ” La transition vers des villes et des territoires durables: le rôle des collectivités territoriales d’Afrique.” Le Sommet Africités sera aussi le cadre de la tenue le 23 novembre 2018 de la tenue de l’assemblée générale élective de CGLU Afrique. En vue de soumettre les candidatures de la région Afrique centrale aux différentes instances de l’organisation, un caucus réunissant les présidents des différentes associations nationales s’est tenu le 17 avril et a abouti aux propositions de candidatures reprises dans la déclaration finale de la rencontre régionale .

La réunion stratégique régionale tenue à Libreville, fait suite à celle tenue à Nairobi au Kenya du 09 au 10 avril 2018 pour la région Afrique de l’Est. Elle sera suivie par la réunion stratégique de l’Afrique australe   à Walvis Bay   (Namibie),   du 7 au 8 mai 2018; de la réunion stratégique de l’Afrique de l’Ouest à Accra (Ghana), les 28 et 29 mai 2018; et de la réunion stratégique de l’Afrique du Nord à Rabat (Maroc),  du  18 au 19 juin 2018. 

 

Pour de plus amples informations, veuillez contacter:

Gaëlle Yomi: Tél: + 212 610 56 71 45

e-mail: gyomi@uclga.org

Réunion stratégique régionale de CGLU Afrique à Libreville

La réunion stratégique régionale de Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) pour la région Afrique centrale aura lieu à l’Hôtel Le Méridien Re-Ndama de Libreville, au Gabon, les 16 et 17 avril 2018.

La réunion est organisée par CGLU Afrique, l’organisation panafricaine et la voix unie assurant la représentation des gouvernements locaux sur le continent en collaboration avec la mairie de Libreville.

La capitale Gabonaise abritera la deuxième rencontre de la série de réunions stratégiques de CGLU Afrique qui auront lieu à travers les cinq régions d’Afrique (Afrique du Nord, Afrique de l’Ouest, Afrique centrale, Afrique de l’Est, Afrique australe). La première s’est tenue à Nairobi, au Kenya du 10 au 11 avril 2018 pour la région Afrique de l’Est. En tant que la voix des collectivités locales du continent, CGLU Afrique à travers ces rencontres vise à :

  1.  Etablir un bilan de l’état de la décentralisation dans les différentes régions et répondre aux priorités de l’agenda de la décentralisation dans les régions ;
  2.  Délibérer sur les actions prioritaires nécessaires pour aider les collectivités locales à devenir des partenaires fiables pour les gouvernements nationaux ; les communautés économiques régionales ; et les autres partenaires au développement et parties prenantes.

Les réunions aborderont des questions spécifiques, telles que :

  • Informer les membres de CGLU Afrique en ce qui concerne les derniers développements survenus dans la région en matière d’agendas mondiaux et africains et l’implication des gouvernements locaux dans leur mise en œuvre, en particulier l’Agenda 2063 de l’Union africaine,  le Nouvel Agenda Urbain,  les Objectifs de développement durable (ODD), l’Agenda du Climat,  et le Cadre de Sendai pour la réduction des risques de catastrophe;
  • L’état d’avancement en matière de signature et de ratification de la Charte africaine sur les valeurs et les principes de la décentralisation, de la gouvernance locale et du développement local dans les différents pays d’Afrique centrale;
  •  La participation des membres de CGLU Afrique de la région Afrique centrale à la préparation et la mise en œuvre du  Sommet Africités 2018, l’événement phare de CGLU Afrique,  qui aura lieu  du 20 au 24 novembre  2018 à Marrakech  (Royaume du Maroc),  autour du thème:  ” La transition vers des villes et des territoires durables: le rôle des collectivités territoriales d’Afrique.”
  • La préparation et la participation des membres de la Région Afrique centrale à l’Assemblée générale élective de CGLU Afrique qui se tiendra le 23 novembre dans le cadre du Sommet Africités.

L’ouverture officielle de la réunion sera présidée par son excellence M. Lambert Noel MATHA, Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité, chargé de la Décentralisation et du Développement Local, en présence de :

  • Diderot Moutsinga Kebila, Gouverneur de la province de l’Estuaire,
  • Mme Rose Christiane Ossouka Raponda, Maire de Libreville, vice-présidente CGLU pour l’Afrique ;
  • M. Christian Roger Okemba,Mairede Brazzaville (Congo), Vice-président de CGLU Afrique pour la région Afrique centrale ;
  • M. Jean Pierre Elong Mbassi, Secrétaire Général de CGLU Afrique.

La réunion verra la présence des présidents des associations nationales de gouvernements locaux, des dirigeants du Réseau de Femmes Elues Locales d’Afrique (REFELA) et des secrétaires permanents des associations nationales de gouvernements locaux.  Parmi les autres participants à la réunion figureront des experts en matière de décentralisation, d’urbanisation et de changement climatique.

Les médias nationaux et internationaux basés au Gabon sont invités à couvrir la cérémonie d’ouverture ce lundi 16 avril 2018 à 09h00 à l’Hôtel Le Méridien Re-Ndama de Libreville et le point de presse de clôture qui aura lieu le Mardi 17 avril au même endroit à 17h00.

Les prochaines réunions stratégiques régionales de CGLU Afrique auront lieu respectivement à Walvis Bay (Namibie) du 7 au 8 mai 2018, pour la Région de l’Afrique australe ; à Accra (Ghana) les 28 et 29 mai 2018, pour la Région de l’Afrique de l’Ouest ; et à Rabat (Maroc) du 18 au 19 juin  2018, pour la Région Afrique du Nord.

Pour davantage d’informations, veuillez contacter :
Gaëlle Yomi:  Tel: + 212 610 56 71 45
email:  GYomi@UCLGa.org

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La Reunion Stratégique Régionale De CGLU Afrique Unifie les Autorités Locales et les Villes d’Afrique de l’est

Nairobi, Kenya, 10 avril 2018

La réunion stratégique régionale de Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) pour la région de l’Afrique de l’Est a eu lieu à l’Hôtel Intercontinental (Nairobi, Kenya) du 9 au 10 avril 2018.

La réunion organisée en collaboration avec le Conseil des gouverneurs (COG) du Kenya a vu la présence de 10 pays représentant 14 associations nationales de gouvernements locaux comprenant le Rwanda, le Burundi, Madagascar, les Comores, l’Ouganda, les Seychelles, la Tanzanie, Djibouti, l’Ethiopie et le Kenya. Les pays étaient représentés par les présidents des associations nationales de gouvernements locaux, les dirigeantes du Réseau des Femmes élues locales d’Afrique (REFELA), et leurs secrétaires permanents.

Les travaux ont été ouverts par M. Amb Tuneya Hussein Dado, Secrétaire administratif en Chef, au Ministère de la Déconcentration et ASALS en présence de Son Excellence le Gouverneur Josphat Nanok Koli, Président du Conseil des Gouverneurs (COG), M. David Andre, Maire de Victoria (Seychelles), Vice-Président de CGLU Afrique pour la Région de l’Afrique de l’Est, et M. Jean Pierre Elong Mbassi , Secrétaire Général de CGLU Afrique.

Dans son allocution, M. Amb Tuneya Hussein Dado a réitéré l’importance de renforcer les gouvernements locaux et le rôle clé joué par CGLU Afrique dans l’unification des gouvernements locaux à travers l’Afrique.

Au nom du Conseil des Gouverneurs du Kenya (COG), Son Excellence Josphat Nanok Koli a souhaité la bienvenue aux délégués et souhaité à tous un bon séjour à Nairobi. Il a exprimé son bonheur d’accueillir la première des cinq réunions stratégiques régionales de CGLU Afrique qui se tiendront dans les cinq régions du continent (Afrique du Nord, Afrique de l’Ouest, Afrique centrale, Afrique de l’Est et Afrique australe). Il a également mentionné l’engagement du COG à faire partie de CGLU Afrique et de son programme de coopération et de décentralisation.

M. Jean Pierre Elong Mbassi, Secrétaire Général de CGLU Afrique, a rappelé dans son discours aux participants l’importance des réunions stratégiques régionales de CGLU Afrique. « Elles sont essentielles dans la vie de CGLU Afrique. Il est donc essentiel que les membres mettent pleinement à profit leur réunion ici pour partager leurs connaissances en ce qui concerne la situation de la décentralisation et des gouvernements locaux et sous-nationaux dans leurs pays respectifs et pour réfléchir à la manière d’améliorer cette situation pour une plus grande implication des autorités locales et régionales dans la définition et la mise en œuvre des politiques et stratégies de développement et d’intégration définies par l’Agenda 2063 de l’Union africaine », a déclaré M. Mbassi. «Les réunions stratégiques régionales offrent également aux membres un moment pour réfléchir à ce qui se passe aux niveaux continental et mondial, en particulier à l’impact de l’Agenda 2063 sur les mandats et les actions des gouvernements sous-nationaux et locaux”, a-t-il ajouté.

Au cours du premier jour de la réunion, deux sessions ont été organisées au sujet du Réseau de CGLU Afrique dans la Région. A travers ce thème, les participants ont partagé leurs expériences sur l’état de la décentralisation dans leurs pays et les principaux défis auxquels elle est confrontée. Les participants ont également reçu des informations sur les partenariats de coopération décentralisée et sur le Programme Panafricain de revue par les Pairs de CGLU Afrique. Les candidats à l’accueil d’une Mission d’Evaluation par les Pairs et pour faire partie des équipes d’Evaluation par les Pairs ont été enregistrés.

La deuxième session a porté sur le fonctionnement des réseaux de CGLU Afrique et sur la manière dont ces réseaux peuvent contribuer à renforcer la performance des gouvernements infranationaux et locaux. Pour rappel, les réseaux de CGLU Afrique comprennent: le Réseau des femmes élues locales d’Afrique (REFELA); le Réseau des Secrétaires Généraux des villes et territoire d’Afrique (Africa MAGNET); le Réseau des Directeurs financiers des villes et territoire d’Afrique (Africa FINET); et le Réseau des Directeurs techniques des villes et territoire d’Afrique (Africa TECHNET). Cette session a également porté sur le rôle des gouvernements locaux et régionaux dans la mise en œuvre des Agendas Africains et Mondiaux tels que la Charte Africaine sur les Valeurs et Principes de Décentralisation, la Gouvernance Locale et le Développement Local; la création du Haut Conseil des collectivités locales en tant qu’organe consultatif de l’Union Africaine; le rôle des gouvernements infranationaux et locaux de l’Afrique dans la mise en œuvre de l’Agenda 2063 de l’Union africaine, les Objectifs de développement durable (ODD), et l’Agenda du climat.

Les membres de CGLU Afrique dans la région de l’Afrique de l’Est sont invités à plaider pour la ratification par leur pays de la Charte Africaine sur les Valeurs et Principes de la Décentralisation, de la Gouvernance Locale et du Développement Local. Depuis son adoption, à Malabo en 2014, la charte a été signée par 13 pays et ratifiée par seulement 3 pays, dont 2 en Afrique de l’Est (Madagascar et Burundi). La Charte deviendra un instrument juridique de l’Union africaine lorsqu’elle sera signée et ratifiée par 15 pays et déposée auprès de la Commission de l’Union africaine.

Lors de la présentation sur le rôle des gouvernements locaux africains dans la mise en œuvre des ODD, les participants ont observé l’exemple du rôle joué par les autorités locales au Nigeria. CGLU, l’organisation mondiale des autorités locales, a également élaboré une boîte à outils qui fut partagée avec les membres.

Concernant l’Agenda Climatique, les Associations Nationales de Gouvernements Locaux ont été encouragées à rejoindre le Pacte mondial des maires pour le climat et l’énergie où la section Afrique est accueillie par CGLU Afrique dans son Bureau Régional Afrique de l’Ouest (WARO) au Ghana. La task force climat de CGLU Afrique a été lancé pendant la COP23 pour aider les gouvernements infranationaux et locaux africains à préparer des demandes de financement éligibles au Fonds vert pour le climat (GCF).

Les membres ont été informés de la nécessité pour les gouvernements locaux de faire preuve de transparence et d’intégrité afin de fournir aux membres volontaires un outil pour résoudre le problème redoutable de la corruption dans les administrations infranationales et locales.

Les participants ont également été informés du rôle qu’ils sont censés jouer dans la mise en œuvre de l’agenda de coopération de l’Union européenne. En 2013, l’UE a adopté une communication qui reconnaît pour la première fois les autorités locales en tant qu’autorités publiques à part entière. Suite à cette reconnaissance, l’Union européenne a conclu un accord-cadre de partenariat avec des associations internationales et continentales de gouvernements locaux, parmi lesquelles figure CGLU Afrique. Les participants ont également été informés de ce que, conformément aux dispositions de la communication de l’UE de 2013 sur les autorités locales, les associations nationales ayant un monopole dans leur pays peuvent accéder aux fonds de coopération de l’UE alloués aux collectivités locales sans passer par un appel à propositions à condition qu’elles présentent et discutent avec la délégation de l’UE d’un programme de mise en œuvre convenu par les membres de ladite association nationale. Les participants ont également été informés du début des négociations de l’accord post-Cotonou qui régira les relations de coopération entre l’Union africaine et l’Union européenne pour les 20 prochaines années. Il a été demandé aux membres de CGLU Afrique de plaider auprès de leurs gouvernements nationaux pour qu’ils intègrent les gouvernements locaux comme partenaires clés aux différentes étapes, de la phase de négociation à la phase de définition et de mise en œuvre, ce qui implique que le niveau territorial et local soit reconnu comme niveau critique pour la mise en œuvre et l’évaluation de l’impact des programmes de coopération de l’UE. Le dialogue avec les délégations de l’UE a également été recommandé pour assurer le suivi de la mise en œuvre de la Communication 2013 et des négociations de l’accord post-Cotonou qui débuteront bientôt (vraisemblablement en septembre 2018).

Le 8ème Édition du Sommet Africités a été annoncée et sera accueillie à Marrakech, au Maroc du 20-24 novembre 2018. Les Membres sont invités à participer en grand nombre. Il leur a également été signalé qu’ils doivent participer à l’Assemblée Générale de CGLU Afrique et à celle du Réseau des Femmes Elues Locales d’Afrique (REFELA) qui se tiendra pendant le Sommet de Marrakech. Il a également été rappelé aux membres les règles et procédures de l’Assemblée générale élective qui se teindra le 23 novembre lors du Sommet Africités. Le lancement officiel de la 8 ème édition du Sommet Africités aura lieu à Rabat, au Maroc le 15 mai 2018.

Le Président du Conseil des Gouverneurs du Kenya a également exprimé l’intérêt pour de leur association a accueillir le prochain Sommet Africités en 2021 et a demandé le soutien des membres de CGLU Afrique de la Région Afrique de l’Est.

La réunion stratégique régionale tenue à Nairobi sera suivie de la réunion stratégique régionale pour la Région de l’Afrique centrale, à Libreville (Gabon), les 16-17 avril 2018; pour la région de l’Afrique australe à Walvis Bay (Namibie), du 7 au 8 mai 2018; pour la Région de l’Afrique de l’Ouest à Accra (Ghana), les 28 et 29 mai 2018, et pour la Région Afrique du Nord à Rabat (Maroc), du 18 au 19 juin 2018.

Pour de plus amples informations, veuillez contacter:

Gaëlle Yomi: Tél: + 212 610 56 71 45

Email: gyomi@uclga.org

Nairobi accueille la réunion stratégique régionale de CGLU Afrique

La réunion stratégique régionale de Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) pour la région Afrique de l’est aura lieu à l’Hôtel Intercontinental à Nairobi, au Kenya, les 9 et 10 avril 2018.  La réunion est organisée par CGLU Afrique, l’organisation panafricaine et la voix unie assurant la représentation des gouvernements locaux sur le continent en collaboration avec le Conseil des Gouverneurs (COG) du Kenya. La capitale du Kenya donnera le coup d’envoi à une série de réunions stratégiques de CGLU Afrique qui auront lieu à travers les cinq régions d’Afrique (Afrique du Nord, Afrique de l’Ouest, Afrique centrale, Afrique de l’Est, Afrique australe).  En tant que la voix des collectivités locales du continent, CGLU Afrique vise à :

  1.  Etablir un bilan de l’état de la décentralisation dans les différentes régions et répondre aux priorités de l’agenda de la décentralisation dans les régions
  2.  Délibérer sur les actions prioritaires nécessaires pour aider les collectivités locales à devenir des partenaires fiables pour les gouvernements nationaux ; les communautés économiques régionales ; et les autres partenaires au développement et parties prenantes.

Les réunions aborderont des questions spécifiques, telles que :

  •  Informer les membres de CGLU Afrique en ce qui concerne les derniers développements survenus dans la région en matière d’agendas mondiaux et africains et d’implication des gouvernements locaux  dans leur mise en œuvre,  en particulier l’Agenda 2063 de l’Union africaine,  le Nouvel Agenda Urbain,  les Objectifs de développement durable (ODD), l’Agenda du Climat,  et le Cadre de Sendai pour la réduction des risques de catastrophe;
  • L’état d’avancement en matière de signature et de ratification de la Charte africaine sur les valeurs et les principes de la décentralisation, de la gouvernance locale et du développement local dans les différents pays d’Afrique de l’Est ;
  •  La participation des membres de CGLU Afrique de la région Afrique de l’Est à la préparation et la mise en œuvre du  Sommet Africités 2018, l’événement phare de CGLU Afrique,  qui aura lieu  du 20 au 24 novembre  2018 à Marrakech  (Royaume du Maroc),  autour du thème:  ” La transition vers des villes et des territoires durables: le rôle des collectivités territoriales d’Afrique.”
  • La préparation et la participation des membres de la Région Afrique de l’Est à l’Assemblée générale élective de CGLU Afrique qui se tiendra le 23 novembre dans le cadre du Sommet Africités.

L’ouverture officielle de la réunion sera présidée par M. Festus Mwangi Kiunjuri, Secrétaire du Gouvernement, Ministère de la Déconcentration et de la Planification, représentant du Ministre, en présence de :

  • Son Excellence, le Gouverneur Josephat Nanok Koli – Président du Conseil des Gouverneurs ;
  • M.  David Andre, Maire de Victoria Seychelles, Vice-président de CGLU Afrique, Région de l’Afrique de l’Est
  • M.  Jean Pierre Elong Mbassi, Secrétaire Général de CGLU Afrique.

La réunion verra la présence des présidents des associations nationales de gouvernements locaux, des dirigeants du Réseau de Femmes Elues Locales (REFELA) et des secrétaires permanents des associations nationales de gouvernements locaux.  Parmi les autres participants à la réunion figureront des experts en matière de décentralisation, d’urbanisation et de changement climatique.

Les médias nationaux et internationaux basés au Kenya sont invités à couvrir la cérémonie d’ouverture ce lundi 09 avril 2018 à 09h00  à l’InterContinental Hotel, Nairobi  et le point de presse de clôture qui aura lieu le Mardi 10 avril au même endroit à  17h00.

Les prochaines réunions stratégiques régionales de  CGLU Afrique  auront lieu respectivement  à  Libreville (Gabon), les  16-17 avril 2018,  pour la Région Afrique centrale; à Walvis Bay (Namibie) du 7 au 8 mai 2018, pour la Région de l’Afrique australe;  à Accra (Ghana) les 28 et 29 mai  2018, pour la Région de l’Afrique de l’Ouest; et à Rabat (Maroc) du 18 au 19 juin  2018, pour la Région Afrique du Nord.

Pour davantage d’informations, veuillez contacter :
Gaëlle Yomi:  Tel: + 212 610 56 71 45
email:  gyomi@uclga.org

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Forum Crans Montana sur l’Afrique et la Coopération Sud-Sud : contribution de CGLU Afrique à la conférence Internationale sur la Gestion Urbaine Globale

A l’occasion du Forum de Crans Montana sur l’Afrique et la Coopération Sud-Sud organisé à Dakhla (Maroc), du 15 au 20 mars 2018, une Conférence Internationale sur la Gestion Urbaine Globale a réuni un grand nombre de maires d’Afrique et du reste du monde.   La rencontre tenue le 17 mars a permis aux participants ; élus locaux, responsables de l’administration centrale, experts et universitaires de partager leurs expériences en matière de développement urbain et discuter pour la première fois à Crans Montana, des problèmes de la gestion urbaine tels que l’accès au logement, la mobilité, le traitement des déchets et des eaux usées, le développement durable et la sécurité urbaine…

Présidée par M. Mohamed Boudra, Maire de Al-Hoceima et Président de l’Association Marocaine des Présidents des Conseils Communaux (AMPCC), et modérée par M. Jean-Pierre Elong Mbassi, Secrétaire Général des Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique, cette Conférence Internationale a également accueilli la participation de nombreux Présidents d’Associations des Collectivités Locales de pays africains, membres du conseil panafricain de CGLU Afrique. Ces derniers ont pu aborder la problématique du développement urbain, une évolution humaine inévitable qui constitue aujourd’hui un défi pour toute l’Afrique.

Au cours des échanges, M. Mbassi est revenu sur l’importance d’impliquer les élus locaux dans la mise en œuvre des projets d’urbanisations en Afrique.  Il a soulevé 4 principaux points :

  • «Il faut absolument que les villes soient planifiés pour que l’on sache où l’on va. On doit avoir des pensées stratégiques. En planifiant les villes nous devons nous préoccuper des ODD et de la participation des populations parce que, ce que tu fais pour moi sans moi, tu le fais contre moi», dira-t-il.
  • « il faut se préoccuper de comment on finance les collectivités territoriales. Les grandes mais aussi les petites. Il ne faut abandonner personne suivant le leitmotiv de la communauté internationale».
  • « Si on ne met pas en place des systèmes institutionnels, des systèmes juridiques et des ressources humaines nécessaires ça reste dans le domaine du discours. La coopération doit se préoccuper de ces échanges à la fois dans les champ législatif, financier, et aussi dans le champ des renforcements de capacités pour que progressivement, chaque collectivité atteigne un niveau de maitrise de son épanouissement».
  • «La coopération Sud/Sud est une des clés du développement de l’Afrique. Elle sera le futur du monde, car en 2100 elle atteindra les 4 Milliard d’habitants soit 40% de l’humanité. Et pour relever les  défis de l’urbanisation,  l’Afrique doit maintenant assumer ses responsabilités » conclut M. Mbassi.

Mohamed Boudra, président de l’AMPCC, a affirmé que l’avenir de la politique urbaine et de la jeunesse dépendra de la stratégie et des politiques qui seront tracés par les différents acteurs ; Gouvernement, Responsables locaux experts… et que les maires et les responsables locaux doivent être au centre de toutes ces politiques et, ensemble, ils doivent renforcer le processus de la coopération sud/sud.

Soutien Royal à CGLU Afrique et invitation au Sommet Africités 2018

Lors de la cérémonie d’ouverture du forum, le discours Royal a été lu par le président de la région de Dakhla. Ce geste démontre que « l’option du MAROC pour la régionalisation avancée est extrêmement affirmée», indique M. Mbassi. «Ca veut dire que, ce que SA Majesté souhaite qu’on mette en œuvre c’est le développement du Maroc à partir de ses territoires. C’est un signe politique très fort qui s’adresse aussi à l’ensemble de l’Afrique. L’Afrique se développera à partir de ses territoires. Il y a une forte délégation de maires africains et présidents de régions africaines présents ici. Je suis très content que ce message ait été aussi visible et je suis honoré que le ROI a fait mention de notre organisation CGLU Afrique dans son discours. La rencontre de Crans Montana de cette année marque un tournant pour la coopération Sud/Sud en particulier la coopération entre territoire. Notre vie quotidienne est gérée par les élus que nous nous donnons. La régionalisation avancée, la décentralisation consiste à redonner le pouvoir aux populations à travers les élus pour qu’ils gèrent leur vie quotidienne. Quelque part le Maroc est très exemplaire dans ce mouvement qui prendra du temps pour aboutir », a expliqué le secrétaire générale de CGLU Afrique dans l’interview accordée à Medi1 Tv.

Il a par ailleurs annoncé , l’organisation du forum des régions d’Afrique lors du Sommet Africités prévu à Marrakech  du 20 au 24 novembre 2018.   

L’interview intégral de M. Mbassi est disponible ici .

Le président de l’AMPCC, Mohamed Boudra a aussi promis en clôture de la conférence Internationale sur la Gestion Urbaine Globale que « les débats vont continuer au sommet Africités à Marrakech».

Les femmes élues locales du REFELA ont également pris part le 16 mars à la session sur l’Intégration des Femmes dans les processus de décisions politiques, économique et sociale. Mme Jacqueline Moustache Belle, ancienne maire de Victoria (Seychelles) a partagé son expérience de femme élue locale et la vision que le REFELA met en œuvre depuis sa création en 2011. Ella a également soulevé l’importance de la scolarisation des filles.

Forum Africain pour la Sécurité Urbaine- les prochaines étapes

Lors du sommet Africités 2015 à Johannesburg, le Forum africain pour la sécurité urbaine (AFUS) a été officiellement lancé procurant ainsi un véhicule afin de catalyser un changement pour une meilleure sécurité pour les habitants et les visiteurs des grandes villes africaines. La ville de Durban a aété sélectionnée pour accueillir le secrétariat permanent sur la base de sa pratique institutionnelle de longue date en matière de sécurité urbaine.

Depuis Africités 2015, il est resté prioritaire pour les villes africaines d’organiser des forums réguliers pour traiter des questions de sécurité urbaine où les villes à travers l’Afrique peuvent apprendre des villes comme Durban, et l’un des objectifs principaux, pour une collaboration étroite avec CGLU Afrique, est de rehausser le rôle joué par les gouvernements locaux comme acteurs complémentaires aux gouvernements nationaux à travers le développement et la mise en œuvre des orientations régionales sur les Villes Sûres.

AFUS a tenu plusieurs rencontres à Durban, Afrique du Sud, depuis Africités 2015 et a récemment organisé la première réunion continentale du forum du 03 au 05 avril 2017, comme suivi à la conférence d’Habitat III à Quito, Equateur, en octobre 2016. Cette rencontre a été présidée par Son Excellence Madame, ZOLISWA KOTA-FREDERICKS, Ministre Déléguée aux Etablissements Humains de la République d’Afrique du Sud, en présence, de Madame, Zandile GUMEDE, Présidente de AFUS, de Madame Elisabeth JOHNSTON, Directrice Générale du Forum Européen pour la Sécurité Urbaine (EFUS), du Directeur régional d’ONU Habitat par intérim : Dr. Thomas Chiramba, de Monsieur George XOLILE, Directeur Exécutif de l’Association Nationale des autorités locales de l’Afrique du Sud (SALGA) et du Président du Forum ivoirien pour la Sécurité Urbaine, Monsieur Paulin Claude DANHO, Maire de la ville Attecoube et du Directeur Régional Afrique Australe de CGLU Afrique, représentant le Secrétaire Général de CGLU Afrique, Monsieur Jean-Pierre ELONG MBASSI.

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Par ailleurs, cette rencontre se tient dans le prolongement de la Conférence Habitat III à Quito, Equateur, en octobre 2016, où les États membres ont adopté le Nouvel Agenda Urbain avec des contributions des dirigeants urbains et régionaux, des bailleurs de fonds internationaux pour le développement, des programmes des Nations Unies et de la société civile. La session d’AFUS de cette année a permis d’examiner et d’annoter le manifeste de l’AFUS au regard du Nouvel Agenda Urbain et plus spécifiquement les paragraphes 100 à 103 et l’Agenda 2030 pour le développement – Objectifs de Développement Durable (ODD). En outre, la Maire de la Ville de Durban, Présidente d’AFUS, a tenu à apporter un soutien financier au Forum Africain pour la Sécurité Urbaine. Ce soutien se traduit par la mise à disposition d’une enveloppe budgétaire de 500 000 dollars américains par an sur une période de dix ans à compter de 2017. Le Directeur Régional de CGLU Afrique pour l’Afrique Australe et les autres participants ont salué cet important effort de la ville de Durban pour permettre à la jeune organisation de pouvoir fonctionner dès le départ. Les autres partenaires sont appelés à mobiliser les ressources au profit d’AFUS. Pour sa part, CGLU Afrique s’est engagé à mobiliser son vaste réseau de plus de 2000 villes pour les sensibiliser sur les enjeux et défis de la sécurité urbaine et ses interactions avec les agendas internationaux tout en mettant en place des sessions de formations.

 

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À travers le travail du forum et le partenariat avec CGLU Afrique, des orientations et meilleures pratiques seront partagées avec les gouvernements locaux, ce qui va appuyer leur rôle dans l’atteinte des objectifs escomptés. Deux autres points essentiels de l’ordre du jour ont permis d’adopter à l’unanimité les termes de références du Bureau Politique d’AFUS. L’exercice particulièrement participatif, a été l’examen et l’adoption du plan de travail 2017 – 2019 du Forum Africain pour la Sécurité Urbaine. Le Secrétaire Général de CGLU Afrique, Monsieur Jean- Pierre ELONG MBASSI a été désigné Membre du Conseil Consultatif de AFUS et a déclaré

« Je suis heureux, en tant que Secrétaire Général de CGLU Afrique d’être impliqué dans ce moment important pour les villes à travers l’Afrique et on espère traiter des questions comme la migration, l’extrémisme, la radicalisation et le terrorisme qui sont une priorité du forum sur les deux années à venir».   

Les nouvelles priorités thématiques d’AFUS qui ont été acceptée à l’unanimité sont :

1- Les problématiques liées à la police municipale et métropolitaine.

2- La prévention de la violence chez les jeunes, les jeunes à risques et l’intervention de la justice dédiée à la jeunesse.

3- La prévention de la violence contre les femmes.

4- La Conception et la gestion urbaine.

5- L’intégration de la sécurité communautaire  dans la planification municipale et les politiques nationales.

6- La consolidation de la paix et la prévention des conflits au niveau local.

7- La sécurité autour des bâtiments institutionnels.

8- L’extrémisme, la radicalisation et le terrorisme dans les villes: rôles et responsabilités des autorités locales.

9- Problématiques liées aux migrations dans les villes et territoires.

 

Pour plus d’informations sur les sujets abordés dans cet article, contactez :

Dr. Abdoulaye SALIFOU
Directeur du Bureau régional-Afrique Australe

Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) 

Pretoria, Afrique du Sud 

Tél : +229 67 48 16 44

Sites web: www.afriquelocale.org

INTERVIEW: Professeur Alioune Sall, Président du Groupe de prospective d’Africités7

« Les autorités locales peuvent influencer le futur si elles développent des stratégies de valorisation de leurs ressources»

Le Professeur Alioune Sall, Président du groupe de prospective qui a été mis sur pied pour la préparation du sommet Africités7, revient dans  cet entretien sur la vision de l’Agenda 2063 de l’Union Africaine (UA) et sur le rôle des collectivités locales pour la réalisation de cet Agenda.  

Le professeur Sall est également Directeur exécutif de l’Institut des Futurs Africains (Institut spécialisé en prospective).    

 

Vision Agenda 2063 de l’Union Africaine

«L’agenda 2063 procède d’une posture par rapport à l’avenir.  Elle offre une analyse courageuse de la situation de l’Afrique. Ce qui n’est pas une chose très simple parce que l’Afrique est une totalité contradictoire dans laquelle l’on trouve des éléments positifs des tendances lourdes qui se modifient sous l’effet des germes de changement, mais une totalité dans laquelle on voit aussi perdurer une tendance lourde négative. L’Agenda 2063 est lucide aussi bien  sur ces tendances lourdes négatives que sur ces germes de changement qui ont un potentiel  positif. L’Agenda 2063 est aussi une certaine posture qui est assumée ; cette attitude par rapport à l’avenir consiste à travailler pour faire que ce qui est souhaitable devienne réalité. Adopter une attitude proactive à la place des attitudes qui étaient réactives et  qui simplement visaient à aider l’Afrique à s’ajuster à une réalité externe.  Ici nous avons affaire à une attitude de conquête d’un avenir possible. Le troisième élément positif dans l’Agenda 2063 c’est qu’au-delà d’une analyse de ce que c’est que l’Afrique, l’Agenda est caractérisé par des préoccupations de type opérationnel. Ce document se veut un instrument pour améliorer la planification et la gestion du développement en Afrique et c’est pour cela que la vision du long terme avec comme vision temporelle l’horizon 2063 va être déclinée en des horizons plus courts. La première tranche étant de 10 ans c’est là que se trouve aujourd’hui la commission de l’Union Africaine en termes d’opérationnalisation de cette vision. Il y a trois autres éléments qu’il me semble important de considérer lorsque l’on veut bien comprendre l’ambition de l’Agenda 2063. Premièrement cet agenda a d’abord été élaboré par des Africains et cette caractéristique procède en mon sens d’une volonté de reconquête de la souveraineté intellectuelle qui avait été quelque peu perdue pendant près de deux décennies. Les politiques économiques par exemple ont été dominées par un paradigme qui a été extérieur, celui des ajustements structurels. L’autre caractéristique majeure est qu’il y a eu un effort d’écoute des Africains.  Aussi bien de ceux qui sont sur le continent que ceux de la diaspora pour comprendre  qu’elles étaient leurs aspirations, quelles étaient leurs craintes, et quelle pouvait être leur contribution. Ainsi l’Agenda est bâti autour de 7 aspirations majeures, le caractère participatif étant une des conditions pour qu’il ait une appropriation  véritable. La 3e caractéristique est que cet Agenda est bâti pour l’essentiel autour du citoyen.  C’est donc un Agenda afro-centrique».

 

Rôle des collectivités locales

«Les collectivités locales peuvent participer à la réalisation de l’Agenda 2063 de plusieurs manières. D’abord en réfléchissant sur leur propre évolution et les scénarios d’évolution possible dans le futur. 2063, c’est  demain : les germes de 2063 sont déjà dans la réalité actuelle. Parmi ceux qui vont  être là en 2063, quelques-uns sont déjà nés. Il faut bien se poser la question de comment ils peuvent évoluer. Intégrer la réflexion prospective dans la démarche de gestion des collectivités locales est un moyen important pour participer à la construction de l’avenir. Les collectivités ne doivent pas simplement attendre que demain arrive.  Elles pourraient aujourd’hui établir des diagnostics beaucoup plus précis et beaucoup plus riche que ceux qui sont établis jusqu’ici. La deuxième contribution pourrait être de faire ce diagnostic avec les citoyens eux-mêmes. Au lieu que ce soit des exercices technocratiques faits par les ministères ou les collectivités locales décentralisées ou par des cabinets d’experts, l’on pourrait imaginer des diagnostics fait par les citoyens eux-mêmes. Ceci pourrait être fait dans les langues parlées dans les pays, et donc l’information pourrait être mieux diffusée et  toucher des groupes qui  jusqu’ici ne sont pas touchés. Beaucoup de gens ne parlent pas les langues étrangères telles que le français et l’anglais. Il faut savoir qu’il n y a pas de bonne prospective sans un bon état des lieux. L’analyse prospective est menée quelque fois par certaines collectivités locales mais elle se fait de manière ponctuelle. Il faut que cette réflexion prospective devienne  institutionnelle afin qu’elle soit une espèce de culture. Il  y a là un vaste chantier qui est ouvert sur les collectivités locales. Les autorités locales peuvent avoir une influence sur le futur si elles développent des stratégies de valorisation de leurs ressources».

Institut des Futurs Africains 

«Nous travaillons dans 4 directions. Premièrement nous faisons beaucoup de plaidoyer pour expliquer aux Africains que la réflexion prospective n’est pas un luxe réservé à des chercheurs qui seraient débarrassés des contingences de la gestion du quotidien. Mais c’est un outil d’aide à la décision. C’est un instrument de pouvoir dans la mesure où elle permet de lever le nez du guidon. C’est un moyen de faire en sorte que les décideurs ne soit pas victimes de la tyrannie des urgences. Deuxièmement, nombre de pays africains ont lancé des études sur des perspectives à long terme. Tous les pays qui se sont engagés dans ces études ne sont pas outillés de la même manière pour mener de tel exercice. Nous aidons les pays qui le souhaitent à se doter de capacité pour maitriser les outils, les méthodes, les processus et la philosophie des études prospectives.  La troisième direction dans laquelle  nous sommes présents ce sont les publications. Nous avons publié un certain nombre d’ouvrages sur la compétitivité future des économies africaines. Nous avons publié un livre sur différents scénarios possibles pour l’Afrique à l’Horizon 2025 ; nous avons publié un guide méthodologique pour renforcer les capacités des cadres africains en matière d’étude prospective. La quatrième direction concerne les recherches sur les questions d’intérêt stratégique telles que les problèmes monétaires et les questions de paix et de sécurité. De toute évidence il n’y aura pas de développement si l’instabilité règne, si certaines parties de nos territoires sont inaccessibles».

 

Africités 2015 : Election de la nouvelle présidente du Réseau des Femmes Elues locales d’Afrique

Les femmes élues locales d’Afrique ont tenu leur assemblée élective générale au cours de la matinée du 1er décembre 2015 qui marque le troisième jour du Sommet Africités 7 se tenant à Johannesburg, Afrique du Sud.

La session (SU-15) intitulée « Femmes élues locales-Une nouvelle vision » a vu la participation d’un bon nombre de femmes élues venues de toute l’Afrique. La session a été organisée autour de deux axes principaux à savoir, le renouvellement des instances du REFELA ainsi que la présentation d’une nouvelle vision pour le réseau à presque 5 ans de sa création le 8 mars à Tanger, Maroc.

Le panel était constitué de Mme. Fatimetou Mint Abdel Malick qui a présidé la session, de Mme. Célestine Ketcha Courtès du REFELA Afrique Centrale, de Mme. Maria Helena Jose Correia Langa du REFELA Afrique Australe, de Mme. Fatna Khiel et de Mme. Milouda Hazeb du REFELA Afrique du Nord. La session a été facilitée par Mme. Malicka Ghefrane.

En première partie de la session, la présidente sortante, Mme. Fatimetou Mint Abdel Malick, a présenté le rapport moral de sa présidence et le rapport d’activité du bureau sortant. Une présentation qui a suscité l’admiration de toutes les élues présentes qui n’ont pas raté l’occasion de féliciter Mme. Mint Abdel Malick pour son travail remarquable autant que présidente du REFELA.

La nouvelle vision du REFELA selon sa présidente sortante doit être orientée vers une approche plus concrète se traduisant par des actions sur le terrain pour venir en aide à toutes les femmes en Afrique. Elle a aussi insisté sur l’importance de conclure des partenariats avec les partenaires internationaux et nationaux afin de porter la voix des femmes dans les sphères de la gouvernance.

Ensuite, la présidente sortante a annoncé l’élection de Mme. Célestine Ketcha Courtès du REFELA Afrique Centrale autant que nouvelle présidente du réseau des femmes élues locales. Mme. Ketcha Courtès s’est engagé à continuer sur la lancée de Mme. Fatimetou Mint Abdel Malick qui a su hisser le REFELA au rang international.

La nouvelle présidente n’a pas raté l’occasion de présenter ses remerciements les plus profonds à M. Jean Pierre Elong Mbassi, Secrétaire Général de CGLU Afrique pour son soutien et appui aux femmes élues locales. Elle a aussi tenu à remercier le staff de CGLU Afrique pour tous ses efforts.