2ème édition du séminaire de CGLU 2016

Cités et Gouvernements Locaux Unis, CGLU, l’organisation mondiale des gouvernements locaux et régionaux organise la deuxième édition de son séminaire annuel à Barcelone, au siège du Secrétariat mondial de CGLU.

Du 15 au 19 février, les représentants des  Sections régionales et des comités discutent l’avenir de l’organisation et échangent les idées pour le Congrès mondial de CGLU à Bogota. Le but du séminaire est de rassembler tous les membres du réseau et d’exploiter son pouvoir afin de poursuivre le travail de définition des synergies, en se basant sur la collaboration et les succès des années passées. Sans oublier d’accroitre la visibilité et l’impact du travail de CGLU à tous les niveaux.

CGLU Afrique assiste aussi au séminaire annuel et est représenté par son Secrétaire Général, M. Jean Pierre Elong Mbassi. CGLU Afrique est la section africaine de l’organisation mondiale et elle est considérée comme l’une des sections les plus actives dans le monde.

Ici, vous pouvez voir la vidéo de notre Secrétaire Général où il parle de la grande importance de l’année 2016 durant laquelle les gouvernements locaux et régionaux sont attendus sur plusieurs niveaux.

Pour en savoir plus sur le la 2ème édition du séminaire annuel de CGLU et voir toutes les photos de l’événement, visitez le site web ici.

Vous pouvez suivre le Live Tweet de l’événement en utilisant le hashtag #UCLGMeets.

 

Offre de stage en communication au sein du bureau FMDV Afrique

Le bureau FMDV (Fonds Mondial pour le Développement des Villes) pour la région de l’Afrique recrute un/une stagiaire en communication pour une période de 6 mois avec possibilité de prolongation.

Le stage proposé est basé à Rabat, Maroc, dans les locaux du Secrétariat de CGLU Afrique où siège le bureau FMDV pour l’Afrique.

 

Le/la stagiaire aura pour mission d’appuyer la stratégie de communication du FMDV sous la responsabilité de la Directrice Régionale pour l’Afrique. Les termes de références du stage proposé sont disponibles ici.

Les candidat(e)s intéressé(e)s par ce poste devront adresser une lettre de motivation accompagnée d’un curriculum vitae à :

Carole Guilloux, Directrice Régionale FMDV pour l’Afrique, cguilloux@fmdv.net

La date limite d’envoi des candidatures est fixée au 29 février 2016.

Une réponse personnalisée ne sera garantie qu’aux candidats sélectionnés pour un entretien.

 

Séminaire 2016 de CGLU : « Au réseau, nous croyons ! »

La deuxième édition du séminaire régional de Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU) a pris fin le vendredi 19 février 2016.

L’événement qui a duré pendant une semaine a vu la participation de tous les représentants et membres de CGLU, l’organisation mondiale des autorités locales et régionales.

En effet, du 15 au 19 février 2016, à Barcelone, Espagne, les représentants des gouvernements locaux et régionaux venus des quatre coins du monde ont pu s’attarder sur plusieurs questions relatives au travail commun mené par CGLU et ses sections régionales et au renforcement des liens de leur réseau.

Le programme de l’édition de cette année du séminaire annuel comportait des discussions autour du planning pour le prochain sommet mondial de CGLU à Bogota, une présentation des priorités et questions clés de 2015 et 2016, une session autour des synergies et la programmation pour 2016 et un exercice stratégique sur l’évolution de l’organisation mondiale des gouvernements locaux et régionaux.

Durant le premier jour du séminaire, les participants se sont penchés sur les sujets, les aspirations et les défis clés pour 2016. Ils ont résumé lors d’une séance de brainstorming les cinq opportunités principales que présente le sommet mondial. Les opportunités identifiées sont l’importance de la participation de la société civile, la maximisation des opportunités de financement pour les autorités locales, la promotion de l’apprentissage par actions et le renforcement de la famille, l’identité et la représentation de CGLU afin de créer une voix unie et forte et un agenda au sein de la communauté globale des gouvernements locaux.

Vous pouvez voir la vidéo de notre Secrétaire Général en train d’expliquer l’importance du prochain sommet mondial à Bogota en cliquant ici.

Les débats se sont ensuite poursuivis durant le deuxième jour du séminaire en se focalisant cette fois-ci sur le partage des idées innovantes pour garantir le succès du prochain sommet mondial à Bogota. Les participants ont, en effet, pu proposer des idées pour tracer le programme du sommet et encourager la collaboration et l’échange entre les délégations qui seront présentes au sommet. Le séminaire annuel des comités et des groupes de travail a eu lieu durant la deuxième partie du jour 2.

Le troisième jour du séminaire, les participants ont abordé les moyens d’accroitre la visibilité et l’impact du travail de CGLU et son réseau. En matinée, les sections régionales de CGLU ont exposé les parties du plan de travail mis en place en Afrique, l’Asie-Pacifique, l’Eurasie, l’Europe, l’Amérique Latine, le Moyen Orient, l’Asie de l’Ouest, l’Amérique du Nord, dans les larges métropoles et petites régions du monde. On a aussi pu débattre les priorités communes du réseau pour 2016.

Le futur de CGLU était le sujet principal du quatrième et dernier jour du sommet. Un exercice d’écoute a pu dégager les points de vue des membres qui par la même se sont échangés quelques propositions et critiques afin d’ajouter une plus-value aux membres de CGLU. Ensuite, une session avec les représentants politiques présents au séminaire a eu lieu leur donnant ainsi la possibilité de partager quelques mots forts. Les membres ont aussi mis l’accent sur le rôle crucial joué par CGLU en matière de savoir, d’échange, d’autonomisation et de communauté.

Pour plus d’informations sur le séminaire de CGLU 2016 ainsi que ces activités, visitez le site ici.

Consultez l’album photo de l’événement sur Flickr ici.

Formation régionale sur la migration et le développement local à Oujda, Maroc

« LA FORMATION REGIONALE MA BOITE A OUTILS ICMD SUR LA MIGRATION ET LE DEVELOPPEMENT LOCAL » a été officiellement lancée mardi 16 février 2016 à Oujda dans la région orientale du Maroc.

On lui a tracé comme objectif la sensibilisation des acteurs du développement de la Région de l’Oriental au potentiel que représente la migration et notamment par le renforcement des capacités des acteurs en organisant ce cycle de formation dans le cadre du programme « Initiative conjointe migration et développement » que l’OIM se propose de dispenser.

 

Cette formation entre dans la cadre d’un partenariat entre le Conseil de la Région de l’Oriental, l’Agence de Développement de l’Oriental, CGLU Afrique et l’OIM. Un partenariat établi en juillet 2015 dans le cadre du Programme Régional de Coaching Territorial. La formation régionale sur la migration et le développement local doit permettre d’apporter des connaissances et des capacités aux collectivités locales pour qu’elles puissent gérer efficacement la migration en vue du développement.

Pour en savoir davantage sur la formation, son programme du lancement ou toute autre information s’y rapportant, lisez, le communiqué de presse joint ici.

 

 

 

 

« L’accès à l’assainissement dans les quartiers et villes des pays du Sud est entravé par de multiples défis», expert

L’Institut International pour l’Environnement et le Développement (IIED) a publié le Brief n° 32 «Environnement & Urbanisation » (décembre 2015).

L’auteur, le professeur Diana Mitlin intitule le document : «Construire un avenir où l’assainissement urbain ne laisse personne en rade». Le Brief se base sur les résultats des recherches publiés dans l’éditorial du numéro d’octobre 2015 d’ «Environnement & Urbanisation». La parution traitait de l’importance de l’accès aux infrastructures d’assainissement et de drainage dans les villes.

Dans son résumé, Diana Mitlin explique que «Des plans pour améliorer l’accès à l’assainissement dans les villes des pays du Sud sont entravés par de multiples défis». L’un d’eux est le manque d’informations fiables. “En particulier, au niveau mondial et au niveau national où les données divergent souvent des données des établissements particuliers, recueillies par les habitants de ces zones. Les données locales mettent en évidence l’insuffisance des conditions de vie – et, ce faisant prouve les difficultés à obtenir des améliorations”, révèle le document. Une autre difficulté réside dans l’établissement de normes acceptables autour de l’assainissement. «Au niveau mondial, par exemple, l’assainissement partagé n’est pas considéré comme faisant partie de l’assainissement «amélioré». Pourtant la réalité pour de nombreuses populations urbaines à faible revenu est que l’assainissement communal peut être localement acceptable, hygiénique et économique. Les difficultés pour parvenir à un consensus sur les normes et données soulignent l’importance des diverses approches pour augmenter et améliorer l’assainissement, notamment en étudiant des solutions sur le site et hors site. Il est donc crucial d’inclure ces aspects pour la planification et la mise en œuvre de toutes les solutions. Pour cela il faut inclure les groupes qui manquent, très souvent dans les débats mondiaux, tels que les groupes urbains à faible revenu qui ne peuvent se permettre les dépenses d’assainissement substantiel. Les engagements financiers et politiques, s’appuyant sur les circonstances et les approches articulées par des groupes à faible revenu, seront essentiels pour assurer un avenir dans lequel chacun a accès à l’assainissement dont il a besoin», conclut le résumé.

Dans sa recherche, pour les pays d’Afrique, le professeur Diana Mitlin fait état de la situation en Afrique de l’Est avec les résultats des recherches sur « Possibilités et limites aux services d’assainissement axé sur le marché : preuve d’implantations urbaines en Afrique de l’Est “.

Une étude de cas sur Lusaka est également mentionnée : «Le rôle du pouvoir, politique et histoire dans la réalisation de prestation de services d’assainissement en milieu urbain informel : une étude de cas de Lusaka (Zambie)“.   Autres exemples cités : Dar es-Salaam (Tanzanie)Accra (Ghana) et Johannesburg (Afrique du Sud) 

Pour illustrer le manque d’information fiable, le Brief souligne le fait que, le Programme de suivi conjoint de l’UNICEF et de l’OMS sur les progrès de   l’assainissement et de l’eau potable, rapporte qu’en Afrique subsaharienne, 40% de la population urbaine utilise l’assainissement amélioré. Le chiffre est de 67 % en Asie du Sud et 63 % en Inde. “Ces chiffres semblent encore être élevée selon la recherche signalée dans ce domaine dans le numéro précédent de «Environnement & Urbanisation. Toutefois, les données elles-mêmes sont problématiques et reflètent un manque de précision la part de ceux qui collectent les données sur les conditions de vie, en particulier la situation dans les quartiers informels. Et cela peut refléter que des informations cruciales ne sont toujours pas enregistrées. Ceci suggère que nous devons examiner à nouveau la collecte de données, en particulier dans les quartiers informels”, explique Diana Mitlin.

Le document complet est disponible en Anglais ici

Pour Informations : OOD en matière d’assainissement 

6.2 D’ici à 2030, assurer l’accès de tous, dans des conditions équitables, à des services d’assainissement et d’hygiène adéquats et mettre fin à la défécation en plein air, en accordant une attention particulière aux besoins des femmes et des filles et des personnes en situation vulnérable.

11.1 D’ici à 2030, assurer l’accès de tous à un logement et des services de base adéquats et sûrs, à un coût abordable, et assainir les quartiers de taudis.

Voir aussi 6.b Soutenir et renforcer la participation des communautés locales dans l’amélioration de la gestion de l’eau et l’assainissement.

 

Rencontre sur croissance urbaine dans les pays en développement et accès aux services essentiels : de contraintes en opportunités

Le secrétariat général de CGLU Afrique a pris part à la rencontre organisée àTanger, Maroc, le 11 février 2016 par le Think Tank (Re)sources en partenariat avec Amendis, opérateur des services d’eau et d’électricité des villes de Tanger et Tétouan au Maroc.

La rencontre a vu la participation d’une centaine de délégués de haut niveau parmi lesquels les maires ; les directeurs des administrations centrale et locale ; les opérateurs des services urbains ; les chercheurs et universitaires ainsi que des experts dans le domaine de la planification et de la gestion urbaine ainsi qu’en matière de services urbains essentiels.

La délégation du secrétariat était composée de M. Jean Pierre Elong Mbassi, secrétaire général, et M. Mohammed Cherkaoui, responsable du protocole.

La rencontre a été introduite par M. Patrice Fonlladosa, président de (Re)source; M. Michel Rocard, ancien premier ministre de France.

La rencontre a été structurée autour des quatre tables rondes suivantes :

Table ronde A sur la dynamique de la gouvernance urbaine : articuler les politiques internationales, nationales et locales avec la réalité du terrain, et obtenir des résultats tangibles en matière d’accès aux services essentiels dans les villes en développement.

Table ronde B sur les services essentiels au sein des territoires urbains étalés et fragmentés : gérer la complexité de l’accès aux services essentiels dans un espace urbain qui subit à la fois l’étalement et la fragmentation de son territoire.

Table ronde C sur le financement de l’accès aux services urbains essentiels : mobiliser les financements privés pour garantir l’accès de tous aux services urbains essentiels.

Table ronde D sur la prise en compte du risque climatique : prendre en compte le risque climatique dans les politiques d’accès aux services urbains essentiels et apporter des réponses par l’innovation.

Les débats et discussions des différentes tables rondes ont permis à la rencontre d’aboutir aux recommandations suivantes :

 

A. Sur l’articulation des politiques internationales, nationales et locales avec la réalité du terrain :

1. Promouvoir l’adoption d’un manifeste qui engage les Etats à afficher leur engagement dans le domaine de l’accès aux services de base en affichant ce qui est de la responsabilité de l’Etat, des collectivités locales et du secteur.

2. Formuler une composante urbaine (grandes villes et villes intermédiaires) et une composante rurale en ce qui concerne la politique nationale d’accès aux services essentiels.

3. Plaider pour les Etats rendent compte devant les pairs de ce qu’ils font en matière de services essentiels.

B. Sur la gestion de la complexité de l’accès aux services essentiels dans un espace urbain qui subit à la fois l’étalement et la fragmentation de son territoire :

1. Intégrer systématiquement les quartiers informels dans les plans de développement et d’aménagement des villes.

2. Mettre en place des dispositifs transitoires pour l’accès aux services essentiels dans les quartiers précaires.

3. Donner une place importante aux associations de quartiers et aux acteurs de l’intermédiation engagés dans le travail de maîtrise d’œuvre sociale entre les populations, les opérateurs et les autorités.

4. Encourager les autorités publiques à organiser la coordination de tous les acteurs impliqués dans l’accès aux services urbains essentiels.

C. Sur la mobilisation des financements privés pour garantir l’accès de tous aux services urbains essentiels :

1. Autant que possible recourir à l’intervention du secteur privé pour une réponse efficace au défi de l’accès aux services urbains essentiels.

2. Mettre en place un système de tarification différencié en suivant une logique de territoires.

3. Proposer des modèles alternatifs au réseau là où l’arrivée de celui-ci est difficile ou différé.

4. Organiser des dialogues entre acteurs et des coalitions d’opérateurs pour discuter des options et niveaux de service et des synergies et complémentarités nécessaires entre opérateurs.

 

D. Sur la prise en compte du risque climatique dans les politiques d’accès aux services urbains essentiels :

1. Considérer le niveau des territoires locaux comme l’échelle pertinente et le mettre en première ligne avec les moyens appropriés pour la définition et mise en œuvre des politiques d’adaptation au changement climatique.

2. Intégrer systématiquement la dimension risques dans la planification des services urbains essentiels, avec un accent particulier sur les interventions en situation d’urgence pour maintenir la continuité et la qualité de la desserte.

3. Prendre la communication avec les populations concernées comme un élément critique d’éducation à la prévention et à la gestion des risques, ainsi que d’organisation des secours en cas de catastrophes.

4. Décloisonner la conception, la planification et l’organisation opérationnelle de l’accès aux services urbains essentiels pour une plus grande efficacité d’action en cas de catastrophes. En situation de désastre, il faut sortir des logiques d’opposition entre l’action publique et l’action privée, entre le civil et le militaire, entre souveraineté nationale et action internationale.

Pour une information détaillée sur cette rencontre, se reporter au compte rendu établi par le secrétaire général de CGLU Afrique disponible ici.

Les recommandations sont disponibles ici.

Speed-Dating Sud / Sud Africités 7

Le Coaching Territorial fait partie des programmes innovants mis en place par CGLU Afrique en partenariat avec la Région de l’Oriental au Maroc.

Même si le programme vient à peine de faire ses premiers pas et est toujours dans sa phase pilote, les maires et élus locaux africains présents à Africités7 témoignent d’un engouement encourageant pour le Coaching Territorial et espèrent voir le programme mis en place chez eux. Cette vidéo en est la preuve. Regardez !

 

 

Collaboration multi acteurs pour la résilience urbaine du changement climatique au Bangladesh

L’Institut International pour l’Environnement et le Développement (IIED) a publié un Policy Brief en novembre 2015, issue de la série des travaux de recherche sur la résilience au changement climatique des villes asiatiques.

Le document fait un focus sur : «La collaboration multi acteurs pour la résilience urbaine du changement climatique au Bangladesh »

Les auteurs, Sarder Shafiqul Alam, ATM Jahangir Alam et Sowmen Rahman sont convaincus que l’amélioration de la collaboration multi acteurs dans le domaine de l’approvisionnement en eau et le secteur de l’assainissement, peut contribuer à la construction d’une plus grande résilience climatique en milieu urbain dans la ville de Dhaka. Cependant, le défi consiste à s’assurer que toutes les parties prenantes se présentent pour améliorer la situation actuelle de l’offre de service et trouver des moyens efficaces de collaboration. « À l’heure actuelle, les établissements informels à Dhaka manquent de services et infrastructures de base, et deviennent  de plus en plus le domicile de migrants ruraux », indique le document. Il révèle que les ONG et les organismes gouvernementaux ne considèrent pas la résilience au changement climatique quand ils font la mise en œuvre de leurs initiatives visant à combler le déficit de l’eau et de l’assainissement. “Les processus actuels de collaboration des parties prenantes sont encore limitées”.

Le Policy Brief donne un aperçu des initiatives et des collaborations existantes dans l’amélioration des infrastructures de l’eau et du secteur de l’assainissement, et recommande des approches à l’amélioration de la collaboration multi acteurs pour répondre aux besoins et de la résilience eau et du secteur de l’assainissement des établissements à faible revenu à Dhaka. Dans leur large documentation pour leur recherche, les auteurs mentionnent l’expérience de l’Ouganda dans le domaine de la collaboration multi acteurs dans le secteur de l’assainissement

 

A Dhaka les deux principaux impacts du changement climatique sont dus aux fortes précipitations qui provoquent les inondations et les contraintes liées à la chaleur résultant de la hausse des températures.

La ville possède plus de 5 millions d’habitants qui vivent dans des taudis sans systèmes d’élimination des déchets efficace, des infrastructures de protection ou des services de qualité. Ces entraves augmentent la vulnérabilité des habitants aux conséquences du changement climatique, en plus d’avoir à vivre et à travailler dans des zones très denses souvent situés dans des zones insalubres. Les habitants de ces quartiers défavorisés reçoivent un approvisionnement insuffisant en eau potable et courante en raison des problèmes liés aux infrastructures existantes, tels que les fuites dans les tuyaux. Etc.

Pour remédier à cette situation, les auteurs proposent que quatre indicateurs pour l’adoption de meilleures politiques soient pris en considération :

– Le Gouvernement national du Bangladesh peut jouer un rôle de coordination entre les organismes et acteurs dans la construction urbaine résiliente au changement climatique à Dhaka.

– Une approche collaborative entre les parties prenantes travaillant dans le secteur de l’eau et le secteur de  l’assainissement, des organismes gouvernementaux, des ONG et le secteur privé aux communautés locales, peut réduire les chevauchements et la duplication des activités et, traiter plus efficacement la résilience au changement climatique.

– Une politique urbaine nationale et un plan d’action stratégique est nécessaire pour guider les parties prenantes à prendre les mesures appropriées dans le développement de l’infrastructure et des services de l’eau et de l’assainissement urbain.

– Résoudreles déficits d’infrastructures tout en renforçant la résilience au changement climatique en adoptant une approche participative, y compris traiter des questions de l’évaluation des besoins au niveau local, la question du foncier et les impacts probables du changement climatique.

Le Policy Brief complet est disponible ici

Croissance urbaine dans les pays en Développement et accès aux services essentiels : De contraintes en opportunités

La ville de Tanger accueille du 11 au 12 février 2016 le colloque du Think Tank (Re)Sources qui rassemble des personnalités d’horizons variés qui partagent la conviction que l’accès aux services essentiels constitue une priorité absolue pour le développement et une responsabilité de la communauté internationale devant les populations.

D’où le thème du colloque qui est « Croissance urbaine dans les pays en développement et accès aux services essentiels : De contraintes en opportunités ». Un sujet qui va être abordé par les experts intervenant lors des 4 sessions programmées pour la journée du 11 février 2016.

Le Think Tank souhaite par le choix de cette thématique associer des élus et des experts pour porter une réflexion sur la pression urbaine exercée sur les services essentiels dans les villes en développement. Ainsi, les 4 sessions traiteront de la dynamique de la gouvernance urbaine, le financement de l’accès aux services essentiels et la prise en compte du risque climatique.

Parmi les intervenants, on retrouve, entre autres, Gérard Payen, conseiller en matière d’eau et d’assainissement auprès du secrétaire général des Nations Unies, Mohamed Idaomar, président du conseil de la ville de Tétouan, Alain Ries, directeur du développement durable – AFD et Gilbert Houngbo, directeur général adjoint pour les programmes extérieurs et les partenariats à l’Organisation Internationale du Travail; ancien Premier ministre du Togo et ancien directeur du PNUD Afrique.

Pour en savoir davantage sur le programme du colloque, les intervenants et le Think Tank qui l’organise, visitez le site

La situation des Afro descendants et des Afro américains aux USA préoccupe les experts du Groupe de travail des Nations Unies sur les personnes d’ascendance africaine

Au cours du sommet Africités, Johannesburg 2015, la session «Associations des immigrés /Afro descendants», a enregistré la participation de Mireille Fanon Mendès, France, experte-Présidente du Groupe de travail des Nations Unies sur les personnes d’ascendance africaine.

Ce groupe de travail a effectué une visite aux USA en janvier et il  en ressort que malgré les efforts positifs du gouvernement américain, les Afro descendants et les Afro américains sont toujours confrontés à d’importantes  formes de racisme, de discrimination raciale,  de xénophobie, d’Afrophobie et d’intolérance. 

 

 

 

Les experts du Groupe de travail des Nations Unies sur les personnes d’ascendance africaine ont effectué une visite de 10 jours aux Etats-Unis (19 au 29 janvier 2016), sur invitation du gouvernement américain. Cette visite qui fait suite à la précédente menée en  2010 avait pour but d’évaluer la situation des Afro-Américains et des Afro descendants aux Etats Unis. Cinq villes ont ainsi été visitées par la délégation : Washington D.C, Baltimore, Jackson (Mississipi), Chicago et New York.

Dans sa déclaration préliminaire à la presse, le Groupe de travail se réjouit d’avoir pu rencontrer les autorités locales de ces  cinq villes.  Il a pu également rencontrer une centaine d’organisations représentatives de la société civile, des avocats et des personnes de la communauté afro-américaine, qui ont fait part de leurs préoccupations et recommandations au Groupe de travail.

 

Durant leur séjour, les experts n’ont pas obtenu l’autorisation de visiter la prison de «Mississippi State Penitentiary Parchman» (seule prison à appliquer la peine de mort dans l’Etat du Mississipi) et n’ont pas pu rencontrer tous les hauts responsables de l’Etat et toutes les autorités locales souhaités.  Toutefois, ils sont parvenus à recueillir les informations sur les formes de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie, d’Afrophobie et d’intolérance auxquelles sont confrontés les Afro-Américains et les Afro descendants dans le pays. Les membres du groupe de travail indiquent avoir «étudié les mesures officielles et les mécanismes pris pour prévenir la discrimination raciale structurelle et protéger les victimes de crimes de racisme et la haine ainsi que les réponses à de multiples formes de discrimination».

 

Parmi les mesures récentes prises par le gouvernement américain pour réformer le système de justice pénale et lutter contre la discrimination et les inégalités raciales, le Groupe de travail  apprécie :

– La Loi sur la juste condamnation ;

– Le rapport et les recommandations du Groupe de travail sur le maintien de l’ordre du 21e siècle pour renforcer les relations entre les communautés et la police à travers le pays ;

– La nouvelle orientation pour les agences de la loi fédérale sur l’exécution concernant l’utilisation de la race, l’origine ethnique, le sexe, la religion, l’orientation sexuelle ou l’identité de genre ;

 

-L’adoption par le gouvernement d’un décret pour réduire le recours à l’isolement au niveau fédéral en interdisant l’isolement des mineurs, en destinant les détenus souffrant de maladie mentale grave à d’autres formes de logement ;

 

– Les initiatives de la Maison Blanche tels que : le gardien de mon frère et l’excellence dans le domaine de l’éducation pour les Afro-Américains, qui visent à combler les différences d’opportunités et d’améliorer les résultats scolaires des Afro-Américains.

Le Groupe de travail des Nations Unies sur les Afro Descendants se félicite de l’abolition de la peine de mort dans trois Etats supplémentaires depuis sa dernière visite en 2010. «Cette forme de châtiment inhumain est disproportionnée utilisée contre les Afro-Américains», précise la déclaration.

Les experts  apprécient l’adoption de la Loi sur les soins de santé qui a permis à 2,3 millions d’adultes afro-américains d’acquérir l’assurance maladie.

 

A New York, ils se félicitent des mesures qui interdisent aux employeurs de poser des questions sur les antécédents criminels jusqu’à ce qu’il ait engagé l’employé et qui rendent possible la délivrance de cartes d’identité municipales pour les immigrés sans-papiers.

À Chicago, le groupe se félicite des mesures prises pour lutter contre la crise des saisies immobilières qui a surtout touché les Afro-Américains et salut  les mesures prises par le maire pour favoriser la responsabilisation de la police suite au cas Laquan McDonald ( jeune afro-américain de 17 ans, tué de 16 balles par un policier blanc en  octobre 2014 à Chicago. La vidéo du meurtre fut diffusée en octobre 2015 et avait soulevé une vague de protestation aux USA).

 

Préoccupations 

Les efforts notés par le Groupe de travail n’empêchent pas qu’il reste préoccupé par la situation des Afro-Américains et des droits humains dans le pays.

«L’histoire coloniale, l’héritage de l’esclavage, la subordination raciale et de ségrégation, le terrorisme raciale, et l’inégalité raciale aux Etats-Unis reste un sérieux défi car il n’y a eu aucun engagement réel à des réparations et, à la vérité et la réconciliation pour les personnes d’ascendance africaine», souligne la déclaration des experts.

 

Au cours de cette visite, les experts ont entendu des témoignages d’Afro-Américains qui déclarent que sur la base de leur expérience «les personnes d’ascendance africaine sont traitées par l’État comme un groupe criminel dangereux et font face à une présomption de culpabilité plutôt que d’innocence».

 

Les experts rappels que les groupes terroristes de la suprématie blanche sont toujours actifs aux États-Unis visant la communauté noire «comme on l’a vu avec l’attaque de l’église à Charleston en 2015. Le drapeau confédéré est considéré comme un symbole de la haine pour de nombreux Afro-Américains et ils ont mené des campagnes pour le faire enlever, mais il est encore utilisé par certaines autorités locales».

 

Le Groupe de travail se dit préoccupé par les niveaux alarmants de brutalités policières et d’usage excessif de la force meurtrière par les forces de l’ordre commis en toute impunité. «Des sources non officielles, comme le Washington Post et The Guardian, ont identifié entre 38 et 75 cas d’Afro-Américains non armés tués par la police en 2015», renseigne le document.

Les autres principales préoccupations du Groupe de travail s’articulent autour :

  • -du maintien de la peine de mort dans 31 États et au niveau fédéral (les Afro-Américains représentent 41,7%  de la population mis à mort et des 28 détenus exécutés en 2015, 10 étaient des Afro-Américains),
  • -de l’insuffisance des conditions de détention et d’accès aux soins de santé de qualité, y compris pour la santé mentale, de la criminalisation de la pauvreté qui affecte de manière disproportionnée les Afro-Américains,
  • -de la poursuite des enfants mineurs comme des adultes (les enfants sont détenus dans des prisons et les prisons les exposent au risque d’agression et d’abus sexuels d’adultes),
  • -du taux de chômage chez les jeunes Afro-Américains sans diplôme d’études secondaires,
  • -du fait que les personnes d’ascendance africaine continuent d’être sous-représentées dans les postes de travail de haut niveau. En 2013, ils ne représentaient que 7% des employeurs de haut niveau.

 

Après avoir entendu, les témoignages des communautés afro-américains dans différentes parties du pays, le Groupe de travail est préoccupé par le fait que la mise en œuvre des lois sur les droits civils ne pourra pas  être suffisamment efficace pour surmonter et transformer la discrimination raciale structurelle contre les Afro-Américains. Il réitère donc les recommandations (35) formulées lors de sa visite de 2010, dans le but d’aider les États-Unis d’Amérique dans ses efforts pour lutter contre toutes les formes de racisme, discrimination raciale, Afrophobie, xénophobie et intolérance.

 

Il s’agit entres autres de : 

 

– La mise en place d’une commission nationale des droits de l’homme, conformément aux Principes de Paris. Le gouvernement devrait mettre en place au sein de ce corps une division spécifique pour surveiller les droits de l’homme des Afro-Américains.

– La demande instante au gouvernement des États-Unis de considérer la ratification des principaux instruments internationaux relatifs aux droits de l’homme auxquels les États-Unis ne font toujours pas partie, en vue d’éliminer toutes les lacunes dans la protection et la pleine jouissance des droits qui y sont. Elle encourage également les États-Unis à ratifier les traités régionaux des droits de l’homme ainsi que l’examen des réserves liées aux traités qu’il a signés ou ratifiés.

– Il y a un profond besoin de reconnaître que la traite transatlantique des esclaves était un crime contre l’humanité et parmi les principales sources et manifestations du racisme, de la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance et que les Africains et les personnes d’ascendance africaine ont été victimes de ces actes et continuent d’être victimes de leurs conséquences. Les injustices du passé et les crimes contre les Afro-Américains doivent être abordés avec la justice réparatrice.

 

– Les monuments et les marqueurs doivent être érigés pour faciliter ce dialogue public important. L’éducation doit être accompagnée par des actes de réconciliation, qui sont nécessaires pour surmonter les actes de bigoterie et legs de l’injustice raciale. Pour accélérer le processus de déségrégation, la législation fédérale et l’Etat devrait adopter la reconnaissance de l’expérience de l’esclavage.

 

 

Les recommandations complètes et la déclaration préliminaire du groupe de travail  sont disponibles en Anglais ici

 

A noter qu’à la suite de cette déclaration préliminaire, les conclusions et recommandations seront présentées dans le rapport de mission du Groupe de travail au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies d’ici Septembre 2016.