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Vidéo : Les impressions du Secrétaire Général de CGLU Afrique à l’issue du 4e Forum mondial sur le DEL

Le 4e Forum mondial sur le Développement Economique Local s’est tenu pour la première fois en terre africaine, à Praia, Cap Vert, du 17 au 20 octobre 2017. Le thème de cette édition était ” Voix locales, Actions locales, Agendas globaux”. Le Secrétaire Général de CGLU Afrique, M. Jean Pierre Elong Mbassi revient dans cette vidéo sur l’importance de ce forum.

Regardez la vidéo ci-dessous:

Vidéo-réalisée par : VISION Communication

Atelier de formation pour la première cohorte de l’équipe panafricaine d’évaluation par les pairs des collectivités locales

Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) organisera du 1erau 02 novembre 2017 à l’Hôtel Rive (Rabat, Maroc), un atelier de formation pour la première cohorte des membres de l’équipe panafricaine d’évaluation par les pairs des collectivités locales.

Le Programme panafricain d’évaluation par les pairs est mis en place par CGLU Afrique pour permettre l’auto-évaluation et l’apprentissage par les pairs au sein de la communauté des collectivités locales africaines, dans le but d’améliorer sensiblement la capacité de fourniture de services aux populations et la bonne gouvernance des collectivités locales et de leurs associations nationales.

Le programme panafricain d’évaluation par les pairs ambitionne d’apporter une perspective locale et territoriale au Mécanisme Africain d’Evaluation par les Pairs (MAEP) de l’Union Africaine.

Ce programme a été lancé en 2012 avec l’appui financier du Grand-Duché de Luxembourg et l’appui technique de l’Association des Pouvoirs Locaux de l’Angleterre et du Pays de Galles (LGA), du Royaume-Uni. Ce programme a démarré sous forme de projet pilote de 5 exercices d’évaluation par les pairs ciblant 3 catégories de villes qui ont exprimé leur intérêt à cet effet: petite ville (moins de 100 000 habitants), Otjiwarongo (Namibie); ville de taille moyenne (entre 100 000 et 1 million d’habitants), Tiassale (Côte d’Ivoire); et grande ville (plus d’un million d’habitants), Yaoundé (Cameroun); ainsi que deux associations nationales de pouvoirs locaux; du Ghana, l’Association Nationale des Collectivités Locales du Ghana (NALAG) et de l’Ouganda, l’Association Ougandaise des Collectivités Locales (ULGA). Ces exercices d’évaluation par les pairs ont été très appréciés par les dirigeants politiques de toutes les cinq institutions, suite à quoi les responsables de CGLU-Afrique ont décidé de transformer le projet pilote en un programme panafricain d’évaluation par les pairs des collectivités locales.

L’atelier de formation de deux jours vise à habiliter les responsables et agents des collectivités locales qui se sont portés volontaires pour faire partie de l’équipe panafricaine des collectivités locales d’évaluation par les pairs afin qu’ils acquièrent une maitrise du processus et des compétences requises en vue de mettre en œuvre efficacement un exercice d’évaluation par les pairs.

L’atelier réunira 35 participants qui viendront de toutes les régions d’Afrique, y compris des dirigeants politiques ; des administrateurs de ville ; des directeurs financiers de ville ; des directeurs des services techniques de ville ; des secrétaires permanents d’associations nationales de pouvoirs locaux ; des directeurs des bureaux régionaux de CGLU Afrique.

 

Pour plus d’informations, prière de contacter :

Gaëlle Yomi : Tél : +212 610 56 71 45

1er Forum des gouvernements locaux Afrique-Europe

Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique), le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) et PLATFORMA, joignent leurs efforts pour organiser le 1er Forum des gouvernements locaux Afrique-Europe le lundi 27 novembre 2017 à Abidjan, Côte d’Ivoire dans le cadre du Sommet entre l’Union Européenne et l’Union Africaine (28- 29 novembre 2017).

Dans le contexte mondial actuel, les gouvernements infranationaux sont partout confrontés à des phénomènes tels que l’urbanisation rapide, le changement climatique, les flux migratoires sans précédent, le chômage des jeunes, etc. Il faut dès lors habiliter les gouvernements locaux à assurer un développement durable et cohésif au niveau local, à être impliqués dans la conception des politiques à tous les niveaux, et à prendre les commandes de la mise en œuvre des politiques.

L’Agenda 2063 de l’Union africaine s’engage dans un leadership transformationnel au niveau local. En outre, le « Consensus européen pour le développement» révisé et les «Prochaines étapes pour un avenir européen durable», reconnaissent explicitement le rôle des processus de décentralisation et des gouvernements locaux dans la réalisation d’un futur durable.  Par conséquent, le moment est opportun pour que les associations régionales de gouvernements locaux et régionaux proposent des moyens concrets de contribution.

Promouvoir une nouvelle dynamique politique

Le 5e Sommet UA-UE offre une grande opportunité pour les gouvernements locaux et régionaux de réaffirmer leur volonté commune à promouvoir une nouvelle dynamique politique. Ce partenariat stratégique entre les deux continents devrait englober la promotion des synergies et interactions entre tous les niveaux de gouvernance, en articulant les niveaux locaux, nationaux, infranationaux et continentaux en tant que moyens indispensables pour promouvoir le dialogue politique et garantir la cohérence nécessaire et l’efficacité des politiques de coopération.

Conformément au partenariat stratégique entre CGLU Afrique et le CCRE-PLATFORMA avec la Commission européenne, et au vu des relations de longue date entre CGLU Afrique  et l’Union africaine, la proposition d’organiser un Forum des gouvernements locaux Afrique-Europe bénéficie du soutien de la Présidence du comité technique spécialisé 8 de l’Union africaine « service public, développement urbain, décentralisation et gouvernance »  et de la Haute représentante de l’UE pour les affaires étrangères, Federica Mogherini.

Dans ce contexte positif, la direction politique du CCRE, de CGLU Afrique et de PLATFORMA, peut clairement se créer une place pour défendre la contribution des gouvernements locaux et régionaux dans la future collaboration entre l’Afrique et l’Europe.

CGLU Afrique assure la mobilisation de ses membres pour ce rendez-vous au sommet. Pas moins de 50 maires africains dont les membres du bureau du Réseau des Femmes Elues Locales d’Afrique (REFELA) sont attendus à Abidjan. En effet, les réunions des instances de la 17e Session ordinaire du Comité Exécutif de CGLU Afrique et la réunion annuelle du Conseil Panafricain de l’organisation se tiendront les 24 et 25 Novembre 2017, en marge et en amont du Forum Europe-Afrique des gouvernements locaux.

Source: Avec Platforma

4e Forum Mondial DEL: Les bons plans pour construire des villes durables pour investir au niveau local, créer des emplois décents, des services et une croissance inclusive

En ce vendredi 20 septembre 2017, l’enceinte du stade national de Praia (Cap Vert) qui a abrité les 4 jours des travaux du 4e forum mondial sur le développement économique local, grouille de monde. Il faut dire que nous sommes à quelques minutes de la dernière session plénière qui précède la cérémonie de clôture de ce rendez-vous tenu pour la première fois en Afrique.

Les participants encore présents au pays de Cesaria Evora, convergent donc tous vers l’espace Santiago où se dérouleront ces deux actes finaux du forum.

 

La rencontre qui a vu la participation de près de 2000 personnes selon le comité d’organisation, va boucler la boucle en se penchant sur la thématique : «Construire des villes durables pour investir au niveau local, créer des emplois décents, des services et une croissance inclusive».

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Le secrétaire général de CGLU Afrique, M. Jean Pierre Elong Mbassi a eu l’honneur de modérer cette session composée d’un panel de haut niveau. Y figuraient notamment : M. Ulisses Correia e Silva, Premier Ministre du Cap Vert, M. Mohamed ASIM, Ministre des Affaires Etrangères des Maldives, Mme Vera Almeida, Députée cap-verdienne et ancienne membre du conseil municipal de Santo Antao, M. Carlos de Freitas, Co-directeur du Fonds Mondial de Développement pour les Villes (FMDV), Mme Gladis Alarcón, maire de la commune de Yunchará en Bolivie et M. Boureima Basile Ouedraogo, Maire de Ouahigouya au Burkina Faso.

Les panélistes ont partagé leur expérience en la matière. Le Premier ministre cap-verdien est revenu sur les initiatives prises en 2008 pour offrir une solution inclusive aux populations lorsqu’il était encore à la tête de la mairie de Praia. « A Praia nous avons travaillé pour une satisfaction des besoins primaires en sensibilisant les citoyens sur l’importance d’avoir une ville où il fait bon vivre. C’est ainsi que nous avons réduit la place du commerce informel dans les rues et inculquer aux populations la nécessité d’avoir une ville propre», explique M. Ulisses Correia e Silva, Premier Ministre du Cap Vert. L’actuelle équipe dirigeante de la mairie de Praia poursuit cet excellent travail d’entretien de la ville. Les participants au Forum ont salué à plusieurs reprises la propreté de la capitale cap-verdienne.  « Je tiens à féliciter le maire de Praia, depuis 4 jours que je suis là, je n’ai pas vu un seul sachet dans la ville de Praia», dira lors de sa prise de parole, M. Boureima Basile Ouédraogo, maire de Ouahigouya.

Du côté des Maldives, les bonnes pratiques en matière de résilience ne manquent pas. « Nous sommes un petit archipel qui regroupe des milliers d’îles parmi lesquels 103 sont habitées, indique d’entrée M. Mohamed ASIM, Ministre des Affaires Etrangères des Maldives. La pêche et le tourisme représentent 80% de notre PIB. Notre innovation réside dans le développement d’un tourisme durable.  Nous favorisons aussi la pêche à la ligne pour préserver notre environnement maritime.»

Pour pallier le défi du logement dû au surpeuplement de la capitale, les autorités des Maldives ont initié « la création des villes de jeunesses. Ces villes ont plus d’infrastructures (sanitaire, éducatives, etc), ce qui permet aux jeunes de se développer dans un cadre adéquat et de ne plus migrer vers la capitale. Les jeunes sont les acteurs clés pour notre gouvernement», confie le ministre.

Des femmes au cœur l’action

Si les Maldives ont misé sur la jeunesse, en Bolivie, ce sont les femmes qui sont prises pour cœur de cible dans le village de Yunchará. La mairesse et son équipe municipale ont impliqué les femmes pour atteindre les objectifs d’inclusion, d’offre de services sociaux de bases et d’accès au travail décent au sein de la communauté. « Nous avons lancé des programmes de renforcement des capacités des femmes, de formation d’entrepreneurs. Des potagers locaux ont vu le jour avec 50% de la production destiné aux ménages et 50% à la vente. Le programme de poules pondeuses destiné à ravitailler les écoles de la commune. Cette entreprise a débouché sur la création du premier marché des producteurs locaux avec 50% des produits offerts aux enfants à travers les cantines scolaires. Ces produits sont transformés par les habitants,» explique Mme Gladis Alarcón.

Ces initiatives ont permis de réduire de 50% la migration. «Il faut former les femmes sur le plan technique afin qu’elles envoient leurs enfants à l’école. L’éducation est la clé pour sortir les enfants de la pauvreté », soutient l’édile locale.

Le maire de Ouahigouya a pour sa part relevé le fait que l’assainissement et l’accès à l’eau demeure les défis majeurs de sa commune. Pour améliorer les conditions de vie des populations de la 4e ville du Burkina Faso dont 80% est agricole, la commune a misé sur la commercialisation des produits de contre saison. Cela permet aux femmes de vendre les fruits et légumes avec un bénéfice conséquent. Le prochain chantier que compte lancer le maire Boureima Basile Ouédraogo, est celui de l’ouverture d’une usine d’exploitation de tomates.

Le Co-directeur du FMDV, M. Carlos de Freitas conseille aux collectivités locales de chercher des financements sur le marché obligataire « c’est une alternative intéressante pour les villes, dit-il. Nous avons 15 ans pour exécuter l’Agenda 2030 et l’Accord de Paris», dit-il.

Le modérateur de la section M. Jean Pierre Elong Mbassi, conclura les échanges en rappelant que les différents panélistes ont insisté sur «la mobilisation des populations, leur discipline et la mobilisation des femmes qui sont les porteuses d’un avenir pour les villes durables.»

Revue de presse hebdomadaire des collectivités locales africaines

CGLU Afrique vous propose la revue de presse hebdomadaire web des principales informations relatives aux collectivités locales africaines de la semaine du 16 au 20 octobre 2017.

Le tour d’horizon des nouvelles des collectivités locales du continent disponible en un clic ici

N’hésitez pas à vous abonner à la mailing List, disponible en fin de la revue, pour la recevoir chaque lundi.

Condoléances de CGLU Afrique suite à l’assassinat du maire de Nampula (Mozambique)

CGLU Afrique présente ses sincères condoléances à l’Association des Municipalités du Mozambique suite à l’assassinat le 04 octobre 2017, du maire de la ville de Nampula, M. Mahamudo Amurane.

CGLU Afrique condamne le crime odieux de cet élu qui s’est distingué à travers son combat de lutte contre la corruption et espère que la lumière sera faite sur les auteurs de cet acte. 

Lisez la lettre de condoléance de CGLU Afrique, traduite en français

4e Forum Mondial sur le Développement Economique Local : Les bonnes pratiques des Collectivités Territoriales Africaines sur le climat et l’économie informelle

La ville de Praia (Cap Vert) a abrité du 17 au 20 septembre 2017 la 4e édition du Forum Mondial sur le Développement Economique Local (DEL).

Le forum qui constitue un lieu d’échange sur le développement économique local est le premier organisé sur le continent africain. Une première, saluée par les autorités cap verdienne qui ont souhaité que l’Afrique marque de son  empreinte ce forum. « Le développement économique  doit avoir l’Homme comme sujet et comme destinataire. Pour y parvenir, nous devons inclure les acteurs locaux dans toutes les politiques publiques de développement», a déclaré dans son allocution d’ouverture le Chef de l’Etat de la République du Cap Vert, Son Excellence,  Jorge Carlos Fonseca.

L’ancien maire de Praia et actuel premier ministre, M. Ulisses Correia e Silva plaidera également pour une implication des élus locaux dans ces politiques au niveau des différents pays et particulièrement ceux d’Afrique.

Des positions qui faisaient échos aux propos de Parks Tau, président de CGLU. Dans son discours, le porte parole des élus  locaux et régionaux du monde a rappelé que le bien-être des populations passe  par la mise en œuvre d’une « approche territoriale du développement économique local ». «Je vous invite à faire en sorte que ce forum soit plus que des échanges d’expériences, mais qu’il soit une mise en place des politiques de développement afin de construire au niveau local une croissance économique inclusive et durable. Les gouvernements Locaux et Régionaux doivent promouvoir le DEL sur la base de la solidarité et la cohésion», a déclare Parks Tau.

Au cours de cette grande messe qui a réunie différents acteurs (gouvernements, autorités locales, partenaires au développement, société civile, etc,) CGLU Afrique a pris part aux échanges  à travers la présence de son secrétaire général, M. Jean Pierre Elong Mbassi et son directeur des Programmes,  Dr François Yatta.

Bonnes pratiques

CGLU Afrique a par ailleurs organisé deux sessions le mercredi 17 octobre 2017.

La première a vu les élus locaux du continent se prononcer sur : «Changement climatique et DEL: Comment atténuer les effets du changement climatique tout en favorisant le développement économique local ?».

Les bonnes pratiques  du  Cap Vert, du Burkina et du Rwanda ont  notamment été partagées par les panelistes.

Au Rwanda, le programme DEL est un modèle de programme intégré lancé depuis 2002. Des résultats probants ont notamment été enregistrés dans certains villages à travers le reboisement. La réussite de l’aspect de préservation de l’environnement du programme a été rendu possible grâce à l’implication de plusieurs acteurs : l’Etat, les collectivités locales, les associations locales et les écoles. «Nous organisons dans les villages des rencontres participatives avec les habitants, explique Vincent Rutaremara, de l’Association Rwandaise des Autorités Locales. L’existence d’une politique de développement économique est indispensable pour lutter efficacement contre le changement climatique car La dégradation de l’environnement affecte les activités économiques. C’est ce qui fait l’efficacité du programme mis en œuvre au Rwanda et qui voit une implication des élus locaux dans la mise en œuvre».

Au Burkina Faso, l’utilisation de l’énergie solaire  est l’alternative choisie dans la lutte contre le changement climatique.  Charles Dallas, Directeur développement régional au Ministère des Finance de son pays explique que le gouvernement s’est inspiré du projet ECOLOC lancé par CGLU Afrique.  « Nous avons bénéficié à partir de 2005 de la  mise sur pied du projet ECOLOC  initié par CGLU Afrique au Burkina. Le but de ce projet était de faire des régions des pôles d’attraction économique. C’est sur ce modèle que le plan national du développement économique et social (PNDES) a été lancé au Burkina depuis 2016.  Nos localités font face à des problèmes d’infrastructures, ainsi nous faisons appel en milieu rural à l’utilisation de l’Energie Solaire (lampes solaires) ou parfois à de l’énergie hybride. C’est ainsi que les femmes rurales qui commercialisent du lait peuvent conserver leur aliment dans des frigos alimentés par ces deux types d’énergie.  En matière de DEL au Burkina, nous utilisons les principes de cofinancement».

Aguinaldo David,  Directeur exécutif de l’association des amis de la nature du Cap Vert  révèle que depuis 40 ans, son association  lutte contre le déboisement. Le pays ayant une masse forestière de 5000 tonnes.

La deuxième session organisée autour du thème  « économie informelle entre régularisation et accès pendant des phases de transition » a vu les intervenants relever la difficulté d’avoir une seule définition du secteur informel. La question de la régularisation du secteur informel est complexe. Dans certains pays comme le Niger, les démarches pour la création d’entreprises sont lourdes.  Sur le continent africain, les vendeurs de la rue constitue 80% du secteur informel. Ainsi, «les autorités locales sont des acteurs clés pour aider les entrepreneurs des secteurs informels à créer des stratégies pour introduire leur  emploi dans le Développement Economique Local », plaide Dr Juma Nyende, Directeur du Bureau Régional CGLU Afrique, pour l’Afrique de l’Est.

Le rôle joué par les gouvernements locaux et régionaux est essentiel car ils établissent un lien nécessaire entre tous les acteurs du secteur des entreprises, de l’entrepreneur formel à l’entrepreneur informel. Les gouvernements locaux et régionaux peuvent faciliter et soutenir tous les acteurs économiques pour contribuer à une stratégie de développement économique local.

Participation de CGLU Afrique aux 1ères Assises de la Coopération Décentralisée du Burkina Faso

Du 5 au 7 octobre 2017, se sont déroulées au Centre des Conférences Internationales de Ouagadougou, les 1ères Assises de la Coopération décentralisée du Burkina Faso. Ces assises ont réuni plus d’un millier de personnes, acteurs nationaux, locaux et partenaires étrangers de la coopération décentralisée.

En réunissant tous ses partenaires étrangers dans le cadre des mêmes assises, le Burkina Faso est passé des assises bilatérales aux assises multilatérales de la coopération décentralisée traçant la voie aux autres pays africains pour une nouvelle approche de dialogue entre partenaires de la coopération décentralisée.

Ces travaux qui ont réuni des partenaires d’Europe, d’Amérique et de huit pays africains ont été ouverts par Son Excellence, Monsieur Simon COMPAORE, Ministre d’Etat, Ministre de la Sécurité qui représentait le Premier Ministre du Faso. Dans allocution, le Ministre d’Etat, Ministre de la Sécurité, mais aussi, ancien Maire de Ouagadougou, n’a pas manqué de saluer à sa juste valeur le rôle joué par la coopération décentralisée dans le développement du Burkina.

Le Ministre d’Etat a rappelé le long cheminement qui est parti des amitiés – jumelages pour parvenir aujourd’hui à la coopération décentralisée, instrument non négligeable du co – développement. Monsieur COMPAORE a saisi l’opportunité de cette cérémonie d’ouverture pour rappeler l’attachement du Burkina à la décentralisation et à sa mise en œuvre à travers les transferts de compétences et de ressources qui deviennent progressivement réalité.

A ce sujet, le Ministre d’Etat n’a pas manqué d’indiquer à titre d’exemple, que pour cette année, c’est plus de 50 milliards de Francs CFA qui font l’objet de transferts aux collectivités locales dans le cadre de l’enseignement primaire.

Pour finir, Monsieur COMPAORE a émis le souhait que les 1ères assises de la coopération décentralisées soient l’occasion de discussions fructueuses entre les partenaires et dans l’intérêt de la population Burkinabè. Préalablement à l’allocution du Ministre d’Etat, Monsieur Jean – Pierre ELONG MBASSI, Secrétaire Général de Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique), après avoir salué l’heureuse initiative prise par le Gouvernement Burkinabè, a interpellé les représentants des gouvernements africains présents aux assises au sujet de la ratification de la Charte Africaine sur les Valeurs et principes de la Décentralisation. Adoptée en 2014 à Malabo (Guinée Equatoriale) par les Chefs d’Etat et de Gouvernement, seuls trois pays ont procédé à la ratification et au dépôt des instruments à ce jour, aussi, le Secrétaire Général de CGLU Afrique a appelé les Etats Africains à assumer leur responsabilité pour permettre l’entrée en vigueur de la charte au plus tôt.

Après deux jours de travaux, la cérémonie de clôture fut présidée personnellement par Son Excellence, Monsieur Christian Roch Marc KABORE, Président du Faso. A cette occasion, les rapports des huit tables rondes des assises ont été tour à tour présentés au Chef de l’Etat qui en a pris acte.  Enfin, répondant à la requête du Secrétaire Général de CGLU Afrique, Monsieur Christian Roch Marc KABORE a pris l’engagement d’être le porte – voix des Collectivités Territoriales en général, et des Collectivités Territoriales africaines en particulier, lors du prochain sommet EU – AU (27-30 novembre 2017 à Abidjan, Côte d’Ivoire), pour la prise en compte des Collectivités Territoriales de façon directe dans les financements du développement et à hauteur de 20 à 25% des enveloppes financières.

4e Forum Mondial sur le Développement Economique Local : Les collectivités territoriales d’Afrique se penchent sur l’économie informelle et le changement climatique

Du 17 au 20 octobre 2017, la ville de Praia (Cap-Vert), accueille le quatrième Forum mondial sur le Développement Economique Local (DEL).

Près de 1500 participants de 120 pays sont attendus à cette rencontre organisée par le PNUD (Programme des Nations Unies pour le développement), CGLU (Cités et Gouvernement Locaux Unis), l’OIT (l’Organisation International du Travail), le FAMSI (Fonds andalou des municipalités pour la solidarité internationale) et ORU-FOGAR. CGLU Afrique, l’organisation faitière des collectivités territoriales du continent va participer à cette manifestation avec une forte délégation présidée par le secrétaire général, M. Jean Pierre Elong Mbassi.

Le forum constitue un lieu d’échange sur le développement économique local. Le thème de la 4ème édition du forum porte sur «les contributions du développement économique local à la mise en œuvre du programme de développement de 2030». Il vise en particulier à proposer des orientations et des principes d’action pour concrétiser la mise en œuvre de l’ODD 8 : Promouvoir une croissance économique soutenue, partagée et durable, le plein emploi productif et un travail décent pour tous et l’ODD 17: Partenariats pour la réalisation des objectifs.

Un accent particulier sera mis sur «la réduction des inégalités par le développement économique local», précise la fiche de présentation du comité d’organisation.

Le Forum verra notamment la participation du Président de la République du Cap-Vert, du Premier ministre du Cap-Vert, ainsi que des ministres de Côte d’Ivoire, Angola, Mauritanie, Bolivie, ainsi que de nombreux élus locaux et régionaux d’Afrique et d’autres régions du monde.

Au cours du Forum, CGLU Afrique organise deux sessions le 18 octobre 2017.

La première intitulée «Changement climatique et DEL : Comment atténuer les effets du changement climatique tout en favorisant le développement économique local ?», se focalisera sur les opportunités économiques qu’offre la lutte contre les changements climatiques pour les populations y compris les plus pauvres,  en prenant appui sur les bonnes pratiques de certaines villes africaines, notamment celle de Porto-Novo avec le projet Songhai mis en œuvre au Benin, et sur l’expérience des 11 villes pilotes Parties à la Convention des Maires pour l’Afrique Sub-Saharienne.

La deuxième session intitulée « économie informelle entre régularisation et accès pendant des phases de transition », mettra en lumière les questions à se poser quant à la prise en compte du secteur informel dans les stratégies de développement économique local et les réponses qui y sont apportées par les collectivités locales d’Afrique et d’ailleurs.

Consultez les positions clés des gouvernements locaux et régionaux sur le développement économique local

Pour en savoir plus sur le forum :

Site web du Forum

Pour plus d’information sur le DEL en Afrique :

Site web du LEDNA

 

Pour plus d’informations contacter :

Gaëlle Yomi : +212 610 56 71 45 / Mail : gyomi@uclga.org

Dialogue Régional Afrique sur les Contributions Déterminées au niveau National (CDN) : Signature de partenariat entre CGLU Afrique et 4C

En marge du dialogue régional Afrique sur les CDN, une convention de partenariat a été signée entre CGLU Afrique et le Centre de compétences sur le changement climatique du Maroc (4C).

Organisé à Rabat (Maroc) du 26 au 28 septembre 2017, le Dialogue Régional sur les Contributions Déterminées au niveau National (CDN) pour l’Afrique est la 4ème et plus grande édition des dialogues CDN Afrique organisés depuis 2015 pour faire avancer l’Accord de Paris. A ce jour, ces dialogues ont bénéficié à plus de 150 pays à travers 3 ateliers mondiaux et 15 dialogues régionaux.

Cette rencontre a été organisée par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), le Secrétariat de la Convention-Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique (CCNUCC) et le Secrétariat d’Etat chargé du Développement Durable au Maroc et ce, en collaboration avec l’agence allemande pour la coopération internationale (GIZ) et le NDC Partnership. Ce dialogue est également appuyé par les gouvernements Japonais et Norvégien et par l’Union Européenne et accueille les représentants gouvernementaux de 50 pays africains ainsi que les organisations et experts internationaux impliqués dans les processus de mise en œuvre des CDN.

En continuité aux initiatives de la COP22 et en préparation à la COP23, ce dialogue avait pour objectif d’appuyer les pays dans le processus de mise en œuvre de leurs CDN soumises dans le cadre de l’Accord de Paris sur le changement climatique.

Les participants ont eu la possibilité de :

-Partager les expériences, les bonnes pratiques, les opportunités et les défis associés à la mise en œuvre des CDN en Afrique ;

-Identifier les écarts en matière de renforcement des capacités et les besoins relatifs à la mise en œuvre des CDN  en l’Afrique et  formuler des recommandations de solutions pour adresser ces écarts et besoins ;

-Discuter la mise en œuvre des CDN au niveau local et régional, en tenant compte des politiques, des actions et des incitations à engager ;

– Traiter des questions relatives au financement et à l’implication du secteur privé dans la mise en œuvre des CDN ;

– Discuter les moyens d’intégrer l’équité genre et l’autonomisation des femmes dans la mise en œuvre et la planification des CDN.

Nouveau partenariat 4C- CGLU Afrique

En marge de cette importante rencontre africaine, une convention de partenariat a été signée le 26 septembre 2017 entre le Centre de Compétence Changement Climatique du Maroc (4C) et Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique), l’organisation faitière des collectivités territoriales du continent.

Cette convention de partenariat vise à promouvoir la coopération entre ces deux institutions pour la préparation et la mise en œuvre conjointe de projets et d’initiatives dans le domaine du renforcement des capacités en matière de lutte contre les changements climatiques au niveau local, national et régional. Plus particulièrement, elle ambitionne de :

  • -Soutenir et faciliter la mise en œuvre des CDN au niveau des territoires ;
  • -Développer des outils et méthodes pour concevoir, mettre en œuvre et assurer le suivi et évaluation des actions et projets de lutte contre le changement climatique ;
  • -Former et renforcer les capacités des acteurs impliqués dans la mise en œuvre des CDN, notamment des élus et cadres des gouvernements locaux et régionaux ;
  • -Mettre en place une base de données sur les actions menées au niveau des villes et territoires sur le changement climatique ;
  • -Appuyer la mise en place d’un mécanisme d’échange d’information sur le changement climatique ;
  • -Développer la coopération sud-sud et nord –sud en matière de lutte contre le changement climatique ;
  • -Appuyer la mise en œuvre des conventions internationales, notamment en ce qui concerne le changement climatique ;
  • -Rechercher conjointement les financements pour la réalisation des activités à mener dans le cadre du présent accord.

 

Conclusions de la session de dialogue des CDN sur les autorités locales

La deuxième journée du 27 septembre 2017 a vu la matinée être consacrée à la session de dialogue des CDN sur les autorités locales. Le Secretaire Général de CGLU Afrique, M. Jean Pierre Elong Mbassi a participé aux échanges qui ont débouché sur les conclusions suivantes :

1. Tout le monde est d’accord pour l’implication des autorités locales dans la mise en œuvre des CDN ;

2. La mise en œuvre des CDN devrait prendre une approche ascendante et être localisée pour inspirer les plans de développement locaux, les stratégies et les budgets ;

3. La mise en œuvre des CDN a besoin d’une collaboration gouvernementale à plusieurs niveaux et d’une approche multi acteurs pour rendre tout cela inclusive ;

4. Pour que le processus de mise en œuvre soit inclusif, il faut une plate-forme rassemblant toutes les parties prenantes, les autorités locales étant représentées dans cette plate-forme par leurs associations nationales. Il est souhaitable qu’il y ait un CDN et un point focal de changement climatique au niveau de chaque association nationale des autorités locales ;

5. Les initiatives des autorités locales doivent être intégrées dans le système de rapport mis en place pour surveiller et évaluer la mise en œuvre des CDN. Il est donc nécessaire que les autorités locales maîtrisent le processus de mesure, de rapport et d’évaluation (MRV).

6. Les autorités locales en Afrique demandent qu’un programme de renforcement des capacités et d’assistance technique soit défini et mis en œuvre d’ici à l’entrée en vigueur du Fonds  Vert climat  afin d’être en mesure de présenter les demandes de financement éligibles à la finance climat, y compris le Fonds  Vert climat.

7. Les participants se sont félicités de la proposition de CGLU Afrique de mettre en place un groupe de travail sur le renforcement des capacités et l’assistance technique ciblant les autorités locales et régionales africaines, rassemblant les institutions prêtes à assumer cette mission de renforcement des capacités, y compris le centre 4C au Maroc.

La Contribution Déterminée au niveau National dans le cadre de la CCNUCC  pour le Maroc est disponible ici

 

Plus d’informations en anglais sur ce dialogue est disponible ici