Archive d’étiquettes pour : CGLU Afrique

Revue de presse hebdomadaire des collectivités locales africaines

CGLU Afrique vous propose la revue de presse hebdomadaire web des principales informations relatives aux collectivités locales africaines de la semaine du 11 au 15 juillet 2016.

Le tour d’horizon des nouvelles des collectivités locales du continent disponible en un clic ici

N’hésitez pas à vous abonner à la mailing List, disponible en fin de la revue, pour la recevoir chaque lundi.

Première école d’été des Objectifs du Développement Durable

Le Secrétaire général de CGLU Afrique a participé à la première école d’été des Objectifs du Développement Durable à Marseille, France, et ce, du 9 au 13 juillet 2016.

Plusieurs délégués ont pris part à cette rencontre.  Des décideurs politiques au niveau régional, national et local, des spécialistes issus de l’enseignement, des représentants du Ministère des affaires étrangères et du développement international (MAEDI), du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), l’Union pour la Méditerranée, le Centre pour l’intégration méditerranéenne, le Conseil international de la Science, l’Institut National Français de la Santé et la Recherche Médicale (INSERM), le Conseil Mondiale de l’eau, etc.

La cérémonie d’ouverture a été ponctuée par les messages de M. Bernard Valero, Directeur de la Villa Méditerranée, M. Jean Moatti, Président et CEO de l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD) et M. Yvon Berlan, Président de l’Université d’Aix-Marseille (AMU), entre autres.

La rencontre a été organisée autour de quatre principaux sujets :

Les enjeux scientifiques et défis sociétaux traités le vendredi 8 juillet 2016, qui a inclut le cadre institutionnel des enjeux du développement, le financement des Objectifs de Développement Durable, le rôle de la science et la communauté scientifique dans la mise en œuvre des Objectifs du Développement Durable.

 

Appel à manifestation d’intérêt pour une étude de consultation pour CGLU Afrique

Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique-CGLU Afrique lance un appel à manifestation d’intérêt pour la réalisation d’une étude de consultation dont l’objectif escompté est de renforcer les capacités des associations nationales des collectivités locales en Afrique pour l’accomplissement de leur mandat relatif à l’appui institutionnel et technique à leurs membres.

La mission des experts retenus consistera à procéder au diagnostic institutionnel des collectivités locales existantes pour évaluer leurs besoins et tailler sur mesure leurs programmes de soutien à mobiliser sur la base de la demande exprimée.

Cet appel est lancé aux experts intéressés résidant dans les pays concernés par cette étude et qui sont le Ghana, la Sierra Leone, le Kenya, le Rwanda, le Burundi, le Cameroun, le Tchad, le Cap Vert, le Botswana et Malawi.

Les experts intéressés doivent soumettre une proposition pour l’exécution de la mission précisant les points suivants :

Définition de Concept : Démontrer une compréhension de la notion d’évaluation des besoins en matière de Développement des Capacités en référence aux autorités locales et à la gouvernance locale. (Maximum une page)

Méthodologie à appliquer pour l’étude (jusqu’à une page)

Plan d’exécution de l’Etude (Calendrier des activités / tâches)

Dates de début et de fin.

Date limite de réception des manifestations d’intérêt de la part des experts/professionnels intéressés est le 22 juillet 2016.

Toutes les informations nécessaires pour la constitution de la proposition de l’exécution de l’étude, les échéances, les personnes auxquelles ses propositions doivent être adressées sont disponibles dans les Termes de Référence disponibles ici.

Revue de presse hebdomadaire des collectivités locales africaines

CGLU Afrique vous propose la revue de presse hebdomadaire web des principales informations relatives aux collectivités locales africaines de la semaine du 20 au 24 juin 2016.

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Appel à projet Initiatives Climat – COP22 (J-04)

Il ne reste plus que 4 jours aux collectivités locales africaines pour soumettre leurs initiatives dans la lutte contre les effets négatifs du changement climatique en complétant ce formulaire de participation aux Trophées Initiatives Climat COP 22.

La date limite pour recevoir les propositions est fixée à ce jeudi 30 juin 2016 à minuit.

Le formulaire avec les grandes lignes du projet doit être déposé impérativement au plus tard ce jeudi. Il pourra par la suite être complété jusqu’au 7 juillet.

CGLU Afrique est à la disposition des collectivités locales pour tout appui dans la rédaction de la présentation des projets.  Vous pouvez nous contacter via les adresses mail suivantes : gyomi@uclga.org , kznaidi@uclga.org

Ensemble portons la voix des collectivités locales à la COP 22 à Marrakech (7-18 novembre 2016) !

Revue de presse hebdomadaire des collectivités locales africaines

CGLU Afrique vous propose la revue de presse hebdomadaire web des principales informations relatives aux collectivités locales africaines de la semaine du 13 au 17 juin 2016.

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Principales décisions du Bureau Exécutif de CGLU à Kazan

Le dernier bureau exécutif de Cités et Gouvernements Locaux Unis-CGLU en date a été organisé à Kazan, Russie, du 25 au 27 mai 2016. Il s’agit, en effet, de la dernière réunion du bureau exécutif de CGLU avant la tenue du Sommet mondial de Bogota des dirigeants locaux et régionaux prévu pour du 12 au 15 octobre 2016.

Cette rencontre a été alors l’occasion pour CGLU et son réseau mondial de statuer sur plusieurs points par rapport aux échéances à venir comme la Conférence Habitat III, la Seconde Assemblée mondiale des gouvernements locaux et régionaux et l’agenda international. Les sessions du bureau exécutif ont également été l’occasion de commencer à définir les principales priorités de l’Organisation pour le nouveau mandat 2016-2022.

Par ailleurs, les membres du bureau exécutif de CGLU présents à Kazan ont pu témoigner de la candidature de la ville de Johannesburg et de la ville de Kazan pour la Présidence de l’organisation. Le maire de Joburg, M. Parks Tau, a présenté sa vision pour l’organisation qui vise à faire acquérir à CGLU un rôle de premier plan dans la mise en œuvre de l’agenda du développement et du nouvel agenda urbain.

Dans ce sens, le manifeste de maire de la ville de Johannesburg pour la présidence de CGLU a été officiellement lancé lors de la réunion du comité exécutif de CGLU Afrique en mai 2016 à Rabat. Le manifeste peut être consulté ici.

Ajoutons que lors de la tenue du bureau exécutif de CGLU, les gagnants de la deuxième édition du Prix « CGLU – ville de Mexico – Culture 21. »  Les gagnants dans la catégorie « ville, gouvernement local ou régional » sont Tombouctou et Vaudreuil-Dorion ; Jon Hawkes et Silvia Rivera Cusicanqui sont les gagnants de la catégorie individuelle.

Le rapport des principales décisions du Bureau Exécutif de Kazan est disponible ici.

Pour plus d’informations sur le Bureau Exécutif de Kazan, les photos, vidéos…cliquez ici.

Initiatives Climat-COP22 : trophées pour les pays d’Afrique francophone

Avec la COP22 en perspective que le Maroc va accueillir en novembre 2016, le projet « Trophées Initiatives Climat-COP22 » a été mis en place par ALLIADEV et IGAPURA avec la contribution de la de Coopération suisse (DDC) pour favoriser la participation des acteurs de la société civile des pays africains francophones à la Conférence des Nations Unis pour le Changement Climatique-COP22.

Le projet est conduit en partenariat avec l’Institut de la Francophonie pour le Développement Durable (IFDD), Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique), le Programme des Nations Unies pour le Développement Maroc (PNUD Maroc) et le Programme de Micro financements (PMF) du Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM).

Ainsi, « INITIATIVES CLIMAT » valorise les projets de lutte contre les changements climatiques et ses effets : sécheresses, inondations, migrations… dans les pays d’Afrique francophone qui représente une diversité d’acteurs.

Le processus de sélection se divise en 3 étapes. La première, ouverte depuis avril et s’étend sur le mois de juin, vise à recueillir les initiatives éligibles aux trophées qui, conformément au règlement, doivent être en rapport avec le thème de « la lutte contre les effets négatifs des changements climatiques » (atténuation et/ou adaptation). D’autres critères secondaires sont aussi pris en compte : « approche participative/gouvernance, impacts à moyen et long termes, durabilité, information/sensibilisation, éducation/formation ». Il est préférable de soumettre plutôt une (ou plusieurs) actions, plutôt qu’un programme.

La deuxième étape sera consacrée au choix des nominés. Ce sont au total 30 nominés, dans les 3 catégories (collectivités, organisations de la société civile et entrepreneurs verts – femmes et jeunes), qui seront choisis par un comité de sélection. La liste des nominés sera communiqué vers le 10 juillet.

Et Finalement, l’étape 3 sera le choix des lauréats. Un comité de sélection aura la mission de choisir les 10 lauréats des Trophées. Il est composé d’une douzaine de personnes : représentants des partenaires ainsi que des personnes qualifiées. Les membres du comité se réuniront les 11 et 12 juillet.

En vue de la constitution du recueil d’Initiatives Climat et de l’enregistrement des candidats aux Trophées, il est suggéré à tout acteur engagé dans des actions en faveur de la lutte contre les changements climatiques de soumettre des initiatives. Pour cela voir le Formulaire de candidature disponible ici. 

Le 30 juin 2016 est la date limite pour l’envoi des formulaires de candidature. 

Rappelons que les Prix des Trophées seront remis lors de la COP22 à Marrakech.

Pour plus d’informations, cliquez ici.

 

«C’est dans l’audace que l’on trouvera des solutions aux crises auxquelles font face les maires», Jean Luc Roux, Chercheur indépendant en monnaie complémentaire

Assurer l’accès des populations aux services de bases est l’une des préoccupations des Autorités Locales. Face aux difficultés financières liées à ce domaine, la création d’une monnaie complémentaire est suggérée aux élus locaux par Jean Luc Roux, consultant et chercheur indépendant en monnaie locale. Il en présente les avantages dans cette interview.

 

M. Roux, vous avez fait une présentation sur les monnaies complémentaires à l’attention des maires membres du Comité Exécutif de CGLU Afrique, lors de sa 14e Session, le 10 mai 2016. Qu’est-ce que les monnaies complémentaires peuvent apporter comme plus aux collectivités locales ? 

Je me suis aperçu que depuis quelques années avec l’austérité régnante les pouvoirs publics, les autorités, les villes ont perdu leur pourvoir financier. Ainsi, les budgets relatifs à l’éducation, à la scolarité, aux soins de santé, au transport, à la gestion des déchets, souffrent malheureusement de large déficit. Aujourd’hui, les villes ont appris dans certains pays, sur certains continents, qu’elles peuvent refaire de la trésorerie budgétaire en créant et en affectant une monnaie complémentaire à des secteurs qui ne nécessitent pas forcément d’être géré en monnaie conventionnelle.  Je prends l’exemple de la ville de Bristol en Angleterre. C’est une ville d’environ un million d’habitants. Le maire en accord avec les citoyens, a décidé de créer une monnaie, le «Bristol Pound» qui est affecté principalement aux échanges entre les entreprises locales de la ville, aux échanges des populations avec toutes les denrées alimentaires, aux échanges que la population a avec les entreprises productrices d’énergies. Tous ces services-là sont aujourd’hui payés en Bristol Pound. Ainsi la mairie ne dépense plus de livre sterling pour ces secteurs et elle a pu augmenter son budget dans les lignes budgétaires qui ne peuvent pas être gérées en Bristol Pound. Par exemple le système informatique, les installations techniques dans les hôpitaux, ça nécessite des budgets importants et ce sont des types de dépenses que l’on ne peut pas faire en monnaie locale.

Ce modèle de monnaie complémentaire est-il aussi approprié aux grandes communes ? 

Plus la taille de la commune est grande, plus la monnaie à la chance de réussir. Ce qui est important c’est la détermination du maire et des élus d’une part , et la rencontre avec des citoyens motivés pour travailler main dans la main à créer une monnaie au service des citoyens.  Une monnaie qui va faciliter les échanges dans le secteur alimentaire, de la santé, de l’éducation. C’est une question de volonté et de motivation. Ce n’est pas une question de taille de la commune. La taille permet à la monnaie d’avoir une plus grande stabilité.

 

Comment faire pour avoir l’autorisation de mettre sur le marché une monnaie complémentaire. L’Etat peut s’y opposer ?  

Je dirai qu’il faut avoir le courage de la désobéissance civile. Je vais vous donner un exemple. Quand j’étais jeune militant belge, il n’était pas autoriser de créer son émetteur. J’étais étudiant et avec des camarades nous avons acheté un émetteur et nous avons commencé à mettre de la music et les informations pour les étudiants. Ce n’était pas autorisé. Six mois après on s’est fait confisquer le poste de radio et nous avons racheté un autre. Lorsque la gendarmerie voulait sévir à nouveau nous avons prévenu tous les auditeurs et en quelques minutes il y avait 3500 citoyens autour de notre poste de radio qui n’ont pas permis à la gendarmerie de fermer la station de radio et deux ans plus tard c’était légalisé en Belgique. Parfois le courage de la désobéissance civile, permet d’ouvrir des pans nouveaux d’activités dans une société sur des points que le législateur n’avait pas pensés. Il faut le courage d’hommes audacieux. Je sais qu’il y a des maires qui sont audacieux. Que ce soit en Allemagne, en Belgique, en France, en Afrique aussi. Je pense notamment à la ville de Mombasa au Kenya où une monnaie complémentaire a été créée. Il faut noter qu’on n’est pas tout à fait au niveau de l’illégalité mais nous sommes dans ce que la légalité ne prévoit pas. C’est ce que j’appelle la matière crise.

 

Quels sont donc les étapes indispensables pour lancer une monnaie complémentaire ? 

La première chose c’est la formation. Il faut que les maires accompagnés des représentants de la société civile aient une formation spécifique à la création de ces monnaies complémentaires. Parce qu’elles sont très diverses contrairement à la monnaie conventionnelle qui est une mono culture, on la produit de la même façon partout dans le monde. Or les monnaies complémentaires sont des monnaies qui sont adaptées à chacune des situations. Elles ont une grande variété de visages différents. Il faut apprendre à connaitre le model à utiliser en fonction des besoins que je souhaite remplir. J’ai par exemple donnée avec l’économiste Bernard Lietaer, une formation de ce type à l’université de Zurich, il y a trois ans. Ce qui a permis à 30 personnes de repartir dans leur pays et de devenir ce que moi j’appelle des architectes des structures monétaires complémentaires.  Cette formation peut se faire sur un délai de 3 ou 5 jours.

Comme deuxième étape : la motivation. La motivation c’est le moteur indispensable. Troisième étape : bien identifier les besoins qui sont à couvrir par cette monnaie. On ne peut pas tout faire. Alors il faut sélectionner ce qui est en crise dans ma ville. Ce qui ne fonctionne pas dans ma ville parce que j’ai un manque de moyen où tout simplement parce que j’ai des populations qui sont exclus de l’activité économique. Elles ne peuvent pas s’acheter des médicaments en pharmacie, elles ne peuvent pas avoir accès à l’école, etc. Si ces populations-là sont prioritaires dans la gestion de ma ville, je ferai une monnaie qui sera affectée à développer ces secteurs.

Ensuite il faut penser à la technicité. Est-ce que je vais faire une monnaie sous forme papier ? Est-ce que je vais faire une monnaie sous forme électronique ? Dans le monde, aujourd’hui la plupart des monnaies ne se font pas avec du papier mais sous forme électronique.  Ça fonctionne bien dans le business to business entre entreprise. Quand les citoyens sont impliqués c’est bien d’avoir une monnaie papier. Puis, décider ci cette monnaie papier a une convertibilité ou non. Ce sont des décisions qui se discutent avec le comité de création de cette monnaie qui est toujours un comité mixte. Un comité : citoyen/pouvoir public.

Après ça il faut informer les citoyens du dispositif que l’on va mettre en place via les médias.  Autre étape importante, c’est la charte locale de la ou des monnaies complémentaires. Cette charte va définir le cadre de la monnaie, les populations concernées par cette monnaie, la gouvernance de la monnaie (c’est un élément important pour déterminer qui prend les décisions). On verra que pour qu’une monnaie fonctionne bien, les décisions doivent toujours se prendre avec le groupe responsable de la création. Une fois la charte établis, le type de monnaie établi, on passe à une phase test. C’est-à-dire qu’on décide de tester la monnaie dans un quartier de sa ville et de voir comment ça se passe. Entre la décision de faire une monnaie et sa première application il faut attendre 2 ans. Deux ans c’est le temps de préparation pour amener une monnaie à maturité avant de la tester. La phase test est en général de 6 mois. On regarde si les citoyens ont bien compris la manière de l’utiliser. On fait un rapport de cette phase test, on tune le procéder et puis on y va avec la phase opérationnelle définitive. Et régulièrement, tous les 6 mois, tous les ans on rapporte l’évaluation du système pour l’adapter à chaque fois aux difficultés que l’on pourrait rencontrer.

Votre mot de fin ? 

Je dirai oser le changement. Oser le changement parce que ce n’est pas dans le cadre actuel que vous trouverez les solutions à la crise sociale, économique et environnementale. Les maires qui ont osé ce changement, je pense aux maires de Bristol, de Nantes, de Toulouse, se retrouvent aujourd’hui dans des situations compétitives meilleures à celles de leurs collègues dans d’autres villes qui sont restés timides.On se rend compte qu’aujourd’hui à politique égale on n’a pas les solutions aux crises que l’on rencontre. C’est dans le changement, dans l’audace, d’essayer de nouveaux outils, d’innover, que l’on trouvera des solutions aux différentes crises auxquelles font face les maires.

Revue de presse hebdomadaire des collectivités locales africaines

CGLU Afrique vous propose la revue de presse hebdomadaire web des principales informations relatives aux collectivités locales africaines de la semaine du 6 au 10 juin 2016.

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