Consultation en vue d’un Contrat de Services dans le cadre du projet Readiness UEMOA








Avis de consultation pour le recrutement d’un Consultant pour la conduite d’une étude régionale en vue de l’analyse des écarts existant entre gouvernements centraux et collectivités locales pour la mise en œuvre des CDN, et en vue de finaliser une cartographie des parties prenantes au niveau des 16 collectivités locales retenues dans le cadre du projet Readiness UEMOA.

1. Informations de base

Département émetteur de la consultation
Point focal du Fonds Vert Climat (Autorités Nationales Désignées – AND) pour le Togo

Lieu d’exécution de la prestation
Sénégal, Côte d’Ivoire, Niger, Togo, Mali, Bénin, Guinée Bissau, Burkina Faso

Procédure
Restreinte

Lire la suite le l’appel ici

2. Contact

Les offres techniques et financières doivent être soumises au pouvoir adjudicateur au plus tard le 22/01/2024 à 17h00. Elles doivent être soumises par courrier électronique aux adresses mail suivantes :

Mme Mery Yaou, – Directrice de l’Environnement, AND du Togo, Ministère de l’Environnement et des Ressources Forestières – ymery69@yahoo.fr

Mr. Jean-Pierre Elong-Mbassi, – Secrétaire Général, CGLU Afrique – elongmbassi@uclga.org

Mr. Nbou Mohamed, Conseiller Spécial climat, Biodiversité et Système Alimentaire – m.nbou@uclga.org

Mme Soumia Benlebsir, Chargée de mission, Département Climat, Biodiversité et Système Alimentaire – sbenlebsir@uclga.org

CGLU Afrique fait valoir les enjeux climatiques des territoires africains à la COP28

La 28e Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), s’est tenue du 30 novembre au 12 décembre 2023 à Dubaï (Émirats Arabes Unis, EAU). Cette conférence était d’une importance stratégique majeure pour les collectivités territoriales d’Afrique, qui sont au-devant de la scène des impacts de changement climatique.

La COP28 à Dubaï, également appelée la “COP de transition énergétique hors énergies fossiles”, a constitué une opportunité cruciale pour mettre en évidence les besoins et la nécessité impérieuse d’intégrer les enjeux et l’action climatique des villes et territoires du continent africain dans la définition de la nouvelle génération des Contributions Déterminées au niveau National (CDN), guidée par les orientations du bilan mondial présenté à la COP28.

CGLU Afrique a participé à la COP28 dans l’objectif de faire valoir les enjeux des villes et territoires dans l’action climatique et inscrire les gouvernements locaux et régionaux d’Afrique dans l’écosystème du climat en Afrique, l’action climatique et le Partenariat de Marrakech pour l’action climatique.

La délégation de CGLU Afrique, conduite par sa Présidente, Mme Fatimetou Abdel Malik, et Présidente de la Région de Nouakchott, était composée comme suit :

– M. Dieudonné Bantsimba, Président de l’Association des Maires du Congo (AMC)
– M. Oumar Ba, Président du Conseil des Collectivités Territoriales de l’UEMOA, Président de l’Association des Maires du Sénégal (AMS)
– M. Abdou Ouhou Dodo, Président de l’Association des Municipalités du Niger (AMN)
– M. Gamado Koamy Gbloekpo, Maire du Golfe 1/Lomé et Vice-Président de la Faîtière des communes du Togo (FCT)
– M. Ram Joseph Kafando, Vice-Président de la Délégation Spéciale du Conseil Régional du Centre, Burkina Faso
– M. Peter Anyang’ Nyongo, Gouverneur du Comté de Kisumu, Kenya
– Mme Gladys Wanga, Gouverneure du Comté de Homa Bay, Kenya
– Maire de Blantyre, Président de l’Association des Autorités Locales du Malawi
– M. Amogou Atiode Sita, Maire de Tchamba 2, Togo
– M. Ntemoyok Mewanu Gregory, Maire de Kumba, Cameroun
– M. Samuel Oe-Amseb, Président de l’Association des Autorités Locales de Namibie
– M. Dinan Adebayo Simon, Maire de Pobè, Bénin
– M. Fayemi Kayodé, Représentant du Président du Forum des Régions d’Afrique (FORAF)
– Mme Rohey Malick Lowe, Maire de Banjul, Gambie, Présidente du Réseau des Femmes Elues Locales d’Afrique (REFELA)
– M. Erragheb Hormatollah, Maire de Dakhla, Maroc, Président du Réseau des Jeunes Élus Locaux d’Afrique (YELO)
– M. Jean Jacques Yapo, Directeur Général de l’Union des Villes et Communes de Côte d’Ivoire (UVICOCI)
– M. Jean Pierre Elong Mbassi, Secrétaire Général, CGLU Afrique
– M. Nbou Mohamed, Conseiller Spécial Climat, Biodiversité et Système Alimentaire, CGLU Afrique
– M. Robert Sangori, Directeur du Département Climat, CGLU Afrique
– Mme Soumia Benlebsir, Chargée de mission, Département Climat
– Mme Sara Zeroil, Assistante Personnelle du Secrétaire Général, CGLU Afrique
– M. Jewel Adjei, Conseiller spécial IT de CGLU Afrique
– M. Frédéric Vallier, Consultant à CGLU Afrique

La COP28 a connu trois temps forts : 1) le segment politique de haut niveau organisé les 1ers et 2 décembre 2023 avec la participation des chefs d’État et de Gouvernement ; 2) les journées thématiques organisées du 3 au 10 décembre 2023 autour des principaux enjeux et défis liés aux changements climatiques et de la recherche des solutions pour y faire face ; 3) Les 11 et 12 décembre 2023 consacrés aux négociations et à l’adoption de la déclaration finale de la conférence.

Au cours du segment politique, le Président du Kenya Son Excellence Samoei Ruto a lancé le processus de réalisation de l’Initiative de renforcement de la résilience climatique des populations urbaines pauvres en Afrique (BCRUP), dont le principal partenaire de mise en œuvre est CGLU Afrique.

Le Sommet de l’Action Climatique Locale organisé par Bloomberg Philantropies et la Présidence de la COP28 le 1er et 2 décembre 2023. Cet évènement a constitué un moment fort, mettant en avant le rôle incontournable des villes et collectivités territoriales face à l’urgence climatique.

Les gouvernements locaux et régionaux ont présenté et soutenu des positions communes sur l’Objectif Global sur l’Adaptation, le Bilan global, le financement de l’adaptation au changement climatique, ainsi que les mécanismes de gouvernance et engagements financiers correspondants.

Les gouvernements locaux et régionaux africains ont notamment salué la mise en place du Fonds pour les pertes et dommages, et ont demandé que les procédures pour y accéder soient simplifiées et ouvertes aux collectivités territoriales. Ils ont également appelé au doublement des ressources pour l’adaptation à l’horizon 2025 pour pouvoir faire face aux conditions climatiques extrêmes conséquences du réchauffement climatique, notamment en Afrique, région qui du monde n’y a pas contribué.

A l’initiative de CGLU Afrique, les gouvernements locaux et régionaux ont plaidé par ailleurs pour la création d’un dispositif d’assistance et de premier de secours aux villes et territoires d’Afrique déclarés en situation de catastrophe climatique, dont les ressources alimentées par le Fonds des pertes et dommages devraient être gérées au niveau des associations nationales et régionales des autorités locales.

Pour toute la durée de la conférence, et avec l’appui de la GIZ (Projet RIA) CGLU Afrique s’est dotée d’un Pavillon à la zone bleue de la COP28 réservée aux États, aux organisations internationales et aux institutions de coopération bilatérales et multilatérales.

Le Pavillon a servi de plaque tournante et point de ralliement des collectivités territoriales d’Afrique durant la COP28 en vue d’unifier la voix des gouvernements locaux au regard de l’extrême urgence climatique.

De nombreuses séances de travail ont également été tenues dans les bureaux de CGLU Afrique.


Réunion avec M. Lars Gronvald, Chef de section Villes – INTPA.

Rencontre avec Mr. Maroš Šefčovič, le Vice-président de la Commission européenne, Mme Josefa Sacko, la Commissaire à l’environnement de l’Union africaine, et Mme Fatimetou Abdel Malick, Présidente de CGLU Afrique et Mme Rohey Malick Lowe, Présidente de REFELA.

Réunion de travail avec S.E Mme Alice Wahome, ministre des Terres, des Travaux Publics, du Logement et du Développement Urbain du Kenya.


Réunion bilatérale avec Le Colonel Maurice Ntossui Allogo, ministre des Eaux et Forêts, chargé de la préservation de l’environnement, Gabon.

Réunion bilatérale avec Mme Mariam Almheiri, ministre du Changement Climatique et de l’Environnement des Emirats Arabes Unis, pour discuter du Renforcement de la coopération entre les EAU et collectivités territoriales d’Afrique.

Réunion bilatérale avec M. Alioune Ndoye, ministre de l’Environnement et du Développement Durable du Sénégal et M. Oumar BA, Président du CCT de l’UEMOA.

Réunion du Partenariat de Marrakech avec les champions de Haut-Niveau au sujet de la nomination du nouveau champion qui pilotera l’agenda de l’action. CGLU Afrique a saisi cette occasion pour rappeler et réaffirmer son engagement dans le processus d’accélération de la mise en œuvre des NDC à travers notamment les initiatives structurantes : BCRUP, IAA, les déchets et la Table Ronde des Maires pour la sécurité de l’eau.

En prélude aux travaux de la COP28 proprement dite, CGLU Afrique a participé au 9eme Sommet de l’Organisation Mondiale de l’Économie Verte (World Green Economy Organization, WGEO), tenu les 28 et 29 novembre 2023 à Dubaï, sous le Haut Patronage de Son Altesse Cheikh Mohammed bin Rashid Al Maktoum, Vice-Président et Premier Ministre des Émirats Arabes Unis et souverain de Dubaï. A l’issue de la première journée du Sommet, une cérémonie officielle a été organisée pour la signature d’un Mémorandum d’entente (MoU) entre Son Excellence Saeed Mohammed Al-Tayer, Président de WGEO et M. Jean Pierre Elong Mbassi, Secrétaire Général de CGLU Afrique, consacrant le partenariat entre les deux organisations. Ce protocole énonce les domaines de collaboration entre les deux organisations et confie notamment à CGLU Afrique l’animation du “Pôle Villes” de WGEO.








Une autre étape importante a été marquée dans les efforts de collaboration de CGLU Afrique avec la Banque de développement de l’Afrique australe (DBSA) pour soutenir le développement urbain durable du continent africain. Le 10 décembre 2023, la Directrice Générale de DBSA, Mme Boitumelo Mosako et le Secrétaire Général de CGLU Afrique, M. Jean Pierre Elong Mbassi, ont formalisé leur engagement à créer l’Agence Territoriale Afrique pour le Commerce et l’Investissement (ATIA). Il s’agit d’un Fonds Commun de Créances (FCC) dédié au financement de projets qui amélioreront la résilience, l’infrastructure et le bien-être général des villes africaines. Ce partenariat stratégique vise à relever les défis en constante évolution auxquels sont confrontées les zones urbaines et à catalyser la croissance économique et le développement social.

Retrouvez l’article intégral sur le partenariat avec DBSA, ici.



Par ailleurs, Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) a signé un protocole d’accord inédit avec la principale société mondiale d’investissement à impact, Pegasus Capital Advisors, et son Fonds pour le Climat au niveau infranational, le Subnational Climate Fund (SCF)
La signature du mémorandum d’entente, qui a eu lieu le 2 décembre 2023 dans le cadre de la COP28, marque une étape importante dans la collaboration entre CGLU Afrique et Pegasus Capital Advisors et renforce leur engagement mutuel à faire progresser le développement durable en Afrique. Le Sommet de l’Action Climatique Locale a vu la convergence des principaux décideurs, experts et parties prenantes du monde entier qui se sont réunis pour aborder les défis mondiaux urgents liés au changement climatique et au développement urbain durable.

Le partenariat entre CGLU Afrique et Pegasus Capital Advisors vise à favoriser des solutions innovantes, à catalyser des projets de développement urbain durable et à soutenir les gouvernements locaux en Afrique dans leurs efforts pour atteindre les Objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies et les objectifs de l’Accord de Paris. En combinant le vaste réseau et l’expertise de CGLU Afrique en matière de gouvernance locale avec les ressources complètes de Pegasus Capital Advisors, cette collaboration est disposée à conduire des changements transformateurs au niveau local et à tirer parti d’investissements durables au profit des villes africaines et des communautés locales. Les priorités immédiates comprennent les énergies renouvelables, la gestion des déchets, l’accès aux technologies à large bande et la résilience des ressources en eau, avec des projets initiaux et des sites déjà identifiés à Kisumu, au Kenya.

Jean Pierre Elong Mbassi, Secrétaire Général de CGLU Afrique, a exprimé son enthousiasme quant à ce partenariat, en déclarant : “Nous sommes ravis de nous engager dans cette collaboration stratégique avec Pegasus Capital Advisors. Ce protocole d’accord représente une avancée significative dans notre parcours collectif vers le développement durable en Afrique. En unissant nos forces, nous pouvons débloquer de nouvelles opportunités pour la croissance urbaine et assurer l’avancement de villes prospères, résilientes et inclusives à travers le continent.”

Craig Cogut, PDG et fondateur de Pegasus Capital Advisors, a souligné son engagement en faveur de la durabilité et a insisté sur la force des partenariats : “Nous sommes ravis de collaborer avec CGLU Afrique pour relever les défis urgents auxquels sont confrontées les collectivités territoriales africaines. Ensemble, nous travaillerons sur la conception et la mise en œuvre de solutions urbaines qui auront un impact socio-économique et environnemental positif. En joignant notre expertise et nos ressources, nous pouvons ouvrir une nouvelle ère de développement durable et d’opportunités d’investissement”.

La cérémonie de signature s’est déroulée en présence d’éminents dignitaires, de représentants d’organisations internationales et d’invités de marque participant à la COP28. Cet événement important souligne la reconnaissance mondiale de CGLU Afrique et de Pegasus Capital Advisors en tant qu’acteurs clés du développement durable et de la transformation urbaine en Afrique.
De gauche à droite : Jean Pierre Elong Mbassi, Secrétaire Général de CGLU Afrique, Craig Cogut, PDG et fondateur de Pegasus Capital Advisors, Jewel Adjei, Conseiller Spécial IT de CGLU Afrique, David Albertani, PDG et fondateur de Catalytic Finance Foundation et Gina McCarthy, ancienne administratrice de l’EPA des Etats-Unis.

Visite de CGLU Afrique et Pegasus Capital Advisors à l’entreprise Beyond Water, à Sustainable City, Dubaï.

Retrouvez le communiqué de presse sur la signature du MoU avec Pegasus Capital Advisors, ici.

Abou Samaké, l’espoir des insulaires de Kassa

Cadre de la 36e promotion de l’Institut polytechnique Gamal Abdel Nasser de Conakry, Abou Samaké était d’abord sous-préfet adjoint de Kassa, dont il est originaire, avant d’être nommé sous-préfet par intérim en décembre 2020.

Le 16 mars 2021, la sous-préfecture de Kassa est érigée en commune urbaine, une annonce qui a été accueillie avec euphorie sur l’île de l’archipel de Loos en Guinée Conakry, et pour cause. Abandonnée jusque-là, elle a enfin eu la possibilité de rompre avec la marginalisation grâce à l’autonomie financière.
Pour M. Abou Samaké, c’était un soulagement de voir sa localité érigée comme la 6ème commune urbaine par l’Assemblée nationale, un statut attendu depuis 2012. “L’ambition aujourd’hui, c’est le développement des îles de Loos, électrification, adduction des points d’eau, le transport maritime… Bref, on a soif de développement”, avait-il dit à la presse guinéenne.

Et ce n’est personne d’autre que M. Samaké qui a été officiellement installé à la tête de la Délégation Spéciale de Kassa, le 06 juillet 2021. Il s’est battu dès lors pour enregistrer sa commune à l’Agence de Financement des Communes de Conakry (AFICOM) et parvient à l’intégrer sans attendre l’année 2022. C’est aussi lors des premiers mois aux commandes de Kassa qu’il fait réhabiliter la radio locale, qui s’est remise à émettre quotidiennement à la grande joie des insulaires. Sur le plan environnemental, la commune a procédé au mois d’août et septembre 2021 à une vaste campagne de reboisement. Le bilan des 100 premiers jours d’Abou Samaké à la tête de Kassa enregistre aussi le lancement de la construction d’un centre informatique, qu’il a pu doter de matériel et pour lequel il a obtenu la mise à disposition d’un formateur.

Le nouveau statut administratif de la Commune de Kassa lui permet de défendre elle-même ses projets de développement devant les bailleurs internationaux, d’élaborer des plans de coopération bilatérale avec les institutions, ainsi qu’avec les autres communes de Guinée Conakry et du reste du monde.
Ainsi, le maire multiplie les projets de développement, notamment pour la digitalisation de l’état civil, la lutte contre le paludisme, la réhabilitation des différents centres de santé, l’assainissement et les infrastructures, entre autres. L’éducation est l’un de ses domaines prioritaires, car cet ancien professeur de linguistique sait que l’éducation est la seule voie d’émancipation des peuples et d’éradication de la pauvreté ainsi que de la délinquance juvénile.

Déjà en 2009, lorsqu’il enseignait à l’école, Abou Samaké avait lancé l’association Abou-Sorro avec son ami et professeur français pour aider à la scolarisation des enfants sur l’île de Kassa. Président d’honneur de l’ONG aux commandes sur place depuis sa création, il est “en passe de réussir ce pari fou de scolariser, d’alphabétiser, d’éduquer et de former, en collaboration avec les familles, des centaines de petits insulaires qui seront autant de forces vives pour s’engager dans le développement économique des îles de Loos”, peut-on lire sur la page de campagne d’adhésion 2023 de l’association Abou-Sorro.

Petit à petit, le rêve de l’ONG se réalise. La première pierre du groupe scolaire de Sorro-Mangué a été posée en mai 2018 et deux des trois bâtiments prévus, ainsi que les latrines, ont été achevés en septembre 2020, permettant aux premiers enfants de faire leur rentrée à cette date.

Les réalisations d’Abou Samaké lui ont valu d’être nommé en 2023 parmi les Guinéens qui inspirent le monde par la structure internationale “Those Who Inspire”. Engagé depuis plus d’une décennie pour l’éducation dans sa communauté, le maire de Kassa est plein d’ambition pour sa commune où il œuvre avec passion pour la construction de son avenir. Avec tant de chantiers à entreprendre, Kassa tend également la main aux partenaires, à l’Etat, et n’hésite pas à se rapprocher des institutions pour avancer, mais aussi changer son image.

Car l’ambition d’Abou Samaké pour cette commune de 35 000 habitants située à l’entrée de la capitale, et dont l’activité principale est la pêche, est d’en faire la vitrine de Conakry. C’est ce qu’il a affirmé lors d’une interview accordée à CGLU Afrique lors du 7ème Forum des Managers Territoriaux et des Instituts de Formation ciblant les Collectivités Territoriales (FAMI7), qui s’est tenu du 20 au 26 novembre 2023 à El Jedida, Maroc.

Le FAMI7 fut l’occasion pour lui de suivre un séminaire de formation intitulé “Planification urbaine : outils et bonnes pratiques”, une thématique qu’il n’a pas choisi au hasard. Car sa commune, nouvelle, a besoin d’aménagement et d’évolution. “Aménager une ville, ça crée des ressources. Si les Îles de Loos sont bien aménagées, cela donnerait un autre visage à ma capitale, à mon pays, et pourquoi pas, à l’Afrique.”

Le maire de Kassa s’est dit convaincu qu’en appliquant ce qu’il a appris, sa commune trouvera un essor et pourra user de son fort potentiel touristique. Pour résumer, Kassa n’est qu’au début de son histoire. Elle a désormais son destin en main, avec à sa tête Abou Samaké, celui que ses équipes surnomment “l’infatigable”.

Sources :

https://www.youtube.com/watch?v=P1hr_piesK4&t=4s
https://www.helloasso.com/associations/association-abou-sorro/adhesions/adhesion-abou-sorro-2023
https://mosaiqueguinee.com/kassa-erigee-en-commune-urbaine-on-a-soif-de-developpement-abou-samake-sous-prefet/
https://www.rfi.fr/fr/podcasts/reportage-afrique/20211130-guin%C3%A9e-les-%C3%AEles-de-loos-ont-d%C3%A9sormais-leur-destin-en-main-2-2
https://verite224.com/kassa-abou-samanke-fait-le-bilan-de-ses-100-jours-et-devoile-dautres-innovations-en-cours/
https://guineetime.info/2021/03/17/kassa-erige-en-commune-urbaine-les-habitants-attendaient-depuis-belle-lurette-cette-nouvelle-abou-samake-sous-prefet/
https://abousorro.wixsite.com/accueil/notre-projet
https://www.faapa.info/blog/conakry-administration-installation-officielle-de-la-delegation-speciale-de-kassa/
https://www.thosewhoinspire.com/meet-the-ip/abou-samake/

Lancement de la phase de mise en œuvre du Programme Readiness Regional du Fonds Vert Climat au bénéfice des collectivités territoriales des États membres de l’UEMOA lors de la COP28 (COMMUNIQUÉ DE PRESSE)

Dubaï, Emirats Arabes Unis – Le 9 décembre 2023, s’est tenu au Pavillon BOAD de la COP28 à Dubaï une session sous le thème “Vers un cadre collaboratif et inclusif pour le financement de projets dans l’espace UEMOA”. L’événement a marqué le lancement du programme Readiness Régional des pays de l’UEMOA, initié à Lomé le 3 juillet 2023, avec la participation de la BOAD, du Conseil des Collectivités Territoriales (CCT) de l’UEMOA, des points focaux du Fonds Vert pour le Climat (FVC), et des Présidents des Associations des Maires des pays de l’UEMOA.

L’objectif principal du programme Readiness est de préparer les collectivités territoriales de l’espace UEMOA à élaborer des projets éligibles aux institutions de la finance climatique, dont le Fonds Vert Climat. Ce programme contribuera à accélérer la territorialisation de la mise en œuvre des Contributions Déterminées au niveau National (CDN) dans l’espace UEMOA, et à aligner les actions climatiques territoriales aux actions nationales à travers l’adoption du système de mesure, reportage et vérification (MRV) conforme au Paquet Climat de Katowice.

Ce programme va également renforcer la gouvernance multiniveau et la coopération décentralisée entre les collectivités territoriales dans le domaine de la définition et de la mise en œuvre des projets climat énergie.

La séance d’ouverture, modérée par M. Jean-Pierre Elong Mbassi, Secrétaire Général de CGLU Afrique, a rappelé que l’initiative du FVC vise à préparer les collectivités locales à élaborer des projets climat et énergie éligibles à la finance climatique. Cet événement a permis de clarifier les attentes des collectivités territoriales concernant le programme Readiness, ainsi que la collaboration avec la BOAD, institution financière accréditée au FVC.

Lors de cette cérémonie d’ouverture, le ministre de l’Environnement du Sénégal, Son Excellence M. Alioune Ndoye, ministre de l’Environnement du Sénégal, M. Oumar Ba, Président du CCT de l’UEMOA, et M. Ibrahim Traoré, Chef de la Division Finance Climat à la BOAD, ont souligné l’importance d’accorder un rôle incontournable aux collectivités territoriales dans la réalisation de l’Accord de Paris, et la nécessité de mobiliser des financements à leur profit pour accélérer la mise en œuvre des objectifs climatiques sur le terrain.

Le panel de discussion qui a suivi la cérémonie d’ouverture a permis un échange riche entre les représentants des Points Focaux du FVC, les Maires et Présidents des associations des gouvernements régionaux et locaux de l’espace UEMOA.

De cette discussion se sont dégagés, le besoin d’une plus grande professionnalisation des dirigeants et du personnel des gouvernements régionaux et locaux dans le domaine du climat ; et de la nécessité d’améliorer les volets législatifs et réglementaires.

A l’issue des travaux du side event, la liste des 16 collectivités territoriales retenues pour faire partie du programme Readiness Régional de l’UEMOA a été arrêtée. Un comité de pilotage a été mis en place, qui comprend les représentants du CCT-UEMOA, de la BOAD et de CGLU Afrique.

Pour toute demande, veuillez contacter :
Gaëlle Yomi : Tél : + 212 610 56 71 45
E-mail : gyomi@uclga.org

A propos du Conseil des Collectivités Territoriales de l’UEMOA

Le Conseil des Collectivités Territoriales est un organe consultatif de l’Union créé par Acte Additionnel n°02/CCEG/UEMOA/2011 du 30 mai 2011 de la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement. Par cet acte, l’Union donne un signal politique clair pour une meilleure implication des collectivités territoriales dans le processus d’intégration pour relever les défis de la mondialisation, promouvoir un système de gouvernance multi niveaux et prendre en compte les préoccupations des populations dans les politiques et programmes communautaires de développement – https://www.uemoa.int/fr/organes-uemoa/le-conseil-des-collectivites-territoriales

A propos de la BOAD

La Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) est l’institution commune de financement du développement des Etats de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA) créée par Accord signé le 14 novembre 1973 et devenue opérationnelle en 1976. La mission principale de la BOAD est de contribuer à l’intégration économique et au développement équilibré des pays membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Ces pays comprennent le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo – https://www.boad.org/fr

A propos de CGLU Afrique

Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique est l’organisation faîtière des collectivités territoriales d’Afrique. Elle a été fondée en 2005 dans la ville de Tshwane, en Afrique du Sud, à la suite de l’unification de trois groupes continentaux de gouvernements locaux, à savoir l’Union africaine des autorités locales (AULA) ; l’Union des Villes Africaines (UVA); et la section Afrique de l’União das Cidades e Capitais Lusófonas Africana, Americana y Asiatica (UCCLA). CGLU Afrique regroupe les 51 associations nationales de gouvernements locaux et régionaux opérant en Afrique ainsi que 2000 villes et territoires de plus de 100 000 habitants adhérents directs. A travers ses membres, CGLU Afrique représente plus de 350 millions de citoyens africains. Membre fondateur de l’organisation mondiale CGLU, elle en est la section régionale pour l’Afrique. CGLU Afrique vise à promouvoir la gouvernance décentralisée, renforcer les capacités des gouvernements locaux et plaider en faveur des intérêts des villes et autorités locales africaines. L’organisation œuvre en faveur du développement urbain durable, de l’amélioration de la prestation de services locaux et de l’autonomisation des communautés locales. – https://www.uclga.org/.

Sensibilisation à l’impact du mécanisme réglementaire MACF de la Commission européenne sur les industries exportatrices en Afrique

Le 8 décembre 2023 à la COP28, au Pavillon de CGLU Afrique.
Dubaï, Emirats Arabes Unis

Pour favoriser la transition vers l’économie verte et respecter l’engagement de l’Union européenne de devenir une économie à zéro émission nette d’ici 2050, la Commission européenne a mis en place un Mécanisme d’Ajustement Carbone aux Frontières (MACF), en anglais CBAM (Carbon Border Adjustment Mechanism), qui définit une période transitoire du 1er octobre 2023 au 31 décembre 2025, pour tout exportateur de matières premières ou de biens vers les pays membres de l’Union européenne, afin de s’aligner sur les dispositions du CBAM. Au-delà de cette période, tout exportateur de produits non décarbonés sera soumis à une taxe carbone sur ses marchandises exportées à son point d’entrée en Europe.

L’événement parallèle auquel ont pris part des élus locaux africains ainsi que des entreprises exportatrices africaines a aidé les participants à (i) comprendre ce qu’est le CBAM (ii) appréhender l’impact qu’il aura sur les exportateurs africains de matières premières couvertes par le mécanisme, à savoir le ciment, le fer, l’aluminium et l’hydrogène, entre autres, et (iii) explorer les différents leviers qui peuvent être mis en œuvre pour aider les industries exportatrices africaines à préserver leurs parts de marché tout en atteignant les ODD et en accélérant leur propre transition verte.

Les recommandations suivantes ont été adoptées par les participants à l’événement parallèle :

1) CGLU Afrique doit largement diffuser les dispositions du règlement CBAM de la Commission européenne dans les pays africains et plus particulièrement dans les villes et territoires abritant des zones franches économiques dont les exportations vers les pays membres de l’Union européenne seront fortement impactées par le règlement CBAM ;

2) Les pays africains ainsi que les gouvernements locaux, en particulier ceux qui exportent des matières premières vers les pays membres de l’UE ou qui abritent des zones franches économiques, doivent initier et mettre en œuvre de toute urgence une stratégie de décarbonisation de leurs zones industrielles et de leurs activités d’exportation ;

3) La Commission européenne doit accompagner les pays africains dans la mise en œuvre du règlement CBAM en fournissant une assistance technique et un transfert de technologies en utilisant la stratégie européenne Global Gateway (Portail mondial) ou le cadre de Team Europe.

Media Contact: gyomi@uclga.org; contact@lem-co.com; laurence.em@lem-co.com;

CGLU AFRIQUE SIGNE UN MÉMORANDUM D’ENTENTE AVEC PEGASUS CAPITAL ADVISORS






Le pionnier de l’investissement à impact annonce un partenariat et un plan pour apporter des projets d’infrastructure verte aux communautés locales africaines

Dubaï, Émirats Arabes Unis, 13 décembre 2023 – Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) a le plaisir d’annoncer la signature d’un protocole d’accord inédit avec la principale société mondiale d’investissement à impact, Pegasus Capital Advisors, et son Fonds pour le Climat au niveau infranational, le Subnational Climate Fund (SCF), lors du Sommet de l’Action Climatique Locale qui s’est tenu dans le cadre de la 28e Conférence des Parties (COP28) à Dubaï, aux Émirats Arabes Unis.

La signature du mémorandum d’entente, qui a eu lieu le 2 décembre, marque une étape importante dans la collaboration entre CGLU Afrique et Pegasus Capital Advisors et renforce leur engagement mutuel à faire progresser le développement durable en Afrique. Le Sommet de l’Action Climatique Locale a vu la convergence des principaux décideurs, experts et parties prenantes du monde entier qui se sont réunis pour aborder les défis mondiaux urgents liés au changement climatique et au développement urbain durable.

Le partenariat entre CGLU Afrique et Pegasus Capital Advisors vise à favoriser des solutions innovantes, à catalyser des projets de développement urbain durable et à soutenir les gouvernements locaux en Afrique dans leurs efforts pour atteindre les Objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies et les objectifs de l’Accord de Paris. En combinant le vaste réseau et l’expertise de CGLU Afrique en matière de gouvernance locale avec les ressources complètes de Pegasus Capital Advisors, cette collaboration est disposée à conduire des changements transformateurs au niveau local et à tirer parti d’investissements durables au profit des villes africaines et des communautés locales. Les priorités immédiates comprennent les énergies renouvelables, la gestion des déchets, l’accès aux technologies à large bande et la résilience des ressources en eau, avec des projets initiaux et des sites déjà identifiés à Kisumu, au Kenya.

Jean Pierre Elong Mbassi, Secrétaire Général de CGLU Afrique, a exprimé son enthousiasme quant à ce partenariat, en déclarant : “Nous sommes ravis de nous engager dans cette collaboration stratégique avec Pegasus Capital Advisors. Ce protocole d’accord représente une avancée significative dans notre parcours collectif vers le développement durable en Afrique. En unissant nos forces, nous pouvons débloquer de nouvelles opportunités pour la croissance urbaine et assurer l’avancement de villes prospères, résilientes et inclusives à travers le continent.”

Craig Cogut, PDG et fondateur de Pegasus Capital Advisors, a souligné son engagement en faveur de la durabilité et a insisté sur la force des partenariats : “Nous sommes ravis de collaborer avec CGLU Afrique pour relever les défis urgents auxquels sont confrontées les collectivités territoriales africaines. Ensemble, nous travaillerons sur la conception et la mise en œuvre de solutions urbaines qui auront un impact socio-économique et environnemental positif. En joignant notre expertise et nos ressources, nous pouvons ouvrir une nouvelle ère de développement durable et d’opportunités d’investissement”.

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