LE « PROGRAMME ACP-UE CULTURE – CRÉER EN AFRIQUE CENTRALE » A LANCÉ LE TROISIÈME APPEL À PROPOSITIONS

Le Programme ACP-EU CULTURE – Créer en Afrique Centrale vient de lancer son troisième appel à propositions en soutien aux industries culturelle et créatives (ICC) d’Afrique centrale en tant qu’acteurs économiques, sociaux et culturels, dans l’objectif d’accroitre les recettes économiques du secteur créatif, favoriser durablement la création d’emplois du secteur culturel ainsi qu’une meilleure accessibilité, reconnaissance et valorisation des artistes et de leurs œuvres.

Cet appel s’adresse aux organisations légalement enregistrées dans l’un des pays suivants : Cameroun, République centrafricaine, République du Congo, République Démocratique du Congo, Tchad, Guinée Équatoriale, Gabon et São Tomé-et-Principe. 

Le présent appel à projets contient trois lots. Les propositions ne peuvent être soumises que pour l’un des lots suivants :

  • Lot 1 : Projets visant à améliorer la création et la production de biens et de services culturels, à soutenir l’accès aux marchés et la diffusion de biens et de services ou à promouvoir l’éducation à l’image chez les publics, en particulier chez les jeunes.
  • Lot 2 : Projets transnationaux qui visent à encourager la mobilité des artistes et des opérateurs culturels et créatifs.
  • Lot 3 : Projets visant à développer des compétences et des outils de soutien aux ICC dans les secteurs bancaires, de la finance et de l’investissement en Afrique centrale

À titre indicatif, le montant disponible pour l’appel s’élève à 1,200,000€. Les subventions sollicitées dans le cadre de cet appel doivent se situer entre 15,000€ et 30,000€ pour les lots 1 et 2 et entre 15,000€ et 115,000€ pour le lot 3 et doivent avoir une durée comprise entre 8 et 12 mois.

En fonction des objectifs de leur projet, les organisations sont invitées à considérer la diversité des besoins à couvrir en matière de formation, appui à la production, à la diffusion et accès à la culture en tenant compte de critères de durabilité, de structuration des secteurs et de faisabilité de la dimension financière du projet, ainsi que des seuils de co-financement indiqués dans l’appel. Les propositions peuvent être déposées en français, en anglais, espagnol ou en portugais. La date limite pour la soumission est fixée au jeudi, 22 décembre à 11:59h AM (GMT).

Pour plus d’informations sur l’appel à propositions et accéder aux documents de soumission, veuillez cliquer ici.

Le consortium organisera deux sessions d’information en ligne pour expliquer les règles de participation et les aspects généraux de l’appel. La première session se déroulera le 3 novembre (cliquez ici pour vous inscrire) et la seconde le 17 novembre (cliquez ici pour vous inscrire).

Le programme ACP-UE CULTURE – Créer en Afrique Centrale est cofinancé par le Programme ACP-UE Culture, une initiative conjointe de l’Union européenne et de l’Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (OEACP) dont le mandat consiste à stimuler le potentiel du secteur culturel et créatif ainsi que sa contribution au développement socio-économique des pays ACP. Créer en Afrique Centrale, est mis en œuvre par Interarts, Culture et Développement, la Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale, et l’Institut National des Arts. Le Centre régional pour les Arts Vivants en Afrique (CERAV/Afrique), Arterial Network  et Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) sont partenaires associés du projet.

Première édition du Forum des Régions d’Afrique (FORAF) – JOUR 1 : Plaidoyer pour l’émergence de l’Afrique des peuples

Les travaux tournaient autour de “La contribution des gouvernements régionaux au développement durable et à la dynamique d’intégration de l’Afrique”

SAIDIA, Maroc, 8 septembre 2022Sous le Haut Patronage de Sa Majesté Le Roi Mohammed VI, la première édition du Forum des Régions d’Afrique (FORAF), a été lancée, ce 8 septembre 2022, à Saïdia dans la Région de l’Orientale (Maroc). Cette rencontre est organisée par Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique), en collaboration avec l’Association des Régions du Maroc (ARM), le Conseil de la Région de l’Oriental (CRO) et la Direction Générale des Collectivités Territoriales (DGCT) relevant du Ministère de l’Intérieur du Royaume du Maroc.

Le représentant du ministre de l’Intérieur du Maroc, le Wali Secrétaire Général du Ministère de l’Intérieur, M. Mohamed Faouzi,la Présidente de CGLU Afrique, Mme. Fatimetou Abdel Malick, la Présidente de l’ARM, Mme. Mbarka Bouaida et le Président du Conseil Régional de la Région de l’Oriental, M. Abdenbi BIOUI ont participé à la cérémonie officielle en présence de plus de 400 délégués, tous ravis d’assister à ce moment historique tenu pour la première fois.

Les travaux tournaient autour de “La contribution des gouvernements régionaux au développement durable et à la dynamique d’intégration de l’Afrique“.

Lors de la cérémonie d’ouverture du 8 septembre 2022, Mme. Fatimetou Abdel Malick a déclaré dans son allocution que « la décentralisation est maintenant un mouvement irréversible en Afrique. Un nombre croissant de pays africains ont établi un deuxième niveau de gouvernance entre le niveau national et le niveau local ».

Plus de 60 présidents ou gouverneurs de régions de 21 pays africains participent à ce Forum, notamment le Nigeria, le Congo, le Madagascar, la Côte d’Ivoire, le Mali, le Niger, le Cameroun, la Mauritanie, le Kenya et l’Afrique du Sud. « La présence à cette première édition de notre Forum des représentants de plusieurs de pays africains, est l’expression récente de notre appartenance commune à la grande famille africaine. Elle reflète notre engagement envers nos racines naturelles, géographiques et politiques », a déclaré Mme Mbarka Bouaida aux participants et à la presse.

M. Mohamed Faouzi a complété cette déclaration en indiquant que : « L’objectif de ce Forum est de parvenir à une vision qui puisse définir un cadre pour les citoyens africains ; un cadre qui répond aux besoins des populations, sans compromettre les besoins des générations futures ; un cadre permettant aux responsables régionaux de construire l’Afrique par, et pour les africains ».

M. Abdenbi Bioui, Président de la Région de l’Orientale, a rappelé que « l’idée de créer le Forum des Régions Africaines est née ici, dans notre région, notre terre. Cette terre relie le présent au passé et anticipe l’avenir avec un esprit qui comprend que les objectifs de libération du colonialisme sont les mêmes que les objectifs du développement durable, considérant qu’à la fin, dans les deux cas, l’objectif est de concrétiser le développement de l’Afrique ».

La présence à cette première édition de notre Forum des représentants de plusieurs de pays africains, est l’expression récente de notre appartenance commune

M. Jean Pierre Elong Mbassi , secrétaire général de CGLU Afrique, a souligné qu’il espérait que « grâce aux discussions et délibérations qui se tiendront au cours de ces deux jours, nous serons en mesure de réaliser tout ce que nous pouvons et devons faire pour changer la face de notre continent, en commençant à semer les graines qui mènent à l’émergence de l’Afrique des peuples, au-delà de l’Afrique des États nationaux : c’est l’Afrique que nous voulons ».

Le programme de la journée comprenait les séances suivantes :

Panel 1 : Gouvernements régionaux et environnement institutionnel

Panel 2 : Gouvernements régionaux et défis climatique et de résilience

Panel 3 : Gouvernements régionaux et compétitivité territoriale

Panel 4 : Gouvernements régionaux et le défi des ressources humaines et financières

Panel 5 : Gouvernements régionaux et gouvernement ouvert

Panel 6 : Gouvernements régionaux et intégration africaine

Au cours de la deuxième journée du 9 septembre 2022, le Forum se penchera sur la discussion de la feuille de route du FORAF et sur l’élection des membres du bureau du FORAF.

Participation de CGLU Afrique au Sommet sur l’Adaptation en Afrique

Le Centre Mondial pour l’Adaptation en collaboration avec l’Union Africaine, la Banque Africaine de Développement, l’Initiative d’Adaptation pour l’Afrique, le Fonds Monétaire International et le Forum de la Vulnérabilité Climatique, a organisé le 5 septembre 2022 au Centre Mondial pour l’Adaptation à Rotterdam au Pays-Bas le 1er Sommet  sur « l’adaptation de l’Afrique au changement climatique »

Une délégation de CGLU Afrique, présidée par sa Présidente, Mme Fatimetou ABDEL MALECK et composée de Mme Marie Angel MEYANGA, Vice-Présidente de REFELA pour l’Afrique Centrale, de M. Jean Pierre Elong Mbassi, Secrétaire Général de CGLU Afrique, de M. Mohamed Nbou, Directeur du Département Climat Biodiversité et Système Alimentaire, et de M. Abd Dayem Navae, Chargé de la Coopération au Conseil Régional de Nouakchott, a participé aux travaux de cette importante rencontre.

Cet évènement a été une occasion propice pour réaliser une avancée significative, à 2 mois de la COP27, dans le positionnement des Collectivités locales en tant qu’acteur clé dans la mise en œuvre de l’adaptation.

Dans le message adressé au sommet, Mme la Présidente a mis en exergue le rôle d’avant- garde des Collectivités territoriales dans l’accélération du processus de mise en œuvre des mesures d’adaptation et de résilience aux effets du changement climatique, en soulignant que « l’adaptation est un enjeu largement territorial ». Elle a également appelé à renforcer et renouveler le cadre partenarial en particulier avec le GCA.

Le Sommet africain sur l’adaptation #GCA2022 a défini une percée en 5 points pour la mise en œuvre de l’adaptation lors de la COP27. Lire le communiqué.

Consultez l’album photo ici.

Tenue à Saïdia de la toute première édition du Forum des Régions d’Afrique (FORAF)

Cette rencontre est une concrétisation de la mise en œuvre des décisions prises par l’Assemblée Générale de CGLU Afrique lors de la 8ème édition du Sommet Africités, tenue à Marrakech en novembre 2018.

SAIDIA, Maroc, 7 septembre 2022/Du 08 au 10 septembre 2022, a lieu à Saïdia (Maroc), dans la région de l’Oriental, la première édition du Forum des Régions d’Afrique (FORAF). Ce Forum, placé sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, est organisé par Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) (www.UCLGA.org), en collaboration avec l’Association des Régions du Maroc(ARM), le Conseil de la région de l’Oriental (CRO) et la Direction Générale des Collectivités Territoriales (DGCT) du Ministère de l’Intérieur du Royaume du Maroc.

Cette rencontre, qui a pour thème « La contribution des Collectivités Régionales au développement durable et à la dynamique d’intégration de l’Afrique », est une concrétisation de la mise en œuvre des décisions prises par l’Assemblée Générale de CGLU Afrique lors de la 8ème édition du Sommet Africités, tenue à Marrakech en novembre 2018, comme le précise Madame Fatimetou Abdel Malick, Présidente de CGLU Afrique.

Le FORAF sera le cadre de l’organisation et de la constitution de l’assemblée générale élective en tant qu’organe de gouvernance au sein de CGLU Afrique

Ce forum réunira pour la première fois les président(e)s des Régions, Comtés, États fédérés de plus de 20 pays africains qui ont un deuxième niveau de collectivités territoriales décentralisées dont le Nigeria, l’Afrique du Sud, le Burkina Faso, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Kenya, Madagascar, le Mali, le Niger, etc. Plus de 400 participant(e)s, sont attendus à cet événement.

Cette première édition sera l’occasion de discuter du rôle des Gouvernements Régionaux dans la définition et la mise en œuvre des stratégies de développement et d’intégration. Elle mettra en relief plusieurs thématiques qui sont au cœur des missions des gouvernements régionaux parmi lesquelles, le développement économique, social et culturel des territoires; l’équipement, l’attractivité et la compétitivité des territoires; l’adaptation au changement climatique, la durabilité et la résilience des territoires;  la contribution des territoires à l’atteinte des objectifs de développement durable, à la réalisation des objectifs de l’Accord de Paris et à la mise en œuvre de l’Agenda 2063 de l’Union Africaine, la coopération entre régions africaines pour renforcer la dynamique de l’intégration de l’Afrique.

Le FORAF sera le cadre de l’organisation et de la constitution de l’assemblée générale élective en tant qu’organe de gouvernance au sein de CGLU Afrique. Il est donc attendu du Forum de désigner les membres de cette instance et d’élire sa ou son président, le 9 septembre 2022. Ce dernier représentera le continent africain lors des réunions du Forum des Régions de l’organisation mondiale des Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU) dont le renouvellement des membres des instances doit intervenir lors du Congrès Mondial de CGLU qui aura lieu à Daejon en Corée du Sud, du 10 au 14 octobre 2022.

Selon Madame Fatimetou Abdel Malick, Présidente de CGLU Afrique, « le lancement du FORAF est une étape importante dans le processus d’intégration de l’Afrique, un grand pas vers l’émergence de l’Afrique des Peuples ».

La délégation ministérielle du Comité technique spécialisé de l’Union africaine visite le bureau régional de l’Afrique du Nord (NARO) de CGLU Afrique

Du 29 au 31 août 2022, l’ ’Égypte a abrité la 4ème session ordinaire du Comité technique spécialisé (CTS n°8) de l’Union africaine (UA) sur la fonction publique, les collectivités locales, le développement urbain et la décentralisation, qui a compris une réunion des Ministres africains du Développement local.

Le 30 août 2022, la conférence a ressemblé un groupe de 72 experts, 24 ministres et vice-ministres, en présence de Son Excellence l’Ambassadeur Bankole Adeoye, Commissaire de l’Union Africaine aux Affaires Politiques, à la Paix et à la Sécurité, et du secrétariat de l’UA.

Le Gouverneur du Caire, le Général  Khalid Abdelaal, l’Ambassadeur et Directeur du bureau régional de l’Afrique du Nord (NARO) de CGLU Afrique, Dr. Mohammed Higazy, ainsi que les membres du Ministère du Développement local et du Gouvernorat du Caire ont accueilli la délégation ministérielle à la session du Comité Technique spécialisé de l’UA.

Pendant la cérémonie de réception, les honorables ministres ont visité les locaux du bureau régional de Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique pour l’Afrique du Nord. Les ministres africains ont exprimé leur reconnaissance à l’organisation, qu’ils considèrent comme une ambassade alternative, mais aussi, une deuxième maison accueillante, et ils ont aussi exprimé leur gratitude envers CGLU Afrique pour sa présence au Caire, la capitale de l’Égypte.

Après la visite, le Gouverneur du Caire, M. Khalid Abdelaal a prononcé un discours et a remercié les honorables ministres africains et experts venus de 37 pays pour visiter NARO. De son côté, le Directeur du bureau régional de l’Afrique du Nord, Dr. Mohammed Higazy a assuré que NARO sera toujours considérée comme un cadre de coopération et de discussion sur les défis de chacun, ainsi qu’une seconde mission diplomatique qui représente les pays africains au cœur de la ville du Caire, et peut être même vue comme seconde maison.

En outre, le Gouvernement du Caire et le Ministère du Développement local ont insisté sur l’importance d’élargir la coopération avec les pays africains dans divers domaines, et d’enrichir la relation institutionnelle entre CGLU Afrique et l’Union Africaine ainsi que la coopération dans de nombreux domaines.

La réception a été l’occasion de présenter CGLU Afrique et NARO à l’Union Africaine et aux pays africains.

Album photo.

Cérémonie officielle de signature des accords-cadres de partenariat entre la Commission européenne et les associations d’autorités locales

Les présidents des cinq plus grandes associations de collectivités territoriales rencontreront Jutta Urpilainen, commissaire européenne chargée des partenariats internationaux, le 12 septembre à Bruxelles. Les dirigeants des collectivités locales discuteront et réaffirmeront leur partenariat avec l’Union européenne pour promouvoir le développement international.

Les cinq présidents de collectivités locales qui y participent sont :

  • Anne Hidalgo, maire de Paris (France), présidente de l’Association internationale des maires francophones (AIMF)
  • Stefano Bonaccini, Président de la Région d’Emilie-Romagne (Italie) et du Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) & PLATFORMA
  • Rev Mpho Moruakgomo, ancien président de l’Association des autorités locales du Botswana, président du Commonwealth Local Government Forum (CLGF)
  • Jan van Zanen, maire de La Haye (Pays-Bas), co-président de Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU)
  • Fatimetou Abdel Malick, Présidente du Conseil régional de Nouakchott (Mauritanie), Présidente de Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique).

Les cinq présidents seront accompagnés de leurs secrétaires généraux respectifs et rencontreront également d’autres hauts fonctionnaires de l’UE, dont Koen Doens, directeur général de la direction générale des partenariats internationaux (DG INTPA) de la Commission européenne.

Les premiers accords-cadres de partenariat ont été signés il y a sept ans entre ces cinq associations et l’Union européenne. Ils ont été renouvelés au printemps dernier pour une période de quatre ans.

A l’occasion de ce renouvellement, les cinq associations se sont « engagées à renforcer les gouvernements locaux et régionaux en Europe et dans les pays tiers », notamment pour mettre en œuvre les Objectifs de développement durable visant à « rendre les villes et les établissements humains inclusifs, sûrs, résilients et durables et revitaliser le partenariat mondial pour le développement durable. »

Peter Anyang’ Nyong’o : Déterminé à propulser Kisumu !

Le 25 août 2022, Professeur Peter Anyang’ Nyong’o a prêté serment pour son deuxième mandat en tant que Gouverneur de la ville de Kisumu (Kenya). Après 5 ans à la tête de la troisième plus grande ville du Kenya, il a réussi à regagner la confiance de ses concitoyens au terme des élections générales tenues le 9 août dernier.

Sous son magistère, le comté de Kisumu avait pu réaliser des projets majeurs de son programme de campagne à l’instar de la mise à niveau et la modernisation du plus grand établissement de la région, l’hôpital de référence Jaramogi Oginga Odinga (JOOTRH).”La construction du Comprehensive Cancer Care and Blood Disorder Center pour la prise en charge complète des cancers et autres troubles sanguins constitue un développement marquant de l’hôpital“, déclarait M. Nyong’o dans son quatrième discours sur l’état du comté. L’administration de Nyongo a construit trois nouvelles salles et augmenté la capacité d’accueil de 600 à 850 lits au JOOTRH. En outre, le gouvernement du comté a également installé une usine de production d’oxygène. Comme autres réalisations de son premier mandat, figurent la création d’un complexe sportif moderne, la création de conseils de village, la construction d’un centre régional ultramoderne de gestion des catastrophes et des incendies le long de la route Obote ainsi que la tenue du Sommet Africités 9 à Kisumu (17 au 21 mai 2022).

Pour la première fois, une ville intermédiaire a abrité le sommet Africités, événement phare de CGLU Afrique organisé tous les 3 ans dans une des cinq régions du continent. En plus de relever le défi de l’organisation, Kisumu a battu le record de participation avec 11.000 délégués présents. Un résultat que le gouverneur de Kisumu souhaite voir d’autres villes intermédiaires réaliser, car elles doivent devenir des pôles structurants du développement durable en Afrique.

Pour son nouveau mandat, dans son manifeste intitulé “Construire l’avenir sur les fondations que nous avons posées“, Nyong’o s’est engagé à revitaliser l’agriculture pour la sécurité alimentaire et l’agrobusiness. Il souhaite relancer la production, la transformation et la commercialisation du riz. Nyong’o s’est également engagé à investir dans l’eau, l’environnement et l’éducation en favorisant le développement des compétences et l’innovation.

Sur le plan international, le gouverneur de Kisumu n’hésite pas à mener le plaidoyer pour les intérêts des collectivités territoriales. Pour lui, « la libération politique et l’émancipation économique de l’Afrique ne peuvent être l’affaire d’un seul pays. Par nécessité, il doit s’agir d’un mouvement panafricain avec une solidarité internationale ». Il est depuis le 19 mai 2022, membre du comité exécutif et de la présidence de CLGU Afrique en sa qualité de Vice-Président élu pour la région Afrique de l’Est.

Bio Express  

Le professeur Peter Anyang’ Nyong’o a obtenu un BA (First Class Honours) en sciences politiques et en philosophie à l’université de Makerere, à Kampala, en 1971, avant de poursuivre ses études à l’université de Chicago où il a obtenu une maîtrise (1974) et un doctorat (1977) en sciences politiques. Il a enseigné à l’université de Nairobi (1977-81), à El Colegio de Mexico (1971-84) et à l’université d’Addis-Abeba (1984-86), puis a rejoint l’Académie africaine des sciences en tant que chef des programmes de 1987 à 1992. Ayant participé à la lutte contre le régime autoritaire au Kenya tout au long de sa carrière universitaire, il a fait partie des leaders qui ont fait une percée dans la politique multipartite en 1992. Il a ensuite été élu au Parlement cette année-là et a occupé diverses fonctions depuis lors. Il a été ministre de la planification et du développement national (2003-2005) et ministre des services médicaux (2008-2013), sénateur du comté de Kisumu (2013-2017) et actuellement gouverneur du comté de Kisumu. Il a publié plusieurs livres et articles sur la démocratie, la démocratisation, l’État et l’économie politique du développement en Afrique. Parmi ses publications figurent “Popular Struggles for Democracy in Africa”, (Londres: Zed Books, 1987) ; “The Study of African Politics : A Critical Appreciation of A Heritage” (Nairobi : Ball Foundation, 2002) ; “A Leap Into the Future” (Nairobi : Word Alive Publishers, 2095). En 1995, il a reçu le prix germano-africain pour sa contribution à la démocratie et à la démocratisation en Afrique. Il a récemment été Gro Harlem Brundland Senior Leadership Fellow à la Division of Policy Translation and Leadership Development de la Harvard School of Public Health, de décembre 2013 à mars 2014.

Sources : 1 , 2 , 3,

Plaidoyer pour l’identification des enfants sans identité juridique en Afrique

Le 23 août 2022, Monsieur André Franck AHOYO, Délégué général du Fonds Urgence Identité Afrique (UIAfrica), a été reçu en audience par Son Excellence Madame Mariam CHABI TALATA, Vice-Présidente de la République du Bénin.
Cette visite de courtoisie s’inscrit dans le cadre de la mission de plaidoyer et de sensibilisation qu’effectue régulièrement UIAfrica en faveur de l’enregistrement des naissances (ODD 16.9) chaque fois que l’occasion lui est offerte d’échanger avec des Responsables politiques de haut niveau en Afrique et ailleurs.
UIAfrica, qui a signé une convention de partenariat en mai dernier avec Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) et le réseau REFELA, souhaite œuvrer à une meilleure connaissance des enjeux liés à l’identification des personnes en Afrique et notamment à celle des enfants sans identité juridique et par ricochet aux enfants en situation de rue.
Aussi, les différentes parties prenantes (Etat, collectivités territoriales) à la tenue d’un état civil fiable, sécurisé et universel en Afrique doivent tout mettre en œuvre pour garantir à tous une identité juridique afin de consolider l’Etat de droit, favoriser la jouissance des droits humains fondamentaux et l’inclusion sociale des populations.

10 août 2022-Journée Africaine de la Décentralisation et du Développement Local : Bonne célébration!

Trois questions à  Mme Fatimetou Abdel Malick , Présidente de CGLU Afrique (Voir Vidéo + )

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Trois questions à Mme Rohey Malick Lowe, présidente du Réseau des femmes élues locales d’Afrique (REFELA)

Que représente pour vous la journée africaine de la décentralisation et du développement local ? 

La Journée Africaine de la Décentralisation et du Développement Local est une journée commémorée chaque année par les Etats membres de l’Union Africaine. L’objectif de cette journée est non seulement de rappeler à tous les Africains vivant sur le continent et dans la diaspora l’importance de la décentralisation dans la construction de l’Afrique, mais aussi la contribution importante des collectivités locales dans le développement des Etats et territoires membres de l’Union africaine.

Cette journée donne aux acteurs étatiques et non étatiques l’occasion de réfléchir aux défis et aux opportunités qu’offrent la décentralisation et la gouvernance locale.

La Charte africaine des valeurs et principes de la décentralisation, de la gouvernance locale et du développement local est le premier effort réel de l’Union africaine pour promouvoir des systèmes de gouvernance décentralisés sur le continent. Elle fournit un cadre pour la gouvernance locale, que les signataires de la Charte sont tenus de mettre en œuvre dans leurs pays respectifs. Le fait que cette Journée soit célébrée signifie que les chefs d’État africains accordent une grande importance à la décentralisation dans leur agenda politique. Presque tous les pays africains mettent en œuvre la décentralisation, la gouvernance locale et le développement local comme politique de réforme pour réduire la pauvreté et améliorer les conditions de vie de la population.

Pour en venir à la question de savoir ce que cette journée signifie pour moi, elle implique qu’il n’y aura pas de retour à la case départ pour réintroduire la centralisation, dont l’échec à avoir un impact sur le développement dans la vie de la population a été prouvé. En outre, la centralisation s’accompagne de retards dans la mise en œuvre des projets et d’une surcharge de travail au niveau de la direction, ce qui entraîne une pauvreté extrême et la souffrance des masses.

Quel est l’état du processus de décentralisation dans votre pays et que manque-t-il à votre pays pour ratifier la Charte africaine des valeurs et principes de la décentralisation, de la gouvernance locale et du développement local ? 

La Charte est une réponse aux nombreux problèmes liés à la centralisation de la gouvernance en Afrique, tels que la mauvaise prestation de services et une gouvernance non responsable et non réactive. L’objectif est d’améliorer les moyens de subsistance des populations du continent par le biais d’une décentralisation efficace, elle promeut la gouvernance locale démocratique pour que les gouvernements locaux soient gérés par des conseils et des organes exécutifs démocratiquement élus et demande aux gouvernements nationaux de promulguer une législation qui reconnaisse le droit et le devoir des communautés de participer librement à la gouvernance locale.

Je vais commencer par répondre à l’état d’avancement de la décentralisation en Gambie. La décentralisation en Gambie a été conçue dans le cadre du programme de réforme du gouvernement local et de la décentralisation du pays. Elle est issue d’un large processus consultatif qui a impliqué toutes les parties prenantes locales, nationales et internationales, conçu pour renforcer le gouvernement local afin de faciliter une participation plus efficace des citoyens à la gouvernance et la transparence dans la prestation des services publics comme base de la décentralisation.

La décentralisation et le gouvernement local en Gambie reposent sur les sections 193, 194 et 214 de la Constitution de 1997, la sous-section 3 de la Loi sur le Gouvernement Local de 2002, la Loi d’Amendement du Gouvernement Local de 2004, 2006 et 2007 et la Loi sur les Finances et l’Audit du Gouvernement Local de 2004. Ces cadres juridiques institués par le gouvernement de la Gambie ont ouvert la voie à la création de structures de gouvernements locaux telles que les conseils municipaux dirigés par des maires, les bureaux dirigés par des gouverneurs régionaux, les Conseils dirigés par des conseillers municipaux et les villages dirigés par des Alcalos.

Les mandats des collectivités locales sont clairement énoncés dans la Constitution et loi sur les collectivités locales.  Selon la loi sur le gouvernement local, les gouvernements nationaux sont mandatés pour fournir des subventions aux conseils et leur donner l’autorité de fournir des services de base en matière d’éducation, de santé, d’agriculture, d’entretien des routes, d’assainissement et d’élevage.

Actuellement, la Gambie compte huit régions dirigées par des maires et des présidents. L’UA a adopté la Charte africaine des Valeurs et Principes de la décentralisation, de la gouvernance locale et du développement local le 27 juin 2014, à Malabo, en Guinée équatoriale. Je crois que le ministre en charge du gouvernement local était censé présenter le document au ministre des Affaires étrangères pour signature. J’ai l’impression que le ministre ne l’a pas encore fait. Dans ce cas, j’exhorterai le Président de l’Association Gambienne des Autorités Locales (GALGA) de s’adresser au ministre en charge des gouvernements locaux afin que le ministre des affaires étrangères soit informé et qu’il prenne les mesures nécessaires pour que la charte soit signée et ratifiée.

Quel est votre souhait pour la célébration de l’édition 2022 de la JADDL, célébrée le 10 août et dont le thème est : «Faire de la sécurité alimentaire une priorité essentielle pour le développement et la coopération territoriale » ?

Le 10 août 2022, nous célébrerons la Journée africaine de la décentralisation et des collectivités locales.  Mon souhait est que les Africains prennent en compte la sécurité alimentaire qui est aujourd’hui un sérieux problème et que les gouvernements africains s’y attaquent et fassent de la sécurité alimentaire une priorité dans leur programme de développement. Nous sommes tous conscients que l’Afrique connaît une situation d’urgence climatique qui a un impact sur la sécurité alimentaire, d’où la nécessité de lutter contre le changement climatique et de préserver la diversité en Afrique. Sur cette note, je demande à tous les membres de la fraternité des gouvernements locaux en Afrique de célébrer cette journée avec espoir et engagement.

( Vidéo disponible en anglais).

Télécharger la Charte africaine des valeurs et principes de la décentralisation, la gouvernance locale et le développement local (+)

Consultez la liste des 18 Pays ayant déjà signés la Charte et des  8 Pays l’ayant déjà ratifiés  (+) 

Souhaits de la Faitière des Communes du Togo (FCT) pour la célébration de la JAD 2022!