Archive d’étiquettes pour : CGLU Afrique

Revue de presse hebdomadaire des collectivités locales africaines

CGLU Afrique vous propose la revue de presse hebdomadaire web des principales informations relatives aux collectivités locales africaines de la semaine du 22 au 26 mai 2017.

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Communiqué de presse – 16e session du Comité exécutif de CGLU Afrique

Le Comité exécutif de CGLU Afrique se réunit à l’hôtel “La Tour Hassan” de Rabat (Maroc) les 29 et 30 mai 2017. La rencontre est organisée avec le soutien de l’Association marocaine des présidents des conseils communaux (AMPCC) et l’Association des Présidents des régions du Maroc (APRM).

L’ouverture officielle de la rencontre sera faite par Son Excellence M. Abdelouafi Lafti, Ministre de l’Intérieur du Royaume du Maroc.

Revue de presse hebdomadaire des collectivités locales africaines

CGLU Afrique vous propose la revue de presse hebdomadaire web des principales informations relatives aux collectivités locales africaines de la semaine du 15 au 19 mai 2017.

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Sensibilisation des députés tchadiens sur la décentralisation et le fédéralisme

Les membres de l’assemblée nationale du Tchad ont bénéficié d’une journée de sensibilisation sur la décentralisation et le fédéralisme le lundi 24 avril 2017.

Cette initiative entre dans le cadre de la mise en œuvre du programme d’appui à la bonne gouvernance issu de la coopération Tchad –Union Européenne.

L’expertise de CGLU Afrique a été sollicitée pour la réalisation de cette importante rencontre.

Après la présentation sur l’état de la décentralisation au Tchad par le Directeur Générale de la Décentralisation du Tchad, M KADADY DODY, le Directeur des Programmes de CGLU Afrique, M. François Paul Yatta a entretenu les élus sur trois autres thématiques :

  • -Les enjeux de la décentralisation dans les pays africains et au Tchad. La présentation a été axée sur le pourquoi de la décentralisation, ses avantages avec les trois efficacités allocutives, productive et fiscale et le lien avec la mise en œuvre des OMD puis des ODD ;
  • -Les défis de la décentralisation financière avec un tour d’horizon des différents mécanismes de financement des collectivités locales, la justification des transferts financiers et les institutions financières spécialisées ;
  • – Les principes et mécanismes de la décentralisation et du fédéralisme.

 

Les débats autour de ces trois présentations ont permis aux députés d’avoir une idée des enjeux et des mécanismes de la décentralisation d’une part, et d’autre part d’avoir une analyse comparative entre les principes du fédéralisme et de la décentralisation.

 

Enfin, les députés nationaux ont pu situer le processus de décentralisation au Tchad par rapport aux autres pays africains grâce aux résultats de l’évaluation de l’environnement institutionnel favorable aux collectivités territoriales réalisées sur 50 pays africains.  Etude réalisée par CGLU Afrique et Cities Alliance en 2015 (voir photo pour la notation du Tchad).

 

Les députés ont recommandé l’approfondissement du processus de décentralisation, notamment sa partie financière en mettant en œuvre le processus d’élaboration de la feuille de route d’approfondissement de la décentralisation financière au Tchad.

 

Dans cette optique, du 25 au 28 avril 2017, le directeur des programmes de CGLU Afrique a pris part à d’autres réunions avec le Directeur Général de la Décentralisation, la Présidence de l’Assemblée Nationale et l’Union Européenne pour la finalisation de la proposition de CGLU Afrique de mise en œuvre de la phase d’élaboration d’une feuille de route sur le financement de la suite de l’évaluation des coûts des compétences transférées aux collectivités locales du Tchad.

Photo-Tchad

D’autres réunions ont été tenues avec M. Emmanuel Parent de la Coopération Française, et l’équipe du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) – composée de Mme Carol Flore-Smereczniak Directrice-Pays, M. Laurent Rudasingwa, Directeur-Pays Adjoint, et M. Ahouissou Brice Anicet Conseiller en Stratégie d’Inclusion financière – pour voir dans quelle mesure et selon quelles modalités, différents partenaires pourront prendre part au processus d’élaboration de la feuille de route d’approfondissement de la décentralisation financière.

L’UNACLA milite pour une influence des gouvernements locaux sur le système des Nations Unies

A l’invitation du Dr Kadir TOPBAS, Maire Métropolitain d’Istanbul, Président de Comité Consultatif des Autorités Locales auprès des Nations Unies (UNACLA), les membres d’UNACLA ont tenu une réunion de travail le 24 avril 2017 à l’hôtel « Le Grand Tarabya » d’Istanbul.

A cette occasion, Dr Kadir TOPBAS était entouré de M. Joan CLOS, Directeur Exécutif de ONU-Habitat et des représentants des principales organisations faîtières des gouvernements locaux dont CGLU et CGLU Afrique, membres d’UNACLA.

UNACLA a saisi l’opportunité de cette rencontre pour présenter les actions stratégiques que l’institution compte mettre en œuvre au cours des prochains moins, suite à la conférence HABITAT III tenue à Quito en Equateur du 17 au 20 octobre 2016.

Les principaux axes d’intervention d’UNACLA reposent sur le « Dialogue » et « l’Influence politique ».

Photo-UNACLA2

 

Au cours de cette année 2017, UNACLA souhaite que le monde des gouvernements locaux puisse influencer de tout son poids les grands évènements et réunions du système des Nations Unies, dont en tout premier lieu, le Conseil d’Administration de ONU-Habitat qui aura lieu du 08 au 12 mai 2017 à Nairobi, dans le but de rappeler aux Etats membres des Nations Unies leurs engagements sur la subsidiarité, la gouvernance et la décentralisation fiscale, politique et administrative.

Cette influence doit également jouer sur le cadre d’actions de la mise en œuvre du Nouvel Agenda Urbain qui est en cours de préparation, tout comme sur l’Agenda 2030.

Au cours des travaux, un accent particulier a été mis sur la nécessité du dialogue entre les gouvernements locaux et centraux que l’UNACLA essaie de promouvoir et les opportunités et défis que représentent pour les gouvernements locaux la mise en œuvre locale des agendas mondiaux.

Photo-UNACLA

Dans cet esprit, UNACLA est disposée à promouvoir l’organisation de dialogues ciblés, promus par les gouvernements locaux dans le but de sensibiliser à des sujets spécifiques et à appuyer ceux-ci dans l’élaboration d’indicateurs sur la localisation des ODD et pour leur contribution à la revue de l’ODD 11 en 2018.

Les participants ont été informés de l’ouverture d’un bureau de liaison d’UNACLA au siège des Nations Unies à New York. Ce bureau de liaison a trois grandes missions :

  • -Produire des rapports substantiels sur les implications des programmes mondiaux dans les actions des gouvernements locaux dans le monde (participer aux réunions onusiennes et en assurer le rapportage aux membres d’UNACLA),
  • -Appuyer les délégations de Maires et autres représentants des gouvernements locaux lors de leur séjour à New York,
  • -Contribuer à animer le réseau, via les médias sociaux et générer un bulletin d’information mensuel et d’autres outils de communication, pour améliorer la communication, l’information et l’analyse sur l’ONU pour les membres du réseau UNACLA.

CGLU Afrique a été représentée à cette rencontre par M. Léhady SOGLO, Maire de Cotonou au Bénin et M. Joachim A. M. HUNLEDE, Chargé de Programmes au Bureau Régional Afrique de l’Ouest de CGLU Afrique.

Revue de presse hebdomadaire des collectivités locales africaines

CGLU Afrique vous propose la revue de presse hebdomadaire web des principales informations relatives aux collectivités locales africaines de la semaine du 24 au 28 avril 2017.

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Forum Africain pour la Sécurité Urbaine- les prochaines étapes

Lors du sommet Africités 2015 à Johannesburg, le Forum africain pour la sécurité urbaine (AFUS) a été officiellement lancé procurant ainsi un véhicule afin de catalyser un changement pour une meilleure sécurité pour les habitants et les visiteurs des grandes villes africaines. La ville de Durban a aété sélectionnée pour accueillir le secrétariat permanent sur la base de sa pratique institutionnelle de longue date en matière de sécurité urbaine.

Depuis Africités 2015, il est resté prioritaire pour les villes africaines d’organiser des forums réguliers pour traiter des questions de sécurité urbaine où les villes à travers l’Afrique peuvent apprendre des villes comme Durban, et l’un des objectifs principaux, pour une collaboration étroite avec CGLU Afrique, est de rehausser le rôle joué par les gouvernements locaux comme acteurs complémentaires aux gouvernements nationaux à travers le développement et la mise en œuvre des orientations régionales sur les Villes Sûres.

AFUS a tenu plusieurs rencontres à Durban, Afrique du Sud, depuis Africités 2015 et a récemment organisé la première réunion continentale du forum du 03 au 05 avril 2017, comme suivi à la conférence d’Habitat III à Quito, Equateur, en octobre 2016. Cette rencontre a été présidée par Son Excellence Madame, ZOLISWA KOTA-FREDERICKS, Ministre Déléguée aux Etablissements Humains de la République d’Afrique du Sud, en présence, de Madame, Zandile GUMEDE, Présidente de AFUS, de Madame Elisabeth JOHNSTON, Directrice Générale du Forum Européen pour la Sécurité Urbaine (EFUS), du Directeur régional d’ONU Habitat par intérim : Dr. Thomas Chiramba, de Monsieur George XOLILE, Directeur Exécutif de l’Association Nationale des autorités locales de l’Afrique du Sud (SALGA) et du Président du Forum ivoirien pour la Sécurité Urbaine, Monsieur Paulin Claude DANHO, Maire de la ville Attecoube et du Directeur Régional Afrique Australe de CGLU Afrique, représentant le Secrétaire Général de CGLU Afrique, Monsieur Jean-Pierre ELONG MBASSI.

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Par ailleurs, cette rencontre se tient dans le prolongement de la Conférence Habitat III à Quito, Equateur, en octobre 2016, où les États membres ont adopté le Nouvel Agenda Urbain avec des contributions des dirigeants urbains et régionaux, des bailleurs de fonds internationaux pour le développement, des programmes des Nations Unies et de la société civile. La session d’AFUS de cette année a permis d’examiner et d’annoter le manifeste de l’AFUS au regard du Nouvel Agenda Urbain et plus spécifiquement les paragraphes 100 à 103 et l’Agenda 2030 pour le développement – Objectifs de Développement Durable (ODD). En outre, la Maire de la Ville de Durban, Présidente d’AFUS, a tenu à apporter un soutien financier au Forum Africain pour la Sécurité Urbaine. Ce soutien se traduit par la mise à disposition d’une enveloppe budgétaire de 500 000 dollars américains par an sur une période de dix ans à compter de 2017. Le Directeur Régional de CGLU Afrique pour l’Afrique Australe et les autres participants ont salué cet important effort de la ville de Durban pour permettre à la jeune organisation de pouvoir fonctionner dès le départ. Les autres partenaires sont appelés à mobiliser les ressources au profit d’AFUS. Pour sa part, CGLU Afrique s’est engagé à mobiliser son vaste réseau de plus de 2000 villes pour les sensibiliser sur les enjeux et défis de la sécurité urbaine et ses interactions avec les agendas internationaux tout en mettant en place des sessions de formations.

 

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À travers le travail du forum et le partenariat avec CGLU Afrique, des orientations et meilleures pratiques seront partagées avec les gouvernements locaux, ce qui va appuyer leur rôle dans l’atteinte des objectifs escomptés. Deux autres points essentiels de l’ordre du jour ont permis d’adopter à l’unanimité les termes de références du Bureau Politique d’AFUS. L’exercice particulièrement participatif, a été l’examen et l’adoption du plan de travail 2017 – 2019 du Forum Africain pour la Sécurité Urbaine. Le Secrétaire Général de CGLU Afrique, Monsieur Jean- Pierre ELONG MBASSI a été désigné Membre du Conseil Consultatif de AFUS et a déclaré

« Je suis heureux, en tant que Secrétaire Général de CGLU Afrique d’être impliqué dans ce moment important pour les villes à travers l’Afrique et on espère traiter des questions comme la migration, l’extrémisme, la radicalisation et le terrorisme qui sont une priorité du forum sur les deux années à venir».   

Les nouvelles priorités thématiques d’AFUS qui ont été acceptée à l’unanimité sont :

1- Les problématiques liées à la police municipale et métropolitaine.

2- La prévention de la violence chez les jeunes, les jeunes à risques et l’intervention de la justice dédiée à la jeunesse.

3- La prévention de la violence contre les femmes.

4- La Conception et la gestion urbaine.

5- L’intégration de la sécurité communautaire  dans la planification municipale et les politiques nationales.

6- La consolidation de la paix et la prévention des conflits au niveau local.

7- La sécurité autour des bâtiments institutionnels.

8- L’extrémisme, la radicalisation et le terrorisme dans les villes: rôles et responsabilités des autorités locales.

9- Problématiques liées aux migrations dans les villes et territoires.

 

Pour plus d’informations sur les sujets abordés dans cet article, contactez :

Dr. Abdoulaye SALIFOU
Directeur du Bureau régional-Afrique Australe

Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) 

Pretoria, Afrique du Sud 

Tél : +229 67 48 16 44

Sites web: www.afriquelocale.org

Les leaders des gouvernements locaux pour la transparence et l’intégrité dans la prestation de services en Afrique

«Lutter contre la corruption au niveau le plus proche de la population.» 

Promouvoir les bonnes pratiques pour les villes et gouvernements locaux d’Afrique en matière de lutte contre la corruption est l’un des objectifs majeurs de CGLU Afrique. Dans le cadre de son programme GADDEPA, CGLU Afrique œuvre à promouvoir la transparence et l’intégrité dans la gouvernance locale en s’appuyant également  sur la Convention de l’Union Africaine sur la prévention et la lutte contre la Corruption, qui a été ratifiée en 2006.

Lors du Sommet Africités 7 à Johannesburg (2015), l’accent a été mis sur la lutte contre la corruption avec une large diffusion de messages de sensibilisation. Dans ce contexte, des discussions avec Transparency International ont mené à un accord de partenariat visant à promouvoir la mise en œuvre de projets communs sur la transparence et l’intégrité ciblant les niveaux régionaux de gouvernance en Afrique.

« La transparence et la responsabilisation au niveau local seront la pierre angulaire du développement, en particulier, là où les citoyens interagissent avec le secteur public.» Chantal Uwimana, ancienne directrice de Transparency International – Afrique. 

Transparency International est l’organisation mondiale leader dans la lutte contre la corruption qui publie chaque année «l’indice de perception de la corruption». Le classement 2016 indique clairement qu’aucun pays dans le monde ne se rapproche, même de peu, d’un score parfait et malheureusement l’Afrique est présentée comme l’une des régions les plus corrompues.

Le Botswana, le Cap-Vert et le Rwanda sont les pays qui sont classés dans le top 50 et 21 pays d’Afrique sont en bas du top 50.

Photo-Corruption Perceptions Index 2016

Étant donné l’importance des mesures de lutte contre la corruption et de la transparence, CGLU Afrique et Transparency International ont lancé un projet pilote dénommé : «les leaders des gouvernements locaux pour la transparence et l’intégrité dans la prestation de services en Afrique». Le but est de renforcer les gouvernements locaux en matière de transparence et d’intégrité pour lutter contre la corruption dans la prestation de services.

L’initiative conjointe a été lancé le 4 avril à Nairobi, au Kenya, avec deux collectivités, le Conseil Municipal de Walvis Bay et le District de Kabarole en Ouganda.

Photo-Leaders in LG for Transparency Integrity in SD in Africa

 

Cette première phase pilote a pour but « de mettre en place la méthodologie et les systèmes qui aideront les gouvernements locaux à détecter et freiner les mauvaise pratiques», explique Charles Patsika – Directeur du Développement des Membres, de la Coordination des Réseaux et des Relations Extérieures -CGLU Afrique.  Regardez son intervention dans cette vidéo.

Au cours des 6 prochains mois, Transparency International – Kenya travaillera de concert avec les deux districts identifiés pour partager les meilleures pratiques et soutenir la mise en place des systèmes pour aider à réduire la corruption.

L’impact mesurable du projet sera présenté dans un rapport au prochain sommet Africités 2018, Brazzaville, République du Congo. Le projet espère susciter l’appui d’autres gouvernements locaux à travers le continent ayant besoin de soutien pour lutter contre la corruption dans la prestation des services.

Pour plus d’informations sur le projet, veuillez contacter :

M. Charles K. PATSIKA Directeur – développement des membres, Coordination de réseaux et Relations extérieures: ckpatsika@uclga.org .

Etude de faisabilité de l’évaluation des coûts des compétences transférées en Mauritanie

Après la Côte d’Ivoire, le Niger et le Burkina Faso en 2016, CGLU Afrique envisage de piloter une étude sur l’évaluation des coûts des compétences transférées en Mauritanie.

C’est dans cette optique que M. François Paul Yatta, Directeur des Programmes de CGLU Afrique s’est rendu à Nouakchott du 26 au 31 mars 2017 pour étudier la faisabilité de cette démarche. L’avantage de l’étude serait d’appuyer un dialogue national sur le partage des ressources publiques entre l’Etat et les Collectivités locales.

 

Cette mission exploratoire a été demandée par l’Association des Maires de Mauritanie (AMM) et la Coopération Française avec le double objectif d’éclairer les acteurs techniques sur l’importance de la mise en œuvre d’une démarche sur l’évaluation du coût des compétences transférées, et d’étudier la faisabilité de la démarche aussi bien sur le plan technique que statistique.

 

Des rencontres se sont ainsi tenues avec Mme Fatimetou Abdel Malik, Maire de Tevragh-Zeina, Vice-Présidente de l’Association des Maires de Mauritanie, M. Abdi Ould Horma, Directeur Général des Collectivités Territoriales (DGCT), M. Djibril Hamady Niang, Directeur Général du Budget (DGB), M. Yahya Sadvi H’Meity Directeur Général du Trésor et de la Comptabilité Publique (DGTCP), le Secrétariat Général de l’Association des Maires de Mauritanie (AMM) et les principaux partenaires techniques et financiers intervenant dans le Champ de la décentralisation en Mauritanie.

 

Il a été question de délimiter le champ de l’étude, délimiter les ressources concernées, définir la nomenclature et la disponibilité des données à rechercher.

 

En Mauritanie, les communes disposent de compétences générales et de compétences spécifiques, mais aucun texte règlementaire n’a été pris pour préciser les différents domaines transférés. Il est donc important que l’élaboration de ces textes règlementaires soient parties prenantes de l’évaluation des coûts des compétences. La situation actuelle montre qu’à peine 4 % des investissements réalisés sur les territoires des communes et dans le cadre des compétences dévolues à ces dernières passent par les circuits communaux et sont pris en compte dans leurs budgets.

 

Comme au Tchad et au Niger, les communes de la Mauritanie ne bénéficient d’aucun transfert des politiques sectorielles comme la santé publique, l’éducation, l’eau ou l’assainissement.

 

Après la collecte des différents éléments de faisabilité du processus d’évaluation des coûts de compétences transférées et du dialogue sur le partage des ressources publiques en Mauritanie, les étapes suivantes ont été retenues :

 

– Elaborer un projet de Convention de partenariat qui liera CGLU Afrique, la Direction générale des Collectivités Territoriales (DGCT), le Programme national intégré d’appui à la décentralisation, au développement local et à l’emploi des jeunes (PNIDDLE) sur la conduite de l’ensemble du processus d’évaluation des coûts des compétences transférées et sur le dialogue politique sur le partage des ressources publiques entre l’Etat et les Collectivités locales ;

– Travailler dans les prochains mois sur les termes de références et le planning du processus d’évaluation des coûts des compétences transférées et commencer l’identification des consultants qui seront commis, sous la supervision de CGLU Afrique, à collecter et à traiter les données budgétaires des ministères sectoriels.

 

A noter que, la Mauritanie compte 218 communes de pleins exercice avec à leur tête des maires élus depuis 2013. Le découpage de la déconcentration comprend douze régions (Wilayas) dirigées par des Gouverneurs (Walis) et cinquante-cinq Départements (Moughataas) dirigés par des Préfets (Hakems). La réforme constitutionnelle en cours de discussion prévoit le passage des Régions de circonscription administrative à collectivité territoriale.

Revue de presse hebdomadaire des collectivités locales africaines

CGLU Afrique vous propose la revue de presse hebdomadaire web des principales informations relatives aux collectivités locales africaines de la semaine du 10 au 14 avril 2017.

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