Célébration de la Journée mondiale métropolitaine 2020 : les messages clés des métropoles africaines
La dynamique du secteur informel dans les villes africaines : Méthodes d’appui & bonnes pratiques pour un développement économique local (DEL) durable et inclusif
Longtemps décrié, le secteur informel est désormais reconnu à l’échelle mondiale et régionale ; son impact économique et social est tel qu’il est considéré comme une alternative aux crises et chocs socio-économiques ; il est aussi considéré comme un amortisseur aux chocs imposés par le marché de l’emploi et la montée inexorable du chômage. Qualifié de soutien ou d’aide promotionnelle, d’autant plus qu’il est considéré par le Bureau International du Travail comme « la poule aux œufs d’or qui crée des emplois et des richesses »[1].
Selon l’Organisation Internationale du Travail (OIT), le secteur informel est « un ensemble d’unités produisant des biens et des services en vue principalement de créer des emplois et des revenus pour les personnes concernées. Ces unités, ayant un faible niveau d’organisation, opèrent à petite échelle et de manière spécifique, avec peu ou pas de division entre le travail et le capital en tant que facteurs de production. Les relations de travail, lorsqu’elles existent, sont surtout fondées sur l’emploi occasionnel, les relations de parenté ou les relations personnelles et sociales plutôt que sur des accords contractuels comportant des garanties en bonne et due forme »[2].
L’Afrique est le continent, qui à ce jour compte le plus de personnes vivant de l’informel. Elle représente la grande majorité avec 85,5 % des emplois informels, dont 71,9 % hors agriculture[3]. Ainsi, le secteur informel occupe une place dominante dans les économies africaines. Selon le Fonds Monétaire International (FMI), le secteur informel recule en fonction de la hausse du niveau de revenu. Il compte pour 40% du PIB environ, en moyenne, pour les pays à faibles revenus et pour 35% du PIB pour les pays à revenus intermédiaires[4]. En outre, il est « une composante essentielle de la plupart des économies subsahariennes » avec une contribution au PIB qui s’échelonne entre 25 % et 65 %, un poids estimé entre 30 % et 90 % de l’emploi non-agricole[5].
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Inscrivez-vous pour participez au webinaire sur ” La Gouvernance et l’Économie de la Sécurité de l’Eau en Afrique”
Dans le cadre de la préparation du 9ème forum organisé par l’OCDE en Mars 2021 à Dakar (Sénégal) sur « la gouvernance et l’économie de la sécurité de l’eau pour un développement durable en Afrique », l’OCDE en collaboration avec CGLU Afrique organise le 17 septembre 2020 de 15h à 17h un webinaire qui s’inscrit dans le cadre de l’enquête lancée auprès d’une quarantaine de villes africaines.
Ce webinaire a pour objet de permettre un échange et une discussion avec les villes ayant répondu au questionnaire, ainsi qu’une remontée de commentaires et d’observations qui seront pris en compte afin de finaliser les résultats de l’enquête.
Sont invités à participer à ce webinaire les institutions partenaires de l’OCDE pour le programme de travail sur la gouvernance de l’eau en Afrique ainsi que les Maires et représentants des villes contactées pour répondre à l’enquête.
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Le webinaire débutera à 15h00, heure de Paris, veuillez vérifier le décalage horaire avec votre lieu. Le webinaire se déroulera en français.
Vers une relance économique et financière post-Covid-19 des collectivités territoriales en Afrique : Panorama des plans de relance et mesures de soutien économique
La vague sanitaire de la pandémie du Covid-19 semble moins importante que celles qu’ont connues l’Europe et l’Asie. Cependant, l’Afrique reste fragile sur le plan sanitaire avec des taux de couverture des structures sanitaires parmi les plus faibles du monde, et ce d’autant plus que des vagues successives de la pandémie sont à craindre. Dans tous les pays, les Gouvernements centraux, régionaux et locaux ont anticipé en prenant les mesures barrières qui ont freiné la propagation de la maladie. Si les chiffres des contaminations restent à des niveaux bas, les répercussions des mesures prises pour éviter que la pandémie se développe risquent de remettre en cause les progrès accomplis depuis une décennie en matière d’amélioration des conditions de vie des populations.
La situation économique risque donc de se dégrader structurellement au point où la Banque Africaine de Développement (BAD) prévoit que « près de 50 millions d’Africains vont basculer dans l’extrême pauvreté et qu’un tiers des Africains, soit 425 millions de personnes, vivent sous le seuil de pauvreté »[1]. Le visage de cette pauvreté sera en grande partie représenté par les habitants des bidonvilles de plus en plus nombreux dans nos villes et les travailleurs du secteur informel[2].
Au niveau territorial, l’impact risque d’être plus important selon CGLU Afrique[3], particulièrement sur le plan des ressources financières et des dépenses d’investissement des collectivités territoriales. Les résultats des simulations effectuées à partir de deux scénarios[4], sur la base des données de l’Observatoire des finances locales, suggèrent un véritable effondrement des ressources financières des collectivités territoriales, de l’ordre de 30% à 60% selon les régions d’Afrique et les tailles de villes. Quant aux dépenses d’investissement, leur niveau va baisser de l’ordre de 25% à 40% selon les régions d’Afrique et les tailles de villes ; le niveau des dépenses d’investissement serait proche de 0 pour les petites villes et les villes intermédiaires[5].
Sur un tout autre plan, de nombreux analystes conviennent qu’au-delà des questions de santé publique, la gestion de la pandémie interroge désormais le modèle de développement que la plupart des États ont adopté dans ce contexte de mondialisation. Au-delà des questions liées au développement des circuits courts plutôt que des circuits longs, la territorialisation des politiques publiques doit être au cœur des mutations à venir. Parmi celles-là, les collectivités territoriales doivent tout en gérant l’urgence et les problèmes quotidiens, mettre en place les conditions d’anticipation des mutations qui vont se faire dans le long terme.
Pour aménager le processus de sortie de crise, il est important d’avoir en ligne de mire non seulement la réponse à l’urgence, mais aussi la mise en œuvre de stratégies de relance de l’activité économique. Les collectivités territoriales devraient combattre le Covid-19 en trois phases différentes – et souvent qui se chevauchent :
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Appel à contribution au quatrième numéro de “La Voix du Manager Local Africain”
Dans le cadre des activités du Réseau Local Africa HRnet et de l’Observatoire des Ressources Humaines Locales en Afrique de CGLU Afrique, un appel à contribution pour le quatrième numéro de “La Voix du Manager Local Africain” est lancé.
Le thème retenu pour ce numéro est : «Gérer les Ressources Humaines des Collectivités Territoriales en Afrique à l’ère de la Pandémie du Covid-19 et après: entre la fermeture et la continuité des Services publics Locaux, le Confinement et le Télétravail».
QUI PEUT CONTRIBUER ?
Le bulletin est ouvert principalement aux contributions des Managers Territoriaux africains quels que soient leurs domaines d’activité ou leur filière professionnelle. Toutefois, dans un esprit d’ouverture sur l’environnement des Collectivités Territoriales Africaines et de Benchmarking, toute autre contribution ayant une valeur ajoutée, en termes de partage d’information, d’expériences réussies et de bonnes pratiques, sera la bienvenue. Les contributions sont attendues avant le 15 novembre 2020.
Plus de détails ici.
Célébration de la journée africaine de la décentralisation et du développement local 2020 : “La contribution des Collectivités Territoriales à la prévention des conflits et au maintien de la paix sur le Continent Africain”
Le 10 août 2020, CGLU Afrique organise un webinaire à l’occasion de la célébration de la journée africaine de décentralisation et du développement local (JAD). La rencontre se tiendra en ligne de 14h à 16h 30, autour du thème retenu par l’Union Africaine pour l’édition 2020 : “La contribution des Collectivités Territoriales à la prévention des conflits et au maintien de la paix sur le Continent Africain”.
Ce thème s’inspire de l’Agenda 2063 de l’Union Africaine et de la décision des chefs de l’État du continent qui ont proclamé 2020 année de «Faire taire les armes : créer les conditions propices au développement de l’Afrique ».
CGLU Afrique salue le choix de ce thème qui se justifie d’autant que les conflits et les guerres affectent en priorité les populations et communautés au niveau des territoires. Lorsque des conflits violents surviennent les victimes trouvent souvent leurs premiers secours auprès des populations ou des autorités locales. C’est souvent les autorités territoriales qui prennent en charge l’accueil des déplacés ou des migrants du fait de situations de conflits ouverts ou de guerres. Les collectivités territoriales sont donc en première ligne aussi bien pour la prévention des conflits que pour le traitement des situations post-conflits.
En tant qu’organisation faitière des collectivités territoriales du continent, CGLU Afrique compte apporter sa contribution au cours de ce webinaire en explorant les deux sous-thèmes retenus par l’Union Africaine :
Sous-thème 1 : «La participation des collectivités territoriales d’Afrique au système d’alerte précoce sur les conflits de l’Union Africaine».
Sous-thème 2 : « La contribution des collectivités territoriales d’Afrique à la reconstruction de la paix et de la concorde entre communautés en situation Post Conflits ».
Ainsi, le premier panel abordera la question cruciale de l’implication des autorités territoriales dans le système d’alerte précoce sur les conflits mis en place par l’Union Africaine. Les participants réfléchiront sur comment améliorer le système d’alerte précoce grâce à l’apport des collectivités territoriales, notamment :
- Comment articuler les différents niveaux de la gouvernance publique et appliquer le principe de subsidiarité dans la prévention et la gestion des conflits, et dans le traitement des situations post-conflits ?
- Quelle place les autorités locales devraient revendiquer dans ce système ?
Le deuxième panel s’appuiera sur les nombreuses situations post-conflits rencontrées sur le continent pour échanger sur le rôle qu’y joue ou qu’aurait pu y jouer les autorités locales pour le retour à la paix et à la concorde. Les participants élaboreront des propositions en répondant aux questions suivantes :
- Comment s’assurer que tous les acteurs concernés sont bien des parties prenantes des pourparlers pour le retour à la paix ?
- Quels mécanismes mettre en place pour que le retour à la paix soit l’affaire tous ?
- Quel rôle spécifique faire jouer aux femmes et aux jeunes pour consolider la paix et la concorde entre groupes et communautés ?
- Quelles initiatives prendre au niveau des autorités locales pour que le retour des tensions puisse être évité au maximum ?
Les travaux seront présidés par M. Léandre Nzué, maire de Libreville (Gabon) et Président de CGLU Afrique en présence entre autres : des présidents des associations nationales des collectivités territoriales, des représentants de l’Union Africaine, des représentants d’organisations internationales et des universitaires.
Il est à noter que la journée africaine de la décentralisation et du développement local a été décrétée par l’Union Africaine en 2012 avec la première célébration. Et depuis 2014, les Chefs d’Etats et de gouvernements africains ont adopté la Charte africaine des valeurs et principes de la Décentralisation, de la Gouvernance Locale et du Développement local. Cette charte reconnaît les Collectivités Territoriales comme des Partenaires privilégiés des Gouvernements nationaux dans la promotion du bien-être des populations.
Les médias sont invités à couvrir le webinaire (Par retour d’email pour s’enregistrer) ou en suivant la retransmission en direct sur la page Facebook de CGLU Afrique , lundi 10 août 2020 de 14 h à 16h30.
Pour de plus amples informations veuillez contacter :
Gaëlle Yomi : Tél : + 212 610 56 71 45
E-mail : gyomi@uclga.org










