Signature d’une convention cadre de partenariat entre l’Association des Maires de Mauritanie et CGLU Afrique

Le 02 août 2022 à Nouakchott (Mauritanie), l’Association des Maires de Mauritanie (AMM) a signé une convention cadre de partenariat avec CGLU Afrique.  Le document a été paraphé par M. Ahmed H’Meimed, Président de l’AMM et M. Jean Pierre Elong Mbassi, Secrétaire Général de CGLU Afrique. La signature s’est faite en marge de la 27e session du comité exécutif de CGLU Afrique.

La convention-cadre a pour objet de définir, organiser et renforcer les relations de travail et de collaboration entre l’AMM et le secrétariat général de CGLU Afrique autour des fondamentaux et des trois piliers du plan d’action décennal 2021-2030 de CGLU Afrique (GADDEPA 2.0), à savoir :

Fondamentaux : Mise en place des éléments de base assurant le développement institutionnel et la pérennité des membres et des réseaux de CGLU Afrique ;

Pilier 1- Dialogue et Plaidoyer en faveur de la décentralisation et des collectivités territoriales ;

Pilier 2- Renforcement des capacités des leaders, élus et administrations territoriales ;

Pilier 3- Montage des projets et recherche de financements en vue de leur réalisation.

L’AMM s’engage également entre autres à organiser la célébration de : la journée internationale des femmes le 8 mars de chaque année ; la journée de l’Afrique le 25 mai de chaque année ; la journée africaine de la décentralisation le 10 août de chaque année ; et la journée internationale des migrants le 18 décembre de chaque année.

La convention-cadre a été conclue pour une durée de cinq (5) ans renouvelable par tacite reconduction.

La présidente du REFELA MALAWI encourage les personnes âgées de la communauté

La présidente du  REFELA MALAWI , Madame Gertrude Chirambo, a encouragé les personnes âgées de la communauté à continuer à être actives pendant leur retraite en transmettant des compétences culturelles et diverses à la jeune génération. Cette rencontre avec les séniors a eu lieu à Blantyre, au Malawi, le jeudi 27 juillet 2022 au centre de ressources. 70 seniors âgés de 67 à 89 ans étaient présents.

Elle a également partagé avec le groupe l’initiative qu’elle a prise avec 20 filles pour fabriquer des tapis tissés à la main destinés à la vente. Ces tapis ont été fabriqués par des filles et des femmes pendant la pandémie du COVID. Comme les écoles étaient fermées, beaucoup de filles étaient désœuvrées. Elle a profité de l’occasion pour engager les filles dans une activité productive afin de les occuper, mais aussi pour leur enseigner une compétence qui leur permettra de générer de l’argent pour répondre à certains de leurs besoins. C’était une époque où les rapports faisaient état de nombreuses grossesses chez les filles qui étaient inactives pendant le COVID. Il a été rapporté que quelques 400 filles dans le district ont eu des grossesses non planifiées. “Nous sommes actuellement à la recherche d’un sponsor pour former une autre cohorte de filles aux tapis et nous cherchons également un marché pour vendre les tapis à l’international afin d’aider les filles et les femmes”.

Parmi les intervenants de la journée figurait l’ancien ministre de l’éducation et des services communautaires du Malawi, l’honorable Queen Gondwe (80 ans). Elle vient d’écrire un livre sur la façon d’élever les enfants pour qu’ils deviennent de meilleurs citoyens et dirigeants. Elle-même, en tant que grand-mère, a partagé ses expériences et un chapitre du livre qui encourage les grands-mères à continuer à aimer, à prendre soin et à partager leur sagesse avec leurs petits-enfants.  Les femmes ont reçu des cadeaux emballés de tissu. La représentante du groupe, Mme Mpunga, a remercié Mme Chirambo pour avoir toujours tendu la main aux femmes âgées en cas de besoin, en leur offrant des produits alimentaires et des colis.

27e Session du Comité Exécutif de CGLU AFRIQUE à Nouakchott (Mauritanie)

La 27e session ordinaire du Comité Exécutif de Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) se réunit le 02 août 2022 à Nouakchott (Mauritanie). La rencontre est accueillie par la Région de Nouakchott.

Cette 27ème session du Comité Exécutif est la première de la nouvelle équipe dirigeante de CGLU Afrique élue lors de l’Assemblée Générale du 19 mai 2022 à Kisumu, Kenya lors du Sommet Africités 9. Elle est consacrée principalement à l’approbation des comptes de l’exercice 2021 de l’organisation, à l’évaluation des résultats du Sommet Africités (Kisumu du 17 au 21 mai 2022), à la discussion des orientations stratégiques de la nouvelle équipe dirigeante de CGLU Afrique, et à la participation de l’Afrique aux instances et commissions de CGLU-Monde.

L’ouverture officielle de la 27eme session a été honorée par la présence des leurs Excellences Monsieur le Ministre de l’intérieur et de la Décentralisation, Monsieur le Ministre des Finances et Monsieur le Ministre de l’Urbanisme ; ainsi que du Président de l’Association des Maires de Mauritanie, des Présidents des Régions Mauritaniennes et plusieurs autres Personnalités importantes.

La session s’est tenue sous la présidence de Mme Fatimetou Abdel Malick, Présidente de la Région de Nouakchott (Mauritanie) et Présidente de CGLU Afrique

Du côté de CGLU Afrique la session s’est tenue sous la présidence de Mme Fatimetou Abdel Malick, Présidente de la Région de Nouakchott (Mauritanie) et Présidente de CGLU Afrique, en présence de :

– Mme Christine Mba Ndutume, Maire de Libreville (Gabon) et Vice-Présidente CGLU Afrique pour la Région de l’Afrique Centrale ;

– Mme Kouame Badou Harlette, épouse N’Guessan, Maire de de la Commune d’Arrash, et secrétaire générale de l’Union des Villes et Communes de Côte d’Ivoire, représentant M. Claude Paulin Danho, Président de l’Union des Villes et Communes de Côte d’Ivoire (UVICOCI) et Vice-président CGLU Afrique pour la Région de l’Afrique de l’Ouest ;

– M. Jeffrey Sibisibi, Président de l’Association des Autorités Locales du Botswana (BALA) et Vice-Président CGLU Afrique pour la Région de l’Afrique Australe ;

– Mme Rohey Malick Lowe, Maire de Banjul (Gambie), et Présidente du Réseau des Femmes Elues Locales d’Afrique (REFELA).

Pour rappel, le Comité Exécutif de CGLU Afrique est l’instance chargée de la direction politique de l’organisation. Le Comité Exécutif comprend 16 membres, 15 membres élus par l’assemblée générale de CGLU Afrique(soit 3 pour chacune des 5 régions d’Afrique), auxquels s’ajoute la Présidente du Réseau des Femmes Élues Locales d’Afrique (REFELA) qui est la commission permanente pour l’égalité de genre de CGLU Afrique.

Pour de plus amples informations veuillez contacter :

Gaëlle Yomi : Tél : + 212 610 56 71 45

E-mail : gyomi@uclga.org

A propos de CGLU Afrique :

Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) est l’organisation faîtière des collectivités territoriales d’Afrique dont le congrès fondateur a eu lieu en 2005 dans la ville de Tshwane, en Afrique du Sud. CGLU Afrique. CGLU Afrique procède de l’unification de trois regroupements continentaux de gouvernements locaux suivant la langue officielle héritée de la période coloniale, à savoir: l’Union africaine des autorités locales (AULA, African Union of Local Authorities) essentiellement anglophone; l’Union des Villes Africaines (UVA), essentiellement francophone; et la section Afrique de l’União das Cidades e Capitais Lusófonas Africana, Americana e Asiatica (UCCLA), essentiellement lusophone.

CGLU Afrique regroupe actuellement  les 51 associations nationales de gouvernements locaux opérant en Afrique ainsi que 2000 villes et territoires de plus de 100 000 habitants. A travers ses membres CGLU Afrique représente plus de 350 millions de citoyens africains.

Membre fondateur de l’organisation mondiale des Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU), CGLU Afrique en est la section régionale pour l’Afrique.

Le secrétariat général de l’organisation est établi à Rabat, capitale du Royaume du Maroc, où CGLU Afrique jouit du statut diplomatique en tant qu’organisation Internationale Panafricaine.

CGLU Afrique est également représenté dans les cinq régions d’Afrique à travers des bureaux régionaux établis: au Caire, Égypte, pour la Region de l’Afrique du Nord; à Accra, Ghana, pour la Région de l’Afrique de l’Ouest; à Libreville, Gabon, pour la Région de l’Afrique Centrale; à Nairobi, Kenya, pour la Région de l’Afrique de l’Est; et à Pretoria, Afrique du Sud, pour la Région de l’Afrique Australe.

 

Thème-Journée Africaine de la Décentralisation et du Développement Local 2022 : « Faire de la sécurité alimentaire une priorité essentielle pour le développement et la coopération territoriales »

Le thème de l’édition 2022 de la Journée Africaine de la Décentralisation et du Développement Local a été communiqué par l’Union Africaine (UA).

Célébrée le 10 août de chaque année, le thème de cette édition est : « Faire de la sécurité alimentaire une priorité essentielle pour le développement et la coopération territoriales »

Deux sous thème ont été déclinés, invitant les villes et territoires africains à y réfléchir :

Sous-thème 1 : Le rôle des femmes dans les systèmes alimentaires locaux

Sous-thème 2 : Gérer le lien entre la sécurité alimentaire, la nutrition et la santé au sein des gouvernements sous-nationaux et locaux en Afrique

L’objectif principal de l’édition 2022 est de disposer d’une plateforme permettant aux Etats membres de l’union africaine de dialoguer et discuter des succès et des défis de la prestation de services au niveau des collectivités locales et du développement urbain et d’échanger les meilleures pratiques sur la manière d’élaborer des stratégies et de mettre en œuvre des programmes et des mesures pour assurer la sécurité alimentaire.

Les objectifs spécifiques sont les suivants :

-Partager et échanger les meilleurs pratiques sur la manière d’organiser le développement territorial et la coopération pour les mesures de sécurité alimentaire et l’intervention vers la réalisation des objectifs de l’Agenda 2063,

-Sensibiliser les citoyens et les entreprises d’Afrique au rôle qu’ils devraient jouer en tant que partenaire stratégique pour assurer la sécurité alimentaire des gouvernements locaux et de l’environnement urbain,

-Explorer les moyens de soutenir les initiatives des femmes dans la production alimentaire et la lutte contre la malnutrition, en particulier dans les centres urbains,

-Discuter de la prévalence de la sous-alimentation et de la dépendance nette à l’égard des importations en tant que deux indicateurs de la faim et de la sécurité alimentaire dans les administrations locales,

-Analyser si l’Afrique est sur la bonne voie pour éliminer la faim et l’insécurité alimentaire d’ici 2025,

-Proposer des moyens d’améliorer la production alimentaire dans les administrations locales et les zones urbaines afin de réaliser la sécurité alimentaire.

Pour rappel, la charte africaine des valeurs et principes de la décentralisation, de la gouvernance locale et du développement local, adopté en juin 2014 par les chefs d’État et de gouvernement réunis en sommet à Malabo, dans son article 20 paragraphe 4, institue la commémoration de la Journée africaine de la décentralisation et du développement local (JAD) le 10 août de chaque année. La célébration de la JAD par tous les Etats membres de l’UA est organisée sous l’autorité du sous-comité « décentralisation et gouvernance locale » du comité technique spécialisé n°8 de l’Union Africaine comprenant les ministres de la Fonction Publique, des Collectivités Locales, du Développement Urbain et de la Décentralisation.

Consultez la note conceptuelle ici.

Koubonou Touni, engagée pour les femmes

Longtemps haut-fonctionnaire, Mme Koubonou est l’une des rares femmes élues maires et la toute première à exercer ce poste dans sa commune, Doufelgou 2, depuis le 30 juin 2019.

La Maire de Défalé, ville située dans la région montagneuse de la Kara, au nord du Togo, est également la Trésorière Générale adjointe de La Faîtière des Communes du Togo (FCT), une association  venue en remplacement de l’Union des communes du Togo dissoute de fait avec la mise en œuvre du processus de décentralisation en 2020.

En tant que Présidente du Réseau des Femmes Élues Locales d’Afrique (REFELA) – Section Togo, elle entend contribuer au renforcement du pouvoir des femmes et leur accès à la prise de décisions dans les politiques locales et dans toutes les instances de la gouvernance locale, une mesure de convergence pour le leadership féminin dans la gestion des affaires sociales, c’est ce qu’elle a affirmé lors des travaux du REFELA-TOGO tenus dans la ville de la Kara le 7-8 Mars 2022.

L’une des problématiques au cœur de ses préoccupations est le changement climatique, et c’est pourquoi elle a relevé lors des travaux précités «ce paradoxe persistant où les femmes, quoique étant au travail de l’aube au crépuscule, restent encore les plus vulnérables à la pauvreté en général et spécifiquement aux impacts du changement climatique».

Soucieuse d’agir pour garantir un avenir durable aux citoyen(ne)s de sa ville et de son pays, l’Honorable Maire de Défalé travaille activement afin de trouver des solutions pour la survie de ces femmes et la protection de l’environnement.

Titulaire d’une licence finance-banque et d’un master 2 en redéploiement industriel et entreprenariat, elle est également cheffe de département à la Caisse nationale de sécurité sociale au Togo.

Madame Koubonou Touni a gravi les échelons sans jamais oublier les autres femmes à qui elle montre la voie afin de les aider à lutter pour leur épanouissement à travers une autonomisation économique et financière.

Bio Express

Mme Koubonou Touni a longtemps servi son pays en tant que haut-fonctionnaire. Titulaire d’une licence finance-banque et d’un master 2 en redéploiement industriel et entreprenariat, elle est actuellement Maire de Défalé, située dans la région montagneuse de la Kara, au nord du pays, présidente du Réseau des Femmes Élues Locales d’Afrique (REFELA) – Section Togo, et cheffe de département à la Caisse de sécurité sociale de son pays.

Sources :

1 , 2, 3 , 4 , 5

 

 

Rabat, Capitale de la Culture Africaine et de la Culture dans le Monde Islamique accueille la 21ème Conférence annuelle de l’Association Internationale des Ecoles et Instituts d’Administration (AIEIA) Sous le Haut Patronage de SA MAJESTE LE ROI MOHAMMED VI -Que Dieu l’Assiste

La Conférence sera aussi marquée par l’organisation d’un Panel Marocain portant sur « Le Nouveau Modèle de Développement et la Régionalisation avancée »

L’Université Mohammed  V de Rabat, le Conseil Communal de la Ville de Rabat,  l’Association Internationale des Ecoles et Instituts d’Administration (AIEIA),  Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) et son Académie Africaine des Collectivités Territoriales (ALGA) co-organisent la 21èmeConférence annuelle AIEIA qui  se tiendra, pour la première fois au Royaume du Maroc au niveau de la ville de Rabat, du 25 au 29 juillet 2022,  à  la Faculté des Sciences Juridiques, Économiques et Sociales d’Agdal.

Organisée sous le thème «La mise en œuvre et la promotion des Principes de la Gouvernance Efficace, pour ne laisser personne, ni aucun endroit de côté», la Conférence annuelle de l’AIEIA mettra, d’une part, en exergue, discutera et débattra les 11 Principes de la Gouvernance Efficace pour le Développement Durable, conçus par les membres du Comité des Expert(e)s de l’Administration Publique de l’Organisation des Nations Unies (UN-CEPA), approuvés et adoptés par le Conseil Economique et Social des Nations Unies (ECOSOC) en 2018, et permettra, d’autre part, l’ancrage d’une Gouvernance Efficace basée sur les valeurs et principes de la  non-discrimination, la participation, la subsidiarité et l’équité intergénérationnelle,  en tant que gage du bien-être des populations, du développement des territoires et de la pérennité des générations futures..

Durant 5 jours, les discussions seront axées sur les trois piliers fondamentaux de la Gouvernance Efficace, à savoir l’Efficacité, l’Intégrité et l’Inclusion, des Principes alignés non seulement avec les Agendas mondiaux pour le Développement Durable à l’horizon 2030, mais aussi avec l’Agenda 2063 de l’Union Africaine, pour ne laisser personne, ni aucun endroit en marge.

Les discussions seront axées sur les trois piliers fondamentaux de la Gouvernance Efficace, à savoir l’Efficacité, l’Intégrité et l’Inclusion

Des participant(e)s, représentant la Communauté et la Fraternité de l’AIEIA, des leaders politiques, des décideurs de l’Administration Publique, des praticiens, des universitaires, des doctorants et des jeunes chercheurs, ainsi que d’autres acteurs et parties prenantes de diverses disciplines et secteurs venu(e)s du monde entier sont attendus (plus de 65 pays).

Le Programme de la Conférence sera marqué par :

  • Des séances officielles d’ouverture et de clôture ;
  • Des Sessions dédiées spécifiquement au Thème général de la Conférence (appelé ConferenceTheme Track) ;
  • Des Ateliers et des Panels parallèles sur des problématiques liées au Thème général de la Conférence ;
  • La tenue des Sessions des dix (10) Groupes de Travail de l’AIEIA qui  représentent une des innovations des modes de gouvernance de cette Organisation, marquées par quelque 291 contributions scientifiques.
  • Un Séminaire dédié aux étudiant(e)s du Cycle doctoral et un autre pour l’appui à la publication ;
  • Les élections pour le renouvellement des Membres du Conseil de Gestion de l’AIEIA ;
  • La Cérémonie de remise des Prix de l’AIEIA ;
  • Une Session pour présenter les Rapports de ces différentes Sessions.

La Conférence sera aussi marquée par l’organisation d’un Panel Marocain portant sur « Le Nouveau Modèle de Développement et la Régionalisation avancée » qui sera animé par d’éminents Professeurs de l’Université MOHAMMED V de Rabat.

La 21ème Conférence est soutenue notamment par :

  • Le Parlement du Royaume du Maroc, Chambre des Représentants ;
  • Le Ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication ;
  • La Direction Générale des Collectivités Territoriales (DGCT) du Ministère de l’Intérieur ;
  • La Commission Européenne ;
  • Le Département des Affaires Economiques et Sociales de l’Organisation des Nations Unies (UN-DESA)/Direction des Institutions Publiques et de la Gouvernance Digitale à New York ;
  • L’Agence de la Transition Ecologique (ADEME) de France ;
  • ONU-Femmes ;
  • L’Université Della Svizzera Italiana (USI) de la Suisse.

Africités Kisumu : Journée climat d’Africités « Mobiliser les villes intermédiaires pour gagner la course vers la neutralité carbone et la course vers la résilience »

Contexte et objectifs – Journées d’Africités

Les Sommets Africités ont lieu tous les trois ans depuis 1998, date de la première réunion à Abidjan en Côte d’Ivoire. Cette 9ème édition se tient pour la première fois dans une ville intermédiaire, à Kisumu au Kenya, sur le thème du « Rôle des villes intermédiaires d’Afrique dans la mise en œuvre de l’Agenda 2030 des Nations Unies et de l’Agenda 2063 de l’Union africaine ».

Le choix d’une ville intermédiaire en Afrique constitue en elle-même un vrai défi organisationnel et logistique, qui a pu être relevé toutefois avec succès.

Durant cette édition, le Département Climat, Biodiversité et Systèmes alimentaires a eu pour mission d’organiser la deuxième édition des « Journées climat (Climate Day) » les 17 et 18 mai 2022, sur le thème : « Mobiliser les villes intermédiaires pour gagner la course vers la neutralité carbone et la course vers la résilience ».

Les travaux organisés dans ce cadre s’inscrivent dans un contexte marqué par l’urgence climatique soulignée à maintes reprises par le GIEC, qui appelle à une mise en œuvre immédiate de l’Accord de Paris. En effet, en dépit du fait que la COP26 ait permis d’enregistrer des avancées importantes dans la mise en œuvre de l’Agenda climatique international, notamment en finalisant le règlement de l’Accord de Paris, elle a mis cependant en évidence l’urgence d’agir selon une approche holistique et une collaboration multiniveaux renforcée.

Dans ce cadre, et en vue de renforcer la position de l’Afrique dans la mise en œuvre de l’Agenda Climat, les thèmes prioritaires ciblés dans les Journées climat ont été en phase avec les enjeux et les préoccupations exprimés par les collectivités locales, à la suite d’un long processus de concertation qui a visé les 5 sous-régions d’Afrique, afin de renforcer leur résilience et leur capacité d’adaptation face aux changements climatiques. Ces priorités clés sont en lien étroit avec l’Agenda 2063 de l’Union Africaine et la position du Groupe africain chargé des négociations Climat.

Ces journées climat avaient pour objectif principal d’offrir une opportunité d’élaborer une feuille de route claire vers la COP27 pour placer les enjeux des villes et les territoires africains au cœur de l’agenda climatique. Il s’agissait également de promouvoir les conditions d’une collaboration multiniveaux structurée soutenue par des politiques, des programmes et des actions pour les gouvernements locaux, afin de gagner la course vers la neutralité carbone « Race to Zero » et vers une résilience accrue « Race to Resilience ».

Les objectifs spécifiques étaient :

D’unifier et renforcer la voix des acteurs des réseaux des villes et territoires en vue :

– D’amplifier et de maximiser la puissance de plaidoyer pour une approche holistique et un cadre de mise en œuvre multiniveaux dans le processus d’opérationnalisation de l’Accord de Paris,

– De mettre en place une feuille de route conjointe pour inscrire les impératifs de la territorialisation des mesures d’adaptation/résilience et l’accès au financement au niveau infranational au cœur des priorités de la COP27,

De renforcer le cadre opérationnel d’intervention des collectivités locales à travers un cadre partenarial rénové à travers :

– La signature d’un protocole d’entente – Protocole d’Accord avec l’Alliance panafricaine pour la justice climatique (PACJA) – PACJA et la Caisse des Dépôts et des Consignations du Gabon – CDC Gabon ;
– L’opérationnalisation du Protocole d’Accord entre CGLU Afrique et Centre Mondial pour l’Adaptation – GCA ;
– La mise en place d’un partenariat pour la mise en œuvre de l’initiative “Renforcer la résilience climatique pour les pauvres des villes” (Building Climate Resilience for the Urban Poor) – BCRUP
– Le lancement de consultation et de partenariat d’entreprise pour le lancement du Groupe d’Experts Africains en Changement Climatique (REACC) ;
– De consolider la structuration et la mobilisation du cadre d’engagement des Maires : « Race To Zero » et « Race To Resilience » ;
– De consolider le déploiement de la Convention des Maires pour l’Afrique Subsaharienne – CoMSSA ;
– D’organiser la Table ronde des Maires Africains pour la sécurité de l’eau ;
– De lancer une phase de préfiguration de l’initiative sur les déchets, en partenariat avec le Programme des Nations Unies pour l’Environnement – PNUE.

-De renforcer les capacités des collectivités territoriales par le lancement d’une initiative “Readiness” pour la région de l’Afrique de l’Est et de l’Afrique Australe.

Déroulé des activités

Les travaux de cette journée, qui a mobilisé un grand nombre de personnalités et de participants, dont des maires et élus locaux représentant les 5 sous-régions de l’Afrique, ont constitué un jalon essentiel dans l’Agenda de l’action du Partenariat de Marrakech, dans la mesure où les axes prioritaires d’intervention ont été identifiés et partagés avec la présidence de la COP27, en particulier le champion M. Mahmoud Mohieldin, à savoir :

La Gouvernance multiniveaux ;
L’Adaptation / Résilience ;
L’Atténuation ;
Le renforcement des capacités ;
L’accès à la Finance Climat, y compris à travers la compensation Carbone.

Les activités climat lors du Sommet Africités à Kisumu :

Segment politique de haut niveau 

Ce segment a vu la participation de l’Envoyé Spécial du Président des Etats-Unis d’Amérique pour le Climat, M. John Kerry, de la Secrétaire Exécutive de la Convention Cadre sur les Changements Climatiques, Mme Patricia Espinosa, et du Président Directeur Général du Centre Mondial pour l’Adaptation (GCA), M. Patrick Verkooijen, qui ont livré des messages vidéo d’une grande portée stratégique.
(Vidéos du discours de M. John Kerry ici)
(Vidéos du discours de Mme. Patricia Espinosa ici)
(Vidéos du discours de M. Patrick Verkooijen ici )

Le débat a été structuré autour de 3 sessions :
– Dialogue structuré autour de la gouvernance multiniveaux ;
– Enjeux des Collectivités locales et leur lien avec la position du Groupe Africain de Négociateurs ;
– Plaidoyer pour un accès direct des Collectivités locales à la finance climat.

Ce segment a été marqué par une contribution du Champion de la COP27, qui a présenté la feuille de route de l’Agenda de Marrakech pour l’Action et la place des Collectivités locales dans sa mise en œuvre ; cette présentation a été suivie d’une conférence de presse (Voir la video de la Conférence de Presse ici).

Les participants à ce segment ont réaffirmé le rôle et la position centrale des Collectivités Territoriales dans l’accélération du processus d’atteinte des Objectifs de l’Accord de Paris dans la mesure où les acteurs infranationaux sont essentiels pour aider à combler le fossé entre les objectifs nationaux ambitieux et les actions concrètes requises sur le terrain. Par conséquent, l’action climatique ne peut plus être considérée comme une approche descendante et ascendante (NDC/LDC). Ainsi, la gouvernance multiniveaux constitue à cet égard la pierre angulaire pour réussir le pari de la neutralité carbone et la course vers la résilience.

Les échanges et le partage des expériences ont montré l’importance de saisir le contexte de l’extrême urgence climatique pour réactiver et renforcer un dialogue structuré pour une coopération verticale et horizontale et de travailler à plus d’intégration et d’inclusivité selon une approche holistique pour la mise en œuvre des projets climat. Dans ce cadre, et afin de renforcer l’échange et le partage des expériences et de rendre la voix des collectivités locales plus audible lors des différents processus de négociation pendant les COP, il a été recommandé d’organiser un forum de solutions dédié aux collectivités locales lors des prochaines COP.

L’ensemble des participants ont également pointé du doigt la nécessité de renforcer le chainon faible entre la planification et la mise en œuvre qui est le plus souvent l’accès direct des collectivités locales à la finance climat.

La question du renforcement des capacités a pris une part importante du débat dans la mesure où il a été recommandé de mettre en place un programme Readiness ciblant les collectivités locales des 5 sous-régions d’Afrique afin de mieux s’inscrire dans la dynamique de mise en œuvre de l’agenda climat.

Il a été mis en avant également le développement de solutions fondées sur la nature, ce qui permettra un alignement de l’agenda climat et la protection de la biodiversité.

Segment technique de haut niveau

Le segment technique avait pour objectifs de décliner les axes prioritaires en actions concrètes sur le terrain. Pour ce faire, des thématiques prioritaires ont été identifiées, à savoir :

– La Territorialisation des Contributions Déterminées au niveau National – CDN à travers le concept du Plan d’action pour l’ accès à l’énergie durable et le climat LDC (PAAEDC PMA) ( SEACAP LDC ).
– La coopération décentralisée sur le climat et l’accès à l’énergie à travers la Convention des Maires pour l’Afrique Subsaharienne (CoM SSA)
– La gestion durable des déchets,
– La qualité de l’air,
– La sécurité de l’eau dans le contexte de l’adaptation au Changement Climatique,
– La finance climat au profit des infrastructures résilientes dans les villes intermédiaires.

Le déroulé des différentes sessions a connu la participation des 4 acteurs clés de la mise en œuvre, en l’occurrence les Ministres, les élus locaux, les partenaires au développement, et les organisations non gouvernementales – ONG. A l’issue de ces travaux, d’importantes recommandations ont été émises et notamment :

– La formalisation de la prise en compte des enjeux SEACAP, ce qui devrait aboutir au renforcement de l’approche Bottom-Up et la gouvernance multi niveau ;
– La structuration de la coopération décentralisée autour des deux thématiques centrales que sont l’eau et les déchets selon une approche d’économie circulaire. A ce titre, il y a lieu de mobiliser les villes autour de « la Table ronde des maires pour la sécurité de l’eau » initiative lancée par l’OCDE et CGLU Afrique ;
– Levée des barrières à l’accès direct des Collectivités territoriales à la finance climat ;
– Renforcement de la coordination entre les différents acteurs des réseaux des villes tels que : ICLEI – C40 – Climate Chance – CGLU Afrique…
– Mobilisation des villes pour s’inscrire dans le programme relatif à la qualité de l’air piloté par C40 ;
Faire bénéficier les collectivités locales du marché carbone à l’instar de l’expérience du Gabon.

La journée climat a été couronnée par l’adoption de la déclaration de Kisumu sur le climat qui appelle à une prise en compte des impératifs de l’urgence climatique pour positionner les gouvernements locaux au cœur des priorités des objectifs de la COP27 et réaffirme la nécessité de renforcer le dialogue entre les différentes parties prenantes et notamment les partenaires de développement pour un accès direct à la finance climat des collectivités locales. (Lire la déclaration climat de Kisumu ici)

Voir les photos des sessions journée climat ici
Voir l’interview de M. Mahmoud Youssry Shaarawy, Ministre du Développement local Egyptien

Forum pour le bien vivre – focus sur les migrations climatiques

 

Dans le cadre du Forum du bien vivre, CGLU et la ville de Grenoble ont organisé une série de Rencontres internationales sur les migrations climatiques dont : les thèmes ont porté sur  « Mobilité humaine, changement climatique, droits environnementaux : quel rôle des pouvoirs locaux et régionaux ? », le 29 juin et le 1er juillet ; puis sur « Dialogues territoriaux sur le climat et la mobilité humaine : les autorités locales en première ligne » le 30 juin 2022 organisé avec les partenaires du projet MC2CM.

Pour ces évènements, la Commission inclusion sociale, démocratie participative et droits humains de CGLU (CGLU-CISDPDH), MC2CM et la ville de Grenoble ont facilité la participation aux discussions de plusieurs villes Africaines dont 2 villes en présentiel (Gao, Mali ; Sfax, Tunisie) et 2 villes en virtuel (Lere, Nigeria ; district d’Afadzato Sud, Ghana) pour un partage d’expériences avec les pairs, mais aussi pour échanger sur les réalités de terrain avec les associations grenobloises.

La première journée a été consacrée aux visites de terrain. M. Emmanuel Carroz, Maire Adjoint à la Mairie de Grenoble a accueilli la délégation à Maison de l’International où, lui, M. Eric Recoura (Directeur Grenoble Ville Ouverte) et M. Diego Fernandez-Varas ont présenté la politique d’hospitalité de la ville, son profil migratoire ainsi que les projets autour de la participation des citoyennes et les initiatives liées au climat et à la migration. La délégation a ensuite visité le siège de 3 associations citoyennes soutenues par la Maire de Grenoble et menant des actions concrètes dans le domaine de l’accompagnement et l’insertion des migrants : CUISINE SANS FRONTIÈRE (formation des personnes migrantes en cuisine pour leur insertion professionnelle); BEYTI (promotion de la culture arabe et cours de soutien en français); 3 AMIE (accompagnement des jeunes migrants pour l’obtention du CAP[1] dans le métier du bâtiment) ; APARDAP (parrainage des personnes migrantes pour l’obtention des titres de séjour et de logement sociaux). En fin de journée, la délégation a visité les « Jardins sans frontières », initiative citoyenne et migrante issue du budget participatif mis en place par la ville de Grenoble. Ce jardin est entretenu par les habitants de Grenoble (personnes migrantes et les natifs de Grenoble) et contribue à fournir en fruits, légumes et miel les associations d’aide aux personnes de la ville.

Les Dialogues territoriaux sur le climat et la mobilité humaine ont commencé le 30 juin et visaient à montrer l’action des autorités locales en première ligne sur les questions des migrations climatiques. La session a apporté un éclairage sur le rapport entre mobilité humaines et changement climatique et les différentes tendances de politiques et d’initiatives des autorités locales pour atténuer ou s’adapter aux changements climatiques. Cette session a connu la participation de Mme Pefi Kingi, de l’Association des femmes australiennes du Pacifique qui a salué la mobilisation des élus du monde sur l’urgence climatique. Ensuite, les collectivités territoriales ont apporté leur témoignage, ce fut le cas pour Mme Leila Abdel Youssef de la Municipalité d’Irbid (Jordanie), Victor Bahamonde, Région de Valparaiso, Colombie. Mme Harmonie Lecerf, Adjointe aux Solidarités de la ville de Bordeaux a mis en exergue la difficile conciliation entre la volonté d’accueil de certaines villes françaises et la politique hostile de l’État sur la question des migrations et aussi le manque de compétences et de ressources financières des collectivités locales.

Les collectivités locales africaines ont également contribué aux discussions avec l’intervention de Me. Wajdi Aydi, Adjoint au maire de Sfax qui a insisté sur la collaboration entre association et élus pour améliorer l’accueil des migrants, chemin que suit déjà la ville de Sfax. Hon. Etornam James Flolu, Jeune Maire du district d’Afadzato Sud (Ghana) et membre du réseau YELO (réseau des Jeunes Élus Locaux) de CGLU Afrique a parlé des effets du changement climatique sur sa ville et les mesures d’urgence qu’il a dû mettre en place (interdiction de l’abattage des arbres, campagne de reboisement des sols).

L’après-midi s’est poursuivi avec des discussions plus en profondeur sur les solutions développées par élus locaux et leurs partenaires sur leurs territoires. Le maire Adjoint de Gao, M. Ben Maouloud est revenu sur les difficultés que connait sa ville malgré l’implication des populations locales. L’ensablement des points d’eau, l’avancée du désert couplés à la situation sécuritaire dans la région Afrique de l’Ouest rend difficile la protection des droit humain. C’est aussi le même témoignage qu’on a pu entendre du côté du Nigeria, par le Maire de Lere, un des plus jeunes maires du Nigéria, Hon. Abubakar Buba. Grâce à ses élus locaux, la ville située sur un territoire semi-aride, organise sa résilience et travaille aux solutions d’adaptation aux changement climatique.

Pour la suite des activités, les élus africains ont pris part à d’autres rencontres :

  • Rencontres de type informative : Présentation du Forum OIDP et célébration Capitale Verte Européenne (décembre 2022) ; Présentation du Congrès mondial de CGLU à Daejeon, de la campagne mondiale « 10, 100, 1000 Villes et Territoires des droits humains pour 2030 » (octobre 2022) ; Présentation de l’Anvita et l’Alliance migration
  • Ateliers de discussion : Le Maire Adjoint de Gao, M. Ben Maouloud et le Maire Adjoint de Sfax, Me. Wajdi Aydi, ont pris part aux échanges sur le débat « Pour une meilleure politique d’accueil : comment organiser la collaboration entre les autorités locales et la société civile ? ».

Document reliés à l’activités

Programme Fr & Ang

WebTV des jeunes sur migration climatique

Youtube : https://www.youtube.com/watch?v=WEW5vqUeQRM

[1] Certificat d’Aptitudes professionnel)