Signature d’un MoU entre CGLU Afrique et l’Université américaine du Caire (UAC)

CGLU Afrique a signé le 29 avril 2018, un mémorandum d’entente (MoU) avec l’Université américaine du Caire (AUC).

Le protocole MoU a été signé par M. Jean Pierre Elong Mbassi, secrétaire général de CGLU Afrique et Dr. Ehab Abdel-Rahman, vice-principal exécutif de l’Université américaine du Caire (UAC).

Ce partenariat fournira un cadre d’échange entre l’UAC et CGLU Afrique, pour promouvoir des activités conjointes, des programmes de formation, construire des communautés de praticiens, échanger des connaissances, expériences, des outils et documentation dans le domaine de l’administration publique.

Les deux parties ont convenu de coopérer dans le sens de :

– Partager les bonnes pratiques, les connaissances, les outils et organiser des conférences conjointes, des séminaires, des tables rondes, des discussions et des ateliers ;

– Développer des mécanismes de participation et d’interaction à leurs événements respectifs en particulier ceux liés à la gouvernance locale et au développement local ;

– Partager l’information à travers l’accès et l’échange des publications professionnelles de chaque organisation ;

– Organiser des séminaires d’experts internationaux dans des domaines convenus d’un commun accord par les parties ; etc.

L’évaluation de la mise en œuvre des dispositions du protocole d’accord sera menée au nom de CGLU Afrique par la directrice de l’Académie africaine des collectivités territoriales (ALGA), Dr Najat ZARROUK et au nom de l’UAC, par Dr Shahjahan Bhuiyan.

Motion de soutien du REFELA à toutes les femmes dans leur combat contre les violences faites aux femmes dans les villes et gouvernements locaux d’Afrique

* Nous les Femmes Maires et Elues Locales des Villes et Gouvernements Locaux d’Afrique, représentant le Réseau REFELA, réunies à Rabat, à l’occasion du lancement officiel de la 8ème Edition du Sommet Africités, prévue à Marrakech, les 20-24 Novembre 2018 ;

* Confrontées dans nos fonctions d’Elues à différentes formes de violences dans nos villes et territoires ;

* Nous appelons les villes et les Communes à s’engager et à se mobiliser auprès et avec le REFELA pour lutter et éradiquer tous les cas de violences que subissent les femmes et les filles et à en faire une priorité locale./.

 

 

 

 

 

Fait à Rabat, le 16 Mai 2018

La Présidente du REFELA

Mme Célestine Ketcha Courtès, au nom de toutes les Femmes Maires et Elues Locales d’Afrique

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Téléchargez le document ici. 

Motion d’encouragement et de soutien du REFELA à la candidature du Maroc pour l’organisation du mondial de football 2026

* Nous les Femmes Maires et Elues Locales des Villes et Gouvernements Locaux d’Afrique, représentant le Réseau REFELA, réunies à Rabat, à l’occasion du lancement officiel de la 8ème Edition du Sommet Africités, prévue à Marrakech, les 20-24 Novembre 2018 ;

* Réaffirmant notre reconnaissance et haute considération à SA MAJESTE LE ROI MOHAMMED VI –Que Dieu l’Assiste- pour le soutien indéfectible que Sa Souveraineté apporte à notre Réseau depuis sa création à Tanger en 2011 ainsi qu’à la cause des femmes en Afrique ;

* Partant de la solidarité qui unit l’ensemble des Pays Africains, et convaincues que le succès du Royaume du Maroc sera le succès de notre Continent Africain ;

* Nous les Femmes Maires et Elues Locales des Villes et Gouvernements Locaux d’Afrique saisissons cette occasion où nous sommes réunies à Rabat pour exprimer, à travers cette Motion, notre plein soutien et tous nos encouragements à la candidature du Royaume du Maroc pour l’organisation de la Coupe du Monde du Football en 2026./.

 

Fait à Rabat, le 16 Mai 2018

La Présidente du REFELA

Mme Célestine Ketcha Courtès, au nom de toutes les Femmes Maires et Elues Locales d’Afrique

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Téléchargez la motion ici. 

 

Les élus locaux déterminés à amorcer la transition vers les villes durables à Marrakech

Cités et Gouvernement Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) et l’Association Marocaine des Présidents des Conseils Communaux (AMPCC) ont organisé le 15 mai 2018, au Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale à Rabat, Maroc, la cérémonie officielle de lancement des préparatifs de la 8eme édition du Sommet Africités prévue du 20 au 24 novembre 2018 à Marrakech, Maroc, autour du thème : « La transition vers des villes et des territoires durables : le rôle des collectivités locales et régionales d’Afrique ».

Des élus locaux et régionaux d’une vingtaine de pays d’Afrique ont pris part à cette cérémonie, y compris des présidents des associations des collectivités locales et territoriales d’Afrique, des maires et gouverneurs des villes métropolitaines d’Afrique, des membres du réseau des Femmes Elues Locales d’Afrique (REFELA). La cérémonie a été rehaussée par la présence du Président du Comité Technique Spécialisé de l’Union Africaine pour la fonction publique, le développement urbain, la décentralisation et les collectivités locales (CTS n°8) et Ministre de la décentralisation et de la gouvernance locale du Bénin; du Ministre chargé des gouvernements locaux du Lesotho et Membre du Bureau du CTS 8; des membres du corps diplomatique accrédité au Maroc, des représentants du parlement et celle du secrétaire général de l’association internationale des grandes métropoles (Metropolis).

Au cours de la cérémonie les participants ont suivi tour à tour, les allocutions : du représentant du ministre de l’Intérieur du Maroc, M. Khalid Safir, Wali, Directeur Général des Collectivités Locales ; de Son Excellence M. Barnabé Zinsou DASSIGLI, Ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance Locale de la République du Bénin, Président du CTS n°8 de l’Union Africaine ; de Son Excellence M. Mouhamadou Youssifou, Ambassadeur du Cameroun, Vice doyen du corps diplomatique accrédité au Maroc ; de Mme Rose Christiane Ossouka Raponda, Maire de Libreville, vice-présidente CGLU pour l’Afrique et M. Mohammed Boudra, Président de l’AMPCC.

Dans son discours d’ouverture M. Khalid Safir a réaffirmé l’importance pour le royaume du Maroc d’accueillir la 8e édition du Sommet Africités. « Je voudrais vous exprimer toute la joie et la fierté du Royaume du Maroc d’accueillir sur son territoire la huitième édition de ce sommet. Le thème retenu amènera les participants à débattre du futur des villes, des territoires et des collectivités locales africaines et des défis de l’Afrique face à la mondialisation et à l’urbanisation pour mettre en évidence les mutations en cours, et le rôle et la stratégie des collectivités locales africaines dans la transition », a-t-il déclaré.

Pour sa part, le président du CTS n°8 de l’Union Africaine, M. Barnabé Zinsou Dassigli a souligné que le sommet Africités est considéré par les ministres membres du CTS n°8 comme l’une des meilleures opportunités offertes à l’Afrique de parler d’une même voix sur la question de la décentralisation qui est le moyen le plus sûr pour impliquer les populations dans la gestion des affaires qui les concernent.  « Au fil de ses éditions successives, le sommet Africités s’est révélé être une formidable plateforme d’échanges pour la mise en œuvre des politiques de décentralisation en Afrique. C’est pour cette raison que les ministres africains de la décentralisation ont décidé d’instituer Africités comme l’espace africain d’évaluation, tous les trois ans, de l’impact   des politiques de décentralisation et des programmes de coopération correspondants sur l’amélioration des conditions et du cadre de vie des populations et sur la bonne gouvernance de nos États en général. C’est pourquoi que le CTS n°8 souhaite inscrire à l’ordre du jour du sommet Africités 2018, la question de la signature et de la ratification de la charte africaine sur les valeurs et principes de la décentralisation, de la gouvernance locale et du développement local », a indiqué le Ministre Dassigli.

Le maire de Libreville et Vice-Présidente Afrique de CGLU, Mme Rose Christiane Ossouka Raponda, a dit être convaincue que Marrakech 2018 marquera d’une pierre blanche la trajectoire vers la transformation structurelle de l’Afrique prônée par l’Agenda 2063 de l’UA. « J’invite donc toutes les collectivités du monde, et en particulier celles d’Afrique à venir participer avec nous à la réflexion que nous allons amorcer sur la « transition vers des villes et des territoires durables et résilients », a-t-elle lancé.

Pour M. Mohamed Boudra, président de l’Association Marocaine des Présidents des Conseils Communaux (AMPCC), « le Sommet Africités 2018, sera l’occasion d’échanger les idées et opinions, d’enrichir les expériences et de soutenir la coopération africaine dans le domaine de la gestion locale».

Le moment phare de la cérémonie a été le passage de témoin à la ville de Marrakech, hôte du Sommet Africités 2018, qui a reçu le drapeau Africitiés des mains de M. Mpho NAWA, Représentant du Président de l’Association des Maires d’Afrique du Sud (SALGA), hôte de la 7ème édition du Sommet Africités, tenue en 2015 à Johannesburg.

Le maire de Marrakech, M. Mohamed Larbi Belcaid, s’est réjoui de reprendre le flambeau en lançant un appel à la participation massive des différents acteurs à ce grand rendez-vous prévu du 20 au 24 novembre 2018 dans la ville ocre qualifiée de cœur battant de l’Afrique en mouvement.

À la suite du passage de témoin entre Johannesburg et Marrakech, M. Jean Pierre Elong Mbassi, Secrétaire Général de CGLU Afrique a présenté l’architecture et le programme du Sommet ainsi que les conditions à remplir pour y participer et prendre part au Salon Africités organisé en parallèle. Les participants sont invités à s’inscrire en ligne sur les sites suivants :

Pour le Sommet: www.africities.org

Pour le Salon: www.salonafricites2018.org

Près de 5000 participants sont attendus à la conférence et 500 exposants sont attendus au Salon Africités.

 

Pour davantage d’informations, veuillez contacter : 
Gaëlle Yomi: Tel: + 212 610 56 71 45
email: gyomi@uclga.org

COMMUNIQUE DE PRESSE CÉRÉMONIE DE LANCEMENT OFFICIEL DE PREPARATION DU SOMMET AFRICITÉS 2018

Le mardi 15 mai 2018 de 15h00 à 17h30 aura lieu dans la Salle Balafrej du Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale à Rabat, Maroc, la cérémonie officielle de lancement des préparatifs de la 8eme édition du Sommet Africités prévue du 20 au 24 novembre 2018 à Marrakech, Maroc, autour du thème : « La transition vers des villes et des territoires durables : le rôle des collectivités locales et régionales d’Afrique ».

Cette cérémonie est organisée par l’Association Marocaine des Présidents des Conseils Communaux (AMPCC) et Cités et Gouvernement Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique).

Les personnalités suivantes prennent part à cette cérémonie :

– Son Excellence M. Abdelouafi Laftit, Ministre de l’Intérieur du Royaume du Maroc ;

Son Excellence M. Barnabé Zinsou DASSIGLI, Ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance Locale de la République du Bénin, Président du CTS n°8 de l’Union Africaine ;

M. Mpho Parks Tau, Président de l’organisation mondiale des Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU) et Vice-Président de CGLU Afrique pour la région Afrique Australe ;

M. Mohammed Boudra, Président de l’AMPCC ;

M. Mohamed Larbi Belcaid, Maire de Marrakech, ville hôte du sommet Africités 8 ;

M. Jean Pierre Elong Mbassi, Secrétaire Général de CGLU Afrique.

La cérémonie verra par ailleurs la participation d’autres invités de marque dont : les ministres des pays d’Afrique membres du Comité Technique Spécialisé de l’Union Africaine pour la fonction publique, le développement urbain, la décentralisation et les collectivités locales (CTS N°8), les présidents des associations des collectivités locales et territoriales d’Afrique, les maires et gouverneurs des villes métropolitaines d’Afrique, les membres du Conseil Panafricain de CGLU Afrique, les membres du réseau des Femmes Elues Locales d’Afrique (REFELA), le secrétaire général de l’association internationale des grandes métropoles (Metropolis), les représentants du corps diplomatique et des organisations internationales présentes au Maroc, ainsi que les représentants du parlement et des organisations de la société civile et du secteur privé.

La cérémonie aura lieu dans la salle Balafrej du Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale du Royaume du Maroc.

Dossier de présentation du Sommet Africités 8

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18e session du comité exécutif de CGLU Afrique à Rabat (14 mai 2018)

 

Le Comité Exécutif de Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) se réunit le 14 mai 2018  à Rabat  (Maroc), avec le soutien de l’Association Marocaine des Présidents des Conseils Communaux (AMPCC).

Cette 18ème session du Comité Exécutif se tient la veille de la cérémonie officielle du lancement de l’organisation du sommet Africités 8 (Marrakech, 20-24 novembre 2018). Cette cérémonie est prévue à Rabat le 15 mai 2018 de 15 :00 à 17 :30 à la Salle Balafrej du Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale du Royaume du Maroc.

La cérémonie officielle d’ouverture de la session du Comité Exécutif de CGLU Afrique aura lieu à 14 :00 à l’hôtel «La Tour Hassan » en présence de :

M. Mohamed Sadiki, Maire de Rabat

– M. Mohammed Boudra, Président de l’AMPCC

– M. Mpho Parks Tau, Président de l’organisation mondiale des Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU) et Vice-Président de CGLU Afrique pour la région Afrique Australe ;

Mme Rose Christiane Ossouka Raponda, Maire de Libreville, vice-présidente CGLU pour l’Afrique ;

M. Cheikh Ahmed Baya, Vice-Président de CGLU Afrique pour la région Afrique du Nord ;

M. Christian Roger Okemba, Maire de Brazzaville (Congo), Vice-président de CGLU Afrique pour la région Afrique centrale ;

Mme Célestine Ketcha Courtès, Présidente du Réseau des Femmes Élues Locales d’Afrique (REFELA) ;

M. Jean Pierre Elong Mbassi, Secrétaire Général de CGLU Afrique.

Le Comité Exécutif procédera entre autres à l’approbation des comptes de CGLU Afrique pour l’exercice 2017 et à l’examen de l’état d’avancement des préparatifs de la 8eme édition du sommet Africités qui aura lieu à Marrakech du 20 au 24 novembre 2018 et dont le thème est ”La transition vers des villes et des territoires durables : le rôle des collectivités territoriales d’Afrique.”

En marge de la rencontre du Comité Exécutif se tiendront également les réunions du Bureau  du Réseau des Femmes Élues Locales d’Afrique (REFELA) et de l’Association Mondiale des Grandes Métropoles (Metropolis).

La presse nationale et internationale est invitée à couvrir la cérémonie d’ouverture prévue ce lundi 14 mai à 14h00 à l’hôtel “La Tour Hassan” de Rabat (Maroc).

Pour rappel, le Comité Exécutif de CGLU Afrique est l’instance chargée de la direction politique de CGLU Afrique entre les sessions de l’Assemblée générale de l’organisation. Le Comité Exécutif comprend 16 membres, 15 membres représentant à égalité chacune des 5 régions du continent (soit 3 pour chacune des 5 régions), auxquels s’ajoute la Présidente du Réseau des Femmes Élues Locales d’Afrique (REFELA).

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Participation de CGLU Afrique à la 4e session du forum régional africain pour le développement durable (ARFSD)

La Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) a organisé la quatrième session du forum régional africain pour le développement durable (ARFSD), du 2 au 4 mai 2018 à Dakar (Sénégal), sur le thème :” Une transformation vers des sociétés durables et résilientes ».

CGLU Afrique a pris part à l’atelier des experts organisé dans ce cadre et était représenté par Dr. François Yatta, Directeur des Programmes de CGLU Afrique.  Les autres participants à l’atelier comprenaient des membres du système des nations unies, des ministères en charge de l’Urbanisme et de l’Habitat, des ministères en charge de la planification économique et/ou spatial, des universités, du parlement panafricain, et des institutions sous régionales et panafricaines.

Crédit photo UNECA

La rencontre des experts portait sur le rôle de la CEA dans la réalisation de l’objectif de développement durable numéro 11 (ODD 11) et le Nouvel agenda urbain en Afrique (NUA). Ceci en vue d’atteindre l’objectif du programme d’urbanisation de la CEA qui vise à aider les États membres à intégrer l’ODD 11 et le nouvel agenda urbain dans les cadres et processus de planification du développement national.

L’atelier avait pour objet de valider un guide pratique élaboré par la CEA (Guidebook for Decision-Makers: An Urban Lens in National Development Planning in Africa) et testé dans plusieurs pays africains, notamment le Tchad, la Zambie, l’Éthiopie, etc.

Les participants ont recommandé que la réunion d’experts soit présidée par CGLU Afrique en reconnaissance de son expérience et expertise sur les questions d’urbanisation et de développement économique en Afrique, particulièrement sur la mesure des PIB de villes.

Les travaux ont permis aux participants de se prononcer sur :

– La pertinence du Guide de la CEA pour leurs pays respectifs ;

– Les liens et les synergies du cadre de suivi des données du Nouvel Agenda Urbain et de l’ensemble d’indicateurs de la ville ;

-D’identifier les possibilités de collaboration et d’assistance technique avec les États membres et d’autres parties prenantes, y compris les universités et les autorités locales ;

-De générer des recommandations spécifiques pour les discussions et les résultats du Forum.

Trois pistes de collaborations entre CGLU Afrique et la CEA ont été retenues :

  • L’élaboration d’un module de formation à partir du guide de la CEA et sa tenue au sein de l’Académie Africaine des Collectivités Territoriales (ALGA) de CGLU Afrique, (2) la réalisation des exercices d’évaluation de PIB de villes pour finaliser une méthodologie qui sera ensuite enseignée dans le cadre d’ALGA, (3) la participation de la CEA au sommet Africités 8 du 20 au 24 novembre 2018 à Marrakech (Maroc).

Collège Coaching Territorial de ALGA : clôture de la première session internationale de formation “Métier Coach Territorial”

La première session internationale de formation au “Métier de Coach Territorial” au sein du Collège Coaching Territorial de l’Académie Africaine des Collectivités Territoriales (ALGA) de CGLU Afrique, s’est déroulée du 23 avril au 2 mai 2018 au Campus Universitaire de Transfert de Compétences et d’expertises de l’Université Mohamed Premier (UMP) de Oujda.

Cette formation internationale a été dispensée à 25 participants dont 16 participants en provenance de 9 pays africains (3 Sénégal ; 1 Djibouti ; 1 Comores ; 1 Togo ; 2 Cameroun ; 1 Niger ; 2 Côte d’Ivoire ; 4 Mali ; 1 Burkina Faso). Les 9 autres participants venait du Maroc et de la France (2 de Rabat (Ville de Rabat et ALGA) ; 1 de Paris (MRE) ; 6 de la Région de l’Oriental (CRO ; Ville d’Oujda ; CHU ; autres).

Les promotionnaires se sont vu dispenser les cours par 4 formateurs. Le contenu du programme comprenait des exercices pratiques et théorique.

Plusieurs événements ont par ailleurs, été organisé durant les 10 jours en dehors des heures de formation :

.La participation de la Promotion 2 à la remise des Certificats d’habilitation à la 1ère Promotion Marocaine de Coach Territoriaux , le 27 avril au Siège du Conseil Régional de l’Oriental ;

.La Visite de l’IFMEREE avec l’appui du CRO ;

.Visite de Saïdia;

.Soirée/échange avec la première promotion;

.Soirée/culturel avec les étudiants des Comores organisée par l’UMP ;

.Soirées Culturelles ; Visite du Centre d’Excellence Coaching Territorial à Oujda ;

.Présentation de la stratégie de la Région de l’Oriental dans le domaine de l’ESS (CRO) ;

.Soirée/échange avec des Coopératives de la Région (CRO) ;

.Visite de la Médina d’Oujda ; Rencontre/échanges avec le Conseil d’Administration de l’ONG Echos Communication ;

.Soirée/échange avec des élus de Communes de la Région de l’Oriental (Signature d’un protocole d’Entente) ;

.Visite du Bivouac Africain; Dîner de Clôture du Forum Africain des Managers Territoriaux et des Instituts de Formation ciblant les Collectivités Territoriales;

.Rencontre avec le service coopération de la Ville d’Oujda ; Visite du Vice-Président du CRO.

La seconde phase de cette formation se tiendra à la Station Balnéaire de Saïdia, du 24 au 29 Septembre 2018. Les lauréats de cette Promotion Africaine recevront leurs diplômes lors du prochain Sommet Africités 8 prévu du 20 au 24 Novembre 2018 à Marrakech (Maroc).

Note conceptuelle-Africités 8: “La transition vers des villes et des territoires durables : le rôle des collectivités locales africaines”

 

 

 

 

 

 

 

 

1. Africités 8 aura pour thème central : La transition vers des villes et des territoires durables : le rôle des collectivités locales africaines.

2. Cette note définit le cadre général d’Africités 8. Elle donne une orientation générale et organise la cohérence entre toutes les activités du Sommet. Elle doit permettre de préparer les sessions à partir des hypothèses de travail et de les faire converger vers la progression des interrogations et des perspectives du thème général, celui de la transition vers des villes et des territoires durables. Elle doit aussi préparer les propositions et les recommandations du Sommet aux élus des collectivités locales africaines et aux institutions africaines, nationales et panafricaines.

3. Les Sommets Africités sont l’espace d’élaboration de propositions et de formation des élus locaux africains. Cet espace est ouvert à tous les acteurs qui souhaitent, en alliance avec les collectivités locales africaines, construire des politiques alternatives. Depuis 1998, les Sommets Africités permettent aux participants de comprendre et d’agir sur les questions de mondialisation et d’urbanisation qui pèsent sur l’évolution de l’Afrique et des Africains, à l’échelle des collectivités locales, des Etats et des institutions africaines. On trouvera dans le tableau joint les thèmes des sept Africités précédents.

4. Africités 8 interrogera le futur des villes, des territoires et des collectivités locales africaines. Il s’agira pour cela de partir de la situation de l’Afrique dans la mondialisation et l’urbanisation ; de mettre en évidence les dimensions de la transition à partir des mutations en cours ; de mettre l’accent sur le rôle et la stratégie des Collectivités locales africaines dans la transition.

Situation

5. Parmi les nombreuses questions qui vont marquer le futur de l’Afrique, deux tendances sont à mettre en évidence : la mondialisation et l’urbanisation. Le futur des villes africaines s’inscrit dans l’évolution du continent et contribuera à l’avenir du continent. L’urbanisation est une tendance lourde. Nous vivons actuellement une nouvelle révolution urbaine, liée à l’évolution de la mondialisation. Supports de la mondialisation, les villes en sont aussi transformées. L’évolution de la mondialisation bouleverse le système géopolitique et remet en cause la nature des Etats. Elle modifie les rapports entre le local, le national, les grandes régions et le mondial ; entre le rural et l’urbain ; entre le particulier et l’universel.

6. L’urbanisation ne se résume pas à l’évolution des villes ; l’urbanisation marque tous les territoires, urbains mais aussi ruraux. Elle comprend le rapport entre l’urbain et le rural et une certaine subordination du rural à l’urbain ; mais elle marque aussi la structuration et l’évolution du rural. Le futur de l’Afrique sera fortement déterminé par les campagnes et l’agriculture ; les collectivités locales y joueront un grand rôle. Partir des villes ne doit pas amener à négliger le monde rural dans l’évolution des territoires et du futur de l’Afrique.

7. L’Afrique comptait 100 millions d’habitants au 19ème siècle, 275 millions en 1960, 640 millions en 1990, 1,2 milliards d’habitants en 2015. Elle devrait en compter 2 à 3 milliards en 2050. Elle représentait 16% de la population mondiale en 2016 ; elle pourrait en représenter 39% en 2100.  La population urbaine croît de 3,4% par an. En 2009, la population urbaine, 40% de la population totale, comptait 400 millions d’habitants. En 2040, elle devrait atteindre avec 1 milliard d’habitants, 60% de la population totale.

8. L’armature urbaine de l’Afrique a rapidement évolué. En 1960, l’Afrique comptait deux villes de plus d’un million d’habitants, le Caire et Johannesburg. En 2015, on compte 79 villes africaines de plus d’un million d’habitants et 21 villes comptent plus de deux millions d’habitants. Cinq villes dépassent 8 millions d’habitants, une par sous-région : Lagos, Le Caire, Johannesburg-Gauteng, Kinshasa et Nairobi. L’urbanisation ne se résume pas aux grandes villes ; 70% de la population urbaine réside dans les villes secondaires. L’urbanisation est surtout côtière, 20% des urbains vivent dans les pays non côtiers.

9. L’armature urbaine est caractérisée par la métropolisation. La tendance à la précarisation accentue les exclusions et les ségrégations urbaines. On estime que 90% des Africains vivent dans des logements informels. Dans les villes africaines, 60% des urbains vivent dans des bidonvilles. Dans les vingt prochaines années, il faudra accueillir, en Afrique, 300 millions de nouveaux urbains. La majorité des citadins est exclue des filières légales d’accès au sol et au logement. Elle vit dans une situation foncière précaire, dans des quartiers sous-équipés, le plus souvent désignés comme « irréguliers ». L’accès au sol est en fait une autre manière de parler de l’accès à la ville. Il faudra construire, dans les vingt ou trente prochaines années, principalement dans les pays pauvres, autant d’infrastructures qu’il en a été construit jusqu’à maintenant dans le monde.

10. La révolution urbaine s’inscrit dans l’évolution du peuplement de la planète. La question des migrations est la question stratégique centrale des années à venir. Elle combine les migrations économiques, les migrations politiques et les réfugiés, les migrations environnementales. Il y a de plus en plus de réfugiés et de personnes déplacées dans leur propre pays, ou dans leur région, du fait des catastrophes naturelles, des conflits armés, des troubles sociaux et des crises économiques et politiques. Deux grandes questions s’imposent. Quel rapport entre les migrations, le développement et la répartition des richesses entre les pays ? Comment respecter et garantir les droits fondamentaux des migrants, des travailleurs migrants et de leurs familles ?

11. Le débat international sur la ville a évolué. A Habitat 1, en 1976, les débats ont porté sur les rapports entre industrialisation et urbanisation et entre salariat et logement. Deux questions nouvelles avaient émergé : l’environnement et la participation. A Habitat 2, en 1996, le droit au logement et l’accès aux services publics avait été mis en avant. Les mouvements défendaient la sécurité foncière et la production sociale de l’habitat. Deux nouveaux acteurs internationaux ont émergé : les collectivités locales ; les acteurs économiques autour des multinationales. Le Nouveau Programme pour les Villes adopté à Habitat 3, en 2016 à Quito, est un agenda non contraignant qui s’inscrit dans une refonte des priorités de l’ONU autour de l’Accord de Paris (COP21) et les Objectifs du Développement Durables adoptés en septembre 2015 par l’Assemblée Générale des Nations Unies. Le débat reste ouvert entre deux conceptions de la transformation sociale urbaine : pour le résumer, entre ville compétitive et ville solidaire. Les contradictions ouvertes restent fortes. Les Nations Unies ne sont pas uniquement les porteurs de la logique des Etats. Ils sont aussi porteurs du droit international et d’une action des institutions internationales au service de l’intérêt général et du bien commun. Les institutions africaines ne se sont pas encore complètement saisies des questions du logement et de la ville.

Transition

12. L’hypothèse de la transition explicite l’idée d’un changement profond, d’une évolution structurelle. Nous sommes dans une période de rupture dans tous les domaines de l’évolution des villes, des sociétés et des territoires. Une rupture qui se définit en termes civilisationnels et qui bouleverse toutes les dimensions de cette évolution. On peut faire l’hypothèse d’une révolution urbaine en tant qu’un des aspects d’une révolution des territoires et d’une révolution sociétale beaucoup plus large.

13. Le choix de la transition explicite aussi les formes de l’évolution. Elle introduit une relation entre la rupture à venir, déjà en cours, et la continuité de l’évolution du monde et de la planète. Ce qu’il faut lier, c’est le rapport entre rupture et continuité, entre continuités et discontinuités. Ce qui est valable pour les sociétés l’est aussi pour les villes. Ainsi, les nouveaux rapports sociaux se dégagent lentement des anciens. Dans la transition, une nouvelle rationalité s’impose et toutes les formes anciennes, sociales et urbaines, s’adaptent à la nouvelle rationalité dominante, de manière spécifique suivant les contextes et les situations.

14. La situation urbaine, dans le monde et en Afrique, est la projection au sol des grandes contradictions du système-monde. Le Sommet Africités examinera les conséquences pour l’Afrique et les villes africaines des contradictions du système-monde et de la mondialisation. Il mettra ensuite l’accent sur les situations des collectivités locales africaines et sur le rôle qu’elles pourront jouer. Pour identifier les mutations qui permettent de définir les dimensions de la transition, nous retiendrons : la transition écologique ; la transition économique et sociale ; la transition géopolitique ; la transition politique et démocratique ; la transition culturelle, scientifique et idéologique. Pour chacune de ces transitions, nous définirons ce qui la caractérise, le contexte africain et ses spécificités, le rôle des collectivités locales africaines.

15. La transition écologique s’est imposée comme une donnée majeure. Les contradictions écologiques traduisent la prise de conscience du fait que, pour la première fois dans l’Histoire de l’Humanité, l’organisation du monde est entrée en conflit avec l’écosystème planétaire. Cette prise de conscience a commencé à partir des catastrophes majeures et s’est imposée comme une évidence. Elle remet en cause toutes les certitudes sur le développement, la croissance et le productivisme. Elle chemine à partir de plusieurs approches : l’urgence climatique, la biodiversité, l’extractivisme. Si on ne se cantonne pas  aux positions climato-sceptiques qui nient l’urgence d’une bifurcation dans le rapport entre l’espèce humaine et la planète, le débat est ouvert autour de deux options : prolonger le modèle productiviste à partir des industries vertes et de la production de technologies environnementales ou passer à des modèles et à des formes de croissance totalement différentes. Ce débat et les positions qui se dégageront auront des conséquences considérables sur les politiques urbaines et sur les politiques africaines.

16. Pour le continent africain et pour les économies africainse, l’incertitude est majeure. L’économie est largement dépendante des productions des matières premières et des industries extractives. On connaît les dangers des économies rentières mais on sait aussi la difficulté à en sortir et à diversifier les secteurs économiques. L’Afrique est aussi le continent qui dispose des réserves environnementales vitales pour la planète. L’économie mondiale du futur saura-t-elle les valoriser et ne pas revenir à des méthodes de pillage des ressources naturelles ?

17. Pour les politiques locales africaines et pour les politiques urbaines, la transition écologique est d’une importance majeure. Au-delà des pollutions urbaines, la remise en cause de la mobilité qui a caractérisé les politiques urbaines est interpellée et le débat sur la localisation et les territoires cherche ses formes. L’économie locale devient centrale et doit être redéfinie. La dimension locale des politiques environnementales est cruciale ; les services publics locaux maillent les territoires en matière d’eau, d’énergie, d’assainissement, de transports. Ils construisent l’économie nationale, régionale et mondiale du futur.

18. La transition économique et sociale est une dimension première. Retenons trois caractéristiques de la situation actuelle. D’abord, la rationalité dominante est celle de la financiarisation, de la régulation par les marchés financiers. Ensuite, la montée en puissance d’un nouveau secteur productif, construit sur l’économie du numérique et des biotechnologies, va bouleverser les formes de production. Enfin, la crise financière et de l’endettement de 2008 pose la question de l’épuisement possible de la phase néolibérale. La crise de la dette se traduit dans les villes et aussi dans le logement comme on l’a vu avec les « subprimes » et dans la gestion des collectivités locales.

19. La base productive des villes est en mutation. Les entreprises sont en recomposition par la filialisation et la sous-traitance. Les entreprises nationales sont privatisées, particulièrement dans les services publics. Les entreprises locales forment le tissu économique même si de nouvelles formes progressent, comme les « start-ups » et l’« ubérisation ». Le commerce et l’artisanat sont marqués par la continuité entre les petites entreprises et l’informel. Du point de vue social, l’élément déterminant est celui de l’explosion des inégalités sociales dans chaque société et dans le monde. La question des inégalités sociales surdétermine les questions de la pauvreté, de la précarisation, des discriminations. Elle fonde la ségrégation urbaine, sociale et ethnique.

20. Pour l’Afrique, on est passé en quelques années d’un fort afro-pessimisme à un optimisme parfois exagéré. La réalité est plus contradictoire. La baisse des prix des matières premières a mis plusieurs économies en difficulté et a rappelé que les économies africaines étaient souvent rentières et peu diversifiées. La jeunesse africaine, considérée comme une des grandes chances de l’Afrique, trouve peu d’emplois et alimente les flux migratoires. L’agriculture moderne est surtout agro-exportatrice et l’agriculture traditionnelle n’a pas encore intégré les possibilités d’une agriculture paysanne moderne fondée sur la souveraineté alimentaire. Les entrepreneurs africains ont fait preuve de dynamisme et plusieurs grandes entreprises africaines ont fait leurs preuves. Mais la continuité du tissu économique africain n’est pas assurée avec d’un côté le contrôle de grands secteurs par les multinationales et de l’autre le poids de la corruption qui freine les secteurs non rentiers. La régulation publique, à l’échelle nationale et africaine, est la question déterminante sur tous les plans, économique, monétaire et social.

21. Les collectivités locales africaines seront les acteurs déterminants de la transition économique et sociale. L’économie locale peut jouer un rôle déterminant pour créer et consolider la continuité du tissu économique. A la condition d’assurer la formation et l’accompagnement des acteurs économiques locaux sur les plans financiers, bancaires et institutionnels. Les collectivités locales seront les acteurs privilégiés de la transition sociale à travers l’accès aux services locaux (eau, assainissement, énergie, santé, éducation, culture). A condition que soit assuré l’appui par des politiques sociales nationales et leur financement. L’alliance entre les collectivités locales africaines et les grandes entreprises africaines est une des pistes à explorer d’urgence.

22. La transition géopolitique accompagne l’émergence d’un monde multipolaire. Il ne s’agit pas seulement d’une recomposition des blocs. Dans le temps long, la deuxième phase de la décolonisation réserve des surprises. La première phase de la décolonisation a débouché sur l’indépendance des Etats et un bouleversement des structures géopolitiques. La deuxième phase repose une question ouverte, celle de la libération des peuples, avec ses conséquences sur les questions nationales, les rapports entre les Etats et les nations qui interpellent la définition même de la scène internationale. La question des identités et notamment celle des identités multiples est posée. Le rôle des grandes régions et des sous-régions va évoluer. Les rapports de domination et les relations entre les puissances va prendre de nouvelles formes, modifiant les relations entre l’économique, le culturel, l’environnemental et le militaire.

23. Un autre élément majeur est la question des conflits et des guerres.  Entre 1 à 2 milliards de personnes dans le monde vivent dans des régions en guerre classique ou en guerre civile. Les guerres urbaines ont pris des formes nouvelles et modifient totalement le cours de la pensée urbaine. On ne planifie pas de la même manière une ville selon que la région est en guerre ou en paix. Une partie du débat se concentre sur la question de l’insécurité. L’insécurité augmente dans les villes ; insécurités sociales, de l’emploi et du logement ; insécurité écologique ; insécurité civique liée aux conflits et aux rapports à la violence. Elle devient un facteur essentiel de la gestion urbaine qui, trop souvent, se traduit par une idéologie sécuritaire, par l’idée qu’on ne peut lutter contre l’insécurité que par la répression.

24. L’Afrique aura une place de plus en plus importante dans le monde multipolaire. Le continent a plusieurs atouts et pourrait connaître une évolution semblable à celle de l’Asie aujourd’hui. Une partie déterminante de la jeunesse mondiale est en Afrique. Les réserves de matières premières et les réserves environnementales africaines sont vitales. Les dynamismes économiques et culturels africains sont d’une grande vitalité. Les afro-descendants sont actifs dans le monde. Une des conditions de la réussite africaine dépendra des capacités de gouvernance africaine au niveau du continent, des sous-régions, des pays africains et aussi des collectivités locales africaines.

25. Les collectivités locales africaines joueront un rôle déterminant. L’émergence d’un monde multipolaire est déjà présente dans l’armature urbaine mondiale et africaine. La métropolisation est une tendance lourde qui restructure les territoires. Chaque continent est tiré par ses grandes villes. Pour l’Afrique les trois villes qui pourraient tirer le continent sont Le Caire, Johannesburg, Lagos ; elles ont connu jusqu’à maintenant des évolutions séparées. Le deuxième niveau de l’armature urbaine africaine est formé d’une trentaine de villes millionnaires dont l’attraction économique souvent réelle est souvent bridée par leur fonction politique éclatée entre les 54 Etats qui composent le continent. Les collectivités locales africaines peuvent aussi jouer un rôle majeur dans la prévention et le règlement des conflits qui se déroulent sur leurs territoires.

26. La transition démocratique et politique est fondamentale. La transition démocratique n’est pas la seule dimension de la transition politique mais elle est la plus prégnante et la plus difficile. Les contradictions politiques minent les institutions et rendent très difficiles les formes de régulation. Les institutions prennent la forme d’un cadre juridique formel qui serait imposé sans tenir compte des situations ou des cultures. Les revendications mettent en avant une demande impérieuse d’un système politique qui garantisse, dans des situations déterminées et spécifiques, la garantie des libertés individuelles et collectives et le respect des droits fondamentaux. Elles laissent ouvert le choix des formes de représentation respectueuse de la diversité des sociétés et des formes de démocratie directe et de contrôle qui pourraient en limiter les abus. Dans la situation actuelle, elles se traduisent par une condamnation multiforme de la corruption qui est le résultat de la fusion du politique et du financier qui nourrit la méfiance par rapport au politique et abolit son autonomie.

27. Au niveau de l’Afrique, la question posée est celle des institutions nées de la décolonisation. La première phase de la décolonisation est terminée, elle a débouché sur l’indépendance des Etats. Cette phase était nécessaire. A partir de la fin des années 1970, elle a été confrontée, avec les programmes d’ajustement structurel et la crise de la dette, à une reprise en main dans l’ordre international. La construction de la base économique des indépendances est entrée en contradiction avec la rationalité de la financiarisation au niveau international. Il s’agit de lier la question du renouvellement des élites à celle de la question du renouvellement des institutions.

28. Au niveau des collectivités locales africaines, l’enjeu est considérable. La démocratie de proximité à travers les institutions locales n’est qu’une partie des réponses. C’est une partie très importante et qui peut rapidement être mise en œuvre. Pour autant, les élus locaux ne sont pas à l’abri de la méfiance qui se généralise, par rapport au politique, et qui prend la forme du rejet de la corruption. L’espoir de voir les élus locaux renouveler les élites politiques africaines n’a pas encore été réalisé. De nouvelles pratiques et des politiques alternatives permettraient de dépasser ces situations. L’exemple du budget participatif, adopté par de très nombreuses municipalités africaines, montre un intérêt pour cette démarche.

29. La transition culturelle, scientifique et idéologique est une dimension essentielle de la rupture. Il s’agit d’une rupture civilisationnelle qui correspond à l’émergence de nouvelles formes de civilisations. L’idée de la transition idéologique est souvent mal comprise. On peut l’expliciter par la transition philosophique. Il s’agit bien d’une interprétation du monde, de l’évolution d’un système d’idées et de pensées philosophiques, sociales, morales, religieuses qui influence, à travers ses représentations, les comportements individuels et collectifs.

30. Les villes vont être bouleversées par l’évolution scientifique et technologique. Il existe aujourd’hui un « paquet technologique » qui marquera les villes du futur. Citons par exemple la robotique, les satellites de communication, les lasers et les fibres optiques, les microprocesseurs et les mémoires, les biotechnologies, les nouveaux matériaux et les céramiques à haute résistance, les énergies renouvelables, etc. Les révolutions technologiques ne se déduisent pas des innovations ; il n’y a pas de révolution scientifique et technique sans révolution culturelle.

31. Du point de vue culturel et idéologique, aujourd’hui, deux positions s’opposent. L’une est portée par une conception des droits fondamentaux qui a été formalisée dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Hommes et dans le Pacte International des Droits Economiques, sociaux et culturels (PIDESC). Cette conception est un fondement du droit international. Elle évolue et se renouvelle avec notamment la prise en compte des droits environnementaux et aussi le protocole facultatif pour les Droits Economiques, Sociaux et Culturels (DESC). Elle est contestée par la montée en puissance de nouvelles idéologies qui laissent place explicitement à des racismes, des xénophobies et des priorités sécuritaires qui interpellent les insuffisances de la démocratie.

32. En Afrique, comme dans le monde, les sociétés sont confrontées à plusieurs bouleversements en cours. Ce sont des révolutions inachevées qui s’inscrivent sur plusieurs générations. La révolution des droits des femmes est la plus impressionnante ; elle remet en cause des rapports millénaires. La révolution des droits des peuples est, elle auss,i marquante. La deuxième phase de la décolonisation a commencé ; après l’indépendance des Etats, elle met en avant les droits des peuples. La révolution écologique est une révolution philosophique qui bouleverse les certitudes les mieux établies. Elle réimpose la discussion sur le rapport de l’espèce humaine à la Nature. Elle remet en cause toutes les conceptions du développement, de la production et de la consommation. La révolution du numérique est une part déterminante d’une nouvelle révolution scientifique et technique, combinée notamment à celle des biotechnologies. Elle impacte la culture en commençant à bouleverser des domaines aussi vitaux que ceux du langage et de l’écriture. La révolution du peuplement de la planète est en gestation. Le changement climatique ne va pas seulement accentuer les migrations environnementales. La scolarisation des sociétés modifie les flux migratoires en combinant l’exode des cerveaux et les chômeurs diplômés. Les mouvements sociaux tentent d’articuler les luttes pour les droits à la liberté de circulation et d’installation avec celles pour le droit de rester vivre et travailler au pays.

33. Les collectivités locales joueront un rôle essentiel dans la transition culturelle, scientifique et idéologique. Leur politique culturelle participera à la prise en compte des attentes des habitants et des citoyens en matière de changement et à l’acceptation de ce changement. Elles participeront à la transition scientifique par l’inscription dans les territoires des nouvelles démarches scientifiques et collaboratives. Elles contribueront à cette transition en permettant de concrétiser, à l’échelle locale, la solidarité fondée sur la mise en œuvre des droits fondamentaux.

Stratégie

34. Les collectivités locales africaines joueront un rôle essentiel dans la transition pour des villes et des territoires durables. Elles sont un échelon indispensable dans la mise en œuvre d’une stratégie pour la transition. A leur échelle, elles définissent et mettent en œuvre une stratégie qui articule les réponses à l’urgence et l’inscription dans un projet de transformation sociale et urbaine. Les collectivités locales africaines doivent faire face à un double défi. Il leur faut répondre à l’urgence et il leur faut engager une transformation structurelle. La réponse à l’urgence ne permet pas d’engager une transformation et il est impensable de ne pas faire face à l’urgence. La stratégie consiste à inscrire la réponse à l’urgence dans la perspective d’une transformation structurelle. Le défi est donc d’inscrire l’action des collectivités locales africaines dans une démarche stratégique, dans l’articulation entre urgence et alternative.

35. La réponse à l’urgence constitue le quotidien des collectivités locales. Depuis le premier Africités, l’accent avait été mis sur les fonctions de base que devaient assumer les collectivités locales, sur la maîtrise des techniques et la formation nécessaire pour que chaque collectivité locale soit en mesure de répondre à ses obligations. Cinq domaines ont été défini : la gestion et la planification des ressources humaines, la gestion et la planification des ressources financières, la planification et la gestion des ressources naturelles et écologiques, la planification et la programmation des actions de transformation et des territoires, la participation des habitants. Il est nécessaire de redéfinir et d’approfondir les fonctions que doivent assumer les collectivités locales africaines. Il est aussi nécessaire de préciser l’articulation entre les politiques locales et les politiques nationales aussi bien, au niveau des tendances et de la caractérisation, à l’échelle de l’Afrique, qu’à l’échelle de chaque pays, au niveau de la spécificité et de la diversité des réponses apportées.

36. Une démarche pour redéfinir les fonctions consisterait à remettre à plat les obligations et les possibilités des collectivités locales en tant qu’institutions locales et territoriales et qu’échelons de gouvernement. On pourrait envisager de définir des plateformes qui intégreraient des objectifs politiques, des démarches stratégiques, des plans et programmes d’action, des mécanismes de suivi et d’évaluation. Ces plateformes articuleraient des approches générales africaines et des approches spécifiques en fonction des situations. On pourrait s’inspirer de la démarche des plateformes du numérique qui extraient des procédures générales, et diversifiées, des réponses aux problèmes rencontrés à partir de nouvelles formalisations fondées sur l’analyse systémique des pratiques de réponse et sur l’accès quasi immédiat aux outils de traitement des informations et des procédures de traitement identifiées. Cette approche par des plateformes permettrait de déconstruire les réponses classiques en définissant de nouvelles questions et en explorant les formes de réponses apportées dans les contextes africains. Parmi les interrogations qui peuvent donner lieu à des plateformes, citons à titre d’exemple : les formations et ressources humaines ; le développement durable ; les propositions pour 2063 des économies et cultures locales ; le climat ; la décentralisation et les informations ; les villes intermédiaires ; la coopération et le partenariat ; l’évaluation et les indicateurs ; etc.

37. La définition des politiques locales alternatives constitue, avec la réponse à l’urgence la deuxième branche de la stratégie. Cette définition résultera de l’approche de la transition en repartant du rôle des collectivités locales africaines dans les différentes dimensions de la transition définies précédemment. La transition écologique va modifier la manière de penser la politique des territoires et leur place dans les politiques locales. Elle se traduira dans les politiques environnementales locales en matière d’eau, d’énergie, d’assainissement, de transports. La transition économique et sociale amènera à redéfinir l’économie locale et le développement local. Elle se traduira dans les services publics, l’accès aux marchés publics, l’alliance avec les acteurs économiques locaux. Elle aura comme objectif la lutte contre les inégalités sociales et contre la ségrégation urbaine. La transition géopolitique amènera les collectivités locales africaines à définir dans leur politique leur rôle dans la prévention et le règlement des conflits qui se déroulent sur leurs territoires. La transition politique et démocratique donnera une place centrale à la démocratie de proximité à travers les institutions locales. Elle conduira à dépasser la participation des habitants aux politiques locales en libérant les initiatives et les actions individuelles et collectives locales. La transition culturelle, scientifique et idéologique amènera à définir les politiques culturelles, à expérimenter localement des approches scientifiques innovantes. Elle permettra de concrétiser, à l’échelle locale, la solidarité fondée sur la mise en œuvre des droits fondamentaux.

38. La définition des politiques locales alternatives s’appuiera sur la mise en œuvre des pratiques alternatives. Africités va permettre d’identifier des pratiques alternatives à l’échelle du continent et sur d’autres continents. Il s’agira d’expérimenter des pratiques innovantes et alternatives, de les diffuser et de les partager à travers les réseaux africains et internationaux de villes. La définition des politiques locales alternatives peut être définie autour de quelques axes : les politiques foncières et les politiques des transports fondées sur la remise en cause de la ségrégation spatiale ; les politiques de développement des services publics fondées sur l’accès pour tous à ces services et au respect des droits fondamentaux ; les politiques de développement local fondées sur la production locale et les entreprises locales, le marché local et l’emploi local ; les politiques de défense de l’environnement local fondées sur l’amélioration des écosystèmes locaux et les droits des générations futures ; les politiques de production de logement à vocation sociale fondées sur le droit au logement et à la ville ; les politiques de fiscalité locale, particulièrement foncière, fondées sur l’articulation entre production de richesses et redistribution ; les politiques de participation citoyenne fondées sur l’articulation entre démocratie représentative et participative et sur la citoyenneté de résidence ; les politiques de coopération fondées sur la solidarité internationale et l’inscription dans l’action internationale des villes et des territoires.

39. Les collectivités locales africaines joueront un rôle dans la transition vers des villes et des territoires durables en définissant, adoptant et mettant en œuvre des politiques locales adaptées au niveau de chaque collectivité locale et territoriale. Elles joueront aussi un rôle en tant qu’ensemble des collectivités locales africaines, au niveau de chaque pays, de chaque sous-région et au niveau du continent africain. L’échelle nationale est déterminante. Les collectivités nationales doivent être d’abord pleinement acceptées, en tant qu’acteur du changement, dans chaque pays. Pour toutes les dimensions de la transition, si l’initiative et l’autonomie des collectivités locales africaines est un facteur de la réussite, la cohérence entre les politiques nationales et les politiques locales est une condition déterminante. Deux dimensions de la transition relèvent particulièrement de l’échelle nationale ; la transition économique et sociale et la transition politique et démocratique. En Afrique et dans chaque pays africain, comme dans le reste du monde, le rapport entre la Nation et l’Etat est en redéfinition. Les collectivités locales africaines peuvent y contribuer, au niveau de chacune d’entre elles et au niveau des associations nationales des collectivités locales et territoriales.

40. Plusieurs dimensions de la transition prennent une partie de leur sens au niveau des sous régions du continent africain. La transition écologique s’apprécie surtout à cette échelle ; c’est celle par exemple des bassins fluviaux et des ressources naturelles et écologiques. De même, pour la transition géopolitique, c’est l’échelle de la prévention et du règlement des conflits. Plusieurs aspects de la transition économique et sociale se définissent aussi à ce niveau. Par exemple, du point de vue des migrations, les libertés de circulation et d’installation ont été envisagées et parfois mises en œuvre à cette échelle. Les collectivités locales africaines peuvent être reconnues comme des acteurs de la mise en œuvre des sous régions africaines et contribuer à leur renforcement.

41. Les collectivités locales africaines ont été reconnues en tant qu’acteurs par l’Union Africaine qui a adopté, en juin 2014, la Charte Africaine des Valeurs et des principes de la décentralisation, de la gouvernance locale et du développement local. En 2015, l’Union Africaine a défini une vision du développement durable et inclusif de l’Afrique avec l’agenda 2063. Elle a adopté en septembre 2015, l’agenda universel 2030 en définissant le cadre des Objectifs du Développement Durable, les ODD. Depuis Africités 1, à Abidjan en 1998, le plaidoyer pour la reconnaissance du rôle des collectivités locales africaines a été mené sans relâche. En décembre 2015, à Johannesburg, le Sommet Africités 7 a été consacré à la contribution des collectivités locales à l’agenda 2063. Africités 8 consacré au rôle des collectivités locales africaines dans la transition vers des villes et des territoires durables, prolongera cette approche prospective et la concrétisera dans les politiques locales.

42. L’articulation des niveaux et des échelles, entre le local, le national, celui des grandes régions et le mondial est une question essentielle. L’objectif est celui de l’affirmation des droits fondamentaux, de leur mise en œuvre et de leur inscription dans la gestion et la production des villes et des territoires et dans les politiques locales alternatives. L’enjeu pour les collectivités locales africaines est de s’inscrire dans cette transition et d’y contribuer. Il est aussi de définir et de mettre en œuvre une nouvelle liaison, au niveau local entre les institutions, les populations et les territoires.

43. Les collectivités locales africaines joueront un rôle déterminant dans la définition et dans la mise en œuvre des alternatives. Elles sont des acteurs essentiels dans les différentes dimensions de la transition qui relient les échelles locales, nationales, régionales et mondiales. Elles sont en première ligne pour la transition écologique, la transition économique et sociale, la transition géopolitique, la transition politique et démocratique, la transition scientifique, culturelle et idéologique. Les collectivités locales africaines doivent inscrire la transition vers des villes et des territoires durables dans leur stratégie, au niveau de chaque collectivité locale et au niveau de l’ensemble des collectivités locales africaines.

 

 

 

 

 

Dossier de présentation du Sommet Africités 8 (Marrakech, 20-24 novembre 2018)

 

Le thème du Sommet Africités 8

 Le Sommet Africités 8, huitième édition des journées panafricaines des autorités locales et territoriales, se déroulera à Marrakech au Maroc, du 20 au 24 novembre 2018. Il aura pour thème : « La transition vers des villes et des territoires durables, le rôle des collectivités locales africaines »

(Document disponible en PDF)

Le Sommet Africités 8 se donne pour objectif de relier une pensée de l’avenir à long terme, aux actions à entreprendre dans l’immédiat, compte tenu de la situation actuelle du continent. Africités 8 partira de la situation de l’Afrique dans la mondialisation et l’urbanisation ; éclairera les dimensions de la transition à partir des mutations en cours et mettra l’accent sur le rôle et la stratégie des Collectivités territoriales africaines dans la transition. Pour identifier les mutations qui définissent les dimensions de la transition, Africités 8 retient : la transition écologique ; la transition économique et sociale ; la transition géopolitique ; la transition politique et démocratique ; la transition culturelle, scientifique et idéologique. L’enjeu pour les collectivités territoriales africaines est de définir et de mettre en œuvre une nouvelle articulation, au niveau local, entre les institutions, les populations et les territoires. (on pourra se référer à la note conceptuelle d’Africités 8).

Le Sommet Africités poursuit deux objectifs majeurs : définir des stratégies appropriées et partagées en vue d’améliorer les conditions de vie des populations au niveau local ; contribuer à l’intégration, à la paix et à l’unité de l’Afrique à partir de la base. Il se donne pour objectif de relier une compréhension rigoureuse des tendances futures probables avec un débat stratégique sur ce qui doit être fait au niveau local, avec effet immédiat, pour répondre à l’urgence de l’accès aux services de base, de logement, de mobilité et de transport, et de promouvoir des possibilités de développement des activités économiques et de l’emploi, …

Le Sommet Africités a toujours été un moment fort pour la rencontre des élus locaux et territoriaux africains. Il se veut l’écho des des leaders des gouvernements locaux et régionaux qui administrent les 15.000 collectivités territoriales d’Afrique.

L’histoire des Sommets Africités

Africités concrétise un choix et une volonté. Il s’agit de renforcer le rôle des collectivités territoriales dans le développement du continent et de contribuer à construire l’Afrique à partir de ces collectivités. Ce projet s’est déployé à travers les sommets Africités successifs et les thèmes qu’ils ont traités. Le Sommet Africités 8 s’inscrit dans la succession des Africités qui se sont déroulés dans les cinq sous-régions d’Afrique.

Africités 1, à Abidjan en janvier 1998, avait pour thème : Reconnaître le rôle incontournable des collectivités locales dans le développement de l’Afrique.

Africités 2, à Windhoek en mai 2000, avait pour thème : Financer les collectivités locales africaines pour assurer le développement durable du continent.

Africités 3, à Yaoundé, en décembre 2003, avait pour thème : Accélérer l’accès aux services de base au sein des collectivités locales africaines.

Africités 4, à Nairobi, en septembre 2006, avait pour thème : Construire des coalitions locales pour atteindre les objectifs du millénaire pour le développement au sein des collectivités locales africaines.

Africités 5, à Marrakech, en   décembre 2009, avait pour thème : La réponse des collectivités locales et territoriales africaines à la crise globale : promouvoir le développement local durable et l’emploi.

Africités 6, à Dakar, en décembre 2012, avait pour thème : Construire l’Afrique à partir de ses territoires : quels défis pour les collectivités locales ?

Africités 7, à Johannesburg, en novembre 2015, avait pour thème : Construire l’avenir de l’Afrique avec les peuples : la contribution des collectivités locales à l’agenda 2063.

 Le contexte mondial

Le Sommet Africités 8 s’inscrit dans un contexte international qui pèse sur l’évolution africaine. Le nouveau contexte est marqué par de grandes incertitudes. Plusieurs interrogations doivent être prises en compte :

  • La crise globale s’approfondit et les déséquilibres structurels se maintiennent. Une première interrogation, quant au futur, concerne la place de l’Afrique dans la mondialisation contemporaine et sa crise.
  • Le contexte est aussi caractérisé par une réorganisation géopolitique, économique, sociale et culturelle des différentes grandes régions du monde liées à leurs évolutions spécifiques. Une deuxième interrogation concerne les spécificités de l’évolution de l’Afrique parmi les grandes régions du monde.
  •   Les dernières décennies ont été marquées par les contradictions liées à la dynamique de la démocratisation à l’échelle mondiale. Une troisième interrogation concerne les formes que prendra la démocratisation à l’échelle de l’Afrique.
  • L’entrée par les territoires permet de repenser et redéfinir la dynamique de l’intégration et de l’unité africaines. Avec la décentralisation et la création des ensembles régionaux, la gouvernance publique devient plus complexe. Une quatrième interrogation concerne l’articulation des différents niveaux de gouvernance : l’échelle du continent africain, l’échelle des cinq sous-régions du continent africain, l’échelle nationale des États africains, et l’échelle des collectivités locales et territoriales.
  • L’entrée par les territoires permet également de relier les populations, les activités, les écosystèmes et les institutions.  La mondialisation tente de diffuser un même modèle de développement qui n’est pas durable du point de vue des écosystèmes et qui n’est pas acceptable du point de vue de l’équité. Une cinquième interrogation concerne la possibilité pour l’Afrique de se donner des modes de développement et de transformation des sociétés africaines qui soient plus durable et plus justes.

L’architecture du Sommet Africités 8

Le Sommet Africités 8 se propose d’aborder l’ensemble de ces interrogations en les resituant, dans le long terme, dans la perspective de la transition vers des villes et des territoires durables.

Du 20 au 24 novembre 2018, le Sommet Africités 8 accueillera, à Marrakech, au Maroc, plus de 5000 personnes. Les participants représenteront tous les protagonistes de la vie locale africaine ainsi que leurs partenaires des autres régions du monde : ministres chargés des collectivités locales, du logement, du développement urbain, et de la fonction publique ; responsables des institutions africaines ; autorités locales et élus locaux ; responsables des administrations centrales et locales ; organisations des sociétés civiles, associations et syndicats ; opérateurs économiques des secteurs publics, privés et de l’économie sociale et solidaire ; autorités traditionnelles ; chercheurs, scientifiques et universitaires ; agences de coopération internationale ; citoyens africains. Le Salon Africités 8 accueillera plus de 500 exposants.

Le Sommet Africités 8 est organisé en trois segments :

  • Les sessions thématiques permettent d’approfondir le thème de la transition vers des villes et des territoires durables ainsi que l’élaboration des politiques et stratégies des collectivités territoriales africaines pour répondre aux besoins des populations dans les situations concrètes.
  • Les sessions ouvertes permettent à différents réseaux d’autorités locales africaines ou à des institutions ou organisations souhaitant travailler avec les autorités territoriales africaines de présenter leurs propositions et de contribuer aux réflexions.
  • Les sessions politiquesqui synthétisent le sommet comprennent les rencontres politiques des maires et des autorités territoriales ; des ministres ; des partenaires au développement ; ainsi qu’une rencontre de dialogue politique entre maires, ministres, et partenaires au développement.

Le Salon Africités 8

Du 20 au 23 novembre 2018, se déroulera, dans le cadre du Sommet, le « Salon Africités 8». Des stands d’exposition seront proposés aux autorités locales, associations d’autorités locales, institutions internationales et de coopération, entreprises publiques et privées, institutions bancaires et établissements financiers, idéaux d’études ou de recherches, universités et institutions de formation qui travaillent ou souhaitent travailler avec les collectivités territoriales africaines. Des ateliers d’information et de débats seront proposés à l’initiative des exposants ou des organisateurs du Salon. Une bourse de projets sera mise en place pour relier les demandes exprimées par les collectivités locales africaines avec les propositions des exposants du salon.

 

Quelques événements exceptionnels

 Plusieurs événements de grande importance ponctueront Africités 8. Parmi eux, on peut déjà citer :

l’Assemblée Générale élective de CGLU-Afrique ; la Rencontre des ministres africains membres du Comité Technique Spécialisé de l’Union Africaine sur la fonction publique, le développement urbain, les collectivités territoriales et la de décentralisation (CTS8) ; la rencontre de dialogue politique tripartite entre maires, ministres, et partenaires au développement ; l’Assemblée Générale élective de REFELA (Réseau des Femmes Élues Locales Africaines) ; la Rencontre des anciens chefs d’État africains membres d’honneur de CGLU Afrique ; les rencontres des élus africains avec les élus chinois, latino-américains, européens,  turcs … ; le forum sur la question de la migration ; la présentation du rapport des Nations Unies sur les afro-descendants ; l’organisation d’une bourse inter africaine de la coopération décentralisée ;  les  événements spéciaux des villes marocaines ; la cérémonie d’attribution du prix du meilleur maire africain et du meilleur budget  participatif en Afrique ; les rencontres B2B dans le cadre de la bourse des projets organisée au sein du Salon ; le Forum sur la construction de coalitions locales entre collectivités territoriales et acteurs locaux ; la Rencontre des Grandes Entreprises Africaines et des Leaders des collectivités territoriales d’Afrique; les assemblées électives des réseaux des professionnels des administrations territoriales d’Afrique (secrétaires généraux et directeurs des services ; directeurs ou chefs des services financiers ; directeurs ou chefs des services techniques ; responsables des ressources humaines);  la Rencontre des Autorités traditionnelles ; la Rencontre du Réseau des Media Africains pour le Développement local (MADEL).

Ces événements, comme l’ensemble des activités d’Africités 8, seront relayés par les outils de communication interne d’Africités : Le quotidien Africités-Daily diffusé tous les matins dans les hôtels et sur le site ; Africités TV et Radio Africités ; la conférence de presse quotidienne ; les points presse spécifiques ; le site internet Africités et le Portail de CGLU Afrique ; Les réseaux sociaux Facebook, Twitter, etc.

La communication d’Africités 8 sera également assurée par les médias nationaux et internationaux.

PREPARATION DES SESSIONS DU SOMMET AFRICITIES 8

Les sessions du sommet Africités 8 seront structurées de la manière suivante :

Chaque session durera trois heures. Les interventions sont limitées à une heure (60 min). Une heure et demie (90 min) seront consacrées aux débats et aux échanges avec la salle. La dernière demi-heure (30 min) sera dédiée à l’adoption des résolutions et recommandations à soumettre aux sessions politiques (maires, ministres, institutions africaines, partenaires au développement).

Chaque session sera coordonnée par un président qui sera un maire africain, un facilitateur et un rapporteur. Cette équipe sera proposée par la structure en charge de la préparation et de l’organisation de la session, en consultation avec le secrétariat de CGLU-A. La discussion sera introduite par 3 à 4 intervenants dont 2 maires et 1 ou 2 autres intervenants représentant des institutions, des experts ou d’autres catégories d’acteurs.

La préparation des sessions du sommet Africités 8 se fera en trois grandes étapes, suivies d’un rapport final :

Etape 1 : (Date limite 15/06/2018)

  • Identificationet choixdesstructures associées àla préparationet la coordinationde chaque session (identification avant le 30/05/2018)
  • Confirmation des opérateurs par CGLU Afrique et accords de partenariat

Etape 2 : (Date limite 15/07/2018)                          

  • Brève présentationde la session : thème, argumentaire sur l’intérêtde la session, les questions majeuresabordées, les grandes expériences présentées. (2 pages)
  • Présentation du programmede la session : l’organisation du temps, la nature et le thèmedes interventions, des indications sur lesthèmes. (1 page)
  • Les noms du président, du facilitateur et du rapporteur (avec appui CGLU Afrique, notamment pour l’identification des maires africains associés à la session)
  • Ouverture d’une page par session sur le site

Etape 3 : (Date limite 15/09/2018)

  • Fiche de présentation de la session pour le programme public avec tous les intervenants (1page) (pour le 15/08/2018)
  • Résumé du rapport introductif de la session (3 à 5 pages)
  • Projet de proposition de résolutions et de recommandations (adressées aux maires, les ministres, les institutions africaines, partenaires au développement, etc.)

Et aussi :

  • Autres rapports présentés par les orateurs (1 page par rapport)
  • CVet photos des coordinateurs (président, animateur, rapporteur) et des conférenciers
  • Brève présentation des organisateurs de la session(à savoir l’institution, ses objectifs et ses activités)
  • Exigences en matière de logistique pour la conduite de la session
  • Propositions en termes de communicationavant, pendantet après le Sommet(souhaitsen termesd’entretiens, messagesclés à développer, projetsà promouvoir, dirigeants africains à présenter -prévoirune brève note de présentationsur cesdirigeantspourles médias)
  • Participation auSalon Africités(stands,débats, etc.)
  • Toute autre question intéressante à se poser

Etape 4 : (Date limite 30/01/2019)

  • Actes et rapport finalde la session
  • Premier rapport d’évaluation.

ARCHITECTURE DU SOMMET AFRICITIES 8