Déclaration de Saidia à l’issue de la 2ème Édition du Forum Africain des Managers Territoriaux et des Instituts de Formation ciblant les Collectivités Territoriales
LES PARTICIPANTS À LA DEUXIÈME ÉDITION DU FORUM AFRICAIN DES MANAGERS TERRITORIAUX ET DES INSTITUTS DE FORMATION CIBLANT LES COLLECTIVITÉS TERRITORIALES tenu à Saidia les 25 et 26 avril 2018 sur le thème : « Se mobiliser pour le développement du Capital Humain des Collectivités Territoriales : une exigence clé pour l’atteinte des Objectifs du Développement Durable » :
- Conscients de ce que le sort de l’Afrique se joue désormais dans ses régions, ses villes et ses territoires, selon la manière dont ces derniers contribuent ou non à la promotion de l’emploi et des activités économiques génératrices de revenus, dont ils adoptent ou non des dynamiques de croissance économique respectueuses des exigences du développement durable, et dont ils arrivent ou non à sauvegarder le sentiment de solidarité et de justice aussi bien entre au sein des collectivités qu’entre collectivités ;
- Sensibilisés sur le rôle de plus en plus important attendu des collectivités territoriales d’Afrique face aux multiples défis auxquels le continent doit faire face : paix et sécurité ; urbanisation galopante ; changement climatique ; migration, attentes des jeunes, discrimination à l’égard des femmes ; endettement public endémique, défi technologique, etc. ;
- Convaincus de l’importance stratégique des ressources humaines des collectivités territoriales dans l’élaboration et la mise en œuvre des politiques publiques, ainsi que de l’urgence de leur accorder une attention particulière pour crédibiliser les politiques de décentralisation en Afrique ;
- Persuadés que les actions menées actuellement dans le domaine de la gestion des ressources humaines et du développement des compétences des administrations territoriales sont caractérisées par de nombreuses insuffisances qui en limitent les effets, et restent, en tout état de cause, très en deçà̀ des niveaux requis pour accompagner efficacement la mise en œuvre effective des ODD ;
DÉCLARENT CE QUI SUIT :
- Nous insistons sur l’urgence d’une gestion moderne des ressources humaines des
Administrations territoriales d’Afrique, en vue d’améliorer la qualité et la performance des services offerts aux populations ainsi que la contribution des collectivités africaines à la mise en œuvre de l’Agenda 2063 de l’Union Africaine et à la réalisation des objectifs de développement durable et des autres agendas globaux adoptés par les Nations Unies en 2015 et 2016.
- Nous attirons l’attention des gouvernements nationaux, des responsables de l’Union
Africaine et ceux de la communauté internationale sur la nécessité de placer désormais au premier rang des préoccupations des politiques de décentralisation, la question de la formation des ressources humaines des administrations territoriales d’Afrique et de la valorisation des métiers des collectivités territoriales en vue d’en faire progressivement une des options préférées des jeunes entrant dans la vie professionnelle.
- Nous réitérons notre soutien à l’Académie Africaine des collectivités territoriales (ALGA) mise en place par CGLU Afrique, et demandons aux gouvernements nationaux, aux associations nationales des collectivités territoriales, et aux partenaires au développement de la reconnaître comme l’institution de référence pour développer les compétences des personnels d’encadrement des administrations territoriales et des outils pour l’amélioration des performances dans la gestion des ressources humaines desdites administrations.
- Nous demandons à CGLU Afrique de prendre les initiatives appropriées pour que L’académie contribue à mettre de l’ordre dans l’accréditation et l’habilitation des instituts africains de formation ciblant les collectivités territoriales, et de collaborer avec les institutions africaines dédiées au renforcement des capacités des administrations publiques telles que l’Africa Capacity Building Foundation (ACBF) et l’African Association of Public Administration Management (AAPAM).
- Nous appelons à la mise en place d’un mécanisme pérenne de financement de la formation continue des personnels des administrations territoriales d’Afrique au niveau de tous les États du continent, dont nous proposons qu’il soit alimenté par prélèvement de 1% de la masse salariale payée auxdits personnels.
- Nous saluons la mise en place du Réseau Africain des Responsables des Ressources Humaines des collectivités territoriales, « Local Africa HR-NET », et la désignation des responsables chargés de son animation ; et nous supportons le cadre d’action adopté par les membres de ce Réseau.
- Nous encourageons le Réseau « Local Africa HR-NET » à instaurer parmi ses membres un mécanisme de revue et d’apprentissage par les pairs pour encourager la collecte, la documentation et la diffusion des expériences ainsi que l’échange de bonnes pratiques dans le domaine de la gestion des administrations des collectivités territoriales en Afrique.
- Nous réitérons notre volonté à participer et à contribuer au renforcement de la coopération internationale entre collectivités et régions d’Afrique dans le domaine du renforcement des capacités et de l’amélioration de la gestion des ressources humaines des administrations territoriales, en vue du développement de la solidarité entre les territoires et de la mutualisation des moyens.
- Nous félicitons les principaux acteurs de la Région de l’Oriental, sous le leadership du Conseil de la Région et de son Président, pour leur engagement prioritaire en faveur de la promotion du capital humain et de la démocratie participative, à travers notamment la mise en œuvre du programme du Coaching Territorial au sein de la Région ; et du développement de programmes de coopération sud-sud entre régions d’Afrique.
- C’est en reconnaissance de ces efforts louables que nous proposons de faire de la Région de l’Oriental le rendez-vous africain annuel pour réfléchir sur les ressources humaines des collectivités territoriales en Afrique et proposer les réformes et mesures d’accompagnement en vue d’améliorer le professionnalisme et la performance des administrations territoriales.
Fait à Saïdia, le 26 avril 2018.
LES PARTICIPANTS



Les membres de CGLU Afrique de la Région Afrique Centrale participant à la rencontre stratégique tenue à Libreville les 16 et 17 avril 2018 déclarent ce qui suit:
La réunion stratégique régionale de Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) pour l’Afrique Centrale a eu lieu à l’hôtel Le Méridien Re-Ndama de Libreville (Gabon), du 16 au 17 avril 2018. 
La réunion stratégique régionale de Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) pour la région Afrique centrale aura lieu à l’Hôtel Le Méridien Re-Ndama de Libreville, au Gabon, les 16 et 17 avril 2018.
Nairobi, Kenya, 10 avril 2018
Les participants ont également été informés du rôle qu’ils sont censés jouer dans la mise en œuvre de l’agenda de coopération de l’Union européenne. En 2013, l’UE a adopté une communication qui reconnaît pour la première fois les autorités locales en tant qu’autorités publiques à part entière. Suite à cette reconnaissance, l’Union européenne a conclu un accord-cadre de partenariat avec des associations internationales et continentales de gouvernements locaux, parmi lesquelles figure CGLU Afrique. Les participants ont également été informés de ce que, conformément aux dispositions de la communication de l’UE de 2013 sur les autorités locales, les associations nationales ayant un monopole dans leur pays peuvent accéder aux fonds de coopération de l’UE alloués aux collectivités locales sans passer par un appel à propositions à condition qu’elles présentent et discutent avec la délégation de l’UE d’un programme de mise en œuvre convenu par les membres de ladite association nationale. Les participants ont également été informés du début des négociations de l’accord post-Cotonou qui régira les relations de coopération entre l’Union africaine et l’Union européenne pour les 20 prochaines années. Il a été demandé aux membres de CGLU Afrique de plaider auprès de leurs gouvernements nationaux pour qu’ils intègrent les gouvernements locaux comme partenaires clés aux différentes étapes, de la phase de négociation à la phase de définition et de mise en œuvre, ce qui implique que le niveau territorial et local soit reconnu comme niveau critique pour la mise en œuvre et l’évaluation de l’impact des programmes de coopération de l’UE. Le dialogue avec les délégations de l’UE a également été recommandé pour assurer le suivi de la mise en œuvre de la Communication 2013 et des négociations de l’accord post-Cotonou qui débuteront bientôt (vraisemblablement en septembre 2018).
La réunion stratégique régionale de Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) pour la région Afrique de l’est aura lieu à l’Hôtel Intercontinental à Nairobi, au Kenya, les 9 et 10 avril 2018. La réunion est organisée par CGLU Afrique, l’organisation panafricaine et la voix unie assurant la représentation des gouvernements locaux sur le continent en collaboration avec le Conseil des Gouverneurs (COG) du Kenya. La capitale du Kenya donnera le coup d’envoi à une série de réunions stratégiques de CGLU Afrique qui auront lieu à travers les cinq régions d’Afrique (Afrique du Nord, Afrique de l’Ouest, Afrique centrale, Afrique de l’Est, Afrique australe). En tant que la voix des collectivités locales du continent, CGLU Afrique vise à :
A l’occasion du Forum de Crans Montana sur l’Afrique et la Coopération Sud-Sud organisé à Dakhla (Maroc), du 15 au 20 mars 2018, une Conférence Internationale sur la Gestion Urbaine Globale a réuni un grand nombre de maires d’Afrique et du reste du monde. La rencontre tenue le 17 mars a permis aux participants ; élus locaux, responsables de l’administration centrale, experts et universitaires de partager leurs expériences en matière de développement urbain et discuter pour la première fois à Crans Montana, des problèmes de la gestion urbaine tels que l’accès au logement, la mobilité, le traitement des déchets et des eaux usées, le développement durable et la sécurité urbaine…
Lors du sommet Africités 2015 à Johannesburg, le Forum africain pour la sécurité urbaine (AFUS) a été officiellement lancé procurant ainsi un véhicule afin de catalyser un changement pour une meilleure sécurité pour les habitants et les visiteurs des grandes villes africaines. La ville de Durban a aété sélectionnée pour accueillir le secrétariat permanent sur la base de sa pratique institutionnelle de longue date en matière de sécurité urbaine.





« Les autorités locales peuvent influencer le futur si elles développent des stratégies de valorisation de leurs ressources»
Les femmes élues locales d’Afrique ont tenu leur assemblée élective générale au cours de la matinée du 1er décembre 2015 qui marque le troisième jour du Sommet Africités 7 se tenant à Johannesburg, Afrique du Sud.