Archive d’étiquettes pour : CGLU Afrique

Les Panafricaines 2017 : Les journalistes africaines se mettent en réseau

Le premier forum des femmes journalistes d’Afrique dénommé les «Panafricaines», tenu le 8 mars 2017 à Marrakech s’est soldé par la création du Réseau des Femmes Journalistes d’Afrique. Le maire de Marrakech, M. Mohamed Larbi Belkaid, a pris part à la cérémonie de clôture de cette rencontre continentale qui a vu sa ville être une nouvelle fois, une terre des possibles. 

«Je lis vos éditos, c’est vous qui les écrivez ?» Telle est l’interrogation faite par une personnalité à l’encontre de Mme Aicha Akalay, Directrice de Publication de l’hebdomadaire marocain «Tel Quel» venu l’interviewé.

Ce type de remarques, plein de sous-entendus sur la capacité de production d’un travail de qualité par les femmes journalistes est une réalité vécue par plusieurs journalistes africaines.  Les 120 dames de la presse réunies le 8 mars 2017, au Movenpick hôtel de Marrakech pour le 1 er forum des femmes journalistes en Afrique, se sont facilement reconnus dans l’intervention de Mme Aicha Akalay qui partageait son expérience de femme à la tête d’un support média.

Venues de 24 pays d’Afrique francophone, elles ont tenue à célébrer la journée internationale des droits des femmes en faisant bouger les lignes dans leur domaine.  Initié par la Radio2M avec à sa tête le comité parité et diversité du groupe 2M, ce forum se veut «une brise de changement», indique Khadija Boujanoui, présidente du comité parité de 2M.

Photo-Les panafricaines1

Un changement qui passe par le partage d’expériences. La faible représentativité des femmes dans les contenus média est une réalité vécue aussi bien au Maroc qu’au Niger. « Les médias ne sollicitent pas beaucoup les expertises féminines», ajoute Mme Amina Niandou, responsable de la cellule communication de l’Assemblée Nationale du Niger et présidente de l’Association des professionnelles africaines de la communication section du Niger (APAC).

En Guinée Conakry, les femmes des médias n’échappent pas aux clichés de « femmes aux mœurs légères. Ceci dû au fait qu’elles doivent rentrer du boulot à des heures tardives», explique Afiwa Mata Ahoudjogbé, présidente de l’association des femmes journalistes de Guinée.

Le renforcement des synergies au sein des médias africains passe par « la formation, l’échange et la mise en commun », selon Samira Sitail, Directrice Générale adjointe de l’information, des magazines et du sport de 2M. « Nous nous apprécions mais nous ne nous connaissons pas. Mettons nous en réseau.  Se mettre en réseau, c’est aussi travailler sur les grandes thématiques. Je m’engage à recevoir des consœurs des pays frères du continent, de les prendre en charge et de les mettre en immersion dans des rédactions au Maroc», confie-t-elle.

Un appel à la mise en réseau qui sera accueilli favorablement par les participantes. En effet, au terme des 8 workshops sur les différentes thématiques liées aux défis et réalités des femmes journalistes, l’une des principales résolutions de la Charte des Panafricaines est la constitution en réseau des femmes journalistes d’Afrique et la pérennisation de l’organisation du forum.

La charte des panafricaines a été signée par la centaine de participante et recommande également la création d’une charte de parité et lutte contre la discrimination dans les différents organes de presse.

Au cours de ce rendez-vous, il a également été procédé au lancement du site «africanwomenexperts.com», dont le but est de créer le dialogue entre les femmes expertes dans différents domaines sur le continent. La version marocaine du site a été lancée en 2016 et est disponible ici : http://expertes.ma/

Ce sont des femmes passionnées, épanouies, pleine de vie, déterminées à poursuivre le combat pour la méritocratie dans leur espace de travail qui ont quitté Marrakech.  Pour l’édition 2018, le Maroc se dit prêt à organiser à nouveau.

Bonus : 

Maitresse de cérémonie du forum, Fathia Elaouni, rédactrice en chef de radio 2M  a tenu à faire un clin d’œil à la gent masculine avec une courte vidéos sur la Journée mondiale de l’homme marocain. Une parodie qui inverse les rôles et adresse aux hommes et jeunes hommes, les discours sans cesse rabâcher aux femmes et jeunes filles .

Regarder la vidéo ici

Revue de presse hebdomadaire des collectivités locales africaines

CGLU Afrique vous propose la revue de presse hebdomadaire web des principales informations relatives aux collectivités locales africaines de la semaine du 6 au 10 mars 2017.

Le tour d’horizon des nouvelles des collectivités locales du continent disponible en un clic ici

N’hésitez pas à vous abonner à la mailing List, disponible en fin de la revue, pour la recevoir chaque lundi.

Première retraite annuelle de CGLU Afrique sous le signe du progrès

Cités et Gouvernements Locaux Unis D’Afrique (CGLU Afrique) a tenu sa première retraite annuelle du 1 au 3 mars 2017 à l’hôtel Farah de Rabat (Maroc).

La rencontre ouverte au personnel du siège et des trois bureaux régionaux de l’organisation, a été présidée par M. Khalifa Ababacar Sall, Président de CGLU Afrique et M. Parks Tau, Président de CGLU, en leur qualité de responsable du comité Ad Hoc de l’organisation.

Les trois jours de rencontre avaient pour but d’échanger sur le devenir de l’ «organisation au niveau de son opérationnalisation afin de définir comment construire une organisation plus attractive, efficiente et efficace», a indiqué M. Khalifa Sall, dans son mot d’introduction.

Lors de la première journée le personnel de CGLU Afrique a eu droit à des communications sur l’évolution de l’agenda de développement, les questions de la migration et le climat qui impactent  les Collectivités locales africaines.

La présentation de l’environnement national, régional et panafricain des collectivités locales a été faite par M. Pape More Ndiaye, ancien conseiller technique, STC 8 de l’Union africaine. Il relèvera notamment le fait que «le transfert des compétences est souvent générique et difficile à évaluer».  Le transfert de compétences se résume généralement à un partage de compétences entre les collectivités locales et le pouvoir central dans la plupart des pays africains.  L’environnement régional et panafricain est marqué par l’adoption de la Charte Africaine des Valeurs et Principes de la Décentralisation, de la Gouvernance Locale, et du Développement Local, par les chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union Africaine en juin 2014 à Malabo et la création d’un Haut Conseil des Autorités Locales en tant qu’organe consultatif de l’Union.  Ces deux changements majeurs opérés par l’UA se sont fait à l’initiative de CGLU Afrique.

«Les défis des collectivités locales du continent face à l’évolution actuel», ont été abordés par M. Boubacar Bah, Président de l’Association des Municipalités du Mali. Il s’agit principalement de :

  • -Convertir en réalité les dispositions de la charte africaine de la décentralisation, qui n’a toujours pas obtenue les 15 ratifications nécessaires pour en faire un instrument juridique ;
  • -Créer des instruments afin que les collectivités locales soient éligibles pour l’accès à la finance climat
  • -Les collectivités locales doivent être professionnelles et inventer une nouvelle pédagogie.

Mme Claire Mandouze, Conseillère Spéciale CGLU-Afrique est revenue sur les évolutions en Europe et leurs impacts pour les collectivités locales africaines.  Les collectivités locales qui sont désormais reconnues comme des acteurs de premier plan par l’UE doivent davantage s’impliquer sur les questions de migration qui les touchent en premier. «L’Europe et l’Afrique sont désormais interdépendant pour résoudre les problèmes de migrations», explique Mme Mandouze.

«Quels sont les changements dans la situation mondiale et leurs impacts sur l’agenda africain?»  Tel est le thème abordé par M. Gustave Massiah, Conseiller Spécial CGLU Afrique. Ce dernier reviendra sur l’évolution démographique des villes africaines.  Dans 20 ans il y aura près de 300 millions de personnes dans les villes africaines où les bidonvilles représentent actuellement 60% des villes.  L’un des problèmes de l’Afrique est que ces 3 villes monde (ville qui abrite le siège de plusieurs multinationales) ne tirent pas le continent. M. Massiah recommande de s’appuyer sur l’histoire des 7 sommets Africités pour aller de l’avant et continuer à offrir des solutions à partir de la base.  Les propositions concrètent faite au terme des Africités révèlent que :

* L’Afrique n’est pas pauvre, elle est appauvrie ;

* L’Afrique n’est pas marginale, elle est indispensable ;

* Les collectivités locales africaines sont la base du développement durable.

Quelles actions les Collectivités locales africaines devraient-elles entreprendre pour faire face à la situation mondiale et africaine ?  M. Daby DIAGNE, conseiller spécial CGLU Afrique qui a développé ce thème, suggère principalement aux collectivités locales du continent d’élargir les partenariats avec la société civile et le secteur privé.

Le deuxième jour de la retraite a été consacré à la présentation de la méthodologie de l’audit organisationnel de CGLU Afrique  par le cabinet KPMG.

M Parks Tau, président de CGLU  s’est réjouis d’avoir pris part à cette retraite et a insisté sur l’importance de renforcer les capacités des autorités locales. « Je suis heureux de tout le soutien que je continu de recevoir de CGLU Afrique. Le défi des collectivités locales est d’être à l’avant-garde des agendas internationaux», dira-t-il.

Organisation prochaine d’un atelier national sur la dimension économique de la décentralisation au Maroc

Le Secrétaire Général de CGLU Afrique, M. Jean-Pierre Elong Mbassi a été reçu par son Excellence M. Ahmed Lahlimi Alami, Haut-Commissaire au Plan du Royaume du Maroc.

M. Jean-Pierre Elong Mbassi était accompagné de M. François Paul Yatta, Directeur des Programmes, et de M. Mohamed Cherkaoui, Responsable du Protocole. Du coté du Haut-Commissariat au Plan, étaient présents : M. Allalat, Secrétaire Général, et trois autres de ses collaborateurs.

Cette visite s’inscrit dans une longue tradition de partenariat entre le Haut Commissariat au Plan (HCP) et CGLU Afrique, qui a commencé en 2010 avec l’organisation d’un atelier national d’initiation à l’évaluation et à la prospective de l’économie locale au Maroc et s’est poursuivi en 2015 et 2016 avec la conduite d’une étude pilote sur l’élaboration des comptes économiques locaux de la Province et de la Commune de Chefchaouen. 

L’entrevue avait pour objets de solliciter l’appui du Haut Commissariat au Plan pour la préparation et l’organisation fin avril 2017 d’un atelier national sur la dimension économique de la décentralisation au Maroc suite à l’étude pilote de Chefchaouen, et d’inviter le Ministre Commissaire au Plan à prendre part audit atelier.

Le Secrétaire Général de CGLU Afrique a expliqué que la collaboration avec le Commissariat au Plan doit permettre d’adjoindre une dimension économique forte aux plans de développement communaux en cours de confection ou de relecture. CGLU Afrique est préoccupé au sujet des suites à donner à l’étude pilote de Chefchaouen, notamment ce qu’il convient d’en tirer comme outils et méthodes en vue de leur utilisation et réplication à l’ensemble des communes et villes intermédiaires au Maroc.

Le Ministre Commissaire au Plan a fait part de la disponibilité de son équipe à travailler sur ce projet qui est d’une importance capitale au moment où le Maroc amorce la première phase de la mise en œuvre de l’option du pays en faveur de la régionalisation avancée.

L’élaboration des tableaux de bords économiques au niveau des communes doit permettre de donner à la décentralisation la nécessaire dimension économique pour assurer la liaison entre décentralisation, développement et amélioration des conditions de vie des populations.

Le HCP dispose des données démographiques et économiques jusqu’à l’échelle du district. En exploitant judicieusement ces données et en les complétant par les méthodes statistiques appropriées, il est possible d’élaborer des tableaux de bord économiques permettant aux élus de savoir quels leviers mobiliser pour promouvoir le développement économique et l’emploi dans leur commune. Il est également possible d’engager une démarche prospective sur la définition d’une vision du développement de la commune partagée avec l’ensemble de la population et les trajectoires à emprunter pour réaliser le développement souhaité.

A l’issue de ces échanges, le Ministre Haut-Commissaire au Plan a confirmé sa participation à l’atelier et instruit l’équipe du HCP d’accompagner CGLU Afrique dans le projet de l’élaboration des outils et méthodes pour la confection des tableaux de bord économiques locaux en vue de la mise en œuvre d’exercices de prospective territoriale. Il a également confirmé la disponibilité du HCP à accompagner CGLU Afrique dans la promotion et la diffusion de ces outils et méthodes à travers le continent africain dans le cadre de la coopération Sud-Sud.

Communiqué : Soutien au Maire de Dakar, Khalifa Sall

Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU), Metropolis, ainsi que l’Association internationale des maires francophones (AIMF), suivent de près les événements au Sénégal entourant la détention du maire de Dakar et Président de la section Afrique de CGLU, M. Khalifa Sall.

 

Lire le communiqué de CGLU ici

Africanités TV5 :« Une ville durable est une ville qui ne court pas vers sa perte», Jean Pierre Elong, Secrétaire Général de CGLU Afrique

Africanités, le magazine mensuel de TV5 Monde a consacré son numéro de février 2017 à la thématique de « l’évolution et le développement des villes africaines».

Le secrétaire général de CGLU Afrique, M. Jean Pierre Elong Mbassi a été le témoin invité à réagir et à partager son expérience sur la thématique du mois.

Autant dire que les collectivités locales du continent ont été mises à l’honneur durant les 70 minutes d’antenne. En effet, la parole a également été donnée sur le plateau à Mme Nasseneba Touré, Maire d`Odienné en côte d’ivoire et M. Serigne Guèye Diop, maire de la ville de Sandiara au Sénégal.

Décentralisation, avenir des villes africaines, Réseau des Femmes Elues Locales d’Afrique (REFELA), villes durables, tels sont les aspects principalement abordés.

 

Retrouvez ici l’intégralité de l’émission présentée par Amobé Mévégué et les chroniqueurs Lise-Laure Étia et Christian Éboulé.

A noter, l’annonce de l’organisation en mai prochain du Sommet Régional des Villes intermédiaires d’Afrique à Odienné.

Revue de presse hebdomadaire des collectivités locales africaines

CGLU Afrique vous propose la revue de presse hebdomadaire web des principales informations relatives aux collectivités locales africaines de la semaine du 20 au 24 février 2017.

Le tour d’horizon des nouvelles des collectivités locales du continent disponible en un clic ici

N’hésitez pas à vous abonner à la mailing List, disponible en fin de la revue, pour la recevoir chaque lundi.

Appel à soumission -Trophées Initiatives Climat 2017 : Qui va succéder à Sfax et Fezna ?

Après la première édition tenue en 2016 au cours la COP22 (Marrakech, 6-18 novembre 2016), les trophées Initiatives Climat se poursuivent en 2017. Le projet qui consiste à recenser un recueil d’initiatives climat qui ont les impacts les plus importants en matière d’adaptation aux changements climatiques et d’atténuation de leurs effets est ouvert à trois catégories d’acteurs : Collectivités Locales, Société Civile et Entrepreneurs Verts .

L’appel à soumission pour les Trophées Initiatives Climat 2017 est effectif depuis le 17 février et prendra fin le 28 avril 2017.  La participation est réservée aux pays d’Afrique francophone. Les trophées seront dotés de 10 prix dont 2 pour les collectivités locales (2000 euros par lauréat).

CGLU Afrique en sa qualité de partenaire à cette initiative, invite ses membres à participer activement en soumettant les initiatives menées par leurs collectivités en matière d’adaptation aux changements climatiques et d’atténuation aux effets du changement climatique, depuis 2013.

La catégorie collectivités locales a enregistré en 2016 le sacre de Sfax (Tunisie) et Fezna (Maroc) qui ont pris part à la cérémonie de remise des trophées organisée dans le cadre de la COP22. Voir la vidéo ici.

Pour 2017, les lauréats recevront leur prix lors d’un grand évènement en lien avec la question du climat. Cette cérémonie de remise officielle des Prix se tiendra au Maroc lors de la 2e édition du sommet Climate Chance prévue du 11 au 13 septembre 2017 à Agadir.

Pour soumettre son initiative, il suffit de :

– Prendre connaissance du règlement des Trophées 2017

– Prendre connaissance des initiatives déjà en ligne afin d’apprécier le fond et la forme des présentations à soumettre.

-Remplir le formulaire disponible ici.

-Les initiatives soumises doivent avoir été menées au cours des 4 dernières années (2013). Les critères d’éligibilités sont présentés sur l’appel à soumission ici. A noter que  les programmes prévisionnels ne sont pas éligibles.

En 2016, en tout 103 projets éligibles ont été soumis par des organisations de la société civile, des entrepreneurs verts et des collectivités.

Pour rappel, le projet initié par ALLIADEV avec la contribution de la Coopération Suisse (DDC) est conduit en partenariat avec Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique), l’Institut de la Francophonie pour le Développement Durable (IFDD), le Programme des Nations Unies pour le Développement- Maroc (PNUD Maroc), le Programme de Micro financements (PMF), le Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM), ONU Femmes, le Ministère chargé de l’Environnement (Maroc), l’Ambassade du Canada au Maroc et la GIZ (La Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit).

Pour plus d’information écrire à : initiativesclimat@gmail.com.

Le Burundi s’engage à promouvoir la Charte Africaine des valeurs et principes de la décentralisation, de la gouvernance locale, et du développement local

Le 14 février 2017, le Secrétaire Général, CGLU Afrique, M. Jean Pierre Elong Mbassi a été reçu en audience par le Président du Sénat, Honorable Révérien Ndikuriyo et le 2eme Vice-Président de la République du Burundi, SEM. Joseph Butore.

À ces deux personnalités, le Secrétaire Général de CGLU Afrique a tenu à apporter la reconnaissance de la communauté des autorités territoriales d’Afrique à l’endroit du gouvernement du Burundi pour avoir été le deuxième Etat membre de l’Union Africaine à avoir signé et ratifié la Charte Africaine des valeurs et principes de la décentralisation, de la gouvernance locale, et du développement local. Charte adoptée par les chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union Africaine en juin 2014 à Malabo, Guinée Équatoriale ; en même temps qu’ils décidaient de la création d’un Haut Conseil des Autorités Locales en tant qu’organe consultatif de l’Union, dont la mise en place devrait intervenir prochainement.

M. Mbassi a par ailleurs,  sollicité les bons offices des Autorités rencontrées pour que le Burundi accepte de jouer le rôle de champion dans la promotion de la  Charte auprès des autres pays membres de l’Union Africaine en vue d’arriver à faire signer et ratifier au moins 15 États membres d’ici la fin de l’année 2017, condition à remplir pour que la Charte acquiert le statut d’instrument légal de l’Union Africaine.

En réponse, les Autorités rencontrées ont confirmé l’engagement du Burundi à promouvoir la Charte et à collaborer avec CGLU Afrique pour accélérer sa ratification. De son côté, le 2ème Vice-Président de la République s’est montré particulièrement intéressé par le travail fait par CGLU Afrique relatif au classement des pays africains suivant l’environnement créé pour l’action et les initiatives des collectivités. Il a demandé aux services compétents qu’une mise à jour de la fiche pays du Burundi soit élaborée dans les deux mois et transmise à CGLU Afrique pour actualisation.

CGLU Afrique a pris part à la Réunion du CIOPD du Burundi

Dans le cadre de l’accompagnement de la mise en œuvre de la politique de la décentralisation que CGLU Afrique apporte au Burundi, le secrétaire général de CGLU Afrique, M. Jean Pierre Elong Mbassi, a pris part le 13 février 2017 à Bujumbura, à la première réunion du Comité Interministériel d’Orientation et de Pilotage de la Politique Nationale de Décentralisation (CIOPD) en qualité d’observateur.

La réunion était présidée par le deuxième Vice-Président de la République du Burundi, SEM. Joseph Butore qui dans sonallocution d’ouverture a rappelé l’importance du CIOPDqui est un cadre dont la mise en place a été voulue par le Chef de l’Etat burundais en vue d’accélérer la mise en œuvre effective de la politique nationale de la décentralisation. Celle-ci a connu des avancées décisives avec l’adoption de la loi portant transfert des compétences aux communes.

L’ordre du jour de la réunion a porté sur :

 

-La présentation du Plan d’Action du CIOPD pour la période 2017-2019 ;

– La présentation du projet de décret portant création, organisation et fonctionnement de la Commission Paritaire d’Arbitrage, y compris la proposition des membres de la dite Commission Paritaire d’Arbitrage.

-La soumission au CIOPD pour approbation les termes de références pour le recrutement des services de consultants en vue de l’élaboration d’une feuille de route de la mise en œuvre de la loi sur le transfert des compétences aux communes ;

– La présentation pour adoption du schéma de la commune idéale, par le ministre du développement communal, Mme Jeanne d’Arc Kagayo. L’administration type comprendrait trois départements : (1) département de l’administration et de la finance ; (2) département socio-économique et culturel ; (3) des services techniques communaux. Chaque département comprendrait des services dont le nombre serait fonction des besoins des différentes communes. Si ce schéma est adopté la prochaine étape est de proposer l’organisation de cycles de formation de ces secrétaires exécutifs permanents des communes, pour lesquels l’appui de CGLU Afrique serait sollicité.

-La présentation de la feuille de route du travail du CIOPD pour 2017 assorti du calendrier des réunions proposées pour cette instance.

 

Les membres du CIOPD ont ainsi procédé à l’adoption  du  Plan d’Action du SEP/CIOPD, du Plan d’action triennal 2017-2019 pour la mise en œuvre de la stratégie nationale du développement économique local et de la Feuille de route de validation des textes et rapports issus des études de mise en application de la loi sur les transferts des compétences.

 

En ce qui concerne l’adoption du schéma d’une commune idéale, il a été retenu que le membre du CIOPD se donne un peu plus de temps pour réunir plus d’arguments avant d’adopter l’organigramme. Ce point devrait être inscrit à une prochaine réunion du CIOPD.

 

 

Dans son allocution de clôture des travaux de La réunion du CIOPD le 2eme Président de la République a insisté sur les attentes des populations vis-à-vis de la décentralisation et sur l’importance que le Chef de l’Etat accorde au CIOPD en tant qu’instance d’impulsion de la dynamique de la décentralisation. 14 des 20 membres que compte le gouvernement du Burundi siègent au sein du CIOPD, dont 9 étaient présents en personne et 6 représentés. Cette première réunion du CIOPD a montré à suffisance l’importance que le gouvernement attache à la mise en œuvre de la décentralisation.  Les acquis obtenus doivent servir de base aux progrès ultérieurs. L’engagement du Burundi en faveur de la décentralisation doit désormais être considéré comme irréversible.